International

Les Boeing 737 MAX frappés par une avalanche d'interdictions de vol

« UN AUTRE AVENIR POUR LE SENEGAL » AU COURS DES CINQ ANS A VENIR ;

Le ciel européen est dorénavant fermé aux vols des avions Boeing 737 MAX, a décidé l'Agence européenne de la sécurité aérienne, après le crash de l'un d'entre eux en Ethiopie, le deuxième en moins de six mois impliquant cette nouvelle génération d'appareils. L'AESE emboîte le pas à plusieurs pays d'Asie, d'Océanie et du Golfe. Aux Etats-Unis, des passagers refusent de monter à bord de ce type d'engins.

L'Agence européenne de la sécurité aérienne suspend tous les vols de Boeing 737 MAX. Plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l'Italie, avaient déjà enclenché leur procédure d'interdiction, faisant eux-mêmes suite à des pays d'Asie, d'Amérique, d'Océanie et du Golfe, de la Malaisie à l'Argentine. L'Inde a indiqué mardi soir qu'elle clouait  au sol les Boeing 737 MAX.

Aux Etats-Unis, des passagers ont même refusé d'embarquer à bord d'un Boeing de ce type, malgré le soutien des compagnies aériennes à l'aviateur américain. Jusqu'à présent, les Etats-Unis ont décidé de ne pas clouer au sol ces avions, mais veulent obliger Boeing à procéder à des modifications du 737 MAX 8 et du 737 MAX 9, une attitude qui contraste avec cette vague de défiance manifestée par le reste du monde.

Après le crash d’un 737 MAX d'Ethiopian Airlines, Boeing dans la tourmente

Cette avalanche d'interdictions de vol visant un modèle d'avion, tant par des pays que par des compagnies aériennes, est inédite dans l'histoire de l'aviation civile.

Un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s'est écrasé dimanche au sud-est d'Addis-Abeba peu après le décollage, tuant les 157 passagers et membres d'équipage. Selon un témoin, Tegegn Dechasa, l'arrière de « l'avion était déjà en feu lorsqu'il s'est écrasé au sol » et l'appareil n'a laissé qu'un tas de débris.

Un autre exemplaire de ce modèle opéré par Lion Air s'était abîmé en mer en Indonésie en octobre, là aussi quelques minutes après le décollage. Les 189 personnes à bord avaient péri.

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a déploré que les avions soient devenus « trop complexes » à piloter.

« Nous continuons à être impliqués dans l'enquête sur l'accident et prendrons les décisions sur les suites à donner en fonction des éléments récoltés », a indiqué une porte-parole de la FAA, l'agence fédérale de l'aviation américaine.

RFI

La culture au son de l'Afrique et en plein coeur du 15 eme à Paris avec DEKKAL-THIOSSANE et Paulette CORREA-Avec la participation de Mr Doudou DIENE

 

Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des risques, crises et conflits en Afrique.


Encore une fois Mme Paulette CORREA nous a concocté avec ses adhérents de diverses nationalités une journée de haute facture et qui honore la culture comme facteur de paix.
Apres avoir tapissé les pourtours de la belle et grande salle de la mairie du XV e arrondissement toujours à l'écoute des associations, tableaux, masques , satues et statuettes indiquent la voie.
Petit à petit la journée se déroule et le koriste égaye les oreilles et les yeux des invités. La mise en bouche continue jusqu'en début d'après-midi et là le monde afflue.
Je n'avais pas le programme complet et je n'avais pas le nom des panélistes et dans la salle je vois un monsieur au beau teint foncé et au crane nu, c'est un style une marque déposée, une personnalité du monde savant et de l'interculturel ; il s'agit bien de MR Doudou  DIENE. Je l'avais rencontré dans le haut Doubs en haute Saône à la Maison de la négritude et des Droits de l'homme de Champagney et il avait réussi à mettre sur pied des projets humanistes qui honorent tous les humanistes épris de paix et de justice ".

En vingt ans, la Route de l'esclave s'est enrichie de très nombreux parcours, sites et monuments liés à l'histoire de la traite transatlantique, de l'esclavage et de leurs abolitions. En France, outre le memorial de Nantes, un parcours "Route de l'esclave" relie dans l'Est le fort de Joux, la Maison de la Négritude à Champagney, le musée de l'abbé Grégoire à Emberménil, la maison natale de Victor Schoelcher à Fessenheim et le couvent d'Anne-Marie Javouhey à Chamblanc. Michel Reinette, animateur du colloque a annoncé l'ouverture prochaine en Guadeloupe du Mémorial ACTe. »
Je vais le saluer tout ému et il se souvient de nos amis communs le couple Olivier aujourd'hui disparus.
Bref, Paulette a su nous concocter un plateau un peu déséquilibré, on ne peut pas mettre à la même table Doudou Diene et des jeunes si talentueux soient-ils, Doudou s'asseoit aux côtés de feu Joseph NDIAYE ; et ce dernier n'étant pas universitaire n'était pas à la hauteur de notre bonhomme. Passons.


Le débat est ouvert et M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de gestion des conflits (IIGC), dans un brillant power point nous entraine dans une visibilité de des conflits et les modes de gestion. Il nous dit que le conflit est consubstantiel à l'homme de la naissance à la morts, le conflit est inhérent mais là n'est pas le problème , il faut se donner les moyen de gérer ces tensions.

Dans ses envolées qui témoignent d'une maitrise parfaite du sujet, il nous parle des acteurs qui entrent en jeux pour gérer les conflits, il continuent et nous parle des figures charismatiques : les anciens, les sorciers, les chefs coutumiers, les forgerons, les chefs religieux etc. ces acteurs peuvent en fonction des coutumes et traditions trouvent des moyens efficaces pour gérer les conflits et apporter une trranquilité apaisante.

Puis vient le tour M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre, Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO. Il nous plonge dans le concrét et explique pourquoi quand on veut toucher ou détruire un peuple une civilisation on s'en prend à tout ce qui réfère à la culture et c'est ainsi qu'il nous parle de Tombouctou, temple du savoir comme la bibliothèque d'Alexandrie. Pour accéder au savoir donc à la culture, les 7 sages grecs ont accepté de se faire circoncire.

