Economie

Economies de l’Uemoa : La partition dynamique de la Banque centrale

La Bceao injecte mensuellement plus de 560 milliards de francs Cfa en refinancement des banques secondaires. Aussi bien de manière hebdomadaire que mensuelle. Cela, pour les encourager à jouer leur rôle dans le financement des entreprises et des particuliers.

Les banques de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) se justifient régulièrement de ce que s’ils ne parviennent pas à injecter des montants importants pour financer des entreprises, c’est qu’ils ne disposent que des dépôts à vue, ou à très court terme. Depuis un certain temps, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a pris des mesures pour renverser le cours des choses, et permettre aux banques, non seulement de pouvoir prêter à plus ou moins long terme, mais surtout, à des taux moins prohibitifs.Ainsi, indique M. Papa M. Sall, Dg Adjoint de Citibank Sénégal, depuis 2012, la banque centrale a entrepris d’injecter des liquidités de façon hebdomadaire et mensuelle auprès des banques de toute la zone. Chaque semaine, c’est 1 400 milliards de francs Cfa que la Banque centrale met à la disposition des banques secondaires. Et mensuellement, ce sont 850 milliards de francs Cfa qui rentrent ainsi dans les comptes de ces banques. M. Sall a expliqué que les taux de refinancement de la banque centrale sont passés de 4,75 à 3,50%. «Cela veut dire», a-t-il expliqué hier, que «toutes les banques de la zone peuvent aller se refinancer auprès de la Banque centrale, à un taux de 2,50, c’est-à-dire à -1% du taux benchmarking». Mais pour les refinancements mensuels, le taux d’intérêt est de 2,60%.Mais il faut croire que c’est cette forme de refinancement qui intéresse le plus les banques sénégalaises car elles prennent mensuellement, en moyenne 172 milliards de francs, tandis que pour les ressources hebdomadaires, les banques sénégalaises ne puisent que 70 milliards, ce qui fait un taux d’environ 5,5%.Il faut donc croire que la banque centrale ne fléchit pas dans sa volonté de voir les entreprises de la sous-région bénéficier des performances de l’économie, et de faire en sorte que la croissance soit le plus inclusive possible. Il s’agit maintenant de souhaiter que les banquiers secondaires aient moins une vision à court terme, et puissent mieux faire confiance à leurs clients. D’autant plus que les injections des fonds de la Bceao étaient de 250 milliards hebdomadaire il y a quatre ans, avant d’atteindre leur taux actuel.M. Papa Sall s’exprimait au cours d’une rencontre avec quelques membres de la presse économique, hier à Dakar.
Citibank, un dynamisme discretLa même rencontre a offert l’occasion à la directrice de Citibank Sénégal, Mme Khady Dior Ndiaye, de donner un aperçu des activités de sa banque. Ce qui a permis de se rendre compte que l’un des plus anciens établissements financiers du Sénégal, la Citibank, est aussi l’une des plus dynamiques, malgré sa discrétion. En effet, spécialisée dans le service à une clientèle institutionnelle, des multinationales et Ong internationales, plus en rapport avec le Système des Nations-Unies, la Citi est pourtant  fortement impliquée dans toutes les innovations qui ont lieu dans ce pays, depuis son installation dans ce pays en 1975. Ainsi, Khady Dior Ndiaye peut dire avec fierté que son institution a participé à l’emprunt de sukuk de l’Etat du Sénégal, la première en Afrique et qui a rapporté 100 milliards sur 4 ans. Citi a été co-arrangeur de l’Eurobond de 500 millions sur le marché international.De la même manière, la banque avait participé à la première levée des fonds sur le marché international en 2009, pour 200 millions. Mme Ndiaye de se permettre d’affirmer que ce qui différencie son institution de toutes les autres de la place de Dakar, c’est «notre capacité à innover, afin d’apporter de la valeur ajoutée à nos clients». Cela lui a valu plusieurs distinctions au niveau international. L’Etat du Sénégal, qui doit son premier Boeing à un financement de cette banque, il y a plusieurs années, ne les contesterait certainement pas.

lequotidien.sn

Fiabilité des compteurs intelligents : La Crse blanchit la Sénélec

La Comission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse) a rendu hier, mercredi 17 décembre, son pré-rapport sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Sénélec. Dans ses conclusions, elle a jugé fiables les nouveaux compteurs de la Sénélec, source de contestation à Grand Médine, site pilote retenu pour le projet de relance du prépaiement. Elle a toutefois émis certaines recommandations au fournisseur d’électricité, notamment la formation des clients sur l’utilisation des compteurs intelligents.
 
«Les nouveaux compteurs fournis par la Senelec sont fiables. C’est claire et net», a déclaré Mamadou Ndoye Diagne, président de la Comission Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse). Selon lui, l’enquête a été menée dans le respect des dispositions légales relatives aux procédures d’enquête de la commission avec une démarche participative et concertée avec les différentes parties prenantes que sont la Senelec, le collectif de Grand Médine et les Associations de consommateurs. Ainsi, a-t-il conclu, «qu’en définitif, tous ces éléments concourent à assoir la fiabilité du système de comptage». Il se prononçait hier, mercredi 17 décembre, en marge de la présentation du pré-rapport de l’enquête sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Senelec.
 
