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La culture au son de l'Afrique et en plein coeur du 15 eme à Paris avec DEKKAL-THIOSSANE et Paulette CORREA-Avec la participation de Mr Doudou DIENE

Mar 06, 2019
La culture au son de l'Afrique et en plein coeur du 15 eme à Paris avec DEKKAL-THIOSSANE et Paulette CORREA-Avec la participation de Mr Doudou DIENE

 

Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des risques, crises et conflits en Afrique.


Encore une fois Mme Paulette CORREA nous a concocté avec ses adhérents de diverses nationalités une journée de haute facture et qui honore la culture comme facteur de paix.
Apres avoir tapissé les pourtours de la belle et grande salle de la mairie du XV e arrondissement toujours à l'écoute des associations, tableaux, masques , satues et statuettes indiquent la voie.
Petit à petit la journée se déroule et le koriste égaye les oreilles et les yeux des invités. La mise en bouche continue jusqu'en début d'après-midi et là le monde afflue.
Je n'avais pas le programme complet et je n'avais pas le nom des panélistes et dans la salle je vois un monsieur au beau teint foncé et au crane nu, c'est un style une marque déposée, une personnalité du monde savant et de l'interculturel ; il s'agit bien de MR Doudou  DIENE. Je l'avais rencontré dans le haut Doubs en haute Saône à la Maison de la négritude et des Droits de l'homme de Champagney et il avait réussi à mettre sur pied des projets humanistes qui honorent tous les humanistes épris de paix et de justice ".

En vingt ans, la Route de l'esclave s'est enrichie de très nombreux parcours, sites et monuments liés à l'histoire de la traite transatlantique, de l'esclavage et de leurs abolitions. En France, outre le memorial de Nantes, un parcours "Route de l'esclave" relie dans l'Est le fort de Joux, la Maison de la Négritude à Champagney, le musée de l'abbé Grégoire à Emberménil, la maison natale de Victor Schoelcher à Fessenheim et le couvent d'Anne-Marie Javouhey à Chamblanc. Michel Reinette, animateur du colloque a annoncé l'ouverture prochaine en Guadeloupe du Mémorial ACTe. »
Je vais le saluer tout ému et il se souvient de nos amis communs le couple Olivier aujourd'hui disparus.
Bref, Paulette a su nous concocter un plateau un peu déséquilibré, on ne peut pas mettre à la même table Doudou Diene et des jeunes si talentueux soient-ils, Doudou s'asseoit aux côtés de feu Joseph NDIAYE ; et ce dernier n'étant pas universitaire n'était pas à la hauteur de notre bonhomme. Passons.


Le débat est ouvert et M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de gestion des conflits (IIGC), dans un brillant power point nous entraine dans une visibilité de des conflits et les modes de gestion. Il nous dit que le conflit est consubstantiel à l'homme de la naissance à la morts, le conflit est inhérent mais là n'est pas le problème , il faut se donner les moyen de gérer ces tensions.

Dans ses envolées qui témoignent d'une maitrise parfaite du sujet, il nous parle des acteurs qui entrent en jeux pour gérer les conflits, il continuent et nous parle des figures charismatiques : les anciens, les sorciers, les chefs coutumiers, les forgerons, les chefs religieux etc. ces acteurs peuvent en fonction des coutumes et traditions trouvent des moyens efficaces pour gérer les conflits et apporter une trranquilité apaisante.

Puis vient le tour M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre, Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO. Il nous plonge dans le concrét et explique pourquoi quand on veut toucher ou détruire un peuple une civilisation on s'en prend à tout ce qui réfère à la culture et c'est ainsi qu'il nous parle de Tombouctou, temple du savoir comme la bibliothèque d'Alexandrie. Pour accéder au savoir donc à la culture, les 7 sages grecs ont accepté de se faire circoncire.

Mr Diène entre dans la danse et lève des malentendus sur la concept de culture. Il se met debout et tient le micro. La salle retient son souffle et tend plus les oreilles et ouvrent les yeux pour boire le verbe magistralement manié et manipulé (travail de concepts). Je rigole en voyant certains secouer la tête pour remettre les neurones en phase avec l'orateur. Oui il déplace ou remet le sujet dans une perspective inattendue mais pas hors sujet.

