Le coin de Pape CISSOKO

Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l’humanisme doit triompher du populisme. Notre monde est comme dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s’exprime avec une violence féroce et bestiale. De quoi s’agit-il Les p

Mar 24, 2017 Hit: 252 Écrit par 
Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l’humanisme doit triompher du populisme. Notre monde est comme dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s’exprime avec une violence féroce et bestiale. De quoi s’agit-il  Les p

Turbulences dans le monde, Trump, Poutine, Le PEN et le Sénégal : l'humanisme doit triompher du populisme.
Notre monde est comme englué dans une turbulence qui se voit, se manifeste et s'exprime avec une violence féroce et bestiale.


De quoi s'agit-il ?


Les populistes profitent des crises successives pour opposer les gens, pour pointer des boucs émissaires.


A présent il est question de penser à soi d'abord et de rejeter tout ce qui viendrait d'ailleurs et qui rognerait le peu qui reste pour les nationaux. On dira ici qu'il faut se protéger et promouvoir le protectionnisme comme idéologie.
Un pays qui voudrait vivre en autarcie risque de s'en croûter et de favoriser des ripostes appropriées.
Vous conviendrez avec moi qu'il ne faut pas beaucoup d'effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde ; on pourra citer la violence de Poutine, l'ignominie de D TRUMP avec ses tweets et ses mots sans filet, l'Autriche qui a failli basculer, la Suisse qui s'était exprimée aussi dans un référendum mais, les démocraties et les droits de l'Homme sont ancrés dans plusieurs pays du monde.


Avant certains dirigeants avaient confiance aux humains à l'homme, mais les suprématistes eux veulent s'ériger en chef réveillant ainsi de vieilles pratiques hitlérienne.
En France et ailleurs le Front national surfe sur les crises, l'immigration, sur les malversations financières de certains élus pendant que le peuple, les agricultures, les ouvriers souffrent et n'y arrivent pas.


Depuis 2012, quand le FN a percé les citoyens qui hésitaient ont franchi le pas. On aurait pu dire qu'ils ont adhéré plus par dégoût ; que non ils avaient longtemps voulu y aller mais la pudeur et la morale leur disaient non.
Aujourd'hui la morale est battue en brèche et on ne pense qu'à soi, sa sécurité et sa bedaine, c'est juste mais limitée.
Des personnalités de qualité ont succombé aux discours populistes et ont usé de leur carnet d'adresses pour recruter et c'est ainsi que le FN a en son sein de hauts cadres capables de mener des réflexions actives et programmatiques.
Les petites gens ne se cachent plus, les jeunes y adhèrent.
Pire des français d'origine immigrée adhèrent ( magrébins, africains, antillais, etc) et les populistes sont fiers de les montrer comme signe, symbole : on n'est pas des monstres le Fn est fréquentable.
Pire encore des antillais, des noirs camerounais, ont franchi le pas.
C'est oublier la théorie du boomerang, les premières victimes ce seront eux, ceux-là qui sont différents et qui ignorent la stratégie de la dissimilation de la formation bleue marine.
Le parti populiste est très ingénieux il veut des voix, dans ce cas il ne trie, il brasse large, mais une fois bien assis, il regarde qui lui ressemble et la première ressemblance est la couleur de la peau, la religion, etc.
Tous ceux qui ont donné leur voix comprendront après qu'ils ont été floués mais c'est leur choix il faut le respecter
Le Fn a infiltré le milieu enseignant, la police, etc, des structures publiques qui refusaient à l'origine les amalgames, aujourd'hui certains affirment sans honte leur choix.
Comme le disait Pap NDIAYE « l'immigration ne vole pas le travail de quelques-uns, elle accompagne l'emploi de tous » De plus « présenter les migrants comme incapables d'évoluer et de s'adapter ne correspond pas à la réalité »
La France à travers M LEPEN doit comprendre que la majeure partie des musulmans sont bien intégrés dans le pays et il n'est pas normal de les assimiler à l'intégrisme et aux radicaux.
Obama est parti après 8 années de bons et loyaux services sans fracas. Il a initié beaucoup de choses, il a certes échoué sur certains points mais pour l'essentiel, la communauté internationale trouve qu'il avait fait une bonne diplomatie.
Une campagne électorale difficile avec des insultes, des coups bas etc. Voici Mr TRUMP un magnat de l'immobilier qui croit pour diriger son pays comme ses entreprises. A coup de tweets il s'exprime sur tout.


