Economie

Perspectives économiques en 2018 : La présidentielle ralentit la croissance du Sénégal

La situation économique du Sénégal a connu une évolution avec un taux de croissance du Pib qui s’est finalement chiffré en 2017 à 7,2%. En revanche, les perspectives en 2018 ont prévu une croissance de 7% sur le  Pib. Selon Idrissa Diagne de la direction générale de la prévision et des études économiques, cette régression s’explique par le fait que 2018 soit une année pré-électorale. Car, dit-il dans ce contexte les entreprises sont réticentes à l’idée de produire.

La croissance devra s’établir à 7% en 2018. L’annonce est de la direction générale de la prévision et des études économiques qui livrait hier, mardi 13 mars une présentation sur les agrégats macro-économiques au Sénégal lors d’un point économique organisé par le ministère de l’économie, des finances et du plan.

La Dgpee justifie cette régression de la croissance par le fait que 2018 soit une année pré-électorale. «En général, à la veille des élections, les entreprises sont un peu réticentes à l’idée de produire», a indiqué Idrissa Diagne. Avant d’ajouter que cette croissance devrait être portée par le secteur primaire qui va s’afficher à 7,9%, le secteur secondaire qui est projeté à 6,7% et le secteur tertiaire à 7%. Le déficit commercial en termes de pourcentage devrait se réduire de même que le déficit du compte courant. Le taux de pression fiscale devrait augmenter. «Au titre des perspectives pour l’année 2018, ce qui a lieu de noter est qu’on devrait avoir un environnement des affaires beaucoup plus favorable avec la reprise économique des pays avancés. Aussi l’année 2018 sera marquée par une bonne performance de la Sonacos Sa. Elle sera également marquée par le renforcement du transport inter-urbain de Sénégal Dem Dikk, l’ouverture de l’Aibd ainsi que la relance de Air Sénégal », a fait savoir M. Diagne.

UN TAUX DE CROISSANCE DE 7,2% EN 2017

Pour l’année 2017, le taux de croissance initialement prévu à 6,8% s’est positionnée au terme des estimations à 7,2%. D’après la Dgpee, cette croissance est autant portée par le secteur primaire que le secteur tertiaire et dans une moindre mesure le secteur secondaire. Pour ce qui concerne le secteur primaire, l’activité devrait s’établir à 12% en 2017 contre 7,9% en 2016. Cette situation s’explique globalement par le dynamisme du sous secteur agricole, de l’élevage, de la pêche et dans une moindre mesure au niveau des industries extractives.

«La performance de l’agriculture est à mettre en liaison avec  la poursuite du programme d’accélération de la cadence agricole (Pracas) dont 2017 constitue un élément fondamental  dans l’atteinte des objectifs d’autosuffisance en riz, en oignons  et en pommes de terre. Pour ce qui concerne les extractives, il y a la relance des Ics ainsi que l’exploitation de minerais comme le zircon. Globalement, la campagne agricole 2016-2017 a enregistré des performances significatives dans la production de céréales dont on a estimées à hauteur de 2 millions 500 mille tonnes et pour l’horticulture on a dépassé la barre des 1 millions 500 mille tonnes, et  l’arachide avec une production de 2 millions 400 mille tonnes»,a-t-il fait comprendre.

S’agissant du secteur secondaire des performances ont été notées sur l’activité de raffinage ainsi que des matériaux de construction des Btp et de l’énergie. Concernant le secteur tertiaire, il y a une hausse de 7% contre 6,6% en 2016 et cette situation s’explique par les performances au niveau du transport. Ce sous secteur a été marqué par la poursuite du dynamisme de transport interurbaine notamment Sénégal Dem Dikk. Pour ce qui est du niveau général des prix, il y a une hausse très faible de l’inflation et elle est à mettre en liaison avec la hausse des prix de produits alimentaires et des boissons non alcoolisées.

Le Sénégal veut réduire ses importations de riz (1/5)

Le riz est l'une des céréales les plus consommées sur le continent africain. Si la production ne cesse d'augmenter, les importations suivent la même trajectoire. Toute cette semaine RFI vous propose une série de reportages et d'analyses sur les habitudes de consommation et les défis auxquels sont confrontés les paysans africains. Le Sénégal dépend encore largement des importations de riz. Ces importations représentent 70 % du volume total des importations du pays. Mais depuis quelques années, le gouvernement multiplie les efforts pour améliorer la production locale, notamment dans la vallée du fleuve. Le gouvernement a investi 74 milliards de francs CFA dans la filière riz. Cela a permis d’accroitre la production de riz, qui est passée de 400 000 tonnes à 1 050 000 tonnes entre 2014 et 2017, selon les statistiques officielles. Comment cela a-t-il été possible ? Quelles mesures ont été prises pour soutenir les producteurs ?

Dakar et Bruxelles signent une convention générale de coopération

Le Sénégal et la Belgique ont signé ’’une convention générale de coopération", jeudi, à Dakar, dans le cadre d’une visite officielle du Premier ministre belge Charles Michel, les deux parties réaffirmant à l’occasion leur ambition de donner une nouvelle impulsion à leurs relations.

