Economie

Voyage en première, business … : L’Afrique au rythme de la montée en gamme d’air France

Après Shanghai, New York, Paris, c’est au tour de l’Afrique de découvrir Best & Beyond. Le jeudi 4 décembre 2014, un Boeing 777-300 d'Air France équipé des dernières cabines de voyage de la Compagnie aérienne s'est envolé, pour la première fois vers l'Afrique. En plus de différents directeurs et chefs de services de la Compagnie, d’une dizaine de journalistes panafricains et occidentaux, le ministre des Transports du Gabon, Mme Paulette Mengué M’Owono, l’Ambassadeur du Gabon en France, entre autres, ont pris part à ce vol inaugural de Paris-Charles de Gaulle  à Libreville (Gabon).
 
Une suite haute couture en cabine La Première, ou encore un véritable cocon en plein ciel en Business et une Premium Economy proposant 40% d'espace en plus et une nouvelle cabine Economy offrant un confort de voyage optimal. C’est l’agréable surprise qu’Air France a réservé à ses clients de la ligne Paris-Charles de Gaulle - Libreville (Gabon). Le vol inaugural, sur l’Afrique, du Boeing 777-300 équipé des nouveaux produits Best & Beyond s’est envolé le jeudi 4 décembre dernier à partir de 9h55 de Paris-Charles de Gaulle à Libreville (Gabon).
 
Il s’en est suivi, à partir de 21h, une soirée de présentation des nouveaux produits au Nomad (Libreville) sous la présence effective du Premier ministre Gabonais, Daniel Ona Ondo, des responsables d’Air France-KLM, entre autres autorités et de clients. Le lendemain vendredi 5 décembre 2014, c’était au tour des Librevillois de venir découvrir la nouvelle conception du voyage à la française d’Air France-KLM.
 
Auparavant, les responsables de la compagnie aérienne ont décliné, lors d’un petit déjeuner de presse, les contours de ce projet, non sans expliquer le choix du Gabon pour son lancement sur le contient. «Choisir Libreville pour présenter en exclusivité nos nouvelles cabines de voyage long-courriers sur le continent africain était pour nous évident. En plus de faire partie de nos lignes historiques, c'est une destination particulièrement prisée des voyageurs d'affaires qui pourront notamment apprécier le confort de nos nouvelles cabines entièrement revisitées», a déclaré Franck Legré, Directeur général Afrique d'Air France-KLM.  
 
Toutefois, la desserte ne sera effective qu’en 2015 en Afrique centrale. «Dès le printemps 2015, Libreville ainsi que Douala (Cameroun) et Malabo (Guinée Equatoriale) seront desservies de façon régulière par les Boeing 777 équipés des nouvelles cabines», a-t-il précisé. Franck Legré a aussi informé que le lancement de ces produits «n’est pas du tout lié à ce qui se passe dans tel ou tel pays. C’est lié tout simplement à une question de flotte. Aujourd’hui nous opérons sur un certain nombre de pays d’Afrique en Boeing 777, donc c’est forcément ceux-là qui bénéficieront des nouveaux produits. Et puis sur d’autres pays, qui sont desservis dans la flotte Airbus, il faudra attendre que cette flotte (Airbus) soit, elle, à son tour, rénovée, notamment les Airbus A330. Ce ne sera pas le cas des Airbus A340 car ils sortiront rapidement de la flotte. Donc dès que les Airbus A330 seront rénovés, bien entendu ces dessertes (qui sont en Airbus A330) en bénéficieront».
 
