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Journée culturelle Seydi Hadj Malick SY ; France; Stains  le samedi 17 janvier 2015-Sérigne Mansour Sy Djamil

 

Redécouverte des enseignements de la sounnah du Prophète-sws à travers l'Action et la pensée de Maodo ; le soufisme en question.

Encore une fois la dara des femmes a frappé fort avec une conférence et un gamou de qualité.
Une salle de belle facture même si des dysfonctionnements ont été remarqués sans entamer la qualité générale. Pêché de jeunesse à corriger à l'avenir et je fais confiance à Mrs Daouda Seck, au Président et à toutes les personnes de l'organisation pour traiter en amont les problèmes éventuels : chauffage en hiver, ventilation en été, sécurité, accessibilité, etc.
A cette occasion, une table ronde sur le thème Soufisme et Développement a été organisée avec comme modérateur le journaliste Abdoulaye CISSE. Actualité oblige, la question qui taraude l'assistance était évidemment : vivre notre l'islam dans la République Française est-il possible? Avant de répondre à cette question, le premier intervenant Saliou GOMIS, ingénieur agronome a fait un exposé sur le thème Soufisme en Occident. Son intervention bien accueillie par le public nous a replongé dans l'univers des grands soufis occidentaux dont l'un des plus illustres représentants reste René GUENON.
Mr GOMIS, avec sa timidité de conférencier débutant ce qui n'efface pas la densité de son propos, nous a conduit dans les antres du soufisme en Occident.
A sa suite Mr Sérigne Mansour SY DJAMIL nous plonge dans Gramsci, et autres penseurs ce qui démontre encore sa grande culture générale. Les caricatures et le contexte « de guerre» contre les intégristes replongent la France dans des interrogations de fond sur l'intégration, l'éducation, la transmission et les valeurs de la République et précisément la laïcité qui exigent d'ouvrir les yeux et de tendre les oreilles pour comprendre et agir pour le mieux vivre ensemble. En Novembre 2013 lors de la journée culturelle j'avais proposé une contribution qui pointé du doigt cette crise de l'islam : l'islam et la publicité. Quand on met l'islam sur la voie publique chacun s'approprie les écrits coraniques et bien souvent est conseillé pour des personnes à la barbe prétendant être maître en théologie alors qu'elles sont incultes et sont des usurpateurs. Comme le dit le jeune théologien Mamadou Moustapha MBODJI « il est des gens qu'il faut écouter et des gens qu'il faut suivre» pour éviter les contresens, les travers, les mauvais conseils et les dérives. Le texte doit être compris et actualisé. Mansour SY Djamil en citant en texte le samedi 17/01/2015 il était question de la femme dans un ancien contexte et il l'a fait remarquer illico ce qui a fait rire l'assistance. Oui il y a le texte et l'esprit du coran. On ne peut pas garder la tradition sans s'accommoder du présent. A l'époque du Prophète, le sol étant sale il fallait raccourcir le pantalon pour éviter les souillures 'merci à Maka TOURE) de m'avoir instruit sur ce plan), on ne peut pas dire qu'aujourd'hui que le modèle va demeurer le pantalon court, la barbe longue, les femmes cagoulées etc ; bien que le contexte environnemental ait changé.
Revenons au gamou après cette digression. Mansour SY nous parlait de Mohamed psl comme modèle du soufisme, sa vie est le l'exemple de l'être vu comme un «surhumain». Cette capacité d'accepter et de comprendre pour se conduire et conduire les gens n'est pas simple et c'est encore pourquoi Mansour SY DJAMIL que le prophète n'est pas détesté mais il est méconnu ou inconnu (traduction approximative d'une pensée woloff). En le disant il nous invite à relire ou revoir le parcours et le vécu du prophète pour mieux le comprendre. Mansour SY Djamil en vrai géo-politicien doublé d'un homme religieux nous éclaire que la religion n'est pas aux antipodes du développement au contraire. Il nous dit que les pays musulmans sont riches, le Soudan par exemple, et tant d'autres le Qatar, etc '(27 ans passés dans les pays arabes) mais ces pays sont mal dirigés et investissent dans tous sauf le développement. Cette situation est déplorable et il faut de la lucidité pour le dire haut et inciter les dirigeants à revoir les politiques de développement. L'islam incite au travail et Mansour SY Djiamil cite El Hadji Oumar dans son ouvrage AR RIMAH : « l'apôtre dévoué à la cause de Dieu ne doit pas se détacher complétement du monde, car celui qui n'a pas de revenus , et se fait entretenir par d'autres, n'a aucun titre à la virilité »-« Cet homme aura beau exhiber une grande barbe, un chapelet, un tapis, un turban, de l'influence sur les détenteurs du pouvoir, il n'aura ...» « Celui qui cherche tant soit peu de revenus, pour éviter la mendicité et subvenir aux besoins de sa famille et porter secours à son voisin, celui la rencontrera Dieu et son visage resplendira comme la pleine lune ». Mansour SY enfonce le clou et réfère cet argument de El Hadji OUMAR dans le coran où Allah dit « C'est lui qui vous a créés de cette terre et vous a chargé de le mettre en valeur». Le travail est une vertu, et je dirai même avec Origène père de l'Eglise du 2 ème siècle que le travail peut être considéré comme une prière.
Bref un gamou de grande qualité qui nous ramène à l'essentiel, la vie saine éprise de la foi.
Cette éducation coranique donnée à nous enfants leur permet d'ajouter à l'instruction scolaire ce qui permet d'arborer un savoir être et un savoir-faire nécessaire à la conduite humaine. Les enfants apprécient et savent qu'ils s'enrichissent et doivent être fiers de leur biculturalisme. Un héritage se partage se communique et les parents, la famille, la société doivent y veiller. Nous devons aider nos enfants à mieux grandir dans la foi mais aussi dans la voie de tous les jours, il ne faut pas minimiser un seul aspect du chaînon au risque de tout perdre.
Voici le message des enfants

