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Economie

Fin des auditions, début des plaidoiries le lundi : La CREI lance le compte à rebours

Le portefeuille du Fonds international de développement agricole (Fida)  au Sénégal, qui date de 1979,  comptabilise 16 projets exécutés pour un financement total d’environ 214,3 milliards de francs Cfa.

Dans le but de partager les innovations et les bonnes pratiques qui ont conduit aux résultats obtenus dans le cadre des projets et programmes financés par le Fonds international de développement agricole (Fida) au Sénégal, un atelier se tient depuis hier à Dakar. L’objectif de cette rencontre de deux jours est de faire le bilan du portefeuille de ce partenariat entre le gouvernement du Sénégal et le Fida qui date de 1979 et qui a porté sur 16 projets et programmes exécutés pour un montant total de 428,6 millions de dollars (environ 214,3 milliards de francs Cfa), dont 208,6 millions de dollars (environ 104,3 milliards de francs Cfa) de prêts et dons du fonds (48%), au profit d’environ 456 mille ménages. Pour justifier l’importance de cette rencontre, le représentant du Fida au Sénégal, Luyaku Nsimpasi, a soutenu que «la dernière génération de projets/programmes est fondée sur la consolidation, la mise à l’échelle, du moins la reproduction de modèles d’intervention et de bonnes pratiques qui ont été éprouvés grâce aux appuis du Fida ou d’autres partenaires techniques et financiers». D’après lui, «il est temps de montrer et de partager les résultats obtenus en termes d’effets induits, d’impacts sur les populations rurales des zones couvertes par les projets et programmes appuyés par le Fida au Sé­négal». «Il est également im­portant de partager les bonnes pratiques et innovations à succès produites lors de la mise en œuvre des projets et programmes qui ont conduit à l’atteinte de ces résultats et impacts tout en assurant les conditions de leur durabilité», explique-t-il. Ainsi, pendant ces deux jours, les échanges vont tourner autour des activités qui ont été menées dans le cadre du Projet d’appui aux filières agricoles (Pafa) et du Programme d’appui au développement agricole et équipement rural (Padaer). Faisant le bilan de ces deux programmes, M. Nsim­pasi a informé que ces projets sont porteurs de très bons résultats. «Là où parfois la période de soudure était de 6 mois, on a aujourd’hui tout au plus un. Les revenus des populations ont augmenté de façon spectaculaire, les rendements de production pour tous ces projets ont été doublés. On a créé plus de 6 000 emplois. On a de bons résultats sur le terrain grâce à des innovations et de bonnes pratiques», indique-t-il.

Dans le même sens, le secrétaire du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Dogo Seck, renseigne que «le Pader a dès sa première année de mise en œuvre aménagé près de 700 hectares de superficies rizicoles représentant 40% de son objectif». Concernant le Padev, il a soutenu que ses réalisations ont contribué de «manière significative au désenclavement de centaines de villages». Idem, selon lui, pour le Pafa qui «après 4 ans de mise en œuvre a dépassé les objectifs quantitatifs prévus à sa conception». «Les rendements agricoles sont passés de 60 à 150%», informe-t-il.
Pour le représentant du Fida au Sénégal, il est nécessaire que les producteurs et productrices s’approprient ces innovations technologiques en vue de faire la mise en échelle pour atteindre le plus grand nombre de populations rurales. «C’est de cette façon qu’on pourra résoudre le problème de la sécurité alimentaire», dit-il.

lequotidien.sn

Argent planqué en Suisse : 300 Sénégalais épinglés

Selon des documents obtenus par le journal français Le Monde, corroborés par une enquête de plusieurs mois à laquelle ont pris part plusieurs grands médias dont Ouestaf News, en collaboration avec le Consortium international du journalisme d’investigation (Ciji basé à Washington), des centaines de millions de dollars ouest africains sont planqués chez Hsbc en Suisse. Pour le Sénégal, la filiale suisse de cette banque anglaise a compté pas moins de 310 gros clients, pour un montant total qui dépasse les 188,5 millions de dollars, environ 94,250 milliards de francs Cfa.

