Economie

Pr Macky Sall met en garde les bénéficiaires du premier décaissement de 10 milliards de la DER : «Tachez d’honorer vos engagements de prêts, sinon ce sera le procureur»

Le président de la République, Macky Sall, a procédé, hier lundi à Diamniadio, la cérémonie de remise officielle d’un décaissement de 10 milliards de francs CFA pour le financement des projets portés par des femmes et des jeunes des 45 départements du Sénégal. C’est dans le cadre de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER) dotée d’un fonds de 30 milliards de francs CFA.

En procédant, hier lundi, à la remise officielle du premier décaissement d’un montant de 10 milliards de francs CFA pour l’auto-emploi, une orientation de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER), le chef de l’Etat Macky Sall n’a pas manqué de mettre en garde les bénéficiaires contre le non respect de leur engagement. «Avec un taux de remboursement de 5%, vous devez vous démêler pour payer et ainsi pérenniser cet outil extrêmement important pour la création de la richesse et de l’emploi. Si vous ne le faites pas, ce sera la Police, le Procureur… Et ceci n’est pas souhaitable», a ainsi prévenu le président Macky Sall. Et donc, poursuit-il, «tâchez d’honorez vos engagements de prêts pour consolider l’outil et le renforcer. Vous êtes les pionniers et donc, faites tout pour rembourser et permettre aux autres de saisir la même opportunité qui vous est offerte».

LA DER EST UN OUTIL AU SERVICE DE TOUS LES SENEGALAIS

Apparemment très satisfait de l’efficacité de cet outil de financement qui, en un temps record, semble être pragmatique, le président Sall a légitimé la pertinence de cette initiative qui, à ces yeux, relève simplement de l’efficacité. «Aux femmes transformatrices, aux jeunes Jakarta mens, aux éleveurs mareyeurs, tisserands, artisans, cordonniers, mécaniciens, voilà pourquoi la DER a été créée sans discrimination, sans coloration politique. Et c’est pourquoi, je tiens à rendre un hommage mérité aux gouverneurs, préfets, sous-préfets, bref toute l’administration d’avoir participé à la matérialisation de cette idée, de façon transparente, sans parti pris, qui pour certains au début n’était que du bluff». Mais, ajoute-il: «à l’éprouve du temps on se rend compte que cette DER est une véritable cible de l’entreprenariat. L’entreprenariat social, nous l’avons mis en œuvre avec des procédures transparentes. Et c’est pourquoi, je suis très fier du travail fait par le délégué général», s’est ainsi réjoui le chef de l’Etat.

Et de révéler que les 20 milliards restant seront remis d’ici décembre. D’ailleurs, se voulant rassurant, le chef de l’Etat a laissé entendre que les reste de l’argent sera bientôt disponible notamment «d’ici septembre, voire octobre, la deuxième tranche du financement et vers la fin de l’année la troisième tranche.» Macky Sall de poursuivre: «la DER répond à l’impératif de développer l’auto-emploi et l’insertion des jeunes et femmes à travers la promotion de l’entreprenariat». Pour le chef de l’Etat, «la DER, innovation économique et sociale arrimée au Plan Sénégal Emergent (PSE), se nourrit de mon ambition de promouvoir l’inclusion financière et sociale à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, en cohérence avec les objectifs de développement durable».

sud Quotidien

Xi Jinping au Sénégal: accueil en grande pompe et signature d’accords

Le dirigeant chinois Xi Jinping est arrivé à Dakar samedi 21 juillet, en milieu d'après-midi, pour une visite d'Etat de deux jours. Il a été accueilli sur le tarmac de l'aéroport militaire par son homologue Macky Sall, accompagné pour l'occasion du gouvernement sénégalais au grand complet. Avant une séance de travail entre les deux chefs d’Etat à la présidence, qui a débouché sur plusieurs accords.

C’est précédé de l’escadron monté de la gendarmerie sénégalaise et acclamé par la foule massée sur le bas-côté, que le cortège de Xi Jinping arrive au Palais présidentiel, à Dakar.

Au programme de la rencontre avec son homologue Macky Sall qui l’accueille samedi en fin d'après-midi : un entretien à huis clos et la signature d’accords dans des domaines allant de la justice aux infrastructures, en passant par l’aviation civile.

A la sortie de la séance de travail, devant la presse, le président sénégalais affiche sa satisfaction : « En plus de cette coopération officielle, nous allons aussi promouvoir les investissements directs entre nos deux pays en facilitant la collaboration entre les secteurs privés chinois et sénégalais ».

Xi Jinping, qui se déplace avec une importante délégation d’hommes d’affaires a redit tout son intérêt pour le continent africain. « Chaque fois que je viens en Afrique, je peux pleinement mesurer le grand dynamisme de ce continent et je peux sentir profondément l’aspiration du peuple africain à une vie meilleure », affirme le secrétaire général du Parti communiste chinois. « J’ai le vif sentiment que ce continent recèle un énorme potentiel de développement et qu’il est promis à un avenir radieux. »

C’est la première visite du président chinois en Afrique de l’Ouest et au Sénégal, où la Chine finance déjà pas moins d’une quarantaine de programmes, et notamment le plus important projet routier du pays.

Les Dakarois attendent près du palais présidentiel l'arrivée du présidnet chinos Xi Jinping, le 21 juillet 2018. © REUTERS/Mikal McAllister
REUTERS/Mikal McAllister
CONSULATATION SUR LA ZONE DE LIBRE ECHANGE CONTINENTALE : LES REGLES D’ORIGINE SUR LES MARCHANDISES AU CENTRE DE LA REFLEXION

Dans le cadre des négociations sur la zone de libre échange continentale en Afrique (Zlecaf), le ministère du commerce a jugé nécessaire de mener des consultations sur les secteurs  de services à libéraliser et le commerce des marchandises. Ainsi, la première journée de consultation avec les différentes parties prenantes s’est déroulée hier, mardi 17 juillet. Les règles d’origines sur les marchandises ont été au cœur des préoccupations des différents acteurs.

