Economie

Atteinte de l’émergence pour le Sénégal : Le Fmi trace la voie à suivre

En visite à Dakar depuis jeudi, la directrice générale  du fonds monétaire internationale (Fmi), Christine Lagarde, a été reçue par les députés de la 12e législature à l’Assemblée nationale hier, vendredi 30 janvier. Face aux représentants du peule, la patronne du Fmi a tracé au Sénégal les chemins de l’émergence. Ainsi, invite-t-elle le Sénégal à redynamiser son économie en tirant les enseignements des expériences d’autres pays qui ont réussi à pérenniser leur décollage économique.
 
Face aux députés hier, vendredi 30 janvier, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, qui est en visite de travail au Sénégal depuis jeudi, n’a pas manqué de montrer au Sénégal la voie à suivre pour atteindre l’émergence.
 
En effet, selon la patronne du Fmi, pour devenir un pays à revenu intermédiaire comme il aspire, le Sénégal devra s’employer à dynamiser son économie, à offrir plus d’opportunités aux petites et moyennes entreprises  et à attirer l’investissement étranger.
 
Cet objectif demandera dit-elle plus d’efforts dans un environnement mondial incertain.
« Le Sénégal a accompli des progrès considérables sur le plan de la stabilité macroéconomique. Néanmoins, les retards observés dans la mise en œuvre des réformes ont abouti à une croissance moyenne de 3,4 % par an, un taux inférieur à celui nécessaire pour encourager le secteur privé, créer des emplois et garantir la postérité des générations futures. Je pense ici aux 45% de votre population qui ont moins de 14 ans et pour qui il est urgent d’agir », a-telle relevé.
 
REDYNAMISER SON ECONOMIE
 
Poursuivant, elle soutient que le Sénégal peut redynamiser son économie et contribuer à placer la région sur la voie d’une croissance solidaire qui permette une réduction de la pauvreté.
 
Pour cela, il estime qu’il faut mettre fin à ces résultats décevants de l’économie sénégalaise  au cours des 30 dernières années, avec une croissance  moyenne d’environ 3,5%.
 
Pour Mme Lagarde, le moment est venu pour le Sénégal d’accélérer sa croissance, d’atteindre les 5 ou 8% envisagés dans le plan Sénégal Emergent et enregistrés par les tigres asiatiques  et les pays africains à croissance rapide. « Le moment est venu pour les lions rouges de rugir mais comment accélérer la croissance ? », s’interroge-t-elle.
 
TIRER LES ENSEIGNEMENTS D’AUTRES PAYS
 
Ainsi, invite-t-elle le Sénégal à tirer les enseignements de l’expérience d’autres pays qui ont réussi à pérenniser leur décollage économique.
 
« Le Sénégal a défini la voie à suivre.  Le programme de développement annoncé par le gouvernement inclut bien tous les éléments majeurs qui ont permis aux autres pays de réussir ». Cependant, elle pense que le Sénégal a trébuché sur ces obstacles par le passé. Par ailleurs , elle indique que  le Sénégal peut tirer les enseignements de l’expérience d’autres pays  qui ont « traduit leur intention en actions concrètes avec succès »,suggère-t-elle..
 
Et de préciser ; « je mentionne trois enseignements essentiels qu’il convient de prendre en considération. Premièrement mettre l’accent sur une gestion budgétaire macroéconomique. Deuxièmement accroître les exportations en s’ouvrant  à l’investissement direct étranger  et troisièmement  renforcer les institutions  et développer le capital humain »
 
Soulignant que tous les ingrédients essentiels au succès sont en place, la directrice générale du Fmi trouve que le gouvernement dispose d’un solide programme de développement et il existe un consensus  parmi les parties prenantes sur la nécessité d’opérer des réformes.
 
« La communauté internationale partage la vision des autorités  et a déjà promis un financement de plus de 7 Milliards de dollars. Mais il faut opérer une masse critique de réformes  pour rompre résolument avec le passé  et accélérer la croissance. Le temps est compté, il est urgent de répondre aux aspirations des populations, à savoir des emplois gratifiants, un niveau de vie amélioré et de meilleurs débouchés »,a-t-elle laissé entendre.

Code des marchés publics : Les nouvelles dispositions revisitées

Les nouvelles dispositions du Code des marchés publics ont été partagées avec les journalistes au cours d’un atelier de partage. L’objectif est de renforcer leur capacité d’analyse.

