Edito

Analyse de la gestion des caisses noires

Au Sénégal, il y a une floraison de caisses noires, « légales » certes, mais moralement intolérables surtout dans cette période où une grande partie des populations vit dans la précarité. Le plus incompréhensible, c’est que sa gestion échappe à tout contrôle. Ni l’Assemblée Nationale, ni la Justice encore moins le citoyen n’a aucune connaissance de comment est dépensé cet argent qui appartient pourtant au peuple sénégalais.

Une caisse noire serve, le plus souvent à financer des actions illicites comme le versement de pots-de-vin, l’achat de conscience, l’entretien d’une clientèle politique ou des intérêts personnels. Une caisse dite noire n'est assujettie à aucun contrôle de la part des pouvoirs législatif et judiciaire. Le tributaire s’en sert comme il lui plait, comme bon lui semble sans rendre compte à personne, et nos lois le permettent. Il faut savoir que l'on est ici face à des structures publiques (présidence de la république, Hcct, Assemblée Nationale, CESE), et leur comptabilité échappe complètement au contrôle du citoyen à travers ses représentants à l’Assemblée et la justice qui nous garantit une bonne utilisation des deniers publics.

La gestion de ces différentes caisses noires, obéit à une comptabilité parallèle, ce qui les place en dehors de la légalité. Au Sénégal, nous avons hérité de l’ancienne puissance coloniale, cette pratique, mais lorsque la France utilise sa caisse noire pour prendre en charge sa sécurité, nous, nos caisses noires deviennent des fonds politiques.

Partout où il y a des caisses noires, les scandales existent car une comptabilité qui n’obéit à aucune règle, facilite tous les abus et autres détournements. Même en France, où les fonds secrets répartis entre l'Elysée et Matignon qui y puisent sans cesse, sans aucun contrôle, il y a souvent des scandales. Normalement ces fonds devraient servir à financer les actions secrètes de l'Etat, services de contre-espionnage, DGSE, et certains frais en cash des ministères de la Défense et de l'Intérieur. Mais de temps en temps, ces fonds secrets servent à gratifier des fonctionnaires,  à payer des cadeaux, des voyages en avion ou même au financement politique occulte.

En 2007, deux journalistes d'investigation ont révélé que «plusieurs centaines de milliers d'euros en espèce» ont circulé au sein de l'ambassade d'Allemagne à Paris où un système de fausses facturations aurait été mis en place.

L’existence des caisses noires dans notre République n’est plus acceptée par les populations ; mais leur suppression doit se faire en amont de toute élection présidentielle, car une fois élu, la tentation pour garder ces caisses est grande chez le nouveau président de la république.

Dans notre projet de gouvernement, nous proposons la suppression de toutes les caisses noires de la République et si nécessaire, mettre en place un fonds d’urgence domicilié au trésor public, qui peut être certes géré par le président de la République, mais soumis au contrôle de l’Assemblée Nationale et à la Cours de Comptes.

Le plus scandaleux dans tout ça, ce sont les caisses noires du président de l’Assemblée Nationale, du président du  HCCT et de la présidente du CESE que l’on estime cumulées à 1,5 milliard de FCFA par an, ce qui équivaut à 10,5 milliards les sept ans de gouvernance du président Macky Sall ; rajoutez-y les 50 milliards qui seraient octroyés à ce dernier durant son mandat de sept ans. Combien d’écoles, de dispensaires ou de forages pourrait-on faire avec tout cet argent ?

Ibrahima Wade

Secrétaire Général Un Autre Avenir

Dialogue sans conditions dit-on, mais avec des engagements quand même !

Il y a quelques jours, le nouveau ministre de l’intérieur Aly Ngouye Ndiaye, lançait un appel au dialogue en direction des partis de l’opposition et de la société civile sénégalaise. Nous nous en réjouissons car c’est comme si notre lettre ouverte adressée au président de la République, au lendemain de la proclamation des résultats officiels des élections législatives par le Conseil Constitutionnel, avait reçu un écho favorable de la part du gouvernement.

