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Racisme : un Nobel de médecine Le généticien américain affirme que « les Noirs sont moins intelligents que les Blancs » Par Franck Salin-déchu de ses titres.


« Le généticien James Watson, pionnier de l'ADN et prix Nobel, déchu de ses titres pour ses propos controversés sur la race et l'intelligence Par Koba

« Il faut lutter contre cette plaie, il faut que les citoyens du monde se battent pour stopper ces idées reçues qui polluent les relations. Il faut que nos politiques fassent que l'Afrique ne soit pas le coin pauvre du monde sur qui on balance tout ce qui exprime la suprématie. L'intelligence n'a rien à voir avec la couleur»P B CISSOKO


Le scientifique américain James Watson, lauréat du prix Nobel, a été déchu de ses titres honorifiques après avoir répété ses commentaires sur la race et l'intelligence.
Dans une émission télévisée, le pionnier des études sur l'ADN a fait référence à une idée selon laquelle les gènes causent une différence moyenne entre les Noirs et les Blancs lors des tests de QI (Quotient Intellectuel)


Le laboratoire de Cold Spring Harbor a déclaré que les remarques du scientifique âgé de 90 ans étaient « non fondées et imprudentes ».


(...) Il a partagé le prix Nobel en 1962 avec Maurice Wilkins et Francis Crick pour leur découverte en 1953 de la structure à double hélice de l'ADN.
Le Dr Watson a vendu sa médaille d'or en 2014, affirmant qu'il avait été ostracisé par la communauté scientifique après ses remarques sur la race.
En 2007, le scientifique, qui travaillait autrefois au laboratoire Cavendish de l'Université de Cambridge, a déclaré au journal Times qu'il était « sombre par nature pour la perspective de l'Afrique » car « toutes nos politiques sociales sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre – alors que tous les tests ne le montrent pas vraiment » . » https://www.fdesouche.com/1140949-le-geneticien-james-watson-pionnier-de-ladn-et-prix-nobel-dechu-de-ses-titres-honorifiques-pour-ses-propos-controverses-sur-la-race-et-lintelligence


Ic l'article de Franck Salin


Le généticien américain James Watson, à qui le prix Nobel a été décerné en 1962, ne fait pas dans la demi-mesure. A la une d'un journal britannique, il défend la thèse de l'inégalité des races. Il n'en est hélas pas à son coup d'essai. Actuellement en tournée en Grande-Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, il s'apprête à diffuser ses théories frelatées.


Gobineau et ses adorateurs fascistes ne l'auraient pas renié, Mr Watson. Codécouvreur de l'ADN, Nobel de médecine en 1962, le professeur américain a déclaré le 14 octobre dernier dans les colonnes du journal britannique Sunday Times que « les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux ». Particulièrement en forme, la sommité ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Sans doute mis en confiance par son intervieweuse, la journaliste Charlotte Hunt-Grubbe, une ex-scientifique qu'il avait hébergée il y a dix ans, il a ajouté qu'il était « fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique » car « toutes nos politiques [occidentales] d'aide sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas ». Bien décidé à montrer qu'il ne croit pas en l'égalité des hommes, il affirme que « les gens qui ont des employés noirs découvrent que ce n'est pas vrai ». Forcé de reconnaître que les exemples de non-blancs brillants sont pléthore, il se fait conseiller et lâche que « beaucoup de gens de couleur sont très talentueux, mais ne leur donnez pas de promotion quand ils n'ont pas fait leur preuve à un niveau inférieur. »


A l'heure où la France inscrit le test ADN dans la loi, alors que rien ne l'obligeait à légiférer sur le sujet, et où les discours xénophobes font florès en Occident, entendre un scientifique de renom défendre de telles positions ne fait pas que nous révolter. Il y a en effet matière à s'inquiéter lorsqu'un chercheur couronné par ses pairs, récipiendaire du prix le plus prestigieux de sa discipline, s'inscrit dans la droite ligne du racisme scientifique qui s'est développé en Europe et aux Etats-Unis dès le courant du XIXe siècle. Watson déclare que ses conclusions s'appuient sur « des tests ». Cependant, aucun de ces prétendus tests – en particulier ceux du QI –, nombreux au cours de ces deux derniers siècles, n'a tenu la route face à la recherche scientifique qui a, chaque fois, prouvé combien les méthodes employées pour les réaliser étaient biaisées. Combien de fois faudra-t-il encore le dire ? Il n'y a pas de races humaines ! Des morphotypes et des cultures différentes n'impliquent pas d'inégalités intellectuelles entre les êtres humains.


