Economie

Environnement - Rapports sur l’usine Dangote et la centrale à charbon : Explosif !

Avec la bénédiction des autorités, la cimenterie Dangote use de la nappe souterraine pour satisfaire ses besoins en eau. Des rapports réalisés par des experts révèlent de graves menaces sur les ressources hydrauliques de cette localité et sur la santé des populations locales qui ont d’ailleurs porté plainte. Les germes d’un conflit sont réels.

Entre les villageois et la cimenterie Dangote, c’est un pacte de cohabitation rompu. La confiance laisse la place à la méfiance et à la confrontation. La tension a coulé de source depuis que l’usine a commencé à exploiter des forages sur autorisation de l’Etat du Sénégal, à travers une lettre datée du 26 novembre 2012, délivrée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé à l’époque par Oumar Guèye. Ce recours à la nappe déjà très sollicitée par la Sde pour refroidir sa centrale électrique de 30 mégawatts n’est pas du goût d’une frange de la population locale. Les conséquences d’une telle opération peuvent être dommageables sur l’environnement et notamment sur les ressources hydrauliques. Les dangers encourus par l’écosystème local ont été mis en lumière par Dr Cheikh Hamidou Kane, expert hydrogéologue, enseignant-chercheur à l’Ufr Sciences de l’ingénierie de l’Université de Thiès.
Dans son rapport intitulé Analyse critique des impacts quantitatifs et qualitatifs des prélèvements en eau de la nouvelle cimenterie de Pout sur les ressources en eaux souterraines, l’expert révèle que «pour sa production d’eau, la cimenterie de Pout et les carrières connexes de Tchicky et Pout Est exploitent actuellement 5 forages (sur 6 autorisés) qui se répartissent comme suit : 3 forages pour la centrale à charbon de l’usine, 1 forage dans la concession minière de Pout Est, 1 forage dans la carrière à Tchicky».
Dans le document, il est précisé que «tous ces ouvrages réalisés ont obtenu au préalable l’autorisation du ministère en charge de l’Hydraulique qui permet à l’exploitant de solliciter les forages à un débit ne dépassant pas 80 m3/h». La seule obligation est que la cimenterie doit rendre compte de sa consommation annuelle.

Surexploitation, remontée de la nappe salée
Toutefois, M. Kane fait observer que «dans la zone de Pout, il existe plusieurs infrastructures dédiées à l’Approvisionnement en eau potable (Aep) de Dakar qui exploitent les deux nappes du Paléocène et du Maastrichtien. Il s’agit notamment des centres de captage de Pout Nord, Pout Sud et de Pout Kirène». La Sénégalaise des eaux (Sde) produit 76 024 m3/j dans cette zone.
Les agriculteurs exploitent également les eaux souterraines. Une surexploitation est constatée. Dans le rapport, il est relevé que «bon nombre d’études dans le secteur ont montré que l’alimentation de la nappe du Maastrichtien ne suffit plus à compenser les prélèvements par pompage et il en résulte une baisse progressive, d’années en années, du niveau piézométrique de base qui pourrait à long terme favoriser l’intrusion saline latérale». Pis, «les prélèvements de la cimenterie Dangote vont s’ajouter à ceux de la Sde qui, rien que pour la zone de Pout Nord, exploite neuf forages (…). Cette surexploitation des eaux souterraines risque de créer de la place aux eaux salées». En effet, l’hydrogéologue prévient que «les eaux du Maestrichtien supérieur sont douces et reposent sur les eaux salées à sursalées du Maestrichtien inférieur». Les inquiétudes de l’Association des ruraux et agriculteurs de Notto sont d’autant plus réelles que la consommation en eau de la cimenterie est énorme.
Dans un rapport intitulé Etude de la consommation en eau de la cimenterie de Dangote à Pout, réalisé par Emile Ngom, expert en énergie, les besoins en eau de l’usine ont été passés au peigne fin. La conclusion de l’expert en énergie est la suivante : «Avec une puissance fonctionnelle de 22 Mw (pour une puissance installée de 30 Mw) correspondant à la capacité actuelle de 1,5 millions de tonnes, la consommation d’eau de la cimenterie est estimée à 153m3/h, soit 130m3/h pour la centrale électrique et 23 m3/h pour la l’usine.»
Le document dit que «ces valeurs sont très proches de celles indiquées dans le tome 1 du rapport de l’évaluation environnementale des installations de la cimenterie de Dangote à 120m3/h pour la centrale électrique, 21,15 m3/h pour la cimenterie, complété par 7m3/h pour les autres usages ; soit un besoin total de 148,15 m3/h». Et durant la période de basses températures, «le débit d’eau d’appoint du refroidissement condenseur augmente à 190m3/h». Ainsi, la consommation totale passe à 217m3/h. Selon M. Ngom, «en pleine charge, la consommation de l’usine et de la centrale thermique de Dangote se situera, selon la saison, entre 150 et 200 m3/h environ, soit des besoins entre 3 600 et 4 800m3/jour. La consommation annuelle en eau est estimée à 1 million 277 mille 040 m3».

