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L'auteur du "Réel et son double" et de "Route de nuit" avait 78 ans, et une oeuvre considérable : Clément ROSET est parti avec sa philosophie singulière sur la joie...

Mar 29, 2018
L'auteur du "Réel et son double" et de "Route de nuit" avait 78 ans, et une oeuvre considérable : Clément ROSET est parti avec sa philosophie singulière sur la joie...

 

L'auteur du "Réel et son double" et de "Route de nuit" avait 78 ans, et une oeuvre considérable : Clément ROSET est parti avec sa philosophie singulière sur la joie...


« Je fais ce type de compilation augmentée pour en même temps servir de support à nos candidats au bac, à nos amoureux du savoir et de la culture générale. Chacun est libre d'en faire un usage adapté ». P B Cissoko


« Sois l'ami du présent qui passe, le futur et le passé te seront donnés par surcroît »

Par Grégoire Leménager
Philo #2 : "Nietzsche ou la joie par-dessus tout", par Clément Rosset

Quand Clément Rosset publiait le journal de sa dépression

Clément Rosset se noie

Michel Polac : "Je suis un artiste qui s'est dispersé"

Quand Schopenhauer malmenait une couturière

C'était un de nos meilleurs philosophes qui, sous une dégaine à la Diogène, avait l'élégance et l'intelligence des vrais désespérés. Normalien, agrégé de philo, longtemps professeur à l'université de Nice, Clément Rosset était né le 12 octobre 1939 face à la mer, dans la Manche, à Carteret. On apprend sa mort ce 28 mars 2018. L'auteur de «Logique de pire» avait donc 78 ans.


Parce qu'il ne se faisait aucune illusion sur rien, cet ami de Cioran savait qu'il ne nous reste qu'une chose à faire sur cette terre: être heureux, en attrapant ce qu'on peut attraper face au réel. Toute son œuvre était placée sous le signe de cette «Philosophie tragique», comme l'indique le titre de son tout premier livre paru en 1960 aux Presses Universitaires de France, et de ce qu'il s'agit d'en tirer pour apprendre le douloureux métier de vivre.


Pour avoir lu à la loupe Schopenhauer, ce «Philosophe de l'absurde» (1967), Rosset savait expliquer, déplier, commenter «l'Esthétique de Schopenhauer» (1969), ce qui n'est pas donné à tout le monde. Mais il savait aussi trouver dans Nietzsche la recette de «la joie par-dessus tout», comme il l'avait encore brillamment démontré dans un grand entretien à «l'Obs» en juillet 2015.


"Nietzsche ou la joie par-dessus tout", par Clément Rosset


C'est que Rosset avait l'art de forger dans ses lectures la philosophie singulière qui traverse aussi bien ses grands livres théoriques, comme «l'Anti-Nature» (1973), «le Réel et son double» (1976) et «le Démon de la tautologie» (1997), que ses «Propos sur le cinéma» (2001), son analyse du «Régime des passions» (2001) ou le plus récent «Récit d'un noyé» (2015), dans lequel il évoquait certains de ses songes et hallucinations.
Impossible enfin de saluer ce penseur peu commun sans évoquer, avec émotion, sa terrible «Route de nuit» parue en 1999 chez Gallimard. Avec une rare exigence de lucidité, ce grand monsieur y tenait le journal de la dépression contre laquelle il se débattait, seul face aux anxiolytiques et aux insomnies, pour mieux en déduire cet axiome d'utilité publique:


Le plus sage est de pactiser avec le mal.»


Quand Clément Rosset publiait le journal de sa dépression
En parallèle, il avait alors publié chez Minuit un bref essai intitulé «Loin de moi». On pouvait y lire cet aveu, qui était aussi une leçon de modestie, donc de vraie philosophie:
Qui souvent s'examine n'avance en rien dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.»
Grégoire Leménager Journaliste https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180328.OBS4280/mort-de-clement-rosset-

https://clementrosset.com/

Le mensonge ne me dérange pas, mais je déteste l'inexactitude.
S. Butler
Je me décide à publier ce site dont le principal but est de rectifier certaines erreurs figurant à mon sujet sur le net. Non pas contester les opinions favorables ou défavorables sur mon compte qui peuvent y figurer mais seulement les erreurs matérielles.

