Edito

Présidentielles sénégalaises 2019 : Ibrahima Thiam, un leader politique est né

 

Comme toute la presse sénégalaise la rédaction d’Ichrono a reçu hier du président du mouvement « Autre Avenir », Ibrahima Thiam, le communiqué que nous publions ici, dans lequel il annonce son retrait de l’élection présidentielle du mois de février prochain.

Il lui aura manqué quelques milliers de parrainages pour franchir le seuil fatidique requis par la loi et que sa candidature soit validée par le Conseil constitutionnel. Il s’en est fallu d’un cheveu et la démocratie sénégalaise est la grande perdante de cette absence d’une nouvelle voix dans le débat public.

Depuis plusieurs mois, ce jeune quinquagénaire franco-sénégalais, originaire de Kaolac, secrétaire général de l’Inserm - l’un des plus grands instituts de recherche européens -, arpentait le terrain, allant de réunion électorale en plateaux de télévision, organisant son mouvement dans le pays dans le but de convaincre le peuple du bien-fondé de sa démarche, de la sincérité de ses convictions et de son ambition pour un avenir meilleur pour le pays, en particulier sa jeunesse.

Ces derniers jours les sénégalais ont même pu découvrir l’ouvrage qu’il vient de publier « Un nouveau souffle pour le Sénégal » dans lequel il a pris le temps de réfléchir à la situation actuelle du pays, établissant un diagnostic lucide, souvent critique et surtout proposant des solutions dans de nombreux domaines qu’il s’agisse de l’éducation, la santé, l’environnement, la sécurité, la justice, le tourisme, etc.

Peu de candidats ont eu le courage de faire ce travail de réflexion individuel issu d’une concertation collective, peu d’entre eux ont eu le mérite d’offrir une alternative crédible et le courage de s’opposer au pouvoir incarné par Macky Sall. 

Mais que ses partisans, sympathisants et militants se rassurent. En lisant à travers les lignes le communiqué que vous pouvez découvrir dans ces colonnes, chacun comprendra que ce retrait de la compétition électorale n’est en rien un retrait de la vie politique et encore moins un renoncement à proposer aux Sénégalais son projet d’une société plus démocratique, plus juste socialement, plus ambitieuse économiquement, dans laquelle une place plus grande sera faite aux jeunes et où les plus déshérités seront mieux traités. 

En lisant le communiqué, dont le ton est empreint de sérénité et de confiance pour le futur, on peut comprendre que pour Ibrahima Thiam, le combat continue et qu’il va poursuivre son travail pédagogique d’information, de sensibilisation afin d’ancrer son mouvement en profondeur dans le pays. Il sait que tel le cultivateur il lui labourer, semer ensuite avant de pouvoir récolter.  

On peut aussi aisément en déduire qu’il sera de plus en plus présent au cours des mois et années à venir dans la vie sénégalaise, à commencer lors des prochaines élections municipales. L’homme a beaucoup appris de cette année de campagne électorale et il va maintenant tirer les enseignements de cette première participation électorale afin de transformer l’échec d’aujourd’hui en victoire de demain.

Nul doute qu’un nouveau personnage politique de première importance est né qui comptera très vite parmi les premiers opposants au futur chef d’Etat, et qu’il va prendre à son compte ce célèbre slogan : « Ce n’est qu’un début, poursuivons le combat ».

Jean-Yves Duval, directeur d’Ichrono  

Pour un « New-deal » sénégalais !