87% de hausse en cas de 3 millions de tonnes
La cimenterie envisage de produire trois millions de tonnes de ciment. Le prélèvement de ressources hydrauliques sur la nappe phréatique risque de connaître une hausse importante. «En cas de réalisation du doublement de capacité prévue (passage de 1,5 à 3 millions de tonnes avec extension de la puissance consommée de la centrale de 22 Mw à 44 Mw), la consommation annuelle en eau passera de 1 million 478 mille 520 à 2 million 755 mille 560 m3, soit une augmentation de d’environ 87%», souligne M. Ngom.
Le rapport recommande à la cimenterie Dangote d’améliorer le design de la centrale thermique en remplaçant l’aéroréfrigérant par un aérocondenseur. Cette modification supprimerait le plus gros consommateur d’eau de la cimenterie et préserverait une nappe phréatique déjà très déficitaire dans cette zone. Ce système existe au Sénégal. L’eau de mer est utilisée en lieu et place de la nappe souterraine. «Cette technologie de refroidissement demeure la plus adaptée à nos zones sahéliennes où la rareté des ressources en eau nécessite leur préservation», selon le rapport. Pour l’ingénieur environnementaliste Ibrahima Diaw, les préoccupations liées à l’eau se rapportent notamment au pompage, à l’eau de refroidissement, au traitement de l’eau, au traitement des eaux usées et à la pollution des sols. L’auteur de l’Analyse de conformité de la procédure et examen du rapport d’évaluation environnementale du projet de cimenterie de Dangote à Pout renseigne qu’il est fait état de «deux autorisations ministérielles pour deux forages de 80 m3/h datant du 30 avril 2008, puis de quatre forages de 80 m3/h maximum datant du 5 octobre 2012 (Annexe 1 du rapport)».

Le ministère de l’Hydraulique incriminé
Ces autorisations, mentionne M. Diaw, vont à l’encontre des éléments d’une étude de Gkw Consult de 2009. Celle-ci avait été commanditée par la direction de la Gestion et de la planification des ressources en eau et avait déjà préconisé «des mesures conservatoires», dont le refus pour la réalisation de tout nouveau forage dans les secteurs de Pout et Sébikhotane, la réduction significative des débits de pompage imposée à la Sde dans le secteur, entre autres. Il y avait déjà constaté une surexploitation de la nappe pour alimenter Dakar en eau. Cela montre la contradiction dans la démarche de l’Etat qui a autorisé la cimenterie Dangote à forer. Quant au système de refroidissement, l’expert s’appuie sur la description de l’installation des aéroréfrigérants pour apprendre que «l’on a affaire ici à un système de refroidissement en circuit ouvert». Par conséquent, «il y a bien contact entre l’eau de refroidissement et le milieu ambiant via l’air».

Risques d’une infection respiratoire
Son étude révèle que les risques de biocides n’ont pas été clairement mentionnés dans le rapport d’évaluation environnemental. Au-delà, détecte-t-il, la légionellose qui est une infection respiratoire provoquée par les bactéries vivant dans l’eau douce, appelées légionelles, risque de voir le jour dans la zone. «L’infection se fait en général par inhalation de l’aérosol (gouttelettes sorties en tête des tours aéroréfrigérantes). C’est une infection qui peut être mortelle.» Le document montre que «la seule approche technique pour maîtriser le risque de développement des légionelles dans ces systèmes s’appuie sur la mise en œuvre d’un suivi rigoureux et de procédures d’alerte en cas de franchissement de certains seuils». En étudiant l’évaluation faite de l’environnement de la localité d’implantation de l’usine, il est découvert que «ce risque n’a jamais été mentionné dans le rapport d’Eies (Etude d’impact environnemental et social) et les moyens de suivi et de contrôle de la qualité des eaux d’appoint de chaudière et du circuit de refroidissement ne sont pas explicités». Sa prise en compte demande un investissement supplémentaire.

Echanges houleux aux Assises de l’entreprise : Colère Noire du Premier ministre

La cérémonie d’ouverture de l’édition 2014 des Assises de l’entreprise a tourné au duel à fleuret moucheté entre le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne et le président du Conseil national du patronat (Cnp), Baïdy Agne. Le Premier ministre a sommé les patrons sénégalais de faire leur job.