Pour Patrick Alexandre, Directeur général commercial d’Air Franc-KLM, l’histoire d’Air France est intimement liée au continent Africain que le groupe dessert depuis 1936.  Il est également un employeur majeur du continent avec 4000 salariés dont 1000 personnels dans les équipes locales d’Air France et de KLM (AF-KLM) et plus de 3000 employés de Servair. Ce qui fait que le groupe joue un rôle majeur dans le développement économique de l’Afrique où on est «aujourd’hui leader sur les routes africaines» avec 39 destinations et plus de 150 fréquences hebdomadaires.
A l’en croire, la part de trafic d’AF-KLM s’élève à 20% sur les routes entre l’Afrique et l’Europe, loin devant ses concurrents. «Cette position de leader, nous l’assumons et nous en sommes fiers. Aujourd’hui, l’Afrique est un des principaux moteurs de la croissance économique mondiale». Mieux, alors que «certains de nos concurrents semblent découvrir l’Afrique», «la montée en gamme de nos cabines, combinée à cette  offensive commerciale, reflète l’ambition d’excellence du Groupe Air France KLM, particulièrement ici en Afrique. Relier le continent au reste du monde est un métier qu’Air France-KLM est fier de réaliser chaque jour aux côtés de nos clients africains. Je les remercie de leur confiance et de leur fidélité», a dit Patrick Alexandre.
 
BEST & BEYOND D’AIR FRANCE-KLM,  Un cocon en plein ciel
 
Compte tenu de son émergence et du fait  que peu de continents offrent aujourd’hui des perspectives de croissance de plus de 5% par an, l’Afrique aiguise bien des appétits. C’est, partant de cette réalité et pour conforter sa position de «leader» sur le contient, que le groupe Air France-KLM s’est décidé à établir une référence pour toutes les gammes avec les nouveaux produits Best & Beyond qui sont désormais une réalité en Afrique.
 
Dans le souci d’établir une référence pour toutes les gammes tout en restant «leaders», Air France-KLM lance officiellement ses nouveaux produits Best & Beyond en Afrique. C’est une première sur le contient. C’est la gamme Boeing 777-300, l’un des fleurons, avec 44 avions long-courriers qui sont pour le moment concernés par la mesure. «Mais cela ne s’accompagnera pas de hausse de prix. Le souci c’est être le meilleur en rapport qualité/prix. Et, la différence elle est pour tout le monde avec le même prix», a rassuré Franck Legré, Directeur général Afrique d’Air France-KLM, lors d’un petit déjeuner de presse à Libreville, ce vendredi 5 décembre.
 
Selon lui, la proximité avec les clients, pour satisfaire les attentes particulières de la clientèle africaine, a guidé ce choix. «C’est environ 32% en classe économie qui ont bénéficié des nouveaux tarifs au Gabon, 46% en Côte d’Ivoire. Ces produits s’accompagnent de baise des sièges: il y a moins de siège (-40% des sièges). Nous allons agir sur le levier du remplissage pour pallier au manque. Ce qui fera la différence, au-delà du produit, c’est le service», a-t-il souligné.
 
Baptisé Best & Beyond, le projet comprend un investissement de plus de 500 millions d’euros dans des nouveaux produits (pour la rénovation de 44 cabines de Boeing 777). Il s’intègre dans Transform 2015 avec comme ambition «d’établir un nouveau standard mondial de confort et de services». C’est ainsi que la classe Economy ou Premium Economy se caractérise par la «montée en gamme pour tous et pour chacun». Il s’agit de plus de 1100 sièges qui seront modifiés et installés dans 44 avions long-courriers (Boeing 777) entre juin 2014 et Juillet 2016 avec plus d’espace pour les jambes et jusqu’à 1 pouce (2,5cm) de plus au niveau des genoux. «Confort, attention et plaisir sont les 3 notions qui ont dicté le travail de nos équipes pour façonner ces nouvelles cabines» avec une offre de restauration améliorée. «Trois convictions pour un seul objectif: proposer le meilleur produit du marché et faire la différence par le service», a expliqué Patrick Alexandre, Directeur général commerciale d’Air France-KLM.
 
Cette montée en gamme s’inscrit dans la concurrence avec la Business qui est «un cocon privatif en plein ciel». Le nouveau fauteuil Business d’Air France a été développé autour du concept des 3 «F»: Full Flat- le fauteuil devient un lit horizontal (180°) pour traverser les fuseaux horaires sans fatigue, Full Access- un accès direct à l’allée, quel que soit l’emplacement du siège dans la cabine, Full Privacy- un espace préservé grâce aux courbes du siège enveloppantes, une véritable bulle privée en plein ciel. La longueur du lit est de 1,96m, sa largeur étant de 68 cm. La largeur totale du fauteuil (accoudoirs inclus) est de 72cm. L’inclinaison du lit est de 180 degrés.
 