Des connivences avec le gouvernement Poutine, etc .


Le système électoral a voulu que ce soit lui qui gouverne et c'est la démocratie.


Avec son langage licencieux, insultant, sa haine, son populisme, les hommes du Droit, les journalistes etc, sont pris à partie.
Ayant trouvé un moyen facile pour parler à son peuple Donald TRUMP n'hésite pas à tweeter et ainsi il touche directement les gens. Une stratégie de communication simple et directe pour toucher ses destinataires.


Il critique les autres pays qui ont une politique migratoire.


Il confond islam et intégrisme ou terrorisme, il ferme ses frontières, bref Trump pense que la diplomatie c'est plus de murs et moins de ponts.
Trump a fait sa campagne sur la peur des autres et en voulant parler de ceux qui se disent oubliés il réhabilite la haine et les théories suprématistes.
L'Amérique profonde se réveille et se voit écoutée pour une fois. Mais au-delà de sa gouaille malsaine, de ses erreurs de castings, le pays de l'oncle Sam a forgé une démocratie à 3 niveaux qui permet de tenir le pouvoir à l'œil.


Les preuves ont été données en moins de 90 jours. Chaque jour Trump change de discours et chaque jour le juste et les autres institutions sonnent le tocsin.
POUTINE joue avec le monde. Il veut envahir grâce à la violence cybernétique l'espace et les démocraties des autres pays.

Et l'Afrique dans tout ?


En Afrique du Sud des africains ayant vécu l'apartheid tue et persécutent d'autres africains, mais il faut aussi que ceux qui viennent d'ailleurs respectent les lois du pays d'accueil et cessent de se comporter de façon compromettante.


La Gambie a failli tremper dans la violence et la raison a triomphé heureusement. Gare au nouveau président qui essaie de torpiller la constitution, les citoyens devront lui intimer d'agir juste et c'est en cela qu'il sera respecté et suivi.
Le Sénégal toujours dans le simulacre. Le niveau de pauvreté bat des records et les politiques et certaines personnes profitent allègrement des deniers publics et ce n'est pas juste.


La religion est devenue le gros masque sous lequel les citoyens se cachent et abusent des âmes fragiles.
La santé est déplorable. Depuis un certain temps on parle de cet appareil oh combien important dans le diagnostic du cancer qui est tombé en panne.

Que feront les patients pauvres ?
Certains sont pris en charge et conduit au Maroc, qui paie avec quel argent ?


Pourquoi ne pas investir dans des équipements de qualité, pour soigner les citoyens.


Pour lutter contre les maladies il faut développer la prévention. Un pays pauvre doit penser à sensibiliser, éduquer son peuple aux gestes qui sauvent et aux attitudes alimentaires qui préservent, mais aussi lutter contre l'invasion des produits toxiques que les femmes s'enduisent pour éclaircir leur peau et faire du xessal.
Une lutte acharnée contre la vente de faux médicaments doit être mise en place. La filière pharmaceutique doit être repensée pour éviter les faux et mauvais traitements. Les guérisseurs traditionnels qui enrichissent les télévisions du Sénégal grâce à la publicité doivent être contrôlés par la faculté de médecine et les journalistes doivent enquêter pour mieux comprendre ces faux dévots qui profitent de la misère et de la santé des gens.
Notre pays se fourvoie sans réfléchir dans des investissements couteux qui n'ont qu'un impact minime.


Le fameux train est important, mais est-ce le moment ?


Pourquoi ne pas investir cette manne financière à améliorer le parc routier tellement "accidentogène".


On aurait pu revitaliser le train bleu et ainsi désenclaver des régions. Il est possible aussi de développer la navigation fluviale ou maritime pour résorber les flux routier.
Le Sénégal est embourbé dans une gestion calamiteuse des biens publics, comme si ces biens appartenaient à la famille, au parti, ou aux chefs religieux.
Parlons-en, la laïcité doit être réelle, mais au Sénégal on confond les ordres et les marabouts véritables acteurs sociaux reçoivent des ressources moyennant la voix de leurs fidèles aux élections. Le ndiguel comme unique choix et dérive à la liberté d'expression et de choix.
La religion incomprise favorise les comportements intégristes et salafistes. La pauvreté y est pour quelque chose.
L'insécurité gagne le pays et les populations sont déboussolées.


