En 1885, la France est en pleine expansion coloniale et toutes les grandes puissances internationales tentent d’élargir leurs territoires colonisés sur tous les continents. À cette même époque, Georges Clemenceau (1841-1929) est député de Paris à la Chambre des députés, mandat durant lequel la question de la colonisation et de son expansion prend une place importante dans les débats politiques. A ce sujet, deux discours ont marqués les esprits : celui de Jules Ferry le 28 juillet 1885 et la réponse de Georges Clemenceau le 31 juillet. Ce dernier s’oppose fermement au discours colonialiste de Jules Ferry en reprenant ses argument et en les démontant un à un. Ces débats sur les questions coloniales feront de Clémenceau le tombeur du ministère de Ferry en 1885. Le discours de Clemenceau s’appuie sur les propos de Jules Ferry et sur sa vision des colonies. Il répond à son collègue afin de mieux réfuter ses arguments. Quels que soient les thèmes abordés, Clemenceau est en désaccord profond et tente d’expliquer clairement sa vision de la colonisation. Il aborde la question économique en premier lieu. Présentant ses chiffres et les comparant à ceux de Ferry, il accuse la colonisation d’être responsable de nombreuses pertes pour la France. Cette dernière n’aurait aucun bénéfice à s’associer à de nouveaux pays. Mais la vision économique de la colonisation n’est pas la seule à poser un problème selon lui. Les questions d’ordre humanitaire le sont tout autant. Il réfute vigoureusement l’idée de « race supérieure » ou « inférieure » évoquée par Jules Ferry. Il prend alors l’exemple de l’Allemagne qui avait utilisé cet argument contre la France : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit ! Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. » Enfin, pour lui, la France n’est pas encore capable de se lancer dans de nouvelles conquêtes. Elle doit se reconstruire et se consolider avant de se lancer dans une nouvelle guerre ? «Mais nous disons, nous, que lorsqu’une nation a éprouvé de graves, de très graves revers en Europe, lorsque sa frontière a été entamée, il convient peut-être avant de la lancer dans les conquêtes lointaines – fussent-elles utiles et, j’ai démontré le contraire –, de bien s’assurer que l’on a le pied solide chez soi et que le sol national ne tremble pas. Voilà le devoir qui s’impose. » Ce discours tient une place importante dans la vie politique de Georges Clemenceau et demeure toujours d’actualité aujourd’hui alors que la mondialisation est au coeur des débats actuels. Et la vision de celui que l’on présente généralement comme un humaniste (Jules Ferry) est, sur ce point et analysée au présent, très contestable, contrairement à la vision de celui qui est réputé le plus conservateur : Georges Clemenceau. Lire pour comprendre et apaiser les esprits. L’ignorance est mère de tous les vices. Pape CISSOKO

 

Marc-Antoine Calas est retrouvé assassiné, son père Jean Calas est accusé du meurtre.
(Pour plus de précision: Affaire Calas)

Ce n'est plus aux hommes que je m'adresse; c'est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes, et de tous les temps: s'il est permis à de faibles créatures perdues dans l'immensité, et imperceptibles au reste de l'univers, d'oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un coeur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d'une vie pénible et passagère; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi, que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil; que ceux qui couvrent leur robe d'une toile blanche pour dire qu'il faut t'aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire; qu'il soit égal de t'adorer dans un jargon formé d'une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau; que ceux dont l'habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tas de la boue de ce monde et qui possèdent quelques fragments arrondis d'un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu'ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie: car tu sais qu'il n'y a dans ces vanités ni de quoi envier, ni de quoi s'enorgueillir. Chapitre XXIII
Situation du texte
De 1760 à 1768, Voltaire séjourne à Ferney près de la Suisse, qu'il transforme en centre culturel, dramatique, agricole et industriel (exemple d'un philosophe à l'œuvre, d'une expérience assez unique)
1762 : Voltaire qui est un farouche ennemi du fanatisme et de l'intolérance (cf sa signature-slogan Ecrelinf = Ecrasons l'Infâme) milite en faveur de la réhabilitation du protestant Jean Calas, accusé d'avoir assassiné son fils qui voulait se convertir au catholicisme. Sans réelles preuves, Calas est roué en 1762, puis réhabilité grâce à Voltaire en 1765.
