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La BHS tend les bras à la Diaspora : la diaspora au service de l'immobilier au Sénégal

Une épargne avec un  taux à 6,25% pendant 5 ans de 2019 à 2024.

«Banque de l'habitat du Sénégal (Bhs) table ronde sur l'économie de la Diaspora et mise en place de système de financement comme la Diaspora Bond l'immobilier le foncier notre implantation ici et au Sénégal ». Raymond Sémédo anthropologue, géopoliticien intellectuel franco sénégalais robuste et entrepreneur immobilier.


Nous sommes invités à cette rencontre dans un beau cadre la Villa Massaï dans le 2 ème arrondissement de Paris. Le ton est donné, Raymond avait demandé que les invité soient là à compter de 19 heures pile, horaire difficilement tenu mais à 18h48 j'étais déjà là malgré la distance , ouf paris gagné pour moi.


Les professionnels venus nous présenter le produit phare en direction de la diaspora sont des gens qualifiés et attentifs à nos interrogations. Très à l'écoute et c'est une denrée rare en Afrique. Je voulais ici remercie Mr Kassé de la BHS paris, Mme Khady D Diouf directrice de Everest (Dauphine et USA) et son collègue formé au Canada Cheikh Yakhoub Niang, Mme Marie Odile Séné KANTOUSSAN directrice de de CGF l'une des doyennes et formée en Afrique en Tunisie avec une expertise aiguisée.

Je n'oublie pas celui qui est passé par mon université et ma ville d'adoption Besançon; Ousseynou NDIAYE qui a aussi une expérience canadienne. On notera aussi les interventions hautement qualifiées de K DIALLO DG de CGF Gestion sur l'épargne islamique. Que ne pas dire de M. Ababacar Diaw (Dauphine et Usa ) est expert en Ingénierie Financière qui a dans un discours posé et très pédagogique a su me tenir en haleine et je n'étais pas seul à écouter religieusement la maitrise fine et intelligente de l'économie. De quoi s'agit-il ?
Il s'agit au lieu de garder votre épargne de thésauriser ou de consommer gratuitement de mettre à disposition cette manne financière pour contribuer à la création immobilière.


Comme le dit Mr Kassé, chacun doit pouvoir se dire en étant au Sénégal ou ailleurs qu'il a contribué à façonner le visage de l'immobilier au Sénégal en y injectant son épargne.


L'offre d'achat des parts (15,24 euros soit 10000f cfa) sera lancée à partir du 16 mai 2019 en guichet ou en ligne. Il faut préciser puisque le l'offre concerne les 8 pays de l'UEMOA chacun membre de la diaspora de ces états pourra souscrire et comme c'est au Sénégal la diaspora sénégalaise pourra démontrer par son investissement son ambition et sa capacité à mobiliser 20.000.000.000 CFA voir 30 et le projet sera sur 5 ans. La mise de départ sera fixe et l'épargne générée pourra servir à investir dans d'autres domaines.


Oui, Ce qui est intéressant dans cette opération c'est le niveau de sécurité quand on sait que les tribunaux sénégalais croulent sous les dossiers des litiges fonciers. Dans la diaspora on a vu des couples se briser, des suicides, de situations difficiles voire tragiques. Du coup le soupçon et l'inquiétude méfiante prennent le dessus et polluent.
Digression sur le concept du risque et risque mesuré.


-«La notion de risque implique la combinaison d'un aléa et d'un enjeu : Aléa : événement, phénomène, danger ou probabilité d'un événement qui peut affecter ..


-Le statut du risque se révèle intrinsèquement ambigu, tant au niveau ontologique qu'au niveau épistémologique. L'objectif de cette contribution consiste à le clarifier, à travers une analyse des diverses conceptions du risque véhiculées par la littérature. Plus précisément, l'examen des conceptions réalistes et représentationnelles du risque conduit à privilégier ces dernières. Nous montrons que les différentes conceptions représentationnelles – quantitative et constructiviste – gagnent à être envisagées dans leur complémentarité. Pour en rendre compte, nous proposons l'adoption d'une définition multidimensionnelle du risque fondée sur deux composantes, l'une quantitative, l'autre qualitative. Cette définition du risque est ouverte et contextuelle, capable de prendre en compte la complexité et la spécificité de chaque type de risque dans le contexte où il se développe. L'intérêt d'une telle définition réside dans la réhabilitation des valeurs et des critères qualitatifs dans un cadre d'analyse plus global, qui rend justice au pluralisme social, dont une gestion éthique du risque ne peut plus faire l'économie.