Trois notions seront convoquées pour parler de la culture et selon lui toute réduction à la dimension exclusivement esthétique est une aberration et un leurre. L'éthique, l'esthétique et la spiritualité font de nos masques et autres un patrimoine culturel.

L'auteur avance une autre idée sur les immigrés qui sauvent les personnes âgées de la solitude et de l'isolement. Ce sont nos dames africaines qui s'occupent des personnes du 3 eme âge et qui à travers les échanges parlent de leurs cultures. Il nous parle des techniques de gestions des conflits au Rwanda et finit par nous dire «quand les feuilles se querellent les racines s'embrassent, la fondation que constituent les racines permettent de mouler et supporter la structure. La culture au secours de la vieillesse en France.


Une conférence sur la culture comme outil ou mécanisme de gestion des conflits ou une façon pour gérer les risques était un beau sujet et la diversité des approche a alimenté la problématique.


Notre ami Fopa éducateur spécialisé bien connu en France pour sa capacité à parler d'interculturalité en passant par le conte et les repas «marmitedor».
Je prends la parole pour dire que les africains avaient déjà pensé à la gestion de la paix à travers une chartre celle du Mandé antérieure à la déclaration des droits de l'homme. L'éducation et l'instruction, les voyages et les rencontres favorisent le dialogue et la reconnaissance réciproques.


Du beau monde, des gens insoupçonné comme l'artiste Dhem qui a joué dans le film « Il a déjà tes yeux avec A MAIGA». C'est d'ailleurs ses peintures qui ont orné les murs et son fameux assemblage de la carte de l'Afrique à l'envers. Il faut signaler la présence magestueuse et élégante dans une tenue verte rehaussée par un foulard de tête à l'esthétique réussie de Cécile Thiakane.
Je pense aussi à cet artiste Félicien Jérent cet antillais qui aime la rencontre des cultures et à travers son slam ou ses textes il nous conduit ailleurs pour prendre conscience. Dans la continuité un autre poête qui chante d'une voix éraillée et sublime, l'épaule baissée et le torpédo fixé sur la tête; il psalmodie les mots et énonce les métros parisiens " Un album bouclera la boucle en février 2010. Aimé Nouma, étonnant mélange d’assurance, d’autorité et de réserve, y raconte les arrondissements de Paris découverts au gré de ses relations amoureuses. Il évoque aussi la délinquance, la prostitution et le devoir de mémoire. « Marianne, change de disque, cesse donc d’être amnésique », déclame-t-il de sa voix éraillée."

Cette écrivaine NAD'Y chanteuse et poète qui n'a pas manqué d'esquisser des pas de danses avec Elisabeth CORREA notre juriste et d'autres. Notre juriste aussi a mis « mis le feu» De la musique du défilé des objets culturels tissus masques tableaux cuisine etc, il y a du bon , du goût et de la culture et de la diversité.


Quand je vous chante « C'est bon pour le moral « vous aurez compris que nous avions aussi dans l'assistance le couple de la compagnie Créole salué par les anciens. Notons la présence de bayealltoubab qui anime des spectacles et donne des cours de danse : Babacar Faye que j'ai rencontré pour la 1 ère fois dans l'avion et on s'est retrouvé dans ce haut lieu de la culture à l'initiative de Paulette CORREA et son association DEKKAL Thiossane qu'on ne cessera jamais de féliciter et d'encourager.

Paulette a su nous réunir une dizaine de diplomates en un temps un lieu pour honorer la culture et c'est déjà un grand succès qui augure la rencontre de 2020.

« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue
Version : Française et Caractères
harmonisés Maninka AVANT PROPOS
La charte de Kurukanfuga 2
Est-il encore besoin de parler de l'importance et du rôle de la tradition
orale dans la reconstitution ou de la réécriture de l'histoire africaine ?
Des spécialistes comme Joseph KIZERBO en ont largement fait l'apologie
même s'ils reconnaissent par ailleurs qu'elle doit être traitée avec
discernement et circonspection.
L'Afrique noire étant par essence le continent de l'oralité, elle donne à la
parole la même valeur que d'autres peuples à l'écrit. D'ailleurs l'écrit ne
dérive-t-il pas de la parole ?
Le Coran et la Bible pour ne citer que ceux-là n'ont-ils pas été révélés
oralement avant d'être transcrits ?
Ceux qui en Afrique sont les dépositaires de la mémoire collective,
suffisamment conscients de la mission qui est la leur, se sont toujours
efforcés de transmettre les traditions archives telles qu'ils ont reçues,
sans rajouts, ni surenchères.
C'est grâce à une poignée de cette génération de traditionalistes que nous
avons pu reconstituer aujourd'hui une partie de l'histoire de l'Afrique
médiévale, l'empire du Mali à travers l'un des épisodes les plus
significatifs de sa fondation : la constitution de l'empire Mandingue ou
« la Charte de Kurukan Fuga ».
A la faveur de l'atelier organisé par Intermédia Consultant S.A et la
Radio Rurale de Guinée en mars 1998 à Kankan (République de Guinée),
les communicateurs des radios rurales de la sous –région Ouest Africaine
ayant en commun les langues Bambara et Maninka, des chercheurs de
Guinée et du Sénégal se sont penchés sur le rôle que les Nouvelles
Technologie de l'Information pouvaient jouer en faveur du monde rural.
C'est à cette occasion qu'est apparue la nécessité de l'archivage de la
tradition orale. Dans ce contexte, l'histoire de l'Empire du Mali a été
ciblée comme pouvant fournir des éléments de culture d'une valeur
inestimable.
La charte de Kurukanfuga 3
La constitution de l'empire du Mali consacrée par une Charte de 44
articles devrait servir de tremplin à ce programme d'archivage.
Or, les auteurs qui ont écrit sur l'histoire de l'empire du Mali ont souvent
effleuré la Charte sans l'approfondir. Le Professeur Djibril Tamsir
NIANE dans son titre célèbre « l' Epoque Mandingue» a parlé de
« Kurunkan Fuga ou le Partage du Monde », traduisant ainsi son
informateur. Les grandes idées de la Charte y sont émises pour la
première fois mais le lecteur reste sur sa faim.
Pour une fois donc, un groupe de traditionalistes a réussi à reconstituer
la Charte avec la contribution non moins importante des
communicateurs des radios rurales et des chercheurs ci haut référencés.
Confrontée plus tard à la version du Chef des traditionalistes du Mali, M.
Bakary SOUMANO et à celle de M. Abdoulaye KANOUTE,
traditionalistes émérite à Tambakounda (Sénégal), la version issue de
l'atelier de Kankan à laquelle M. KANOUNTE a d'ailleurs participé, se
trouve être la plus complète, étant l'oeuvre d'un groupe.
Les grandes déclarations du monde sont presque toujours consécutives à
des grandes révolutions : la Déclaration française des Droits de l'Homme
et du Citoyen de 1789 a eu lieu au lendemain de la prise de la Bastille.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de décembre 1948 a
réuni les Nations Indépendantes du monde après la deuxième guerre
mondiale, etc.
La Charte de Kurukan Fuga (Cercle de Kangaba en République du Mali)
a été convoquée en 1236 après que le Manding se fut libéré du joug du roi
sorcier Soumaro KANTE.
Kurukan Fuga a posé les grands principes devant régir la vie du grand
peuple manding dans toutes ses composantes et sur tous les aspects :
organisationnel, économique, culturel, juridique, environnemental, etc.
Cette Charte mieux que les déclarations qui lui sont postérieures, a la
particularité d'avoir résisté au temps et aux vicissitudes de l'histoire
(traite des noirs, colonisation...).
En effet, la Charte de Kurukan Fuga continue de régir de nos jours tous
les peuples ayant appartenu au grand manding, du moins en ce qui
La charte de Kurukanfuga 4
concerne l'organisation de la société, la division du travail, la gestion des
conflits, l'hospitalité, la coexistence pacifique et la tolérance.
Convoqué au lendemain de l'historique bataille de Kirina qui a vu la
victoire de Soundiata KEITA sur Soumaoro KANTE, la Charte de
Kurukan Fuga s'est tenue sous l'égide de Kamadjan CAMARA, roi de
Sibi.
Les délégués convoqués pour la Charte étaient les représentants des
tribus qui devaient plus tard constituer les douze provinces de l'empire.
Les femmes n'étaient pas en reste dans le rassemblement parce qu'elles y
prirent une part à travers leurs représentantes.
La Charte dura douze jours et la séance était présidée par Samadi Bobo,
roi des Bobos.
Le premier acte de l'assemblée de Kurukan Fuga après le cérémonial
d'ouverture fut le serment d'allégeance de douze chefs de provinces à
Soundiata KEITA qui fut proclamé Empereur du grand manding.
La première fédération des peuples noirs venait de naître : l'Empire du
Mali.
Après cette proclamation, des discussions furent ouvertes à l'issue
desquelles une Charte de 44 articles fut adoptée.
Aucun domaine de la vie ne fut occulté : l'organisation sociale, les droits
et devoirs de la personne, l'exercice du pouvoir, les droits patrimoniaux
et extrapatrimoniaux, la place des femmes dans la société, la famille, la culture de la tolérance, la gestion des étrangers, la préservation de la nature, la conservation et la transmission de l'histoire, la gestion des conflits, tout y passa.
Telle est la quintessence de l'atelier de Kankan sur ce chapitre consacré à la Charte de Kurukan Fuga.
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Je ne peux résister à vous donner la charte
« LA CHARTE DE KURUKAN FUGA
Les représentants du Mandé traditionnel et leurs alliés, réunis en 1236 à
