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Afrique

Pr Lamine SAGNA est dorénavant à l'Université americaine de YOLA au Nigéria

 

Pr Lamine SAGNA est dorénavant à l'Université americaine de YOLA au Nigéria

"Il voulait tellement servir son pays le Sénégal, il a tellement fait pour son pays, il a créé, initié, organisé et animé des conférences dans son propres pays mais ce pays n'a jamais voulu reconnaître ce brillant intellectuel doublé d'un patriotisme sans commune mesure. J'ai sollicité des amis professeurs dans nos universités UCAD et Ziguinchor mais en vain. Je n'ai jamais compris pourquoi quand nos compatriotes talentueux avec des compétences reconnues à l'internationnale sont aux portes de nos universités. Il est temps que nos compatriotes méritants soient reconnus et intégré dans le système éducatif de haut niveau.
Le niveau se monnaie , le talent se paie. Voilà que le Nigéria le copte, il est reconnu, il s'y plaît et je suis convaincu que ce polymathe, sociologue, philosophe, géopoliticien, ethnopsychiatrie, finances, musique, etc apportera des lumières aux esprits ouverts pour conquérir le monde tout en développent le pays et le continent. Je souhaite à lamine cet ami que j'ai appris à connaître grâce à mon jeune frère Papiss Diedhiou-France (qui me dit il y a 8 ans grand Pape je reçois chez moi un cerveau il faut que tu viennes le connaître, effectivement on s'est tout de suite entendu et apprécié ) beaucoup de chance. Lamine bouge beaucoup le voici au Nigéria et il est en train d'organiser à paris avec ses amis le 9 eme anniversaire de C H KANE de l'Aventure Ambiguë)". p b CISSOKO


AUN me fait sentir comme je suis à Princeton

Le professeur Mahamadou Lamine Sagna, l'un des plus récents professeurs de l'école et des sciences, a fait part de ses impressions sur l'AUN en tant qu'environnement amical et comme une institution de grands chercheurs dotés d'installations d'enseignement et d'apprentissage de qualité.
«Les gens [à AUN] sont très, très gentils», a déclaré le sociologue, originaire du Sénégal.


Le professeur Sagna, qui a enseigné pendant environ neuf ans à Ivy-League Princeton avant de rejoindre AUN, a déclaré: AUN se sent comme Princeton et est une entité appropriée pour la recherche et l'enseignement.
«Il n'ya aucune raison pour laquelle AUN ne devrait pas être une université de premier ordre, étant donné la qualité des installations et des chercheurs disponibles.
«Je découvre que nous avons de bons universitaires comme Paddy lui-même (une référence au Dr Patrick Fay, ancien ambassadeur irlandais au Nigéria et doyen par intérim de SAS).


L'ancien de l'Université de Caen a exprimé son plaisir de rejoindre la famille AUN et de rentrer chez lui pour contribuer à l'Afrique. Il a également partagé certaines de ses expériences de son interaction initiale avec les étudiants.


«Les étudiants d'AUN sont très enthousiastes. Je suis très fier de revenir ici car, pendant huit ans, j'ai essayé de revenir en Afrique.
«J'ai participé à un grand projet pour l'AUST (Université africaine des sciences et de la technologie) où je présidais le Comité des sciences sociales. En 2005, nous avons essayé de revenir faire quelque chose sur notre continent parce que je n'ai jamais travaillé pour l'Afrique. »L'homme a passé 35 ans à l'extérieur, entre la France et les États-Unis.


Le professeur Sagna, qui enseigne la politique internationale et comparée chez AUN, a applaudi la philosophie de développement d'AUN. Il a ajouté qu'il était principalement influencé par les pratiques communautaires, où des solutions aux problèmes sociétaux sont trouvées dans cette société.
Notant la valeur dysfonctionnelle de l'adoption en gros de modèles étrangers, le professeur Sagna a déclaré: «L'un des plus gros problèmes pour la finance en Afrique est que nous prenons un modèle d'un pays occidental et l'appliquons ici au Nigeria.


Il a également déclaré que l'un de ses domaines d'intervention serait d'avoir un meilleur citoyen en s'identifiant d'abord comme Nigérian avant son origine ethnique ou religieuse.