La fuite des capitaux et le placement dans les banques étrangères d’énormes sommes d’argent portent un grand préjudice à l’économie des pays de la sous région. Du Sénégal au Nigeria en passant par la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Togo, la Mauritanie, la Sierra Leone, entre autres, aucun pays n’est épargné par ce phénomène. Selon des documents obtenus par le journal français Le Monde, corroborés par une enquête de plusieurs mois à laquelle ont pris part plusieurs grands médias dont Ouestaf News, en collaboration avec le Consortium international du journalisme d’investigation (Ciji basé à Washington), des centaines de millions de dollars ouest africains sont planqués chez Hsbc en Suisse, filiale de la banque privée anglaise Hsbc.

Au Sénégal par exemple, pays où pourtant règne une relative stabilité politique et une certaines sécurité bancaire, la filiale suisse de Hsbc a compté pas moins de 310 gros clients, pour un montant total qui dépasse les 188,5 millions de dollars, environ 94,250 milliards de francs Cfa, selon les documents consultés par Ouestaf News. La liste de clients compte des hommes d’affaires ou chefs d’entreprise connus, à qui on ne peut rien reprocher, à côté des gens qui ont eu maille à partir avec la justice, à l’image du fameux Adel Korban, qui avait été au milieu des années 90 mêlé à une rocambolesque affaire de «fraude douanière» qui en son temps avait largement défrayé la chronique. Même l’icône de la musique sénégalaise, Youssou Ndour, n’a pas échappé à la tentation de placer un moment son argent en «lieu sûr» chez Hsbc. Interrogé dans le cadre de ce projet par le Consortium, il n’a pas jugé utile de répondre aux questions qui lui avaient étaient posées. A sa décharge, son compte a été fermé depuis. En Côte d’Ivoire, les clients sont au nombre de 382 qui détenaient au total plus de 190 millions de dollars. Parmi ces clients figure Patrick Thomas Klolou Bédié, le fils de l’ex-Président Henry Kona Bédié, qui a détenu au moins deux comptes entre 1992 et 2000. Interrogé dans le cadre de cette enquête, il a indiqué ne pas vouloir revenir sur des faits qu’il estime dépassés. «Je ne souhaite pas apporter des éléments de réponse à ces questions auxquelles j’ai largement répondu depuis plus d’une dizaine d’années, et notamment à la justice suisse en 2000», s’est-il contenté de dire en réponse à l’équipe de journalistes qui ont travaillé sur le projet.

La piste libano-syrienne
Mais en Côte d’ivoire comme au Sénégal, ce qui reste frappant, c’est le nombre de ressortissants libano-syriens dans ces deux pays à détenir des comptes chez Hsbc. Environ deux tiers des clients de Hsbc en provenance de ces deux pays ouest africains sont des Libano-syriens, parmi lesquels figurent des noms de famille connus dans le secteur industriel, manufacturier ou dans l’import-export.  Au total, ils sont plus de 220 sur 380 clients en Côte d’Ivoire et plus de 180 sur 310 au Sénégal, selon les documents de Hsbc. Nombre d’entre eux jouissent de la double nationalité, et parfois de la nationalité française. Curieusement, le Nigeria, connu pour ses nombreux milliardaires et leur frénésie à placer leur argent à l’étranger comptait 236 clients, soit moins de clients que le Sénégal et la Côte d’ivoire, mais pour des montants plus importants : 266 million de dollars. D’autres pays ouest africains comptent aussi des dizaines de ressortissants parmi les clients de Hsbc, mais avec des chiffres peu significatifs : ils sont en tout 68 clients au Mali et 34 au Ghana. Le Bénin en compte 20, la Mauritanie 21 et la Guinée Conakry 12. Certains pays sont moins touchés par le phénomène et le nombre de clients y est quasi négligeable : un seul client du Cap-Vert, deux du Niger, trois du Burkina et sept de la Gambie.

