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Management et éducation religieuse-Sénégal- : pour faire suite : L'éducation au management à l'école de l'enseignement religieux.

Fév 09, 2018
Management et éducation religieuse-Sénégal- : pour faire suite : L'éducation au management à l'école de l'enseignement religieux.

 

Management et éducation religieuse-Sénégal- : pour faire suite : L'éducation au management à l'école de l'enseignement religieux.

J'ai trouvé plusieurs idées sur ce sujet, les éttudiants doivent comprendre les divers aspects de ce sujet controversé..P B CISSOKO


La diversité des religions, la diversité des travailleurs pose nécessairement la prise en compte du fait religieux dans l'entreprise et comment le traduire dans les comportements.


Il est vrai que pour ma part les religions incitent à des actions bonnes, mais il est vrai aussi que beaucoup ne respecte pas ces principes moraux et éthiques.
Il me semble bon d'introduire l'enseignement religieux dans les écoles pour que chacun puisse profiter de ces savoirs et au besoin les appliquer pour le bien de l'Homme. Mais la pauvreté est un lit que la religion sait exploiter c'est pourquoi il faut miser sur les savoirs de base et ensuite s'ouvrir aux religions.
Pour une foi savante et contre la foi du charbonnier source d'errements et de travers.
Il faut lire le corpus du Pr Momar Coumba DIOP sur les marabouts et les champs d'arachide/employés.
Le cas des baols baols est aussi une piste à explorer, comment en étant non éduqués par l'école française ils arrivent à réussir dans le commerce et avec des méthodes hors normes.
Oui mais est-ce suffisant, je m'interroge.
Pour l'acquisition de nous savoirs et pour une action holistique en vue d'une efficacité certaine.

Les marabouts de l'arachide de Momar Coumba DIOP

etc Bakary Gueye


Il est bon de savoir ce qu'est le managment avant d'avancer :
J'ai trouvé ceci

«
Qu'est-ce que le Management ?
D'où vient le mot Management ?


Bien que le terme anglais management ait été adopté par l'Académie française avec une prononciation francisée, on note que cet emprunt intégral à l'anglais n'ajoute rien de plus à ce qu'apporte le terme gestion.


Les vocables manager et management dérivent des mots français ménager et ménagementqui veulent dire 'régler avec soin' (Le Robert).
Sachant conduire le ménage, comme un « bon père de famille », le manager (ou gestionnaire) est celui qui sait utiliser les moyens mis à sa disposition pour diriger au mieux la « maison ». Ainsi, chacun de nous, quel que soit son rôle et son métier, est concerné par le management. Chacun de nous ferait donc du management sans le savoir. Il est cependant préférable de manager, de gérer, en sachant ce que l'on fait.


Comment définir le Management ?


Le management (ou la gestion) est l'ensemble des techniques d'organisation de ressources qui sont mises en œuvre pour l'administration d'une organisation, dont l'art de diriger des hommes, afin d'obtenir une performance satisfaisante. Ces ressources peuvent être financières, humaines, matérielles ou autres. On entend par organisation une entreprise, une administration ou même une association.


Il y a deux horizons dans la conduite des organisations : l'horizon opérationnel et l'horizon stratégique :


• L'horizon stratégique est au niveau de la Direction qui fixe les grandes orientations de l'organisation, la politique d'ensemble, la conduite à long terme, le choix des stratégies, mène les études et met en place les prévisions.
• L'horizon opérationnel fait référence à la conduite, au jour le jour, des affaires courantes et à la mise en application, dans le détail, de la politique générale dictée par la Direction.


En somme, le management consiste à prévoir (les buts et les moyens), organiser (les moyens et les méthodes permettant d'atteindre les objectifs), commander (prendre des décisions et donner des directives), coordonner (les actions et les fonctions) et contrôler(les actions menées et comparer les résultats aux objectifs). »
https://hem.ac.ma/fr/quest-ce-que-management


Management et religion. La poule devant un couteau
parMaurice Thévenet

Le management a du mal à s'accommoder du thème de la religion. Pourtant, dans de nombreuses situations, le sujet s'impose aux pratiques managériales quand il s'agit de confronter la manière de faire de la finance, du marketing, de l'organisation du travail ou de la gestion des ressources humaines aux croyances des salariés ou au contexte des marchés. L'article explore comment la religion s'invite dans le management. Il examine ensuite comment le terme émerge au sein des organisations en prenant les habits plus discrets et consensuels de la spiritualité, dans le contexte anglo-saxon par exemple. Il propose enfin une troisième voie : si le management est une science humaine, il pourrait trouver dans le domaine religieux des intuitions anthropologiques sans doute utiles dans des temps de remise en cause des repères traditionnels.


