Economie

[Tribune] Pour le décollage des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest

À la suite du ralentissement du marché sud-africain, l’Afrique de l’Ouest pourrait bien prendre le leadership pour les années 2019 et 2020 en matière d’installation de centrales de production d’électricité à partir des énergies renouvelables. 

Nous pouvons estimer à plus de 2GW la capacité qui devrait être connectée dans les trente-six prochains mois, en grande partie au Nigeria, mais également au Ghana, au Sénégal, au Mali et au Burkina Faso notamment. Avec également un taux de croissance économique fort et une pression démographique importante (entre 2,5 % et 3 % par an pour la plupart des pays, avec de nombreuses villes dont les taux de croissance sont supérieurs à 6 %), on pourrait donc se dire que le tournant est là,l’Afrique de l’Ouest se lance dans la révolution énergétique verte.

Mais cela n’est pas aussi simple. D’une part, il faut rappeler que le développement de tous ces projets a débuté il y a des années, parfois dix ans si l’on prend le cas du Sénégal ou du Burkina Faso. Avec des temps de développement de sept ans en moyenne, il faut donc attendre une croissance en dents de scie, avec de longues périodes pendant lesquelles aucun projet ne verra le jour.

Car, en effet, de nombreux investisseurs attendent de voir le sort réservé à ces premiers projets avant de considérer de nouveaux investissements, ce qui ne permet pas d’avoir un flux continu de projets. Ce type de croissance est d’ailleurs en cohérence avec l’historique des investissements dans le secteur de l’électricité depuis 2010.

Un marché très morcelé

D’autre part, il faut rappeler que le marché ouest-africain – comme d’ailleurs le marché de l’Afrique subsaharienne dans son ensemble – reste un marché très morcelé. À l’échelle nationale, les réseaux présentent une faible capacité à absorber la production intermittente, et la taille de la demande ne permet pas réellement de développement de larges centrales sans la prise en compte des interconnexions.

Une étude de 2015 réalisée par Tractebel indique par exemple que le réseau sénégalais est déjà saturé. Le récent schéma directeur du pays pour la période 2017-2035 confirme d’ailleurs le rôle limité qui est donné aux énergies renouvelables: un seul projet éolien (centrale de Taiba Ndiaye, projet développé par Sarreole, dont Lekela Power a fait l’acquisition en 2016 auprès d’American Capital) est programmé d’ici à 2027 – pour une capacité de 150 MW, installé en trois tranches annuelles de 50 MW –; 263 MW de solaire sont aussi planifiés, sachant que la quasi-totalité de cette capacité qui sera installée avant 2022 est soit déjà en exploitation, soit attribuée, soit en cours d’appel d’offres dans le cadre du programme de l’IFC Scaling Solar.

Dispersion des ressources solaires et éoliennes

Enfin, la dispersion des ressources solaires et éoliennes n’est pas en accord avec la localisation des centres de consommation ni avec la présence des réseaux. En effet, les ressources éoliennes sont notamment localisées en Mauritanie, pays dont la demande est aujourd’hui amplement satisfaite avec les capacités installées. Ce qui signifie que toutes les capacités additionnelles seraient soit pour le bénéfice du secteur minier, soit pour l’export.

De même, les ressources solaires sont proches du Sahara, zone moins peuplée qui pose en outre des problèmes de sécurité. Cette contrainte géographique soulève naturellement la question du transport de l’électricité, qui intègre celle du financement de ces investissements et celle des temps longs de réalisation de ces infrastructures.

Dans un tel contexte, il ne faut donc surtout pas se laisser aller à croire que le secteur privé pourra continuer à investir massivement dans les énergies renouvelables sans des mesures fortes, dont la gestion va se révéler particulièrement complexe.

Faciliter les partenariats public-privé

Nous pouvons ici citer plusieurs mesures essentielles qui doivent être prises de manière urgente. La première, c’est de commencer à modéliser un schéma directeur au niveau régional et de planifier le développement des réseaux en vue de capter les meilleures ressources solaires et éoliennes, tout en augmentant la capacité d’absorption de l’intermittence via les interconnexions.

Concernant la deuxième, il s’agit de renforcer la capacité des réseaux nationaux à gérer l’intermittence via des centres de dispatching modernisés mais aussi grâce au développement d’outils de réseau adaptés, communément appelés smart grids.