Mais pour mieux structurer un dialogue et espérer le réussir, il faut au préalable identifier les parties prenantes, définir l’objet du dialogue, donner des gages qui prouvent le sérieux et l’engagement des uns et autres et enfin déterminer les résultats souhaités et le timing pour y arriver.

A la lecture des communiqués de presse informant sur l’appel du ministre, nous pouvons espérer que cette fois-ci, le dialogue semble inclusif et le ton plus respectueux envers l’opposition. Nous pouvons alors dire que la cible est bien visée par le ministre de l’intérieur et qu’il se démarque d’une certaine attitude qui consistait à tout faire pour réduire l’opposition à sa plus simple expression.

Les objets sur lesquels, un dialogue doit se faire entre pouvoir et opposition, sont multiples et variés. A notre avis, pour plus d’efficacité, il faut mettre sur la table les questions les plus urgentes, quitte à créer après une structure permanente de dialogue qui se pencherait sur tous les points de blocage entre pouvoir et opposition. Mais en ce moment, les questions les plus importantes se situent au niveau du fichier et du processus électoral, dans les dossiers judiciaires impliquants des hommes politiques, dans la gestion des ressources et finances publiques et les questions relatives aux politiques à mettre en place pour prendre en charge les vraies préoccupations des Sénégalais. Il faudrait avant d’organiser la rencontre officielle et au plus haut niveau, travailler avec l’ensemble des acteurs sur les sujets de discussion et ne pas organiser une messe au cours de laquelle, de beaux discours vont se faire avec les meilleures intentions du monde et qu’au final rien de bien concret n’en sortirait.

Il n’est pas souhaitable dit-on de poser des conditions au préalable d’une entame de dialogue si on veut y installer une atmosphère apaisée. Mais certains actes posés par les uns et les autres peuvent donner des gages d’une certaine volonté de réussir le dialogue. En ce moment, le gouvernement aurait tout à gagner en posant des actes forts qui prouveraient à l’opposition et à la population qu’il est vraiment dans de bonnes dispositions pour enfin apaiser les tensions politiques dans le pays.

Après les événement de 1988, Me Wade, feu Boubacar Sall et d’autres militants de l’opposition, ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison. Suite à cela, le pays était continuellement en ébullition, et en état d’urgence permanent. Mais à la veille de la fête de korité, le président Diouf signa la fin de l’état d’urgence et une proposition de loi d’amnistie de Me Wade introduite à l’Assemblée Nationale ; ce qui lui a permis de recouvrer sa liberté, ainsi que tous ceux qui ont été arrêtés avec lui. Plus tard, il entra même dans le gouvernement de Diouf et le pays s’est remis de ces événements qui pouvaient saper ses fondements.

Aujourd’hui, nous pensons que le gouvernement de Macky Sall devrait faire de même envers tous les acteurs politiques emprisonnés ou ayant maille à partir avec la justice dans un but d’apaisement, ce qui est nécessaire pour la mise en place de vraies politiques de développement.

Le Sénégal a toujours été cité en exemple de démocratie dans le monde et était parmi les moteurs de l’économie dans l’espace CDEAO. Les résultats de ce dialogue devraient dès lors nous permettre de maintenir cette place qui positionne le Sénégal dans le top des pays africains qui mobilisent plus les investissements étrangers et attirent davantage de touristes et autres institutions internationales.

Notre formationUn Autre Avenirsouscrit totalement à ce dialogue, si et seulement, il est organisé pour prendre en charge les préoccupations des Sénégalais. Mais nous nous y opposons s’il est considéré par le gouvernement comme une nouvelle trouvaille pour encore diviser l’opposition ou énième appel du pied  à l’endroits d’opposants avides de postes ou de sinécures qui cherchent la belle occasion pour entrer dans le gouvernement. 

Ibrahima Wade

Secrétaire général Un Autre Avenir

Ichrono.info

Le pouvoir au peuple, mais les élections sont organisées par les politiciens

Le Sénégal vient de vivre l’une des pires crises électorales depuis l’instauration du multipartisme par le président Senghor. A la question de savoir « comment en est-on arrivé là ? », une objectivité globale doit guider la réponse. Cette crise a le mérite de faire surgir l’exaspération des populations sur la façon dont la politique se pratique au Sénégal. Cette pratique peut se résumer à « Tout est bon pour arriver à ces fins ».