"Je pense que je vais avoir beaucoup de succès quand je verrai mes étudiants penser que je suis le premier Nigérian avant Igbo, Yoruba, ou peu importe."


Le professeur associé Mahamadou Lamine Sagna est titulaire d'un doctorat en sociologie, un MBA et une maîtrise en administration des affaires et psychiatrie ethnique de France. Il a écrit des livres et des articles, y compris une publication de Huffington Post, African Pension Funds: le chaînon manquant du développement en Afrique?
Il est le fondateur et directeur général de Re-Source / Sununet, une organisation de la diaspora sénégalaise. Avant de rejoindre AUN, il était chercheur au Laboratoire de changement social et politique de Paris VII - Diderot en France.
Rapporté par Togor Passa
*amerirican University of Nigeria
*Laboratoire du Changement Social et Politique/ http://lcsp.univ-paris-diderot.fr/Lamine-Sagna-Mahamadou

Lire ceci
Mahamadou Lamine Sagna : « Le problème, ce n'est pas de rentrer dans l'Histoire, mais d'en sortir »
Par Sabine Cessou

Mahamadou Lamine Sagna - DR


Mahamadou Lamine Sagna, sociologue sénégalais, s'intéresse au symbolisme des échanges et de la monnaie.


Après des études de commerce, d'ethnopsychiatrie et une thèse de sociologie en 1997 à l'université de Caen sur le rapport des pauvres à l'argent et à La Poste en France, il a enseigné à Nanterre, puis à l'université du Maryland aux Etats-Unis (2000-2002), avant de rejoindre la prestigieuse université de Princeton (2002-2011).
Il y a donné des cours sur « la monnaie et la religion », mais aussi, avec un astrophysicien nigérian, sur la « science et les technologies appliquées au développement » dans les départements d'études africaines et d'études africaines-américaines.


Voilà quinze ans qu'il travaille sur l'Afrique et la globalisation, l'exclusion, ainsi que le rapport entre « monnaie, religion et immigration dans le cas des Sénégalais de New York ».


Il navigue depuis 2011 entre New York, Paris, la Normandie et Dakar, où il organise tous les deux ans des conférences dénommées Homecoming, dans le cadre de l'association qu'il a fondée et qu'il préside, Rencontre des Sénégalais pour une organisation utile des ressources de la communauté expatriée (Re-Source/Sununet).
L'objectif : contribuer de manière concrète au développement du Sénégal, avec le soutien de la diaspora. Ce qui ne l'empêche pas de porter un regard critique sur ses deux ports d'attache, le Sénégal et la France.
Rue89 : Pourquoi avez-vous quitté la France pour les Etats-Unis ?
Mahamadou Lamine Sagna : Par hasard. J'avais un mentor, le sociologue américain Richard Brown, qui m'a invité à donner des cours à l'université du Maryland. Ensuite, la sociologue américaine la plus connue sur les questions de monnaie, Viviana Zelizer, m'a invité à Princeton, où le professeur Cornel West m'a incité à rester.


Que ressentez-vous chaque fois que vous faites un voyage New York-Paris ?


Un sentiment d'altérité qui me fait réfléchir sur la relativité et l'universel. Je suis toujours heureux de retrouver des rapports interraciaux très naturels en France, sur le plan individuel.
Aux Etats-Unis, c'est plus facile de trouver un logement et un travail quand on est noir, et sur le plan professionnel, on peut vous faire confiance d'une manière extraordinaire... Mais les relations entre personnes sont faibles, il y a peu de liens d'amitiés. Je connais des Américains blancs qui n'ont pas d'amis.
En France, c'est le contraire : c'est plus difficile de trouver un travail et la plupart des gens brillants n'ont pas d'opportunités. Mais se faire des amis français, c'est naturel.


Pourquoi n'êtes-vous pas resté enseigner en France ?


Je faisais récemment la réflexion à un universitaire français dans une conférence à Paris : pourquoi si peu de départements d'études africaines dans les universités françaises ? Il m'a répondu qu'il y en avait un à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) !
Aux Etats-Unis, la plupart des enfants de familles aisées prennent des cours en option dans les départements d'études africaines, parce qu'ils savent que l'Afrique, c'est l'avenir. La France est censée faire mieux, mais elle ne fait rien.
Autre chose : dans les départements d'études africaines, aux Etats-Unis, entre 15% et 20% des professeurs sont africains. En France, on compte très peu de spécialistes qui viennent du continent.


