Afrique

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort par Jean-Philippe Omotunde

 

"Ce titre peut choquer mais en réalité l'auteur nous incite à nous prendre en main et à bousculer les choses. Rester assis et attendre que tout vienne du ciel est un leuurre. Merci au Pr Siatpha Diédhiou de m'avoir soufflé cet article qui fera du bruit. A vos commentaires.P B Cissoko

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort par Jean-Philippe Omotunde

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort.

Eh oui ceci est une réalité, la chance n'existe vraiment pas, seules les opportunités se présentent à nous tous les jours.

Il y a ceux qui vont la laisser s'échapper sans réagir. Il y en a ceux qui vont mal réagir.

Et d'autres plus futés qui vont tout faire pour en profiter à la première occasion.

En Chine il est enseigné à partir du cours primaire jusqu'à l'Université que le hasard, la chance, et la divine providence n'existent pas.Le gouvernement a vite compris qu'il faut inculquer une certaine moralité aux jeunes, leaders de demain à s'auto suffire eux mêmes et non à compter sur l'aide d'un Allah ,Bouddha, Yahvé, bref d'un Dieu qui deciderait de leur réussite ou non.

Il faut impérativement réussir sa vie et non subordonner ses exploits et succès à une divinité quelconque.

Voilà ce genre d'enseignements que le gouvernement martèle dans l'oreille d'un petit chinois dès l'âge de 5 ans et véhicule ce message dans toute la Chine pour rassurer leur progéniture, relève de demain à défier n'importe quelle race au monde et à perpétuer leur hégémonie dans le monde du business

Au même moment le gamin africain du même âge est traîné dans une église où le pasteur formatera toute sa matière grise et va lui le expliquer que quoiqu'il fasse si Dieu même ne tranche pas en faveur de sa vie il ne réussira jamais.
La société dans laquelle il grandira lui martelera tout au long de sa vie << qu'on échappe jamais à son destin et ce que Dieu t'a réservé c'est ce que tu auras quoique tu fasses>>
Le pasteur à l'église lui dira que seul Dieu décide du succès et de l'échec sur ses créatures puisqu'un Dieu est au commande.

Conséquences 30 ans après:

Le petit chinois bien moulé dans la pratique et dans une formation de pointe débarquera en Afrique et prendra en otage tous les chantiers.

Il est plus facile qu'un chinois recrute un africain pour réaliser ses propres rêves en Afrique plutôt qu'un africain de trouver sa propre voie en Afrique même.
Le premier créé des opportunités et l'autre [ l'Africain] attend son jour de chance et l'aide de Dieu ou même que s'accomplisse les bénédictions et les prophéties dans sa vie

Chez moi au Benin quand tu demandes à un jeune si tout vas bien? << il te dira par la grâce de Dieu>> ou chez mes amis mahométans << ichallah >>

La plupart des jeunes de mon âge ont tous confié leur cerveau à un Dieu, ou à Jésus, ou Allah.


<< No Jesus no success >>scandent tous.

Pourtant Dieu ou un vodou n'a jamais fait un western union ou un transfert flooz à quelqu'un.

Dites a vos enfants qu'il n'existe aucun décideur pour l'humanité que lui même. Personne ne changera sa vie à part lui même

Qu'il n y a que des opportunités et non la chance, il n'y a aucun hasard nulle part. Et par conséquent qu'il vaut mieux compter sur les opportunités que sur la chance puisque c'est nous même qui allons nous les inventer les contrôler et les accompagner pour tirer le plus grand profit.
Ceux qui comptent sur la chance et sur l'intervention dune divine providence sont de gros paresseux.

AFRICAIN ALLUME TON CERVEAU.
Originaire de la Guadeloupe et diplômé de l'Ecole de Publicité de Paris, Jean-Philippe Omotunde a été formé à l'analyse historiographique par l'école Diopienne à Paris. Co-fondateur du site Africamaat.com, il enseigne à l'Institut Africamaat à Paris.
Depuis mai 2010, en collaboration avec l'association Menaibuc Caraïbes, il enseigne les Humanités Classiques Africaines Caraïbes à l'Institut Per Ankh.
Il est l'auteur de quatre ouvrages aux éditions Menaibuc, l'origine negro-africaine du savoir grec, les racines africaines de la civilisation européenne, la traite négrière : vérité et mensonges et les Humanités Classiques Africaines pour les enfants.
Il anime aussi la revue de vulgarisation scientifique " Afrik@raibes Mag ".