Aujourd’hui, tout le monde tape sur le président Macky Sall, mais ses prédécesseurs ont-ils toujours été à la hauteur en matière d’organisation d’élections libres et transparentes ? De Senghor à Abdoulaye Wade, en passant par le président Abdou Diouf, les élections n’ont jamais été toujours exemptes de reproches. A chaque fois, on a eu droit à du chipotage électoraliste pour sortir vainqueur des joutes électorales. Le problème est qu’au Sénégal, on oublie vite. Ceux qui crient haro sur Abdoulaye Daouda Diallo, défendaient bec et ongles Ousmane Ngom lorsqu’il organisait des élections taillées sur mesures pour Abdoulaye Wade. Nous devons dès lors être plus objectifs sur les positions que nous prenons face au comportement du pouvoir organisateur des élections qui n’est ni neutre, ni totalement indépendant vis-à-vis d’un Exécutif qui cherche à se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible.

Toutes les composantes de ce qui peut garantir un Etat de droit sont trop inféodées au président de la République, et quasi tous les acteurs politiques qui le dénoncent en étant dans l’opposition, s’y adaptent facilement et perpétuent les mêmes pratiques une fois aux affaires. Donc, à mon avis le mal se trouve dans le système ; il faut le reconnaître et avoir l’audace du changement. Mais qui pour le changer et quel est le meilleur timing pour le faire, puisque ceux qui le combattent avant d’arriver au pouvoir le défendent lorsqu’ils arrivent au gouvernement.

La solution ne peut venir que d’une mobilisation de tous les citoyens, conscientisés de l’existence de ce qu’on pourrait appeler un bourrelet de notre démocratie. Le pouvoir appartient au Peuple dit-on, mais il faut qu’il en soit conscient et qu’il se donne les moyens de l’exercer pleinement. Mais si le Peuple se laisse tromper ou accepte de subir la domination d’une élite opportuniste, la situation risque de perdurer. Les citoyens doivent imposer ces changements en initiant des référendum populaires sur l’exemple de la Suisse où les populations peuvent être à l’initiative d’un changement sociétal. Le peuple a délégué son pouvoir de légiférer à ses représentants à l’Assemblée Nationale et accordé au président de la République les pleins pouvoirs en matière réglementaire. Mais souvent, les lois qui se discutent entre ces deux délégataires sont à mille lieux des préoccupations des Sénégalais. Par exemple, on a assisté à l’Assemblée Nationale à de longues passes d’armes entre majorité et opposition sur une loi organisant les groupes parlementaires, mais en quoi l’issue de ces débats peut-elle influer positivement sur le vécu des Sénégalais ?

Le mouvement AUTRE AVENIR que nous venons de créer, s’engage à donner aux populations à travers une loi, la possibilité de prendre des initiatives populaires par des référendum pour créer de nouvelles lois ou abolir des lois jugées non conformes aux intérêts du Sénégal.

Si le Sénégal ambitionne de garder sa place de meilleure démocratie en Afrique sub-saharienne, il doit être irréprochable en matière électorale et c’est ce sur quoi, nous nous engageons à AUTRE AVENIR.

Ibrahima Wade - Bruxelles

Secrétaire Général Autre Avenir

Lettre ouverte au Premier Ministre du Sénégal

Monsieur le Premier Ministre, permettez-moi de vous dire avec respect et considération pour vos hautes fonctions, que l’attente des Sénégalaises et des Sénégalais de la diaspora ne semble pas être prise en compte par ce gouvernement que vous venez de constituer.

Monsieur le Premier Ministre, nous n’avons nullement la prétention de vous dicter votre politique encore moins faire dans le nihilisme par rapport aux actions que votre gouvernement fait ou compte faire pour la diaspora. Mais lorsqu’une composante si importante et qui a prouvé son dynamisme dans le développement du Sénégal ne se retrouve pas dans votre intervention donnant le cap du nouveau gouvernement, nous pensons nécessaire de relever ce qui semble être un oubli majeur de votre part.