1763 : Voltaire utilise le retentissement de ce procès pour écrire le Traité sur la tolérance ; il veut :
• prouver l'innocence de Calas
• critiquer le fanatisme et la révocation de l'Edit de Nantes
• faire l'histoire de l'intolérance à travers les âges et les lieux
• souligner la contradiction entre la doctrine chrétienne et le dogmatisme fanatique
Ce texte, Prière à Dieu, sert de conclusion à ce traité
Des textes pour aider à comprendre notre monde et à apaiser les esprits pour un vivre ensemble sain. Pape CISSOKO

La politique coloniale - Clemenceau contre Ferry - Discours prononcés à la Chambre des députés en juillet 1885
En 1885, la France est en pleine expansion coloniale et toutes les grandes puissances internationales tentent d'élargir leurs territoires colonisés sur tous les continents. À cette même époque, Georges Clemenceau (1841-1929) est député de Paris à la Chambre des députés, mandat durant lequel la question de la colonisation et de son expansion prend une place importante dans les débats politiques. A ce sujet, deux discours ont marqués les esprits : celui de Jules Ferry le 28 juillet 1885 et la réponse de Georges Clemenceau le 31 juillet.
Ce dernier s'oppose fermement au discours colonialiste de Jules Ferry en reprenant ses argument et en les démontant un à un. Ces débats sur les questions coloniales feront de Clémenceau le tombeur du ministère de Ferry en 1885. Le discours de Clemenceau s'appuie sur les propos de Jules Ferry et sur sa vision des colonies. Il répond à son collègue afin de mieux réfuter ses arguments. Quels que soient les thèmes abordés, Clemenceau est en désaccord profond et tente d'expliquer clairement sa vision de la colonisation.
Il aborde la question économique en premier lieu. Présentant ses chiffres et les comparant à ceux de Ferry, il accuse la colonisation d'être responsable de nombreuses pertes pour la France. Cette dernière n'aurait aucun bénéfice à s'associer à de nouveaux pays. Mais la vision économique de la colonisation n'est pas la seule à poser un problème selon lui. Les questions d'ordre humanitaire le sont tout autant.
Il réfute vigoureusement l'idée de « race supérieure » ou « inférieure » évoquée par Jules Ferry. Il prend alors l'exemple de l'Allemagne qui avait utilisé cet argument contre la France : « Races supérieures ! Races inférieures ! C'est bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand.
» Enfin, pour lui, la France n'est pas encore capable de se lancer dans de nouvelles conquêtes. Elle doit se reconstruire et se consolider avant de se lancer dans une nouvelle guerre ? «Mais nous disons, nous, que lorsqu'une nation a éprouvé de graves, de très graves revers en Europe, lorsque sa frontière a été entamée, il convient peut-être avant de la lancer dans les conquêtes lointaines – fussent-elles utiles et, j'ai démontré le contraire –, de bien s'assurer que l'on a le pied solide chez soi et que le sol national ne tremble pas.
Voilà le devoir qui s'impose. » Ce discours tient une place importante dans la vie politique de Georges Clemenceau et demeure toujours d'actualité aujourd'hui alors que la mondialisation est au coeur des débats actuels. Et la vision de celui que l'on présente généralement comme un humaniste (Jules Ferry) est, sur ce point et analysée au présent, très contestable, contrairement à la vision de celui qui est réputé le plus conservateur : Georges Clemenceau.