L’Afrique du Sud et le Maroc détiennent les plus gros contingents
Au plan continental, l’Afrique du Sud et le Maroc sont les deux pays africains avec le plus gros contingent de clients et des sommes qui se chiffrent en milliards de dollars : 1 787 clients pour l’Afrique du Sud (pour un montant de près de 3 milliards de dollars) et 1 068 clients pour le Maroc pour un montant qui dépasse le milliard et demi de dollars. Suit ensuite le Kenya avec 742 clients pour un montant de plus d’un demi-milliard de dollars. S’il est difficile de lier tous ces transactions et placements à des flux illicites de capitaux (blanchiment d’argent, évasion fiscale, etc.), la France avait en 2013 (sur la base de documents similaires) indiqué que plus de 98 % de ses ressortissants qui avaient leur nom dans ces comptes «pratiquaient l’évasion fiscale». Dans une synthèse réalisée par le Ciji, des liens ont été découverts entre certains des détenteurs de comptes et «les diamants du sang» ou encore le trafic de drogue ou d’armes.

lequotidien.sn

ARTP En conflit ouvert avec le DG Abdou Karim : Le collège dénonce la Sall gestion

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) fonctionne actuellement sans budget. Celui présenté par le Dg Abdou Karim Sall a été rejeté par le Collège de régulation, l’institution suprême. Ce qui n’est que la suite logique d’un conflit qui a abouti par la dénonciation du Dg par le Collège auprès de Macky Sall.

Le directeur général de l’Artp, M. Abdou Karim Sall, n’en a pas encore fini avec les «affaires». La tempête soulevée par la prolongation de la période d’expérimentation de la 4G ne s’est pas encore calmée que le Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes a refusé de voter le budget de l’année qui commence. Ce qui a créé une situation difficile pour le régulateur des télécoms, et montre l’acuité de la crise qui affecte les relations entre les deux institutions dirigeantes, le Collège, qui fait office de Conseil d’administration, et le directeur général.

Depuis un bon moment déjà, le Collège n’a eu de cesse de dénoncer la gestion et le comportement du Dg Abdou Karim Sall. Les choses en sont arrivées au point où le président du Collège, M. Abou Abel Thiam, et le Dg, Sall, s’adressent à peine la parole et ce, juste dans le cadre de leurs fonctions. La révélation par Le Quotidien de la dérive faite par le Dg de l’Artp, sous l’impulsion du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dion­ne sur la 4G, n’a pas aidé à améliorer les rapports, bien au contraire. Il s’agissait, on s’en rappelle, de l’injonction donnée par le chef du gouvernement au Dg de l’Artp de prolonger pour trois mois, et à titre gracieux, la période d’expérimentation de la 4G pour les trois opérateurs de téléphone du Sénégal, Orange, Tigo et Expresso, en attendant que l’Artp ait soumis à l’Etat les propositions de prix de cession de la licence 4G à ces opérateurs. Une décision et une action révélées par Le Quotidien, et dénoncées par tout le monde, aussi bien au sein de l’institution qu’en dehors.
A la suite de quoi, les sept membres du Collège ont signé une lettre commune pour dénoncer auprès du président de la République les agissements du Dg. Finalement, Macky Sall a fini par décider de se saisir du dossier, et a convoqué tous les protagonistes au Palais le mercredi dernier, après le Conseil des ministres. MM. Thiam, Sall, et leurs proches collaborateurs étaient présents, ainsi que le Pre­mier ministre Dionne, et le ministre chargé des Télécom­muni­cations.
Malheureusement, au dernier moment, la rencontre a été reportée à l’initiative du chef de l’Etat, qui devait voyager dans la journée.
Néanmoins, on peut croire, au vu du rejet du budget de l’institution de régulation, et du risque de blocage que cela fait peser sur ses activités, que le Président Macky Sall va activer sa médiation, et trouver rapidement une réponse qui permette à l’Artp de fonctionner dans l’harmonie, sinon des cœurs, du moins de ses services.

lequotidien.sn

Aller travailler malade coûte plus cher que de rester chez soi  Par Marine Lucas

 

Autoportrait au thermomètre (Audrey Cerdan/Rue89)

Aller travailler malade coûte plus cher que de rester chez soi Par Marine Lucas
Vous pensiez être un bon salarié en allant travailler avec 39 de fièvre ? détrompez-vous ! Ivous coutez en fait plus cher à votre employeur que si vous restiez à la maison.

Le présenteisme des salariés malades coûte entre 14 et 25 milliards par an.

Selon une étude du cabinet Midori Consulting, le taux de "présentéisme" dans les entreprises est compris entre 6 et 11%... Jusqu'à deux fois plus que le taux d'absentéisme (4,53%).

