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Le deuxième mandat de Macky Sall, une obsession qui risque de laisser des séquelles lourdes de conséquences sur le Sénégal.

Mar 05, 2018
Le deuxième mandat de Macky Sall, une obsession qui risque de laisser des séquelles lourdes de conséquences sur le Sénégal.

C’est un secret de polichinelle de dire que le président Macky Sall est prêt à tout pour obtenir son second mandat et si possible dès le premier tour. Il est dans son droit, mais cette obsession n’est-elle pas en train de saper les fondamentaux de notre société et d’accélérer la crise des valeurs qui ronge notre société comme un cancer ?

Au-delà de son statut de chef de parti, le président de la République est considéré comme le père de la Nation et ce qui est attendu d’un père c’est qu’il s’occupe de tous ces enfants en bon père de famille le mieux qu’il peut et sans aucune discrimination ou préférence. Il doit protéger sa famille de tous les périls, veiller à ce que l’unité et la paix règnent dans le foyer et faire tout ce qui est nécessaire afin que ses enfants soient dans l’abondance.

La construction du Sénégal post-colonial a été porté par des hommes comme Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop pour ne citer que ceux-là et leur première préoccupation était de créer une Nation sénégalaise unie dans ses diversités. La réussite de Senghor est de gommer cette appartenance à une ethnique ou un terroir pour faire du Sénégal, malgré quelques échecs, la Nation qu’elle est devenue aujourd’hui. Ce n’est pas rien si la Constitution du Sénégal en son Article I « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion ». Mais depuis l’avènement du président Macky Sall, l’ethnicité commence à refaire surface et l’histoire est là pour nous démontrer que laisser prospérer des discours ethniques pour conserver ou conquérir le pouvoir est très risqué.

Le président Abdou Diouf qui « a gouverné dans la douleur » comme il aime à le dire, nous a légué un Etat ou la stature d’homme d’Etat n’était pas un vain mot. Les ministres de Abdou Diouf étaient quand même de grands commis d’Etat, rompus à la tâche et formatés pour gérer une administration moderne. Mais maintenant, non seulement nous avons une pléthore de ministres, mais le seul mérite de certains c’est d’être membres de la mouvance présidentielle.

Si nous parlons de démocratie au Sénégal, il indéniable que le président Abdoulaye Wade y est pour quelque chose. Au moment où le parti unique était la norme en Afrique, il s’est bataillé avec le président Senghor pour le multipartisme et l’instauration de la démocratie dans le fonctionnement politique de notre pays. Avec cette majorité, des pans de notre démocratie s’effritent chaque jour et c’est comme si une dictature est en train de s’installer au Sénégal sans que les sentinelles qui y veillaient naguère, ne pipent un mot, parce que plusieurs parmi eux, collaborent avec le régime, qui pour préserver des intérêts personnels, d’autres pour gérer une fin de carrière pour ne pas dire une fin de vie.

Sur le plan économique, ce n’est pas mieux surtout par rapport au mode de financement de notre économie qui est essentiellement basé au surendettement sur le marché obligataire ou avec des prêts en provenance de pays qui nous imposent en suite, leurs entreprises pour exécuter les travaux à la place de notre privé national. La dette du Sénégal est aujourd’hui à 5100 milliards de FCFA, alors qu’elle était à 3076 milliard en 2012, lorsque le président Macky Sall accédait au pouvoir. Le développement économique du Sénégal passe par le développement de notre privé national malheureusement comme le disait Mansour Kama, « Le secteur privé national considère que très souvent, il est un peu laissé au bord du chemin lorsqu’il s’agit de grands projets. Parce qu’à priori l’Etat pense qu’il n’a pas la capacité…L’Etat devrait nous faire confiance comme challengers sur des grands projets pour savoir si nous sommes capables… ».

La façon de faire la politique qui rebute les meilleurs parmi nous qui seraient aptes à développer notre pays s’est empirée avec l’apologie de la transhumance, l’achat de conscience, l’insulte et la violence comme argument à la place de faire la promotion de la méritocratie et de débattre des sujets qui intéressent notre pays, dans le respect des uns et des autres, sachant que nous sommes tous animés par le même désir de développer le Sénégal, normalement !

La gestion de nos ressources naturelles, est souvent dans une opacité totale et c’est la première fois qu’un premier ministre ou un procureur de la République interdit le débat sur des questions d’ordre national en lien avec les ressources naturelles, ou font dans la menace pour préserver certains politiciens qui ont vite oublié que leur pouvoir temporaire découle de celui du Peuple qui a élu le président Macky Sall. La justice sénégalaise est malade aujourd’hui de son accointance, voire même de sa complicité avec un régime qui a renié sa promesse de mettre « la patrie avant le parti ».

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il y a lieu de penser que notre pays aurait à réparer des années après, les séquelles de cette obsession présidentielle du second mandat, qui pourrait se résumer à « touche pas à mon second mandat ».