Et puisqu’il y a traditionnellement une déclaration de politique générale avant de mettre le gouvernement au travail, j’ai pensé vous écrire cette lettre pour attirer votre attention sur le fait que vous êtes peut-être en train de dresser toute une partie des Sénégalais parmi les plus dynamiques, contre vous et votre gouvernement.

Un adage dit que « lo kham kham Samba, Samba gueune la kham bopam », que l’on peut traduire littéralement : Samba se connaît mieux lui-même que quiconque d’autre. Je laisse la latitude aux linguistes de me corriger. Tout ça pour vous dire, Monsieur le Premier Ministre que nous les émigrés, nous sommes les mieux placés pour vous décrire les situations que nous vivons dans nos différents pays d’accueil, les difficiles relations que nous avons avec notre administration (Etat et consulaire) et les solutions que nous avons pensées nous-mêmes pour améliorer nos conditions de migrants aspirant à participer au développement de notre pays.

Monsieur le Premier Ministre, savez-vous qu’au Gabon, en Guinée Equatoriale et en Angola, les Sénégalais sont victimes très souvent de tracasseries policières ce qui se traduit par de la maltraitance, de la confiscation de leurs biens, des emprisonnements arbitraires et des expulsions sans aucun respect de leurs droits ?

Savez-vous qu’en Afrique du Sud, les migrants sénégalais se font voler ou tuer par des bandes criminelles et ils qu’ils n’ont pas souvent la protection et le soutien nécessaire de la part des autorités sud-africaines ?

Savez-vous Monsieur le Premier Ministre les tracasseries policières et douanières que nos compatriotes résidents en Côte d’Ivoire, au Mali, en Gambie, en Guinée Conakry etc. subissent lorsqu’ils passent les frontières pour rejoindre leur famille au Sénégal ou doivent retourner dans leur pays de résidence ?

Savez-vous qu’en Allemagne des milliers de Sénégalais sont détenus et en attente d’expulsion et que circulent beaucoup de rumeurs de connivence entre les autorités sénégalaises et allemandes sur un supposé deal financier, sans que l’Etat du Sénégal n’apporte des éclaircissements ?

Savez-vous que des Sénégalais sont sur la route pour rallier l’Europe par la mer méditerranée et qu’ils sont soient kidnappés par des criminels en Libye, s’ils ne sont pas arrêtés et détenus dans des conditions inhumaines par des groupes armés ou qu’ils périssent en mer au tour de Lampedusa ?

Monsieur le Premier Ministre, des Sénégalais partis aux USA sont bloqués là-bas, pour certains des dizaines d’années sans pouvoir revenir aux côtes de leurs familles, car tout retour leur interdirait à jamais de regagner ce pays où ils gagnent honnêtement leur vie.

En Italie, des Sénégalais qui ont travaillé pendant des années sont privés de tous droits d’une pension de retraite une fois que l’âge les obligent de rentrer au pays.

Des femmes sénégalaises parties travailler dans les pays du Golf ou au Liban sont victimes de maltraitance et d’abus de la part de leurs employeurs et des cas extrêmes comme celle de notre sœur Mbayang Niang qui risque la décapitation en Arabie Saoudite, font souvent la une des journaux sans que nos autorités ne prennent les choses au sérieux.

Des migrants sénégalais sont assassinés régulièrement et souvent nos autorités font comme si c’est un fait divers banal, alors que nous voyons la mobilisation des autorités américaines si un des leurs est en difficulté quelque part dans le monde quel que soit ce qu’il a fait ou qui il est.

Monsieur le Premier Ministre, des étudiants sénégalais ayant fini leurs études et souvent dans des domaines pointus et très demandés dans notre pays sont en errance dans les pays développés et certains acceptent même de prendre des emplois sous qualifiés alors que le Sénégal a un réel besoin de leur expertise.