Mais le souci, c'est que le présentéisme... coûte à votre employeur ! Vous le savez bien : quand vous êtes malade, de la grippe à la gastro en passant par un mal de dos terrible, il est difficile de se concentrer. Résultat, votre productivité est réduite, quand elle n'est pas nulle, sans compter que vous pouvez faire des erreurs préjudiciables à votre entreprise.

A l'inverse, malade, votre absence est en grande partie prise en charge financièrement par l'assurance maladie. Conséquence, le présentéisme coûte entre 14 et 25 milliards par an aux entreprises françaises, selon cette étude.
Au Japon, les salariés ne prennent parfois pas de vacances
Mais il y a un autre présentéisme qui pose problème : celui de ces salariés qui ne prennent jamais de vacances. Vous les connaissez : ils se plaignent tout le temps de ne jamais arriver à prendre leurs congés ou leur RTT, car ils sont harassés de travail.

Certains accumulent des semaines de vacances restant à prendre d'une année sur l'autre, et placent tout ce qu'ils peuvent sur leur compte épargne temps. Soyons honnêtes, beaucoup ne prennent pas de vacances parce que l'entreprise ne leur facilite pas la tâche pour le faire, ou qu'ils ont peur de perdre leur job ou leur poste s'ils s'absentent trop longtemps. Mais au final, ce présentéisme a un coût aussi pour l'entreprise : ces salariés sont moins performants, stressés, fatigués, allant jusqu'à harceler leurs collègues ou subalternes...

