Economie

Sébastien Bonnard, Rasseck Bourgi, François Meyer, cités par la Lettre du Continent : Les robes noires du dossier

Dans ses réponses aux interpellations de Wade, le Premier ministre avait publié les documents de l’accord entre l’Etat du Sénégal et Mittal en nettoyant volontairement des noms des avocats. Au départ, Me Rasseck Bourgi et Sébastien Bonnard défendaient les intérêts de Dakar avant de céder la place à François Meyer qui a finalisé l’opération. Et l’argent aurait été versé dans son compte. Alors que Mes Bonnard et Bourgi avaient chiffré à plus de 2000 milliards de F Cfa le préjudice subi, Dakar s’est contentée de 72 milliards. Et ça fait rager Wade.

Depuis l’éclatement de l’affaire Mittal, un flux d’informations contradictoires se cogne sur la place publique. Stratège politique, Me Abdoulaye Wade a réussi à instaurer un débat politique et public sur l’affaire Arcelor Mittal. Alors que le litige entre l’Etat et le géant sidérurgique aurait dû être théoriquement rangé aux oubliettes après un accord signé entre les deux parties. Mais, l’ex-chef de l’Etat a réussi à instaurer un débat autour de «nombreuses opacités» qui entourent ce dossier qui a contraint les ministres de l’Economie et des Finances, des Mines et le Premier ministre à monter au créneau pour démentir Me Wade.

Dans cette affaire, il n’y a peut-être que les avocats, au cœur de la transaction et des tractations, qui seraient capables de lever les équivoques. Dés le début du contentieux, Mes Rasseck Bourgi et Sébastien défendaient les intérêts de Dakar avant «d’être ostensiblement tenus à l’écart des négociations». Ils ont informé, selon la Lettre du continent, la Cour internationale d’arbitrage de Paris, par lettre séparée de leur décision de se retirer de cette affaire.
Entre temps, Me François Meyer, avocat personnel de Macky Sall et de l’Etat sénégalais entre dans la danse. Il est «recruté» au bon moment avec l’accord signé entre les deux parties. En septembre, informe la Lettre du continent, Arcelor Mittal verse 150 millions de dollars (72,2 milliards de Francs Cfa) pour régler le litige. L’argent est viré à l’Agence centrale parisienne Bnp Paribas sur le compte de Me François Meyer via deux transfèrements distincts (140 millions et 10 millions de dollars).
Cette compensation jugée «dérisoire» par les Libéraux aurait pu rapporter beaucoup plus à l’Etat et reste largement «en deçà des prétentions» initiales de Mes Bourgi et Bonnard. Ils avaient réclamé à Mittal sur la base d’une étude confiée à «Gustavson Associates» qui avait évalué à 5 milliards de dollars (plus de 2000 milliards de F Cfa) le montant des réparations dues au Sénégal.

L’agent judicaire contourné
En tout cas, Me Wade n’est pas convaincu par les arguments de l’Etat en demandant la publication des honoraires des conseils de l’Etat dans ce juteux dossier et leurs noms. En écho à ces interpellations, le gouvernement a publié le protocole d’accord avec Arcelor Mittal en gommant volontairement les noms des robes noires sur les documents publiés sur le site du gouvernement (gouv.sn). Pour quelles raisons ? Au sommet de l’Etat, on invoque la clause de confidentialité pour expliquer le silence qui entoure cette procédure.
Il faut savoir que d’autres rebondissements entourent ce dossier né de l’abandon unilatéral par le groupe indo-britannique du projet d’exploitation des mines de fer de la Falémé, si l’on en croit la publication de la Lettre du continent. D’après elle, la Cour internationale d’arbitrage de la Cci de Paris, initialement saisie de cette affaire, attendait toujours un courrier en bonne et due forme de l’Agent judiciaire de l’Etat (Aje), Aissé Gassama Tall, pour classer le dossier. «L’intéressée refuse toujours de s’exécuter car elle estime n’avoir jamais été associée aux négociations encore moins à la transaction finalement intervenue le 30 mai entre Dakar et Arcelor Mittal», estime la publication française.
Questions : L’Agent judicaire de l’Etat est-elle une nouvelle fois contournée pour solder définitivement le litige ? Dans son enquête, la Lettre du continent informe qu’une «personne se faisant passer pour l’Aje a téléphoné à deux reprises à la Cour internationale d’arbitrage de Paris, courant novembre, pour demander la clôture du dossier». Face à l’impossibilité d’identifier Aissé Tall Gassa­ma, la juridiction n’a pas jugé opportun d’obtempérer. On connaît la suite…