En effet, dans ce dit rapport de 21 pages, effectué dans un contexte de vives contestations des premières factures à Grand Médine, la commission a travaillé sur le projet de sécurisation des systèmes de comptages de la Senelec, la fiabilité des compteurs, ainsi que les factures contestées. L’étude a été réalisée sur les factures de 125 clients faisant l’objet de contestation et transmis à la Crse.
 
Concernant le projet de sécurisation, il est établi dans le rapport que «les nouveaux appareils de mesures sont des compteurs électriques blindés de classe 1 fonctionnant entre 165 et 275V». Ces compteurs peuvent être utilisés en mode prépaiement ou post paiement et sont conformes au standard STS (Standard Transfert Spécification), selon le rapport. Ainsi, «la mise en œuvre du système prépaiement devrait permettre aux usagers de gérer leur consommation d’énergie» a conclut le rapport.
 
Dans un autre registre, notamment la fiabilité des compteurs, le Crse note dans ses présentations que non seulement les dispositions relatives au marché portant sur l’acquisition des compteurs est conforme aux dispositions législatives, mais aussi les essaies métrologies effectués sur les 15 compteurs litigieux l’ont été aussi. Cela, avec l’acceptation de toutes les parties prenantes, à savoir le ministère chargé du commerce, la Senelec et les représentants des consommateurs de Grand Médine, selon la Crse.
 
En outre, le Crse indique dans son pré-rapport, que pour ce qui est des factures contestées, «les paramètres de la facturation relatifs à la tarification des tranches, à la fiscalité et à la redevance de la location des compteurs sont correctement appliqués». Mieux, elle a jugé «incohérente» le niveau d’équipement de la majeure partie des ménages visités. Selon elle, la moyenne dans les différents ménages visités est de 9 lampes, 3 téléviseurs, 3 ventilateurs, 1 congélateur, ainsi qu’un réfrigérateur.
 
Par ailleurs, aillant constaté un manque de maitrise de l’utilisation de l’interface chez les clients, le Crse a recommandé à la Senelec de veiller à la formation des clients sur l’utilisation de l’interface du compteur.      

Infrastructure : La deuxième naissance de Jean Lefebvre Sénégal

Après une longue période de contentieux, l’Etat du Sénégal et l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal ont accordé leurs violons pour procéder hier, au lancement des travaux de réhabilitation de la route Fatick-Kaolack. Une occasion pour le patron de Jls, Bara Tall, d’annoncer la renaissance de son entreprise.

Le lancement hier dans la capitale du Saloum des travaux de reconstruction de l’axe Fatick-Kaolack, par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dion­ne, annonce la fin du calvaire des usagers de la route qui ont l’habitude d’emprunter ce tronçon de la Route nationale n°1. Mais cet événement marque aussi et surtout la renaissance de l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal (Jls) dont le régime du Président Abdoulaye Wade avait fini de programmer la mise à mort. Les propos tenus par Bara Tall lors de cette cérémonie sont assez illustratifs de cet état de fait. «Aujourd’hui c’est un grand jour. Un jour pour fermer une page. Un très grand jour pour en ouvrir une autre. Un jour pour rendre grâce à Dieu», dira d’emblée le patron de Jls, dans un ton empreint de solennité. Faisant certainement allusion au long bras de fer qui l’a opposé à l’Etat du Sénégal, à propos de cette route, il renchérit : «Une page se ferme en effet sur une longue période de contentieux, de controverses, et parfois de quiproquos stériles. Il n’est pas utile ici de revenir sur tout cela sauf pour en tirer des leçons. Et s’il en est une des leçons qu’il faut retenir, c’est celle des vertus de la concertation. Une concertation qui peut être certes une confrontation d’idées, mais jamais une confrontation de porteurs d’idées. Cette confrontation positive avec des avis techniques mûrement pensés, ont abouti aujourd’hui à cette nouvelle page que nous ouvrons. C’est une page qui est vierge, mais nous sommes tous engagés à la remplir pas avec un long discours, pas avec des mots, mais avec des actes. Les discours nous les réservons à un autre grand jour, celui de l’inauguration de cette route redimensionnée et reconstruite suivant des normes qui répondent au trafic que supporte cette route. Au­jourd’hui, il s’agit simplement de paraphraser M. le Premier ministre en disant Au travail ! Au travail ! Au travail», a déclaré Bara Tall. Pour matérialiser sa volonté de faire renaître son entreprise de ses cendres, il lui trouve un nouveau slogan : «Avec les péripéties que nous avons vécues, nous avons fortement repensé notre devise. Jls veut certes dire Jean Lefèvre travaille pour vous, mais il peut aussi signifier Jogaat liguey Senegal (Se relever pour bâtir le Sénégal)», conclut-il.