Mr Diène entre dans la danse et lève des malentendus sur la concept de culture. Il se met debout et tient le micro. La salle retient son souffle et tend plus les oreilles et ouvrent les yeux pour boire le verbe magistralement manié et manipulé (travail de concepts). Je rigole en voyant certains secouer la tête pour remettre les neurones en phase avec l'orateur. Oui il déplace ou remet le sujet dans une perspective inattendue mais pas hors sujet.

Trois notions seront convoquées pour parler de la culture et selon lui toute réduction à la dimension exclusivement esthétique est une aberration et un leurre. L'éthique, l'esthétique et la spiritualité font de nos masques et autres un patrimoine culturel.

L'auteur avance une autre idée sur les immigrés qui sauvent les personnes âgées de la solitude et de l'isolement. Ce sont nos dames africaines qui s'occupent des personnes du 3 eme âge et qui à travers les échanges parlent de leurs cultures. Il nous parle des techniques de gestions des conflits au Rwanda et finit par nous dire «quand les feuilles se querellent les racines s'embrassent, la fondation que constituent les racines permettent de mouler et supporter la structure. La culture au secours de la vieillesse en France.


Une conférence sur la culture comme outil ou mécanisme de gestion des conflits ou une façon pour gérer les risques était un beau sujet et la diversité des approche a alimenté la problématique.


Notre ami Fopa éducateur spécialisé bien connu en France pour sa capacité à parler d'interculturalité en passant par le conte et les repas «marmitedor».
Je prends la parole pour dire que les africains avaient déjà pensé à la gestion de la paix à travers une chartre celle du Mandé antérieure à la déclaration des droits de l'homme. L'éducation et l'instruction, les voyages et les rencontres favorisent le dialogue et la reconnaissance réciproques.


Du beau monde, des gens insoupçonné comme l'artiste Dhem qui a joué dans le film « Il a déjà tes yeux avec A MAIGA». C'est d'ailleurs ses peintures qui ont orné les murs et son fameux assemblage de la carte de l'Afrique à l'envers. Il faut signaler la présence magestueuse et élégante dans une tenue verte rehaussée par un foulard de tête à l'esthétique réussie de Cécile Thiakane.
Je pense aussi à cet artiste Félicien Jérent cet antillais qui aime la rencontre des cultures et à travers son slam ou ses textes il nous conduit ailleurs pour prendre conscience. Dans la continuité un autre poête qui chante d'une voix éraillée et sublime, l'épaule baissée et le torpédo fixé sur la tête; il psalmodie les mots et énonce les métros parisiens " Un album bouclera la boucle en février 2010. Aimé Nouma, étonnant mélange d’assurance, d’autorité et de réserve, y raconte les arrondissements de Paris découverts au gré de ses relations amoureuses. Il évoque aussi la délinquance, la prostitution et le devoir de mémoire. « Marianne, change de disque, cesse donc d’être amnésique », déclame-t-il de sa voix éraillée."

Cette écrivaine NAD'Y chanteuse et poète qui n'a pas manqué d'esquisser des pas de danses avec Elisabeth CORREA notre juriste et d'autres. Notre juriste aussi a mis « mis le feu» De la musique du défilé des objets culturels tissus masques tableaux cuisine etc, il y a du bon , du goût et de la culture et de la diversité.


Quand je vous chante « C'est bon pour le moral « vous aurez compris que nous avions aussi dans l'assistance le couple de la compagnie Créole salué par les anciens. Notons la présence de bayealltoubab qui anime des spectacles et donne des cours de danse : Babacar Faye que j'ai rencontré pour la 1 ère fois dans l'avion et on s'est retrouvé dans ce haut lieu de la culture à l'initiative de Paulette CORREA et son association DEKKAL Thiossane qu'on ne cessera jamais de féliciter et d'encourager.

Paulette a su nous réunir une dizaine de diplomates en un temps un lieu pour honorer la culture et c'est déjà un grand succès qui augure la rencontre de 2020.

« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue
Version : Française et Caractères
harmonisés Maninka AVANT PROPOS
La charte de Kurukanfuga 2
Est-il encore besoin de parler de l'importance et du rôle de la tradition
orale dans la reconstitution ou de la réécriture de l'histoire africaine ?
Des spécialistes comme Joseph KIZERBO en ont largement fait l'apologie
même s'ils reconnaissent par ailleurs qu'elle doit être traitée avec
discernement et circonspection.
L'Afrique noire étant par essence le continent de l'oralité, elle donne à la
parole la même valeur que d'autres peuples à l'écrit. D'ailleurs l'écrit ne
dérive-t-il pas de la parole ?
Le Coran et la Bible pour ne citer que ceux-là n'ont-ils pas été révélés
oralement avant d'être transcrits ?
Ceux qui en Afrique sont les dépositaires de la mémoire collective,
suffisamment conscients de la mission qui est la leur, se sont toujours
efforcés de transmettre les traditions archives telles qu'ils ont reçues,
sans rajouts, ni surenchères.
C'est grâce à une poignée de cette génération de traditionalistes que nous
avons pu reconstituer aujourd'hui une partie de l'histoire de l'Afrique
médiévale, l'empire du Mali à travers l'un des épisodes les plus
significatifs de sa fondation : la constitution de l'empire Mandingue ou
« la Charte de Kurukan Fuga ».
A la faveur de l'atelier organisé par Intermédia Consultant S.A et la
Radio Rurale de Guinée en mars 1998 à Kankan (République de Guinée),
les communicateurs des radios rurales de la sous –région Ouest Africaine
ayant en commun les langues Bambara et Maninka, des chercheurs de
Guinée et du Sénégal se sont penchés sur le rôle que les Nouvelles
Technologie de l'Information pouvaient jouer en faveur du monde rural.
C'est à cette occasion qu'est apparue la nécessité de l'archivage de la
tradition orale. Dans ce contexte, l'histoire de l'Empire du Mali a été
ciblée comme pouvant fournir des éléments de culture d'une valeur
inestimable.
La charte de Kurukanfuga 3
La constitution de l'empire du Mali consacrée par une Charte de 44
articles devrait servir de tremplin à ce programme d'archivage.
Or, les auteurs qui ont écrit sur l'histoire de l'empire du Mali ont souvent
effleuré la Charte sans l'approfondir. Le Professeur Djibril Tamsir
NIANE dans son titre célèbre « l' Epoque Mandingue» a parlé de
« Kurunkan Fuga ou le Partage du Monde », traduisant ainsi son
informateur. Les grandes idées de la Charte y sont émises pour la
première fois mais le lecteur reste sur sa faim.
Pour une fois donc, un groupe de traditionalistes a réussi à reconstituer
la Charte avec la contribution non moins importante des
communicateurs des radios rurales et des chercheurs ci haut référencés.
Confrontée plus tard à la version du Chef des traditionalistes du Mali, M.
Bakary SOUMANO et à celle de M. Abdoulaye KANOUTE,
traditionalistes émérite à Tambakounda (Sénégal), la version issue de
l'atelier de Kankan à laquelle M. KANOUNTE a d'ailleurs participé, se
trouve être la plus complète, étant l'oeuvre d'un groupe.
Les grandes déclarations du monde sont presque toujours consécutives à
des grandes révolutions : la Déclaration française des Droits de l'Homme
et du Citoyen de 1789 a eu lieu au lendemain de la prise de la Bastille.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de décembre 1948 a
réuni les Nations Indépendantes du monde après la deuxième guerre
mondiale, etc.
La Charte de Kurukan Fuga (Cercle de Kangaba en République du Mali)
a été convoquée en 1236 après que le Manding se fut libéré du joug du roi
sorcier Soumaro KANTE.
Kurukan Fuga a posé les grands principes devant régir la vie du grand
peuple manding dans toutes ses composantes et sur tous les aspects :
organisationnel, économique, culturel, juridique, environnemental, etc.
Cette Charte mieux que les déclarations qui lui sont postérieures, a la
particularité d'avoir résisté au temps et aux vicissitudes de l'histoire
(traite des noirs, colonisation...).
En effet, la Charte de Kurukan Fuga continue de régir de nos jours tous
les peuples ayant appartenu au grand manding, du moins en ce qui
La charte de Kurukanfuga 4
concerne l'organisation de la société, la division du travail, la gestion des
conflits, l'hospitalité, la coexistence pacifique et la tolérance.
Convoqué au lendemain de l'historique bataille de Kirina qui a vu la
victoire de Soundiata KEITA sur Soumaoro KANTE, la Charte de
Kurukan Fuga s'est tenue sous l'égide de Kamadjan CAMARA, roi de
Sibi.
Les délégués convoqués pour la Charte étaient les représentants des
tribus qui devaient plus tard constituer les douze provinces de l'empire.
Les femmes n'étaient pas en reste dans le rassemblement parce qu'elles y
prirent une part à travers leurs représentantes.
La Charte dura douze jours et la séance était présidée par Samadi Bobo,
roi des Bobos.
Le premier acte de l'assemblée de Kurukan Fuga après le cérémonial
d'ouverture fut le serment d'allégeance de douze chefs de provinces à
Soundiata KEITA qui fut proclamé Empereur du grand manding.
La première fédération des peuples noirs venait de naître : l'Empire du
Mali.
Après cette proclamation, des discussions furent ouvertes à l'issue
desquelles une Charte de 44 articles fut adoptée.
Aucun domaine de la vie ne fut occulté : l'organisation sociale, les droits
et devoirs de la personne, l'exercice du pouvoir, les droits patrimoniaux
et extrapatrimoniaux, la place des femmes dans la société, la famille, la culture de la tolérance, la gestion des étrangers, la préservation de la nature, la conservation et la transmission de l'histoire, la gestion des conflits, tout y passa.
Telle est la quintessence de l'atelier de Kankan sur ce chapitre consacré à la Charte de Kurukan Fuga.
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Je ne peux résister à vous donner la charte
« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I. DE L'ORGANISATION SOCIALE
Article 1er :
La société du grand mandé est divisée ainsi qu'il suit :
• Seize (16) « Ton ta djon » ou porteurs de carquois ;
• Quatre (4) Mansa si » ou tribus princières ;
• Cinq « Mori Kanda » ou classes de marabouts ;
• Quatre (4) « Nyamakala » ou classes de métiers.
Chacun de ces groupes a un rôle et une activité spécifiques.
Article 2 : les « Nyamakala » se doivent de dire la vérité aux Chefs, d'être,leurs conseillers et de défendre par le verbe, les règles établies et l'ordre sur l'ensemble de l'Empire.
Article 3 : les « MoriKanda » sont nos maîtres et nos éducateurs en islam.
Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4 : la société est divisée en classes d'âge. A la tête de chacune
d'elles est élu un chef. Sont de la même classe d'âge les personnes
(hommes ou femmes) nées au cours d'une période de trois années
consécutives.
Les « Kangbé » (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5 : chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, tout acte attentatoire à la vie d'autrui est
puni de mort
La charte de Kurukanfuga 7
Article 6 : pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué la
« Könögbèn Wölö » (un monde de surveillance pour lutter contre la
paresse et l'oisiveté).
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8 : la famille KEITA est désignée famille régnante sur l'Empire.
Article 9 : l'éducation des enfants incombe à l'ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient par conséquent à tous.
Article 10 : adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11 : quand votre femme ou enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.
Article 12 : la succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu'un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu'il possède des biens.
Article 13 : n'offensez jamais les « Nyaras » (paroliers attitrés).
Article 14 : n'offensez jamais les femmes nos mères.
Article 15: ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d'avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16 : en plus de leurs occupations quotidiennes, les femmes doivent être associées à tous nos Gouvernements.
Article 17 : les mensonges qui ont vécu et résisté 40 ans doivent être
considérés comme des vérités.
Article 18 : respectons le droit d'aînesse.
La charte de Kurukanfuga 8
Article 19 : tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l'on n'a pas eue en mariage et la parole qu'on a prononcée sans
contrainte. On leur doit respect et considération.
Article 20 : ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu'ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l'esclave mais pas du sac qu'il porte.
Article 21 : ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses : du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l'ami et de l'associé.
Article 22 : la vanité est le signe de la faiblesse et l'humilité le signe de la grandeur.
Article 23 : ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole
d'honneur.
Article 24 : ne faites jamais du tord aux étrangers.
Article 25 : le chargé de mission ne risque rien au Mandén.
Article 26 : le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27 : la jeune fille peut être donnée en mariage dès qu'elle est
pubère sans détermination d'âge. Le choix de ses parents doit être suivi quel que soit le nombre des candidats.
Le jeune garçon peut se marier à partir de 20 ans.
Article 28 : la dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour ses père et mère.
Article 29 : le divorce est toléré pour l'une des causes ci-après :
• l'impuissance du mari ;
• la folie de l'un des conjoints ;
• l'incapacité du mari à assumer les obligations nées du mariage.
Le divorce doit être prononcé hors du village.
Article 30 : venons en aide à ceux qui en ont besoin.
Article 31 : respectons la parenté, le mariage et le voisinage.
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Article 32 : tuez votre ennemi, ne l'humiliez pas.
Article 33 : dans les grandes assemblées, contentez-vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.
II. DES BIENS
Article 34 : il y a cinq façons d'acquérir la propriété : l'achat, la donation, l'échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 35 : tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu'au bout de quatre ans.
Article 36 : la quatrième mise bas d'une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 37 : un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 38 : un oeuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule
pondeuse.
Article 39 : assouvir sa faim n'est pas du vol si on n'emporte rien dans
son sac ou sa poche.
III. DE LA PRESERVATION DE LA NATURE
Article 40 : la brousse est notre bien le plus précieux, chacun se doit de la protéger et de la préserver pour le bonheur de tous.
Article 41 : avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 42 : les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard, et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
La charte de Kurukanfuga 10
IV. DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 43 : Balla Fassèkè KOUYATE est désigné grand chef des
cérémonies et médiateur principal du mandéen. Il est autorisé à
plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.
Article 44 : tous ceux qui enfreindront ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller à leur application sur l'ensemble du territoireimpérial.