Dans neuf mois les sénégalais seront appelés à élire leur nouveau président de la République. Rééliront-ils l’actuel chef de l’Etat ou décideront-ils de tourner la page Macky Sall ? Bien malin qui pourrait le dire aujourd’hui et s’aventurer sur le terrain des pronostics serait très aventureux. Neuf mois nous séparent entre le mois de juin 2018 et le mois de février 2019, très exactement le temps d’une gestation. Ou d’une alternance. Autrement dit, le futur président de la République n’est peut-être pas encore né politiquement à l’heure où nous écrivons ces lignes et ses parents, autrement dit le peuple souverain, serait bien en peine de dire s’il s’agira d’un garçon ou d’une fille. Car ce qui s’est produit dans d’autres pays peut se reproduire au Sénégal, à savoir l’élection de quelqu’un que personne n’aura vu venir. Que personne ne connaissait jusque-là et qui créera la surprise. Quelqu’un qui saura rassembler les sénégalais divisés par des décennies de règne sans partage de quelques grandes figures politiques comme autant de dynasties. Quelqu’un qui ne serait pas issu du sérail, quasiment tribal, auquel le Sénégal semble se résoudre depuis trop longtemps. Quelqu’un qui saurait renouveler le discours politique, rénover les mœurs politiques, apaiser les peurs, renouer avec l’optimisme, engager le pays sur la voie d’un réel développement économique et d’un progrès social. Quelqu’un qui impulserait l’énergie indispensable pour doter le pays des nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle, favoriserait l’installation des start-ups en même temps qu’il saurait protéger les catégories de la population les plus fragiles. Autrement dit qui ferait entrer le Sénégal dans le 21ème siècle. Les sénégalais sont nombreux à penser que rien n’est écrit pour la prochaine élection présidentielle et à espérer qu’un tel homme existe. Que celui-ci incarnera une nouvelle génération et avec elle une autre manière d’être : soucieuse d’une moralisation de la vie publique et politique et désireuse de lutter résolument contre la corruption. C’est cet homme-là qu’Ichrono attend de voir surgir dans la vie politique au cours des prochaines semaines, un homme qui ne fera pas comme tant d’autres politiciens des promesses en sachant qu’elles sont impossibles à tenir mais indiquera honnêtement un chemin pour affronter les dures réalités du monde de demain et positionner le pays sur la voie de la réussite. Si cet homme-là ayant une ambition, une vision, une volonté, existe qu’il se fasse connaître. Alors, nous serons à ses côtés et l’accompagneront pour la réussite d’un New-deal dont le Sénégal à le plus grand besoin afin d’offrir a la nouvelle génération un avenir meilleur. Le Directeur de la Publication IChrono.info

Pour un « New-deal » sénégalais !

Dans neuf mois les sénégalais seront appelés à élire leur nouveau président de la République. Rééliront-ils l’actuel chef de l’Etat ou décideront-ils de tourner la page Macky Sall ? Bien malin qui pourrait le dire aujourd’hui et s’aventurer sur le terrain des pronostics serait très aventureux.

Neuf mois nous séparent entre le mois de juin 2018 et le mois de février 2019, très exactement le temps d’une gestation. Ou d’une alternance.

Autrement dit, le futur président de la République n’est peut-être pas encore né politiquement à l’heure où nous écrivons ces lignes et ses parents, autrement dit le peuple souverain, serait bien en peine de dire s’il s’agira d’un garçon ou d’une fille.

Car ce qui s’est produit dans d’autres pays peut se reproduire au Sénégal, à savoir l’élection de quelqu’un que personne n’aura vu venir. Que personne ne connaissait jusque-là et qui créera la surprise. Quelqu’un qui saura rassembler les sénégalais divisés par des décennies de règne sans partage de quelques grandes figures politiques comme autant de dynasties.

Quelqu’un qui ne serait pas issu du sérail, quasiment tribal, auquel le Sénégal semble se résoudre depuis trop longtemps. Quelqu’un qui saurait renouveler le discours politique, rénover les mœurs politiques, apaiser les peurs, renouer avec l’optimisme, engager le pays sur la voie d’un réel développement économique et d’un progrès social.

Quelqu’un qui impulserait l’énergie indispensable pour doter le pays des nouvelles technologies liées à l’intelligence artificielle, favoriserait l’installation des start-ups en même temps qu’il saurait protéger les catégories de la population les plus fragiles.

Autrement dit qui ferait entrer le Sénégal dans le 21ème siècle.

Les sénégalais sont nombreux à penser que rien n’est écrit pour la prochaine élection présidentielle et à espérer qu’un tel homme existe. Que celui-ci incarnera une nouvelle génération et avec elle une autre manière d’être : soucieuse d’une moralisation de la vie publique et politique et désireuse de lutter résolument contre la corruption.

C’est cet homme-là qu’Ichrono attend de voir surgir dans la vie politique au cours des prochaines semaines, un homme qui ne fera pas comme tant d’autres politiciens des promesses en sachant qu’elles sont impossibles à tenir mais indiquera honnêtement un chemin pour affronter les dures réalités du monde de demain et positionner le pays sur la voie de la réussite.

Si cet homme-là ayant une ambition, une vision, une volonté, existe qu’il se fasse connaître.

Alors, nous serons à ses côtés et l’accompagneront pour la réussite d’un New-deal dont le Sénégal à le plus grand besoin afin d’offrir a la nouvelle génération un avenir meilleur.

Le Directeur de la Publication  

Le ministre de l’économie et des finances même au bord du précipice du surendettement nous dit que tout va bien !