Pour ce qui est de la Première, elle est «unique au monde». C’est «un produit de référence avec 4 sièges par avion (une cabine de 4 suites), un rideau ajustable, un confort unique. C’est une suite haute couture française», a-t-il révélé. 76 sont déjà installés dans 19 Boeing 777-300. Ici, le lit est long de 2,01m et large de 77cm. La largeur d’assise est de 57cm. La longueur totale de la suite est de 2,30m le tout dans un espace de 3m2.
 
Patrick Alexandre d’ajouter qu’une stratégie de montée en gamme similaire est notée du côté KLM, qui a lancé en 2013 la «World Business Class», un lit «full flat» aux dimensions hollandaises. Cette montée en gamme concerne aussi le moyen courrier. Bref, «cette montée en gamme concerne tous les clients d’Air France, toutes les cabines, tous les courriers avec une offre de restauration améliorée en Business».

Agriculture saison 2014-2015 : Le prix de l’arachide

Le Président Macky Sall a confirmé, suite aux propositions du Comité national interprofessionnel sur l’arachide (Cnia), le prix d’achat aux producteurs pour le montant de 200 francs Cfa le kilogramme pour la campagne de commercialisation de l’arachide 2014-2015.

Pour la campagne de commercialisation de l’arachide 2014-2015, le prix aux producteurs reste inchangé. Suite aux propositions du Comité national interprofessionnel sur l’arachide (Cnia), Le Président Macky Sall a confirmé le prix d’achat aux producteurs pour le montant de 200 francs Cfa le kilogramme pour la campagne de commercialisation de l’arachide 2014-2015. «Le ministre de l’Agri­culture et de l’Equipement rural a fait au conseil (des ministres) le point de la campagne de commercialisation arachidière, après avoir rendu com­pte des propositions du Comité national interprofessionnel sur l’arachide (Cnia). A la suite de sa communication, le président de la République a confirmé le prix d’achat aux producteurs pour le montant de 200 francs Cfa le kilogramme pour la présente campagne», mentionne le communiqué du Conseil des ministres du mercredi dernier. Ainsi, note le document, «le chef de l’Etat a également demandé au gouvernement de prendre les dispositions appropriées en vue d’accompagner l’ensemble des acteurs pour la réussite de la campagne, notamment par la mise en place d’un crédit de commercialisation».

Pour cette présente campagne de commercialisation, les opérateurs nationaux ne devraient pas être seuls sur le marché. Car le gouvernement sénégalais, via son ministre de l’Agriculture et de l’Equi­pement rural, a signé un accord avec les Chinois, qui permet aux opérateurs économiques de ce pays asiatique d’acquérir de l’arachide du Sénégal. Un accord que Dr Pape Abdoulaye Seck a présenté comme une grosse avancée. A son avis, «un pays comme le Sénégal qui aura comme client la Chine va encourager les paysans à la culture de l’arachide, car ils auront la claire conscience qu’il y aura moins de problèmes dans la commercialisation de leur production arachidière». Mais aux yeux de certains acteurs, le retour en force des commerçants chinois dans la commercialisation de l’arachide pourrait constituer un frein au développement agricole dont cette spéculation est le moteur.a

