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Emmanuel Kant:Penser la pensée Par Louisa Yousfi-sciences humaines
Article issu du numéro

Grands Dossiers N° 34 - mars-avril-mai 2014
L'art de penser - 15 philosophes au banc d'essai - 


Avant de vouloir connaître le monde, il faut d'abord connaître 
la pensée, sa puissance et ses limites. Que puis-je connaître ? 
Avec cette question inaugurale, la philosophie se donne un rôle critique.
« La raison humaine a cette destinée particulière (...) d'être accablée de ques¬tions qu'elle ne peut écarter ; car elles lui sont pro¬posées par la na¬¬ture de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. » Ainsi Emmanuel Kant résume-t-il en quelques mots, en introduction de la Critique de la raison pure, toute l'ambition et les limites de la raison humaine. De par sa nature même, notre esprit ne peut s'empêcher de se poser certaines questions sur l'origine du monde et sa nature profonde ; mais de par sa même nature, notre esprit est incapable d'y répondre. Comment Kant est-il parvenu à cette conclusion pessimiste et qui semble ébranler dans ses fondements l'espoir d'une métaphysique ?

Une vie au service 
de la pensée
De celui qui naquit dans la ville de Königsberg (1), en Prusse, et qui devait y mourir sans jamais l'avoir quittée, on a coutume de garder l'image d'un homme à l'existence monotone.

Célèbre est la légende de ses promenades quotidiennes, réglées comme une horloge : ses voisins, dit-on, étaient capables d'indiquer, à la minute près, l'heure à laquelle Kant passait devant leur fenêtre. On dit aussi qu'il ne dérogea à ses rituels qu'à deux occasions dans sa vie : lors de la parution du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau, en 1762, pour se précipiter chez son libraire, puis à l'annonce de la Révolution française, en 1789, pour se procurer le journal. La vie de Kant est tout entière vouée à l'enseignement et à la recherche et ne connaît d'autres événements marquants que la parution d'œuvres dont certaines ouvriront des voies nouvelles à la philosophie.
Mais autant est sans grand relief la vie quotidienne de Kant, autant est révolutionnaire sa pensée. Car, de la même façon que l'astronome Nicolas Copernic avait transformé notre rapport à l'univers, au début du XVIe siècle, en montrant que la Terre tourne autour du Soleil, Kant a révolutionné durablement la philosophie en lui donnant un tour « critique ». Sa « révolution copernicienne » à lui consiste à détourner le regard des choses et de leur « essence », pour s'intéresser à notre faculté de connaître, son pouvoir et ses limites. Ce changement de perspective est fondamentalement réflexif : la pensée doit se prendre elle-même pour objet. Avant de vouloir connaître le monde, il faut s'interroger sur notre capacité à le connaître. La première question de la philosophie est donc, selon Kant : « Que puis-je connaître ? »
La pensée de Kant s'inscrit, comme celle de tous les philosophes, dans une époque et un milieu intellectuel qui lui donnent sens et permettent de mieux la comprendre.


Né en 1724 en Prusse orientale, Kant est le quatrième d'une famille modeste de onze enfants. Son père est un honnête artisan sellier. Sa mère, une femme très intelligente aux dires mêmes de Kant, est adepte du piétisme, un courant protestant apparu en Prusse, qui prône une discipline morale très rigoureuse associée à une grande rigueur intellectuelle (les piétistes accordent beaucoup d'importance à l'argumentation rationnelle).


On ne pourra comprendre l'importance de la loi morale chez Kant, et son fameux impératif catégorique, son aversion pour le mensonge et la mauvaise foi, sans prendre en compte cette forte influence du piétisme.
Au cours de ses études, le jeune Kant va découvrir une autre forme de ri¬gueur intellectuelle : celle de la science. L'éducation religieuse lui était apparue comme un « esclavage de la jeunesse ». Sur les bancs de l'université, il s'enthousiasme pour les cours du professeur Martin Knutzen, qui tente de réconcilier le piétisme et le rationalisme philosophique. À cette époque, Kant découvre la physique d'Isaac Newton. Son premier mémoire, Pensées sur la véritable évaluation des forces vives (1746), relève de la physique.