Start-up de la semaine : au Burkina, Biobag veut remplacer les sachets plastiques par ses sacs en papier Par Nadoun Coulibaly - à Ouagadougou

 

Au Burkina Faso, Biobag fabrique artisanalement des sacs en papier. © Photo bio bag, tous droits réservés


Lancée en 2015, la start-up burkinabè spécialisée dans la confection artisanale d'emballages en papier affirme avoir permis de remplacer au moins 150 000 sachets plastiques. L'entreprise compte désormais franchir un nouveau palier : étendre son rayon de distribution au Mali et au Niger.
Pour lutter contre la prolifération des sachets plastiques jugés polluants pour l'environnement, Aissa Traoré, 34 ans, a fondé Biobag Burkina Faso, une entreprise dédiée à la fabrication artisanale d'emballages en papier au Burkina.

Installée dans un modeste local au quartier Cissin, situé au sud de Ouagadougou, la start-up se targue d'avoir permis en deux ans d'activité de remplacer plus de 150 000 sachets plastiques alors que la loi interdisant l'usage de ces derniers peine à entrer en vigueur. « Nous fabriquons des emballages écologiques et esthétiques pour lutter contre les sachets plastiques qui causent des inondations et mettent entre 100 à 400 ans pour se dégrader dans la nature », explique la fondatrice de la jeune pousse qui indique avoir écoulé plus de 50 000 emballages en 2017, principalement auprès des boulangeries, des alimentations et des boutiques de prêt à porter.
Prolifération des sacs plastiques en Afrique de l'Ouest : faut-il les interdire ?


Si le projet de Biobag suscite un certain enthousiasme, l'entreprise doit faire face au frein de taille que constitue le prix de ses produits : alors que les sachets plastiques se monnayent de 10 à 50 francs CFA (1,5 à 7,8 centimes d'euros), les prix des sachets que la start-up propose aux grossistes vont de 12,5 à 300 francs CFA, en fonction du format et du grammage du papier. Les sachets de luxe, conçus en numérique à base de papier cartonné, peuvent même atteindre 2 000 à 2 500 F CFA.
Un chiffre d'affaires qui pourrait doubler en 2018


Mais Aissa Traoré, qui a commencé modestement son affaire – elle a investi 50 000 francs CFA pour fabriquer ses premiers sachets depuis son salon – n'en poursuit pas moins son aventure. « L'idée de créer Biobag m'est venue après un voyage en Europe de mon époux qui en a ramené des échantillons d'emballages en papier. Étant à l'époque employée alors dans une imprimerie, j'ai décidé de me former pour reproduire ces modèles », détaille la jeune femme, diplômée d'un brevet d'études professionnel en secrétariat.


« Je crée et conçois le design en fonction des besoins exprimés par le client. Chaque modèle unique est validé par lui avant que nous lançons sa production à grande échelle », assure Aissa Traoré. Avec une capacité de production mensuelle de 150 000 sacs, son entreprise emploie une dizaine d'agents formés aux techniques de pliage et de tissage. Le chiffre d'affaire, de 5 millions de F CFA en 2017, devrait doubler en 2018. Et sa fondatrice vise désormais l'ensemble de la région, avec une première étape au Mali et au Niger en 2019. « Nous sommes en négociations avec des distributeurs dans ces pays », précise-t-elle.


Montée en gamme et baisse de prix


L'entreprise s'est développée jusqu'ici sur fonds propres, mais vient de rejoindre la Fabrique, l'incubateur burkinabè des entrepreneurs sociaux, qui devrait l'aider à passer à la vitesse supérieure, avec notamment un projet de recyclage du papier. « L'expérience de Biobag est intéressante, car sa fondatrice sait ce qu'elle veut et où elle veut aller, mais sait aussi se nourrir de conseils pour tester de nouvelles idées », souligne Julie Van der Smissen, chargée d'accompagnement à La Fabrique.
Aissa Traoré a également candidaté à l'appel à projets financé par l'Institut de recherches pour le développement (IRD) visant à connecter des scientifiques et des entrepreneurs pour apporter des solutions techniques à des problématiques entrepreneuriales. Avec son partenaire la Fabrique, elle entend mobiliser des ressources pour l'acquisition d'équipements de production automatisés pour d'une part accélérer la cadence et d'autre part hisser les standards de qualité des produits.