Monsieur le Premier Ministre, la plupart de nos ambassades et consulats sont souvent dirigés par des personnes très marquées politiquement, qui confondent leurs missions à un travail de permanence de parti politique et des relations très heurtées se créent avec la diaspora ce qui empêchent à la diplomatie sénégalaise de jouer pleinement sous rôle.

Cette liste n’est pas exhaustive et il y a certainement d’autres situations vécues par des Sénégalais dans leurs pays d’accueil respectifs et qui méritent votre attention et une prise en charge par le nouveau gouvernement que vous êtes en train de mettre en place.

Monsieur le Premier Ministre, nous voulons porter à votre connaissance un certain nombre de doléances de la diaspora en espérant être entendu et qu’au moins une partie de celles-ci soit reprise dans votre déclaration de politique générale ou tout au moins, donnez-nous espoir que les Sénégalais de la diaspora ne sont pas oubliés dans les choix politiques que vous êtes en train de mettre en place.

Je reviens avec une vielle doléance portant sur la restriction en matière d’importation de véhicules d’occasion. Jusqu’à maintenant, le gouvernement ne nous a pas donné une raison valable justifiant cette mesure alors que nous, nous avons des arguments qui prouvent la contre-productivité de cette mesure qui nuit aux intérêts économiques du Sénégal par rapport aux pays voisins.

La mesure interdit aux transporteurs sénégalais d’importer des camions de plus de 10 ans, alors que le transporteur malien ou guinéen peut importer un véhicule de 20 et en suite venir circuler sur nos routes avec des marchandises chargées dans leurs pays. Ce qui s’y connait un peu en transport savent qu’avant, c’était les transporteurs sénégalais qui convoyaient les conteneurs, le ciment et les carburants au Mali alors que maintenant l’axe Dakar-Kaolack est saturé par les gros porteurs maliens, tous âgés de plus de 10 ans. 

Les bus gambiens qui font la navette entre Banjul et Dakar ont tous plus de 10 ans alors que les transporteurs sénégalais doivent continuer à utiliser les vieux ndiaga ndiaye qui prennent à peine 40 personnes.

Les bureaux économiques des ambassades n’ont aucune efficacité car gérés par des fonctionnaires qui n’ont aucune connaissance de l’environnement des affaires dans les pays où ils sont affectés alors que la diaspora regorge de compétence capable de booster les échanges économiques s’ils sont responsabilisés dans ces structures.

Monsieur le Premier, la diaspora veut sa banque et elle y travaille depuis des années pour avoir des produits financiers (assurance, crédits etc.) spécifiques et correspondant à ses besoins, elle veut que ses enfants puissent travailler dans la fonction publique du Sénégal, elle veut pouvoir accéder plus facilement aux fonciers, aux crédits de la BHS, être soutenu lorsque des spéculateurs fonciers sans scrupules les arnaquent dans leur quête de trouver un habitat au Sénégal. Et là aussi nous avons besoins d’écoute et de soutien de la part du gouvernement.

Nous ne voulons plus faire des kilomètres ou rester des mois à attendre un passeport pour voyager et nous réclamons un ministère des Sénégalais de l’extérieur de plein exercice car 3 millions de personnes qui contribuent pour un tiers du budget du Sénégal ne doivent plus être gérées par un secrétaire d’Etat ou une direction.

Nous réclamons des réactions fermes de votre part, par rapport à la recrudescence des assassinats et des expulsions de nos compatriotes dans leurs pays d’accueil. Il faudrait lors de vos commissions mixtes avec des pays à forte présence sénégalaise, défende plus les intérêts de la diaspora en se concertant auparavant avec elle pour mieux négocier.

Monsieur le Premier Ministre, cette missive est l’expression du tréfonds de beaucoup de Sénégalais de la diaspora qui souffrent de l’absence de l’Etat, qui doit pourtant protection à tout citoyen quel que soit le territoire où il se trouve. Il serait dès lors temps que vous créiez des espaces de dialogue avec la diaspora sans aucun tamis politique, pour plus d’efficacité dans les politiques destinées aux Sénégalais de l’extérieur.

Veuillez croire Monsieur le Premier, à notre profond respect.

Ibrahima Wade

Bruxelles, Belgique

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