Prix de l’eau : Une hausse pas encore à l’ordre du jour

Ces derniers jours, un journal de la place a fait état d’une éventuelle hausse du prix de l’eau. Interpellé hier sur la question par les députés, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui était à l’Assemblée nationale pour l’examen de son budget 2015, a précisé qu’une hausse du prix de l’eau n’est pas encore à l’ordre du jour. Selon Mansour Faye, l’Etat s’attelle plutôt à améliorer la qualité d’approvisionnement en eau.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a assuré hier lors de l’examen de son budget 2015 que l’Etat n’est pas dans les dispositions de revoir à la hausse le prix de l’eau comme annoncé par un journal de la place la semaine dernière. Selon Mansour Faye, les difficultés d’accès à la qualité de l’eau potable dans certaines zones urbaines mobilisent pour le moment les efforts de l’Etat. «Dans le contexte actuel, il n’est pas question d’augmenter ni de changer les prix, que cela soit dans les zones urbaines ou dans les zones enfermées. Dans leur grande majorité, elles présentent des difficultés d’approvisionnement en eau. Donc, ce qui nous intéresse le plus, c’est de nous atteler à améliorer davantage la qualité des services par rapport au Programme de sécurisation en eau de Dakar et aussi finaliser tous les travaux entrant dans cette dynamique et ayant des retards au niveau des autres centres urbains», a déclaré Mansour Faye pour rassurer les représentants du Peuple, tout en soulignant les disparités qui existent concernant le prix de l’eau en zone rurale et en milieu urbain. En conséquence, il précise que le prix de l’eau n’a pas changé depuis 2003.

Cependant le ministre fait remarquer la problématique de la situation financière de la Sones et de l’Onas qui vivent, selon lui, «une dégradation continue de leurs capacités d’autofinancement et d’endettement» vis-à-vis des partenaires financiers qui mobilisent à 90% les portefeuilles d’investissement de ces structures.
Interpellé par les députés originaires du monde rural sur la mauvaise qualité de l’eau servie aux populations de ces zones, M. Faye annonce un programme de 300 forages pour les venir en aide. En théorie, ce plan d’hydraulique rurale va drainer 300 systèmes multi villages, c’est-à-dire 300 ouvrages de captage, 300 châteaux d’eau et 300 réseaux de distribution. «C’est un programme initié depuis 2013 et qui va permettre en 2015 la réalisation de 93 ouvrages de captage, 47 châteaux d’eau 16 résolvables au sol, sans oublier la densification et l’extension des zones des réseaux de distribution», explique le ministre. L’objectif avec la mise en place d’un tel programme est de chercher à accroître le taux d’accès à l’eau en milieu rural qui était de 81,1% en 2013, 84,1% en 2014 et à plus 87% en 2015. Pour son exécution, 47% des interventions seront concentrées dans la zone sud, 30% en zone centre et 26% au niveau de la zone Nord.
S’agissant de l’hydraulique urbaine, les programmes d’investissement de la Sones se chiffrent à l’horizon 2020 à 373 milliards de francs Cfa. Mansour Faye signale la réception de 17 centres urbains en 2015 ainsi que l’achèvement de tous les travaux en cours dans la même année. «Les travaux au niveau de Thiès seront terminés et les 5 000 m3 d’eau prévus par jour seront disponibles», annonce-t-il. Dans la même veine, il indique que les travaux des 21 forages qui concernent Dakar seront achevés en décembre 2015 pour les 14 et en décembre de la même année pour les 7 autres.

Environnement - Rapports sur l’usine Dangote et la centrale à charbon : Explosif !

Avec la bénédiction des autorités, la cimenterie Dangote use de la nappe souterraine pour satisfaire ses besoins en eau. Des rapports réalisés par des experts révèlent de graves menaces sur les ressources hydrauliques de cette localité et sur la santé des populations locales qui ont d’ailleurs porté plainte. Les germes d’un conflit sont réels.