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Economies de l’Uemoa : La partition dynamique de la Banque centrale

La Bceao injecte mensuellement plus de 560 milliards de francs Cfa en refinancement des banques secondaires. Aussi bien de manière hebdomadaire que mensuelle. Cela, pour les encourager à jouer leur rôle dans le financement des entreprises et des particuliers.

Les banques de la zone de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) se justifient régulièrement de ce que s’ils ne parviennent pas à injecter des montants importants pour financer des entreprises, c’est qu’ils ne disposent que des dépôts à vue, ou à très court terme. Depuis un certain temps, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), a pris des mesures pour renverser le cours des choses, et permettre aux banques, non seulement de pouvoir prêter à plus ou moins long terme, mais surtout, à des taux moins prohibitifs.Ainsi, indique M. Papa M. Sall, Dg Adjoint de Citibank Sénégal, depuis 2012, la banque centrale a entrepris d’injecter des liquidités de façon hebdomadaire et mensuelle auprès des banques de toute la zone. Chaque semaine, c’est 1 400 milliards de francs Cfa que la Banque centrale met à la disposition des banques secondaires. Et mensuellement, ce sont 850 milliards de francs Cfa qui rentrent ainsi dans les comptes de ces banques. M. Sall a expliqué que les taux de refinancement de la banque centrale sont passés de 4,75 à 3,50%. «Cela veut dire», a-t-il expliqué hier, que «toutes les banques de la zone peuvent aller se refinancer auprès de la Banque centrale, à un taux de 2,50, c’est-à-dire à -1% du taux benchmarking». Mais pour les refinancements mensuels, le taux d’intérêt est de 2,60%.Mais il faut croire que c’est cette forme de refinancement qui intéresse le plus les banques sénégalaises car elles prennent mensuellement, en moyenne 172 milliards de francs, tandis que pour les ressources hebdomadaires, les banques sénégalaises ne puisent que 70 milliards, ce qui fait un taux d’environ 5,5%.Il faut donc croire que la banque centrale ne fléchit pas dans sa volonté de voir les entreprises de la sous-région bénéficier des performances de l’économie, et de faire en sorte que la croissance soit le plus inclusive possible. Il s’agit maintenant de souhaiter que les banquiers secondaires aient moins une vision à court terme, et puissent mieux faire confiance à leurs clients. D’autant plus que les injections des fonds de la Bceao étaient de 250 milliards hebdomadaire il y a quatre ans, avant d’atteindre leur taux actuel.M. Papa Sall s’exprimait au cours d’une rencontre avec quelques membres de la presse économique, hier à Dakar.
Citibank, un dynamisme discretLa même rencontre a offert l’occasion à la directrice de Citibank Sénégal, Mme Khady Dior Ndiaye, de donner un aperçu des activités de sa banque. Ce qui a permis de se rendre compte que l’un des plus anciens établissements financiers du Sénégal, la Citibank, est aussi l’une des plus dynamiques, malgré sa discrétion. En effet, spécialisée dans le service à une clientèle institutionnelle, des multinationales et Ong internationales, plus en rapport avec le Système des Nations-Unies, la Citi est pourtant  fortement impliquée dans toutes les innovations qui ont lieu dans ce pays, depuis son installation dans ce pays en 1975. Ainsi, Khady Dior Ndiaye peut dire avec fierté que son institution a participé à l’emprunt de sukuk de l’Etat du Sénégal, la première en Afrique et qui a rapporté 100 milliards sur 4 ans. Citi a été co-arrangeur de l’Eurobond de 500 millions sur le marché international.De la même manière, la banque avait participé à la première levée des fonds sur le marché international en 2009, pour 200 millions. Mme Ndiaye de se permettre d’affirmer que ce qui différencie son institution de toutes les autres de la place de Dakar, c’est «notre capacité à innover, afin d’apporter de la valeur ajoutée à nos clients». Cela lui a valu plusieurs distinctions au niveau international. L’Etat du Sénégal, qui doit son premier Boeing à un financement de cette banque, il y a plusieurs années, ne les contesterait certainement pas.