Il défend l'idée d'une supériorité de l'homme blanc et hétérosexuel


L'on pourrait mettre les errements de James Watson sur le compte de l'âge. A 79 ans, il pourrait ne plus avoir toute sa tête. Cependant, il paraît être encore assez lucide pour garder la confiance du conseil d'administration d'un grand institut de recherche aux Etats-Unis. Il est l'actuel directeur du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) de New York. D'autre part, le généticien émérite, père d'un enfant atteint d'un retard mental, n'en est pas à son premier esclandre. Critiqué pour ses positions misogynes et homophobes – en 1997, il évoque la possibilité de trouver un gène de l'homosexualité, prétextant que «les femmes doivent pouvoir avorter si leur enfant est testé homosexuel » -, il a, il y a une dizaine d'années, tenu des propos douteux sur la libido des noirs.
Le professeur Watson est actuellement en tournée en Grande Bretagne pour présenter son dernier ouvrage, Avoid Boring People : Lessons from a life in science (Eviter les gens ennuyeux : leçons d'une vie passée dans les sciences ), dans lequel il développerait l'idée selon laquelle rien ne prouve que l'intelligence de peuples géographiquement éloignés ait évolué de la même façon. Ses récentes déclarations ont créé quelques remous dans la presse et le milieu scientifique.

Pour la direction du Muséum des Sciences de Londres, le chercheur américain est allé « au-delà d'un niveau de débat acceptable ». Elle a annulé la conférence qu'il devait donner dans ses locaux. Des associations de défense des droits de l'homme lui ont demandé de s'excuser publiquement. Cependant, les autres institutions où le généticien doit s'exprimer ont préféré maintenir ses interventions en donnant au public la possibilité de l'interroger sur ses propos. Par conséquent, l'apôtre de l'inégalité des races, auréolé d'un prix Nobel en partie usurpé à la scientifique juive Rosalind Franklin, pourra distiller son prêche nauséabond en toute tranquillité. Une mobilisation plus active des médias et des politiques paraît plus que jamais nécessaire pour couper court aux élucubrations du Dr. Watson. S'il n'était qu'un citoyen lambda, ses propos n'auraient pas mérité que nous nous y arrêtions. Mais sa position pourrait redonner du crédit à des théories qu'il est urgent de jeter aux oubliettes de l'humanité.
Conseil de lecture :


https://www.afrik.com/racisme-un-nobel-de-medecine-affirme-que-les-noirs-sont-moins-intelligents-que-les-blancs

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

Harrison Ford : "Arrêtez de donner le pouvoir à des gens qui ne croient pas en la science"


L'acteur de Star Wars et Indiana Jones a pris la parole le 12 septembre 2018 au Sommet pour le climat de San Francisco en tant qu'ambassadeur de l'ONG Conservation International. Harrison Ford a dénoncé les dangers de l'inaction face au changement climatique et les ravages des climato-sceptiques et des anti-sciences.

Harrison Ford au pupitre du Sommet pour le climat le 12 septembre 2018.
©Global Climate Summit


Son nom n'est jamais mentionné. Mais c'est bel et bien le président américain Donald Trump qui était dans le viseur de Harrison Ford, lorsqu'il a pris la parole au pupitre du sommet sur le climat, qui s'est tenu du 12 au 14 septembre 2018 à San Francisco, en Californie. L'acteur y était invité en tant que vice-président de l'ONG Conservation International pour laquelle il oeuvre depuis plusieurs années. "Élisez des dirigeants qui croient en la science et qui comprennent l'importance de protéger la nature !, s'est-il emporté au micro.

Arrêtez bon sang le dénigrement de la science !