Lire pour comprendre et apaiser les esprits. L'ignorance est mère de tous les vices. Pape CISSOKO

 

L'éducation sexuelle ou, mieux, "l'éducation au mariage", est un commentaire des principaux hadiths sur la question du mariage légitime en islam. On y parle du modèle de femme à épouser, de la dot, de l'accouchement, du baptême, et du calendrier mensuel du couple. Les solutions qu'on y préconise face aux différents problèmes du couple sont de nos jours pour la plupart confirmées par les données de la science. Un ouvrage pour tous ceux qui nourrissent le désir d'être bien informés sur la délicate question de la vie à deux.

Mory Fofana est né en mars 1944 à Agboville, en Côte d'Ivoire. Informaticien comptable à la retraite, il se consacre aujourd' hui à l' islam et vit entre Abidjan et Conakry.

Tidiane Ndiaye Abdoulaye Rokhaya WANE Pr Ibrahima SOW Pr Djibril SAMB Pr Souleymane Béchir DIAGNE Il est des personnes, des intellectuels qui méritent d’être connus et reconnus. Il est des gens qui méritent d’être écoutés et suivis. Mr Tidiane NDIAYE a été reconnu pour ses travaux sur l’esclavage et la communauté scientifique a trouvé juste ses apports pour l’évolution de la pensée. T NDIAYE a su débusquer les chaînons manquants avec une rigueur scientifique qui ne la laisse à aucun hasard. Tidiane N'Diaye a mené une carrière de chargé d'études à l'INSEE, de professeur d'économie descriptive et directeur de recherches à Sup de Co Caraïbes. Il est l'auteur de plusieurs études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Outremer (DOM). Également chercheur spécialisé dans l'histoire et l'anthropologie des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise), il a publié de nombreux travaux et articles scientifiques sur le sujet. Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane, Le génocide voilé, à propos de la traite arabe) ont été nominés au Prix Renaudot de l'essai en 2008. La plupart des travaux de Tidiane N'Diaye figurent au Centre National de Documentation Pédagogique du ministère de l'éducation nationale et dans le Système Universitaire de Documentation et de Recherches, à la disposition des enseignants, chercheurs et étudiants. L'Afrique a reconnu très tardivement Cheikh Anta DIOP, le monde scientifique lui a fermé certaines portes, avec T. NDIAYE les chaînons manquants sont dévoilés et il faut le suivre et le protéger; les ed Gallimard s'en chargent à leurs façons. T NDIAYE est depuis dans le gotha noir T2/ P.B. CISSOKO Abdoulaye Rokhaya WANE stratégiste nous vient du Canada après avoir été formé au Sénégal. Face à la complexité, face aux multiples, il trouvera le meilleur choix possible pour nous guider malgré les survivances, les préjugés, les habitudes, il trouve toujours le bon axe ou le bon angle, la bonne stratégie pour agir. Des élites qui se passent le pouvoir, des dirigeants légaux, non légitimes, des sacrifices absolument nécessaires, des responsabilités à prendre maintenant, des ruptures indispensables, des défis incontournables, des valeurs sûres de chez nous, ce technicien de l’action efficace investit tous les secteurs de la société. Président de Leadership Afrique, Abdoulaye Rokhaya Wane a accompagné tout le processus qui a abouti à la mise en place de la Coalition du Secteur Privé contre la Corruption (CSPC). Il explique les péripéties et l’intérêt de cette coalition. Pour lui, il est aussi bien de la responsabilité de l’Etat que des acteurs économiques de lutter ensemble et efficacement contre la corruption. A. R. WANE nous dis ceci : L’Afrique, c’est connu, est le continent qui enregistre les statistiques les plus alarmants sur la pauvreté, les maladies et le sous développement. Les crises alimentaires qui y sévissent, les guerres qui s’y déroulent et les injustices exacerbées qui la déstabilise, ont fini de cantonner l’Afrique dans une forme d’impuissance définitive à maîtriser son destin. Des