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre AvenirC’est un secret de polichinelle de dire que le président Macky Sall est prêt à tout pour obtenir son second mandat et si possible dès le premier tour. Il est dans son droit, mais cette obsession n’est-elle pas en train de saper les fondamentaux de notre société et d’accélérer la crise des valeurs qui ronge notre société comme un cancer ? 

Au-delà de son statut de chef de parti, le président de la République est considéré comme le père de la Nation et ce qui est attendu d’un père c’est qu’il s’occupe de tous ces enfants en bon père de famille le mieux qu’il peut et sans aucune discrimination ou préférence. Il doit protéger sa famille de tous les périls, veiller à ce que l’unité et la paix règnent dans le foyer et faire tout ce qui est nécessaire afin que ses enfants soient dans l’abondance.

La construction du Sénégal post-colonial a été porté par des hommes comme Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia, Cheikh Anta Diop pour ne citer que ceux-là et leur première préoccupation était de créer une Nation sénégalaise unie dans ses diversités. La réussite de Senghor est de gommer cette appartenance à une ethnique ou un terroir pour faire du Sénégal, malgré quelques échecs, la Nation qu’elle est devenue aujourd’hui. Ce n’est pas rien si la Constitution du Sénégal en son Article I « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion ».  Mais depuis l’avènement du président Macky Sall, l’ethnicité commence à refaire surface et l’histoire est là pour nous démontrer que laisser prospérer des discours ethniques pour conserver ou conquérir le pouvoir est très risqué.

Le président Abdou Diouf qui « a gouverné dans la douleur » comme il aime à le dire, nous a légué un Etat ou la stature d’homme d’Etat n’était pas un vain mot. Les ministres de Abdou Diouf étaient quand même de grands commis d’Etat, rompus à la tâche et formatés pour gérer une administration moderne. Mais maintenant, non seulement nous avons une pléthore de ministres, mais le seul mérite de certains c’est d’être membres de la mouvance présidentielle.

Si nous parlons de démocratie au Sénégal, il indéniable que le président Abdoulaye Wade y est pour quelque chose. Au moment où le parti unique était la norme en Afrique, il s’est bataillé avec le président Senghor pour le multipartisme et l’instauration de la démocratie dans le fonctionnement politique de notre pays. Avec cette majorité, des pans de notre démocratie s’effritent chaque jour et c’est comme si une dictature est en train de s’installer au Sénégal sans que les sentinelles qui y veillaient naguère, ne pipent un mot, parce que plusieurs parmi eux, collaborent avec le régime, qui pour préserver des intérêts personnels, d’autres pour gérer une fin de carrière pour ne pas dire une fin de vie. 

Sur le plan économique, ce n’est pas mieux surtout par rapport au mode de financement de notre économie qui est essentiellement basé au surendettement sur le marché obligataire ou avec des prêts en provenance de pays qui nous imposent en suite, leurs entreprises pour exécuter les travaux à la place de notre privé national. La dette du Sénégal est aujourd’hui à 5100 milliards de FCFA, alors qu’elle était à 3076 milliard en 2012, lorsque le président Macky Sall accédait au pouvoir. Le développement économique du Sénégal passe par le développement de notre privé national malheureusement comme le disait Mansour Kama, « Le secteur privé national considère que très souvent, il est un peu laissé au bord du chemin lorsqu’il s’agit de grands projets. Parce qu’à priori l’Etat pense qu’il n’a pas la capacité…L’Etat devrait nous faire confiance comme challengers sur des grands projets pour savoir si nous sommes capables… ».

La façon de faire la politique qui rebute les meilleurs parmi nous qui seraient aptes à développer notre pays s’est empirée avec l’apologie de la transhumance, l’achat de conscience, l’insulte et la violence comme argument à la place de faire la promotion de la méritocratie et de débattre des sujets qui intéressent notre pays, dans le respect des uns et des autres, sachant que nous sommes tous animés par le même désir de développer le Sénégal, normalement !

La gestion de nos ressources naturelles, est souvent dans une opacité totale et c’est la première fois qu’un premier ministre ou un procureur de la République interdit le débat sur des questions d’ordre national en lien avec les ressources naturelles, ou font dans la menace pour préserver certains politiciens qui ont vite oublié que leur pouvoir temporaire découle de celui du Peuple qui a élu le président Macky Sall. La justice sénégalaise est malade aujourd’hui de son accointance, voire même de sa complicité avec un régime qui a renié sa promesse de mettre « la patrie avant le parti ».

Pour toutes ces raisons non exhaustives, il y a lieu de penser que notre pays aurait à réparer des années après, les séquelles de cette obsession présidentielle du second mandat, qui pourrait se résumer à « touche pas à mon second mandat ».

Ibrahima Wade, secrétaire général Un Autre Avenir

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