Stains le 17/01/2015
Cher grand père Mansour sy djamil
Cher parrain bienvenu et merci d'être encore avec nous.
Le 11 novembre 2013, sous votre autorité nous avions parlé de notre religion l'islam, de notre foi.
Nous avons récité des versets du coran pour vous montrer notre progression.
Ici en France au nom de notre islam, des gens ont tué des chrétiens, des juifs, des musulmans et certainement des athées.
Aux noms de tous nous les enfants de la dara, nous voulons vous remercier.
Vous remercier parce que la France vient de se rendre compte que les parents ne transmettent que 10% des connaissances, le reste est fait par l'Ecole.
L'Ecole ne peut pas former l'enfant en tout, l'Ecole nous instruit certes mais nous avons besoin aussi d'éducation.
C'est pourquoi nous vous remercions d'avoir initié ces daras pour que nous apprenions notre religion pour comprendre et bien agir dans notre vie et notre foi.
La transmission est importante et c'est l'occasion, de remercier nos parents, de vous remercier grand père Mansour Sy, mais aussi et surtout nos professeurs que je dois nommer : Moustapha Mbodji, Moustapha Kane dit djamil, Abdoul aziz ba ; Mamadou Ndaw.
Nous les enfants remercions aussi l'équipe d'encadrement Mme Ndeye Sow/Cissoko la directrice, Mr Akhmed SARR et tous les fidèles tidjanes.
Nos professeurs ont à cœur de nous enseigner le coran, les vertus, la morale et le bon comportement du bon musulman.
Le bon musulman se voit dans son comportement, ses gestes, etc.
Merci à eux, et c'est parce que vous êtes un leader international du dialogue entre les religions que nos professeurs ont su en plus de leur bonne moralité intégrer votre esprit, votre philosophie pour mieux nous apprendre le coran tout en nous transmettant des outils pour notre conduite dans la vie.
Pour tout ce que vous avez fait pour notre dara, nous vous disons dieureudieuf, merci et nous continuerons notre éducation religieuse dans le bon esprit de l'islam, une religion de paix et de concorde.
Bon gamou à tous et à toute, dewenety.    Texte des enfants de la dara
Pape Cissoko /Ichrono.info

Serigne Mansour SY Djamil rassure la communauté sénégalaise  de France...

