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L’obsolescence de l’homme"* , livre publié en 1956 ... page 122, Günther Anders-I GOMIS

Oct 23, 2017 Hit: 250 Poster par 
L’obsolescence de l’homme"* , livre publié en 1956 ... page 122,  Günther Anders-I GOMIS

 

L'obsolescence de l'homme"* , livre publié en 1956 ... page 122, Un petit extrait du livre du grand Günther Anders écrivain allemand

Quel visionnaire !!! Merci à l'ami Isidore GOMIS

Günther Anders (né Günther Siegmund Stern) est un penseur, journaliste et essayiste allemand puis autrichien, né en 1902 à Breslau et mort à Vienne en 1992. Ancien élève de Husserl et Heidegger et premier époux de Hannah Arendt, il est connu pour être un critique de la technologie important et un auteur pionnier du mouvement antinucléaire. Le principal sujet de ses écrits fut la destruction de l'humanité.
Günther Anders a traité du statut de philosophe, de la Shoah, de la menace nucléaire et de l'impact des médias de masse sur notre rapport au monde, jusqu'à vouloir être considéré comme un « semeur de panique » : selon lui, « la tâche morale la plus importante aujourd'hui consiste à faire comprendre aux hommes qu'ils doivent s'inquiéter et qu'ils doivent ouvertement proclamer leur peur légitime »1.
Il a été récompensé de nombreux prix au cours de sa vie pour son travail, dont le Deutscher Kritikerpreis de 1967 et le prix Theodor-W.-Adorno de 1983. wikipedia

lisez :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d'Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes. L'idéal serait de formater les individus dès la naissance *en limitant leurs aptitudes biologiques innées* ...

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement *en réduisant de manière drastique l'éducation* , pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité et *plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres* , moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que *l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste* ... que le fossé *se creuse entre le peuple et la science* , que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, *il faut user de persuasion* et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, *des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif* .

*On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique* . Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser.

*On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains* . Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux. En général, *on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence* , de *tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée* , d'entretenir *une constante apologie de la légèreté* ; de sorte que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu'il faudra entretenir) sera celle d'être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. *L'homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu'il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l'être un troupeau* . Tout ce qui permet d'endormir sa lucidité est bon socialement, *ce qui menacerait de l'éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu* ...

Toute doctrine mettant en cause le système doit d'abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu'il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l'argent et du pouvoir. »

*[Günther Anders dans son livre : « Die Antiquiertheit des Menschen » 1956 - P.122]* proposé par Isidore Gomis le Sociologue


Pour faire suite


On devrait normalement se réjouir de voir que presque cinquante ans après sa parution (en 1956), le premier volume de L'Obsolescence de l'homme paraisse enfin dans une traduction française. Réédité 7 fois en Allemagne, l'ouvrage qui a valu une collection de prix littéraires impressionnants à son auteur, semblait quasi inconnu en France.
L'obsolescence de l'homme se caractérise d'abord par son style que Anders lui-même désigne de « philosophie de l'occasion ».


Tout au long d'analyses parfois extrêmement subtiles de ce que Heidegger appelait la déchéance de la vie quotidienne, Anders dresse une image très critique de notre condition humaine. Critique, cette image l'est d'abord et surtout envers Heidegger lui-même et son éthique de l'authenticité. Aussi grinçante que la critique de Adorno dans Le jargon de l'authenticité, celle de Anders s'avère néanmoins plus profonde et nettement moins universitaire [1].