Le philosophe Clément Rosset est mort
Mis en ligne le 28/03/2018 | Mis à jour le 28/03/2018

Clément Rosset en 2015 © Édouard Caupeil pour PM
Défenseur d'un réalisme radical, traquant sans relâche les illusions qui font écran au réel, Clément Rosset est mort. Il était l'un des philosophes français les plus importants, ainsi qu'un compagnon de route du journal, avec lequel il a collaboré à de nombreuses reprises.
Tags
Clément Rosset, Réel, Métaphysique, Double, Nietzsche, Illusion
« Chaque vie va finir et l'on ne peut se soustraire à cette règle. Nous voici maintenant face au réel le plus indésirable. Je pense que la finitude de la condition humaine, la perspective intolérable du vieillissement et du trépas, expliquent l'obstination des hommes à se détourner de la réalité », déclarait Clément Rosset. Le philosophe, représentant joyeux d'un réalisme radical, a été retrouvé mort dans son appartement parisien, le 27 mars 2018.
Lire le grand entretien mené avec Clément Rosset: "Le réel finit toujours par prendre sa revanche" ☛

La philosophie tragique


Né le 12 octobre 1939 à Carteret, dans la Manche, Clément Rosset témoigne de la joie qui le préoccupait dès l'enfance. « Que c'est bon d'exister ! » répétait-il alors à l'envi... bien que ses parents trouvent cette exclamation déplacée en pleine Occupation.


Admis à l'École normale supérieure, il publie à 19 ans son premier livre : La Philosophie tragique (PUF, 1960) dans lequel il invite, dans une veine nietzschéenne, à ne pas refuser la part tragique de l'existence. Agrégé de philosophie en 1965, il soutient une thèse de doctorat dirigée par Vladimir Jankélévitch, qu'il publiera sous le titre L'Anti-nature (PUF, 1973), avant de devenir professeur des universités. Il mène l'essentiel de sa carrière à l'université de Nice.
En marge des courants qui tiennent le haut du pavé dans les années  1970, qu'il s'agisse du structuralisme ou de la French Theory représentée par Derrida, Deleuze ou Foucault, il poursuit une œuvre aux thématiques atemporelles, dans un style ciselé et sans jargon, plein d'humour, se donnant pour objectif de « déblayer le chemin vers quelques évidences ». Capable de citer dans une démonstration sur Kant ou Hegel une pièce de Courteline ou un épisode de Tintin, il se fait l'avocat d'un réalisme radical, coupant malicieusement l'herbe sous le pied de la psychanalyse et du marxisme, déjouant tous les «  doubles  » fantasmatiques par lesquels les hommes tentent d'échapper à la réalité.


« Pour ma part, je ne m'intéresse qu'au réel, affirme Clément Rosset. Ce qui ne veut pas dire que je passe mes journées à quatre pattes à renifler le réel dans tous les coins de ma chambre ! Une grande partie de mon travail philosophique depuis trente ans a consisté à démasquer les efforts, les extraordinaires gymnastiques intellectuelles auxquels s'adonnent la majorité des gens, et les philosophes en premier lieu, pour ne pas être en contact avec la réalité. »


Quand Clément Rosset reconnaissait sa dette intellectuelle envers Hergé ☛

L'unicité du réel


Héritier de Schopenhauer et de Nietzsche, mêlant les réflexions sur le cinéma, la littérature, la bande dessinée et la musique, Clément Rosset poursuit une œuvre philosophique qu'il ne conçoit pas « comme une espèce de sagesse permettant de mieux gérer la quotidienneté. Elle consiste plutôt en un art de traiter les problèmes qui ne sont pas liés aux circonstances, mais à des enjeux plus profonds, concernant la condition humaine ou l'être en général des choses. »
Il découvre l'intuition qui constitue le cœur de sa réflexion, « l'unicité du réel », un concept qu'il ne lâchera plus, comme frappé par le « génie de la philosophie » un soir de mars, à Nice. Eurêka ! Il comprend en une minute, comme un éblouissement « que l'essence même du réel, c'est de ne pas avoir de double. Il est dans la nature du réel d'être absolument singulier. Toutes les représentations que nous nous faisons du réel, les rêves que nous en avons, les ombres que nous croyons y déceler, ne sont que des fantômes et des déformations ».