 
Dans le cadre de la poursuite des négociations sur la zone de libre échange continentale en Afrique (Zlecaf), la direction du commerce extérieur a tenu hier, mardi 17 juillet  des concertations avec le secteur privé. Selon Makhtar Lakh,  secrétaire général du ministère du commerce  qui présidait cette rencontre, il sera déterminant  de s’accorder  sur les règles qui tiennent compte de la nécessité de créer de la valeur pour le continent tout en assurant un véritable développement pour les pays.

«Ces consultations permettront à vous, chefs d’entreprises et techniciens des douanes et de l’industrie, d’examiner les règles proposées pour chaque chapitre et de parvenir à une solution concertée. Les règles d’origine sont extrémement importantes  dans la libéralisation des échanges. Ils vont déterminer les conditions dans lesquelles les produits peuvent bénéficier des tarifs préférentiels. Pour certains produits, ces règles d’origine vont  exiger que cela soit des produits totalement obtenus  à partir de la région. C'est-à-dire qu’on ne permettra pas qu’il ait des intrants  qui viennent hors zone. Pour d’autres sur lesquels nous n’avons pas des intrants, nous allons déterminer avec les industriels  concernés quels sont les types de règles  qu’il faut mettre  en place », a-t-il laissé entendre.

Puis, ajoute-t-il, les règles d’origine vont également permettre de favoriser  le développement des chaines de valeur régionale. «Pour certains produits, nous pouvons les avoir à partir du Sénégal, peut-être pour d’autres, ce sont des intrants qui viendront d’autres pays de la région Afrique. Il ne faut pas oublier que le Sénégal  exporte prés de 50% de ses produits dans la région Afrique. Ce qui est un point à souligner parce que nous avons constaté ses réorientations  de nos exportations  ces dix dernières années», fait-il remarquer.
Fallou Mbow Fall, directeur adjoint du commerce extérieur est revenu sur les défis auxquels le Sénégal doit relever pour réussir son entrée dans cette zone de libre échange en Afrique.

Pour lui, le premier défi, c’est la mise à niveau des entreprises. Parce que le Sénégal  n’a  pas une expérience en matière des règles d’origine spécifiques. Le deuxième  défi, souligne-t-il, «c’est  de s’adapter et de se conformer  à cette nouvelle donne sur les règles d’origine». Et  enfin, le troisième  défi concerne la compréhension. « Il faut que les industriels comprennent ces règles d’origine pour mieux commercer. Nous avons  un grand intérêt à la zone de libre échange continentale, parce que l’Afrique constitue notre premier marché de destination des produits que nous exportons. Nous sommes pour un marché ouvert pour conquérir d’autres marchés», soutient-il.

Sudonline

Pêche : le Sénégal et la Mauritanie s’accordent à nouveau

En marge du sommet de l'Union africaine, qui se tenait à Nouakchott les 1er et 2 juillet, les deux pays se sont mis d'accord sur un nouvel accord permettant aux pêcheurs sénégalais de travailler en Mauritanie.

Cet accord a été signé lundi soir à Nouakchott entre les ministres sénégalais et mauritanien de la Pêche, Oumar Guèye et Nani Ould Chrougha, a affirmé à l’AFP Mamadou Goudiaby, directeur des pêches maritimes du Sénégal.Arrivé à son terme il y a deux ans et demi, le précédent accord n’avait pas été renouvelé en 2016 en raison du refus du Sénégal d’observer l’obligation de débarquement des prises en Mauritanie – une obligation prévue dans le nouveau code des pêches mauritanien, promulgué en 2015. Les 400 pirogues sénégalaises qui étaient jusque-là autorisées à pêcher dans les eaux mauritaniennes s’étaient alors vues contraintes de se replier dans leur pays.

Mais début février, le président sénégalais, Macky Sall, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, avaient affirmé leur détermination à arriver à conclure un nouvel accord « d’ici fin mars ». Il aura finalement fallu attendre début juillet pour que ce soit chose faite.

    – Dossier Union africaine : tout savoir sur le 31e sommet des chefs d’États africains

400 licences

D’une durée d’un an renouvelable, le texte signé lundi permettra aux pêcheurs sénégalais de bénéficier de 400 licences pour capturer 50 000 tonnes de poissons pélagiques (en haute mer), a précisé Mamadou Goudiaby. Soit les mêmes conditions que précédemment : l’accord initial conclu en 2001 et renouvelé ensuite d’année en année jusqu’en 2016 été modifié en 2014 pour faire passer les quotas de 300 licences pour 40 000 tonnes de poissons à 400 licences et 50 000 tonnes de poissons.

En revanche, le débarquement systématique des produits en Mauritanie, point d’achoppement des précédentes négociations, a finalement été accepté par le Sénégal. Une manière de permettre aux autorités locales de procéder à des contrôles avant leur acheminement au Sénégal.
Un pêcheur tué en janvier

Le Sénégal versera à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et 5 euros par l’État du Sénégal, selon le nouvel accord. Ce dernier a été conclu après la mort, le 29 janvier, d’un jeune pêcheur sénégalais tué par des garde-côtes mauritaniens dans leurs eaux territoriales.

Ce drame avait entraîné des heurts à Saint-Louis, près de la frontière avec la Mauritanie, où les manifestants réclamaient des licences de pêche à Nouakchott.

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