Transcrit par :


Monsieur Siriman KOUYATE


Conseiller à la Cour d'Appel de Kankan »

Et ceci aussi pour que nos jeunes soient au courant que la tradition a fait et connu de bonnes choses pour gérer et prévenir les conflits.


Cousinage à plaisanterie Un ciment de l'unité nationale

Un infaillible régulateur de tensions sociales....

Un incident, peut-être banal, mais sans doute assez révélateur de la force et de l'importance du rôle de ''régulateur de tension'' que joue la parenté à plaisanterie au sein de notre société. La scène se passe un samedi matin aux guichets d'une banque de la place, à une heure de grande affluence. Pour éviter la rude épreuve de la bousculade, source de toutes sortes de désagréments et de frustrations, les clients ont dû former le rang. L'ordre étant strictement respecté par tout un chacun, tout se déroulait normalement. Du moins, jusqu'à l'arrivée d'un monsieur, visiblement peu soucieux des règles de bienséance, qui ne s'est pas gêné pour faire fi de l'ordre établi en ignorant l'existence de la file de clients. Marchant d'un pas déterminé et la mine crispée, comme pour dissuader ceux qui pourraient être tentés de le rappeler à l'ordre, notre monsieur fonça directement au guichet, brûlant royalement la politesse à tous ceux qui l'ont devancé. L'atmosphère devint subitement pesante. Ça commença à murmurer dans les rangs sans que nul n'ose élever la voix pour crier au scandale. Et soudain une voix de femme monta dans la file : " Il y a des signes qui ne trompent guère. Pour agir ainsi, il faut forcement être un Bagobiri ! Quand il s'agit de palper l'argent, c'est toute leur avidité qui se met en éveil. Il faut le comprendre, c'est plus fort qu'eux... ".

Tous les regards se tournent vers cette femme qui apostrophait l'intéressé. Le ton était sérieux, voire assez rude, mais chacun a tout de suite compris que la dame venait d'engager , à travers ces mots, une approche plutôt diplomatique de régler le problème. " C'est pareil chez les Djerma, quand ils se trouvent devant un plat de ''dibiganda'' bien assaisonné de ''tigadigué'' et chez les Sonray, devant une tasse de ''doungandi'. Autrement dit, à chacun son objet de cupidité... ", rétorqua le monsieur. Rires et détente dans les rangs des témoins de cet épisode de plaisanterie sur fond d'empoignade entre le cousin Bagobiri et sa cousine Djerma. L'atmosphère se décante et les pourparlers s'engagent. Après que l'intéressé eut expliqué le mobile de son empressement, la cousine plaida la cause de son cousin pour qu'on le laisse passer à la caisse. Un consensus fut ainsi trouvé et le monsieur ne manqua pas, avant de partir, de glisser un billet de 2000 FCFA à sa parente, comme pour dire que l'incident est clos. Et en beauté !... Une scène pareille, on la vit presque tous les jours et en toutes circonstances, partout au Niger. En effet, chaque attroupement de personnes, cérémonie et autres occasions du genre sont, mine de rien, dominés et agrémentés par les ''altercations verbales'' de goût plutôt plaisant entre Peulh, Maouri et/ou Béri-béri ; Djerma, Sonray, Bagobiri et Touareg, Gourmantché et Touareg, etc. Comme quoi, au Niger, la concorde nationale n'est pas un vain mot, car elle tient sa force de ses racines ancestrales.

En présence de membres éminents de la diplomatie.
- A partir de 10 h 00 : Expositions d'oeuvres d'art et de masques africains sacrés et profanes, de MM.
Bass DHEM et Moctar GUEYE Licka. Avec accompagnement par le joueur de KORA, M. ELYDIA.
- De 15h à 17h : Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des
risques, crises et conflits en Afrique.
- M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de
gestion des conflits (IIGC) ;
- M. Doudou DIENE, Rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance ; expert indépendant de l'ONU sur les questions
des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Il a été ancien Directeur général adjoint de l'UNESCO, puis directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet « Route de l'esclave » ;
M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre,
Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO ;
M. Kiflé SELASSIE BESEAT, historien, universitaire, écrivain et poète qui a été Directeur du Patrimoine de l'UNESCO et aussi Directeur du Fonds International pour la Promotion de la Culture
(FIPC) de l'UNESCO. Actuellement Président de l'alliance culturelle pour le millénium éthiopien en
France.

