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Le Diga dou de Besançon c'était la maison du Sénégal à Besançon : Manu nous a quitté dans son Thiés natal

Mai 11, 2019
Le Diga dou de Besançon c'était la maison du Sénégal à Besançon : Manu nous a quitté dans son Thiés natal

 

Vous ne connaissez pas cet homme mais il était un pilier dans la ville, un acteur de la cité, un passeur de témoin, un conseiller.


Manu tenait un café sur les quais à Besançon au centre ville.

C'était le lieu in-branché, cosmopolite et tous ceux qui pensent mixité, ouverture se retrouvait là pour discuter et refaire le monde. Tous ceux qui ont séjourné en Afrique étaient certains de retrouver un africain pour raconter son périple.


Manu et le Diga dou c'était aussi un lieu où tout ancien sénégalais ou nouveau dans la ville venait se ressourcer. Il est certain de retrouver la-bas un sénégalais ancien ou nouvellement arrivé. Et ça fait du bien.

On pourra dire aussi qu'au diga diga doo certains couples ont pris naissance la bas, si les murs pouvaient parler ,,,,,


Autour de lui il y avait une garde rapprochée tout aussi impliquée dans le partage, la transmission et l'écoute des gens j'ai nommé Jeannot et Lamine.
On vient de m'apprendre que Manu est décédé mercredi à Thiès au Sénégal et merci à Dem qui m'en a parlé pour que j'en parle aux amis.


Brigitte Brunner m'a gentiment donné des photos d'archive et je l'en remercie vivement.

Oui, nos amies blancs et blanches nous retrouvaient au diga diga doo pour passer le temps au rythme de la musique sénégalaise ou du jazz ou du blues, le tout face au fleuve le Doubs.

Jeannot, lamine, Ndiaga sall, Doudou, pape Cissoko, bruno correa, Alassane diagne, Marie Christine, Bathe de Belfort, les professeurs Paul Diedhiou et Lamine Ndiaye ( ilest sur laphoto de groupe), Badou Mbaye, Jeannette, Biri Koita, Mademba, Dr Dramé cardiologue à Dakar, Djaraaf Professeur de maths à l'UCAD, Banding Diawara, Pape Dieng, tapha lô, Diallo président de l'AMESB association sénégalaise de Besançon, Ellou Wade, et tous ceux que j'ai oublié.


Merci et toutes nos condoléances à sa famille. Il m'avait bien accueilli et quand je revenais en mission à Besançon j'allais le retrouver ailleurs pour le saluer puisqu'il n'avait plus la gestion de ce lieu.

Il appréciait le geste et me disait merci du coin de l'oeil, la  parole serait de trop et trop pénible pour cet homme généreux et modeste.  

En homme d'élégance toujours affable malgré un air grave qui témoigne de la dureté du travail de nuit ou dans les bars. Manu était professionnel dans son travail et nous sénégalais avions vu cette rigueur et cela nous démontrait que connaître un commerçant ne doit pas incliner à venir consommer sans payer.

Tu paies et s'il a envie de t'offrir un verre il fait. Jeannot et Lamine avaient cette même rigueur et tant mieux.


Je voulais lui rendre ici un hommage et aux noms de tous les bisontins et les sénégalais ayant séjourné dans cette belle ville de Franche Comté, je présente nos condoléances attristées. Dieu est maître et c'est lui qui nous prend nos amis, nos frères, nos parents, quand et où il le décide.

A nous d'accepter cela et de prier pour Manu et lui dire merci pour tout.


Je viens de rencontrer ce soir un ancien de Besançon, Ousseynou Ndiaye de ABCO Bourse qui était avec la BHS pour présenter un grand projet «appel public à l'épargne en direction de la Diaspora » et je lui annonçais ce décès. .


Manu sois en paix et garde ma reconnaissance sans faille.

CISSOKO Bakary Pape, bisontin dans l'âme

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