 

La 6eme édition de la journée culturelle Seydi Hadj Malick SY a tenu toutes ses promesses tant la réussite était fulgurante. Les événements qui ont émaillé la semaine (attaque de la satire Charlie Hebdo ainsi que la prise d'otages de Vincennes) ainsi que l'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations n'ont pas empêché les fidèles de faire le déplacement. Cet évènement placé sous le signe de la redécouverte des enseignements de la sounnah du Prophète-sws à travers l'Action et la pensée de Maodo était le point de ralliement des sénégalais de la Diaspora que la Dahira Ahi Bahi Seydi Djamil en collaboration avec les dahiras de France, a accueilli au centre culturel franco-égyptien de Stains ce samedi 17 janvier 2015.
A cette occasion, une table ronde sur le thème Soufisme et Développement a été organisée avec comme modérateur le journaliste Abdoulaye CISSE. Actualité oblige, la question qui taraude l'assistance était évidement : vivre notre l'islam dans la République Française est il possible? Avant de répondre à cette question, le premier intervenant Saliou GOMIS, ingénieur agronome a fait un exposé sur le thème Soufisme en Occident. Son intervention bien accueillie par le public nous a replongé dans l'univers des grands soufis occidentaux dont l'un des plus illustres représentants reste René GUENON.
Serigne Mansour SY DJamil quant à lui, actualité oblige, a axé son exposé sur la manière dont les ressortissants sénégalais et les français issus de l'immigration devraient vivre en toute intelligence dans ce contexte de crise lié à l'affaire « Charlie Hebdo ». En effet les événements de du 11 janvier ont installé un malaise et une stigmatisation de la communauté musulmane de France. Répondant à la question du modérateur, il réaffirma à cette occasion, la nécessité de répondre au débat d'idées par des idées pour faire face aux attaques contre le prophète Mouhamed (PSL). Il a rappelé le récit concernant le pardon du prophète à Ka'b Ibn Zohair suite à son poème qui chante les louanges du prophète "Banat Soad" après les attaques dont il a affabulé au paravent provoquant son courroux. Son poème de repentir était d'une telle beauté que ce dernier lui offrit son manteau. Il pense que les musulmans ne devraient sous-estimer ce geste de tolérance qu'a fait preuve le noble Messager-Psl de Dieu. Il n'a pas manqué de rappeler aussi la réponse retentissante de Serigne Mansour SY "Borom Daradji" en 2006 et 2012 quand les "caricatures de la honte" ont fait surface.
Cependant Serigne mansour SY Djamil condamne fermement ces caricatures de Charlie Hebdo. Pour lui la liberté d'expression a des limites et ne doit pas servir de moqueries, insultes et provocations. Il pense que les musulmans de France ne doivent développer aucun complexe à manifester leurs attachements et considérations envers le Prophète de l'Islam-Psl. Il dit en substance "Baniou niou NABI danio khamoul NABI" comme le dit la chanson tidjane. Pour le Guide religieux, il incombe aux musulmans de faire connaitre le Prophète et de montrer ses valeurs humanistes et universelles afin qu'on connaisse d'autres milliers de "Ka'b Ibn Zohair".Et pour lui c'est l'occasion de rendre grâce au Grand Maître El Hadj Malick SY-rta qui a institué le Gamou pour perpétuer la connaissance et l'amour du Prophète-Psl.
La soirée religieuse a marqué la présence du Consul Général à paris, son Excellence, Monsieur Amadou DIALLO et de ses collaborateurs ainsi que le représentant de son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur du Sénégal en France.

Commission Communication
Ahi Bahi Seydi Djamil

Discours sur l'état de l'Union: «Nous tournons la page», déclare Obama

Barack Obama a proclamé la fin de la crise économique aux Etats-Unis, mardi 20 janvier à l'occasion du discours de l’état de l’Union, au Capitole. L'optimisme du président des Etats-Unis a frappé les observateurs, mais il faut dire que tous les indicateurs économiques sont au vert. M. Obama a plaidé pour une meilleure redistribution des fruits de la croissance. Un discours offensif, tant sur la politique intérieure que sur les affaires étrangères.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

« Nous voici quinze ans dans le nouveau siècle. Quinze années qui ont débuté avec une attaque terroriste sur notre territoire, qui ont engendré deux guerres longues et coûteuses, qui ont vu une récession violente se répandre à travers notre pays et le monde. Les temps ont été difficiles. Ils le sont toujours pour beaucoup. Mais ce soir, nous tournons la page. L'ombre de la crise est passée, et l'état de l'Union est fort. »

