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Les étoiles de la destinée-Mamadou Socrate Diop

Mar 06, 2019
Les étoiles de la destinée-Mamadou Socrate Diop

 

Un ouvrage original, facile mais dense-un livre miroir  à lire absolument

J'ai d'abord rencontré son ami Ndongo THIOYE une autre figure montante du slam de la poésie et de l'écriture robuste et fine. Puis Fatou Sy une activiste généreuse de l'association Noure te Wouté de Rungis me convie à une projection du film de Mamadou Socrate DIOP. Un intrus me choque ou m'alerte, Socrate, ah cet doit aimer la philo pour oser se nommer Socrate ce banni par la république athénienne pour corruption des jeunes, ce sage qui ne sait rien mais qui enseigne à savoir qu'on sait, bref je suis curieux et j'y vais malgré mon programme hyper chargé.


Je n'ai pas été déçu bien qu'ayant raté la projection du film, je tombe à pile au moment ou notre jeune homme expliquait son parcours et pourquoi il avait réalisé ce film. Puis il se lance dans la notion d'engagement des écrivains ou artistes. Là je secoue ma tête parce que je ne suis pas d'accord,saurait été trop beau que j'avale tout ce qu'il dit. Défaut de jeunesse ou jeunesse en maturation parce que quoiqu'on dise l'artiste se nourrit de son environnement, il parle sans le vouloir au nom de ceux qui se reconnaissent dans son art. bref, ma réaction subite n'enlève rien à la qualité du travail de Mamadou. Puis je vais acheter le livre pour ma fille qui malgré ma grande bibliothèque n'aime plus trop lire, et elle demande à l'auteur de lui dédicasser son opuscule et s'en suivra une photo.


J'ai ouvert le livre puis croyez-moi après chaque passe je devais poser celui-ci pour chercher dans ma mémoire encyclopédique les occurrences, les ressemblances et les limites. Je suis fasciné par la danse des mots la subtilité langagière le jeu et la rondeur des mots et de la pensée. Bref les sujets tournent autour de l'existence, de l'adolescence et ses dérives, des parents, du secret et des manipulations, de la relation aux autres de la liberté, du cliché et de la liberté et des pesanteurs sociales. Ce monde africain qui veut décider et régir le monde. Le monde a évolué et l'Afrique n'est pas constitués de gens toujours calmes et sages ou assujettis au groupe. Mamadou Socrate nous apprend cette figure de la liberté dans un groupe qui comme chez Rousseau. Chez Rousseau, le Contrat social veut que la Volonté du plus grand nombre soumette du plus petit nombre.


Notre jeune auteur parle à deux voix on dira un dyptique un tableau à deux faces.


Il dialogue avec lui-m-même et on connait bien cette figure dans le corpus platonicum ou dans l'histoire de la philosophie, le sage pense et dans une posture réflexive ou on peut dire que son regard et sa pensée tel un boomerang lui reviennent. En réalité il éclaire le monde, il dit le monde.


Le fou dans l'Aventure Ambiguë de C H KANE cet incompris était le révélateur de tout ce qui était caché et tenait la société en équilibre précaire, un iceberg. Quand il ouvrait la bouche le peuple se devait d'écouter et d'entendre dans sa discrétion mais chacun s'appropriera la chose pour pouvoir méditer dans une certaine solitude qui préserve l'harmonie du groupe. Socrate le vrai n'est pas loin, sa parole est de l'or bien que ça dérange tout en réveillant ou faisant prendre conscience, un lanceur d'alerte dira-t-on à présent.


Socrate Mamadou nous parle de l'ambivalence de l'être, oui les mots sont justes et sont empruntés au monde philosophiques et à la psychologie, l'homme doute, s'inquiète, il a peur mais aussi il fait le courageux qui fait face au vent violent, la société quitte à perdre son âme et son existence.


A partir de soi notre auteur convoque l'autre et sait que l'existence est une symétrie. Les embuches sont des faits sociaux qui nous apprennent à vivre à forger notre existence qui est épreuve quotidienne, l'homme né en tension et il vivra en tension et c'est pourquoi le sage à l'image de la couverture cherche une certaine lumière qui le conduira à l'ataraxie. Mais la rue était un refuge pour lui, l'errance une condition et un mode de vie, on défie le monde et ses tumultes pour en ressortir vivant ou mort. Ce jeune homme en ressorti fort et il a compris le monde, était- ce un choix ou un de fato, il me semble que c'est le destin et je me retrouve dans certains passages comme mon ami Pap NDOY ce sage de St Louis.


En lisant Mamadou Socrate je vois Diog7ne dans son tonneau qui regarde et se moque du théâtre de ce monde de faux de simulacre, chacun veut suivre le groupe même dans sa folie. Personne n'échappe à la critique de Socrate Mamadou comme le vrai Socrate de la ciguë. Les faux dévots sont ceux qu'il faut traquer, les hommes politiques idem.