De cette révélation métaphysique, il tire les premières conséquences dans ouvrage phare intitulé Le Réel et son double (Gallimard, 1976), où il étudie cette tentation que les hommes développent : échapper à la réalité, en concevant des « doubles » du réel – idées pures, utopies, croyances... Les philosophes idéalistes raffolent ; lui traque cette illusion. « Il resterait enfin à montrer la présence de l'illusion, écrit-il, – c'est-à-dire de la duplication fantasmatique – dans la plupart des investissements psychologico-collectifs d'hier et d'aujourd'hui : par exemple dans toutes les formes de refus ou de "contestation" du réel... Mais cette démonstration risquerait d'entraîner dans des polémiques inutiles et n'aboutirait d'ailleurs, dans le meilleur des cas, qu'à la mise en évidence de vérités somme toute banales. Un tel développement serait donc facile mais fastidieux, et on en fera ici l'économie. »


Lire le témoignage de Clément Rosset: "Ce soir-là, j'ai été frappé par une mystérieuse boulette" ☛

L'invisible


Lauréat du prix Procope des Lumières en 2013, distinguant l'auteur d'un essai politique, philosophique ou de société, pour son livre L'Invisible (Minuit, 2012), Clément Rosset se penche sur le revers de cette fuite du réel : notre capacité à percevoir un invisible qui n'existe pas. Il relève le « caractère étrange de la pensée » convaincu que « c'est à cette faculté de croire voir et de croire penser, alors que rien n'est vu ni pensé, que les hommes doivent l'essentiel de leurs illusions ».
S'il connaît un épisode dépressif qu'il relate dans Route de nuit (Gallimard), s'il passe à deux doigts de la mort après s'être presque noyé dans une crique de Majorque en 2010 (Récit d'un noyé, Minuit, 2012), le sens du tragique ne s'oppose guère chez lui à la joie « miraculeuse » d'exister. Au contraire, comme il le martèle inlassablement : « la philosophie est une quête intérieure de compréhension et d'acquiescement à la réalité, un chemin par lequel on trouve une joie enivrante. »
http://www.philomag.com/lactu/breves/le-philosophe-clement-rosset-est-mort-27392

Du plaisir d'écrire à la joie de vivre, et inversement. Du plaisir des mots au plaisir tout court, et vice-versa.


Le choix des mots est affaire sérieuse. Il signale toujours une certaine forme d'adoption – ou de refus – des choses, d'intelligence ou de mésintelligence de la réalité.

Clément Rosset
Le Philosophe et les sortilèges


Le principal réconfort de ceux qui ne veulent pas du monde qui leur est présentement offert, mais ne se résolvent pas pour autant à l'abandonner par voie de suicide, consiste on le sait à annoncer soit sa prochaine et radicale modification, soit sa fin inéluctable et imminente : que tout change, ou que tout finisse. Ces deux options, que les prétextes les plus futiles ont toujours suffi à encourager malgré leurs évidente invraisemblance, ne sont naturellement opposées qu'en apparence. Espoir et désespoir font ici cause commune. S'ils divergent quant à la manière selon eux la plus plausible d'en finir, ils s'accordent sur ce point essentiel qu'aucune réalité ne saurait être soufferte telle quelle. Les idées de changement du monde et de fin du monde visent un même exorcisme du réel et jouent pour ce faire du même atout : du prestige fascinant et ambigu de ce qui n'est pas par rapport à ce qui est, de ce qui serait " autrement " par rapport à ce qui est ainsi, de ce qui serait " ailleurs " par rapport à ce qui est ici. Le sortilège attaché à ces notions négatives est de faire miroiter, au-delà de leur propre négativité, l'illusion d'une sorte de positivité fantomale : comme si le fait de signaler que quelque chose n'est ni ici ni ainsi suffisait à établir que ce quelque chose existe ou pourrait exister.