Tels sont les mots marquants de l'avant-dernier discours sur l'état de l’Union - traditionnelle grand-messe fixant le cap pour l'année à venir - du 44e président des Etats-Unis. Un président qui n'est désormais plus candidat à quelque élection que ce soit : « Je n’ai plus de campagne à mener, a-t-il lancé sous les rires de l'assistance, traditionnellement très réactive à ce discours annuel. Mon seul agenda, pour les deux années à venir, est le même que le jour où j’ai prêté serment sur les marches de ce Capitole : c’est de faire ce qui est le mieux pour l’Amérique. »

Une réforme fiscale pour une meilleure redistribution

Barack Obama surfe sur la reprise, dont bénéficie l’économie américaine plus que tout autre pays au monde. Les sondages semblent d'ailleurs valider sa compétence, puisque plusieurs instituts ont tout récemment diffusé des études démontrant que le président a remonté la pente, à plus de 50% d’opinions favorables. Mais le numéro 1 américain entend désormais lutter pour que le Congrès ne réserve pas les bénéfices de l'embellie économique aux plus fortunés. « Notre pays, a-t-il expliqué, doit choisir de redistribuer les gains d’une économie en pleine expansion. »

Et d'expliquer longuement comment il espère redistribuer les fruits de la croissance américaine : la gratuité des cycles courts à l'université, des crédits d’impôt pour les plus démunis, des congés de maladie et de maternité payés, un appel au Congrès pour l’augmentation du salaire minimum. Et pour financer ces mesures : des hausses d’impôts et la suppression de niches fiscales pour les foyers dont les revenus sont au-dessus de 2 millions de dollars par an.

Vivre avec moins de 15 000 dollars : « Essayez donc ! »

« Aujourd’hui, nous sommes le seul pays développé du monde qui ne garantit pas de congé de maladie ou de congé maternité payé à nos travailleurs ; 43 millions de travailleurs n’ont pas de congé de maladie rémunéré, regrette Barack Obama. Je vais donc prendre des mesures pour aider les Etats à adopter de telles lois dans leur région. Et puisque dans les Etats qui ont mis ces congés de maladie payés au vote en septembre dernier, cela a été un succès, mettons cela au vote, ici, à Washington ! »

Et de plaider, particulièrement offensif : « Envoyez-moi un projet de loi qui donne à tout travailleur en Amérique, le droit d’avoir sept jours de congé de maladie payé ! C’est une mesure juste. Bien sûr, rien ne remplace une augmentation de salaire pour boucler les fins de mois. Et à ceux dans ce Congrès qui refusent toujours d’augmenter le salaire minimum, je dis ceci : si vous pensez vraiment qu’on peut travailler à temps plein et élever une famille avec moins de 15 000 dollars par an, essayez donc ! Sinon, votez pour donner une augmentation aux Américains qui travaillent le plus dur. »

Barack Obama en train de préparer le terrain pour 2016 ?

Autant dire que l'intervention de Barack Obama est très à gauche, pour un président qui n’a que deux années devant lui, et qui a visiblement l’intention de les mettre à profit malgré une inconfortable situation de cohabitation. Sa philosophie va, on s’y attend, perturber quelque peu un Congrès redevenu très libéral après les dernières élections de mi-mandat. Il fallait d'ailleurs voir le visage fermé du conservateur John Boehner, qui se tenait juste derrière M. Obama lors de son discours, en sa qualité de président de la Chambre des représentants.

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John Boehner, lors du discours sur l'état de l'Union de Barack Obama, le 20 janvier 2015 au Capitole. REUTERS/Mandel Ngan/Pool

On sent que le numéro 1 américain n’est plus gêné par son parti, parfois frileux, et qu’il ne cédera rien aux républicains qui dominent désormais les deux chambres du Congrès. La majorité parlementaire est prévenue : elle risque de faire face à un président qui, loin de s'accommoder d'une fin de règne en pantoufles, risque de gouverner à coups de décrets, mais aussi de veto si ses adversaires conservateurs s’attaquent à sa politique, notamment en matière de santé ou de régularisation d'immigrés. Les observateurs de la vie politique américaine ne cachent pas leur étonnement, et estiment que la politique sociale annoncée ce mardi pourrait être la meilleure manière de préparer le terrain à Hillary Clinton, candidate pour l'instant naturelle des démocrates pour 2016.