Le périple critique de l'Obsolescence nous fait tout d'abord traverser le monde des machines pour nous porter ensuite vers une investigation minutieuse sur les médias et la vie quotidienne. Cette partie se lit comme une version non-idéaliste et non-idéologique de l'analyse existentiale du « on », de l' « affairement » et du « bavardage ». C'est sur ce plan que Anders, malgré la proximité terminologique à Heidegger (imperceptible dans la traduction), se rapproche le plus des enquêtes de l'École de Francfort. Il y développe une « ontologique économique » qui passe de la production des marchandises à la production de la demande et, par ce biais, à la standardisation des biens et des besoins. En résulte une production corollaire de l'homme de masse et une belle harmonie sociale, qui comble les restes inassimilables du désir par le supplément d'une morale de la consommation. Selon Anders, la production de l'homme de masse par lui-même est réalisée par voie de son éclatement en fonctions isolées du besoin et de la jouissance.

*
Le troisième chapitre intitulé « être sans temps » s'appuie sur une interprétation de En attendant Godot. Anders y esquisse une très vive critique de la preuve de l'existence de Dieu (ou du sens de l'existence) ex absentia, à laquelle il compare l'événement (Ereignis) de Heidegger. De ce point de vue, Heidegger représenterait une version idéologisée de l'argument en question (« parce que j'attends, je dois forcément attendre quelqu'un'un ou quelque chose »). Une perspicacité plus grande revient alors à Rilke, à Kafka ou à Beckett qui y reconnaissent le modèle d'une irréversible déchéance et non la promesse d'un événement salvateur. Selon Anders, Beckett fait un pas de plus dans cette analyse, en ne représentant pas le nihilisme, mais bien au contraire, l'incapacité d'être nihiliste, même dans la situation la plus désespérée.


Le quatrième chapitre analyse enfin les répercussions politiques et métaphysiques de la bombe atomique. Il s'agit là certainement de la partie la plus originale du livre. La bombe atomique n'est ni une arme, ni même un instrument. Comme moyen, elle excède toute fin particulière vers l'absolu. De par les conséquences de la déflagration nucléaire, la bombe constitue un objet particulier, unique en son genre : une machine de la toute-puissance. La bombe nucléaire rend aussi bien obsolète la notion de frontière que celle du test en laboratoire. Chaque explosion, que ce soit à l'occasion d'une guerre ou lors d'un essai scientifique, a des conséquences à échelle planétaire. C'est la raison pour laquelle, il n'y a pas non plus de « bonnes mains » entre lesquelles la bombe et donc notre destin seraient saufs.


Dans une dernière partie, Anders explicite sa méthode particulière comme un défi à la philosophie universitaire. La bombe n'est pas seulement suspendue par-dessus les toits de l'Université, elle nous concerne tous. Dans cette situation, le philosophe professionnel qui n'écrit que pour ses collègues paraît d'abord aussi ridicule que le boulanger qui ne préparerait ses pains que pour d'autres boulangers. Ensuite, bien pire, le philosophe qui ignore la menace absolue de la bombe, vaquant à son activité de lecture et de critique des collègues, se rend coupable d'une cécité morale peu compatible avec la tâche qui est la sienne. À ce propos, Anders aimait répéter dans ses entretiens que les philosophes devraient faire de même que les astronomes, qui s'intéressent d'abord aux étoiles avant de s'intéresser à l'astronomie.


Le livre de Anders n'a pas seulement pas perdu de son actualité mais, sous certains aspects, il devrait paraître plus actuel aujourd'hui qu'en 1956. Et l'on a d'autant plus de raisons de regretter la qualité douteuse de la traduction. Même si vu de loin, on pouvait penser que le traducteur a deviné quelques grands traits de l'original, les problèmes éclatants de la traduction – traductions approximatives [2], erreurs de traduction [3], coupures inexplicables et inexpliquées, petits rajouts explicatifs spontanés et non-signalés comme tels, confusions de concepts, ignorance systématique des traductions conventionnelles de concepts philosophiques [4], glissements et déplacements de sens [5], ignorance des expressions idiomatiques [6], altérations du style de l'original [7], changements ou oblitérations des mises en italique de l'original, le tout parfois sur une même page – condamnent malheureusement d'avance toute lecture à peu près sérieuse de l'Obsolescence de l'Homme.
Sur le plan philosophique, la traduction ne semble pas moins désolante.