Entre les villageois et la cimenterie Dangote, c’est un pacte de cohabitation rompu. La confiance laisse la place à la méfiance et à la confrontation. La tension a coulé de source depuis que l’usine a commencé à exploiter des forages sur autorisation de l’Etat du Sénégal, à travers une lettre datée du 26 novembre 2012, délivrée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé à l’époque par Oumar Guèye. Ce recours à la nappe déjà très sollicitée par la Sde pour refroidir sa centrale électrique de 30 mégawatts n’est pas du goût d’une frange de la population locale. Les conséquences d’une telle opération peuvent être dommageables sur l’environnement et notamment sur les ressources hydrauliques. Les dangers encourus par l’écosystème local ont été mis en lumière par Dr Cheikh Hamidou Kane, expert hydrogéologue, enseignant-chercheur à l’Ufr Sciences de l’ingénierie de l’Université de Thiès.
Dans son rapport intitulé Analyse critique des impacts quantitatifs et qualitatifs des prélèvements en eau de la nouvelle cimenterie de Pout sur les ressources en eaux souterraines, l’expert révèle que «pour sa production d’eau, la cimenterie de Pout et les carrières connexes de Tchicky et Pout Est exploitent actuellement 5 forages (sur 6 autorisés) qui se répartissent comme suit : 3 forages pour la centrale à charbon de l’usine, 1 forage dans la concession minière de Pout Est, 1 forage dans la carrière à Tchicky».
Dans le document, il est précisé que «tous ces ouvrages réalisés ont obtenu au préalable l’autorisation du ministère en charge de l’Hydraulique qui permet à l’exploitant de solliciter les forages à un débit ne dépassant pas 80 m3/h». La seule obligation est que la cimenterie doit rendre compte de sa consommation annuelle.

Surexploitation, remontée de la nappe salée
Toutefois, M. Kane fait observer que «dans la zone de Pout, il existe plusieurs infrastructures dédiées à l’Approvisionnement en eau potable (Aep) de Dakar qui exploitent les deux nappes du Paléocène et du Maastrichtien. Il s’agit notamment des centres de captage de Pout Nord, Pout Sud et de Pout Kirène». La Sénégalaise des eaux (Sde) produit 76 024 m3/j dans cette zone.
Les agriculteurs exploitent également les eaux souterraines. Une surexploitation est constatée. Dans le rapport, il est relevé que «bon nombre d’études dans le secteur ont montré que l’alimentation de la nappe du Maastrichtien ne suffit plus à compenser les prélèvements par pompage et il en résulte une baisse progressive, d’années en années, du niveau piézométrique de base qui pourrait à long terme favoriser l’intrusion saline latérale». Pis, «les prélèvements de la cimenterie Dangote vont s’ajouter à ceux de la Sde qui, rien que pour la zone de Pout Nord, exploite neuf forages (…). Cette surexploitation des eaux souterraines risque de créer de la place aux eaux salées». En effet, l’hydrogéologue prévient que «les eaux du Maestrichtien supérieur sont douces et reposent sur les eaux salées à sursalées du Maestrichtien inférieur». Les inquiétudes de l’Association des ruraux et agriculteurs de Notto sont d’autant plus réelles que la consommation en eau de la cimenterie est énorme.
Dans un rapport intitulé Etude de la consommation en eau de la cimenterie de Dangote à Pout, réalisé par Emile Ngom, expert en énergie, les besoins en eau de l’usine ont été passés au peigne fin. La conclusion de l’expert en énergie est la suivante : «Avec une puissance fonctionnelle de 22 Mw (pour une puissance installée de 30 Mw) correspondant à la capacité actuelle de 1,5 millions de tonnes, la consommation d’eau de la cimenterie est estimée à 153m3/h, soit 130m3/h pour la centrale électrique et 23 m3/h pour la l’usine.»
Le document dit que «ces valeurs sont très proches de celles indiquées dans le tome 1 du rapport de l’évaluation environnementale des installations de la cimenterie de Dangote à 120m3/h pour la centrale électrique, 21,15 m3/h pour la cimenterie, complété par 7m3/h pour les autres usages ; soit un besoin total de 148,15 m3/h». Et durant la période de basses températures, «le débit d’eau d’appoint du refroidissement condenseur augmente à 190m3/h». Ainsi, la consommation totale passe à 217m3/h. Selon M. Ngom, «en pleine charge, la consommation de l’usine et de la centrale thermique de Dangote se situera, selon la saison, entre 150 et 200 m3/h environ, soit des besoins entre 3 600 et 4 800m3/jour. La consommation annuelle en eau est estimée à 1 million 277 mille 040 m3».