« Qui paye ses dettes s’enrichit » dit-on ; on pourrait en déduire, qui s’endette, s’appauvrit ! Notre ministre de l’économie et des finances lui, au vu de l’euphorie à laquelle il nous annonce sa réussite de lever 1184 milliards de FCFA en Eurobonds, semble nous dire, qui s’endette s’enrichit ! Le ministre a parlé des avantages de ses Eurobonds sur le financement du PSE, eh bien moi je soulèverai le débat des inconvénients pour titiller un peu les économistes sénégalais et permettre aux Sénégalais de prendre conscience sur la politique d’endettement du gouvernement de Macky Sall et de ses conséquences sur notre futur dans les prochaines 30 ans à venir. Comprenez que ceux qui nous endettent aujourd’hui, ne seront plus là lorsqu’il faudra solder les comptes.

D’abord, notre ministre de l’économie et des finances se glorifie des taux 4.75% et 6.75% obtenus pour une maturité respectivement de 10 ans et de 30 ans, ce qu’il impute à de bonnes perspectives macroéconomiques du Sénégal.  Ces taux en réalité restent trop élevés car même si comparaison n’est pas raison, le taux de financement à 10 ans des obligations américaines est de 2,23%, celui du Canada 1,88%, la Chine 1,48%, le Japon 0,057%, la France 0,79%, l'Allemagne 0,48%. Ces taux obtenus par notre ministre, rapportés à notre budget provoquent un service de la dette annuelle énorme, peut-être beaucoup plus élevé que le budget destiné à l’éducation nationale qui est à l’agonie faute de moyen. Il faut comprendre que presque tous les Etats riches ou pauvres peuvent lever des fonds, la différence est que plus un pays a des risques de défaillance de paiement, plus ses taux sont élevés. C’est la raison pour laquelle, le Venezuela a des taux autour de 30%, pourtant c’est un pays pétrolier, et le Sénégal qui compte sur son statut de futur état pétrolier, se pare-t-il du syndrome vénézuélien ?

Le ministre nous dit qu’il s’endette pour exécuter les projets d’infrastructures du PSE, mais lorsqu’on s’endette on doit avoir un bon plan pour pouvoir rembourser ses dettes, peut-on le faire avec les infrastructures lorsque l’on voit que ceux qui pourraient être rentables sont captés par des firmes étrangères. Pour pouvoir faire face à nos engagements, nous devrions pouvoir générer de la plus-value. Mais la structuration économique qui donne beaucoup plus de place aux entreprises étrangères au détriment de notre privé national, qui dépend du commerce extérieur pour ses ressources et dont la tension de l’assiette fiscale est au bord de la rupture, ne permet pas de générer assez de revenus propres pour payer nos dettes et prendre en charge convenablement la demande sociale. Il faudrait réorienter notre économie vers la production, sortir du modèle tout export de nos matières premières et tout import et ceci souvent porté par un secteur informel désorganisé et non soutenu par l’Etat.

Continuer à nous financer par l’extérieur ne permettrait jamais d’avoir cette indépendance que les jeunes générations réclament, et 68 ans après nos indépendances, nous devrions avoir un secteur bancaire avec une épargne locale nous permettant de nous autofinancer. Mais ceci signifie enrichir les Sénégalais en leur donnant du travail, enrichir le privé sénégalais et accompagner le secteur informel vers le formel et donner la priorité à nos entreprises privées dans le PSE pour que cette croissance de 7% qu’on nous vend pour 2018, soit consommée localement. Le schéma économique que le président Macky Sall est en train dérouler est organisé pour drainer les ressources (naturelles et financières) vers les pays étrangers qui nous endettent et viennent exécuter eux-mêmes ces infrastructures pour lesquelles on se met aux Eurobonds. Au 31/12/2017, l’endettement du Sénégal était à 5100 milliard de FCFA ce qui correspond à 60% de notre PIB et à 10 points de la limite de 70% fixée en zone CEDEAO. Si on y ajoute ces 1184 milliards on est à 6284 milliards ce qui va exploser bientôt cette limite et nous faire entrer dans le club des pays les plus endettés dans notre sous-région. Enfin, le ministre se félicite de la notation de Moody’s qui est passée de B1+ à BA3, alors que cette note signifie qualité moyenne inférieure c’est-à-dire, spéculatif ce qui ne devrait pousser à l’autosatisfaction. L’austérité du président Abdou pour rembourser les dettes du Sénégal est encore dans nos mémoires pour nous rappeler que ceux qui nous endettent sont en train de faire du fric sur notre dos, mais notre développement est le cadet de leurs soucis. Et Attention aux fonds vautour qui sont en embuscade !

Le ministre nous dit aussi qu’une partie de ces dettes va également servir à racheter certains crédits, notamment l’Eurobond de 2011 dans le cadre de la stratégie de gestion de la dette. Mais est-ce qu’on n’est pas en train de s’endetter pour payer des dettes ?

Ibrahima Wade, Secrétaire général d’Un Autre Avenir

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