« C'est un gros projet qui nécessite à la fois de l'expertise technique et un financement important », explique Mme Van der Smissen. Ce chantier une fois mis en branle va permettre à Biobag de s'émanciper des craintes de ruptures de stock auprès des fournisseurs comme ImpriColor ou Chez Toni et d'offrir des emballages meilleur marché.

Bernard Dadié, cent ans de négritude

 

Bernard Dadié, cent ans de négritude


Notre chroniqueur rend hommage à l'auteur ivoirien d'« Un Nègre à Paris », toujours bien vivant, et qui vient de fêter son siècle de combats littéraires et politiques.
Par Bernard Magnier (chroniqueur Le Monde Afrique)


LE MONDE


Au Japon, il serait sans doute un trésor vivant. En Côte d'ivoire, son nom vient d'être donné à une rue d'Abidjan. Le poète, conteur, romancier et dramaturge ivoirien Bernard Dadié a eu cent ans en 2016.


Né en 1916 à Assinie, au sud-est de la Côte d'Ivoire, sa carrière littéraire a commencé très tôt. Sa première pièce, Les Villes, jouée par les élèves de l'Ecole primaire supérieure lors de la Fête de l'enfance à Abidjan en 1934, permet de considérer le jeune étudiant de 18 ans comme le premier dramaturge africain d'expression française. Ecrite à l'occasion du transfert de la capitale de Bingerville à Abidjan, Les Villes est un dialogue entre les deux anciennes capitales et la nouvelle. En 1937, sa deuxième pièce, Assémien Dehylé, roi du Sanwi est jouée à Paris au Théâtre des Champs-Elysées. On pourrait imaginer débuts plus obscurs et plus laborieux.


Vagabondages d'un faux naïf


Il faudra pourtant attendre trois décennies pour une nouvelle reconnaissance internationale et non des moindres. Quatre de ses pièces, Monsieur Thogo-Gnini, Béatrice du Congo, Les Voix dans le vent, Iles de tempête seront jouées à l'occasion de manifestations culturelles de grande envergure, au Théâtre des nations à Paris (aujourd'hui Théâtre de la Ville), au Festival panafricain d'Alger en 1969, au Festival d'Avignon en 1971 ou encore au Festival de la jeunesse francophone à Montréal en 1974.
Entre-temps, présent lors de la création de la revue Présence africaine en 1947, il a collaboré au premier numéro et privilégié la poésie avec un premier recueil, Afrique debout !, publié en 1950 par Pierre Seghers, dans lequel il dénonce l'oppression coloniale et suggère des lendemains plus... indépendants ; puis un deuxième recueil La Ronde des jours avec son poème demeuré célèbre, « Je vous remercie mon Dieu de m'avoir créé Noir »....


En 1956, Climbié voit le jour, un roman en large partie autobiographique, trois ans après son alter ego romanesque guinéen, L'Enfant noir, de Camara Laye. Il y retrace son enfance aux côtés de son père planteur et de son oncle, sa découverte de l'école, de la langue française et des méthodes brutales des enseignants, mais n'en oublie pas pour autant le plaisir des premières lectures. Puis la nouvelle retient son attention avec Les Jambes du fils de Dieu et Commandant Taureault et ses nègres... Autant de livres dont les extraits n'ont cessé depuis de figurer en bonne place dans les anthologies et manuels d'enseignement des collèges et lycées du continent africain.
Poète, romancier, nouvelliste, dramaturge, Bernard Dadié est aussi l'auteur d'une savoureuse trilogie (Un Nègre à Paris, Patron de New York, La Ville où nul ne meurt), des chroniques pleines d'humour rapportant les observations faussement naïves d'un jeune Africain confronté aux métropoles occidentales. Trois vagabondages et trois regards à la manière d'un ancestral « touriste persan ».