Faut-il y voir du racisme ?


Je préfère parler, comme Cornel West, d'un nihilisme sentimental ou paternaliste de la France, qui fait que ce pays ne voit pas le potentiel des Africains.
Il y a un refus de reconnaître des réalités sociales, par exemple le fait que des Africains puissent avoir autant de compétences que les autres et avoir eux-mêmes dépassé les questions raciales.
Tout se passe comme si les Africains étaient sympas, mais incapables de faire des analyses. Je ne suis pas sûr que ce soit du racisme. Le problème, c'est plutôt qu'on n'a pas quitté le colonialisme.
Il reste des « habitus » comme dirait Pierre Bourdieu, qui jouent de manière inconsciente. Même quand on est face à des gens bien disposés, même quand on a des relations personnelles poussées, il existe en France une forme de violence symbolique qui agit sur la structure mentale.
Il s'agit de croyances collectives qui permettent de maintenir des hiérarchies, de véhiculer des mécanismes de domination, et qui aboutissent à des pensées du type : les femmes ne sont capables que de faire que telle ou telle tâche, les Africains peuvent nous aider à faire de l'anthropologie, mais pas de la science ou de la technologie.
Pourtant, le système de paiement par téléphone mobile (M-Pesa au Kenya) a été imaginé et créé par un jeune Sénégalais qui vit aux Etats-Unis. Il est allé voir les autorités du Sénégal, qui ne l'ont pas écouté, et il a commencé en Ouganda et au Kenya.


Pourquoi n'a-t-il pas été pris au sérieux au Sénégal ?


A cause de cet effet miroir entre la France et les pays francophones, qui fait que le paternalisme français est intériorisé par les Africains eux-mêmes.
Du coup, tous les Africains francophones qui sont passés par les Etats-Unis et ont fait une rupture avec ces modes de pensée se sentent mieux considérés en Afrique anglophone. Beaucoup d'entre eux travaillent au Kenya, en Ouganda, au Rwanda.
En tant qu'expert sénégalais, on peut faire une proposition au Sénégal, mais on sera toujours moins écouté que le confrère français. C'est le complexe du colonisé.
Quand je vais à Dakar, je parle dans la presse de Sénégalais qui vivent au Sénégal et qui mènent des travaux très intéressants, mais ne sont pas reconnus...
Par exemple, l'architecte Cheikh Mbacké Niang est étudié pour ses réalisations à l'université de Princeton, mais il est inconnu chez lui au Sénégal.
De même, une ferme « intelligente » a été lancée à Gorom, près de Rufisque, par un professeur de physique à l'université de Dakar, Aboubaker Beye, qui produit sa propre énergie et fabrique de l'huile essentielle de baobab, sans aucune subvention et très peu d'intérêt local.
Les idées africaines doivent être recyclées par l'Occident en général et la France en particulier pour être reconnues par les Africains !


Qu'est-ce qui fait la différence entre l'Afrique francophone et anglophone ?


La colonisation britannique n'a pas été assimilationniste. Le terreau pour l'autonomie y est plus favorable. Le problème pour l'Afrique francophone n'est pas d'entrer dans l'Histoire, comme l'a dit Sarkozy dans son discours de Dakar, mais plutôt d'en sortir !
Les Africains francophones sont toujours dans la dynamique post-coloniale, alors qu'on n'est plus dans la même temporalité avec la globalisation.


Que pensez-vous des lamentations qu'on entend toujours en Afrique francophone contre l'ancienne puissance coloniale ?


C'est stérile et j'y vois de la malhonnêteté intellectuelle. Un nombre important d'intellectuels africains qu'on peut à mon avis qualifier de glandeurs perpétuent la « Françafrique » sans le savoir.


On peut critiquer la France, la Françafrique, les privatisations, la façon dont les télécoms au Sénégal ont été vendus à Orange avec la complicité de la Banque mondiale, alors qu'ils n'avaient pas besoin d'être privatisés...
On peut condamner la France sur bien des points mais c'est malhonnête de le faire sur son intervention au Mali. En 24 heures, les islamistes pouvaient prendre Bamako. Ils ont cassé les monuments de Tombouctou. Comment critiquer ceux qui viennent sauver ce qu'on revendique ? Dans la politique africaine de François Hollande, je ne vois pas quel est l'acte condamnable pour l'instant.