«Que chacun fasse son job.» C’est en ces termes que Mahammad Boun Abdallah Dionne s’est adressé hier à la crème du patronat sénégalais réunie dans la grande salle du King Fahd Palace pour les besoins de la cérémonie d’ouverture de l’édition 2014 des Assises de l’entreprise. Selon le Premier ministre, l’Etat n’est pas contre le secteur privé même s’il y a un problème de perception sur la place réelle qu’occupe le privé international dans le pays. «Quand on regarde les investissements par secteur, où est-ce qu’on trouve réellement des étrangers ? Dans les banques. Mais ces banques étrangères, elles ont racheté des banques à des Sénégalais. Ces banques n’ont pas été vendues par force, que je sache», a martelé Mahammad Dionne. Le Premier ministre a ainsi tenu à répondre pied à pied à toutes les interpellations du président du Conseil national du patronat (Cnp), Baïdy Agne. Quand ce dernier énumère, parmi une liste de 10 propositions destinées à assurer «un meilleur accès des privés nationaux à la commande publique et aux contrats de Partenariat public-privé (Ppp)», celle de ramener de 50 à 15 milliards de francs Cfa, tout au plus, la recevabilité par l’Etat de l’offre spontanée pour l’entreprise nationale, Mahammad Boun Abdallah Dionne rétorque que le recours à l’offre spontanée est une exception, mais que la règle reste l’appel d’offres. Il annonce ainsi que le nouveau Code des marchés publics stipule que dans le cadre de l’offre spontanée, 20% de l’offre doit être en co-traitance avec des entreprises sénégalaises. «Et quand il s’agit d’un secteur à haut niveau de concentration technologique, il faut réaliser un transfert de technologies», informe le Premier ministre. «On me dit qu’il faut descendre les offres spontanées de 50 à 15 milliards, mais l’offre spontanée, c’est l’exception. Quand il y a un marché de 15 milliards, ca ne peut pas être en offre spontanée, il faut aller en appel d’offres. C’est cela aussi la transparence. Des offres spontanées, on en a eu, mais on a dit qu’on les met en appel d’offres, sinon c’est trop facile. C’est la source du bakchich et nous, nous luttons contre le bakchich.»

Gestion de l’Aéroport Blaise Diagne
Quand Baïdy Agne avance que «les acteurs aéroportuaires réclament la souscription au capital de la société de gestion de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd)», Mahammad Dionne réplique : «Sur l’aéroport, le secteur privé demande des parts. Le régime actuel a trouvé un aéroport déjà vendu.» Il a fallu de longues négociations, explique Mahammad Dionne, pour que les parties aboutissent à la répartition de l’actionnariat qui s’est faite avec 51% de l’aéroport qui sont allés à Fraport Sénégal contre 49% pour le Sénégal. Des parts que l’Etat a réparties entre le Fonds souverain d’investissement (Fonsis) pour 20% et Aibd Sa pour 29%. «Ces 49%, plus tard, le secteur privé pourrait en prendre une partie, mais en attendant, nous les captons, parce que nous avons besoin de l’apport de ces 49% via le contrat de concession qui a été signé avec Fraport Sénégal, porteur d’une redevance de concession de 10 milliards par an, pour mobiliser des ressources longues, aptes a supporter la restructuration de Senegal Airlines.»
Autre doléance du patronat sénégalais, c’est l’accès à la commande publique. Là encore, le Premier ministre n’a pas laissé passer l’occasion de préciser les choses. «Il y a des entreprises qui n’ont qu’un seul client et c’est l’Etat. A la longue, l’Etat peut être défaillant à un moment donné. Il faut diversifier le portefeuille, mais on ne peut pas attendre tous les jours pour aller au Trésor, ce n’est pas viable», assène M. Dionne. Même chose pour les franchises sur lesquelles le président du Cnp plaide pour faire entrer ce monde de la franchise au Sénégal. Selon Baïdy Agne, la France enregistre une croissance régulière de 8 à 10% et 25% de ses réseaux ont au moins une implantation franchisée à l’étranger. «Just do it ! (Faîtes-le simplement)», rétorque le Pm qui précise dans la foulée : «Nous ne pouvons pas construire le pays sans les entreprises privées.»

lequotidien.sn

Kaolack/ programme national d’autosuffisance en riz (PNAR) : L’expérience du «SRIi» investit le bassin arachidier

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz (Pnar) et le besoin de booster favorablement les productions réalisées en dehors de la vallée, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), en partenariat avec le Fonds national de recherche agricole et Agroalimentaire (Fnraa) a procédé au lancement du « système de Riziculture intensive » (Sri).
 
Synthèse des pratiques culturales définies pour augmenter la productivité de la culture du riz, cette nouvelle technologie vise à augmenter la production du riz pluvial ou riz de plateau de 50 à 100% et même plus de ce pourcentage dans les régions dites introduites.
 