Céline Kermisch https://journals.openedition.org/

Oui cette opération semble au vue des informations, de la conformité des standards, Doubaï, Paris, Usa, et autres sans oublier les qualités remarquables de la BHS une des meilleures banques fiables du Sénégal. Il est vrai qu'étant étudiant j'avais un petit compte à la BHS ouvert par un chef de quartier et jusqu'à ce jour il est impossible de savoir où en est mon dossier et voici plus de 30 ans. Je n'incrimine pas la BHS mais elle aurait pu trouver trace de mes versements et me donner une information précise.


A Ndiass j'avais aussi un terrain que j'ai perdu du fait que mon terrain était placé au mauvais endroit et puisque je n'ai pas répondu à l'appel pour que la communauté me réaffecte un autre terrain j'ai perdu mon bien toujours avec mes épargnes d'étudiants. (on a besoin de parler de ses expériences pour valider une information avec des documents signés et cachet faisant foi).
L'inquiétude et la méfiance vis avis des banques et tout le système économique au Sénégal.

La diaspora veut investir mais a peur et pourtant il faudra le faire et voici une belle expérience à saluer : «Pour répondre à la demande des émigrés, mais aussi et surtout pour leur éviter les mauvaises surprises que confèrent les canaux informels, trois jeunes sénégalais résidant à Paris ont décidé d'unir leur savoir-faire pour organiser le premier Salon de l'immobilier du Sénégal dans l'Hexagone. Ils sont déjà au four et au moulin pour cet évènement qui a lieu les 12 et 13 mars à l'Espace Champerret.


Obtenir une maison dans son pays. Voilà un rêve de tout africain de la diaspora, les Sénégalais notamment. Mais, malheureusement, c'est un rêve qui peut très vite virer au cauchemar, une fois qu'on tente de le réaliser. En effet, ils sont nombreux ces Sénégalais à se faire avoir par des intermédiaires véreux, parfois des proches parents ; en se faisant vendre par exemple un terrain déjà vendu à une tierce personne.
Nombreux également sont ceux qui, échaudés par les appréhensions, les « on dit », les agissements de promoteurs véreux et autres scandales dans l'immobilier qui font les choux gras de la presse locale, ne savent par quel canal sûr passer pour obtenir un terrain, une maison...en toute sécurité.


Une première pour le Sénégal en France


Sur la base de ces constats, mais aussi à cause de l'importance de la demande, trois jeunes sénégalais de la diaspora ont alors décidé de prendre le taureau par les cornes. Ils ont en effet décidé de faire de l'intermédiation en organisant un Salon de l'immobilier à Paris. Le Salon a lieu à l'Espace Champerret, les 12 et 13 mars 2016. Et c'est une première du genre pour le Sénégal en France, assurent les organisateurs, qui se sont inspiré du Maroc et de la Tunisie.
»
Après les exposés la diaspora a pris la parole pour donner ses sentiments et poser des questions sur l'offre.


Ousseynou Seck, Raymond Sémedo, Pape Cissoko, ont bousculé les panélistes en les interrogeant sur des sujets pointus et vrais–la fiabilité, les insécurités, l'épargne et l'islam, les mentalités sénégalaises, la confiance, etc.


A dire vrai on a été conquis et rassuré mais la prudence sera toujours de mise quand on traite avec des sénégalais si brillants soient-ils et c'est à cette jeune génération qualifiée qui devra laver ces inquiétudes cette méfiance vis-à-vis de l'argent de l'économie en somme.


Selon notre ami Raymond toujours pertinent ; et c'est l'occasion de le remercier puisqu'il nous a réuni autour de ce concept alors qu'il n'y est pour rien (on le taxe de VRP de la BHS lors que non) oui quand il faut soutenir un projet plausible notre compatriote fonce sans manquer de poser des écueils pour mieux attirer l'attention ; il faut penser à présent économie. Il dit aussi que nos enfants vivent sur les sols de la diaspora il faudra penser aussi à y investir ce qui n'empêche pas de le faire dans le pays d'origine. Notre ami Oumar Kane courtier en immobilier travaille dans ce sens et il faut lui faire confiance.
Certains pays africains ont adopté des stratégies en matière d'économie et pourquoi pas le Sénégal. On fait tout et n'importe quoi de façon inorganisée et pensée alors que les afro-américains ont compris que la puissance était du côté de l'économie et qu'il fallait s'organiser dans ce sens.