Quid de l'intervention française en Côte d'Ivoire ?


C'est plus compliqué : le Conseil constitutionnel a validé les élections, sans le faire sous la contrainte ou la violence. Dès lors, je ne vois pas pourquoi les Nations unies peuvent intervenir, au-delà de cette instance suprême.
Sur le fond, je pense que l'histoire donne raison à Léopold Sédar Senghor plutôt qu'à Félix Houphouët-Boigny. Il fallait plus insister sur la culture que l'économie après l'indépendance. Si on pense construire le citoyen à partir de l'économie, on prend le risque de la violence, puisque l'économie porte de la violence en elle-même, dans la mesure où elle repose sur l'accumulation, qui engendre des inégalités et des frustrations.
La primauté de l'économie a failli l'emporter au Sénégal avec Abdoulaye Wade, mais heureusement, Senghor a posé les bases : ce qui est important, c'est le vivre ensemble, l'homme, la culture.
Si le Sénégal avait été centré sur les questions économiques, personne ne se serait soulevé en 2011 pour défendre la Constitution.


Où va le Sénégal ?


La ruse de Leuk-le-Lièvre a été érigée en vertu... C'est l'un des fondements de l'existence au Sénégal. Etre sérieux à Dakar relève presque de la maladie !


Sabine Cessou Journaliste


https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-rues-dafriques/20140419.RUE9974/mahamadou-lamine-sagna-le-probleme-ce-n-est-pas-de-rentrer-dans-l-histoire-mais-d-en-sortir.html

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort par Jean-Philippe Omotunde

 

"Ce titre peut choquer mais en réalité l'auteur nous incite à nous prendre en main et à bousculer les choses. Rester assis et attendre que tout vienne du ciel est un leuurre. Merci au Pr Siatpha Diédhiou de m'avoir soufflé cet article qui fera du bruit. A vos commentaires.P B Cissoko

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort par Jean-Philippe Omotunde

La chance n'existe pas. Les talents, les pouvoirs, les possessions matérielles, intellectuelles et spirituelles sont le fruit de l'effort.

Eh oui ceci est une réalité, la chance n'existe vraiment pas, seules les opportunités se présentent à nous tous les jours.

Il y a ceux qui vont la laisser s'échapper sans réagir. Il y en a ceux qui vont mal réagir.

Et d'autres plus futés qui vont tout faire pour en profiter à la première occasion.

En Chine il est enseigné à partir du cours primaire jusqu'à l'Université que le hasard, la chance, et la divine providence n'existent pas.Le gouvernement a vite compris qu'il faut inculquer une certaine moralité aux jeunes, leaders de demain à s'auto suffire eux mêmes et non à compter sur l'aide d'un Allah ,Bouddha, Yahvé, bref d'un Dieu qui deciderait de leur réussite ou non.

Il faut impérativement réussir sa vie et non subordonner ses exploits et succès à une divinité quelconque.

Voilà ce genre d'enseignements que le gouvernement martèle dans l'oreille d'un petit chinois dès l'âge de 5 ans et véhicule ce message dans toute la Chine pour rassurer leur progéniture, relève de demain à défier n'importe quelle race au monde et à perpétuer leur hégémonie dans le monde du business

Au même moment le gamin africain du même âge est traîné dans une église où le pasteur formatera toute sa matière grise et va lui le expliquer que quoiqu'il fasse si Dieu même ne tranche pas en faveur de sa vie il ne réussira jamais.
La société dans laquelle il grandira lui martelera tout au long de sa vie << qu'on échappe jamais à son destin et ce que Dieu t'a réservé c'est ce que tu auras quoique tu fasses>>
Le pasteur à l'église lui dira que seul Dieu décide du succès et de l'échec sur ses créatures puisqu'un Dieu est au commande.

Conséquences 30 ans après:

Le petit chinois bien moulé dans la pratique et dans une formation de pointe débarquera en Afrique et prendra en otage tous les chantiers.