87% de hausse en cas de 3 millions de tonnes
La cimenterie envisage de produire trois millions de tonnes de ciment. Le prélèvement de ressources hydrauliques sur la nappe phréatique risque de connaître une hausse importante. «En cas de réalisation du doublement de capacité prévue (passage de 1,5 à 3 millions de tonnes avec extension de la puissance consommée de la centrale de 22 Mw à 44 Mw), la consommation annuelle en eau passera de 1 million 478 mille 520 à 2 million 755 mille 560 m3, soit une augmentation de d’environ 87%», souligne M. Ngom.
Le rapport recommande à la cimenterie Dangote d’améliorer le design de la centrale thermique en remplaçant l’aéroréfrigérant par un aérocondenseur. Cette modification supprimerait le plus gros consommateur d’eau de la cimenterie et préserverait une nappe phréatique déjà très déficitaire dans cette zone. Ce système existe au Sénégal. L’eau de mer est utilisée en lieu et place de la nappe souterraine. «Cette technologie de refroidissement demeure la plus adaptée à nos zones sahéliennes où la rareté des ressources en eau nécessite leur préservation», selon le rapport. Pour l’ingénieur environnementaliste Ibrahima Diaw, les préoccupations liées à l’eau se rapportent notamment au pompage, à l’eau de refroidissement, au traitement de l’eau, au traitement des eaux usées et à la pollution des sols. L’auteur de l’Analyse de conformité de la procédure et examen du rapport d’évaluation environnementale du projet de cimenterie de Dangote à Pout renseigne qu’il est fait état de «deux autorisations ministérielles pour deux forages de 80 m3/h datant du 30 avril 2008, puis de quatre forages de 80 m3/h maximum datant du 5 octobre 2012 (Annexe 1 du rapport)».

Le ministère de l’Hydraulique incriminé
Ces autorisations, mentionne M. Diaw, vont à l’encontre des éléments d’une étude de Gkw Consult de 2009. Celle-ci avait été commanditée par la direction de la Gestion et de la planification des ressources en eau et avait déjà préconisé «des mesures conservatoires», dont le refus pour la réalisation de tout nouveau forage dans les secteurs de Pout et Sébikhotane, la réduction significative des débits de pompage imposée à la Sde dans le secteur, entre autres. Il y avait déjà constaté une surexploitation de la nappe pour alimenter Dakar en eau. Cela montre la contradiction dans la démarche de l’Etat qui a autorisé la cimenterie Dangote à forer. Quant au système de refroidissement, l’expert s’appuie sur la description de l’installation des aéroréfrigérants pour apprendre que «l’on a affaire ici à un système de refroidissement en circuit ouvert». Par conséquent, «il y a bien contact entre l’eau de refroidissement et le milieu ambiant via l’air».

Risques d’une infection respiratoire
Son étude révèle que les risques de biocides n’ont pas été clairement mentionnés dans le rapport d’évaluation environnemental. Au-delà, détecte-t-il, la légionellose qui est une infection respiratoire provoquée par les bactéries vivant dans l’eau douce, appelées légionelles, risque de voir le jour dans la zone. «L’infection se fait en général par inhalation de l’aérosol (gouttelettes sorties en tête des tours aéroréfrigérantes). C’est une infection qui peut être mortelle.» Le document montre que «la seule approche technique pour maîtriser le risque de développement des légionelles dans ces systèmes s’appuie sur la mise en œuvre d’un suivi rigoureux et de procédures d’alerte en cas de franchissement de certains seuils». En étudiant l’évaluation faite de l’environnement de la localité d’implantation de l’usine, il est découvert que «ce risque n’a jamais été mentionné dans le rapport d’Eies (Etude d’impact environnemental et social) et les moyens de suivi et de contrôle de la qualité des eaux d’appoint de chaudière et du circuit de refroidissement ne sont pas explicités». Sa prise en compte demande un investissement supplémentaire.

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