Il faut rappeler que les spécialistes des sciences sociales ont toujours pensé l'économie il est temps d'investir de façon cohérente ce champ pour faire avancer notre pays.
Marx, fourrier, Engels, Keynes, Mill, Hayek, Condorcet, Smith, Napoléoni, Maw Weber, Proudhon, Comte, Richard THALER, Daniel KAHNEMAN, etc, ont pensé et livré leurs conceptions de l'économie et en Afrique on se bat à sectoriser ce champ qui interpelle l''interdisciplinarité. Le PR F OSWALD philosophe a initié au CNAM de Paris la notion de Risque et ouvert la porte des DRH à ces sciences.


Pour revenir à cette appel de l'épargne de la diaspora il faut y aller et ne pas hésiter ce pays nous appartient et nous ne devons pas le laisser aux hommes qui tiennent le pouvoir. Pour réussir il faut cultiver la valeur travail et se mouiller en étant rigoureux sur la gestion du temps, le calcul prudentiel du risque, enlever tous les freins issus de nos mentalités ou comportements. Ce n'est pas parce qu'on a les standards occidentaux qu'on se base sur ceux-ci ; l'environnement peut affecter voire corrompre nos manières de faire et il faut être très vigilants là-dessus.
Pape Bakary Cissoko diaspora Sénégal à paris.


Ps : La Banque de l'Habitat du Sénégal (BHS) est une société anonyme avec conseil d'administration, au capital de 10 milliards de francs CFA. Créée en 1979, elle a démarré ses activités en mars 1980.

Son domaine d'activité principal est le financement de l'immobilier, en accession à la propriété, avec une priorité pour le logement social.
En 37 ans d'existence, la BHS s'ouvre aussi, de plus en plus, aux autres secteurs d'activités pour offrir aux particuliers une gamme complète de produits et services répondant à leurs besoins.
La BHS vient d'initier un processus de démarche RSE pour contribuer à la protection de l'environnement par le Développement Durable.

La Banque de l'Habitat du Sénégal (BHS) vient d'obtenir le visa du Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) pour l'émission de sa diaspora bond. Il s'agit d'une toute première sur le marché financier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Ce procédé permet à la banque leader dans le financement de l'habitat en zone UEMOA de solliciter l'épargne des populations de la diaspora pour la réalisation des projets structurants. De tels placements bien rémunérés et adossés à un programme de logements offrent à cette catégorie un moyen sûr de sécuriser son épargne.
Par cette émission obligataire, la BHS laissera une empreinte indélébile dans l'histoire financière du Continent. En effet, il s'agira du premier «Diaspora bond» émis par une Institution Financière en zone CFA. Pour les observateurs, cette innovation majeure est à mettre à l'actif de la BHS, de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) et de l'ensemble du Marché Financier Régional.
De 2010 à 2017, les flux financiers provenant de la Diaspora ont constitué la première source de financement de l'Afrique avec une moyenne de 62,9 milliards de dollars US, devant les Investissements Directs Etrangers – IDE (52,5 milliards USD) et l'Aide Publique au Développement – APD (51,8 milliards USD).
Source: Financial Afrik

Le Diga dou de Besançon c'était la maison du Sénégal à Besançon : Manu nous a quitté dans son Thiés natal

 

Vous ne connaissez pas cet homme mais il était un pilier dans la ville, un acteur de la cité, un passeur de témoin, un conseiller.


Manu tenait un café sur les quais à Besançon au centre ville.

C'était le lieu in-branché, cosmopolite et tous ceux qui pensent mixité, ouverture se retrouvait là pour discuter et refaire le monde. Tous ceux qui ont séjourné en Afrique étaient certains de retrouver un africain pour raconter son périple.


Manu et le Diga dou c'était aussi un lieu où tout ancien sénégalais ou nouveau dans la ville venait se ressourcer. Il est certain de retrouver la-bas un sénégalais ancien ou nouvellement arrivé. Et ça fait du bien.