Il est plus facile qu'un chinois recrute un africain pour réaliser ses propres rêves en Afrique plutôt qu'un africain de trouver sa propre voie en Afrique même.
Le premier créé des opportunités et l'autre [ l'Africain] attend son jour de chance et l'aide de Dieu ou même que s'accomplisse les bénédictions et les prophéties dans sa vie

Chez moi au Benin quand tu demandes à un jeune si tout vas bien? << il te dira par la grâce de Dieu>> ou chez mes amis mahométans << ichallah >>

La plupart des jeunes de mon âge ont tous confié leur cerveau à un Dieu, ou à Jésus, ou Allah.


<< No Jesus no success >>scandent tous.

Pourtant Dieu ou un vodou n'a jamais fait un western union ou un transfert flooz à quelqu'un.

Dites a vos enfants qu'il n'existe aucun décideur pour l'humanité que lui même. Personne ne changera sa vie à part lui même

Qu'il n y a que des opportunités et non la chance, il n'y a aucun hasard nulle part. Et par conséquent qu'il vaut mieux compter sur les opportunités que sur la chance puisque c'est nous même qui allons nous les inventer les contrôler et les accompagner pour tirer le plus grand profit.
Ceux qui comptent sur la chance et sur l'intervention dune divine providence sont de gros paresseux.

AFRICAIN ALLUME TON CERVEAU.
Originaire de la Guadeloupe et diplômé de l'Ecole de Publicité de Paris, Jean-Philippe Omotunde a été formé à l'analyse historiographique par l'école Diopienne à Paris. Co-fondateur du site Africamaat.com, il enseigne à l'Institut Africamaat à Paris.
Depuis mai 2010, en collaboration avec l'association Menaibuc Caraïbes, il enseigne les Humanités Classiques Africaines Caraïbes à l'Institut Per Ankh.
Il est l'auteur de quatre ouvrages aux éditions Menaibuc, l'origine negro-africaine du savoir grec, les racines africaines de la civilisation européenne, la traite négrière : vérité et mensonges et les Humanités Classiques Africaines pour les enfants.
Il anime aussi la revue de vulgarisation scientifique " Afrik@raibes Mag ".

Start-up de la semaine : au Burkina, Biobag veut remplacer les sachets plastiques par ses sacs en papier Par Nadoun Coulibaly - à Ouagadougou

 

Au Burkina Faso, Biobag fabrique artisanalement des sacs en papier. © Photo bio bag, tous droits réservés


Lancée en 2015, la start-up burkinabè spécialisée dans la confection artisanale d'emballages en papier affirme avoir permis de remplacer au moins 150 000 sachets plastiques. L'entreprise compte désormais franchir un nouveau palier : étendre son rayon de distribution au Mali et au Niger.
Pour lutter contre la prolifération des sachets plastiques jugés polluants pour l'environnement, Aissa Traoré, 34 ans, a fondé Biobag Burkina Faso, une entreprise dédiée à la fabrication artisanale d'emballages en papier au Burkina.

Installée dans un modeste local au quartier Cissin, situé au sud de Ouagadougou, la start-up se targue d'avoir permis en deux ans d'activité de remplacer plus de 150 000 sachets plastiques alors que la loi interdisant l'usage de ces derniers peine à entrer en vigueur. « Nous fabriquons des emballages écologiques et esthétiques pour lutter contre les sachets plastiques qui causent des inondations et mettent entre 100 à 400 ans pour se dégrader dans la nature », explique la fondatrice de la jeune pousse qui indique avoir écoulé plus de 50 000 emballages en 2017, principalement auprès des boulangeries, des alimentations et des boutiques de prêt à porter.
Prolifération des sacs plastiques en Afrique de l'Ouest : faut-il les interdire ?


Si le projet de Biobag suscite un certain enthousiasme, l'entreprise doit faire face au frein de taille que constitue le prix de ses produits : alors que les sachets plastiques se monnayent de 10 à 50 francs CFA (1,5 à 7,8 centimes d'euros), les prix des sachets que la start-up propose aux grossistes vont de 12,5 à 300 francs CFA, en fonction du format et du grammage du papier. Les sachets de luxe, conçus en numérique à base de papier cartonné, peuvent même atteindre 2 000 à 2 500 F CFA.
Un chiffre d'affaires qui pourrait doubler en 2018


Mais Aissa Traoré, qui a commencé modestement son affaire – elle a investi 50 000 francs CFA pour fabriquer ses premiers sachets depuis son salon – n'en poursuit pas moins son aventure. « L'idée de créer Biobag m'est venue après un voyage en Europe de mon époux qui en a ramené des échantillons d'emballages en papier. Étant à l'époque employée alors dans une imprimerie, j'ai décidé de me former pour reproduire ces modèles », détaille la jeune femme, diplômée d'un brevet d'études professionnel en secrétariat.