- Grand défilé de mode de la styliste OULEY KEITA sur le thème du pagne tissé de Guinée-Bissau.

- Concert de musique animé par le chanteur sénégalo-bissau-guinéen AaYiimi (l'Héritier), le groupe congolais « TOP-ONE-FRISSON », le groupe antillais « DIAPASON SHOW », le chanteur algérien
Messaoud NEDJAHI et le chanteur HIP POP IVY.
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- INTERMEDES par les écrivains-poètes-slameurs MM. Aimé NOUMA du Cameroun et Félicien JERENT des Antilles.
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- De 20h jusqu'à 22h : COCKTAIL mis en place par Fanny food traiteur et Léna traiteur, échanges avec le public.
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Merci à la Mairie du 15 E et à la FONDATION Daniel IAGOLNITZER
-
Sous le parrainage de l'Ambassade du Sénégal et de Guinée-Bissau en France ainsi que le parrainage des Délégations Permanentes du Gabon, du Sénégal, du Congo, du Niger et du Mali auprès de
l'UNESCO.
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Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info

De vrais morts pour de faux médicaments-Par Charles Delouche

 

Destruction de médicaments contrefaits, à Pékin en 2013. L'essentiel de la fabrication de faux produits de santé se concentre en Chine et en Inde. Photo Zhang Wei. Imaginechina
La recrudescence du juteux trafic de produits de santé contrefaits a des conséquences dramatiques dans le monde entier, notamment en Afrique. L'UE vient de son côté de renforcer sa législation.


De vrais morts pour de faux médicaments


Un code-barres pour chaque médicament vendu. Telle est la mesure prise pour lutter contre la recrudescence des contrefaçons et des faux médicaments en Europe. Entré en vigueur le 9 février, ce dispositif de sérialisation répond à une directive européenne votée en 2011. Appelé «datamatrix», le nouveau pictogramme noir et blanc n'est pas qu'un simple code barre. Véritable carte d'identité du médicament, ce code informatique unique figure désormais sur chaque boîte de médicaments vendue en Europe. Le numéro est une suite de 20 caractères alphanumériques. Il permettra de vérifier que la boîte est vierge de toute manipulation. Une fois scannés, l'emballage et ses données sont vérifiés en temps réel sur une base de données européenne. En charge de la mise en œuvre et du financement du système, les laboratoires pharmaceutiques européens ont adapté leur ligne de production pour un montant évalué à plusieurs centaines de millions d'euros. En plus de ce numéro de série, chaque étui sera muni d'un dispositif d'inviolabilité : une bague en carton qui permettra d'assurer au consommateur que le médicament n'a pas déjà été ouvert. L'objectif de cette mesure est de lutter contre le trafic des médicaments falsifiés dans la chaîne d'approvisionnement légale. Mais aussi de renforcer le circuit de distribution du médicament pour tracer et repérer les faux.
100 000 décès en Afrique


Depuis mai 2017, le conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a adopté une nouvelle résolution de dénomination des médicaments. Les mots «sous-standard» et «falsifié» désignent respectivement les produits de qualité inférieure et ceux présentés comme ce qu'ils ne sont pas. Les sous-standards concernent par exemple les vaccins détériorés.
Selon Bernard Leroy, directeur de l'Institut de recherche anticontrefaçon des médicaments (Iracm), «il arrive que des conteneurs de médicaments en provenance de Chine soient stockés en Afrique. Parfois, afin de toucher un pot-de-vin pour livrer plus rapidement la cargaison, le douanier laisse les conteneurs au soleil. A l'intérieur, la température peut monter jusqu'à 80 degrés. Cela réactive automatiquement les souches des vaccins.»Le terme «contrefaçon» est quant à lui réservé à la désignation des infractions liées au droit des marques. «Malheureusement, les lois relatives à la propriété intellectuelle sont souvent utilisées lorsqu'on traite de faux médicaments, comme au Sénégal (lire pages 4-5), où les peines réductibles s'étendent seulement de six à soixante jours d'emprisonnement pour un gros trafiquant», précise Bernard Leroy. Un médicament sur dix vendus dans le monde est un faux, estime l'OMS. Dans certains pays, ce chiffre peut même atteindre sept médicaments sur dix - notamment en Afrique où 100 000 personnes meurent tous les ans à cause d'un recours aux faux médicaments.


Que représente cette production factice illégale par rapport au volume de la production pharmaceutique mondiale ? Selon Bernard Leroy, «la production légale s'élève à 1 000 milliards de dollars tandis que les faux médicaments représenteraient entre 70 et 200 milliards de dollars dans le monde». L'essentiel de la production de faux se concentre en Chine et en Inde, deux pays qui fabriquent également les matières premières et les principes actifs de beaucoup de médicaments commercialisés dans les pays occidentaux. «Au Pakistan, la production se déroule dans des arrière-cours. En Chine, c'est dans l'industrie licite, qui fabrique la matière première pour le monde entier, que le trafic se fait, explique le directeur de l'Iracm. Un pharmacien véreux effectue une dérivation sur la chaîne de distribution. Cela lui permet d'obtenir une certaine quantité d'ingrédients de base du vrai médicament, qu'il coupe au maximum afin de le diminuer à hauteur de 5 %.»


Initiée par Interpol et l'Organisation mondiale des douanes, l'opération «Pangea» est la principale action coordonnée à l'échelle internationale pour lutter contre les trafics de produits de santé illicites. Menée pour la 11e année consécutive, cette opération s'est déroulée au mois d'octobre. Plus de 466 000 produits de santé falsifiés et une tonne de produits pharmaceutiques illicites commercialisés en ligne ont été saisis à cette occasion sur le territoire français. Depuis 2018, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), dirigé par le général Jacques Diacono, a agrandi son arsenal répressif. Il est désormais possible pour les enquêteurs de se glisser dans la peau d'un acheteur et de participer, sous pseudonyme, à des échanges électroniques afin de stocker des données sur les revendeurs en ligne. Ainsi, 116 sites de revente illégale ont pu être identifiés cette année.