On pourra dire aussi qu'au diga diga doo certains couples ont pris naissance la bas, si les murs pouvaient parler ,,,,,


Autour de lui il y avait une garde rapprochée tout aussi impliquée dans le partage, la transmission et l'écoute des gens j'ai nommé Jeannot et Lamine.
On vient de m'apprendre que Manu est décédé mercredi à Thiès au Sénégal et merci à Dem qui m'en a parlé pour que j'en parle aux amis.


Brigitte Brunner m'a gentiment donné des photos d'archive et je l'en remercie vivement.

Oui, nos amies blancs et blanches nous retrouvaient au diga diga doo pour passer le temps au rythme de la musique sénégalaise ou du jazz ou du blues, le tout face au fleuve le Doubs.

Jeannot, lamine, Ndiaga sall, Doudou, pape Cissoko, bruno correa, Alassane diagne, Marie Christine, Bathe de Belfort, les professeurs Paul Diedhiou et Lamine Ndiaye ( ilest sur laphoto de groupe), Badou Mbaye, Jeannette, Biri Koita, Mademba, Dr Dramé cardiologue à Dakar, Djaraaf Professeur de maths à l'UCAD, Banding Diawara, Pape Dieng, tapha lô, Diallo président de l'AMESB association sénégalaise de Besançon, Ellou Wade, et tous ceux que j'ai oublié.


Merci et toutes nos condoléances à sa famille. Il m'avait bien accueilli et quand je revenais en mission à Besançon j'allais le retrouver ailleurs pour le saluer puisqu'il n'avait plus la gestion de ce lieu.

Il appréciait le geste et me disait merci du coin de l'oeil, la  parole serait de trop et trop pénible pour cet homme généreux et modeste.  

En homme d'élégance toujours affable malgré un air grave qui témoigne de la dureté du travail de nuit ou dans les bars. Manu était professionnel dans son travail et nous sénégalais avions vu cette rigueur et cela nous démontrait que connaître un commerçant ne doit pas incliner à venir consommer sans payer.

Tu paies et s'il a envie de t'offrir un verre il fait. Jeannot et Lamine avaient cette même rigueur et tant mieux.


Je voulais lui rendre ici un hommage et aux noms de tous les bisontins et les sénégalais ayant séjourné dans cette belle ville de Franche Comté, je présente nos condoléances attristées. Dieu est maître et c'est lui qui nous prend nos amis, nos frères, nos parents, quand et où il le décide.

A nous d'accepter cela et de prier pour Manu et lui dire merci pour tout.


Je viens de rencontrer ce soir un ancien de Besançon, Ousseynou Ndiaye de ABCO Bourse qui était avec la BHS pour présenter un grand projet «appel public à l'épargne en direction de la Diaspora » et je lui annonçais ce décès. .


Manu sois en paix et garde ma reconnaissance sans faille.

CISSOKO Bakary Pape, bisontin dans l'âme

Les futurs bacheliers français de Epinal veulent aider des villages du Sénégal.

 

La solidarité n'a pas de couleur tout comme l'humanisme. ces gestes sint formateurs  pour la jeunesse. P B CISSOKO


Trois élèves du lycée Lapicque d'Épinal mènent une action humanitaire dans le cadre d'un projet pédagogique qui doit leur permettre de décrocher le baccalauréat. Ils comptent sur le soutien de généreux donateurs pour aider des villages sénégalais.

Quand François-Xavier Michel et ses amis Edgar Nordin et Alexis Belloï ont compris qu'ils devaient monter un projet technologique en lien avec une entreprise ou une association dans le cadre de leur baccalauréat ST2S, ils ont vite pensé à l'association « Sourires et couleurs d'Afrique » que préside le premier. « On a monté cette association avec mon père Thierry et ma mère Nathalie, en 2018 afin de venir en aide à des villages de Sénégal » indique François-Xavier qui demeure à Mirecourt avec sa famille.

Laquelle famille a déjà effectué plusieurs voyages au Sénégal. «Ce pays m'attirait» indique le paternel. Qui a donc convaincu femme et enfant, il y a 3 ans, d'aller donner un coup de main. Pour cela, grâce à l'aide d'une vingtaine d'adhérents, ils multiplient les efforts pour réunir des vêtements, des fournitures scolaires, des produits pharmaceutiques mais aussi de l'argent pour acheter de la nourriture, notamment du riz.
Et tout le matériel est acheminé par container, avec l'aide d'une autre association vosgienne, «les enfants du Sénégal» de Contrexéville, jusqu'en Afrique où François-Xavier et ses parents récupèrent le tout avant de le distribuer. « Nous aidons un dispensaire et une école primaire à Nianing et nous amenons à manger et des vêtements dans un village de brousse qui se nomme Niomar » explique le lycéen.