élites qui se passent le pouvoir. Le Sénégal fonctionne comme si, d’un régime à un autre, chaque équipe confie à la suivante, la charge de résoudre l’équation du développement. Pendant ce temps, le peuple trinque et la démocratie se résume en un jeu dont la seule règle est la conservation du pouvoir. Il est connu pour être l’auteur de cette tribune dans un journal sénégalais : PRESIDENT SALL, SI VOUS PERMETTEZ… Parlons à la classe politique Le Pr Ibrahima SOW est le nouveau sénégalais, qui malgré le temps passé dans le monde universitaire, nous révèle ce qui caractérisent les sénégalais. Il tente de nous montrer ce qui freinerait le sénégalais dans sa façon d’agir et de penser, en cela il rend service à la communauté. « Il est grand temps de sonner l’alerte, car cette plaie gangrène actuellement tous les milieux où les médiocres, sans vergogne, s’approprient les idées et créations d’autrui, comme il en est peut-être de l’auteur de cet article qui ne daigne même pas citer ses sources ». L’homme de la rupture, le philosophe actif, ose secouer le joug et propose au Sénégal, aux sénégalais et aux africains une vraie politique de progrès. Voilà une partie de mon texte : 'Ma position, quant à moi, qui ne suis d’aucun parti politique, est tout autre, car moi je théorise une vraie rupture qui consisterait à adopter dans la Constitution un mandat unique de 6 voire de 7ans. Donc, pour respecter la logique de ma proposition, je serais assez d’accord pour que vous accomplissiez les 7 ans prévus par la Constitution, mais ni moins ni plus. Il vous resterait alors encore 5 ans à faire, ce qui permettra à votre gouvernement d’aller au travail pour réussir les grands projets du Pse (quelques-uns au moins du Plan Sénégal émergent seront certainement réalisés). Ce professeur infatigable, dans sa grande posture de penseur, regarde notre société, l’analyse et lui révèle tellement de choses qui conditionnent son existence et probablement l’affectent et la retiennent plus ou moins au lieu d’être maître de son destin. Dire notre société traditionnellement habituée au « maasla » à cette sorte de bienveillance fausse et hypocrite est un courage que seul le Philosophe à l’image de Socrate ou Sénèque ose se permettre et c’est ce qu’il faut dans nos pays englués dans la paraître et l’artifice voué à l’échec. L’IFAN ce haut lieu de la pensée nous gratifie toujours d’intellectuels de hauts rangs qui méritent d’être écoutés avec la raison et non le cœur. Le Pr Djibril SAMB l’un des plus grands universitaires d’Afrique , il a dirigé l’IFAN, Le Pr D SAMB est le Luc BRISSON africain. Luc BRISSON est un québécois né en le 10 mars 1946 à ST-ESPRIT vivant en France directeur de recherches au CNRS et spécialiste de Platon et des religions grecques. Quand je commençais mes études de philosophie au Département de philosophie de l’UCAD, le Pr D SAMB nous avait initié à la pensée des Pères de l’Eglise, Clément d’Alexandrie et Origène. Les Stromates ( corpus d’ouvrages) étaient bien référencés à la bibliothèque mais étaient physiquement absents. Le Pr revenu de France de la Sorbonne pose la question au responsable de la bibliothèque et ce dernier lui répond que personne ne pouvait utiliser ces ouvrages et c’est ainsi que les prêtres avaient emprunté le corpus. Le PR répond à présent je suis là et j’en ai besoin. Aujourd’hui, en France, à Tahiti, dans mes café-philo ou à des séminaires ou colloques je peux convoquer à la surprise générale, Clément d’Alexandrie qui définissait la philosophie comme une servante de la religion. Pr infatigable qui passe plus de temps que tous dans les artères de la bibliothèque de l’UCAD avec s’il vous plaît son nœud papillon bien noué et sa loupe. Le professeur Djibril Samb quitte la direction de l’IFAN mardi, par Aboubacar Demba Cissokho « Le professeur Djibril Samb a annoncé dimanche sur les ondes de la Radio Futurs médias (privée) qu’il