Economie

Compétitivité : la Tunisie fait du surplace

Freiné par sa bureaucratie et une corruption endémique, le pays ne décolle pas dans le classement de compétitivité de Davos. Ces piètres performances ne sont pas sans inquiéter les observateurs économiques, qui regrettent le manque de réactivité des pouvoirs publics.

La Tunisie se maintient au 95e rang (sur 137) dans le classement 2017-1018 de la compétitivité réalisé par le Forum économique mondial (FEM), avec le même score de 3,93 sur 7 qu’en 2016. 32e et premier pays africain en 2010, la Tunisie est désormais le troisième pays maghrébin et le 9e du continent, derrière Maurice (45e), le Rwanda (58e), l’Afrique du sud (61e), le Botswana (63e), le Maroc (71e), l’Algérie (86e), la Namibie (90e) et le Kenya (91e).

« Ce niveau médiocre laisse un goût amer, car chaque année, les commentaires sont les mêmes, notamment sur l’absence d’une politique d’investissement », se désole Walid Bel Hadj Amor, vice-président d’Instauring an Advocacy Champion for Economy (IACE), un think-tank entrepreneurial partenaire du Forum économique mondial.

Sans surprise, l’inefficacité de la bureaucratie (18,1%) et la corruption (11,6%) sont les deux principaux freins à la compétitivité, selon cette étude menée auprès des décideurs tunisiens. « Le pouvoir politique alimente le cercle vicieux en laissant proliférer la corruption et le marché parallèle et en renforçant la pression fiscale sur le marché formel », dénonce le dirigeant de l’IACE dans une critique du projet de loi de financement qui prévoit d’augmenter la TVA de 12% à 19%.

Des progrès dans l’enseignement supérieur et la formation

La Tunisie a cependant progressé sur sept des douze piliers de l’indice, dont un bond de onze places pour l’enseignement supérieur et la formation. Le pays a, en revanche, reculé sur quatre autres catégories dont la flexibilité du marché de l’emploi (-2 places), une catégorie dans laquelle il ne devance que le Yémen et la Mauritanie. « C’est un résultat inquiétant pour l’attractivité notamment du sud du pays », commente Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE. L’environnement macro-économique passe, lui, de la 99e à la 109e place. La dégradation du dinar, qui plombe les critères de déficit budgétaire (-10 places) et de la dette publique (-7 places), n’y est pas étrangère.

Majdi Hassen met également en garde contre l’absence d’investissement dans les infrastructures de transport ferroviaire, aérien et portuaire, ainsi que contre le vieillissement des équipements technologiques, notamment des réseaux de connexion internet, qui se développent très vite dans les autres pays. « Cela pourrait nous coûter des places dans le prochain classement », assure-t-il.

L’IACE estime en revanche que la Tunisie pourrait facilement rattraper son retard dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre la criminalité et du terrorisme grâce à une amélioration notable des politiques en la matière. La Tunisie est passée du 28e au 128e rang concernant le coût du terrorisme depuis la révolution.

Jeune  Afrique

L’Égypte désormais plus attractive que l’Afrique du Sud : le top 10 des pays où investir selon Rand Merchant Bank

Dans le classement annuel « Where to Invest in Africa » réalisé par la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, dont les résultats ont été publiés le 15 septembre, les places des deux premières nations ont été inversées, tandis que le Maroc reste numéro trois pour la troisième année consécutive.

« Le continent africain court au désastre s’il n’accompagne pas la diversification de son économie. » C’est le constat que dresse la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, qui a dévoilé, le 15 septembre, le top 10 de son classement « Where to Invest in Africa » (où investir en Afrique).

Un palmarès que la banque dresse chaque année depuis sept ans, à partir du PIB réel à parité de pouvoir d’achat, des prévisions de croissance et de l’environnement des affaires*.

Top 10 des pays

où investir

5 : Ghana

1 :  Égypte

2 : Afrique du Sud

3 : Maroc

7 : Tanzanie

4 : Éthiopie

6 : Kenya

8 : Rwanda

9 : Tunisie

10 : Côte d'Ivoire

Source : Rand Merchant Bank

Jeune Afrique 

Investissements directs étrangers : Les charges d’exploitation relativement élevées

S’il y a un facteur sur lequel le Sénégal doit beaucoup investir, c’est sans doute celui de la disponibilité et à coût réduit de l’électricité. Il impacte négativement sur l’attractivité des Investisseurs étrangers directs (Ide). C’est ce que souligne le rapport 2016 de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).  

Bien que politiquement stable et géographiquement avantageux, le Sénégal peine à capter, au mieux, les  Investissements étrangers directs (Ide). Tout le contraire pour son voisin et éternel concurrent, la Côte d’Ivoire, et le Bangladesh (en Inde) et la Chine. Cette reculade des Ide au profit d’autres pays s’explique par les charges d’exploitation relativement élevées au pays de la même catégorie précités, renseigne le rapport 2016 de l’Organisation des Natations unies pour le développement industriel (Onudi).