Qui a donc proposé à ses camarades, Edgar et Alexis, de monter un projet pédagogique visant à réunir des fonds mais aussi du matériel qui sera ensuite confié à l'association Sourires et Couleurs d'Afrique. Avec la c

ertitude que tout sera bien acheminé jusqu'aux destinataires puisque c'est François-Xavier lui-même qui s'en chargera. Les trois futurs bacheliers multiplient donc les démarches auprès des commerçants mais aussi de tous ceux pouvant leur donner un coup de main. « On aimerait aussi que les grandes surfaces qui ont des stocks à écouler pensent à nous » lâche le lycéen. Qui a profité d'un récent voyage au Sénégal pour remplir un questionnaire sur les besoins des villages sénégalais où il est passé.

Ce questionnaire sert donc de trame aux démarches des trois amis. Qui espèrent faire d'une pierre deux coups : faire aboutir une action humanitaire et décrocher une bonne note au bac. Possible avec le soutien des Vosgiens non ?

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , 0622255033

STOPPER LES DERIVES LIBERTICIDES DE MACKY SALL- Seybani SOUGOU Cadre franco-Sénégalais éclairé

 

« A ce rythme, et sans 1 forte mobilisation du peuple, Macky Sall assujettira les sénégalais »


Enivré par le pouvoir, déloyal, et foncièrement autoritaire, Macky SALL ne se fixe plus aucune limite. Avec le recul, les sénégalais doivent sûrement regretter en 2012, d'avoir commis l'erreur historique, de porter à la magistrature suprême, un homme dénué de toute morale politique, et pour qui, « la fin justifie tous les moyens ». La fonction présidentielle exige de la hauteur, un sens des responsabilités et une certaine noblesse : en 7 ans d'exercice du pouvoir, Macky a démontré qu'il n'a ni l'envergure, ni les qualités requises pour présider aux destinées du Sénégal.


Utilisant la police et la gendarmerie comme moyens de répression contre le peuple, déployant systématiquement l'armée sur tous les artères de la capitale (DAKAR), à chaque forfaiture (arrestation d'opposants, vote de lois illégales ou illégitimes par l'assemblée nationale, fraudes électorales, etc....), Macky Sall ne dirige désormais le Sénégal que par la violence et l'usage abusif, voire démesuré des forces publiques. Ayant littéralement fait sauter en éclats le code consensuel de 1992 (socle de la stabilité du pays), il multiplie les coups de boutoir contre la démocratie sénégalaise et s'enferre dans une gestion solitaire du pouvoir, synonyme de toutes les dérives. Le hold up électoral du siècle réalisé en février 2019 grâce à la complicité active du Ministre de l'Intérieur Aly Ngouille N'DIAYE, et l'étonnante passivité de la CENA a prouvé que l'homme est capable de toutes les forfaitures pour se maintenir au pouvoir.

Aucun esprit rationnel (à part les brebis galeuses du camp présidentiel) ne croit à une victoire au 1er tour des présidentielles de 2019, et au taux fantaisiste de 58%. De fait, la Direction Générale des Elections, la Direction de l'Automatisation des Fichiers, et le Conseil Constitutionnel ont été réduits en succursales du pouvoir pour valider un scrutin frauduleux, et « dressés » pour obéir aveuglément à un apprenti dictateur qui rêve de devenir un potentat. Si Macky SALL a été déclaré élu légalement par le Conseil Constitutionnel à l'issue d'une prestation de serment qui ressemble à une pièce de théâtre, l'étrange atmosphère de « deuil national » qui a accompagné cette « pseudo victoire » est le signe d'un désenchantement des sénégalais. Disons-le clairement : le nouveau mandat de Macky SALL est frappé du sceau d'illégitimité (à ce jour, aucun des 4 candidats de l'opposition ne reconnaît Macky SALL comme Président). Le 24 février 2019, c'est la machine à frauder de Macky SALL (et non le candidat Macky SALL) qui a remporté la victoire au 1er tour des élections présidentielles.


