Economie

Numérisation de l’état-civil du Sénégal : Optic propose son expertise à l’état

Les professionnels des Tic demandent aux autorités de leur faire confiance dans la mise en œuvre de la stratégie Sénégal numérique 2025. Antoine Ngom, président d’Optic Dakar l’a réitéré hier jeudi, à Dakar, en conférence de presse.

Lésée dans l’alléchant marché de numérisation des cartes d’identité numériques, chiffré à hauteur de 50 milliards de francs CFA au bénéfice des indonésiens, l’Organisation des professionnelles des Tic au Sénégal (Optic) admet avoir perdu un combat et non une guerre dans la Stratégie Sénégal numérique 2025. Pour ce faire, elle n’entend pas lâcher du lest pour celui relatif à la numérisation de l’Etat civil du Sénégal.

En conférence de presse hier jeudi, à Dakar Antoine Ngom, président de l’Optic a réitéré le vœu pieux de voir l’expertise sénégalais s’arroger de droit le marché de la modernisation de l’état civil et de faire valoir toute son expertise en la matière. «Nous avons été éliminés expertement dans l’octroi du juteux marché de confection des cartes d’identité biométriques de la Cdeao au profit de la Société indonésienne Iris. Et pourtant notre expertise est avérée», a-t-il expliqué. Pour preuve, dira-t-il: «50 à 80% de notre expertise est monnayée à l’étranger. Donc, c’est dire que «nous sommes à la hauteur des ambitions numériques de notre pays. Nous demandons aux autorités de nous faire confiance», a-t-il lancé.

Attribution de licences Mvno

A ce sujet, il dira: «Même si l’initiative arrive trop tardivement, nous pensons que c’est une bonne initiative. Car le schéma Opérateurs mobiles virtuels (Mvno) est plus adapté à la voix qu’aux Data. Car la voix représentait une part faible des revenus  des opérateurs». Toutefois, il n’a pas manqué de dénoncer les conditions d’éligibilité trop contraignantes pour l’expertise locale.

Selon les clauses: «Le candidat à l’attribution ne peut être qu’une société de droit sénégalais». A cela, «il  faut une expérience avérée d’au moins 4 ans dans l’activité de Mvno; avoir exercé l’activité Mvno dans pays; justifier d’une moyenne de trois milliards de FCFA de chiffre d’affaires sur les 3 dernières années; avoir mis en œuvre un projet similaire d’un montant d’au moins un milliard de FCFA». Avec de telles dispositions «aucune entreprise ou groupement d’entreprise sénégalais dans ledit secteur ne saurait les remplir pour espérer gagner le marché», a-t-il vigoureusement dénoncé.

Sudonline

Répartition des revenus du pétrole et du gaz : Le Premier ministre annonce une loi d’orientation

Un Colloque international pluridisciplinaire sur les enjeux de l’exploitation pétrolière et gazière en Afrique s’est ouvert, hier, à Dakar, sous la présidence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne. A l’initiative du Comité nationale Itie Sénégal, cette rencontre de deux jours réunit des experts de haut niveau en vue de faire le point sur l’état des connaissances afin de produire une réflexion prospective profitable aux nouveaux pays producteurs comme le Sénégal.

Un nouveau contexte appelle souvent de nouvelles problématiques ; lesquelles exigent de nouvelles démarches et de nouvelles réponses. Le premier baril de pétrole et les premiers m3 de gaz sont attendus en 2021. Mais déjà, le Sénégal est en train de prendre les devants pour une gestion « transparente et optimale » de ses ressources pétrolières et gazières. Pour apporter sa contribution dans le panier de réflexions déjà impulsées par le Cos-pétrogaz, le Comité nationale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a organisé, hier, avec le soutien de partenaires comme la Banque mondiale, un colloque international pluridisciplinaire portant sur les enjeux de l’exploitation des hydrocarbures en Afrique.

Cette rencontre s’étale sur deux jours et réunit une palette d’experts de haut niveau appelés à réfléchir sur les solutions permettant d’envisager les hydrocarbures comme un levier de développement durable en Afrique. « Il s’agit de faire le point sur l’état des connaissances afin de produire une réflexion prospective profitable aux nouveaux pays producteurs en général et au Sénégal en particulier à partir des enseignements tirés de l’exploitation de gaz et de pétrole en Afrique », a déclaré, à l’ouverture, le président du Comité national Itie, le Pr Ismaëla Madior Fall.

Une telle démarche s’explique, selon lui, par le fait que « l’enthousiasme suscité chez l’État, les populations et les investisseurs et la perspective de l’exploitation des hydrocarbures de qualité à des coûts compétitifs dans l’intérêt des populations soulèvent des questions multidimensionnelles et pluridisciplinaires de géologie, de pétrochimie, d’économie, de finances, de droit, de sciences politiques, de relations internationales qu’il convient d’aborder et auxquelles il faut trouver les meilleures réponses ». Se fondant sur la richesse de l’agenda du colloque et sur l’étendue de la participation des parties prenantes, Eric Lancelot, représentant de la Banque mondiale estime que c’est « un signe clair de l’engagement et de la capacité du Sénégal à promouvoir le développement durable et la gouvernance de l’industrie extractive ».