Selon ledit rapport, «sur la base des Indices de développement mondial, des rapports Doing Business de la Banque mondiale, des enquêtes menées auprès des entreprises ainsi que des sources de locales, on peut affirmer que le Sénégal présente aujourd’hui des charges d’exploitations relativement élevées par rapport aux autres pays de même catégorie, à savoir la Côte d’Ivoire, le Bangladesh (en Inde) et la Chine. A titre d’exemple, le coût moyen de l’électricité qui se situe à 0,24 dollars par Kwh est le plus élevé comparativement au pays de la même classification».

Une telle situation s’explique par le fait que le Sénégal n’a pas encore pleinement pris conscience du fait qu’il n’est pas la seule destination qui s’offre au choix des investisseurs et que de nombreux autres pays à revenus faibles, en Afrique et ailleurs, se disputent le même marché international et les mêmes ressources apportées par les Ide. Ainsi donc, pour gagner sa place dans cette compétition mondiale, le Sénégal doit non seulement compter sur ces atouts précités, mais surtout consentir des efforts possibles pour se rendre attrayant aux yeux des investisseurs en quête de nouvelles destinations, à moindre coût, pour une production à forte intensité de main d’œuvre.

S’il est admis que la structuration des coûts de production varie en fonction de la nature des industries, généralement les investisseurs se soucient du coût d’investissement initial et des charges de production à supporter au démarrage de l’exploitation. Le premier fait référence aux coûts à supporter pour l’acquisition d’un terrain, de bâtiments, d’infrastructures et autres immobilisations. Mais il englobe également le temps nécessaire à l’obtention des droits d’occupation, à la construction des locaux de l’usine, à l’installation de l’électricité et autres services, au dédouanement des machines et équipements importés, ainsi qu’au recrutement des ressources humaines et étrangères comme les contrôleurs de production et de qualité etc. Tout retard accusé dans la construction peut être coûteux pour un investisseur, non seulement en termes de dépenses pécuniaires, mais également en perte d’opportunités d’affaires dans les marchés internationaux. Par conséquent, tout ceci doit être pris en compte.

Toutefois, l’eau semble également être très onéreuse et coûte en moyenne respectivement 400 à 600% de plus qu’au Bangladesh et en Côte d’Ivoire.

IMpact des changements climatiques sur l’agriculture Sénégalaise : 1 million d’hectares de terre affectes par la salinisation

Au Sénégal, la salinisation des terres causée par les changements climatiques, a affecté plus de 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane  Ndour, chercheur à l’ISRA. Elle présentait hier, mardi 22 Août, en marge du lancement du réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication portant sur le thème : «l’impact des changements climatiques sur l’agriculture sénégalaise».

Au Sénégal, actuellement, la salinisation des terres a dépassé 1 million d’hectares. La révélation a été faite par Mame Yacine Badiane Ndour de l’Isra. Elle présentait hier, mardi 22 août lors d’un panel organisé par le réseau des journalistes associés aux questions agricoles et pastorales, une communication sur le thème : « l’impact des changements climatiques sur l’agriculture au Sénégal».

Selon elle, au niveau des zones de Fatick, Kaolack et même Casamance, il y a certaines terres qui sont complètement abandonnées. « Ces terres sont appelées les tannes. Ce sont  des terres qui sont incultes donc non cultivables. Le changement climatique accélère le phénomène de dégradation des terres mais il y a d’autres facteurs entropiques comme les pratiques agricoles qui ne sont pas bien adaptées. Actuellement, on a constaté que ce phénomène évolue rapidement à cause de l’inclusion marine», a-t-elle expliqué. Dans la foulée, elle ajoute que les sols sodiques (quand on passe de la salinisation à la sodicité où il y a un autre phénomène de complexification qui fait que le sol ne peut être plus utilisé) sont passés de 6% à 19% de 2001 à  2003.

Evoquant l’impact des  changements climatiques sur les ressources en eau, Mme Ndour relève que l’agriculture dépend de deux ressources naturelles importantes notamment la terre et l’eau. Ces ressources, dit-elle  sont impactées par les changements climatiques surtout dans la zone sahélienne.

Selon elle, au Sénégal, les dernières études faites ont montré  que dans tous le pays, il y aura une baisse de la pluviométrie en 2100. Cette baisse va impacter forcément sur l’agriculture et les ressources en eau. D’où l’importance de sensibiliser les producteurs. «Il faut qu’il y ait l’accompagnement de l’Etat pour que  information climatique soit partagée par l’ensemble des acteurs. Même l’éleveur avant d’aller en transhumance doit avoir l’information climatique pour ne pas avoir de risque », soutient-elle.  

SudOnline

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