Après avoir favorisé le pillage des ressources du pays par son clan, placé son frère Aliou Sall (qui bénéficie d'une immunité), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, nommé son beau-frère Mansour Faye, au juteux poste de Ministre du Développement communautaire, de l'Equité sociale et territoriale , perverti la justice, réduite à sa plus simple expression, instrumentalisé de hauts magistrats aux ordres de l'exécutif, fracturé l'unité nationale avec des nominations connotées, neutralisé les corps de contrôles dépouillés de leurs prérogatives, et corrompu les rats (transhumants), Macky SALL, par son funeste projet de suppression du poste de 1er Ministre, compte régner en monarque et transformer les Sénégalais en valets.
Avec le projet de loi scélérat et dévastateur de suppression du poste de 1er Ministre qui bouleverse radicalement l'équilibre institutionnel de notre pays, Macky SALL parachève ses basses œuvres de démantèlement de la démocratie sénégalaise.


22 articles de la Constitution feront l'objet d'une modification (40, 43, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 59, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 101, et 103), par la seule volonté d'un homme assoiffé de pouvoir, qui a complétement perdu le Nord. Alors que la modification de l'article 50, entraînera de facto la vassalisation de l'administration au service exclusif de Macky Sall, « l'article 50 précise que le Président dispose de l'administration... », l'article 82 transformera, les députés de la majorité en godillots, autrement dit, de « simples jouets » entre les mains de Macky SALL. Le libellé du nouvel article 82 est on ne peut plus clair : « Si le Président de la République le demande, l'assemblée nationale saisie se prononce sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Président de la République ». C'est le principe essentiel de la séparation des pouvoirs qui est remis en cause, par une immixtion dangereuse du pouvoir Exécutif, dans le domaine législatif.

Le débat agité autour de l'article 103 (choix de la voie référendaire ou voie parlementaire) ne doit pas occulter l'essentiel : la réalité est que le projet de suppression du poste de 1er Ministre initié, voulu et piloté par Macky Sall pour des raisons purement politiciennes, alors qu'il ne figurait nulle part dans son programme lorsqu'il sollicitait les suffrages des sénégalais relève de la tromperie. Toute la gouvernance de Macky Sall depuis 2012 est bâtie sur le mensonge et la déloyauté. Or, le Préambule de la Constitution proclame « la volonté du Sénégal d'être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie ».

Lorsqu'on lit attentivement le décret n°2019-762 du 07 avril 2019 fixant la composition du gouvernement, on constate que 27 entités sont rattachées au 1er Ministre (réparties entre le Cabinet et le Secrétariat du Gouvernement), soit des milliers d'agents qui naviguent dans l'attente et l'incertitude totale, du fait de la boulimie du pouvoir et du culte de la personnalité de Macky SALL. L'homme ne recule devant rien pour assouvir ses desseins, avec une propagande savamment distillée : le FAST TRACK, nouvelle trouvaille d'un régime, à court de concepts pour tenter de redonner du sens à son action.


Il ne faut point s'y tromper : le Fast TRACK est une gigantesque arnaque. Lorsque Macky SALL corrompt certains députés au vu et au su de tout le monde, en leur allouant la somme d'un million de F CFA et des billets pour la Mecque, il donne le ton ; pour les 5 ans à venir, le Fast Track sera pour le camp présidentiel « l'art de s'enrichir à une vitesse éclair ».
Macky SALL n'est ni un démocrate, ni un homme de consensus.

Son appel au dialogue n'est ni plus, ni moins que de la tartufferie. Son unique obsession est la conservation du pouvoir. S'il faille violer la loi, instrumentaliser la justice, torpiller les institutions, réprimer les opposants, emprisonner le plus grand nombre, restreindre les libertés individuelles et collectives, assujettir les citoyens et démanteler la démocratie sénégalaise, il le fera. Sans aucun d'état d'âme. Jusqu'à présent, Macky SALL a imposé sa loi, sa volonté et sa force aux sénégalais.
Les citoyens sénégalais accepteront-ils sans sourciller d'être les « sujets » de Macky SALL ? Seul l'avenir nous le dira. Une chose est sûre : le peuple algérien a montré la voie, calmement, pacifiquement, mais avec une ferme détermination de maîtriser son destin.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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