Avec « les mots de tous les jours »


Sans doute l'œuvre littéraire de Bernard Dadié aurait-elle été plus abondante encore s'il ne s'était aussi pleinement engagé dans le militantisme syndical et politique. Ses responsabilités au sein du Rassemblement démocratique africain (RDA) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) créé par Houphouët-Boigny, et ses articles et prises de position lui valant d'être condamné à la prison. Publiés sans retouche en 1981, ses Carnets de prison sont un témoignage brut sur les seize mois de son incarcération et les conditions réservées aux prisonniers par l'administration coloniale.


L'indépendance venue, il poursuit sa route politique et militante en occupant des fonctions administratives et politiques dans divers cabinets et ministères, en particulier celle de directeur des services de l'information, puis des affaires culturelles et, de 1977 à 1986, celle de ministre de la culture.
Si, plus récemment, certaines de ses prises de position en faveur de l'« ivoirité » ont légitimement suscité le débat, il convient de retenir de l'homme son combat pour les libertés, son enracinement local, lui qui n'a jamais quitté son pays, et la simplicité de l'œuvre de ce pionnier des lettres, récemment salué par l'Unesco pour « son action en faveur de la culture africaine ». Diffusés et disponibles pour l'essentiel en format de poche, étudiés et lus dans les pays francophones, ses livres constituent une œuvre accessible à tous, traduite dans de nombreuses langues, écrite « avec les mots amis, mots de tous les jours, mots de tous les hommes, mots intimes,mots fraternels ».
Bernard Magnier dirige la collection « Lettres africaines » aux éditions Actes Sud. Il est aussi conseiller littéraire au Tarmac, scène internationale francophone, à Paris, et programmateur du festival Littératures métisses d'Angoulême.


Le monde.fr


http://www.100pour100culture.com/evenement/centenaire-de-bernard-dadie-les-academiciens-scrutent-lhomme-durant-deux-jours/

Centenaire de Bernard Dadié: Les académiciens scrutent l'homme durant deux jours
Binso Binso


Deux jours (22 et 23 septembre 2016), c'est le temps qu'il a fallu aux membres de l'Académie des Sciences des Arts, des cultures d'Afrique et des Diasporas africaines (Ascad) pour analyser et disséquer l'œuvre du célébrissime écrivain Ivoirien Bernard Dadié. Un temps qui à l'unanimité reste court surtout lorsqu'il s'agit d'une icône comme le père de la littérature ivoirienne.


Cependant force est de reconnaitre que ces 48h n'ont pas empêché les intellectuels réunis au sein de la société savante de nous présenter les multiples facettes de Dadié. Le père, l'époux, l'écrivain, le combattant, et enfin l'intellectuel. Le professeur Sery Bailly président du comité scientifique n'a eu de cesse de rappeler que l'objectif visé à travers cette commémoration du centenaire de Dadié était d'identifier la conception de la préservation, et la sauvegarde de l'image de Dadié par les intellectuels et les politiques toutes tendances confondues. Surtout de révéler le fil conducteur permettant d'explorer au mieux l'apport de cet homme multidimensionnel au développement socioculturel de la Côte d'Ivoire, et au-delà du monde.


La plate-forme de réflexion dont le thème était « Bernard Dadié : Hier, Aujourd'hui, Demain » a en effet permis d'établir la nature de la richesse de l'héritage de l'homme. « Notre satisfaction est d'avoir pu partager avec le public qui nombreux a effectué le déplacement les différentes dimensions du combat de Bernard Dadié, ses œuvres, leur caractères multidisciplinaires et leurs implications sociales. Et enfin identifier la contribution de ce sachant dans le développement de la pensée scientifique, culturelle et politique », indique le professeur Sery Bailly. Puis de préciser que les différentes communications faites ont bel et bien offert l'opportunité de faire ou de refaire connaissance avec l'illustre homme.


Il ressort de ces journées de réflexion que Bernard Dadié est un intellectuel sans pareil, qui dès ses premiers vagissements a placé la littérature ivoirienne à une échelle aussi haute. Contraignant les autres écrivains à écrire et à penser grand. Une grande référence dans le processus du savoir et des connaissances. Porte voix des sans voix, instruit le professeur Aidara (président de l'Ascad), Dadié à offert des lettres de stimulations qui nourrissent le corps et l'âme Nicole Vincileonie spécialiste de Bernard Dadié affirme à son tour qu'honorer Bernard Dadié, c'est honorer une haute figure des belles lettres de la vie politique africaine.


