Filtrer les éléments par date : mercredi, 14 février 2018

Nouveau report à Dakar d’un tentaculaire procès, dans lequel plus de trente personnes sont soupçonnés d’activités en lien avec le terrorisme. Elles sont soupçonnées d’avoir cherché à mettre en place un réseau jihadiste sur le territoire sénégalais. Parmi les prévenus, se trouve notamment l’iman Ndao, originaire de Kaolack.

Dans une salle d’audience sécurisée par des hommes armés, le quartier du tribunal était entièrement bouclé le 14 février lorsque le renvoi de ce procès qui s’annonce long et complexe a été annoncé, pour des raisons techniques.

Un nouveau juge, Samba Kane, vient d’être nommé. Il remplace au pied levé Malik Lamotte qui préside en ce moment le procès de Khalifa Sal. Un procès qui doit justement reprendre demain matin, dans la même salle d’audience, l’immense salle numéro 4 du palais de Justice de Dakar.

Toute la matinée, devant un millier de personnes, l’audience a également été très technique. Certains avocats ont par exemple expliqué qu’ils ne pouvaient pas, faute d’autorisation, rendre visite à leurs clients en prison. D’autres, qu’ils n’avaient pas encore reçu le dossier qui doit être transmis sous forme numérique.

Autant d’éléments qui font craindre aux avocats de la défense un procès « pas équitable » pour les prévenus. Ils sont plus de 30 soupçonnés d’actes graves : associations de malfaiteurs en relation à une entreprise terroriste, financement du terrorisme. L’audience de leur procès a été fixée au 14 mars prochain.

RFI

Publié dans Société

Embourbé dans les scandales, le président sud-africain Jacob Zuma a finalement annoncé mercredi soir 14 février sa démission « avec effet immédiat », cédant aux pressions de sa propre formation politique, le Congrès national africain (ANC).

C'est à la fin de son allocution télévisée que Jacob Zuma a finalement annoncé sa démission. Une démission qu'il dit motivée par la crainte de voir des violences ou des divisions au sein de son parti, l'ANC.

« Aucune vie ne devrait être perdue en mon nom. Mais aussi, l'ANC ne devrait jamais être divisé en mon nom. J'en suis arrivé à la décision de démissionner de mon poste de président de la République, une décision à effet immédiat. Même si je suis en désaccord avec le leadership de mon organisation. »

« Je dois accepter que mon parti et mes compatriotes veulent me renvoyer, a-t-il poursuivi. J'ai toujours été un membre discipliné de l'ANC. Aussi longtemps que je vivrais, je continuerai à servir le peuple sud-africain mais aussi l'ANC, l'organisation que j'ai servi toute ma vie. »

RFI

Publié dans Afrique
mercredi, 14 février 2018 10:09

Aïssatou CISSE du roman : Zeyna- Sénégal

 

Aïssatou CISSE du roman : Zeyna- Sénégal

Merci au potosse papmagatmateuw Fal pour nous avoir parlé de cette brillante dame. Il faut dire aux éditeurs de bien faire le marketing de nos auteurs. Aux journalistes de relayer les bonnes feuilles. ichrono.info essaie de combler ces lacunes viscérales et inadmissibles.

La pensée est d'or. P B C


Aïssatou Cissé est sénégalaise. La dédicace de son premier roman évoque sa vie comme une petite autobiographie :


« Je dédie ce roman à :