« Je crée et conçois le design en fonction des besoins exprimés par le client. Chaque modèle unique est validé par lui avant que nous lançons sa production à grande échelle », assure Aissa Traoré. Avec une capacité de production mensuelle de 150 000 sacs, son entreprise emploie une dizaine d'agents formés aux techniques de pliage et de tissage. Le chiffre d'affaire, de 5 millions de F CFA en 2017, devrait doubler en 2018. Et sa fondatrice vise désormais l'ensemble de la région, avec une première étape au Mali et au Niger en 2019. « Nous sommes en négociations avec des distributeurs dans ces pays », précise-t-elle.


Montée en gamme et baisse de prix


L'entreprise s'est développée jusqu'ici sur fonds propres, mais vient de rejoindre la Fabrique, l'incubateur burkinabè des entrepreneurs sociaux, qui devrait l'aider à passer à la vitesse supérieure, avec notamment un projet de recyclage du papier. « L'expérience de Biobag est intéressante, car sa fondatrice sait ce qu'elle veut et où elle veut aller, mais sait aussi se nourrir de conseils pour tester de nouvelles idées », souligne Julie Van der Smissen, chargée d'accompagnement à La Fabrique.
Aissa Traoré a également candidaté à l'appel à projets financé par l'Institut de recherches pour le développement (IRD) visant à connecter des scientifiques et des entrepreneurs pour apporter des solutions techniques à des problématiques entrepreneuriales. Avec son partenaire la Fabrique, elle entend mobiliser des ressources pour l'acquisition d'équipements de production automatisés pour d'une part accélérer la cadence et d'autre part hisser les standards de qualité des produits.


« C'est un gros projet qui nécessite à la fois de l'expertise technique et un financement important », explique Mme Van der Smissen. Ce chantier une fois mis en branle va permettre à Biobag de s'émanciper des craintes de ruptures de stock auprès des fournisseurs comme ImpriColor ou Chez Toni et d'offrir des emballages meilleur marché.

Bernard Dadié, cent ans de négritude

 

Bernard Dadié, cent ans de négritude


Notre chroniqueur rend hommage à l'auteur ivoirien d'« Un Nègre à Paris », toujours bien vivant, et qui vient de fêter son siècle de combats littéraires et politiques.
Par Bernard Magnier (chroniqueur Le Monde Afrique)


LE MONDE


Au Japon, il serait sans doute un trésor vivant. En Côte d'ivoire, son nom vient d'être donné à une rue d'Abidjan. Le poète, conteur, romancier et dramaturge ivoirien Bernard Dadié a eu cent ans en 2016.


Né en 1916 à Assinie, au sud-est de la Côte d'Ivoire, sa carrière littéraire a commencé très tôt. Sa première pièce, Les Villes, jouée par les élèves de l'Ecole primaire supérieure lors de la Fête de l'enfance à Abidjan en 1934, permet de considérer le jeune étudiant de 18 ans comme le premier dramaturge africain d'expression française. Ecrite à l'occasion du transfert de la capitale de Bingerville à Abidjan, Les Villes est un dialogue entre les deux anciennes capitales et la nouvelle. En 1937, sa deuxième pièce, Assémien Dehylé, roi du Sanwi est jouée à Paris au Théâtre des Champs-Elysées. On pourrait imaginer débuts plus obscurs et plus laborieux.