Religions, islam et croissance économique L'apport des analyses empiriques
par Marcus Noland

Les croyances religieuses affectent un vaste éventail de comportements (Iannaccone, 1998) et l'activité religieuse peut influencer la perfor mance économique au niveau de l'individu, du groupe ou de la nation.

Dans La richesse des nations, Adam Smith soutient que la participation à une secte religieuse peut potentiellement fournir deux avantages économiques à ses adhérents, à l'extérieur et à l'intérieur du groupe (Anderson, 1988) : l'appartenance à une « bonne » secte réduit le risque perçu par les employeurs, prêteurs et clients potentiels et facilite les transactions avec eux; elle sécurise et facilite aussi les transactions entre les membres eux-mêmes, permettant des transactions en « confiance », les « brebis galeuses » étant exclues de la secte. Ce type d'argument pourrait d'ailleurs s'appliquer à un large éventail d'associations ou clubs volontaires [1][1] Les théoriciens modernistes tels que Hoselitz (1960),....

Mais c'est la teneur de la croyance religieuse qui est essentielle. Dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Weber (1905/2002) soutient que la réforme protestante a été cruciale dans la montée du capitalisme, de par son impact sur le système de croyances. Il considère que la doctrine calviniste de prédestination et la notion associée d'« appel » ont été essentielles à la transformation des attitudes à l'égard de l'activité économique et de l'accumulation de richesse. Pour Calvin, les individus sont prédestinés au salut ou à la damnation.

Mener une vie de bien constitue un moyen de se rassurer et de montrer aux autres quel est son propre destin.

Chacun est « appelé », et un individu qui remplit au quotidien et avec succès sa mission religieuse trouve grâce aux yeux de Dieu, qui lui prodigue alors sa bénédiction. Cela a conduit les pratiquants à un « ascétisme de ce monde », à une activité économique efficace, orientée vers l'épargne et vers une accumulation de richesse non ostentatoire, ce qui constitue pour Weber le fondement du capitalisme moderne [2][2] Eisenstadt (1968) a proposé ensuite une version plus.... La thèse de Weber a suscité de nombreuses critiques [3][3] Voir Tawney (1926/1964), Samuelsson (1961), Eisenstadt....

Contrairement au système français, le système scolaire public anglais a souvent préféré le compromis à la confrontation dans ses rapports avec les forces religieuses. Ce qui a notamment permis que des écoles religieuses reçoivent le statut d'écoles publiques tout en continuant d'être gérées par les institutions religieuses juives et chrétiennes. La diversification du paysage religieux britannique au cours de la seconde moitié du XXe siècle a poussé les gouvernements à finalement étendre ce type de statut à des écoles fondées par des groupes religieux nouveaux dans le pays (musulmans, hindous et sikhs), donnant au système scolaire public anglais un visage nettement multiculturaliste. Cependant, les tensions intercommunautaires du début du XXIe siècle freinent l'élan multiculturel et favorisent la renaissance d'un courant laïc qui souhaite séparer plus nettement école et religion.
http://journals.openedition.org/jda/1531


Une criotique est possible


L'introduction de la religion dans l'espace public n'est ce pas un appel au vote confessionnel


« Cette généreuse unanimité n'est sans doute pas exempte d'arrière-pensées. En favorisant les écoles confessionnelles, les différents partis politiques courtisent le vote religieux ; de leur côté, les confessions religieuses ont intérêt à s'attirer les bonnes grâces (suivies de subventions) des hommes politiques. Parallèlement, la société sécularisée ou religieuse modérée espère que l'intégration des écoles des groupes religieux conduira ceux ci à accepter les règles du jeu du pluralisme (ceux qui font ce pari s'appuient sur le fait que beaucoup de parents de la classe moyenne mettent leurs enfants dans les écoles confessionnelles nullement par attachement à la religion, mais par calcul utilitaire, puisqu'ils comptent avant tout sur le bon niveau académique de ces écoles pour donner à leur progéniture les meilleures chances d'intégration dans la vie professionnelle et économique) ; et de leur côté, les groupes religieux militants se disent qu'en se comportant en citoyens respectables et responsables, leur voix sera d'autant mieux entendue et leur influence d'autant plus forte dans le pays. »


Le fait religieux à l'école en France ?????