- Mes parents, vous qui êtes les meilleurs parents du monde, je vous admire et vous adore tellement !
- Mes sœurs, je me demande ce qu'aurait été ma vie sans vous, je vous chérirai toute ma vie ! (de Adja à Fatou)
- Mes terribles frères, vous qui hantez nos existences, je vous aime très, très fort !
- Mes amis, vous qui avez cru en moi et m'avez soutenue, que Dieu vous bénisse ! (Atoumane Mbaye, si le Bon Dieu m'avait demandé mon avis, sois sûr que tu aurais été à mes côtés au moment où j'écris ces lignes, à nous chamailler comme par le passé. Que la terre te soit légère !)
- Toi, Tonton Mory qui m'as si « honteusement » gâtée, sache que je t'aimerai ma vie entière !
- Mes grands-parents (paternels et maternels), j'aurais souhaité vous avoir à mes côtés pour toujours, que le Paradis soit votre Demeure Éternelle ! (Merci à toi Mame Fatou Lypour tes précieux conseils sur la culture toucouleur, tu me manques tellement !).
- Aboubakar Diop, mon éditeur, merci pour ta confiance.
Charles Eder, merci de m'avoir aidée à garder le moral et de m'avoir tellement soutenue !
- Mes chers beaux-frères (Salif Ba et Noah Stephen), ne paniquez surtout pas car il m'est impossible de vous oublier (Adja et Alama ont fait de bons choix).
- Big dédicace à toi, Bintou Soumaré, ton aide m'a été précieuse
- Mme Aïda Guèye, je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir inculqué l'amour de la littérature (décédée en mars 2001).
- Tonton Ousmane Kane (mon prof de maths au Collège David Diop), je rends hommage au courage et à la patience dont tu as fait preuve à mon égard! »

Linguère Fatim : une nouvelle d'Aïssatou Cissé (2004)

Zeyna. Saint-Louis: Xamal, 2002. (104p.). ISBN 2-84402-033-X. Roman.
« Résumé
Dans ce roman, l'auteure se penche de façon émouvante sur le désarroi de beaucoup de femmes modernes et intellectuelles, mariées à des illettrés traditionalistes et conservateurs.
L'éducation des enfants dans certaines familles polygames est souvent relayée au second plan, s'ils ne servent pas de " cravaches " aux différentes mamans contre leurs co-épouses.
Elle a aussi tenu à apporter sa petite pierre sur la question du VIH/Sida, notamment dans la sensibilisation.

https://booknode.com/zeyna_02390013
«

Ce matin-là une animation inhabituelle régnait à l'entrée de la nouvelle école de Pikine Tally-Boumack, les Cours Privés Cheikh Anta Diop. Le Directeur avait fait venir une voiture du Centre de Transfusion Sanguine pour inviter les élèves à une opération de don du sang. Le véhicule était entouré de promeneurs curieux qui essayaient de voir ce qui se passait à l'intérieur. C'est avec beaucoup de peine que les trois infirmiers et le médecin réussirent à en sortir pour s'engouffrer dans l'établissement, dont le portail fut immédiatement refermé par le gardien. Seuls quelques résidents, informés la veille, étaient autorisés à entrer.
Assise à l'écart, une belle jeune femme claire portant un grand boubou en basin rose brodé de fils dorés, suscitait des coups d'œil curieux. Se courbant légèrement, elle éloigna son panier de marché un peu sur sa gauche afin de se mettre à l'aise en attendant son tour.

« Zeyna, jeune toucouleure, est assistante administrative dans une grande société à Dakar. Mariée à Samba Dia, marabout, la jeune femme vit un calvaire dans son foyer. Par égard pour son père qui l'avait destinée au fils de son meilleur ami depuis sa tendre enfance, Zeyna tait le mauvais traitement que lui infligent Samba et sa fille Penda issue d'un premier ménage.
La jeune Penda a juré de briser l'union de son père avec sa nouvelle épouse afin de venger sa mère répudiée. Un jour, Penda trouve cependant la solution à son problème : elle raconte à son père que sa belle épouse est porteuse du virus de la terrible maladie appelée Sida... » (D'après la quatrième de couverture)
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The University of Western Australia/French
Created: 16 July 2003
Modified: 03 January 2005
Archived: 12 December 2012
http://aflit.arts.uwa.edu.au/CisseAissatou.html

Protection des droits d'auteur
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- Le texte peut être traduit, mais la traduction ne doit pas être publiée sans accord préalable écrit de l'auteur.
- Lorsqu'il est distribué ou copié, le texte doit toujours être accompagné de la présente notice.
Si vous souhaitez contacter l'auteur, envoyez un message à Dr Jean-Marie Volet, The University of Western Australia, NEDLANDS 6907 (Australie), qui le lui transmettra.
Fin de la notice

