Economie

Quatre jeunes leaders d’Afrique francophone dans le classement du Forum économique mondial

Une Tunisienne, un Marocain, un Ivoirien et un Sénégalais apparaissent dans le "classement 2017 des 100 jeunes leaders mondiaux" du Forum économique mondial de Davos.

Plusieurs Africains figurent dans la prestigieuse liste des 100 « jeunes leaders mondiaux » (« Young Global Leaders ») rendue publique par le Forum économique mondial. Connu pour sa réunion annuelle des dirigeants du globe à Davos, cet organisme choisit chaque année une centaine de personnalités de moins de 40 ans  – hommes et femmes d’affaires, fondateurs d’ONG, engagés en politique, scientifiques – qui « relèvent les défis les plus complexes avec une approche innovante ».

« Chaque année, nous sélectionnons les hommes et femmes de moins de 40 ans les plus innovants, entreprenants et soucieux des questions sociales, et qui repoussent les limites pour repenser le monde dans lequel nous vivons », détaille dans un communiqué l’institution qui récompensait l’an dernier des personnalités telles qu’Emmanuel Macron ou Amal Clooney.

La moitié des lauréats sont issus de pays émergents.

Petite particularité de cette année : sur la cuvée 2017, non seulement les femmes sont majoritaires mais la moitié des lauréats sont issus de pays émergents, « ce qui reflète une évolution vers plus de diversité dans le leadership global », note le Forum, même si les lauréats originaires d’Amérique du Nord et d’Europe trustent toujours une part importante des places − respectivement 24 et 17 −. On retrouve tout de même dans ce classement une Tunisienne, un Marocain, un Sénégalais et un Ivoirien.

Mouhamed Moustapha Fall fait ainsi partie cette année des heureux élus. Après avoir  obtenu une bourse de recherche postdoctorale de la prestigieuse fondation Alexander-Humboldt de l’Université Goethe de Francfort, en Allemagne, ce jeune Sénégalais est désormais titulaire de la chaire de mathématiques à l’Institut africain des sciences mathématiques (AIMS) du Sénégal, financée par cette même fondation.

Abdourahmane Cissé nominé

Du côté des personnalités politiques, on retrouve le nom d’Abdourahmane Cissé, titulaire du portefeuille du Budget en Côte d’Ivoire. Né en 1981, ce diplômé de l’École Polytechnique, ancien trader pour Goldman Sachs, est revenu au pays après la victoire d’Alassane Dramane Ouattara avant de devenir à 32 ans, en 2013, le plus jeune membre du gouvernement actuel.

Vient ensuite Mohamed Alami Berrada, directeur général chez Yasmine Orfèvres de l’Immobilier, une agence de construction de logements qui privilégie les espaces verts et les jardins suspendus. Le Marocain est l’un des co-fondateurs de l’Initiative Tariq Ibnou Ziyad (Tizi), qui se présente comme un « réseau politique indépendant et non-partisan ».

Enfin, Faten Kallel permet à nouveau à la Tunisie de tirer son épingle du jeu dans le classement. Titulaire d’un MBA de Paris-Dauphine, cette ancienne consultante en management, membre du parti Afek Tounes, a intégré le gouvernement de son pays en tant que secrétaire d’État chargée de la Jeunesse auprès de la ministre de la Jeunesse et des Sports.

Les Tunisiennes en force dans le classement

L’an dernier déjà, deux autres Tunisiennes intégraient le classement des « Young Global Leaders ». La première, Amira Yahyaoui, n’est autre que la présidente et co-fondatrice de l’ONG de défense de la transparence politique Al Bawsala (« la Boussole », en arabe).

Wafa Makhlouf Sayadi, à la tête de la société Proclean, s’est quant à elle lancée dans l’entrepreneuriat social dès 2003 avec un projet consacré à la collecte des déchets ménagers et le nettoyage des plages tunisiennes. En 2011, elle a aussi été élue à la présidence du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise de Tunisie (CJD), et est désormais députée du parti Nidaa Tounes.

Compétitivité : la Tunisie fait du surplace

Freiné par sa bureaucratie et une corruption endémique, le pays ne décolle pas dans le classement de compétitivité de Davos. Ces piètres performances ne sont pas sans inquiéter les observateurs économiques, qui regrettent le manque de réactivité des pouvoirs publics.

La Tunisie se maintient au 95e rang (sur 137) dans le classement 2017-1018 de la compétitivité réalisé par le Forum économique mondial (FEM), avec le même score de 3,93 sur 7 qu’en 2016. 32e et premier pays africain en 2010, la Tunisie est désormais le troisième pays maghrébin et le 9e du continent, derrière Maurice (45e), le Rwanda (58e), l’Afrique du sud (61e), le Botswana (63e), le Maroc (71e), l’Algérie (86e), la Namibie (90e) et le Kenya (91e).

« Ce niveau médiocre laisse un goût amer, car chaque année, les commentaires sont les mêmes, notamment sur l’absence d’une politique d’investissement », se désole Walid Bel Hadj Amor, vice-président d’Instauring an Advocacy Champion for Economy (IACE), un think-tank entrepreneurial partenaire du Forum économique mondial.

Sans surprise, l’inefficacité de la bureaucratie (18,1%) et la corruption (11,6%) sont les deux principaux freins à la compétitivité, selon cette étude menée auprès des décideurs tunisiens. « Le pouvoir politique alimente le cercle vicieux en laissant proliférer la corruption et le marché parallèle et en renforçant la pression fiscale sur le marché formel », dénonce le dirigeant de l’IACE dans une critique du projet de loi de financement qui prévoit d’augmenter la TVA de 12% à 19%.