L'enseignement du fait religieux à l'école relancé par Jean-Michel Blanquer


Un groupe de travail planche sur ce sujet inflammable au ministère de l'Éducation nationale. Formation des enseignants, bonnes pratiques... Il fournira ses préconisations d'ici au mois d'avril.
Rénover et développer l'enseignement du «fait religieux» (1) à l'école. C'est une priorité pour le «conseil des sages de la laïcité», nommé en janvier par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation. Ses treize membres, représentant des sensibilités diverses - du politologue Laurent Bouvet à l'ancien ministre Jean-Louis Bianco -, l'ont évoquée, lors de leurs premières réunions. Ils émettront des recommandations au ministre d'ici à avril «car il y a urgence», selon l'un des membres. Emmanuel Macron a indiqué son intérêt pour le sujet lors de rencontres avec les responsables des cultes. Les enseignants doivent pouvoir «expliquer le fait religieux dans sa plénitude» à leurs élèves, dans le cadre de la laïcité, leur a-t-il indiqué mi-décembre.
L'enseignement actuel «ne transmet pas les données les plus simples» ...

http://panafricain.com/site/fr/docs/Sem06.03.10_jpgond-paper%20(1).pdf
https://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=MbEZCwAAQBAJ&oi=fnd&pg=PA5&dq=religion+et+management+religieux+%C2%BB&ots=XX9-idY5IM&sig=eNV7sdulV-FG1GGy8jpxj51buRY#v=onepage&q=religion%20et%20management%20religieux%20%C2%BB&f=false

Management et islam Vers une convergence de valeurs par Bernard Pras


Avec environ un milliard et demi de personnes de confession musulmane, l'islam est la première religion dans une cinquantaine de pays et la deuxième dans le monde, après le christianisme. Par exemple, on compte en Europe occidentale une quinzaine de millions de musulmans. L'étude des liens entre management et islam constitue un thème d'actualité. De nombreuses entreprises occidentales se sont implantées ou s'implantent dans les pays où la religion musulmane prédomine, et l'importance des populations de confession musulmane, quels que soient les pays, ouvre de nouvelles perspectives de marché aux entreprises et les amène à s'interroger sur les spécificités de ces populations.

C'est la question de la coexistence harmonieuse des valeurs de l'entreprise et de celles de l'islam qui est posée. L'observation des comportements et valeurs des populations musulmanes, de leurs évolutions, et du fonctionnement des organisations qu'elles régissent, ou auxquelles elles participent, permet de tirer des enseignements utiles à la pratique du management. Mais aborder sur le fond un sujet comme « Management et islam » nécessite d'éviter le piège de la simplification. La tentation existe en effet de privilégier clichés et vision stéréotypée des relations entre management et islam, et cela pour plusieurs raisons.

En premier lieu, l'islam propose un système de valeurs éthiques qui s'applique aux activités quotidiennes et aux affaires, le religieux investissant le séculier. Ainsi, il n'est pas toujours facile de distinguer dans un certain nombre d'articles ce qui est du domaine du normatif (c'est-à-dire décrivant ce que doit être le comportement d'un bon musulman en matière de management) de ce qui est du ressort de l'analyse. Quelle est la part de la conviction religieuse et celle de l'analyse scientifique dans les travaux académiques de certains auteurs musulmans ?

S'agit-il de décrire ce qui est autorisé ou d'analyser les principes et pratiques ?

Les auteurs privilégient-ils les valeurs religieuses ou les valeurs scientifiques et académiques « classiques » ?