Mécanisme pour une gestion transparente
Selon lui, la publication des rapports de l’Itie par le Sénégal conforte la Banque mondiale dans l’idée que « la mécanique est désormais en place pour assurer la gestion transparente des industries extractives ». M. Lancelot juge les progrès de transparence dans le secteur encourageants, soulignant qu’ils correspondent à une période de découverte pétrolière et gazière.

Toutefois, l’expert de la Banque mondiale a rappelé que la transparence dans la gestion des ressources extractives doit passer aussi par des réformes dans le secteur. Il s’est félicité de l’adoption du Code minier et de la mise en place du Cos-pétrogaz et a encouragé le gouvernement du Sénégal à poursuivre les efforts de transparence afin de clarifier notamment le rôle des institutions impliquées dans le secteur en particulier celui des organisations de la société civile afin de mettre en place des mécanismes de décision et de gestion efficace. « Il est essentiel aussi d’établir des règles claires de comptabilité fiscale pour le secteur conformément aux dispositions prévues dans les accords de partage de production et aux bonnes pratiques internationales, de renforcer les institutions du gouvernement en charge de la gestion du secteur. Ces bonnes pratiques éloigneront le Sénégal du syndrome de la malédiction du pétrole, propulseront le pays sur la voie d’une croissance rapide, inclusive et durable », a-t-il dit.

Le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a indiqué qu’au-delà des possibilités de reprofilage des économies africaines et d’attraction des investissements directs étrangers, les découvertes de gisement d’hydrocarbures induisent généralement des mutations géopolitiques importantes. « Ces mutations, on ne prend pas toujours le soin de les analyser pour en tirer des conséquences et des enseignements. C’est en cela que ce colloque revêt toute sa pertinence », s’est-il félicité.

Une loi d’orientation pour assurer une bonne répartition des revenus
A propos de la répartition des revenus pétroliers et gaziers, le Premier ministre a annoncé l’adoption d’une loi d’orientation qui s’inspirera des meilleures pratiques en cours en Afrique et dans le monde. Le but est de garantir une valorisation optimale des ressources mais aussi de préserver les intérêts des générations futures. « C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre l’option résolue du gouvernement de procéder à la publication des contrats du secteur extractif, ce qui place le Sénégal parmi les membres du cercle restreint des pays qui divulguent la totalité de leurs conventions minières et pétrolières. Toutes les conventions, tous les accords et contrats seront publiés », a assuré Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Un Institut de formation des métiers du pétrole et du gaz va être créé
Le gouvernement semble avoir pris toute la mesure des enjeux et des défis qui interpellent le Sénégal en tant que futur pays producteur de pétrole et de gaz. Le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, est revenu sur les actes et initiatives posés par l’État pour apporter les réponses exigées par cette nouvelle conjoncture qui se dessine pour le Sénégal. « Les exigences qu’induit l’entrée d’un État dans le cercle des pays producteurs de pétrole appellent à des ajustements et à la mise en œuvre d’un cadre dialectique soucieux de la rentabilité économique mais aussi des impératifs de développement durable. De ce fait, l’expérience relative de nos administrations dans ce domaine postule un indiscutable renforcement de capacités », a-t-il déclaré. Pour faire face à cet écueil, le chef de l’État a pris la décision de mettre sur pied, au Sénégal, un Institut de formation sur les métiers du pétrole et du gaz (Inpg), a rappelé le Premier ministre. « Cet Institut sera érigé en pôle d’excellence de formation et prendra en charge l’essentiel de nos besoins en renforcement de capacités. Il s’agit d’un des projets essentiels formulés à travers le Cos-pétrogaz », a-t-il précisé.
 

Compte-rendu : Elhadji Ibrahima THIAM

Le Soleil Online

 

Gisement de gaz au Sénégal : pourquoi Frank Timis se retire mais maintient sa plainte en diffamation

La cession des parts que Timis Corp. détenait dans un important gisement de gaz au large du Sénégal au britannique BP ? "Business as usual", pour Frank Timis. L'homme d'affaires australo-roumain maintient néanmoins sa plainte contre certaines personnalités de la société civile et de l'opposition qui lui reprochent d'avoir bénéficié de passe-droits dans l'obtention de deux contrats d'exploration.

L’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis est en cours de cession des participations que sa société Timis Corp. détenait encore dans un large gisement de gaz au large du Sénégal. Le repreneur n’est autre que BP, qui avait déjà acquis en décembre, auprès de l’américain Kosmos Energy, une participation majoritaire dans plusieurs licences d’exploration côté mauritanien.

Il en est désormais de même côté sénégalais. L’information a été donnée mardi 25 avril au détour d’une présentation du rapport annuel prospectif sur le secteur énergétique de BP, que la compagnie pétrolière britannique organisait dans la capitale sénégalaise.