Kurukan Fuga actuel cercle de Kangaba (République du Mali) après
l'historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I. DE L'ORGANISATION SOCIALE
Article 1er :
La société du grand mandé est divisée ainsi qu'il suit :
• Seize (16) « Ton ta djon » ou porteurs de carquois ;
• Quatre (4) Mansa si » ou tribus princières ;
• Cinq « Mori Kanda » ou classes de marabouts ;
• Quatre (4) « Nyamakala » ou classes de métiers.
Chacun de ces groupes a un rôle et une activité spécifiques.
Article 2 : les « Nyamakala » se doivent de dire la vérité aux Chefs, d'être,leurs conseillers et de défendre par le verbe, les règles établies et l'ordre sur l'ensemble de l'Empire.
Article 3 : les « MoriKanda » sont nos maîtres et nos éducateurs en islam.
Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4 : la société est divisée en classes d'âge. A la tête de chacune
d'elles est élu un chef. Sont de la même classe d'âge les personnes
(hommes ou femmes) nées au cours d'une période de trois années
consécutives.
Les « Kangbé » (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5 : chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, tout acte attentatoire à la vie d'autrui est
puni de mort
La charte de Kurukanfuga 7
Article 6 : pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué la
« Könögbèn Wölö » (un monde de surveillance pour lutter contre la
paresse et l'oisiveté).
Article 7 : il est institué entre les « Mandenkas le Sanankunya »
(cousinage à plaisanterie) et le « Tanamanyöya » (forme de totémisme).
En conséquence, aucun différend né entre ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l'autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-soeurs, entre grands-parents et petits enfants,
la tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8 : la famille KEITA est désignée famille régnante sur l'Empire.
Article 9 : l'éducation des enfants incombe à l'ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient par conséquent à tous.
Article 10 : adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11 : quand votre femme ou enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.
Article 12 : la succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu'un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu'il possède des biens.
Article 13 : n'offensez jamais les « Nyaras » (paroliers attitrés).
Article 14 : n'offensez jamais les femmes nos mères.
Article 15: ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d'avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16 : en plus de leurs occupations quotidiennes, les femmes doivent être associées à tous nos Gouvernements.
Article 17 : les mensonges qui ont vécu et résisté 40 ans doivent être
considérés comme des vérités.
Article 18 : respectons le droit d'aînesse.
La charte de Kurukanfuga 8
Article 19 : tout homme a deux beaux-parents : les parents de la fille que l'on n'a pas eue en mariage et la parole qu'on a prononcée sans
contrainte. On leur doit respect et considération.
Article 20 : ne maltraitez pas les esclaves, accordez-leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu'ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l'esclave mais pas du sac qu'il porte.
Article 21 : ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses : du chef, du voisin, du marabout, du féticheur, de l'ami et de l'associé.
Article 22 : la vanité est le signe de la faiblesse et l'humilité le signe de la grandeur.
Article 23 : ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole
d'honneur.
Article 24 : ne faites jamais du tord aux étrangers.
Article 25 : le chargé de mission ne risque rien au Mandén.
Article 26 : le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27 : la jeune fille peut être donnée en mariage dès qu'elle est
pubère sans détermination d'âge. Le choix de ses parents doit être suivi quel que soit le nombre des candidats.
Le jeune garçon peut se marier à partir de 20 ans.
Article 28 : la dot est fixée à 3 bovins : un pour la fille, deux pour ses père et mère.
Article 29 : le divorce est toléré pour l'une des causes ci-après :
• l'impuissance du mari ;
• la folie de l'un des conjoints ;
• l'incapacité du mari à assumer les obligations nées du mariage.
Le divorce doit être prononcé hors du village.
Article 30 : venons en aide à ceux qui en ont besoin.
Article 31 : respectons la parenté, le mariage et le voisinage.
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Article 32 : tuez votre ennemi, ne l'humiliez pas.
Article 33 : dans les grandes assemblées, contentez-vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.
II. DES BIENS
Article 34 : il y a cinq façons d'acquérir la propriété : l'achat, la donation, l'échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 35 : tout objet trouvé sans propriété connu ne devient propriété commune qu'au bout de quatre ans.
Article 36 : la quatrième mise bas d'une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 37 : un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 38 : un oeuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule
pondeuse.
Article 39 : assouvir sa faim n'est pas du vol si on n'emporte rien dans
son sac ou sa poche.
III. DE LA PRESERVATION DE LA NATURE
Article 40 : la brousse est notre bien le plus précieux, chacun se doit de la protéger et de la préserver pour le bonheur de tous.
Article 41 : avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 42 : les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard, et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
La charte de Kurukanfuga 10
IV. DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 43 : Balla Fassèkè KOUYATE est désigné grand chef des
cérémonies et médiateur principal du mandéen. Il est autorisé à
plaisanter avec toutes les tribus, en priorité avec la famille royale.
Article 44 : tous ceux qui enfreindront ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller à leur application sur l'ensemble du territoireimpérial.