Lancée en 2017 à la suite de la découverte d'un trafic de Subutex entre la France et la Finlande, l'opération européenne Mismed, pour «misused medicines», est pilotée par l'Oclaesp. Jacques Diacono le confirme à Libération : la dernière édition a permis de «montrer que la problématique des médicaments contrefaits est de plus en plus importante en Europe. Certains produits ont l'apparence d'un packaging Sanofi mais n'en sont pas. Près de la moitié des médicaments saisis sur le sol européen sont des contrefaçons. Avec l'apparence de vrais, produits par des entreprises. Le reste, ce sont des médicaments qui sortent de la production illégale. Ils ne ressemblent pas au produit des laboratoires pharmaceutiques». Grâce à cette opération, les divers services européens ont dirigé 43 enquêtes judiciaires et arrêté 24 groupes criminels organisés sur les 16 pays participants. «En France, l'office a démantelé quatre organisations criminelles. Les douanes ont saisi environ 700 000 médicaments en France sur les 13 millions interceptés en Europe, précise le général Jacques Diacono. Le trafic est de plus en plus organisé, mené par de vrais criminels. Beaucoup de médicaments légaux, comme le Subutex, sont détournés de leur usage et ensuite revendus à des fins psychotropes.»
«Cartel»
Le business de la contrefaçon de médicaments est un commerce juteux. Alors que pour 1 000 dollars investis, le trafic d'héroïne représente en moyenne 20 000 dollars de gain, le même investissement dans la falsification d'un médicament «blockbuster» - produit vedette du marché légal - rapporterait selon l'Iracm un bénéfice allant de 250 000 à 450 000 dollars. Plus lucratif que les stupéfiants et surtout moins risqué en termes de poursuites. «Le ratio investissement, rendement et risque encouru est phénoménal. C'est bien pour cela que ce trafic s'accroît, déplore Bernard Leroy, le directeur de l'Iracm. Le principal cartel de drogue mexicain s'intéresserait même à se reconvertir dans les faux médicaments.» Malgré sa dangerosité pour la santé publique, le trafic de faux médicaments n'entre pas dans le champ du trafic de stupéfiants. «Au regard des textes internationaux, les faux médicaments relèvent du droit de la contrefaçon, explique Philippe Lamoureux, directeur général du Leem (les entreprises du médicament). Mais le fait de contrefaire des médicaments, parce qu'il met en jeu la santé humaine, est réprimé bien plus sévèrement que la contrefaçon de sacs Louis Vuitton.»


Dans les pays en développement, les médicaments représentent une grande proportion des coûts de santé. Vendus en plaquette ou à l'unité à des patients qui n'ont pour la plupart pas de couverture médicale, la véracité de l'emballage passe au second plan. En Afrique subsaharienne, la contrefaçon atteint des proportions «phénoménales», selon Philippe Lamoureux : «Dans certains pays africains, on considère qu'il y a pratiquement un médicament sur deux qui est faux. C'est un problème de santé publique dramatique car vous courez le risque de ne pas avoir la dose de principe actif nécessaire, de ne pas avoir de principe actif du tout, ou pire d'avoir un produit qui contient des substances dangereuses pour la santé.»
Lutte farouche
Au Bénin, le président Patrice Talon, en poste depuis avril 2016, mène une lutte farouche contre les faux médicaments. Lors du 32e sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, le 10 février, les pays membres ont adopté à sa demande le traité de création de l'Agence africaine du médicament en vue de lutter contre la prolifération des faux médicaments. «Nous sommes en train de mettre au point des systèmes référentiels pour mettre en vigueur les bonnes échelles de peine en Afrique. Cela se met en place doucement, souligne Bernard Leroy, le directeur de l'Iracm. Cela devient très préoccupant. Il faut qu'il y ait des actions fortes menées par le G7 et surtout le G20.»
En Europe, et en France en particulier, le problème autour de la falsification est de nature différente. Les imitations de produits ont atteint un tel niveau de perfectionnement qu'il est parfois impossible de distinguer le vrai du faux à l'œil nu. «Les copies sont moins faciles à détecter que dans les pays en développement, constate Philippe Lamoureux. En France, nous sommes heureusement protégés par notre système de distribution car la chaîne est très sécurisée, de l'industriel au pharmacien d'officine en passant par le distributeur.» Les quatre médicaments les plus falsifiés dans l'Hexagone sont les produits contre les troubles de l'érection, les amincissants, les anabolisants et les solutions pour se blanchir la peau. Deux canaux sont privilégiés dans le pays : les zones de transit, comme les ports ou les aéroports, et Internet. «Alors qu'en Allemagne des anticancéreux falsifiés se sont retrouvés dans la chaîne légale du médicament, le risque est infime en France car nous avons un système sûr, reconnaît Jacques Diacono de l'Oclaesp. La sérialisation des médicaments intervient justement pour lutter contre ces trafics.»

Contrefaçon, faux...


Médicament contrefait : La convention Médicrime du Conseil de l'Europe définit la contrefaçon de médicaments comme «la présentation trompeuse de l'identité ou de la source». Ce terme a une connotation juridique qui insiste sur la notion d'atteinte aux droits à la propriété intellectuelle. Pour l'OMS, un médicament contrefait est un produit délibérément et frauduleusement muni d'une étiquette n'indiquant pas son identité véritable. Parmi les médicaments contrefaits, certains peuvent contenir les bons principes actifs ou n'en contenir aucun.
Faux médicament : Pour l'Institut de recherche anticontrefaçon des médicaments, la falsification est «l'action d'altérer un produit volontairement en vue de tromper». Le terme «falsification» met l'accent sur les risques d'atteinte à la santé publique.


Médicament sous-standard ou non conforme : Ce sont d'authentiques médicaments produits par des fabricants qui ne respectent pas les standards de qualité élaborés dans le cadre national. Ces médicaments peuvent être sous-dosés ou mal étiquetés.