quittera la direction de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN Cheikh Anta Diop) le 28 décembre 2004 lors du conseil d’administration de l’institution ‘’J’ai décidé, au prochain conseil d’administration que je vais convoquer pour le 28 décembre, de ne pas demander le renouvellement de mon mandat’’, a notamment déclaré M. Samb invité de l’émission ‘’Grand Jury’’, estimant avoir ‘’terminé’’ la mission qui lui avait été confiée à l’IFAN en 1995. ( Il donne raison au Pr I SOW qui invite à la révolution politique et le mandat unique). Il a rappelé qu’en allant à l’IFAN, il s’est vu fixer par Souleymane Niang alors recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, trois missions : la relance de toutes les catégories de publication, la remise en état de fonctionnement du laboratoire de Carbone 14 et l’inventaire du musée d’art africain. ‘’Depuis mon arrivée à l’IFAN en 1995, c’est-à-dire en neuf ans, j’ai fait quelque 35 publications soit 3,88 publications par an. En comparaison, les 10 dernières années avant mon arrivée, il n’y avait eu que huit publications’’, a indiqué Djibril Samb spécialiste reconnu du philosophe grec Platon. Selon lui, le laboratoire de Carbone 14 — mis en place par le professeur Cheikh Anta Diop — a été remis en état de fonctionnement. ‘’Il est même doté d’un liquéfacteur d’azote parce que (l’azote) coûte cher. C’est 11.000 le litre, et vous ne pouvez pas acheter moins de 50 litres. Chaque fois que vous achetez de l’azote, vous déboursez quelques 550.000 francs. Un institut comme l’IFAN ne peut pas soutenir de telles dépenses. C’est pourquoi, j’ai doté le laboratoire Carbone 14 d’un liquéfacteur d’azote acheté aux Etats-Unis’’, a ajouté le professeur Samb. Il a affirmé avoir terminé l’inventaire du musée d’art africain de l’IFAN, précisant qu’il y a aujourd’hui 9272 objets. ‘’On ne savait pas combien d’objets il y avait là-bas. Maintenant on sait. Il y a 9272 objets’’. ‘’Donc mission terminée pour le professeur Djibril Samb’’, a-t-il poursuivi, soulignant que ‘’ne serait-ce que par dignité, lorsqu’on a fait une dizaine d’années à la tête d’une institution, on doit partir et laisser la possibilité à quelqu’un d’autre de prouver ce qu’il sait faire. Djibril Samb, 63 ans (il est né le 29 avril 1951 à Saint-Louis au nord du Sénégal), est membre de la Société hellénique des études de philosophie (1983), membre associé de la société française de philosophie (1984), docteur en lettres (Paris Sorbonne, 1985), maître de conférences (1992). Aujourd’hui Titulaire de chaire et Pr émérite des Universités. M. Samb est aussi diplômé de l’Institut français de journalisme et de sciences de l’information (1984), professeur titulaire de classe ordinaire depuis 1993. Il a rédigé 164 ouvrages et articles». Le PR Djibril SAMB nous invite toujours à le retrouver sur des sujets difficiles, non réglées qui font couler beaucoup d’encre, grâce à sa rigueur intellectuelle, ses connaissances précises et encyclopédiques, il règle les apories de façon définitive. Le vocabulaire des philosophes africains, Djibril Samb Etudes du lexique des stoïciens ; L’harmattan, Djibril Samb L’Afrique dans le temps du monde, l’Harmattan, 2010 DU Pr D SAMB Etude du lexique des stoïciens, l’Harmattan 2009 L’interprétation des rêves en Afrique noire ( La Sénégambie) Prix NOMA NEAS 1998 Comprendre la laïcité, Dakar NEAS, 2005 Cheikh Anta DIOP, NEAS , Dakar 1992 Les premiers dialogues de Platon : Structure dialectique NEAS 1997 MANUEL DE MÉTHODOLOGIE ET DE RÉDACTION BIBLIOGRAPHIQUE Initiation à la recherche, à la rédaction et à la présentation des thèses, des mémoires, des rapports scientifiques et techniques, des articles et autres travaux académiques A l'usage des étudiants, des auteurs, des rédacteurs, des éditeurs et des secrétaires - Seconde édition revue et augmentée. PR D SAMB Oui la question de la philosophie africaine a fait couler