L'une de ses premières publications est une Théorie du ciel dans lequel il envisage l'existence des galaxies (qu'il nomme des « univers-îles »). En 1746, son père décède et Kant doit subvenir à ses propres besoins. Il devient précepteur dans diverses familles de la ville, notamment chez la comtesse de Keyserling (il y découvrira le goût pour les conversations mondaines et les réceptions). En 1755, Kant entame sa carrière universitaire, qui va durer quarante ans.


Au cours de cette longue carrière, les disciplines qu'il va enseigner sont d'une étonnante diversité : logique, mathématiques, morale, anthropologie, théologie mais aussi géographie. Il s'intéresse même à la pyrotechnie ou à la théorie des fortifications ! À l'époque, la philosophie ne ressemble en rien à une discipline spécialisée, séparée des autres savoirs.


Kant publie beaucoup d'ouvrages de géographie, de morale, de métaphysique... mais cette partie de son œuvre est la moins connue. Elle apparaît après coup comme une période de maturation avant la publication des grandes œuvres qui vont faire sa renommée, et qui figurent aujourd'hui parmi les monuments de la philosophie : les trois « critiques ». Critique de la raison pure paraît pour la première fois en 1781 (Kant a alors 57 ans), suivi de Critique de la raison pratique, puis de Critique de la faculté de juger, en 1788 et en 1790.

Le projet de Critique 
de la raison pure


Le projet de la Critique de la raison pure est exposé en préface. Tout part d'une question simple : pourquoi la science progresse-t-elle et pas la philosophie ? Comment se fait-il que l'on parvienne en science à des conclusions unanimes et indiscutables (comme le sont à l'époque les lois newtoniennes) alors que la philosophie est un « champ de bataille », où derrière l'apparence de démonstrations rigoureuses se cachent des opinions diverses ?


Ces questions poussent à s'interroger sur les modes de connaissance respectifs de la science et de la philosophie, que Kant nomme « métaphysique ». Une première distinction entre science et métaphysique pourrait être que l'une étudie des objets concrets (les astres, le corps humain) alors que l'autre porte sur des notions qui échappent à l'expérience : Dieu, l'âme.


C'est effectivement un premier point de différence. Mais si Kant prend en compte l'empirisme – la lecture de David Hume l'a sorti de son « sommeil dogmatique » –, il ne se rallie pas pour autant à cette doctrine qui fait de l'expérience le fondement de la connaissance. Car Kant sait qu'il existe dans la science et dans toute connaissance une part qui échappe à l'expérience, ce que Kant l'appelle les jugements « a priori ». Quand je tiens une pierre dans la main, je l'observe sous toutes les coutures : son poids, sa forme, ses couleurs sont des connaissances empiriques, dérivées des sens.
Mais si la connaissance ne venait que des sens, en manipulant la pierre sous différents angles, je ne percevrais pas une pierre mais des images successives sans ordre. C'est mon esprit qui unifie ces images en un objet. La fusion du multiple en un objet « un » relève pour Kant du jugement a priori, qui dépend de mon esprit et non de l'expérience.


Le but essentiel de Critique de la raison pure consiste à dégager ce qui, dans l'esprit humain, relève de l'a priori. Kant va s'employer à dévoiler ce que sont les idées « transcendantales » c'est-à-dire qui échappent à l'expérience. Il en va ainsi de l'espace et du temps (encadré ci-dessous), de même que pour d'autres catégories : l'unité, la multiplicité, le tout...
Si la connaissance est en partie expérimentale, mais réassemblée dans des cadres a priori, cela signifie que notre accès à la réalité n'est pas direct. Nos connaissances ne dévoilent pas le monde tel qu'il est, mais tel que les cadres mentaux permettent de le voir. Dans le langage de Kant, nous ne pouvons avoir accès qu'aux « phénomènes » et non aux « choses en soi » (« noumènes »).


