Economie

Signature des accords de partenariat économiques : La coalition «non aux ape» exige de Macky Sall un débat national

Les membres de la coalition «Non aux APE», lors d’une conférence de presse hier, mardi 30 décembre ont exigé du président de la République Macky Sall un débat national sur la question des accords de partenariat économique (Ape). Ils ont déploré le processus de négociation notamment son  manque de transparence tout en demandant au chef de l’Etat le gel immédiat de ce processus  au Sénégal.
 
La coalition «Non aux APE» a réaffirmé hier, mardi 30 décembre lors d’une conférence de presse, son opposition aux accords de partenariat économique (Ape) et a exigé du président Macky Sall un débat national sur ces Ape dans les meilleurs délais.
 
«Nous exigeons du président de la République un débat national sur les Ape dans les meilleurs délais avant la consultation parlementaire. Nous exigeons de l’Exécutif qu’il soumette ces Ape au peuple et à l’assemblée nationale avant ratification», lance Guy Marius Sagna.
 
Selon lui le président de la république et son gouvernement refusent de soumettre aux fins de ratification l’accord de partenariat Economique (Ape) avec l’Union Européenne.
Par conséquent, il indique que les membres de la coalition Non aux Ape s’opposeront à toute tentative de forcer insidieusement ces accords  de pillage économique au peuple sans lui demander son avis.
 
«Si le président et son gouvernement n’ont pas le courage de dire non aux Ape, notre coalition dira non à l’Union Européenne (Ue) et poussera le chef de l’Etat et son gouvernement à dire non», a martelé Guy Marius Sagna, coordonnateur de la coalition nationale Non aux Ape.
 
Par ailleurs, la coalition nationale Non aux Ape invite l’exécutif dans les meilleurs délais à consulter le peuple sénégalais dans le cadre d’un dialogue national sur la question  des «politiques apocalyptiques» que sont les Ape.
 
«Nous interpellons l’assemblée nationale que le gouvernement exclut jusqu’à ce jour du débat sur les Ape. En excluant ainsi les représentants du peuple, le gouvernement décide pour le peuple,  par le peuple mais sans le peuple et donc contre le peuple sénégalais souverain», laisse-t-il entendre.
 
Déplorant le processus de négociation pour son manque de transparence et pour l’insuffisance de la participation et du débat politique et public, les membres de la coalition Non aux Ape demandent au président de la République, le gel immédiat du processus des Ape au Sénégal.
 
A la place de ces accords, la coalition propose entre autres solutions alternatives le développement l’économie nationale à travers la production locale, l’intégration africaine ou le patriotisme économique.
 
Pour conclure, Guy Marius Sagna a confié que dans les jours à venir la coalition déroulera son plan d’actions afin d’amener l’Etat du Sénégal à rejeter les Ape.

Amadou Bâ compare le taux de croissance du Sénégal à celui des années précédentes

Le Sénégal va terminer l’année 2014 sur une bonne note concernant sa croissance économique.

D’après le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, notre pays qui avait tablé sur une croissance de 4,5% va atteindre ce niveau et pourrait même le dépasser. Ama­dou Bâ, qui effectuait une visite dans le stand dédié à son ministère dans le cadre de la 23e Foire internationale de Dakar (Fidak), soutient que «le Sénégal n’a pas réalisé un taux de croissance aussi élevé depuis une dizaine d’années». «Nous avons bien terminé l’année du point de vue de la mobilisation des ressources. L’année est excédentaire. Il y a eu une parfaite maîtrise des dépenses, ça nous a amené à faire une deuxième Loi des finances rectificative (Lfr) pour régler définitivement un certain nombre de questions», a-t-il expliqué. Se félicitant de cette prouesse qui a été réalisée, M. Bâ a déclaré, lors de cette visite, que 2015 sera extrêmement importante, car elle sera pleine de mises en œuvre, notamment avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Le ministre de l’Economie et des Finances ajoute que «le budget a fait l’objet d’un diagnostic sans complaisance et les investissements sont clairement identifiés». «Avec la première Lfr, des investissements de près de 45 milliards ont démarré. On pense aux deux universités, au parc industriel de Diamniadio, la poursuite de l’autoroute Somone-Mbour, la route des Niayes. C’est un ensemble de projets qui vont démarrer de manière effective dans l’année 2015, sans compter l’autoroute Thiès-Touba dont la pose de la première pierre se fera incessamment», a-t-il annoncé.

lequotidien.sn

Horticulture : Bilan de la campagne de production de 2014

Durant la campagne horticole 2014, le Sénégal a exporté 85 414,11 tonnes tous produits confondus, soit une progression de plus de 35% par rapport à la campagne précédente grâce au respect rationnel et judicieux des pesticides  dans sa production horticole.

