Filtrer les éléments par date : mardi, 16 avril 2019

Paris, ville phare de l’humanité, Paris ville lumière, Paris qui en quelques semaines est passée de la clarté à une des nuits les plus noires de son histoire sous l’action des « gilets jaunes » et l’incendie d’un des monuments les plus emblématiques de la capitale.

On ne dira jamais assez à quel point la vie s’est accélérée au 21ème siècle avec l’apparition des nouvelles technologies, en particulier de la communication. Il suffit pour s’en convaincre de voir comment quelques appels dans les réseaux sociaux ont suffi au début du mois de novembre dernier à mobiliser des centaines de milliers de français et à embraser les rues des grandes villes françaises.

En quelques semaines tout a basculé

Hier encore, dans l’imagerie populaire et pour le monde entier Paris était avant tout la plus belle avenue du monde. Il aura suffi de quelques « samedi » pour défigurer les Champs-Elysées sous les coups de boutoirs assenés par des hordesdéchaînées qui n’étaient pas seulement des black blocks. Ces ultrasde droite comme de gauche, ont même accompli le sacrilège suprême en s’en prenant à un symbole

national : L’Arc de Triomphe. Honte à eux ! Aucune condamnation ne sera assez forte pour condamner de tels agissements qui défient les lois de la République et mettent en péril la paix civile.

 

Larc de Tromphe- PARIS

 

Un symbole mondial

Récemment, le 15 avril, au cours de la soirée, il aura suffi de quelques heures pour que le monument le plus visité d’Europe, la cathédrale Notre-Dame,ne parte en fumée,couvrant de cendres plus de huit siècles d’histoire.Notre-Dame de Paris, au-delà d’un symbole mondial pour la chrétienté, d’une architecture exceptionnelle œuvre de bâtisseurs d’exception,a été le témoin privilégié de la grande Histoire de France. Elle  a vu défiler dans sa nefplusieurs rois et Napoléon Bonaparte y a été couronné Empereur en 1804. En dehors du tocsin ses carillons ont fait raisonner des Te Deum chargés d’émotion lors des obsèques de Georges Pompidou et de François Mitterandainsi que dans des circonstances mémorables,comme ce jour du 24 aout 1944 lors de la libération de Paris alors que des balles allemandes sifflaient encore sur le parvis etquele général de Gaulle prononçait, non loin de là, à l’Hôtel de ville, ces mots gravés dans la plupart des mémoires : « Paris ! Paris outragée ! Paris brisée ! Paris martyrisée ! mais Paris libérée !  Paris libérée par elle-même, libérée par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la vraie France, de la France éternelle ». Nous ne saurions oublier également le symbole inter-religieux que représenteNotre-Dameà travers le culte de la Vierge Marie est également priée par les musulmans. Aujourd’hui laïcs comme croyants, incrédules et choqués, éprouvent la même tristesse, la même émotion. 

 

Notre Dame de PARIS-Avant- 2

Victor Hugo est en deuil et Quasimodo pleure

Soixante-quinze ans après cette période sombre de notre histoire, Paris est de nouveau outragée. Outre que son image a été détériorée par les saccages, les pillages et les violences commises par les « gilets jaunes » sur une avenue que le monde entier nous envie et que les touristes de toute nationalitéadmirent ellevient d’être à nouveau d’être écornée douloureusement avec l’incendie de Notre-Dame. La carte postale a perdu ses couleurs, Victor Hugo est en deuil et Quasimodo pleure.Avec les Champs-Elysées et Notre-Dame Paris pouvait s’énorgueillir d’accueillir près de quinze millions de visiteurs chaque année. Qu’en sera-t-il demain ? Nul doute que ces deux évènements, d’une intensité dévastatriceincroyable, auront un impact économique négatif considérable à la fois en terme de croissance et pour tous les commerçants qui vivent du tourisme. Quant à Notre-Dame il faudra des années, des décennies de travaux et des sommes colossales pour lui redonner son lustre d’antan car la cathédrale n’appartient pas aux seuls parisiens et Français, elle appartient à l’humanité toute entière. C’est un devoir de mémoire vis-à-vis des générations passées et une exigence pour les générations futures. Une souscription nationale et internationale devrait y pourvoir.

 

Avenue D Champs ÃlysÃes-Paris

 

La fureur des hommes et la force des flammes

Autant dire que Paris, en quelques mois, a ététouchée en plein cœur et avec elle notre patrimoine, notre histoire, notre culture, notre chair. Par la faute de la fureur des hommes et la force des flammes.  

Jean-Yves Duval, Directeur d’Ichrono  

Dessin : Paul Baringou

Crédit photo : Jean-Paul Erpelding 

Publié dans Opinions et Débats

 

Salif Keita publie Un Autre Blanc, un manifeste pour le droit à la différence et contre les tabous.