Transcrit par :


Monsieur Siriman KOUYATE


Conseiller à la Cour d'Appel de Kankan »

Et ceci aussi pour que nos jeunes soient au courant que la tradition a fait et connu de bonnes choses pour gérer et prévenir les conflits.


Cousinage à plaisanterie Un ciment de l'unité nationale

Un infaillible régulateur de tensions sociales....

Un incident, peut-être banal, mais sans doute assez révélateur de la force et de l'importance du rôle de ''régulateur de tension'' que joue la parenté à plaisanterie au sein de notre société. La scène se passe un samedi matin aux guichets d'une banque de la place, à une heure de grande affluence. Pour éviter la rude épreuve de la bousculade, source de toutes sortes de désagréments et de frustrations, les clients ont dû former le rang. L'ordre étant strictement respecté par tout un chacun, tout se déroulait normalement. Du moins, jusqu'à l'arrivée d'un monsieur, visiblement peu soucieux des règles de bienséance, qui ne s'est pas gêné pour faire fi de l'ordre établi en ignorant l'existence de la file de clients. Marchant d'un pas déterminé et la mine crispée, comme pour dissuader ceux qui pourraient être tentés de le rappeler à l'ordre, notre monsieur fonça directement au guichet, brûlant royalement la politesse à tous ceux qui l'ont devancé. L'atmosphère devint subitement pesante. Ça commença à murmurer dans les rangs sans que nul n'ose élever la voix pour crier au scandale. Et soudain une voix de femme monta dans la file : " Il y a des signes qui ne trompent guère. Pour agir ainsi, il faut forcement être un Bagobiri ! Quand il s'agit de palper l'argent, c'est toute leur avidité qui se met en éveil. Il faut le comprendre, c'est plus fort qu'eux... ".