beaucoup d’encre et c’est grâce à l’Université de Ouagadougou que le Professeur Djibril SAMB meilleur platonisant et platonicien d’Afrique noire s’est intéressé à cette question essentielle dans le choc des cultures, chaque « monde » s’appropriant la paternité de la chose tout en niant son existence chez les autres Il faut se rappeler les noms de Tempels, Alassane NDAW, Kocc Barma, Hountondji, Kagame, Foté au sujet de l’existence ou non de la philosophie africaine ou de la pensée africaine. Les propos de Hegel sur l’Afrique ainsi que ceux de Gobineau etc ont conduit nos intellectuels à s’approprier un champ d’investigation laissé en friche. Le Pr Djibril SAMB a sauvé l’Institut Fondamental d’Afrique Noire IFAN, Ce site de recherche dirigé par Théodore MONOD puis Cheikh Anta DIOP en dépoussiérant le mammouth et en relançant les publications ou en les revitalisant. Beaucoup d’intellectuels et chercheurs et étudiants reconnaissent au Pr D SAMB de leur ouvrir un chemin avec des outils qu’il a fabriqué sur des bases scientifiques et solides et c’est pourquoi je vous invite à le suivre et à le lire. Le Pr Souleymane Béchir DIAGNE universitaire faisant partie de 20 personnalités les plus écoutées, un logicien agrégé de philo il travaille pour la rencontre des cultures et les questions interculturelles. L’auteur de Boole , l’oiseau de nuit en plein jour est un des intellectuels les plus écoutés du monde. Un conférencier que le Paris des savants courent. Les grands centres de recherches et de cultures ( Le MAC de paris) se l’arrachent. Souleymane Bachir Diagne, professeur de langue française à Columbia University, spécialiste de l'histoire des sciences et de la philosophie islamique. Philosopher en islam, c'est soumettre aux exigences de la raison les textes et récits transmis par la tradition musulmane. Souleymane Bachir Diagne rappelle dans cet essai limpide que l'univers culturel musulman, à travers des figures comme Avicenne, Averroès et Ghazali, a établi depuis très longtemps ce dialogue exigeant entre les données d'une Parole révélée et une raison invitée à l'interpréter librement. À l'heure des crispations et des tentations de clôture, tandis que s'intensifient les risques de conflit, cet ouvrage est une puissante invitation à renouer le fil de cette ancienne tradition, en l'investissant des questions contemporaines. Une leçon de raison et d'espérance. Dans l’encre des savants le PR « Partant de ce fait que la philosophie africaine connaît aujourd'hui un important développement et fait l'objet de nombreuses publications, l'auteur examine le champ de questions et l'espace de débat que constitue l'activité philosophique en Afrique pour présenter ici à la fois un «précis» de cette activité et un exposé de ses propres réflexions sur les thèmes les plus importants autour desquels elle s'organise. L'on peut considérer en effet, constate-t-il, que pour l'essentiel quatre grandes questions constituent les enjeux majeurs de la réflexion philosophique africaine : premièrement celle de l'ontologie en relation avec les religions et l'esthétique, deuxièmement celle du temps - plus particulièrement de l'avenir et de la prospective -, troisièmement celle de l'oralité et des implications de sa transcription traduction, quatrièmement enfin celle, politique, des socialismes. Ces grandes questions posent aussi celle, fondamentale, et qui les traverse, des langues et de la traduction. » Dans son essai : «Léopold Sédar Senghor, l'art africain comme philosophie : essai » S. Senghor a cherché à exprimer quelle philosophie se lit dans les arts plastiques, les chants et danses africains. C'est cette attitude, d'abord herméneutique, de déchiffrage, qui est la vérité de sa philosophie. Afin de relire Senghor, aujourd'hui, il ne faut pas se donner la Négritude trop vite, affronter tout de suite les formules trop bien connues à quoi on résume sa pensée. Il