Renforcer les capacités d’analyse et de compréhension des journalistes sur les procédures, règles et conditions qui encadrent la commande publique, c’est l’objectif d’un atelier de partage qui s’est tenu hier à l’Ecole nationale d’administration (Ena). A l’initiative de la Direction de la bonne gouvernance, l’atelier répond, selon Ibrahima Dème, Directeur de la promotion de la bonne gouvernance au ministère de l’Intégration africaine, du Nepad et de la promotion de la bonne gouvernance, «à une volonté de revisiter avec les journalistes tout le dispositif institutionnel, législatif et réglementaire qui organise les procédures de passation des marchés publics, surtout les procédures de gré à gré et les règles qui les entourent». Depuis la dernière reforme sur le Code des marchés publics, beaucoup d’interrogations, de débats et même de confusions ont été notés dans  l’esprit des citoyens. Raisons de plus pour éclaircir l’environnement de cette réforme et pour une meilleure compréhension du rôle de l’Au­torité de régulation des marchés (Armp) et de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), souligne M. Dème.
Avant la réforme du Code des marchés, au moins 67% des marchés se faisaient par gré à gré. Après 2007, le nouveau système qui obéit au principe d’efficacité, a permis de mettre en place un encadrement autour de cette pratique, indique Mouhamadou Lamine Sow de la Dcmp. Aujour­d’hui, le gré à gré ou entente directe est maintenu à un seuil inferieur à 20%. Et le recours à l’entente directe obéit désormais à des règles très strictes en ce sens qu’il ne peut être appliqué qu’après autorisation ou avis de la Dcmp. Quand le marché touche à l’exclusivité, aux marchés complémentaires, à la sécurité ou aux urgences, la réglementation autorise le recours à l’entente directe, mais sans dépasser le seuil de 20%, précise M. Sow. Mais, avec le nouveau Code des marchés publics d’autres domaines sont exclus des appels d’offres. Il s’agit du gaz domestique dont les prix sont homologués, les médicaments et produits essentiels utilisés dans la médecine d’urgence et l’acquisition de produits pharmaceutiques essentiels.
Globalement, souligne Elimanel Fall de l’Armp, «c’est la matière qui est complexe mais pas le règlement». Une complexité qui fait le lit des nombreux recours enregistrés par l’Autorité de régulation. Selon M. Fall, même si certains de ces recours sont fantaisistes et retardent la procédure, «il s’agit d’un droit fondamental». L’essentiel des litiges enregistrés sur les marchés publics portent sur les règles de concurrence, l’accès au marché et les règles de transparence. Quand aux manquements, Elimanel Fall informe qu’ils sont liés à la méconnaissance des règles.
lequotidien.sn

Journée internationale de la douane : La gestion coordonnée des frontières mise en exergue

La gestion coordonnée est le meilleur moyen de faire face aux multiples assauts que subissent les frontières, a indiqué le ministre du Budget. Birima Mangara présidait hier la journée internationale de la douane dont le thème est : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés».

Un des effets de la mondialisation de l’économie et de l’essor des grands ensembles, reste la multiplication des assauts contre les frontières. Selon le ministre du Budget Birima Mangara, devant cette situation où des adeptes des pratiques illicites exploitent les opportunités de développement des Etats à des fins criminelles, «les forces de défense et de sécurité se doivent de s’organiser». Selon le ministre qui présidait hier la cérémonie marquant la célébration de la journée internationale de la douane, cette réponse «ne peut dès lors se trouver que dans la gestion coordonnée de nos frontières». Le thème de cette journée : «Gestion coordonnée des frontières (Gcf), une démarche participative pour tous les acteurs concernés» répond à cet impératif. En effet, la Gcf vise à impliquer et à coordonner les organismes du service public qui travaillent de part et d’autre des frontières en vue d’atteindre un objectif commun et d’apporter une réponse cohérente du gouvernement face aux défis que représente la gestion des frontières, explique la Douane dans une brochure. Cette forme de gestion est déjà en cours d’implémentation dans le pays. «Au plan national, les principaux aspects du système de gestion des frontières sont la coordination et la coopération à l’intérieur des différents services», souligne le ministre qui invite la Douane sénégalaise à renforcer la collaboration avec les autres acteurs intervenant à la frontière à savoir l’Armée, la police, la gendarmerie, les Eaux et Forêts et les Services de contrôle sanitaire et phytosanitaire.

Pour le directeur général de la Douane, Pape Ousmane Guèye, «la Douane est déjà dans une optique de gestion concertée». Cette dé­marche participative en cours dans l’Administration des douanes a permis d’atteindre certains résultats. Elle a permis d’organiser des opérations conjointes Douane-Marine nationale, d’accompagner l’action du Comité national de facilitation des transports à travers une coordination des contrôles, de développer des procédures et des actions communes en matière de contrôle des frontières, de redynamiser la coopération avec les pays frontaliers, en actualisant les accords d’assistance administrative mu­tuelle, pour mieux y intégrer l’approche Gcf. «Nous pouvons déjà nous réjouir des initiatives prises au plan opérationnel, avec l’Unité mixte de contrôle des conteneurs (Umcc) au Port de Dakar, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (Caat) à l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor, et les projets de construction de postes de contrôle juxtaposés aux frontières sénégalo-malienne, sénégalo-guinéenne et sénégalo-gambienne», se réjouit le directeur de la Douane. Birima Mangara ajoute qu’un plan opérationnel sera déroulé pour permettre à chacun des acteurs de jouer son rôle. Cela implique la mise en place d’un cadre juridique avec les pays voisins pour aboutir à l’harmonisation des procédures, la mise en place d’installations communes et l’établissement d’un guichet uni­que pour le contrôle à la frontière. A la fin de la cérémonie de lancement, des récipiendaires ont reçu le certificat du mérite de l’Or­ganisation mondiale de la Douane (Omd) et la médaille d’honneur des douanes.