Cette ’’convention générale de coopération’’ concerne plusieurs domaines, de l’énergie solaire à l’agriculture, en passant la santé et l’hydraulique rurale, a expliqué Seydou Guèye, le porte-parole du gouvernement sénégalais.

Les deux pays, par ce biais, ambitionnent de "donner à leurs relations, une nouvelle dynamique de partenariat et de coopération vielle de 50 ans", a ajouté M. Guèye, au sortir d’une audience accordée par le chef du gouvernement sénégalais Mahammad Boun Aballah Dionne à son homologue Charles Michel.

Le vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au Développement, Alexander De Croo, a participé à cette séance de travail, de même que plusieurs officiels sénégalais.

Elle a été ’’l’occasion de donner une nouvelle impulsion qui fait passer les relations de l’aide au développement à une véritable perspective de partenariat", a rapporté le porte-parole du gouvernement sénégalais, selon lequel le Sénégal "se réjouit de faire partie de la liste sélective des partenaires de la coopération belge au développement".

Selon Seydou Guèye, les deux chefs de délégation ont salué les programmes mis en œuvre "depuis une quinzaine d’années" à Thiès, dans la région du bassin arachidier ainsi que ceux portant sur l’hydraulique rural, la santé et l’énergie solaire.

"C’est ainsi que les deux chefs de délégation ont indiqué que les hautes autorités de la Belgique sont dans la perspective de la consolidation des relations avec le Sénégal qui est un pays qui fait des progrès dans tous les secteurs", selon le porte-parole du gouvernement sénégalais.

De son côté, le Premier ministre sénégalais "a réaffirmé l’engagement du pays à œuvrer d’avantage au renforcement de ce partenariat" qui a-t-il dit "ouvre de nombreuses opportunités d’investissements pour le secteur privé belge".

Dans cette perspective, a annoncé M. Guèye, un protocole d’accord sera signé vendredi entre le Port autonome de Dakar (PAD) et celui d’Anvers, en vue de développer le partenariat entre ces deux entités.

Les deux délégations se sont également accordées "sur l’importance de la paix et de la sécurité comme terreau fertile du développement et ont réaffirmé leur attachement aux valeurs de démocratie, de bonne gouvernance et de consolidation de l’Etat de droit", a-t-il fait savoir.

"Ils ont réaffirmé leur préoccupation commune notamment dans le domaine du terrorisme, et le Sénégal en a profité pour exprimer et renouveler sa solidarité envers la Belgique qui, en matière de terrorisme, a su développer une forte résilience dans la lutte contre ce fléau", a souligné Seydou Guèye.

A en croire le porte-parole du gouvernement sénégalais, les deux parties ont par ailleurs décidé d’aller "le plus rapidement possible" vers une grande commission sénégalo-belge, afin de "décliner de façon objective et structurée" le partenariat les liant.

La visite au Sénégal du Premier ministre belge et sa délégation va durer 72 heures.

Aps

Mauritanie: la pêche et le gaz au cœur de la visite du président sénégalais

Après les accolades à l'aéroport ce jeudi soir, place aux gros dossiers entre le Sénégal et la Mauritanie. Le président Macky Sall est à Nouakchott pour une visite de travail chez son voisin. Au menu des discussions, la question de la pêche, avec le renouvellement des accords caducs depuis deux ans, et le projet d’exploitation de gaz à la frontière.

Ces deux dossiers, qui sont eu cœur de la visite de Macky Sall en Mauritanie, ont certainement été au centre du tête-à-tête, ce vendredi matin, entre les deux chefs d'Etat. Ces dernières années, Kosmos Energy a découvert plusieurs champs de gaz dans la région, dont un à la frontière entre les deux pays. Ce réservoir baptisé Tortue est très prometteur.

Mais encore faut-il que la Mauritanie et le Sénégal arrivent à négocier les termes des conventions pour le développement du gisement. Un accord pourrait être signé aujourd'hui à Nouakchott sur cette question, de source proche du dossier. Ce qui lancera peut-être le compte à rebours de ce grand chantier.

Aucune certitude sur l’accord de pêche

L'autre sujet crucial pour l'économie des deux pays, c'est celui de la pêche. Et c'est d’ailleurs cette question qui a motivé cette visite de travail du président Macky Sall après la mort d'un pêcheur de Saint-Louis, tué par les garde-côtes mauritaniens il y a deux semaines. Ce pêcheur s'était aventuré de l'autre côté de la frontière, comme tant d'autres, alors qu'il n'y a plus aucun cadre légal depuis deux ans.

Que ce soit sur les licences de pêche, ou sur le travail des pêcheurs sénégalais à bord des pirogues mauritaniennes, Mauritaniens et Sénégalais n'ont pour l'instant pas réussi à accorder leur violon. Les discussions se poursuivent, mais rien ne permet de dire que la visite se terminera avec un accord. Dans les coulisses de la présidence mauritanienne, on assure que des directives fermes ont été données aux départements ministériels concernés pour qu'une solution soit rapidement trouvée. Il y a urgence, c'est ce qu'avaient rappelé, il y a deux semaines, les autorités sénégalaises.

RFI

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