En France, la hausse des ruptures de stock de médicaments


Ces derniers mois en France, ce n'est pas tant la présence de faux médicaments qui pose des problèmes sanitaires, mais un phénomène nouveau qui s'aggrave, celui des ruptures de stock. Elles se multiplient, touchent désormais des classes variées de molécules. En 2016, on a pu relever 218 ruptures de stock de médicaments. Et la durée moyenne de celles-ci n'est pas anodine : plus de quatre mois. Elles sont symptomatiques d'une évolution mondiale du marché. Comme le notait un rapport du Sénat en septembre, ce sont souvent des causes économiques qui expliquent ce nouveau phénomène, avec entre autres l'accroissement de la demande et l'incapacité des laboratoires à augmenter leurs capacités de production pour répondre à ces variations. C'est le marché mondial qui est entré en tension générale.
Charles Delouche

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/03/

-Cent ans après la Grande Guerre, que faisons-nous de cet héritage ? Association Solidarité internationale de Vitry sur Seine France

 

La Caravane de la mémoire - Les tirailleurs dits sénégalais 39 affiches


Exposition et table ronde


Table ronde avec les auteurs et avec comme modérateur Pape B CISSOKO-Philosophe
Mardi 26 février à 18h
Bref compte-rendu

Merci au slameur-poête antillais Félicien JERENT venu nous donner une contribution magistrale sur les non-dits de l'histoire. Merci à Rachida KABBOURI une brillante  intellectuelle qui nous a parlé de l'identité et du devoir de mémoire et selon elle  pour l'essentiel pour l'africain n'est pas dans la réparation mais le Respect....et tant d'autres participants 


Accompagné d'une projection, cette rencontre avec les auteurs donnera à réfléchir sur le regard que nous portons les uns et les autres, pour un Meilleur Vivre Ensemble.
Remerciements le centre culturel de Vitry-sur-Seine qui a tout fait pour le succès de ce projet inédit .


A la table Catherine LAHAYE et Eric FOUS et après Gilbert LAHAYE nous rejoindra.

 

J'avais la redoutable mission de modérer ce débat qui pouvait déraper à tout moment à cause des sensibilités diverses. Le sujet sur les tirailleurs est un peu comme le sujet sur l'esclavage. Les Français sont allés dans des pays lointains chercher des personnes qui se battront pour eux pour sauver le pays de l'occupant nazi.


Le débat n'a pas manqué de montrer que les Antilles ont aussi versé du sang et une jeune panafricaniste de parler de dédommagement et demande à la France de laisser tranquille l'Afrique.
Oui tous ces apports sont importants et délient les langues pour vider les cœurs de la haîne et du jugement facile et bête. Une européenne nous dit que ces guerres ont pour fondation l'argent pourquoi aller piquer chez les autres leurs trésors, les appauvrir et les laisser crever. Pourquoi ces soldats qui ont survécus devront gagner moins que leurs pairs blancs. Toutes ces questions sont importantes mais ce n'était pas l'objet de la rencontre.


Table-ronde avait pour objet de parler de l'histoire pour camper les choses.

L'Afrique ce continent riche et divers, riche de ses royaumes des cultures et de son sous-sol n'était pas une tabula rasa, un vide culturel, l'exposition et l'ouvrage ont bien campé cette donnée comme chiffre absolue

Puis il fallait montrer que les africains ne sont pas venus de leur propre gré, certains ont fui dans la forêt pour échapper au recrutement et Blaise Diagne qui était un maître d'œuvre.


Les auteurs ont bien montré que la guerre dans sa plus grande horreur et notre ami Gilbert LAHAYE co-auteur a même versé des larmes en évoquant cette bataille et j'ai trouvé cet article qui en dit mieux «L'hécatombe des tirailleurs sénégalais au Chemin des Dames »


Le 16 avril 1917, les tirailleurs sénégalais sont environ 15 000 dans le secteur du Chemin des Dames, à Hurtebise, Laffaux et Vauxaillon. Ils sont fauchés par les mitrailleuses allemandes qui devaient être détruites par les bombardements qui ont précédé l'offensive.

Par Halima Najibi


Ce n'était pas vraiment leur terre, et pourtant, ils livrèrent des combats très meurtriers en Picardie pour défendre la France. Ces hommes, des tirailleurs sénégalais, sont près de 200 000 et participent au conflit de la Guerre de 14-18. Environ 30.000 y laissent la vie, leurs régiments étant bien souvent placés en première ligne.

Ce jour là, le temps est épouvantable, il pleut depuis une semaine et le froid et la neige s'invitent pour "l'offensive Nivelle". Le 16 avril 1917, les tirailleurs sénégalais sont environ 15 000 dans le secteur du Chemin des Dames, à Hurtebise, Laffaux et Vauxaillon. Le général Nivelle, dans une note écrite, affirme vouloir "ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de sang blanc". Ils souffrent des conditions climatiques et partent à l'assaut avec des dizaines de kilos sur le dos. Ce ne sont pas des unités rapides et ils avancent vers une mort certaine. Le terrain boueux est jonché de milliers de cadavres de tirailleurs sénégalais. Cette offensive est une scène de cauchemar.

L'offensive est lancée le 16 avril 1917, à 6h. Dès le départ, c'est un échec cuisant. Les hommes sortent des tranchées, montent sur le parapet et sont tout de suite fauchés par les mitrailleuses ennemies qui n'ont pas été atteintes par l'artillerie française. Sur les 15 000 Africains engagés, plus de 7 000 sont morts à la fin des combats dont 1 400 le premier soir.

En 1917, le député du Sénégal Blaise Diagne accusa le général Mangin d'avoir laissé les troupes noires se faire massacrer lors de cette bataille. La plupart des Tirailleurs sénégalais reposent dans des ossuaires ou des sépultures en France.

Le général Mangin et le député sénégalais Blaise Diagne


Le sculpteur français Christian est l'auteur d'une oeuvre monumentale, un ensemble de neuf statues géantes, en hommage aux soldats d'Afrique subsaharienne morts sur le Chemin des Dames. Elles sont dressées sur le territoire de la commune d'Oulches-la-Vallée-Foulon, dans le département de l'Aisne, sur une des pentes du Chemin des Dames, à proximité de la Caverne du dragon.
"Force noire" des colonies


Les tirailleurs sénégalais sont fondés en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur général du Sénégal. Ils incarnent la « Force noire » chère à Mangin (1910), qui préconise leur utilisation massive en cas de conflit en Europe. Ils ne sont pas tous originaires du Sénégal, mais de toute l'Afrique occidentale française : Burkina Faso, Mali, Niger, etc.