Enfin, les États doivent accroître leur capacité à structurer des programmes IPP (type particulier de partenariat public-privé qui associe concession de service public, création d’une société ad hoc financée selon la technique du financement de projet et structure contractuelle complexe liant de nombreux acteurs: clients, fournisseurs, équipementiers, banques, experts, pouvoirs publics…) en revoyant de façon adéquate leurs législations, en accordant l’ensemble des ministères, en créant des points d’entrée unique pour les développeurs, en aiguisant leurs outils de négociations.

Un plan d’investissement régional

Il existe de nombreuses initiatives allant dans ce sens, néanmoins nous pouvons constater un manque de coordination et de vision à long terme. En particulier, il serait intéressant de voir germer une coordination des actions des bailleurs de fonds ainsi qu’une revue de leur politique d’investissement. Ainsi, le financement des projets de production d’électricité pourrait être accompagné par des investissements complémentaires dans les réseaux de transport et de distribution, augmentant ainsi l’impact de chaque projet de centrale. Et tout cela dans le cadre d’un plan d’investissement régional couvrant au moins une période de cinq ans.

Prendre le contrôle de ce développement, c’est pouvoir créer un marché de taille plus importante, baisser le coût du kWh, mais également, et surtout, créer un vecteur de croissance économique, que les secteurs privé et public pourraient capter.

Le secteur privé, à travers notamment l’émergence d’expertises locales pour conduire toutes ces études, peut accompagner les développeurs et les banques dans leurs projets, mais aussi par l’émergence d’investisseurs locaux spécialisés dans le secteur énergétique; le secteur public, avec par exemple la création de fonds souverains investissant dans les projets de production et levant de l’argent pour le développement des réseaux énergétiques. Gageons donc que les gouvernements et bailleurs de fonds pourront travailler ensemble à transformer cette petite étincelle en un feu vif.

Jeune Afrique

Reportage-découverte de la commune de Keur samba Gueye : Une zone a fort potentiel agricole

Située dans l’arrondissement de Toubacouta (département de Foundiougne, région de Fatick), la commune de Keur Samba Guèye regorge d’un énorme potentiel agricole. L’activité principale de cette zone qui a une forte pluviométrie est l’agriculture et le maraichage. C’est pour cette raison d’ailleurs  que le Projet d’appui à réduction de l’émigration rurale (Parerba) en partenariat avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), avec l’appui des autorités locales, a pris l’initiative d’exploiter ce potentiel en installant dans la commune deux périmètres irrigués de 4 ha chacun. L’exploitation de ces sites a participé considérablement à la réduction de l’émigration rurale à laquelle s’adonnaient beaucoup de jeunes de la localité grâce à l’implantation des champs-école paysan.

Avec une population qui tourne autour de 28 mille habitants, la commune de Keur Samba Guèye qui se trouve dans l’arrondissement de Toubacouta, département de Foundiougne (Région de Fatick), regroupe 43 villages. Cette zone qui a beaucoup de similitudes avec la région naturelle de la   Casamance  est  à 4 kilomètres de la frontière avec la Gambie. L’activité principale de cette localité qui a une forte pluviométrie est l’agriculture et le maraichage irrigué.

« Keur Samba Guèye est une collectivité qui longe sur 50 Km la frontière avec la Gambie. Avec une forte pluviométrie. Nous pratiquons l’agriculture hivernale  et toutes les espèces se cultivent ici. Parfois, nous avons 1000 à 1300 Mm de pluies. Toute culture est possible au niveau de cette commune. Tout ce qui se fait en Casamance peut se réaliser ici  sur le plan agricole. Nous faisons l’agriculture, le maraichage. Nous produisons également de l’anacarde », a fait savoir le maire de la commune de Keur Samba Guèye, Abdoulaye Ndiaye qui s’exprimait mercredi dernier lors d’une visite de presse au niveau du département de Toubacouta. Toutefois, il relève que la filière  anacarde est confrontée à  un certain nombre de difficultés dans cette zone.