Des spécialistes reconnus du management et de l'islam, comme par exemple Rafik Beekun de l'université du Nevada, sont conseillers d'entreprises islamiques, et parfois normatifs dans leurs écrits. L'existence de nombreuses universités islamiques (par exemple, Kulliyyah of Economics and Management Sciences, International Islamic University en Malaisie, ou International Institute of Islamic Economics, International Islamic University à Islamabad, etc.) qui enseignent dans le cadre du respect du Coran, et dont les professeurs publient selon les règles académiques classiques, ne facilitent pas le décryptage de la littérature pour un observateur. Ces derniers ont souvent des formations mixtes, ayant suivi une partie de leur cursus dans les universités islamiques et leur doctorat dans des universités nord-américaines. On relèvera que les articles publiés dans des revues académiques et traitant de l'islam sont plus abondants en économie – y compris dans des revues comme American Economic Review (Kuran, 1996) – qu'en management proprement dit ; on voit cependant apparaître des revues spécialisées sur l'islam à comité de lecture avec des processus de révision en double aveugle comme Contemporary Islam : Dynamics of Muslim Life. Globalement, il convient donc d'avoir une certaine distanciation par rapport à la littérature, compte tenu de l'imbrication étroite du religieux et du séculier dans le cas de l'islam.

En second lieu, pour un observateur extérieur, la vision de l'islam est parfois déformée : ce qui frappe de prime abord est le rôle des normes et de leur application, ou encore l'évolution de l'islam au cours des vingt à trente dernières années avec l'émergence de certains courants extrémistes. Cela amène certains à considérer qu'islam et modernisme sont antinomiques, et qu'islam est synonyme de faible développement économique, voire de régression économique et sociale. Dans la pratique, l'islam est loin d'être monolithique. La place laissée à l'interprétation par les autorités religieuses est un phénomène qui doit être compris pour bien appréhender la relation entre management et islam. Par ailleurs, la vision du management selon l'islam évolue, y compris parmi les islamistes c'est-à-dire les musulmans militants. Mener des analyses qui dépassent les stéréotypes est indispensable, que ce soit dans l'observation des pratiques du management ou dans l'examen des relations entre islam et développement économique.

En troisième lieu, l'examen de l'influence de l'appartenance religieuse sur les valeurs de travail, de consommation et d'épargne, et sur le management de façon globale, a toujours constitué un sujet difficile. Les travaux de Max Weber (1905,1967) ont été abondamment discutés par la suite. Ceux d'autres auteurs s'intéressant à la question ne conduisent pas toujours à des conclusions homogènes. De fait, analyser les relations entre islam et management sans s'intéresser au contexte, aux cultures locales serait une erreur (Arslan, 2001). Le comportement d'un musulman yéménite est-il semblable à celui d'un musulman indonésien alors que dans ces deux pays la principale religion est l'islam ?

Qu'en est-il a fortiori si l'on examine les comportements d'un musulman en France ou d'un musulman en Inde, où l'islam dans les deux cas représente une religion parmi d'autres ? Il faut donc contextualiser et arriver à faire ressortir la place respective de la religion et des valeurs qui y sont associées, d'une part et celle de la culture locale, d'autre part, lorsque l'on se penche sur la gestion des entreprises. Mais religion et culture locale ne peuvent être regardées comme des variables autonomes ; elles vont interagir entre elles ainsi qu'avec la culture de l'entreprise ; et c'est de cette interaction, harmonieuse ou non, que découlera le succès ou l'échec des pratiques des organisations.

Le présent dossier s'inscrit dans cette perspective d'une vision nuancée. Il analyse successivement : le lien entre religions et croissance économique, les stratégies des banques islamiques, la mise en œuvre de politiques et pratiques managériales par des grands groupes implantés dans des pays musulmans, l'émergence de nouvelles élites islamistes sensibles au management, et les principes de l'islam appliqués au marketing, dans un contexte de marché en croissance.

L'article de Marcus Noland, intitulé « Religions, islam et croissance économique. L'apport des analyses empiriques », compare l'effet entre autres du christianisme, de l'islam, du bouddhisme, de l'hindouisme, et du judaïsme, sur la croissance économique, à niveau de développement donné. Le lieu commun qui consiste à dire que les pays musulmans sont moins développés que les pays où d'autres religions sont dominantes repose sur le fait que l'on retrouve de nombreux pays musulmans parmi les pays émergents. Les analyses empiriques menées par Noland sur des bases de 50 puis de 70 pays, ainsi qu'à l'intérieur de trois pays multiconfessionnels, permettent d'apporter un éclairage nouveau à cette question. Noland montre qu'à niveau de développement économique donné, l'islam ne réduirait pas la croissance mais la favoriserait plutôt.