Une croissance substantielle dans la campagne d’exportation horticole. En 2014, le Sénégal a exporté 85 414,11 tonnes tous produits confondus, soit une progression de plus de 35% par rapport à la campagne précédente. «Nous enregistrons un nouveau record», s’est réjoui hier, Youssou Diallo, conseiller au ministère de l’Agri­culture et de l’Equipement rural au cours d’un atelier de la deuxième session de réseau de suivi de l’environnement des pesticides et de l’évaluation du bilan de la campagne d’exportation 2014 tenu à Mbam­bilor. Avant de rappeller que «l’objectif du Sénégal est de produire 157 500 tonnes de fruits et légumes à l’horizon 2017, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse)».

Les performances de la campagne de 2014 selon les acteurs, sont liées à l’utilisation «rationnelle et judicieuse» des pesticides, qui est une composante essentielle dans la production et la promotion des produits horticoles. «Nous recevons moins de notification dues aux problèmes de pesticides.  Nous sommes régis par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (Omc), mais le Sénégal est une bonne école dans la gestion des pesticides», déclare Cheikh Ngane, président de la Coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal. Aujourd’hui dit-il, «le dispositif permet de sécuriser la santé des gens, parce que les pesticides sont de plus en plus regardées et bien utilisées». Ce­pendant, signale Youssou Diallo, ces performances occultent des insuffisances constatées dans ce sous-secteur en termes de gestion des pesticides, d’infrastructures logistiques et de conditionnement, de capacité d’offre des petits producteurs, d’accès au financement, de respect aux normes Sps. «Nous sommes confrontés à des problèmes d’homologation. Nous avons aussi l’obligation d’avoir des certifications pour rentrer dans les marchées européens et ces certifications nous obligent à utiliser des pesticides homologués», ajoute Cheikh Ngane. Cette homologation concernait les pays de destination des produits, mais depuis quelques temps, elle s’est élargie aux pays d’origines. «Dans les pays du Sahel comme le Sénégal, les homologations se font au niveau régional, mais le marché des fruits et légumes n’est pas suffisamment grand pour justifier auprès des firmes agrochimiques de postuler à des homologations, ce qui pose d’énormes difficultés», se désole M. Ngane. Pour autant, le Sénégal est à niveau par rapport à la problématique des pesticides, grâce à l’apport du ministère de l’Agri­culture, au dynamique partenariat entre le secteur public et le secteur privé.
La Direction de la protection des végétaux (Dpv) en rapport avec la Commission pesticides de la Com­mission nationale de gestion des produits chimiques (Cngpc), entre autres actions, encadre les importations de pesticides en vue de parachever l’assainissement de ce sous-secteur. C’est dans cette dynamique que des sessions de réseau ont été mises en place par les acteurs et partenaires pour leur permettre d’apprécier périodiquement les activités déroulées pour l’assainissement de l’environnement physique des pesticides, de partager les textes qui les régissent, d’identifier les contraintes et de permettre aux membres du réseau de formuler des propositions et recommandations.

Adoption de la seconde loi de finances rectificative 2014 : Les deputes «cautionnent» Amadou Ba

L’Assemblée nationale a adopté hier, vendredi,  la seconde loi de finances rectificative (Lfr) pour l’année 2014. Réunis en séance plénière, les députés ont en effet approuvé après d’intenses échanges l’article unique de ce projet de loi, inscrit sous le numéro 28/2014, portant deuxième loi de finances rectificative pour l’année 2014. Les ressources et les charges sont arrêtées au montant de 2724,317 milliards de francs CFA contre 2685,9 milliards pour la première Lfr, soit une augmentation de 38, 4 milliards de francs Cfa (1,4% en valeur relative). L’affaire Arcelor Mittal n’a pas manqué de s’inviter encore aux débats.
 