« Les Chinois et les Indiens  qui viennent pour acheter notre  production passent  par la Gambie. Ce qui  fait qu’il y a un manque à gagner énorme. Cela est peut être lié aux taxes au niveau du port de Dakar. S’il y avait une  possibilité qu’ils passent par Dakar et que le label soit sénégalais, ce serait bénéfique pour nous qui disposons des milliers d’hectares d’anacarde », soutient le maire. Et d’ajouter : « D’autres difficultés sont liées à la conservation des produits maraichers notamment l’oignon. En effet, après les récoltes, les prix connaissent une  baisse et s’il y avait une possibilité de conserver la production pendant deux ou trois mois, ce serait une bonne chose. Pour pouvoir payer leurs dettes aux banques de la place, il serait bon que les producteurs  vendent à des prix raisonnables ».

SITE DE FASS THIEKENE : 4 HA AMENAGES POUR LE MARAICHAGE

A Fass Thiékène toujours dans la commune de Keur Samba Guèye, un périmètre de 4 ha de superficie est destiné à la culture de l’oignon, du piment, de l’aubergine entre autres. En effet, l’association des usagers de l’eau productive, avec l’activité de renforcement de capacité  du Cadre d’appui au développement local (Cadl) et du Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (Parerba), a  attribué aux populations de cette zone  202 parcelles de 150 m2  chacune. 42  bassins de type Gandiolais, remplis à partir des systèmes d’exhaure  solaires  sont implantés dans chaque parcelle. Ici, les producteurs travaillent grâce au système d’irrigation  et d’aménagement de la terre irriguée qui a été mis en place par le projet Parerba. « C’est un total de 169 producteurs dont 68 jeunes avec 39 hommes et 130 femmes », informe Alessio Salvadori, responsable national du projet Parerba.

Au sein de ce périmètre de 4 hectares destiné à l’horticulture, le Parerba en partenariat avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (ancar) a implanté un champ école paysan de 600 m2  destiné aux jeunes de la localité. C’est un  dispositif  de vulgarisation technique du conseil agricole et rural dont l’objectif  est d’introduire et de vulgariser  les nouvelles techniques agricoles. « On  a mis en place une digue pour la rétention de l’eau pluviale. Ce qui va permettre de recharger les nappes avec des pompes solaires. L’objectif visé par le projet, c’est de réduire l’immigration rurale. C’est pour cette raison que nous avons impliqué les jeunes dans ce projet, à travers les champs école paysan.  On apprend aux jeunes les bonnes manières agricoles. Ce n’est pas une formation théorique mais pratique. Grace aux champs écoles, nous avons noté des améliorations », explique  Mansour Diop, assistant technique national de développement agricole et filière du projet Parerba.

CHAMP ECOLE PAYSAN : Pour freiner l’immigration rurale

Selon Ndèye Amy Cissé, présidente  du champ école paysan de Fass Thiéckene, ce projet est venu à son heure. « Avant, nos parents creusaient  la terre pour trouver des morceaux de bois qu’ils vont transformer en clôture pour les champs. Ce qui était  pénible pour eux. N’empêche qu’à tout moment, les vaches entraient dans le périmètre et mangeaient tout sur leur passage. Aujourd’hui, grâce au projet, tous les périmètres sont bien clôturés. Donc, maintenant, on rend grâce à Dieu », se réjouit-elle.  Tout comme Ndéye Amy Cissé, Katim Touré  fait partie des jeunes qui ont été formés  grâce aux champs-école.  Ce  jeune homme de 30 ans qui avait emprunté en vain les chemins de l’immigration clandestine gagne aujourd’hui sa vie à partir des revenus tirés de l’agriculture irriguée. « J’étais parti en Mauritanie en 2008 pour passer au Maroc et aller en Espagne. Nous avons été arrêtés, une fois au Maroc,  et refoulés en Mauritanie. Par la suite, j’ai décidé de rentrer au village. Je voulais y retourner quelques temps après, mais le projet Parrerba est venu dans notre localité et nous a convaincus de rester pour  travailler ici. Maintenant, nous nourrissons beaucoup d’espoir avec ce projet », a-t-il indiqué. Suivant le responsable national du projet, le champ école paysans va être transformé en une véritable coopérative formelle qui entend devenir l’entreprise coopérative modèle  avec  toute l’exploitation horticole qui tourne autour. « Son rôle sera de passer à l’échelle en ce qui concerne la gestion d’entreprise, notamment le marketing et les relations avec les communautés  et les fournisseurs. En particulier, ils seront progressivement transformés en une entreprise qui donnera des revenus  et des emplois aux jeunes », a-t-il conclu.