Si la science se distingue de la métaphysique, c'est en raison du fait qu'elle étudie des phénomènes extérieurs mais peut universaliser ces observations et expériences au moyen de l'outil mathématique (qui relève de jugements a priori). Kant a en tête la physique de Galilée et de Newton, qui a découvert le mouvement des astres en appliquant les mathématiques aux lois de la nature.

Les limites de la raison


En revanche, la métaphysique, elle, emploie les mêmes outils de la raison (démonstration) mais sur des objets qui ne sont pas accessibles par l'expérience : Dieu, l'âme, le cosmos.
Les démonstrations de l'existence de Dieu sont toutes défaillantes, car elles ne font qu'appliquer la raison à des chimères. Kant ne dit pas que Dieu n'existe pas, mais qu'il n'est pas connaissable. Il en va de même pour l'âme ou d'autres notions qui sortent du cadre de l'expérience.

L'argumentation de Critique de la raison pure revient donc à condamner toute métaphysique dite « dogmatique ». Cela conduit à définir les bornes de la raison. Notre connaissance du monde est toujours filtrée par la connaissance de ce qu'il est pour nous, c'est-à-dire à travers les cadres mentaux (les catégories ou les schèmes) que nous déployons pour saisir le monde. Les choses telles qu'elles sont « en soi » nous sont à jamais inaccessibles. Est-ce à dire que la raison doit se contenter de s'exercer dans le domaine de la seule science ?


Une fois que Kant pense avoir mis au jour les mirages de la métaphysique, il reste alors à connaître l'usage légitime de la raison. Pour Kant, sa destination véritable est dans l'action pratique. Tel est le point de départ de Critique de la raison pratique, ouvrage dans lequel il pose les bases d'une philosophie morale fondée sur des critères rationnels et une démonstration. Selon lui, la morale ne peut pas seulement être une série de préceptes sur lesquels régler son action. Elle doit être intérieure et rationnelle : la morale authentique est celle d'un sujet autonome qui fait des choix personnels et universalisables. Tel est le principe de l'impératif catégorique.


La première question de la philosophie kantienne était : « Que puis-je connaître ? » Elle correspondait au champ de la connaissance et au thème de Critique de la raison pure. Elle visait à établir les conditions de la connaissance et les limites de la raison.


La deuxième grande question de la philosophie – « Que dois-je faire ? » – ramène justement à la question de l'action et de la morale. C'est l'objet de Critique de la raison pratique mais également de Métaphysique des mœurs (1785).
La troisième grande question – « Que m'est-il permis d'espérer ? » – pose le problème du salut et donc de la foi. Sur ce thème délicat, Kant publia, en 1793, La Religion dans les limites de la simple raison, mais l'ouvrage fut censuré par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II. Kant lui ayant fait la promesse de plus traiter de religion dans ses écrits, il considéra ce serment rompu le jour de la mort du souverain.


Par la suite, Kant rajoutera une quatrième question – « Qu'est-ce que l'homme ? » – en précisant qu'elle intègre les trois précédentes, et ouvre un nouveau champ de connaissances : « l'anthropologie ». C'était appeler à la naissance des sciences humaines qui commençaient alors tout juste à germer.


Les failles de la raison pure


Toute personne ayant réfléchi un jour sur la structure de l'univers n'a pas manqué de se poser la question de 
ses limites. Or, lorsque l'on tente de concevoir l'univers 
dans son ensemble, on se heurte immanquablement à 
ce problème : si l'univers a des limites, la raison 
nous pousse à nous demander ce qu'il y a au-delà, car notre esprit est incapable de penser un univers limité avec « rien » à l'extérieur. Mais inversement, envisager l'univers comme infini est tout aussi impensable. Que l'on tourne la question dans tous les sens, l'idée d'infini, tout comme celle de limite de l'univers, échappe à notre entendement...
Pour Emmanuel Kant, cette impasse logique (qu'il nomme « aporie ») surgit lorsque nous cherchons à appliquer hors du champ de notre expérience courante une notion comme 
la notion d'espace, qui n'appartient pas à l'univers 
mais à la structure de notre esprit.
« L'espace n'est pas un concept empirique, qui ait été tiré d'expérience externe, (...) c'est une représentation nécessaire, a priori » (c'est-à-dire antérieure à l'expérience), notait Kant. Il en va de même pour le temps. 
Nous pensons le temps de façon linéaire, comme une ligne allant du passé au futur, que l'on découpe en séquences.