Les députés qui étaient réunis en séance plénière hier, vendredi 26 décembre, ont adopté la seconde loi de finances rectificative de l’année 2014. Ce vote boucle ainsi l’exercice budgétaire 2014 dont les ressources et les charges sont  arrêtées au montant de 2724,317 milliards de francs CFA contre 2685,9 milliards pour la première Lfr, soit une augmentation de 38, 4 milliards de francs CFA (1,4% en valeur relative).  Ces crédits sont destinés, d’après le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Bâ, à financer douze secteurs prioritaires. Il s’agit notamment de l’emploi des jeunes et la dotation en crédits budgétaire des projets exécutés par les projets par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) et du Programme des domaines agricoles communautaire (Prodac) afin de renforcer les opportunités d’emploi des jeunes.
 
Les autres secteurs prioritaires sont relatives à l’assainissement de la situation financière des universités et des centres des œuvres universitaires, afin que 2015 soit le début d’une ère nouvelle, l’apurement de la dette des hôpitaux (3.3 milliards) , le ramassage des ordures, l’appui des éleveurs et le renforcement de la contribution de l’Etat aux opérations de sauvegarde du bétail, voire la sécurité avec une allocation de cinq (5) milliards au programme de défense et de la sécurité nationale, entre autres secteurs. Le prochain championnat d’Afrique de football n’a pas été occulté par la seconde Lfr. Amadou Bâ a ainsi annoncé, dans cette loi,  la mise à la disposition des moyens budgétaires pour assurer une excellente participation des « Lions » à la prochaine Can.   
 
Lors des échanges, les députés n’ont pas manqué d’interpeler le ministre de l’Economie, des finances et du plan sur les motivations et les décisions de cette seconde loi de finances rectificative (Lfr) à quelques jours de la fin de l’année. Dans sa réponse, Amadou Bâ a indiqué que cette loi est un exercice réfléchi et elle s’avère indispensable en ce qu’elle permettra à l’Etat du Sénégal d’éviter une crise budgétaire et de régler les arriérés nés des gestions antérieures qui continuent à subsister.
 
Sur l’origine des fonds de cette seconde Lfr, le ministre a fait savoir qu’elles proviendraient de trois ressources financières. Il s’agit de la réévaluation des prévisions fiscales, des crédits du budget général non utilisé jusqu’à la date de clôture des engagements et des ressources provenant de la coopération internationale, mais aussi du contentieux avec Arcelor Mittal dénoué au profit du Sénégal.
 
AFFAIRE ARCELOR MITTAL : DES DEPUTES TOUJOURS INSATISFAITS
 
L’Affaire Arcelor Mittal continue encore de faire couler beaucoup d’encre. En dépit des explications «claires et nettes» du Premier ministre, certains députés restent toujours sur leur faim concernant ce dossier. Lors du vote de la seconde Lfr, le sujet a été quasiment  abordé par tous les intervenants, notamment les représentants de l’opposition et leurs collègues non-inscrits. Ces députés ont invité le ministre des Finances à éclairer encore leur lanterne sur la somme totale reçue dans cette affaire, le rôle joué par l’agent judicaire de l’Etat dans le processus de règlement de ce contentieux mais également sur la présence de cette somme dans les trois lois de finance. Prenant la parole, le ministre Amadou Bâ a tenu tout d’abord à préciser, à l’endroit des élus du peuple, que l’Etat n’était pas obligé de retracer cette somme dans une loi de finances rectificative. Car, selon lui, cet argent pouvait être utilisé dans les dépenses courantes de l’Etat par un simple arrêté de son ministère. Toutefois, le ministre a tenu à préciser que l’Etat a pris l’option d’utiliser les ressources issues de ce contentieux pour des dépenses d’investissement. «Nous avons préféré gérer les problèmes courants des Sénégalais avec de ressources courantes. Et utiliser les ressources exceptionnelles pour financer les projets exceptionnels », dixit-Amadou Bâ avant de rappeler par ailleurs que l’Etat n’a pas encore reçu la facture du tribunal de Paris, dans le contentieux en question.
 
CADEAU DE NOËL AUX HOPITAUX : L’ETAT EPONGE SA DETTE
 
Une bonne nouvelle pour les hôpitaux. L’Etat va enfin solder sa dette contractée auprès de toutes les structures sanitaires du pays. L’annonce a été faite hier, lors de l’examen de la seconde loi de finances rectificative pour l’année 2014 par le ministre Amadou Bâ. Les hôpitaux vont rentrer dans leurs fonds dans les prochains jours, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances. Dans la foulée, il a informé des discussions avec le ministère en charge de la santé et les responsables d’hôpitaux pour une solution aux problèmes que vit le secteur.

Sudonline

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