ALESSIO SALVADORI, RESPONSABLE NATIONAL DU  PROJET PARERBA : «Nous attendons un rendement qui dépasse les 30 tonnes/ha»

«Le rendement et la qualité de l’exploitation sont satisfaisants. Keur Samba Guèye est une zone du Sénégal qui n’est pas traditionnellement engagée dans le maraichage, particulièrement celui de contre saison. Nous sommes en train de favoriser l’émergence d’une activité économique nouvelle. Nous attendons à l’état actuel un rendement moyen qui dépasse les 30 tonnes à l’hectare. D’après le diagnostic fait sur le terrain pour l’ensemble du marché d’écoulement potentiel,  d’ici un mois, nous allons avoir la récolte. Il n’y aura pas de problème d’écoulement sur le marché parce que nous avons  mené des études claires d’absorption de l’ensemble du marché hebdomadaire et permanent de toute la région. Nous allons accompagner les producteurs à écouler leur production sur le marché. Pour le moment, la commune de Keur Samba Guèye fera l’objet d’une première grande vague d’investissement en aménagement de la terre et en infrastructures d’irrigation qui amèneront la population locale à avoir au moins 210 ha de terre irriguée. Pour toute cette zone, notre objectif est de dépasser les 2000 ha de terre irriguée et aménagée pour créer  de l’emploi avec un revenu stable pour une grande partie de la population et faire du Diombato le grenier de cette partie Sud du Sénégal».

 

Alerte au port autonome de Dakar : Seuls 14 pilotes actifs pour offrir la sécurité aux navires en transit

Le Port Autonome de Dakar (PAD) ne compte que 14 pilotes actifs pour guider et offrir la sécurité aux navires en transit, dans les eaux Sénégalaises, ce qui peut présenter des dangers. L’Association des Pilotes Maritimes du Sénégal en est consciente. C’est pourquoi elle a tiré la sonnette d’alarme, hier dimanche, en marge de la conférence de presse de lancement du 24éme  congrès de l’Association Internationale des Pilotes Maritimes (IMPA) prévu à Dakar du 22 au 27 avril 2018.

«14 pilotes pour tout le Port autonome de Dakar (Pad). L’Etat ne prend pas d’initiatives pour assurer la relève. Il y a des gens qui devaient aller à la retraite, mais on est obligé de les maintenir.» Les pilotes maritimes du Sénégal sonnent l’alerte. Selon le site iGFM, le Commandant Cherif Mamadou Lamine Diop, le métier de pilote maritime est très sélectif. «Nous sommes obligés de prendre des gens qui ont atteint le degré le plus élevé des officiers de la marine marchande au grade de capitaine, ensuite le temps de capacitage est très long».

Pour régler ce problème, dit-il, «le port de Dakar forme en amont. Dès le Bac, on vous prend au Pad. L’objectif est  de devenir pilote au bout de cette formation. Mais tout le monde ne pourra pas intégrer la station de pilotage. C’est une problématique dont on tiendra en compte pour les générations futures». Toutefois, précise-t-il, «ce n’est pas juste le port de Dakar qui connaît ce problème. Cela touche à tous les ports dans le monde».

«BAC +14» POUR ETRE PILOTE MARITIME

C’est parce que le métier de pilote maritime est très sélectif (ouvert aux meilleurs) qu’il requiert une bonne formation qui s’étend sur plusieurs années. «Pour être pilote, il faut Bac plus 14. On est obligé de prendre les meilleurs pour éviter des conséquences dans l’absolu. Cette sélection entraine une raréfaction des gens qui seront capables d’exercer le métier», a confié à iGFM le Commandant Cherif Mamadou Lamine Diop.

Il explique que le rôle principal des pilotes maritimes est d’offrir la sécurité pour le transit d’un navire lorsqu’il est de passage dans des eaux qui peuvent présenter des dangers. Pour pouvoir le faire, cela demande une grosse sélection. «Parce que les erreurs en termes de pilotage peuvent avoir des conséquences extrêmement négatives, quand on sait quel est le prix d’un navire, quel est le prix d’une cargaison, des infrastructures portuaires… Notre rôle est d’empêcher qu’il y ait des accidents», dit-il.