Publié dans Ex-libris

 

Merci à papmagatmateuw Fal de nous avoir parlé de cette dame "sa potosse". ichrono.info PB C  et B G

Aïssatou Cissé -Auteur de la nouvelle "Linguère Fatim" par Fatim Djeumb et Dieng -(Dakar : Nouvelles Editions Sénégalaises, 2005)
Interview 2004 par Fatim Djeumb et Dieng


Interview réalisée en décembre 2004


Fatim Djeumb et Dieng, le personnage central de votre nouvelle, est une femme courageuse, persévérante et humble en dépit de son rang royal. Qu'est-ce qui vous a inspiré et incité à écrire cette nouvelle ?


J'ai tiré mon inspiration de la poissonnière de ma mère. Je peux vous assurer que cette dame est issue d'une lignée très noble, mais les aléas de la vie ont carrément modifié sa destinée qui aurait dû être celle d'une linguère c'est-à-dire d'une princesse !
Est-ce que c'est souvent le cas que la Sénégalaise travaille et gagne sa vie quand son mari est en chômage ?
C'est effectivement le cas chez nous au Sénégal. La femme sénégalaise est très courageuse et très digne. Vous pouvez voir dans certains foyers, le mari perdre brusquement son emploi et c'est son épouse ou ses épouses, parce que malgré le chômage les hommes n'arrêtent pas d'en épouser, qui font de grands efforts pour subvenir aux besoins de la famille. Et, elles sont souvent poissonnières ou lavandières. Par exemple la poissonnière de ma mère vient quelque fois avec sa coépouse qui est aussi vendeuse de poissons.


Si Fatim a perdu une certaine mesure de son statut social, elle n'a pas perdu sa propre dignité. A votre avis, quels facteurs contribuent à la force de caractère des Sénégalaises ?


Vous savez, nous les Sénégalaises, nous aimons bien être chouchoutées par des maris affectueux et galants qui nous font de temps en temps des petits cadeaux ; seulement, cela n'enlève en rien notre dignité ! La femme sénégalaise en général cherche pour sa famille une bonne qualité de vie, car il faut que les enfants suivent une bonne éducation scolaire, ce qui entraîne sans aucun doute une excellente condition sociale. Pour donner une vie saine à sa famille, la Sénégalaise n'hésite pas à travailler dur, quelle que soit la caste à laquelle elle appartient !


Comment est-ce que la classe sociale, sinon la caste, influence la vie des Sénégalaises de nos jours ?


Malheureusement, cette histoire de caste est un frein à l'épanouissement de la femme Sénégalaise, et même des Sénégalais tout court ; en ce qui concernent les classes sociales, la vie à ce niveau est plus perméable, c'est-à-dire que très souvent nous voyons un riche se marier avec quelqu'un de condition très modeste, mais pour les castes, c'est tellement complexe, les différentes castes s'acceptent difficilement : vous ne verrez jamais ou très rarement un guër (noble) épouser une ñéño (griotte) sans que ce soit scandaleux aux yeux de la société !


Vous êtes très jeune. Comment êtes-vous venue à l'écriture et qui vous encourage à écrire ?


J'écris depuis que j'ai arrêté les études secondaires. Au début, c'est-à-dire après mon obtention du BFEM (Brevet de Fin d'Etudes Moyennes), ne pouvant plus poursuivre mes études générales à cause de mon handicap. Les classes dans tous les établissements se trouvent en hauteur et n'ont pas d'accès pour les chaises roulantes ; ensuite, j'ai voulu faire de l'architecture, et là aussi même problème ; alors, je me suis prise en main en étudiant seule à la maison. Puis, en discutant avec une amie sur sa condition très pénible de femme mariée, il m'est venue l'idée de dénoncer son insupportable et non-enviable vie conjugale, bien sûr en brodant autour de l'histoire. Et depuis la publication de mon premier ouvrage intitulé « Zeyna », mes parents, mes frères et sœurs, mes amis, et surtout le peuple Sénégalais m'encouragent beaucoup ; ils m'interdisent d'arrêter !