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Fiabilité des compteurs intelligents : La Crse blanchit la Sénélec

La Comission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse) a rendu hier, mercredi 17 décembre, son pré-rapport sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Sénélec. Dans ses conclusions, elle a jugé fiables les nouveaux compteurs de la Sénélec, source de contestation à Grand Médine, site pilote retenu pour le projet de relance du prépaiement. Elle a toutefois émis certaines recommandations au fournisseur d’électricité, notamment la formation des clients sur l’utilisation des compteurs intelligents.
 
«Les nouveaux compteurs fournis par la Senelec sont fiables. C’est claire et net», a déclaré Mamadou Ndoye Diagne, président de la Comission Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse). Selon lui, l’enquête a été menée dans le respect des dispositions légales relatives aux procédures d’enquête de la commission avec une démarche participative et concertée avec les différentes parties prenantes que sont la Senelec, le collectif de Grand Médine et les Associations de consommateurs. Ainsi, a-t-il conclu, «qu’en définitif, tous ces éléments concourent à assoir la fiabilité du système de comptage». Il se prononçait hier, mercredi 17 décembre, en marge de la présentation du pré-rapport de l’enquête sur le projet de sécurisation des systèmes de comptage de la Senelec.
 
En effet, dans ce dit rapport de 21 pages, effectué dans un contexte de vives contestations des premières factures à Grand Médine, la commission a travaillé sur le projet de sécurisation des systèmes de comptages de la Senelec, la fiabilité des compteurs, ainsi que les factures contestées. L’étude a été réalisée sur les factures de 125 clients faisant l’objet de contestation et transmis à la Crse.
 
Concernant le projet de sécurisation, il est établi dans le rapport que «les nouveaux appareils de mesures sont des compteurs électriques blindés de classe 1 fonctionnant entre 165 et 275V». Ces compteurs peuvent être utilisés en mode prépaiement ou post paiement et sont conformes au standard STS (Standard Transfert Spécification), selon le rapport. Ainsi, «la mise en œuvre du système prépaiement devrait permettre aux usagers de gérer leur consommation d’énergie» a conclut le rapport.
 
Dans un autre registre, notamment la fiabilité des compteurs, le Crse note dans ses présentations que non seulement les dispositions relatives au marché portant sur l’acquisition des compteurs est conforme aux dispositions législatives, mais aussi les essaies métrologies effectués sur les 15 compteurs litigieux l’ont été aussi. Cela, avec l’acceptation de toutes les parties prenantes, à savoir le ministère chargé du commerce, la Senelec et les représentants des consommateurs de Grand Médine, selon la Crse.
 
En outre, le Crse indique dans son pré-rapport, que pour ce qui est des factures contestées, «les paramètres de la facturation relatifs à la tarification des tranches, à la fiscalité et à la redevance de la location des compteurs sont correctement appliqués». Mieux, elle a jugé «incohérente» le niveau d’équipement de la majeure partie des ménages visités. Selon elle, la moyenne dans les différents ménages visités est de 9 lampes, 3 téléviseurs, 3 ventilateurs, 1 congélateur, ainsi qu’un réfrigérateur.
 