Cet hommage reçu de son vivant, Dadié le perçoit comme un appel la conscientisation des jeunes africains sur leur devoir pour l'acquisition des libertés. « Le statut d'écrivain n'était guère reconnu en Afrique quand j'ai commencé à écrire il y a plus de 80 ans. Une époque où le colonisateur voulait à tout prix nous conformer à sa civilisation nous dérobant ainsi notre histoire, par la violation de notre culture, la négation de notre condition d'homme. L'histoire qu'on nous volait malgré les obstacles dressés sur notre route, nous nous en ressaisissons sans cesse.

Derrière des hommes et des femmes d'exception au destin tragique cette histoire a été tissée de doute, de chute, de relèvement et de pardon. Car même après l'horreur de la traite et l'abjection de la colonisation, nous avons su bannir l'esprit de vengeance et avons refusé d'être des hommes de ressentiments pour laisser place aux solidarités nécessaires, afin de faire entendre toujours le langage de la fraternité. Dans le dérèglement général de la planète, de notre continent une question existentielle subsiste encore en ce jour. En sommes nous encore capable ? Surtout en cette période où l'appauvrissement de notre environnement nous appel à une conscience plus ardue de notre condition d'homme et des valeurs portées par notre culture. Notre histoire nous apprend que le lègue du passé et les apports de la modernité doivent être sans cesse analysés », instruit l'icone.


Il note par ailleurs que, c'est après avoir découvert dans la lecture et l'écriture la possibilité d'ouvrir un espace à ces rêves, le moyen de canaliser sa révolte et une forme de consolation, que l'envie lui est venue d'utiliser la plume comme canal de diffusion de sa pensée. Pour cet éminent intellectuel la littérature et l'art en général n'auraient pas été si elles n'étaient pas toutes sous tendues par le désir de connaissance et donc par essence révolutionnaire et redoutable pour toutes les formes de falsifications. « Écrire pour moi signifie désire d'abattre les forages, désire de capter les ténèbres, de montrer la lumière d'imposer sa pensée. De s'ouvrir et d'ouvrir à chacun des fenêtres du savoir », éclaire Bernard Dadié. Tout en conseillant aux jeunes générations de s'ériger en homme et femme de l'Être et non de l'avoir

Binso Binso

Le Maroc veut rétablir le service militaire obligatoire

Le Maroc va rétablir le service militaire obligatoire pour tous les jeunes de 19 à 25 ans. Contrairement au programme précédent, celui-ci a cependant une particularité : il sera également obligatoire pour les femmes de la même génération, sans aucune autre condition. Un projet de loi en ce sens a été approuvé lundi, selon un communiqué du cabinet royal.

Depuis 2006, les jeunes marocains de 19 à 25 ans n'étaient plus appelés à effectuer un service militaire obligatoire pendant un an. Une obligation qui va donc revenir. Avec une particularité : il sera désormais obligatoire pour les femmes. Ce qui n’était pas le cas avec l’ancien service militaire supprimé il y a 12 ans.

Il était obligatoire pour les hommes, mais il restait ouvert aux candidatures féminines. Il fallait être célibataires, sans enfants et âgées de 20 à 27 ans, sur base du volontariat. C’est là toute la différence, cette fois le texte ne mentionne aucune condition pour les femmes.

L’objectif de cette résolution, c’est avant tout de promouvoir le patriotisme chez les jeunes et d’améliorer l’intégration dans la vie professionnelle et sociale, souligne le communiqué publié par le palais royal.

Certains observateurs estiment que cette mesure est liée aux troubles sociaux de ces dernières années ; certains parlent même d’une mesure disciplinaire. Elle intervient alors que depuis 2016, d'importantes manifestations contre la pauvreté, auxquelles participent de nombreux jeunes ont lieu dans le nord du pays; celles-ci se sont même étendues ces derniers mois vers l'Est.

Le texte doit encore passer devant le Parlement en octobre. Il n'entrera en vigueur qu'après son éventuelle publication au Bulletin officiel.

RFI

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