Vagabondages d'un faux naïf


Il faudra pourtant attendre trois décennies pour une nouvelle reconnaissance internationale et non des moindres. Quatre de ses pièces, Monsieur Thogo-Gnini, Béatrice du Congo, Les Voix dans le vent, Iles de tempête seront jouées à l'occasion de manifestations culturelles de grande envergure, au Théâtre des nations à Paris (aujourd'hui Théâtre de la Ville), au Festival panafricain d'Alger en 1969, au Festival d'Avignon en 1971 ou encore au Festival de la jeunesse francophone à Montréal en 1974.
Entre-temps, présent lors de la création de la revue Présence africaine en 1947, il a collaboré au premier numéro et privilégié la poésie avec un premier recueil, Afrique debout !, publié en 1950 par Pierre Seghers, dans lequel il dénonce l'oppression coloniale et suggère des lendemains plus... indépendants ; puis un deuxième recueil La Ronde des jours avec son poème demeuré célèbre, « Je vous remercie mon Dieu de m'avoir créé Noir »....


En 1956, Climbié voit le jour, un roman en large partie autobiographique, trois ans après son alter ego romanesque guinéen, L'Enfant noir, de Camara Laye. Il y retrace son enfance aux côtés de son père planteur et de son oncle, sa découverte de l'école, de la langue française et des méthodes brutales des enseignants, mais n'en oublie pas pour autant le plaisir des premières lectures. Puis la nouvelle retient son attention avec Les Jambes du fils de Dieu et Commandant Taureault et ses nègres... Autant de livres dont les extraits n'ont cessé depuis de figurer en bonne place dans les anthologies et manuels d'enseignement des collèges et lycées du continent africain.
Poète, romancier, nouvelliste, dramaturge, Bernard Dadié est aussi l'auteur d'une savoureuse trilogie (Un Nègre à Paris, Patron de New York, La Ville où nul ne meurt), des chroniques pleines d'humour rapportant les observations faussement naïves d'un jeune Africain confronté aux métropoles occidentales. Trois vagabondages et trois regards à la manière d'un ancestral « touriste persan ».


Avec « les mots de tous les jours »


Sans doute l'œuvre littéraire de Bernard Dadié aurait-elle été plus abondante encore s'il ne s'était aussi pleinement engagé dans le militantisme syndical et politique. Ses responsabilités au sein du Rassemblement démocratique africain (RDA) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) créé par Houphouët-Boigny, et ses articles et prises de position lui valant d'être condamné à la prison. Publiés sans retouche en 1981, ses Carnets de prison sont un témoignage brut sur les seize mois de son incarcération et les conditions réservées aux prisonniers par l'administration coloniale.


L'indépendance venue, il poursuit sa route politique et militante en occupant des fonctions administratives et politiques dans divers cabinets et ministères, en particulier celle de directeur des services de l'information, puis des affaires culturelles et, de 1977 à 1986, celle de ministre de la culture.
Si, plus récemment, certaines de ses prises de position en faveur de l'« ivoirité » ont légitimement suscité le débat, il convient de retenir de l'homme son combat pour les libertés, son enracinement local, lui qui n'a jamais quitté son pays, et la simplicité de l'œuvre de ce pionnier des lettres, récemment salué par l'Unesco pour « son action en faveur de la culture africaine ». Diffusés et disponibles pour l'essentiel en format de poche, étudiés et lus dans les pays francophones, ses livres constituent une œuvre accessible à tous, traduite dans de nombreuses langues, écrite « avec les mots amis, mots de tous les jours, mots de tous les hommes, mots intimes,mots fraternels ».
Bernard Magnier dirige la collection « Lettres africaines » aux éditions Actes Sud. Il est aussi conseiller littéraire au Tarmac, scène internationale francophone, à Paris, et programmateur du festival Littératures métisses d'Angoulême.


Le monde.fr


http://www.100pour100culture.com/evenement/centenaire-de-bernard-dadie-les-academiciens-scrutent-lhomme-durant-deux-jours/

Centenaire de Bernard Dadié: Les académiciens scrutent l'homme durant deux jours
Binso Binso


Deux jours (22 et 23 septembre 2016), c'est le temps qu'il a fallu aux membres de l'Académie des Sciences des Arts, des cultures d'Afrique et des Diasporas africaines (Ascad) pour analyser et disséquer l'œuvre du célébrissime écrivain Ivoirien Bernard Dadié. Un temps qui à l'unanimité reste court surtout lorsqu'il s'agit d'une icône comme le père de la littérature ivoirienne.