 «LE PAD A ATTEINT SES CAPACITES D’ACCUEIL»

Les problèmes du PAD, ce n’est pas que l’insuffisance des pilotes. L’âge et le manque d’espaces et réserve foncière dans cette infrastructure asphyxiée au cœur de la ville de Dakar sont également autant de maux qui limitent les capacités du port. «Le Port Autonome de Dakar (PAD) est un vieux port qui a atteint ses capacités d’accueil», a déclaré ce dimanche à Dakar, le commandant Oumar Dramé lors de la conférence de presse. Toutefois, à l’en croire, l’Etat est conscient de cela. C’est pourquoi, les ports de Ndayane et de Sendou seront construits pour augmenter les capacités d’accueil au niveau du Sénégal.

«D’AUTRES ESPACES POUR FAIRE RESPIRER LE PORT DE DAKAR»

«Les pilotes ont raison de dire que le Port de Dakar a atteint ses capacités d’accueil. Le port de Dakar est vieux. Il est totalement adossé à la ville de Dakar. Ce qui fait qu’en termes de réserve foncière, le port est asphyxié. Un port sans espace, est un port qui ne respire pas. C’est l’une des problématiques à laquelle on est confronté», a réagi ce dimanche, M. Hamid Sy, le coordonnateur de la Cellule de communication du Port Autonome de Dakar sur la question de la limite de la capacité d’accueil dudit port dans iGFM.

«La deuxième problématique est liée au dynamisme de l’économie sénégalaise. Le trafic portuaire, en moins de 10 ans, est passé de 10 millions à 18 millions de Tonnes. C’est des augmentations constantes d’à peu près un million à deux millions de tonnes par année. On reçoit beaucoup plus de navires, de marchandises. Ce qui a fini de consacrer la congestion du port en termes d’accueil des navires et d’acheminement des marchandises», fait-il remarquer.

C’est pourquoi, dit-il, «les autorités ont pensé, à bon escient, à créer d’autres espaces pour faire respirer le port de Dakar. En créant de nouveaux ports, le port de Bargny qui sera un port minéralier, le port de Ndayane qui va nous permettre d’augmenter nos capacités en termes de taille des navires, parce qu’on sera entre 16 et 18 mètres de profondeur. Cela nous permettra de recevoir les navires de dernières générations et de disposer d’espace supplémentaire.»

Ce port sera adossé à une zone industrielle qui permettra à ses entreprises de pouvoir s’installer dans l’espace portuaire, de développer leurs activités et de procéder à des activités de transformation de leurs produits avant de les réexporter. L’avenir maritime du Sénégal sera au niveau de ces ports, promet-il.  

Accord pour une zone de libre échange continentale : 44 pays de l’union africaine signent

Quarante-quatre (44) pays africains ont signé hier,  mercredi 21 mars à Kigali (Rwanda), l’accord établissant la Zone de libre-échange continentale (ZLEC), selon RFI. 40 chefs d’Etat ont lancé ce projet qui  vise à créer un marché commun de 1,2 milliard d’habitants. Il s’agit d’un projet en négociation depuis 2015 et qui ne fait pas encore l’unanimité puisque certains poids lourds comme le Nigeria ont besoin de consultations approfondies. Les signataires doivent désormais faire ratifier l’accord par leurs Parlements nationaux.

Pour qu’il entre en vigueur, il faudra au moins 22 ratifications. L’idée étant d’arriver à une ouverture effective en janvier 2019. «84.000 kilomètres de frontières, c’est trop.

Abattre, c’est mieux. Se rassembler sous le même drapeau, chanter un seul hymne, c’est répondre aux aspirations des peuples africains à la prospérité pour que la Zone de libre-échange continentale ait un sens. Il faut que les pays africains aient des marchandises, des services à échanger entre eux. Cela suppose qu’on mette un terme au statut actuel d’une Afrique, réservoir de matières premières et consommatrice de produits finis fabriqués ailleurs que sur le continent. Cela suppose le développement industriel des pays africains, que l’Afrique soit capable de produire son alimentation, que soit réalisées les infrastructures énergétiques, routières, ferroviaires, portuaires, aéroportuaires et des télécommunications, indispensables au développement des échanges.»    

Sudonline

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