Tous les regards se tournent vers cette femme qui apostrophait l'intéressé. Le ton était sérieux, voire assez rude, mais chacun a tout de suite compris que la dame venait d'engager , à travers ces mots, une approche plutôt diplomatique de régler le problème. " C'est pareil chez les Djerma, quand ils se trouvent devant un plat de ''dibiganda'' bien assaisonné de ''tigadigué'' et chez les Sonray, devant une tasse de ''doungandi'. Autrement dit, à chacun son objet de cupidité... ", rétorqua le monsieur. Rires et détente dans les rangs des témoins de cet épisode de plaisanterie sur fond d'empoignade entre le cousin Bagobiri et sa cousine Djerma. L'atmosphère se décante et les pourparlers s'engagent. Après que l'intéressé eut expliqué le mobile de son empressement, la cousine plaida la cause de son cousin pour qu'on le laisse passer à la caisse. Un consensus fut ainsi trouvé et le monsieur ne manqua pas, avant de partir, de glisser un billet de 2000 FCFA à sa parente, comme pour dire que l'incident est clos. Et en beauté !... Une scène pareille, on la vit presque tous les jours et en toutes circonstances, partout au Niger. En effet, chaque attroupement de personnes, cérémonie et autres occasions du genre sont, mine de rien, dominés et agrémentés par les ''altercations verbales'' de goût plutôt plaisant entre Peulh, Maouri et/ou Béri-béri ; Djerma, Sonray, Bagobiri et Touareg, Gourmantché et Touareg, etc. Comme quoi, au Niger, la concorde nationale n'est pas un vain mot, car elle tient sa force de ses racines ancestrales.

En présence de membres éminents de la diplomatie.
- A partir de 10 h 00 : Expositions d'oeuvres d'art et de masques africains sacrés et profanes, de MM.
Bass DHEM et Moctar GUEYE Licka. Avec accompagnement par le joueur de KORA, M. ELYDIA.
- De 15h à 17h : Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des
risques, crises et conflits en Afrique.
- M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de
gestion des conflits (IIGC) ;
- M. Doudou DIENE, Rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance ; expert indépendant de l'ONU sur les questions
des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Il a été ancien Directeur général adjoint de l'UNESCO, puis directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet « Route de l'esclave » ;
M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre,
Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO ;
M. Kiflé SELASSIE BESEAT, historien, universitaire, écrivain et poète qui a été Directeur du Patrimoine de l'UNESCO et aussi Directeur du Fonds International pour la Promotion de la Culture
(FIPC) de l'UNESCO. Actuellement Président de l'alliance culturelle pour le millénium éthiopien en
France.

- Grand défilé de mode de la styliste OULEY KEITA sur le thème du pagne tissé de Guinée-Bissau.

- Concert de musique animé par le chanteur sénégalo-bissau-guinéen AaYiimi (l'Héritier), le groupe congolais « TOP-ONE-FRISSON », le groupe antillais « DIAPASON SHOW », le chanteur algérien
Messaoud NEDJAHI et le chanteur HIP POP IVY.
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- INTERMEDES par les écrivains-poètes-slameurs MM. Aimé NOUMA du Cameroun et Félicien JERENT des Antilles.
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- De 20h jusqu'à 22h : COCKTAIL mis en place par Fanny food traiteur et Léna traiteur, échanges avec le public.
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Merci à la Mairie du 15 E et à la FONDATION Daniel IAGOLNITZER
-
Sous le parrainage de l'Ambassade du Sénégal et de Guinée-Bissau en France ainsi que le parrainage des Délégations Permanentes du Gabon, du Sénégal, du Congo, du Niger et du Mali auprès de
l'UNESCO.
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Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info

Dernière modification le mardi, 12 mars 2019 11:01

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