Et ensuite que faire de cet héritage ?


Les étrangers ont combattu pour l'Europe, certains combattants survivants sont repartis dans leurs pays d'origine et d'autres sont restés et ont eu des enfants et des petits enfants.
Il est vrai qu'en temps de crises les pays d'accueils sont peu enclin à préserver les autres, ils deviennent les étrangers ; ceux-là. Les préjugés né de la guerre, les clichés allemands, etc autres doivent être balayés pour donner place à la reconnaissance et au respect.


Cent ans après il est plus que temps de dire qu'il y a du chemin et de temps en temps la France et les autres pays saluent la diversité ; en foot, en sport, etc. Les enfants issus de l'immigration, issus de ces gens venus de force verser leur sang pour sauver l'Europe face à l'Allemagne Nazi doivent mériter un autre sort. En clair l'association solidarité internationale lutte pour réveiller les consciences, travaille pour que la mémoire ne prenne pas congé et que le vivre ensemble dans le respect de chacun soit une réalité. C'est possible face à l'ennemi il y avait un soldat et non une couleur, face à l'ennemi les soldats de toutes couleurs de peau ont versé le même sang et pourquoi pas aujourd'hui se respecter et se liguer pour une vie apaisée.


Nos générations présentes et futures devront travailler ensemble pour construire un vivre ensemble qui dépasse en intégrant les singularités.
Une exposition itinérante qui en dit long sur cette page d'histoire. Ces 38 tableaux devraient être la propriété de l'Education nationale et doit circuler pour faire voir et comprendre que l'union a été sacrée pour sauver l'Europe et les tirailleurs ont versé leur sang.


Pourquoi avoir accompagné cette exposition d'un ouvrage ? Il était important pour répondre à la sollicitation de nombreux visiteurs de l'exposition de concevoir et réaliser cet ouvrage, Les forces noires africaines avant, pendant et après la Grande Guerre, et ainsi ancrer notre action dans une démarche citoyenne, mettant en exergue, cet élan de solidarité, qui a favorisé la rencontre des peuples, les amenant à vivre ensemble, renforçant le sentiment d'appartenir à une même nation... en faisant évoluer le regard des uns vis-à-vis des autres.


"Outre le devoir de mémoire cette exposition a pour vocation de susciter, auprès des visiteurs, la réflexion de notre histoire commune. Regarder à travers le prisme historique l'image de l'Africain et celle du blanc en Afrique lors de la Première Guerre mondiale", expliquent des militants bénévoles de l'association dans une interview au journal du CCV, le Relais, du mois de février.

Le devoir de mémoire est une expression qui désigne l'obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes, afin de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas.

Le devoir de mémoire confère une portée morale à la mémoire collective. Il s'agit en effet de l'obligation morale de rappeler un événement historique tragique, en reconnaissant les souffrances des victimes, afin de prévenir la reproduction des mêmes crimes. Sur le plan sémantique, l'expression « devoir de mémoire » ne faisait cependant pas partie du vocabulaire des associations d'anciens déportés.
La mémoire collective selon Maurice Halbwachs sur un post-it


Le devoir de mémoire est un concept né après la Seconde Guerre mondiale. L'idée sous-jacente était alors que la chance d'avoir survécu engendre, pour le rescapé, un impératif moral auquel il lui est impossible de se soustraire : son expérience tragique unique est porteuse d'enseignements pour la société. En pratique, les déportés les plus politisés de Buchenwald et Mauthausen ont par exemple pris l'initiative, à leur libération, de prononcer des serments visant à entretenir la solidarité née dans les camps et à poursuivre la lutte contre le fascisme. À sa création en 1945, le mouvement déporté rassemblant les survivants des camps s'est ainsi donné une finalité à la fois commémorative, qui relève du culte des morts, et politique :

« 1° honorer la mémoire des Français assassinés et de maintenir présents, à l'esprit de tous les Français et Françaises, les actes de barbarie dont se sont rendus coupables les assassins nazis et leurs collaborateurs [...] 2° empêcher par cette propagande et ce rayonnement le retour des conditions politiques et sociales qui ont permis l'instauration des régimes partisans de ces méthodes d'autorité[1] » (Statuts de l'Amicale de Mauthausen, 1947).

Dans les premiers temps, les associations ont fait ériger des monuments commémoratifs en même temps qu'elles organisaient des pèlerinages pour le recueillement des familles de déportés.
Entre mémoire et témoignage, archive et création, et sans réelle ambition historique-Tirailleurs sénégalais : la caravane de la mémoire» est un travail humaniste » qui souhaite avant tout participer à l'instauration d'un espace qui permette de reconsidérer de manière plus sereine et plus constructive la part importante et occultée (1) – prise par les soldats africains pour la défense d'une France libre pendant la 1 ère guerre mondiale..


Ce travail sur le portrait photographique de Tirailleurs sénégalais a été l'occasion de se pencher sur la manière dont les Africains ont longtemps été représentés.


Une représentation qui a alimenté de multiples stéréotypes pour le moins réducteurs, dont certains perdurent encore aujourd'hui.


D'abord perçus comme des choses, des animaux, des sous-hommes puis des sauvages domestiqués pour justifier notamment l'esclavage, la colonisation puis leur enrôlement dans l'armée, les Africains ont ensuite largement continué d'alimenter les représentations de serviteurs ou de bouffons. (3) Sous l'influence de la soi-disant » science des races «la présumée infériorité des Noirs reçoit des bases dites scientifiques. Les clichés qui témoignent de la bêtise humaine mais ce qu'il faut c'est de comprendre et de dépasser ces ignominies et construire un vivre ensemble.


Une exposition peut-elle documenter la guerre et participer elle aussi au devoir de mémoire ?


Il faut demander à l'association solidarité internationale qui loue cette exposition pour une semaine, deux semaines , etc
Merci à Emmanuel et la maison de la vie associative salle polyvalente de Vitry –centre culturel
Contacter Solidarité internationale 35 rue Ampère 94400 Vitry sur Seine 0146801178

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