La force invulnérable de la pensée de l'ailleurs et de l'autrement consiste paradoxalement en son impuissance à se définir elle-même : à préciser ce qu'elle désire et ce qu'elle veut. Si ce qui est ici et ainsi peut donner à redire, ce qui se recommande de l'ailleurs et de l'autrement n'offre en revanche guère de prise à une critique qui, n'ayant aucun objet précis à critiquer, fonctionne nécessairement à vide. C'est pourquoi un propos contestataire est toujours, et par définition, incontestable. Le privilège des notions négatives, qui désignent ce à quoi elle s'opposent mais ne précisent pas pour autant ce à quoi elles s'accorderaient, est de se soustraire à toute contestation : elles prospèrent à l'abri de leur propre vague. C'est aussi l'éternel privilège des charlatans.

Table des matières

Introduction

I. Remarques sur le pouvoir

II. Propos d'outre-tombe

III. Ici et ailleurs : 1. Ici rien – 2. Intérieurs romantiques – 3. L'endroit du réel – 4. Aux frontières d'ici et d'ailleurs : le lieu de la peur

IV. Visions de l'absence : 1. L'état de manque – 2. L'écriture violente – 3. L'écriture épistolaire – 4. Images de l'absence – 5. Les absences du corps – 6. La nostalgie du présent
• Clément Rosset-Tropiques. Cinq conférences mexicaines
Les Mexicains adorent la musique et les flonflons. Ainsi qu'il arrive je crois dans tous les peuples du monde, il suffit d'une danse pour les rendre insensibles à ce qui les tracasse ordinairement : le sentiment du rien, le doute identitaire, l'ombre de la mort.
J'ai effectué en février 2009 un séjour au Mexique d'où j'ai rapporté quelques textes inspirés partiellement par des conférences que j'avais prononcées au Collège de Mexico et à l'Université de Zacatecas. Ce sont ces textes qui se trouvent rassemblés dans le présent recueil.

Table des matières

Chapitre I. L'idée fixe.
Chapitre II. Que suis-je ?
Chapitre III. Juan Rulfo et la cruauté du regard.
Chapitre IV. Le retour éternel.
Chapitre V. Le souverain bien.

Clément Rosset L'Objet singulier
* Paru aux Éditions de Minuit en 1979, cet ouvrage reparaît augmenté d'un court texte « Musique et répétition ».

Après avoir étudié dans Le Réel. Traité de l'idiotie, la singularité de l'existence individuelle, Clément Rosset propose, dans cet ouvrage, une réflexion sur le réel et son double.
Le mythe platonicien de " La caverne " sert à l'auteur de fondement pour exprimer la singularité de toute réalité qui est simultanément autre, car toute réalité est doublée par sa représentation. Mais le réel, nous dit Rosset, ne peut s'épuiser dans sa description : il est ce dont il n'existe pas de duplication et, paradoxalement, il ne se donne à penser qu'à travers son double, sa représentation, qui est autre chose que ce qu'elle est censée suggérer.
Partant de ce principe, l'auteur analyse " Les aspects du singulier ", ce qui revient à évoquer les multiples aspects du réel, à travers, notamment, les notions de rire, de peur et de désir, et à travers le langage cinématographique.