Mais dès que l'on cherche à transposer cette vision 
du temps à l'univers, on se heurte aussi à la question 
des limites. L'univers a-t-il un début (mais alors 
qu'y avait-il avant) ? Ou bien est-il éternel 
(mais un univers sans début est tout aussi impensable) ? Cette impasse du raisonnement vient de la transposition au cosmos de ce qui n'est en fait qu'un cadre mental, 
celui du temps linéaire.
Ce que nous croyons être des propriétés de la nature, comme l'espace en trois dimensions, le temps linéaire, sont en fait des « formes » ou « catégories » de 
notre pensée. Vouloir les transposer dans l'absolu pour penser la structure de l'univers conduit à des impasses. Ces impasses révèlent les failles de la « raison pure ».
Louisa Yousfi
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L'art de penser - 15 philosophes au banc d'essai, Grands Dossiers n°34, mars-avril-mai 2014

Publié dans Contribution

Quand l’Ouganda étouffe les voix dissidentes grâce à une « taxe sur les rumeurs »

En Ouganda les gouvernants ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de restreindre les libertés et d’augmenter les recettes publiques. Ils ont tout simplement créé une nouvelle taxe. Une taxe sur « les rumeurs » voilà qui est croquignolesque ! Sauf que celle-ci est réellement entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Au moins dans ce pays la peur du ridicule ne tue pas.

Une façon déguisée d’augmentée les recettes fiscales

En cause les réseaux sociaux WathsApp, Facebook, Twitter, Skype, Viber, etc. Avec comme conséquences une restriction des libertés civiles et la réaction d’Amnesty International ne s’est pas faite attendre. L’association de défense de droits de l’homme a immédiatement demandé aux autorités Ougandaises d’abolir cette taxe d’un montant de 200 shillings. Il s’agit en effet pour elle d’un moyen « d’étouffer les voix dissidentes dans le pays en même temps que de rechercher des nouveaux revenus ».

Quand le gouvernement piétine les droits de l’homme

L’Ouganda, en agissant ainsi, ouvre la voie à l’arbitraire en décidant de ce qui est, ou non, utile sur les réseaux sociaux. Ben, voyons ! Au nom de la DEMOCRATIE le gouvernement serait plus avisé de faire respecter et de favoriser la liberté d’expression, sur Internet comme ailleurs.

Effet boomerang !

Depuis le 1er juillet les utilisateurs des réseaux sociaux doivent ainsi composer un code spécifique qui soustrait automatiquement le montant de la nouvelle taxe de leur crédit Internet mobile. A ce compte-là il sera intéressant de connaître la somme que va devoir payer le chef de l’Etat Yoweri Meseveni qui ne compte pas moins de … 855 000 abonnés sur Twitter. On risque bien d’assister à un remake de « l’arroseur arrosé ». Précisons enfin, qu’en raison d’un PIB moyen par habitant de 604 dollars, seulement 22 % de la population utilise Internet et ce n’est pas cette nouvelle taxe qui va favoriser son accès. Conclusion, la fracture numérique dans le pays va encore s’accroître entre jeunes et adultes, pauvres et riches et entre les hommes et les femmes. Bravo ! Reste à espérer maintenant que les tribunaux sanctionneront une initiative qui viole aussi effrontément la Constitution Ougandaise. Affaire à suivre.

Le Directeur de la publication

Ichrono

Publié dans Billet d’humeur

Dans un rapport, publié ce lundi 16 juillet, intitulé « Budgets en chute, répression en hausse », l'ONG Amnesty International s'intéresse à l'impact social des mesures prises par le gouvernement tchadien, depuis 2015, pour faire face à la chute brutale des cours du pétrole. Baisse du budget de la santé, coupes budgétaires en matière d'éducation... les populations paient un lourd tribut et, lorsqu'elles manifestent pacifiquement leur lassitude, elles sont victimes de la répression par les forces de l'ordre.