Cependant force est de reconnaitre que ces 48h n'ont pas empêché les intellectuels réunis au sein de la société savante de nous présenter les multiples facettes de Dadié. Le père, l'époux, l'écrivain, le combattant, et enfin l'intellectuel. Le professeur Sery Bailly président du comité scientifique n'a eu de cesse de rappeler que l'objectif visé à travers cette commémoration du centenaire de Dadié était d'identifier la conception de la préservation, et la sauvegarde de l'image de Dadié par les intellectuels et les politiques toutes tendances confondues. Surtout de révéler le fil conducteur permettant d'explorer au mieux l'apport de cet homme multidimensionnel au développement socioculturel de la Côte d'Ivoire, et au-delà du monde.


La plate-forme de réflexion dont le thème était « Bernard Dadié : Hier, Aujourd'hui, Demain » a en effet permis d'établir la nature de la richesse de l'héritage de l'homme. « Notre satisfaction est d'avoir pu partager avec le public qui nombreux a effectué le déplacement les différentes dimensions du combat de Bernard Dadié, ses œuvres, leur caractères multidisciplinaires et leurs implications sociales. Et enfin identifier la contribution de ce sachant dans le développement de la pensée scientifique, culturelle et politique », indique le professeur Sery Bailly. Puis de préciser que les différentes communications faites ont bel et bien offert l'opportunité de faire ou de refaire connaissance avec l'illustre homme.


Il ressort de ces journées de réflexion que Bernard Dadié est un intellectuel sans pareil, qui dès ses premiers vagissements a placé la littérature ivoirienne à une échelle aussi haute. Contraignant les autres écrivains à écrire et à penser grand. Une grande référence dans le processus du savoir et des connaissances. Porte voix des sans voix, instruit le professeur Aidara (président de l'Ascad), Dadié à offert des lettres de stimulations qui nourrissent le corps et l'âme Nicole Vincileonie spécialiste de Bernard Dadié affirme à son tour qu'honorer Bernard Dadié, c'est honorer une haute figure des belles lettres de la vie politique africaine.


Cet hommage reçu de son vivant, Dadié le perçoit comme un appel la conscientisation des jeunes africains sur leur devoir pour l'acquisition des libertés. « Le statut d'écrivain n'était guère reconnu en Afrique quand j'ai commencé à écrire il y a plus de 80 ans. Une époque où le colonisateur voulait à tout prix nous conformer à sa civilisation nous dérobant ainsi notre histoire, par la violation de notre culture, la négation de notre condition d'homme. L'histoire qu'on nous volait malgré les obstacles dressés sur notre route, nous nous en ressaisissons sans cesse.

Derrière des hommes et des femmes d'exception au destin tragique cette histoire a été tissée de doute, de chute, de relèvement et de pardon. Car même après l'horreur de la traite et l'abjection de la colonisation, nous avons su bannir l'esprit de vengeance et avons refusé d'être des hommes de ressentiments pour laisser place aux solidarités nécessaires, afin de faire entendre toujours le langage de la fraternité. Dans le dérèglement général de la planète, de notre continent une question existentielle subsiste encore en ce jour. En sommes nous encore capable ? Surtout en cette période où l'appauvrissement de notre environnement nous appel à une conscience plus ardue de notre condition d'homme et des valeurs portées par notre culture. Notre histoire nous apprend que le lègue du passé et les apports de la modernité doivent être sans cesse analysés », instruit l'icone.


Il note par ailleurs que, c'est après avoir découvert dans la lecture et l'écriture la possibilité d'ouvrir un espace à ces rêves, le moyen de canaliser sa révolte et une forme de consolation, que l'envie lui est venue d'utiliser la plume comme canal de diffusion de sa pensée. Pour cet éminent intellectuel la littérature et l'art en général n'auraient pas été si elles n'étaient pas toutes sous tendues par le désir de connaissance et donc par essence révolutionnaire et redoutable pour toutes les formes de falsifications. « Écrire pour moi signifie désire d'abattre les forages, désire de capter les ténèbres, de montrer la lumière d'imposer sa pensée. De s'ouvrir et d'ouvrir à chacun des fenêtres du savoir », éclaire Bernard Dadié. Tout en conseillant aux jeunes générations de s'ériger en homme et femme de l'Être et non de l'avoir

Binso Binso

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