Je terminerai ici mon propos en parlant de cette relation complexe entre Madou Socrate et ses parents son père si ambigu et sa maman si inquiété de voir le monde s'abattre sur son fils. Elle se demande ce qu'elle a fait pour mériter ce supplice qui passe par son fils. La vie est épreuve et en croyante elle ne cesse de prier pour que son fils recouvre le bon chemin celui qui est en quête de soi. La société peut rejeter un fils mais pas la maman, elle fera semblant mais ce fils qu'elle a enfanté ne le quittera jamais. Elle prie toujours en silence et le bénéfice n'est-ce pas ce cheminement fait d'actions concrètes à travers ces parcours ...
Sans suivre l'auteur dans sa linéarité j'ai voulu simplement dresser un ressenti et faites-en ce que vous voulez. Le livrer échappera toujours à son auteur et j'ai pris ma part.


Pape B CISSOKO Philosophe-disciple du PR Djibril SAMB et S B Diagne, Mamoussé Diagne, etc.


Quatrième de couverture


« « Les Étoiles de la destinée » est un recueil de textes qui raconte l'histoire d'une vie. Une vie tourmentée mais riche en enseignements. L'auteur, Mamadou Diop Socrate, se livre à un dialogue avec lui-même mais aussi interpelle le monde dans lequel évoluent les deux êtres qu'il incarne en lui. Divisé en deux parties, ce recueil est aussi une somme d'expériences, de certitudes mais aussi de craintes.
Par le truchement de procédés littéraires variés, l'auteur invite à une réflexion davantage profonde quant aux questions qui nous interpellent chaque jour. Cet ouvrage, au-delà d'un récit intime, voire intimiste, est un appel à une prise en charge collective des questions essentielles.
Mamadou Socrate Diop est né à Thiénaba, une commune située dans la région de Thiès, au Sénégal. Après y avoir fait ses humanités, il obtient le bac à Thiès. Il est, en dépit de son amour pour la philosophie, orienté à la faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il y sort titulaire d'un Master II en droit Privé Recherche et Sciences criminelles.
Passionné de cinéma et de littérature, Mamadou Socrate Diop est membre du Cénacle des Jeunes Auteurs du Sénégal (CJAS) »Premier ouvrage pour un étudiant en master culture juridique


• CLERMONT-FERRAND


. Mamadou Socrate Diop, auteur, cinéaste, profondément artiste et humaniste.

Mamadou Socrate Diop, étudiant en master culture juridique à l'université Clermont-Auvergne, vient de publier son premier ouvrage. À partir d'un ensemble de textes, il se livre à un dialogue avec lui-même mais interpelle aussi le monde qui l'entoure.


Les étoiles de la destinée ou l'histoire de la vie de Mamadou Socrate Diop. À partir d'un ensemble de textes, L'auteur, étudiant en master culture juridique à l'université Clermont-Auvergne, passionné de cinéma, de littérature et de philosophie, se livre à un dialogue avec lui-même mais aussi interpelle le monde dans lequel il évolue.
Il offre, dans cet ouvrage un recueil de dix-sept textes divisé en deux parties, aux mots finement ciselés.
Son écriture riche, poétique, rythmée et musicale sert une pensée dense et intense.


Du petit garçon turbulent et désobéissant, perverti par la rue, au jeune homme éclairé, profond et sage, Mamadou illustre « la médaille et le revers de la médaille », les deux êtres qui cohabitent en lui.
Avec pudeur, il rend hommage à sa mère avec qui il vit une relation complexe.... Hommage à son père, disparu prématurément, qu'il évoque avec une mélancolie à la Baudelaire.
Après cette première partie dédiée à son adolescence, Mamadou Socrate Diop aborde, dans un deuxième temps, « l'autre âme », la métaphysique.
Il traite alors de son rapport avec les autres et la spiritualité comme mode de vie, qui lui permet de changer profondément.


Le jeune homme aborde, dans ce dialogue à lui-même, ses expériences, ses certitudes et ses craintes.


Un récit intime, voire intimiste, mais aussi un appel à une prise en charge collective des questions essentielles.


L'appel des caméras


Ce n'est pas un hasard si Mamadou a choisi de poursuivre ses études à Clermont-Ferrand. La ville au festival du court métrage l'a séduit par son calme et son climat artistique. Ainsi, le jeune homme est écrivain, mais aussi cinéaste. En effet, son premier film Wuutu, qui signifie « qui vient de », sorti en 2018, sera présenté au public ce soir, vendredi 15 février au Crous, et demain vendredi 16 à Paris. Ce court métrage parle « d'un jeune homme rêvant d'être photographe mais empêché par la société » explique Mamadou pour qui l'art est une évidence.
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