Des mesures d’austérité, mais à quel prix ? Dans son dernier rapport publié ce lundi, Amnesty International montre que les réductions drastiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation ont renforcé la précarité des populations les plus vulnérables. Cette étude s’appuie sur les témoignages de 176 personnes recueillis à Ndjamena, Massaguet, Massakory et Sarh.

L’ONG constate que le budget du gouvernement consacré à la santé a diminué de moitié entre 2013 et 2017. Les subventions allouées aux hôpitaux ont aussi baissé. Résultat : des pénuries récurrentes de médicaments et notamment de produits essentiels tels que le paracétamol et les désinfectants.

« Rien ne saurait justifier le non-respect des obligations minimales essentielles en matière de droit à la santé, même une crise économique », déplore Samira Daoud, la directrice régionale adjointe pour d’Afrique de l’Ouest et du centre d’Amnesty.

Seconde victime de ces coupes budgétaires : l’éducation. Suppression des bourses des étudiants, hausse des frais d’inscription dans les universités publiques, réduction de 50 % des primes et indemnités des fonctionnaires… tout ceci contribue à maintenir un faible taux de scolarisation, à avoir des salles de classe sous-équipées et une grogne sociale de plus en plus importante de la part des enseignants et des étudiants, constate l’ONG de défense des droits de l’homme.

Chaque fois qu'il y a eu des mesures d’austérité qui ont été prises, cela a entraîné des manifestations des populations, de la société civile, des étudiants, des élèves, mais aussi des grèves de fonctionnaires. De janvier à mars, nous avons documenté au moins 12 manifestations. Dans tous ces cas-là, il n’y a eu qu’une seule manifestation pendant laquelle les forces de sécurité n’ont pas eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Que les gens aient fait ou non usage de la force, les forces de sécurité ont frappé des manifestants. Il y a eu plusieurs blessés et 150 personnes, au moins, ont été arrêtées, dont de nombreux élèves et étudiants. Nous, ce que nous constatons c’est que la répression continue au Tchad. Les mêmes restrictions qui existaient avant continuent et sont encore plus renforcées. Par conséquent, le ton a durci encore plus et la situation est, pour nous, très inquiétante d’autant plus que nous avons eu à faire, auparavant, des recommandations et nous constatons que ces recommandations ne sont pas mises en œuvre.

RFI

Publié dans Afrique

Le président du Conseil européen Donald Tusk et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sont à Pékin ce lundi 16 juillet pour constituer un bloc destiné à s'opposer au protectionnisme américain, mené par Donald Trump au nom de « l'Amérique d'abord ». Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo, pour lancer également un vaste accord de libre-échange avec le pays du Soleil-Levant.

Le 20e sommet Union européenne-Chine qui se tient ce lundi 16 juillet à Pékin tombe à point nommé pour démontrer la volonté des deux partenaires de poursuivre et même renforcer leurs relations commerciales. Cela dans un climat de guerre protectionniste lancée par les États-Unis.

La Chine, deuxième puissance économique mondiale et l'Union européenne (UE), le plus grand marché unique du monde, sont favorables à une modernisation de l'organisation mondiale du commerce, soit tout le contraire de Donald Trump.

Unies pour lutter contre les droits de douane imposés par les États-Unis aux importations d'acier et d'aluminium, l’UE et la Chine sont cependant en désaccord sur certaines pratiques commerciales chinoises qualifiées de dumping par les Européens. Cela aussi devra être abordé, car la Commission européenne insiste sur la nécessité de respecter les règles du commerce international.

Les deux dirigeants européens se rendront ensuite à Tokyo pour signer un accord de libre-échange avec le Japon, autre signal fort contre le protectionnisme. Cet accord de libre-échange devrait couvrir près d'un tiers du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

EMMANUEL DUNAND / AFP

Publié dans International
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