Des progrès dans l’enseignement supérieur et la formation

La Tunisie a cependant progressé sur sept des douze piliers de l’indice, dont un bond de onze places pour l’enseignement supérieur et la formation. Le pays a, en revanche, reculé sur quatre autres catégories dont la flexibilité du marché de l’emploi (-2 places), une catégorie dans laquelle il ne devance que le Yémen et la Mauritanie. « C’est un résultat inquiétant pour l’attractivité notamment du sud du pays », commente Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE. L’environnement macro-économique passe, lui, de la 99e à la 109e place. La dégradation du dinar, qui plombe les critères de déficit budgétaire (-10 places) et de la dette publique (-7 places), n’y est pas étrangère.

Majdi Hassen met également en garde contre l’absence d’investissement dans les infrastructures de transport ferroviaire, aérien et portuaire, ainsi que contre le vieillissement des équipements technologiques, notamment des réseaux de connexion internet, qui se développent très vite dans les autres pays. « Cela pourrait nous coûter des places dans le prochain classement », assure-t-il.

L’IACE estime en revanche que la Tunisie pourrait facilement rattraper son retard dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre la criminalité et du terrorisme grâce à une amélioration notable des politiques en la matière. La Tunisie est passée du 28e au 128e rang concernant le coût du terrorisme depuis la révolution.

Jeune  Afrique

L’Égypte désormais plus attractive que l’Afrique du Sud : le top 10 des pays où investir selon Rand Merchant Bank

Dans le classement annuel « Where to Invest in Africa » réalisé par la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, dont les résultats ont été publiés le 15 septembre, les places des deux premières nations ont été inversées, tandis que le Maroc reste numéro trois pour la troisième année consécutive.

« Le continent africain court au désastre s’il n’accompagne pas la diversification de son économie. » C’est le constat que dresse la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, qui a dévoilé, le 15 septembre, le top 10 de son classement « Where to Invest in Africa » (où investir en Afrique).

Un palmarès que la banque dresse chaque année depuis sept ans, à partir du PIB réel à parité de pouvoir d’achat, des prévisions de croissance et de l’environnement des affaires*.

Top 10 des pays

où investir

5 : Ghana

1 :  Égypte

2 : Afrique du Sud

3 : Maroc

7 : Tanzanie

4 : Éthiopie

6 : Kenya

8 : Rwanda

9 : Tunisie

10 : Côte d'Ivoire

Source : Rand Merchant Bank

Jeune Afrique 

Investissements directs étrangers : Les charges d’exploitation relativement élevées

S’il y a un facteur sur lequel le Sénégal doit beaucoup investir, c’est sans doute celui de la disponibilité et à coût réduit de l’électricité. Il impacte négativement sur l’attractivité des Investisseurs étrangers directs (Ide). C’est ce que souligne le rapport 2016 de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).  

Bien que politiquement stable et géographiquement avantageux, le Sénégal peine à capter, au mieux, les  Investissements étrangers directs (Ide). Tout le contraire pour son voisin et éternel concurrent, la Côte d’Ivoire, et le Bangladesh (en Inde) et la Chine. Cette reculade des Ide au profit d’autres pays s’explique par les charges d’exploitation relativement élevées au pays de la même catégorie précités, renseigne le rapport 2016 de l’Organisation des Natations unies pour le développement industriel (Onudi).

Selon ledit rapport, «sur la base des Indices de développement mondial, des rapports Doing Business de la Banque mondiale, des enquêtes menées auprès des entreprises ainsi que des sources de locales, on peut affirmer que le Sénégal présente aujourd’hui des charges d’exploitations relativement élevées par rapport aux autres pays de même catégorie, à savoir la Côte d’Ivoire, le Bangladesh (en Inde) et la Chine. A titre d’exemple, le coût moyen de l’électricité qui se situe à 0,24 dollars par Kwh est le plus élevé comparativement au pays de la même classification».

Une telle situation s’explique par le fait que le Sénégal n’a pas encore pleinement pris conscience du fait qu’il n’est pas la seule destination qui s’offre au choix des investisseurs et que de nombreux autres pays à revenus faibles, en Afrique et ailleurs, se disputent le même marché international et les mêmes ressources apportées par les Ide. Ainsi donc, pour gagner sa place dans cette compétition mondiale, le Sénégal doit non seulement compter sur ces atouts précités, mais surtout consentir des efforts possibles pour se rendre attrayant aux yeux des investisseurs en quête de nouvelles destinations, à moindre coût, pour une production à forte intensité de main d’œuvre.

S’il est admis que la structuration des coûts de production varie en fonction de la nature des industries, généralement les investisseurs se soucient du coût d’investissement initial et des charges de production à supporter au démarrage de l’exploitation. Le premier fait référence aux coûts à supporter pour l’acquisition d’un terrain, de bâtiments, d’infrastructures et autres immobilisations. Mais il englobe également le temps nécessaire à l’obtention des droits d’occupation, à la construction des locaux de l’usine, à l’installation de l’électricité et autres services, au dédouanement des machines et équipements importés, ainsi qu’au recrutement des ressources humaines et étrangères comme les contrôleurs de production et de qualité etc. Tout retard accusé dans la construction peut être coûteux pour un investisseur, non seulement en termes de dépenses pécuniaires, mais également en perte d’opportunités d’affaires dans les marchés internationaux. Par conséquent, tout ceci doit être pris en compte.

Toutefois, l’eau semble également être très onéreuse et coûte en moyenne respectivement 400 à 600% de plus qu’au Bangladesh et en Côte d’Ivoire.

AUDIO

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