Main tendue aux ennemis historiques des Etats-Unis

Même détermination présidentielle sur la politique internationale. Barack Obama veut par exemple tendre la main à l'un des « ennemis historiques des Etats-Unis », à savoir l'Iran. Et en cas de nouvelles sanctions votées par le Congrès contre Téhéran, même menace : le veto présidentiel. Mais le voisin cubain a été le premier grand dossier sur lequel Barack Obama est revenu ce mardi. « Sur Cuba, nous mettons fin à une politique dont la date de péremption avait expiré depuis longtemps, a raillé Barack Obama. Quand ce que vous faites ne fonctionne pas pendant 50 ans, il est temps d’essayer quelque chose de nouveau. »

Alan Gross, récemment libéré par Cuba, au Capitole lors du discours sur l'état de l'Union de Barack Obama, le 20 janvier 2015. REUTERS/Joshua Roberts

Et d'entrer dans le vif du sujet : « Cette année, le Congrès devrait se mettre au travail pour mettre fin à l’embargo. Comme le pape François l’a dit, la diplomatie se bâtit à petits pas. Ces petits pas ouvrent un nouvel espoir pour l’avenir de Cuba. Et après des années en prison, nous avons l’immense joie d’avoir ramené Alan Gross à la maison, chez lui. Bienvenue Alan ! » La présence au Capitole, lors de son allocution, d’un Alan Gross récemment libéré par La Havane après cinq ans passés dans les geôles cubaines, a été saluée par un tonnerre d’applaudissements. Cet homme debout, point levé, remerciant le président pour sa volonté de rapprochement avec Cuba ; voilà une image peu habituelle qui marquera les annales du Capitole.

Obama compte toujours fermer la prison de Guantanamo

Il dit espérer laisser un héritage en la matière, à savoir la paix retrouvée avec ce pays. Toujours au sujet du monde arabo-musulman, Barack Obama a évoqué les deux guerres engagées par son prédécesseur George W. Bush, en Afghanistan et en Irak, et a reconnu que les Etats-Unis étaient toujours engagés dans un conflit contre le terrorisme actuellement. Réaliste sur ce sujet, le président a reconnu que si l’avance du groupe Etat islamique a été stoppée en Irak et en Syrie, le combat n’était pas terminé pour autant. « Ce sera long », a-t-il dit, avant de demander au Congrès de voter un texte de loi qui permette l’utilisation de la force contre le mouvement terroriste EI.

Crayons brandis pour rendre hommage aux victimes de l'attaque de Charlie Hebdo, dans les travées du Capitole lors du discours annuel 2015 sur l'état de l'Union. REUTERS/Mandel Ngan/Pool

Le président américain est enfin revenu sur une promesse originelle de campagne, celle qui avait d'ailleurs fait l'objet de sa première signature officielle en tant que président en 2009, à savoir la fermeture de la prison de haute sécurité de Guantanamo. Une prison que « le monde condamne et dont l’existence sert d'argument au recrutement des terroristes », a pointé M. Obama. « Ma détermination à fermer cette prison est entière », a repris le président, alors qu'il reste aujourd’hui 122 détenus à Guantanamo, contre 680 en 2003. L’administration américaine espère arriver à ne garder que 80 prisonniers non libérables, pour rouvrir le débat sur la fermeture du centre et plaider un transfert de ces détenus sur le sol américain.

Rfi

France: la déchéance de la nationalité aux terroristes fait débat

La déchéance de la nationalité pour binationaux qui ont commis des attentats a été proposée par la droite, l'UMP, après les attentats de Paris. 81 % des Français y sont favorables, d'après un sondage réalisé pour le Journal du dimanche (JDD). Que ce soit pour les partis de gauche ou de droite où le taux monte à 88 % à l'UMP et 87 % au Front national, la question continue de faire débat.

La réponse au sondage est donc massivement « oui », et pourtant cela n'est pas si simple. La possibilité de retirer la nationalité française à des personnes ayant commis des actes terroristes sur le territoire est régie par l'article 25 du Code civil. Elle ne peut concerner que des Français ayant une double nationalité, et dans ce cas, uniquement si la personne a obtenu la nationalité française depuis moins de dix ans.

La procédure est très rare. Les derniers cas connus sont ceux des islamistes radicaux Kamel Daoudi et Djamel Beghal. Ce dernier était, entre autres, le mentor d'Amedy Coulibaly, le tueur présumé de l'hypermarché casher de Vincennes.

En revanche, une telle sanction ne peut être appliquée à un Français de naissance, cela reviendrait à le rendre apatride. Ce qui est tout à fait impossible au regard de la Convention européenne des droits de l'homme.

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