La faute à la crise et l'absence de moyens des forces de sécurités. Il faut signaler que le Sénégal à une des meilleures polices en Afrique mais comment agir sans moyens.


L'éducation et la santé, les parents pauvres du Sénégal. Il faut former les jeunes, il faut faire de la prospective pour conduire les jeunes vers les nouveaux métiers.
Je suis ravi malgré tout de voir la prise en compte des personnes handicapées dans le monde du travail et la démystification de certains métiers. On ne nait pas femme on le devient.
Le transporteur Dakar dem dikk a recruté la 1 ère conductrice de bus, il faut savoir que cela se fait ailleurs depuis. On voit des femmes taxi, mécanicienne, technicienne etc.


La création d'Universités et des écoles ne doit pas répondre à des appels politiques, une université exige des moyens en personnels et en matériels, il vaut mieux avoir peu d'universités et investir dans la qualité.
Le Sénégal est un pays qui a en son sein des lanceurs d'alertes qui réveillent le peuple, ils disent ce qui ne va pas, ils dénoncent tout comme la société civile.
Les réseaux sociaux participent à la diffusion massive des informations. On a vu ces conducteurs /chauffeurs indisciplinés qui se croyaient à l'abri et grâce aux alertes sur Facebook, l'Etat était obligé de bouger pour montrer sa puissance.
On ne peut laisser perdurer cette indiscipline dans le pays.


Dans une pièce de théâtre Wiri Wiri, un épisode m'a beaucoup touché.


$*il s'agit du PDG qui était absent du bureau et les employés étaient incapables de faire fonctionner la société et ils sont venus lui annoncer la mauvaise nouvelle à savoir ; les voitures sont à l'arrêt, les assurances ne sont pas payées et les salaires idem.
Le PDG répond que les employés sont des incapables alors qu'ils devaient se saigner pour tenir la barque en le faisant ils assuraient leur quotidien. Le PDG est riche il a investi par amour de son pays mais les employés comme d'habitude n'ont rien à faire aucune initiative aucune rigueur pour faire fonctionner la boite. Hélas le Sénégal est dans son ensemble est dans cette dynamique, le travail est à revoir avec une conscience professionnelle sans pareil.
L'absentéisme, la tricherie, la dilapidation des biens publics crèvent les budgets et enlisent les entreprises qui risquent de licencier les travailleurs.
La morale quand on est dans une entreprise il faut tout faire pour que le travail tourne même en l'absence du chef le chef donne des directives et les employés ont une liberté pour innover. le monde du travail doit être repensé avec une tolérance zéro.
On ne doit pas scier la branche sur laquelle on est assis.


Le monde dérive et je me demande à l'instar de Hegel si ces moments ne sont pas les signes avant-coureurs d'une autre vie plus apaisée. La difficulté c'est de passer ce temps qui ne sera pas tranquille. Certains seront dans l'inaction, la fatalité et c'est là qu'il faut réinventer NIETSCHE avec sa puissance. Le peuple devra se lever ^pour dire non et se donner un avenir choisi ou désiré.


Une citation pour terminer cet essai.


« D'abord, il est nécessaire de le répéter, la société s'appréhende comme un ordre approximatif et toujours menacé; à des degrés variables selon les types ou formes, elle est le produit des interactions de l'ordre et du désordre, du déterminisme et de l'aléatoire. Ensuite, elle met en présence de configurations dont la reproduction n'est pas assurée. Ce terme même est rendu trompeur par l'effet de l'analogie, et néfaste parce qu'il cache la réalité du social qui résulte d'une production continue, jamais achevée. Enfin, la société se donne à voir comme un ensemble unifié, comme une forme dont la cohérence interne s'impose, mais avant tout par le jeu des écrans qui masquent les coupures et les désajustements. Ce qui est nommé « société » ne correspond pas à un ordre global déjà là, déjà fait, mais à une construction d'apparence et de représentations ou à une anticipation nourrie par l'imaginaire. Le social, peut-on dire par formule, est sans fin à la recherche de son unification; tel est son horizon. »
BALANDIER, Georges. Le désordre. Éloge du mouvement. Paris : Librairie Arthème Fayard, 1988, p. 68.


Cet essai pose les problèmes, invite à la réflexion, au partage et à l'action.

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