Dans l'original allemand, le texte de Anders se décline comme dialogue permanent avec la pensée et le langage heideggeriens. On aurait pu souhaiter que, tout en agrémentant le texte de son érudition de maître d'école, le traducteur ait également pu réserver quelques-unes de ses notes à l'éclairage du rapport aux concepts de Heidegger. Ce ratage est particulièrement pénible vers la fin du deuxième chapitre, où Anders subvertit l'extase temporelle du Dasein par la reproductibilité comme caractère authentique de l'expérience. Voyons d'abord l'un des passages-clés de Être et temps où Heidegger explicite l'inversion de la temporalité de l'authenticité :
Authentiquement avenant, les Dasein est authentiquement été. Le devancement vers la possibilité extrême et la plus propre est le re-venir compréhensif vers l' « été » le plus propre. D'une certaine manière, l'être-été jaillit de l'avenir. (Sein und Zeit., § 65, p. 326 [8], trad. Martineau, p. 229)


Ce que Martineau traduisait justement par être-été (gewesen sein) transforme l'être du Dasein en essence (Wesen). Chez Heidegger, cette métamorphose se fait depuis l'avenir, depuis le devancement dans la mort. En conséquence, si Anders cite Heidegger presque mot par mot (« es wird gewesen sein ») dans le contexte de la reproductibilité photographique comme condition d'une possession fantomatique (« in effigie »), il court-circuite la possibilité même de l'authenticité heideggerienne, conçue comme sortie de la déchéance. Ce qui plus est, quand Anders illustre cette critique à l'exemple du voyage (die Reise, assurément, mais aussi Fahrt) - qui en allemand fournit la racine historique du concept d'expérience (Erfahrung [9])-, il creuse également l'historialité du Dasein et sa réflexion (son revenir sur soi) authentique.


Or, l'œuvre de Anders est parsemée de 'détails' de ce type. Dès lors, quand on traduit « Mais pour qui voyage de cette façon, le présent est devenu un moyen pour le « aura-été » [...] » (Die Antiquiertheit des Menschen 1, p. 183) par « Pour qui voyage de cette façon, le présent est dégradé au rang d'un simple moyen pour se procurer ce qui aura été « inoubliable » [...] » (p. 209 de la traduction), on ne banalise pas seulement la pensée de Anders, on lui soustrait sa pointe critique, voire sa signification philosophique [10].


L'inquiétude suscitée par ces interpétations créatrices se confirme quand la fin du paragraphe en question - « Il est sans doute inutile de souligner que tout ceci ne concerne pas seulement notre manière de voyager » - est rendu par « Inutile de préciser qu'en voyageant ainsi, on ne voyage pas ». Car il y a tout lieu de se demander alors si le traducteur comprend vraiment l'allemand. L'exemple ou l'illustration de la subversion de la structure existentiale s'y est transformé en une réflexion sur la bonne manière de partir en vacances. Ces phénomènes de glissement ne sont malheureusement pas rares et peu nombreuses sont les pages qui en soient vraiment exemptes.


Étonnant finalement que ni la préface de l'éditeur, ni le traducteur ne mentionnent le fait que la traduction ne se réfère qu'au premier volume de L'Obsolescence de l'Homme. Il ne serait certainement pas sans intérêt d'indiquer qu'en 1980, Günther Anders publiait un second volume de l'Obsolescence de l'Homme, et qui porte de sous-titre « De la destruction de la vie à l'époque de la troisième révolution industrielle ». Sur quelques 465 pages, Anders y revient sur son premier volume pour infirmer, remettre à jour ou développer plus loin les réflexions de 1956.
Mais sans doute n'y a-t-il là qu'un autre 'petit détail' noyé dans la gaie indifférence générale de cette publication.
es zukünftig ist. Die Gewesenheit entspringt in gewisser Weise der Zukunft. »


[9] Anders n'était pas seulement un voyageur passionné, mais il reprochait surtout à Heidegger d'avoir complètement ignoré ce type d'expérience (voir l'entretien avec Mathias Greffrath (1979), cité par Elke Schubert, Günther Anders antwortet, Berlin, Tiamat, 1987, p. 17). Le rapprochement entre voyage et expérience ne constitue pas seulement une référence culturelle, mais est présent dans la pensée et dans les textes mêmes de Anders.