Au Japon, une loi oblige désormais les employés à prendre obligatoirement.. 5 jours de vacances minimum par an (dans un pays ou la durée des congés légaux est de... deux semaines).
En résumé : n'ayez pas de scrupule à poser vos congés et vos RTT. Un salarié reposé et détendu est plus efficace qu'un salarié fatigué et stressé! In radins.com
Pire que l'absentéisme, le « présentéisme » des salariés malades Elsa Fayner | Journaliste
Diminué, vous êtes moins productif et coûtez plus cher à votre entreprise. Surtout, « une machine déjà abîmée finit par craquer »... et battre des records d'absentéisme.
Autoportrait au thermomètre (Audrey Cerdan/Rue89)
Paul exhibe d'un geste dramatique son doigt enturbanné dans un gros pansement. Le quadragénaire travaille à la plonge dans un hôtel-restaurant pour hommes d'affaires, à Lille. Il s'est coupé profondément avec une boîte de conserve dans une poubelle. Il s'en veut, il aurait dû bien la fermer avant de taper dessus pour qu'elle prenne moins de place, on le lui a toujours dit.
Il est très ennuyé, il ne veut pas s'arrêter de travailler, même si son doigt n'est pas cicatrisé. Il a mis cinq ans à trouver un emploi, et ce n'est pas maintenant qu'il va le laisser filer.
Ça s'appelle du « présentéisme » : venir travailler même quand on sent que son état de santé nécessiterait de rester chez soi. Ses motivations sont diverses :
-sentiment d'être indispensable,
-peur des représailles,
-respect d'une échéance,
•refus de voir son revenu baisser (dans les petites entreprises où il n'y a pas d'accord pour couvrir les trois jours de carence, dans la fonction publique où a été mis en place un jour de carence non rémunéré depuis début 2012).
Pratiquement quatre travailleurs européens sur dix sont allés travailler alors qu'ils étaient malades en 2010, selon l'enquête européenne sur les conditions de travail. Cette pression concerne particulièrement les soignants, les enseignants et les travailleurs sociaux. Le phénomène n'est pas nouveau mais se répand, constate Michel Vézina, chercheur en santé publique à Québec.
Une bonne nouvelle ? Pas si sûr. Ni pour l'entreprise, ni pour le salarié.
Des salariés moins productifs
Claire travaille par missions, dans la publicité. Quand elle doit répondre à un appel d'offres un vendredi soir ou se remettre à l'ouvrage un dimanche, elle a droit à des jours de récupération. Et pourtant :
« Je repousse le moment de les prendre, me disant qu'il faut que je termine les projets commencés, pensant que je vais tenir, et j'arrive à un moment où je n'en peux plus physiquement, mais surtout mentalement. Je n'ai plus envie de rien. Et j'ai du mal à me motiver pour bosser, je deviens lente, déprimée, et j'ai du mal à repartir. »
Au point d'être moins efficace au travail ? Tout à fait, répond l'Institute for Health and Productivity de l'université Cornell aux Etats-Unis, qui a compilé les études menées sur la productivité au travail en lien avec différentes maladies (asthme, arthrite, allergies, migraines, etc.).
Ça coûte cher à l'entreprise
Les chercheurs américains ont ensuite essayé de savoir si ces travailleurs au nez bouché – ponctuellement moins productifs – apportaient malgré tout quelque chose à l'entreprise, en se penchant sur le cas de 375 000 salariés.
Comment savoir si l'on fait du présentéisme ? Les symptômes suivants peuvent vous alerter, selon Michel Vézina : perte de concentration, de mémoire et d'attention (oublis, erreurs), diminution du rythme de travail, sentiment de fatigue intense au travail, problèmes de ponctualité, relations difficiles avec les collègues, irritabilité, isolement, diminution de la qualité des services.
Résultat : un salarié malade et présent ne rapporte en moyenne rien à son employeur. Au contraire, il lui coûte.
Un salarié affaibli s'avère en effet moins concentré sur sa tâche, effectue un travail qui doit parfois être refait, communique mal... Il fait ainsi perdre du temps à ses collègues et, au final, à l'entreprise.
La recherche a été publiée en 2004, et depuis de nouvelles études ont vu le jour. Michel Vézina, responsable d'une enquête québécoise [PDF] sur les conditions de travail, les a compilées :
« Le présentéisme coûte minimalement de deux à trois fois plus cher que l'absentéisme. Certaines études font même état de dix fois plus ! »
Quand le salarié est présent, c'est l'entreprise qui le paie, en salaire, mais quand il est absent, c'est la Sécurité sociale qui verse des indemnités journalières, voire personne quand il s'agit de jours de carence.
Ça rend encore plus malade
Sur son blog, Docteurmilie, médecin généraliste en Seine-Saint-Denis, raconte à quel point elle doit se battre avec ses patients pour leur coller des arrêts maladie. Elle évoque par exemple « Mme B., gardienne », qui est venue la voir le coude en tendinite :
« Elle a refusé à de nombreuses reprises mes arrêts, que pourtant j'avais rédigés et lui avais donnés. Elle ne veut pas s'arrêter, son travail c'est toute sa vie, elle est hyperactive. Elle a tenu le coup jusqu'à ce que le tendon se déchire et maintenant, cela fait plus d'un mois qu'elle est en arrêt. »
C'est le problème : quand « on utilise une machine déjà abîmée, elle finit par craquer », prévient Michel Vézina. Les salariés qui pratiquent le présentéisme sont plus largement sujets aux maladies de long terme, qui les empêchent durablement de reprendre le travail. Et battent des records... d'absentéisme, selon une étude [PDF] du National Institute for Working Life, en Suède.
Ils sont également davantage concernés, d'après la même enquête, par :
-les troubles du sommeil ;
-les problèmes digestifs ;
-les douleurs dans le dos ou la nuque ;
-un sentiment de déprime.
Enfin, les salariés qui font du présentéisme ont deux fois plus de problèmes coronariens sérieux (type infarctus), comme l'ont démontré des chercheurs anglais.
Ecouter ce que dit le présentéisme
Pour Michel Vézina, spécialiste en santé publique, il faut donc considérer le présentéisme comme un indicateur de santé important dans l'entreprise :
« Le présentéisme n'est pas l'animal à traquer... Quand il est élevé, il faut s'interroger sur l'organisation du travail. »
Pas facile en France, remarque Alexis Motte, qui a réalisé pour son cabinet Mobilitis, avec OpinionWay, une enquête sur la mobilité au travail dans l'Hexagone :
« En France, il faut montrer qu'on est là, nettement plus qu'en Europe du Nord, et beaucoup plus que dans les groupes anglo-saxons où c'est une marque d'incompétence que d'être encore là à 21 heures. »
Alors venir travailler quand on est malade...
Et vous, vous arrive-t-il de venir travailler alors que vous sentez qu'il faudrait mieux resté alité ? Pour quelles raisons ? Pouviez-vous faire autrement ?
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