Par ailleurs, aillant constaté un manque de maitrise de l’utilisation de l’interface chez les clients, le Crse a recommandé à la Senelec de veiller à la formation des clients sur l’utilisation de l’interface du compteur.      

Infrastructure : La deuxième naissance de Jean Lefebvre Sénégal

Après une longue période de contentieux, l’Etat du Sénégal et l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal ont accordé leurs violons pour procéder hier, au lancement des travaux de réhabilitation de la route Fatick-Kaolack. Une occasion pour le patron de Jls, Bara Tall, d’annoncer la renaissance de son entreprise.

Le lancement hier dans la capitale du Saloum des travaux de reconstruction de l’axe Fatick-Kaolack, par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dion­ne, annonce la fin du calvaire des usagers de la route qui ont l’habitude d’emprunter ce tronçon de la Route nationale n°1. Mais cet événement marque aussi et surtout la renaissance de l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal (Jls) dont le régime du Président Abdoulaye Wade avait fini de programmer la mise à mort. Les propos tenus par Bara Tall lors de cette cérémonie sont assez illustratifs de cet état de fait. «Aujourd’hui c’est un grand jour. Un jour pour fermer une page. Un très grand jour pour en ouvrir une autre. Un jour pour rendre grâce à Dieu», dira d’emblée le patron de Jls, dans un ton empreint de solennité. Faisant certainement allusion au long bras de fer qui l’a opposé à l’Etat du Sénégal, à propos de cette route, il renchérit : «Une page se ferme en effet sur une longue période de contentieux, de controverses, et parfois de quiproquos stériles. Il n’est pas utile ici de revenir sur tout cela sauf pour en tirer des leçons. Et s’il en est une des leçons qu’il faut retenir, c’est celle des vertus de la concertation. Une concertation qui peut être certes une confrontation d’idées, mais jamais une confrontation de porteurs d’idées. Cette confrontation positive avec des avis techniques mûrement pensés, ont abouti aujourd’hui à cette nouvelle page que nous ouvrons. C’est une page qui est vierge, mais nous sommes tous engagés à la remplir pas avec un long discours, pas avec des mots, mais avec des actes. Les discours nous les réservons à un autre grand jour, celui de l’inauguration de cette route redimensionnée et reconstruite suivant des normes qui répondent au trafic que supporte cette route. Au­jourd’hui, il s’agit simplement de paraphraser M. le Premier ministre en disant Au travail ! Au travail ! Au travail», a déclaré Bara Tall. Pour matérialiser sa volonté de faire renaître son entreprise de ses cendres, il lui trouve un nouveau slogan : «Avec les péripéties que nous avons vécues, nous avons fortement repensé notre devise. Jls veut certes dire Jean Lefèvre travaille pour vous, mais il peut aussi signifier Jogaat liguey Senegal (Se relever pour bâtir le Sénégal)», conclut-il.

Pour sa part, le Premier ministre est d’abord revenu sur les raisons qui ont guidé le choix de la ville de Kaolack pour abriter la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation de ce tronçon de 42 km et dont le coût est de 16,4 milliards de francs Cfa. «Si le chef de l’Etat a tenu à ce que l’on lance les travaux de reconstruction de cette importante infrastructure routière ici à Kaolack, c’est pour renouveler son attachement à cette ville capitale de la région naturelle du Sine-Saloum où il passa jadis son adolescence comme pensionnaire du lycée Valdiodio Ndiaye, anciennement Gaston Berger.» Après avoir indiqué que c’est le contentieux qui a opposé Bara Tall à l’Etat du Sénégal qui a retardé le démarrage des travaux de reconstruction de cette route, le chef du gouvernement a, par ailleurs, annoncé le démarrage, dans les toutes prochaines semaines, des travaux de réhabilitation des tronçons Passy-Sokone, Dinguiraye-Nioro-Keur Ayip et la construction de la route Joal-Samba Dia-Djiffère.

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