Pour sa part, le Premier ministre est d’abord revenu sur les raisons qui ont guidé le choix de la ville de Kaolack pour abriter la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de ce tronçon de 42 km et dont le coût est de 16,4 milliards de francs Cfa. «Si le chef de l’Etat a tenu à ce que l’on lance les travaux de reconstruction de cette importante infrastructure routière ici à Kaolack, c’est pour renouveler son attachement à cette ville capitale de la région naturelle du Sine-Saloum où il passa jadis son adolescence comme pensionnaire du lycée Valdiodio Ndiaye, anciennement Gaston Berger.» Après avoir indiqué que c’est le contentieux qui a opposé Bara Tall à l’Etat du Sénégal qui a retardé le démarrage des travaux de reconstruction de cette route, le chef du gouvernement a, par ailleurs, annoncé le démarrage, dans les toutes prochaines semaines, des travaux de réhabilitation des tronçons Passy-Sokone, Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip et la construction de la route Joal-Samba Dia-Djiffère.

Best & Beyond d’air France KLM : Un cocon en plein ciel

Compte tenu de son émergence et du fait  que peu de continents offrent aujourd’hui des perspectives de croissance de plus de 5% par an, l’Afrique aiguise bien des appétits. C’est, partant de cette réalité et pour conforter sa position de «leader» sur le contient, que le groupe Air France-KLM s’est décidé à établir une référence pour toutes les gammes avec les nouveaux produits Best & Beyond qui sont désormais une réalité en Afrique.
 
Dans le souci d’établir une référence pour toutes les gammes tout en restant «leaders», Air France-KLM lance officiellement ses nouveaux produits Best & Beyond en Afrique. C’est une première sur le contient. C’est la gamme Boeing 777-300, l’un des fleurons, avec 44 avions long-courriers qui sont pour le moment concernés par la mesure. «Mais cela ne s’accompagnera pas de hausse de prix. Le souci c’est être le meilleur en rapport qualité/prix. Et, la différence elle est pour tout le monde avec le même prix», a rassuré Franck Legré, Directeur général Afrique d’Air France-KLM, lors d’un petit déjeuner de presse à Libreville, ce vendredi 5 décembre.
 
Selon lui, la proximité avec les clients, pour satisfaire les attentes particulières de la clientèle africaine, a guidé ce choix. «C’est environ 32% en classe économie qui ont bénéficié des nouveaux tarifs au Gabon, 46% en Côte d’Ivoire. Ces produits s’accompagnent de baise des sièges: il y a moins de siège (-40% des sièges). Nous allons agir sur le levier du remplissage pour pallier au manque. Ce qui fera la différence, au-delà du produit, c’est le service», a-t-il souligné.
 
Baptisé Best & Beyond, le projet comprend un investissement de plus de 500 millions d’euros dans des nouveaux produits (pour la rénovation de 44 cabines de Boeing 777). Il s’intègre dans Transform 2015 avec comme ambition «d’établir un nouveau standard mondial de confort et de services». C’est ainsi que la classe Economy ou Premium Economy se caractérise par la «montée en gamme pour tous et pour chacun». Il s’agit de plus de 1100 sièges qui seront modifiés et installés dans 44 avions long-courriers (Boeing 777) entre juin 2014 et Juillet 2016 avec plus d’espace pour les jambes et jusqu’à 1 pouce (2,5cm) de plus au niveau des genoux. «Confort, attention et plaisir sont les 3 notions qui ont dicté le travail de nos équipes pour façonner ces nouvelles cabines» avec une offre de restauration améliorée. «Trois convictions pour un seul objectif: proposer le meilleur produit du marché et faire la différence par le service», a expliqué Patrick Alexandre, Directeur général commerciale d’Air France-KLM.
 
Cette montée en gamme s’inscrit dans la concurrence avec la Business qui est «un cocon privatif en plein ciel». Le nouveau fauteuil Business d’Air France a été développé autour du concept des 3 «F»: Full Flat- le fauteuil devient un lit horizontal (180°) pour traverser les fuseaux horaires sans fatigue, Full Access- un accès direct à l’allée, quel que soit l’emplacement du siège dans la cabine, Full Privacy- un espace préservé grâce aux courbes du siège enveloppantes, une véritable bulle privée en plein ciel. La longueur du lit est de 1,96m, sa largeur étant de 68 cm. La largeur totale du fauteuil (accoudoirs inclus) est de 72cm. L’inclinaison du lit est de 180 degrés.
 
Pour ce qui est de la Première, elle est «unique au monde». C’est «un produit de référence avec 4 sièges par avion (une cabine de 4 suites), un rideau ajustable, un confort unique. C’est une suite haute couture française», a-t-il révélé. 76 sont déjà installés dans 19 Boeing 777-300. Ici, le lit est long de 2,01m et large de 77cm. La largeur d’assise est de 57cm. La longueur totale de la suite est de 2,30m le tout dans un espace de 3m2.
 
Patrick Alexandre d’ajouter qu’une stratégie de montée en gamme similaire est notée du côté KLM, qui a lancé en 2013 la «World Business Class», un lit «full flat» aux dimensions hollandaises. Cette montée en gamme concerne aussi le moyen courrier. Bref, «cette montée en gamme concerne tous les clients d’Air France, toutes les cabines, tous les courriers avec une offre de restauration améliorée en Business».

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