« Plus tôt ce mois-ci, BP a accepté d’approfondir son investissement dans le Sénégal, en acquérant l’intégralité des participations minoritaires de 30% que la Timis Corporation détenait dans deux blocs au large du Sénégal, Saint-Louis Profond et Cayar Profond », a indiqué l’entreprise à cette occasion dans un communiqué, précisant que cet accord de cession était encore soumis à l’approbation du gouvernement.

Une fois la cession bouclée, « les participations dans les blocs sénégalais seront similaires au partenariat parallèle en Mauritanie. En effet, BP détiendra une participation proche de 60%, Kosmos une participation proche de 30%, et la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen) une participation d’environ 10%. »

11 personnalités visées par une plainte

Exitdonc Frank Timis. Et ce alors que, pendant plusieurs semaines, une frange de l’opposition sénégalaise l’a accusé d’enrichissement illiciteviasa société Timis Corp, qui a racheté en 2014 à Petro-Tim Limited − une société chinoise −, les deux contrats de recherche et de partage de production (Saint-Louis profond et Cayar profond) dont elle était détentrice en 2012. Avant d’en rétrocéder 60% à l’Américain Kosmos Energy, en août 2014, et après s’être attaché la même année les services d’Aliou Sall, le frère cadet du président sénégalais.

Ce qui a alimenté tous les procès en favoritisme. Au point qu’en octobre l’avocat El Hadji Diouf a déposé plainte, au nom de Frank Timis et Aliou Sall, contre 11 personnalités de la société civile et de l’opposition. Parmi elles,Malick Gakou, du Grand Parti, et Mamadou Diop Decroix, d’AJ-Pads (And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme), pour diffamation, association de malfaiteurs et diffusion de fausses nouvelles.

Ces plaintes sont toujours en cours, et je ne les retirerai pas

« Ces plaintes sont toujours en cours − et je ne les retirerai pas − contre des personnes qui ont trompé le grand public », affirmait ce vendredi matin à Jeune Afrique Frank Timis, contacté par téléphone. « Plusieurs dizaines de compagnies se sont succédé pour explorer depuis 1975. Toutes sont reparties sans y avoir découvert quoi que ce soit. Nous, non. Il est très aisé de faire notre procès, mais si après plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements, nous n’avions rien trouvé, personne ne se serait attristé de notre sort », plaide-t-il.

Les conditions de la cession des parts de Timis Corp. à BP demeurent encore confidentielles. La livraison du premier mètre cube de gaz sénégalais n’interviendra pas avant 2021, a indiqué BP mardi à Dakar. En Mauritanie et au Sénégal, le géant pétrolier prévoit « d’investir plusieurs milliards de dollars dans le développement du GNL [gaz naturel liquéfié] au cours des prochaines années ».

Jeune Afrique

« Le Franc, malgré son nom, est la monnaie des Africains », affirme le ministre français Michel Sapin

Le ministre français de l'Economie Michel Sapin a refusé vendredi d'évoquer le débat sur le Franc CFA en Afrique, se retranchant derrière la souveraineté des Africains sur le sujet lors d'une réunion des ministres des finances de la zone franc à Abidjan.

« Ce n’est pas un sujet que j’aborde car c’est un sujet qui appartient aux Africains. Le Franc malgré son nom est la monnaie de Africains, ce n’est plus la monnaie de la France, il a disparu en Europe. Sur toutes ces questions-là, c’est aux Africains de se prononcer et ce n’est pas à nous de le faire à leur place », a affirmé le ministre le 14 avril.

« Il y a un rôle institutionnel bien connu: nous sommes un élément de garantie de la monnaie mais pour le reste le rôle est avant tout d’écouter, de faciliter et d’appuyer lorsqu’il le faut », a-t-il précisé

« La France est là en amie pour soutenir, aider des pays qui sont puissants, ont beaucoup d’avenir, mais qui doivent faire face à un certain nombre de difficultés », a-t-il ajouté alors que de nombreux pays de la zone CFA ont actuellement des problèmes budgétaires touchés par un ralentissement de l’activité et une baisse de certaines matières premières.

Un lien fort avec l’euro qui divise

Le « CFA », utilisé par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), est lié à l’euro par un système de parité fixe. Pour garantir cette parité, les États africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

La zone Franc comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores.

Ce lien fort avec l’euro est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité. Mais certains économistes, responsables africains et aussi militants accusent le CFA de freiner le développement de l’Afrique et considèrent que ce lien avec l’ancienne puissance coloniale est une perte de souveraineté, les pays étant tributaires de la zone euro.

Paris s’est dit ouvert, à la mi-mars dernier, « à toutes les propositions » que les 15 pays de la zone franc pourraient formuler lors de la réunion d’Abidjan où il sera aussi question des programmes du FMI et l’accès des pays à des emprunts.

Jeune Afrique

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