International

Riyad accusé d'avoir financé al-Qaïda: la déclassification demandée

Après les déclarations de Zacarias Moussaoui, qui accuse l'Arabie saoudite d'avoir financé al-Qaïda, des parlementaires américains demandent la déclassification de cette partie de l'enquête, menée après le 11-Septembre.

Ces élus estiment que le moment est venu de savoir si les allégations du Français sont fondées ou non. Zacarias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour son rôle dans la préparation des attentats de 2001.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

C'est un document de 28 pages qui n'a pas été déclassifié après l'enquête et après la commission parlementaire qui a travaillé sur les attentats du 11-Septembre. Un dossier consacré au financement d'al-Qaïda par le gouvernement saoudien.

Des familles de victimes des attentats, des sénateurs, des représentants œuvrent pourtant dans ce sens depuis plus de dix ans. Une requête renouvelée jeudi après les accusations de Zacarias Moussaoui proférées du fond de sa prison et rendues publiques en début de semaine.

Parmi ceux qui connaissent le contenu des documents top secret, les avis sont divergents. Pour certains, le lien n'est pas prouvé entre le gouvernement saoudien et les attentats. Pour d'autres, au contraire, le financement par des officiels saoudiens est établi dans ce dossier. D'après les journalistes du New York Times, même l'ambassade d'Arabie saoudite est favorable à la déclassification des documents pour mettre un terme aux spéculations.

La décision appartient au président des Etats-Unis et ni George Bush, ni Barack Obama n'ont franchi ce pas. George Bush avait expliqué que la divulgation du dossier serait une menace pour la sécurité nationale. Barack Obama ne s'est pas exprimé.

Rfi

Crash meurtrier d'un avion de ligne à Taïwan Par RFI

Impressionnante catastrophe à Taïwan. Un avion s’est écrasé dans une rivière à Taipei, la capitale, peu après son décollage avec 53 passagers et cinq membres d'équipage à bord. L’appareil a d’abord slalomé entre les buildings avant de heurter une voie aérienne de l’autoroute et de s’abîmer dans l’eau. Bilan provisoire : 16 survivants, 31 morts et 12 disparus.

Il est 10h55 du matin (heure locale) ce mercredi quand la tour de contrôle de l'aéroport Songshan perd le contact avec l’ATR 72-600, qui vient de décoller pour assurer la liaison entre Taipei et la petite île de Kinmen, au large de la Chine continentale. A son bord, 53 passagers et 5 membres d’équipage. « SOS, SOS, extinction moteur » sera le dernier message des pilotes.

De fait, sur une très impressionnante vidéo amateur (à visionner à la fin de cet article), on voit l’avion, qui a déjà slalomé entre les buildings pour éviter de les toucher, basculer à 90 degrés, les ailes à la verticale. De la gauche il heurte alors la voie aérienne d’une autoroute, touchant un taxi, et s’abîme dans la rivière en contrebas, pour des raisons encore inconnues.

L'opération de sauvetage est en cours. Seize passagers ont été secourus et hospitalisés, 31 sont morts et 12 sont toujours pris au piège de l'appareil. Le froid et l'eau ont ralenti les opérations de secours, ont indiqué des responsables, reconnaissant n'être « pas optimistes » quant à la possibilité de retrouver des rescapés. D'après des médias chinois, 31 passagers étaient originaires de Chine continentale, le reste des personnes à bord étaient taïwanaises..

Les secours taïwanais tentent d'extirper les rescapés de la carcasse de l'avion de TransAsia qui s'est abîmé dans une rivière de Taipei le 4 février 2015 avec 58 personnes à bord.REUTERS/Pichi Chuang

Quatre cents soldats, huit canots de sauvetage et 15 ambulances sont mobilisés. Les secours comptent lever la partie avant de l’appareil avec des grues – c’est là que la plupart des passagers seraient pris au piège. Sur les images des télévisions locales, on peut voir des secouristes debout sur ce qu'il reste de l'appareil dans la rivière, tentant de sortir des passagers avec des cordes avant que la carcasse ne sombre entièrement. On y voit aussi les rescapés, dont deux enfants, emmenés jusqu'au rivage à bord de canots de sauvetage.