Avec « Environnement intense et choix stratégiques. Le cas des banques islamiques », Taïeb Hafsi, Lachemi Siagh et Alpha-Oumar Diallo, montrent que les banques islamiques sont confrontées à un environnement islamique intense, représenté par le poids des exigences éthiques et religieuses. Mais la logique de compétitivité de ces institutions financières les amène à imaginer des stratégies, à proposer des innovations de produits qui leur permettent de concilier le respect de ces exigences avec la logique de concurrence. Cet article fait apparaître le rôle majeur que joue le comité de la chari'a – qui juge de la conformité des activités aux principes de la chari'a – et l'importance de l'interprétation. Il déroule les mécanismes permettant de comprendre les comportements stratégiques de ces banques, particulièrement performantes.

Philippe d'Iribarne, pour sa part, analyse la façon dont la religion, en interaction avec d'autres facteurs culturels, contribue à donner sens à des pratiques de management. La mise en place de la démarche TQM (Total Quality Management) conduite par Sgs-Thomson au Maroc est ainsi étudiée dans « Islam et management. Le rôle d'un univers de sens », à la lumière de repères marocains et islamiques, c'est-à-dire de la conception marocaine de l'islam. On y voit comment cette démarche a été reçue, comment elle a conduit à des changements spectaculaires de comportements et à un fonctionnement rénové de la filiale. La démarche TQM a été vécue comme une « règle de vie qui oriente l'existence et lui donne sens ».

Dans le même courant de recherche que celui initié par Philippe d'Iribarne, Héla Yousfise penche sur le Groupe Lafarge en Jordanie et sur la façon dont sa stratégie Leader for Tomorrow et ses « principes d'action » ont été adaptés et adoptés dans un pays où domine le système tribal, avec une pluralité de groupes sociaux. Héla Yousfi, avec « Gérer en Jordanie. Une coexistence problématique entre système hiérarchique et idéal religieux », montre comment l'islam, avec des valeurs partagées par les membres de tous ces groupes, a permis de dépasser les clivages et de souder le personnel autour de ces « principes » , en les adaptant en partie. « Le management, nouvelle utopie islamiste. Une lecture managériale des textes » analyse, sous la plume d'Husam Tammâm et de Patrick Haenni, l'évolution de la société musulmane en s'appuyant sur les écrits et discours des prédicateurs.

Ces derniers qui prônaient l'islam politique depuis une trentaine d'années, ont désormais intégré les valeurs du management et défendent une vision moderne de l'islam. Ils encouragent les initiatives individuelles et collectives qui rejettent le rôle de l'État pour mettre en avant la gestion de projet, « l'islam par projets », et l'esprit d'entreprise. Ce courant est transversal à l'islam dans de nombreux pays et régions du monde. Cette tendance à une certaine modernité de l'islam, en particulier parmi les jeunes, se retrouve aussi dans l'article de Bernard Pras et Catherine Vaudour-Lagrâce. Avec « Marketing et islam. Des principes forts et un environnement complexe », on retrouve le poids des principes islamiques sur les pratiques marketing, mais aussi l'importance de leur interprétation, dans un contexte de concurrence intense, de marché en forte croissance et en pleine évolution qui attire les entreprises islamiques et occidentales. La question de l'intégration de valeurs est là aussi très présente.

Ce dossier, qui traite pour la première fois dans la Revue française de gestion, de « Management et islam », n'a pas vocation à l'exhaustivité. De nombreuses questions ne sont pas abordées comme celle de l'intégration des musulmans dans les entreprises occidentales par exemple. Mais les articles présentés font émerger deux constantes. La première est l'importance des principes islamiques en management mais surtout de leur interprétation et de leurs modalités de mise en œuvre. La seconde est la conciliation ou l'intégration fréquente de valeurs propres à l'islam et de valeurs « modernes » en management.


https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2007-2-page-91.htm

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