Arrêtez de donner le pouvoir aux gens qui ne croient pas à la science, ou pire encore qui font semblant de ne pas croire en la science pour servir leurs propres intérêts" s'est-il exclamé. L'acteur s'était livré à une charge similaire contre l'administration Trump en novembre 2017. "Aujourd'hui, la plus grande menace n'est pas le changement climatique, la pollution, les incendies ou les feux, c'est que nous avons aux manettes des choses les plus importantes des gens qui ne croient pas en la science" expliquait-il aux journalistes du Hollywood reporter.
Pour Harrison Ford, les effets du réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes convergent vers "la plus grande crise morale de notre temps"


Dans son discours de San Francisco, l'ancien Han Solo insiste toutefois sur l'importance vitale de la préservation de la nature. "Cette planète est la seule maison que nous connaîtrons jamais. Pour notre climat, pour notre sécurité, pour notre futur, nous avons besoin de la nature. Maintenant. Plus que jamais. La nature n'a pas besoin des gens. Mais les gens ont besoin de la nature" a-t-il martelé. "Car aujourd'hui, la destruction de la nature génère plus d'émissions de carbone que toutes les voitures et les camions dans le monde. On peut mettre des panneaux solaires sur toutes les maisons, on peut passer tous les véhicules à l'électrique ; mais tant que Sumatra brûle, nous aurons échoué.

Tant que la forêt amazonienne sera défrichée et brûlée, tant que les terres des populations indigènes seront spoliées, tant que les zones humides seront détruites, nos objectifs climatiques resteront hors de portée. Et nous n'aurons alors plus le temps de faire quoi que ce soit. Si on ne cesse pas la destruction de notre monde naturel, rien d'autre n'aura plus d'importance.

Pourquoi ? parce que restaurer les forêts, les mangroves, les zones humides et toutes ces zones denses en carbone représentent 30 % de ce qu'il faut faire pour éviter un réchauffement catastrophique. Leur préservation est la seule solution dont nous disposons actuellement pour stocker du carbone à l'échelle globale" a-t-il expliqué.


Sur la scène du Sommet pour le climat, Harrison Ford préconise l'inclusion de la sauvegarde de la nature dans tous les objectifs climatiques, et la mise en place d'un calendrier ambitieux pour atteindre les objectifs climatiques fixés durant l'Accord de Paris. "Nous devons investir dans les mangroves et les forêts tropicales de la même manière que nous investissons dans les énergies renouvelables, travailler à empêcher la destruction de ces écosystèmes, et poursuivre la recherche dans la reforestation, de la même manière que nous poursuivons la recherche sur la capture et le stockage de carbone". Et Indiana Jones de conclure : "Tous autant que nous sommes, riches ou pauvres, puissants ou faibles, nous allons tous subir les effets du changement climatique, de la destruction des écosystèmes et nous allons faire face à ce qui va rapidement devenir la plus grande crise morale de notre temps".


https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/harrison-ford-son-plaidoyer-pour-la-science_127608


On peut lire ceci sur les idées de Trump sur le climat


L'Américain Donald Trump est né le 14 juin 1946 à New York. Milliardaire, l'homme d'affaires a fait fortune dans la promotion immobilière et le divertissement télévisuel. Malgré son absence d'expérience politique, il a été élu président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. Pendant la campagne, le Républicain a adopté des positions résolument climatosceptiques, affirmant que le réchauffement climatique est un "canular", fomenté "par les Chinois" pour casser "l'appareil industriel américain". Il expliquait vouloir faire sortir son pays de l'accord de Paris signé à l'issue de la COP21 s'il accédait à la Maison Blanche. L'élection passée, Trump semble adoucir sa position, expliquant le 22 novembre 2016 dans un entretien au New York Times qu'il "y a un lien" entre l'activité humaine et le changement climatique.
Où le travail de sape environnementale de l'administration du président américain Donald Trump s'arrêtera-t-il ?

Cette dernière a proposé, le 11 décembre 2018, une vaste réforme de la loi sur la qualité de l'eau, une promesse de Donald Trump aux agriculteurs et aux promoteurs qui dénonçaient des normes environnementales trop strictes. Mais las : cette nouvelle loi fédérale va réduire à une peau de chagrin le nombre de zones humides et de cours d'eau protégés par le Clean Water Act. Elle doit "annuler et remplacer" la loi précédente, mise en place en 2015 par l'administration Obama, et saluée par les défenseurs de l'environnement. Elle avait permis de limiter les rejets de pesticides ou de fertilisants sur de vastes zones humides, allant des grands fleuves aux marais situés dans des propriétés privées.

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