faut savoir d'abord retrouver l'attitude première, la posture herméneutique que Senghor a adoptée dès ses premiers écrits pour répondre à la question qui fut aussi celle de Picasso : que veulent dire les masques africains ? Que disent ces objets que l'on a appelés des fétiches lorsque les dieux en sont partis ? Panant de cette question, Senghor, avec beaucoup de bonheur, a mis à jour une ontologie dans laquelle l'être est rythme et qui se trouve au fondement des religions africaines anciennes. De cette ontologie il a montré que les arts africains constituaient le langage privilégié. -4ème de couverture- On a trop souvent oublié que Le Pr Souleymane Béchir DIAGNE est aussi un mathématicien qui a enseigné la logique à l’UCAD et j’étais un de ses étudiants. Il a publié un ouvrage dont on parle peu mais qui a fait progresser la difficile pensée de Boole : Alors que l'on voudrait si souvent se référer à l'oeuvre de G. Boole dès que l'on prétend "raisonner rigoureusement", on ne pouvait jusqu'ici accéder aisément au texte original de "l'investigation des lois de la pensée" (1854) : l'oeuvre, au titre si ambitieux, qui fonde l'algèbre de boole et par elle, toutes les logiques formelles (ou mathématiques) contemporaines. Accéder au texte, et à son contexte, celui de l'école analytique anglaise au XlXème siècle, étrangement peu familière aux cultures scientifique francophones contemporaines (Hamilton, de Morgan, Jevons, Venn... et L. Caroll !). Toute réflexion sur "les opérations" de la pensée complexe s'exerçant sur des représentations complexes ne nous conduit-elle pas pourtant sans cesse à nous interroger sur les conditions de la rigueur - ou de la légitimité - des enchaînements de ces opérations ? Enchaînements dont depuis Aristote on voudrait assurer "la logique". C'est cette irritation qui conduit à repérer ce remarquable et passionnant essai d'un professeur de philosophie à l'Université de Dakar. Par le jeu d'une biographie richement documentée et illustrée, il nous permet d'accéder à l'essentiel de l'oeuvre de Boole... et à ses "remords" de l'avoir écrite "en étant bien trop sous la dénomination des idées mathématiques" ("remords" qui ne furent publiés qu'en 1952, un siècle plus tard !). On est frappé, en étudiant cette extraordinaire aventure de l'esprit (qui n'était pas, dans le contexte, une aventure solitaire) par l'extrême attention des logiciens du siècle passé aux enjeux épistémologiques des questions qu'ils étudiaient, attention qui contraste avec l'indifférence apparente de tant de logiciens contemporains : tout à la satisfaction de traiter des problèmes techniques, ils oublient de remonter aux sources et de travailler Aristote, en ignorant la question naïve que Paul Valéry posait déjà en 1900 dans le cahier "Mars 00" : "Qu'est-ce qui nous force à tirer la conclusion d'un syllogisme ? Rien dans la logique ne répond. Et nous ne la tirons pas toujours". Attention qui ne permit pourtant pas aux logiciens du XIXème siècle, semble-t-il, de percevoir l'ambiguïté perverse de la réduction de la "contradiction" au complémentaire universel défini par la "négation formelle" (que signifie nier une proposition ?). Il reste que cette intelligence de l'oeuvre de Georges Boole s'avère très enrichissante pour notre intelligence du raisonnement en situation complexe, tant par l'élucidation des limites du raisonnement syllogistique que par la pertinence des questions épistémologiques que suggère toute entreprise de symbolisation de la pensée ». Boole, l'oiseau de nuit en plein jour ; DIAGNE Souleymane Bachir ; Ed. Belin, Paris, 1989 - 264 p Epistémologie de la Complexité - Ingegno Rationalité et Heuristiques. Aujourd’hui le Pr S B DIAGNE travaille beaucoup sur la refonte des universités africaines et sénégalaises en particulier, le dialogue islamo-chrétien et le dialogue des cultures.
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