lequotidien.sn

Banques : La BNDE veut participer à l’autosuffisance en riz

La Banque nationale pour le développement économique (Bnde) veut participer à l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en riz que s’est fixé le gouvernement et du coup accompagner le développement de la région de Saint-Louis. C’est ce qu’a fait savoir son directeur général qui justifiait l’ouverture au mois prochain de l’agence de Saint-Louis. Thierno Seydou Nourou Sy conduisait une mission de la Bnde en tournée dans la région.

Thierno Seydou Nourou Sy, le directeur général de la Bnde, en visite à Saint-Louis, a annoncé aux autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et le président de la Chambre de commerce la prochaine ouverture de l’agence de la Bnde de Saint-Louis dont la construction est déjà terminée.

Thierno Seydou Nourou Sy, dit avoir informé les autorités de sa volonté d’accompagner le développement de la région dans tous ses secteurs d’activité. Il a justifié l’ouverture de l’agence de Saint-Louis, pour le mois prochain, par le désir des responsables de la Bnde de participer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz que s’est fixé le chef de l’Etat pour 2017. «Nous comptons ouvrir l’agence de Saint-Louis maintenant parce que nous voulons anticiper notre présence, afin de pouvoir accompagner les acteurs économiques qui vont développer l’activité de production de riz pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz. Le chef de l’Etat l’a dit. En 2017 le Sénégal doit atteindre l’autosuffisance en riz. Et pour cela, il faut un accompagnement financier. Nous sommes là pour ça.»
Le Dg de la Bnde a invité les acteurs économiques de Saint-Louis et de toute la vallée à s’approcher de son institution pour présenter leurs programmes de financement afin de bénéficier d’un accompagnement. Dans sa lancée, Seydou Nourou Sy a appelé les autres acteurs de développement que sont les institutionnels, les professionnels ainsi que les  grandes entreprises intervenants dans certains secteurs stratégiques comme le tourisme et la pêche, à solliciter un accompagnement pour leur permettre de développer leurs activités.
Rappelant le rôle assigné à la Bnde qui est d’accompagner le développement économique dans toutes les régions du pays, le directeur général de la banque nationale a expliqué que Saint-Louis est une région stratégique sur laquelle son institution compte pour pouvoir mieux accompagner le développement économique du Sénégal.
Seydou Nourou Sy a par ailleurs souligné que la Bnde, dans sa démarche, a voulu se démarquer du système bancaire classique qui consiste à accompagner les acteurs par le financement de produits globaux, en s’engageant résolument dans le financement de la chaîne de valeur. «Notre souhait est d’accompagner les filières dès la production en passant par la distribution  et en finançant aussi la transformation de ces produits», a-t-il déclaré ajoutant que «la Bnde dispose d’un accès relationnel facile qui permet un accès facile au financement aux bénéficiaires tels que les grandes entreprises ou les Pme qui sont dans les activités industrielles, commerciales et de service qui pourront développer leur activité sans être contraints à subir les différents blocages qu’on connaît d’habitude dans le financement de Pme notamment la garantie, la structuration et la méconnaissance des secteurs d’activités». Mieux, a souligné M. Sy, la Bnde a l’avantage de bénéficier de l’accompagnement de structures mises en place par l’Etat, telles que le Fongip et le Fonsis et de structures d’appui non financiers comme l’Adepme, l’Asepex, l’Anida et l’Apd, qui lui permettent de se démarquer de l’approche bancaire classique et de proposer des produits d’accompagnement exclusif qui permettent de prendre en charge les besoins des Pme dans leur globalité.
La visite de la direction de la Bnde comportait également un volet social qui a permis aux responsables de la banque de faire des dons à certaines structures sanitaires comme le centre de santé des quartiers de Bango et de Darou, qui ont reçu des «appareils stratégiques» dont des scanners, qui permettront aux femmes d’éviter les longs déplacements pour la prise en charge de certaines pathologies.
Après Saint-Louis, la délégation de la Bnde se rendra également dans la vallée du fleuve Sénégal, où la banque a déjà financé plusieurs activités de développement, surtout dans le secteur de l’agriculture, à la rencontre des acteurs économiques qui ont bénéficié de ces financements pour une valeur d’environ 1 milliard 500 millions de francs Cfa. Cet accompagnement qui se faisait déjà à partir de Dakar, avec des financements d’activités  liées à l’aménagement des terres, à la production et la mécanisation, par l’achat de matériels agricoles, se poursuivra, assure Seydou Nourou Sy. Il a aussi sollicité l’accompagnement et le soutien de la Chambre consulaire de Saint-Louis et de tous les acteurs pour mieux réussir sa mission.

lequotidien.sn

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