D'une façon différente, l'auteur étudie le langage musical en ce sens qu'il est tout entier particulier et incongru, qu'il " est la création de réel à l'état sauvage sans commentaire ni réplique, et seul objet d'art à présenter un réel comme tel ". De fait, alors que toutes les créations humaines fonctionnent sur le modèle de la représentation d'un " déjà existant ", c'est-à-dire d'un double, la musique est à la fois son propre modèle et son langage propre.
Le langage musical est alors confronté au langage parlé et il apparaît à la fois comme la plus signifiante et la plus insignifiante des paroles : signifiante parce que la moindre erreur de transmission en fausse le discours (ce qui n'est pas le cas du langage parlé) mais également insignifiante car la musique n'a pas d'autre contenu " que celui de sa propre chanson ". La musique se présente donc à la fois comme " réalité singulière et comme discours hors de tout propos puisqu'elle ne représente rien du réel et n'en dit rien ".


Penseur de l'existence, Clément Rosset plaide aussi pour la métaphysique qui " s'inscrit en toutes lettres chez tout penseur, y compris et ironiquement chez ceux qui prétendraient s'en passer " et l'" ontologie du réel " qu'il défend, consiste en une extension à toute chose, de ce statut de la singularité.

Table des matières

Avertissement

I. Retour sur la question du double : 1. Le détournement du réel – 2. L'être et le double

II. Aspects du singulier : 1. L'objet terrifiant – 2. L'objet du désir – 3. L'objet cinématographique – 4. L'objet musical : a) Musique et réalité, b) Musique et langage, c) Musique et jubilation, d) Musique et répétition

III. L'appréhension du réel : 1. Amertume et modernité – 2. De l'allégresse – 3. Le savoir amoureux


Clément Rosset En ce temps-là Notes sur Louis Althusser


« La parution récente du livre posthume de Louis Althusser, L'Avenir dure longtemps suivi de Les Faits (Éditions Stock / IMEC, 1992), m'incite à noter, comme en marge, quelques souvenirs et réflexions sur une période et un homme que j'ai connus à la fois de très près et de très loin. De très près, car j'étais, de 1961 à 1965, élève à l'École normale supérieure et, comme philosophe, directement en contact avec Althusser qui assurait, assez " théoriquement " il est vrai – non au sens althussérien mais au sens courant du terme – la préparation au concours d'agrégation de philosophie. De très loin, car j'étais complètement indifférent à l'effervescence intellectuelle qui régnait alors à l'École et autour de la personne d'Althusser, dont je décidai immédiatement de " sécher " les cours, moins par mépris de ceux-ci que par refus instinctif de m'associer au petit groupe de ceux qui les suivaient.


L'alliance, chez Althusser, de la plus extrême lucidité et de la plus totale folie – alliance " contre nature ", j'y reviendrai, qui fait d'Althusser un cas, au sens où l'on parle d'un " cas Wagner " ou d'un " cas Nietzsche " – m'a paru digne de réflexion. Ce cas est en effet doublement instructif, éclairant d'un même coup de projecteur ce qu'il peut y avoir de plus raisonnable et de plus insensé dans le fonctionnement du cerveau humain. »


Clément Rosset
(Nice, 1er mai 1992)

Du même auteur
• L'Objet singulier, 1979
• La Force majeure, 1983
• Le Philosophe et les sortilèges, 1985
• Le Principe de cruauté, 1988
• En ce temps-là, 1992
• Le Choix des mots, 1995
• Le Démon de la tautologie, 1997
• Loin de moi, 1999
• Le Régime des passions et autres textes, 2001
• Impressions fugitives, 2004
• Fantasmagories, 2006
• L'École du réel, 2008
• La Nuit de mai, 2008
• Tropiques. Cinq conférences mexicaines, 2010
• L'Invisible, 2012
• Récit d'un noyé, 2012
Poche « Reprise »
• Le Réel , 2004
• Principes de sagesse et de folie , 2004
Livres numériques
• L'Invisible
• Le Réel
• Récit d'un noyé
• En ce temps-là
• Fantasmagories
• Impressions fugitives
• L'Objet singulier
• La Force majeure
• La Nuit de mai
• Le Choix des mots
• Le Démon de la tautologie
• Le Philosophe et les sortilèges
• Le Principe de cruauté
• Le Régime des passions et autres textes
• Loin de moi
• Tropiques. Cinq conférences mexicaines

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