[10] L'ensemble de la traduction du deuxième et du dernier chapitre sur la cécité apocalyptique sont marqués par ce ratage. On est en droit de se demander ce qui, de la signification philosophique du texte de Anders, a pu passer la frontière linguistique. Manifestement, Anders n'est pas beaucoup mieux accueilli à Paris aujourd'hui qu'il ne l'était en 1933.

Pourquoi lui ?


Parce qu'il n'y a pas meilleur livre qui soulève la question du nihilisme moderne...


Günther Anders est connu pour être un critique de la technologie important et un auteur pionnier du mouvement antinucléaire. Le principal sujet de ses écrits fut la destruction de l'humanité. Et c'est bien de cela qu'il s'agit dans son chef d'œuvre, L'obsolescence de l'homme.
En parallèle, Günther Anders traite à la fois du statut de philosophe, de la Shoah, de la menace nucléaire et de l'impact des médias de masse sur notre rapport au monde, jusqu'à vouloir être considéré à l'époque comme un « semeur de panique » : selon lui, « la tâche morale la plus importante aujourd'hui consiste à faire comprendre aux hommes qu'ils doivent s'inquiéter et qu'ils doivent ouvertement proclamer leur peur légitime ».


Où le lire ?


Dans un lieu très calme où l'on peut lire et relire ce genre de paragraphe à voix haute :
« Il est on ne peut plus logique que ceux d'entre nous qui réussissent de la façon la plus spectaculaire à avoir de multiples existences (et à être vus par plus de gens que nous, le commun des mortels), c'est-à-dire les stars de cinéma, soient des modèles que nous envions. La couronne que nous leur tressons célèbre leur entrée victorieuse dans la sphère des produits en série que nous reconnaissons comme « ontologiquement supérieurs ». C'est parce qu'ils réalisent triomphalement notre rêve d'être pareils aux choses, c'est parce qu'ils sont des parvenus qui ont réussi à s'intégrer au monde des produits, que nous en faisons des divinités. »


Le passage à retenir par cœur ?


« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d'Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes.


L'idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle. Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.


Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d'empêcher l'esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n'y a rien de mieux.


En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu'il faudra entretenir – sera celle d'être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.surveillé comme doit l'être un troupeau. Tout ce qui permet d'endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l'éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d'abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu'il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l'argent et du pouvoir ».

Tout le monde est d'une certaine manière occupé et employé comme travailleur à domicile.


Un travailleur à domicile d'un genre pourtant très particulier. Car c'est en consommant la marchandise de masse - c'est-à-dire grâce à ses loisirs - qu'il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse. Alors que le travailleur à domicile classique fabriquait des produits pour s'assurer un minimum de biens de consommation et de loisirs, celui d'aujourd'hui consomme au cours de ses loisirs un maximum de produits pour, ce faisant, collaborer à la production des hommes de masse.


Le processus tourne même résolument au paradoxe puisque le travailleur à domicile, au lieu d'être rémunéré pour sa collaboration, doit au contraire lui-même la payer, c'est-à-dire payer les moyens de production dont l'usage fait de lui un homme de masse (l'appareil et, le cas échéant, dans de nombreux pays, les émissions elles-mêmes). Il paie donc pour se vendre. Sa propre servitude, celle-là même qu'il contribue à produire, il doit l'acquérir en l'achetant puisqu'elle est, elle aussi, devenue une marchandise." "Le monde comme fantôme et comme matrice."

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