Quelles femmes écrivains du Sénégal lisez-vous avec le plus de plaisir ?


Je lis Mariama Bâ qui a écrit « Une si longue lettre », Ken Bugul « Le baobab fou », Nafissatou Dia Diouf « Primeur » et Sokhna Benga « Herbe folle » ; j'adore leurs écrits !


Qui considérez-vous comme les femmes les plus importantes de votre pays, de nos jours ou du passé ?


Les femmes les plus importantes du Sénégal que je prends en exemple sont : Aline Sitoé Diatta qui a longtemps lutté contre les Blancs du temps de la colonisation : elle était appelée la reine de Cabrousse (une localité de la Casamance) ; la reine du Walo Djeumbet Mbodj qui a amélioré la condition des femmes dans le passé en les imposant dans la vie politique du royaume ; puis la princesse Yacine Boubou qui a sacrifié sa vie pour que son fils soit Damel (roi dans le royaume du Djolof).
Pourriez-vous donner quelques exemples de changements de mentalité en ce qui concerne les aspirations des jeunes Sénégalaises ?
De nos jours, les jeunes filles veulent moderniser leur vie. Les Sénégalaises ont tendance maintenant à bousculer les tabous. Par exemple, il y a beaucoup de mariages mixtes, entre Sénégalais et Européens ou Américains sans que cela ne soit scandaleux, comme par le passé. De rare fois, les tabous des castes sont mis de côté par la jeunesse sénégalaise. Les femmes ont réussi à faire voter une loi contre l'excision (la circoncision des filles par l'ablation du clitoris), c'est une grande victoire pour la vie sociale et surtout la santé et la dignité de la femme !


Pouvez-vous décrire les stratégies employées par les Sénégalaises pour extraire le respect qui leur est dû ?


Je pense que la plus louable des stratégies a été la scolarisation des filles en masse, parce que si la femme a étudié, et qu'elle travaille plus tard, elle pourra s'auto-suffire. Maintenant, les Sénégalaises sont beaucoup plus épanouies car elles travaillent. Il y a le cas de celles qui ne sont jamais allées à l'école. Celles-ci refusent de croiser les bras et d'attendre un mari qui leur donnera tout ce dont elles ont besoin : elles font du commerce, en vendant du poisson, en faisant la lessive dans les maisons, en pilant du mil... ou en vendant des jus de fruits rafraîchissants préparés avec nos fruits locaux. Avec cette vision de la vie, les Sénégalaises forcent l'admiration et le respect !


À votre connaissance, avez-vous inspiré des filles sénégalaises à réussir et à se réaliser dans la vie ? Quel avis offrez-vous aux jeunes Sénégalaises ?


Oh oui, et j'en suis tellement heureuse ! Vous savez, depuis que les gens m'ont vu à la télévision présentant mon livre, le roman que moi la fille handicapée (comme le disent ceux qui ont suivi l'émission) a écrit ! Je sais que certaines filles qui refusaient de prendre leur avenir en main commencent à se remettre en question et commencent à se battre pour s'en sortir. Je voudrais que les jeunes Sénégalaises se ceignent les reins et fassent de grands efforts pour s'affirmer et se faire ainsi une bonne place dans cette société sénégalaise qui a besoin de notre main d'œuvre pour l'épanouissement de notre nation. Dans ce monde-là, il n'y a plus de sot métier, nous n'avons plus le droit de minimiser quoi que se soit si nous voulons avoir une vie agréable sans dépendre des autres. Etant donné que les filles sont plus nombreuses que les garçons, comme le disent certains amis (hommes, bien sûr !), alors, elles doivent être conscientes qu'elles constituent une force vive pour l'économie du pays.


Des projets littéraires ?


Un secret trop lourd devrait paraître ici, au Sénégal, aux Editions Le Nègre International, et L'avenir est mien ! aux Editions Le Nègre International& aux Editions Maguilen. J'ai aussi en projet un téléfilm : L'avenir est mien ! Un pont sur l'Océan. Je cherche aussi un éditeur pour le texte d'une BD que j'ai écrite afin que les filles du monde entier qui sont privées d'éducation puissent y accéder.

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