Si le chanteur malien a toujours fait comme bon lui chante, il n'en demeure pas moins soucieux du monde qui l'entoure. C'est de cette oreille qu'il faut écouter ce disque qu'il annonce comme le dernier, qui vise à faire trébucher les clichés dont il fut victime : albinos, il n'aurait pas dû connaître un tel destin hors du commun. Après cinquante ans de carrière, l'icône de la musique ouest-africaine démontre qu'il reste un iconoclaste.

SALIF KEITA voix, CISSE ABOU sequencer, ONANE LYDIE ZAMATI voix, danse, BAH KOUYATE voix, danse, DJESSOU MORY KANTE guitare, MAMADOU DIABATE kora, ADONAIDE BOHUI claviers, MODIBO CISSOKO basse, OUMAROU DIARRA batterie, MOLOBALY KONE percussions


*NAVETTE  Rotations régulières à partir de 19h de la Gare routière de Villiers-le-Bel / Gonesse- Arnouville pour la salle Jacques
Brel. Prendre sortie Villiers-le-Bel-Gonesse-Arnouville à la gare.
Le clip de Tonton, extrait du dernier album de Salif Keita, Un Autre Blanc (2018, Believe/Naïve).

A propos de banlieues blues


Banlieues Bleues est une association loi 1901 créée en 1984 à l'initiative d'une dizaine de villes de la Seine-Saint-Denis, et qui organise le festival du même nom. Aujourd'hui, Banlieues Bleues s'appuie sur les trois piliers de son activité, fruits de son histoire et objets interactifs d'un projet global réalisé par une même équipe : son Festival intercommunal de jazz, sa Dynamo, lieu de fabrique et de diffusion, et ses Actions musicales, large dispositif d'action culturelle et d'éducation artistique.


Chaque année au printemps, le Festival Banlieues Bleues accueille pendant quatre semaines les artistes qui font l'histoire du jazz et des musiques qui lui sont liées, ou représentent les courants les plus novateurs du moment. Créations, inédits et découvertes sont au cœur d'une programmation internationale à la ligne artistique large, ouverte et défricheuse. Rendez-vous incontournable de la saison musicale en France et en Europe, l'événement déploie ses concerts sur le territoire francilien, plus particulièrement sur la Seine-Saint-Denis, en rayonnant sur près de quinze villes et une vingtaine de salles de la périphérie parisienne.


En 2006, à Pantin, aux portes de Paris, Banlieues Bleues a ouvert sa Dynamo, première salle en France construite spécialement pour le jazz et les musiques improvisées dans une ancienne fabrique industrielle réhabilitée. Equipement culturel de production et de diffusion, la Dynamo de Banlieues Bleues est un lieu de fabrique autant qu'un outil de référence en termes de création et de diffusion musicale. Cœur de la permanence artistique de l'association, elle accueille nombre de groupes et musiciens franciliens en résidences et réalise une programmation annuelle de concerts sur un rythme semestriel.


Autour des concerts du Festival comme de la Dynamo, les Actions musicales de Banlieues Bleues se placent dans une démarche originale alliant la sensibilisation, la pratique musicale et la formation des publics. Ateliers, résidences, master-class, concerts-rencontres, conférences, projets pluridisciplinaires, les modes d'interventions sont aussi variés que les publics auxquelles elles s'adressent, provenant d'écoles, de collèges ou de lycées, de conservatoires, d'associations de quartier, de musiciens amateurs... Initiatrices et formatrices à tous niveaux de qualification musicale, elles tissent des passerelles entre les acteurs locaux du développement culturel, les relais et partenaires impliqués, les publics et les artistes invités.


L'association Banlieues Bleues est subventionnée par le Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le Ministère de la Culture et de la Communication – Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France – et la Ville de Pantin, et reçoit le soutien financier du Conseil régional d'Ile-de-France et des nombreux partenaires du Festival, de la Dynamo et des Actions musicales.
Banlieues Bleues Licences est membre des réseaux Europe Jazz Network (dont la Dynamo est le siège social), AJC (Association Jazzé Croisé) et Zone Franche. Banlieues Bleues benéficie de l'agrément Jeunesse et Éducation populaire.

Publié dans International


Exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse"


A propos de l'exposition


En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels : de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle, et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains.


L'exposition s'intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les œuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Édouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadaret Carjat, évolue.