L’avion avait été livré à TransAsia il y a moins d’un an. Les dernières opérations d'entretien le concernant datent du 26 janvier selon la compagnie, qui a annoncé que les deux boîtes noires avaient été retrouvées. C’est la seconde catastrophe aérienne que vit Transasia en quelques mois. En juillet dernier, un autre de ses ATR s’était écrasé sur une île de l'archipel de Penghu, à l'ouest de Taïwan, alors que le Typhon Matmo frappait la région. Sur ses 58 occupants, 48 avaient été tués.

Rfi

Première conférence de presse post-attentats de François Hollande

François Hollande doit tenir sa cinquième conférence de presse semestrielle depuis son élection, ce jeudi matin. Un exercice régulier, mais cette fois bien particulier après les attentats qui ont frappé la France le mois dernier. Le président français répondra aux questions des journalistes à l’Elysée à partir de 11h, heure de Paris.

C'est un exercice régulier, mais cette fois bien particulier, fortement marqué par ces quelques jours « qui ont changé la France » : les attentats des 7 et 9 janvier. L'effet Charlie, l'esprit du 11 janvier sur lequel François Hollande compte s’appuyer pour relancer son quinquennat.

Ses proches savent qu'il revient de loin. Pour la première fois depuis longtemps, François Hollande est redevenu « audible ». « Un doute a été levé sur la personnalité du président », relève un ministre. Une autre considère que « la période autorise à sortir des pensées convenues ».

Alors jusqu'où ira François Hollande ? Il y aura des annonces lors de cette conférence de presse : sur l’éducation, l’engagement (de la jeunesse notamment, avec le service civique), les valeurs républicaines ou encore la ségrégation urbaine, selon la terminologie employée par l’Elysée, en référence à « l’apartheid » qu’a dénoncé le Premier ministre Manuel Valls.

Le chef de l’Etat a beaucoup consulté et demandé des fiches. « Je saurai à midi ce qu’il a retenu des miennes », s’amuse une ministre. Au-delà de sa présidentialisation retrouvée (ou trouvée), François Hollande veut faire vivre l'esprit du 11 janvier, qui va si bien à la France et qui lui va bien aussi.

Rfi

Depuis ses déboires judiciaires avec Dominique Strauss-Kahn, l’ex-femme de chambre a ouvert un restaurant dans le Bronx, à New York.

 

Par Pauline Hofmann de la radio europe1
Depuis ses déboires judiciaires avec Dominique Strauss-Kahn, l'ex-femme de chambre a ouvert un restaurant dans le Bronx, à New York.
"Amina's". Ce restaurant du Bronx à New York aurait peut-être dû s'appeler "Nafissatou's". Deux ans après le début de son combat judiciaire avec Dominique Strauss-Kahn, l'ancienne femme de chambre Nafissatou Diallo s'est reconvertie dans la restauration et a ouvert son enseigne dans la grande ville américaine.
Un melting pot de plats. Dans cet établissement de Boston Road, la grande artère du quartier, deux serveurs s'activent sous le regard de la patronne. Foufou (à base d'igname ou de manioc), tiepu yap (un plat à base de riz) ou un steak d'aloyau figurent sur la carte "africaine, américaine et espagnole" du restaurant où a pu dîner un journaliste de Paris Match.
Le restaurant est totalement rénové, les clients s'installent sur des banquettes rouges et peuvent regarder plusieurs télévisions accrochées au mur en attendant leurs plats, a constaté le journaliste.
Pas un mot. Nafissatou Diallo, qui gère son établissement sur place, refuse de répondre aux journalistes. Elle l'aurait acheté avec la somme gagnée à l'issue de la procédure civile : 1,5 million de dollars (1,3 million d'euros) dont un tiers est allé à ses défenseurs, selon des informations qui n'ont cependant jamais été confirmées. L'accord prévoyait en effet que la somme resterait confidentielle, et que Nafissatou Diallo ne ferait jamais la moindre révélation

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