Et ce, dans une autre formule plus économique où le producteur pourra désormais atteindre ces mêmes performances en termes de rendement en consommant moins d’intrants et d’eau dans ses parcelles.
 
En effet, élargi dans les régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine, ce programme est aussi un moyen sûr de combattre les nombreux déficits enregistrés chaque année dans la culture du riz, tant au point de vue production, qu’au niveau technique et climatique. En matière foncière, ces régions occupent naturellement une zone caractérisée par une forte pression foncière, une dégradation du système environnemental (érosion éolienne et hybrique), et une baisse continue de la pluviométrie qui varie actuellement entre 600 et 1000 mm /an.
 
Le système de production de riz qui est présentement adopté dans cette zone agro-écologique, est aussi caractérisé par la faiblesse des rendements, malgré les résultats obtenus lors du dernier programme d’aménagement des vallées. Alors que sur un autre paramètre, les techniciens sont toujours en mal de convergence avec les producteurs dont l’écrasante majorité pratique une culture traditionnelle et se soucient peu des conseils apportés par les techniciens.
 
Toutefois, les débats lors de cette rencontre ont essentiellement tourné autour d’un partage d’expériences afin d’inciter l’ensemble des acteurs  à s’approprier du projet et permettre aux partenaires techniques d’être assez outillés pour sa mise en œuvre.   

Le DG du Bosse sur l’état d’avancement du PSE : 14 projets et 5 réformes lancés

Le ministre en charge du Plan Sénégal émergent, Abdou Aziz Tall, était hier au Conseil économique, social et environnemental (Cese) aux côtés du Dg du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bosse), Ibrahima Wade, pour exposer sur l’état d’avancement des 27 projets et 17 réformes prioritaires du Pse. Ainsi, M. Wade annoncera qu’une première vague de 14 projets et 5 réformes a été lancée.

Le Plan Sénégal émergent (Pse) est en bonne voie. C’est du moins ce que l’on peut retenir du passage du ministre en charge du Pse et du Directeur général du Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bosse) devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), hier. «Nous sommes dans les délais. Nous sommes dans la phase de préparation, ensuite il y a aura la phase d’exécution. Nous sommes en phase avec l’agenda que nous nous étions fixé au départ», a fait savoir le ministre Abdou Aziz Tall. Dans son exposé, le Dg du Bosse, schéma à l’appui, a avancé que sur les 27 projets et 17 réformes prioritaires du plan, une première vague de 14 projets et 5 réformes a été lancée. D’après Ibrahima Wade, «sur les 14 projets, 12 chefs de projet ont été recrutés». Ce sont les projets du Fer de Falémé et Dakar médical city qui ne sont pas encore pilotés. «Neuf projets sont en phase d’étude et quatre projets sont déjà en phase d’exécution», a-t-il informé. Ainsi l’habitat, l’agriculture, l’électricité et le corridor céréalier connaissent un début de réalisation. «J’aurais même pu ajouter le parc industriel et Pointe Sarène qui va faire l’objet de contrats de performance», a partagé M. Wade. Se faisant plus précis, il a souligné que «six projets sont presque déjà en phase d’opération et un projet en phase d’exploitation, c’est le projet Zircon».En ce qui concerne les réformes, le Directeur général du Bosse a expliqué que les travaux sont très avancés pour le projet de parc industriel intégré. «Nous sommes extrêmement avancés et les études sont menées pour lancer très prochainement le premier parc industriel qui est à Diamniadio», a-t-il confié. Sur le volet habitat, il a rappelé que le Pôle urbain de Diamniadio est en phase de sortie de terre et que la Cité de l’émergence a fait l’objet de pose de première pierre. Pour mesurer les avancées de ces programmes, un système de compte à rebours a été installé sur le site qui doit accueillir la cité de l’Emergence, à l’ancienne gare routière «Pompiers». «Depuis la phase de démarrage jusqu’à la phase d’exploitation, il y a toujours un système de compte à rebours qui permet de voir qui a fauté qui est en retard pour permettre de faire des ajustements éventuellement», a-t-il rassuré. Aux conseillers soucieux des projets d’agriculture, Abdou Aziz Tall a assuré qu’un accent particulier est mis sur l’agriculture et l’élevage. L’objectif, a-t-il rappelé, est d’avoir un accroissement de la production et de la productivité des céréales tels que le riz et le maïs. Diminuer les importations de riz et de maïs, c’est réduire le déficit de la balance commerciale, a-t-il déclaré en soulignant que les sommes économisées peuvent être réinvesties dans des secteurs créateurs d’emplois.

lequotidien.sn

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