Commissaires :


- Cécile Debray, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée de l'Orangerie
- Stéphane Guégan, conseiller scientifique auprès de la présidente des musées d'Orsay et de l'Orangerie
- Denise Murrell, Ford Foundation Postdoctoral Research Scholar at the Wallach Art Gallery
- Isolde Pludermacher, conservatrice en chef au musée d'Orsay


Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir


A l'occasion de l'exposition «Le modèle noir de Géricault à Matisse» au Musée d'Orsay, rendez-vous avec Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker, Paris mon amour" le 11 avril.


Joséphine Baker entre 19205 et 1930• Crédits : Keystone-France/Gamma-Keystone - Getty
Star du music-hall, la chanteuse et danseuse américaine a imposé son style et sa couleur sur les scènes de Broadway puis de Paris.
Avec nous pour en parler, l'historien Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker : Paris mon amour", le 11 avril 2019 à l'auditorium du Musée d'Orsay.


Après un beau livre, Noir, entre peinture et histoire, de Grégoire Fauconnier et Naïl Ver-Ndoye, paru à l'automne dernier et portant sur la représentation des Noirs dans la peinture européenne du XIVe au XXe s, le Musée d'Orsay se penche à son tour sur la relation entre l'artiste et son "Modèle noir, de Géricault à Matisse", titre de la grande exposition qui s'ouvrira mardi 26 mars 2019.
En tant qu'icône noire, Joséphine Baker ne pouvait que trouver sa place dans ce panorama historique et artistique.
« Faut-il que je sois blanche pour vous plaire mieux ? » C'est par ces mots que Joséphine Baker termine sa chanson « Si j'étais Blanche ». C'est pourtant en jouant sur les codes de la femme noire qu'elle a pu construire sa carrière d'artiste dès son arrivée à Paris, comme l'explique Pap Ndiaye :


Dès son arrivée à Paris en 1925, elle a joué des stéréotypes liés au corps de la femme noire.


Dès son enfance, Joséphine Baker a dû faire face à une société américaine marquée par la Ségrégation. En arrivant en France, avec de nombreux autres artistes afro-américains, elle découvre une société de l'entre-deux-guerre plus tolérante et ouverte d'esprit.
Sa vie est aussi marquée par un engagement qui prend une importance progressive, d'abord dans la Résistance, où elle participe aux activités de contre-espionnage, puis aux Etats-Unis, où son combat anti-raciste la fait marcher aux côtés de Martin Luther King.


Pour lui rendre hommage, la soprano Magali Léger, avec l'ensemble Contraste, se produira lors d'un concert qui s'inspire de la prestation de Joséphine Baker à l'Olympia en 1968.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/quand-josephine-baker-cassait-les-codes-du-noir
A propos de l'évènement
A l'occasion de l'exposition "Le modèle noir, de Géricault à Matisse", le musée d'Orsay invite Abd Al Malik. Le célèbre poète, rappeur, slameur et essayiste y présentera son nouveau spectacle conçu avec le chorégraphe burkinabé Salia Sanou et produit par Décibels Productions, en partenariat avec le Théâtre de la ville.
De cette rencontre est né aussi un livre, accompagné d'un CD, qui retrace l'histoire du "Jeune Noir à l'épée".


Le choix du "Jeune Noir à l'épée"

"Le Jeune Noir à l'épée" est d'abord le titre d'une peinture de Pierre Puvis de Chavannes qui m'a bouleversé lorsque j'ai pris connaissance des œuvres de l'exposition "Le modèle noir". Pour moi qui ambitionnais d'écrire un long poème, à ma manière, sur l'identité à l'ère de la mondialisation, à la croisée du langage poétique de Baudelaire et de la philosophie de Glissant, ce tableau fut pour moi une révélation. Parmi les autres toiles de maîtres du XIXe siècle que j'avais sous les yeux, comme des symboles de la construction d'un regard, de la création de l'Autre et d'un inconscient collectif racialisé, "Le Jeune noir à l'épée", par sa singularité criante en termes de symbolisme et de représentation de la figure noire, me racontait émotionnellement une histoire qui s'inscrivait dans le monde de pauvreté et de béton que j'avais connu toute ma vie.

C'est donc tout naturellement que se mit à s'exprimer sous ma plume, propulsé à notre époque, ce jeune noir, à peine sorti de prison, dans sa cité HLM. L'histoire de ce jeune noir est entrecoupée, fractionnée. C'est une rébellion rythmée, déclamée, rappée, slamée et chantée sur une musique noire, blanche, métisse, ancienne et moderne, faite de fragments mélodiques, d'échantillons musicaux disparates, dont la mise en relation accidentelle et inattendue verra surgir, contre toute attente, du nouveau et de l'harmonieux. Ceci comme allégorie du cheminement du jeune noir de cette histoire et de ces nouvelles générations, dont je fais partie, nées en Europe et dont les racines s'originent sur le continent africain ancestral."
Abd Al Malik

Publié dans Art & Culture

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