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Lisez pour comprendre ce monde : la domination était multiforme, le sexe comme arme . Merci à mon ami MOHADI de createo Paris 15 qui m'a parlé de cet ouvrage instructif. P B C

"Sexe, race et colonies" : "Un viol qui a duré six siècles" ouvrage collectif de 97 chercheurs - Pascal Blanchard
"Un marin et deux femmes", photographie, tirage argentique [Indonésie], c.1939. (Collection Olivier Auger)
L'ouvrage collectif "Sexe, race et colonies" est un événement. Pascal Blanchard, copilote du projet, et Todd Shepard, l'un des contributeurs américains, expliquent à "l'Obs" le plus grand tabou de la colonisation.


Par Marie Lemonnier


Montrer les «objets du délit». Tel est le fort parti pris adopté par un collectif de 97 chercheurs, historiens, anthropologues, sociologues, pour raconter ce qu'il faut bien appeler un système de prédation sexuelle à échelle mondiale dans les territoires colonisés ou esclavagisés.
Par l'accumulation des images sidérantes de corps exotisés, érotisés, chosifiés, «Sexe, race et colonies», qui sort ce jeudi 27 septembre aux éditions La Découverte, vient jeter une lumière crue sur un pan occulté de l'histoire des empires coloniaux, véritables «empires du vice» où la domination des corps va de pair avec la conquête des terres.


Quarante ans après la parution de «l'Orientalisme» d'Edward Said qui avait levé la part des fantasmes contenus dans les représentations de l'Occident sur l'Autre colonisé, cette somme en tout point spectaculaire riche de textes musclés vient aussi continuer le travail de déconstruction des imaginaires forgés par six siècles de violence inouïe mêlée de fascination trouble. Dans la postface du livre, l'écrivaine Leïla Slimani affirme: «On ne devrait pas pouvoir parler du voile, de Trump, du tourisme sexuel dans les pays du Sud, du "grand remplacement", des violences policières à l'égard des Noirs, des migrants ou du Nouvel An 2015 à Cologne sans avoir lu le texte qui précède.»

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Document


« Les imaginaires sexuels coloniaux ont façonné les mentalités des sociétés occidentales »


Comment les pays esclavagistes et colonisateurs ont-ils (ré) inventé l'« Autre » pour mieux le dominer, posséder son corps comme son territoire. Extraits de l'introduction de l'ouvrage collectif « Sexe, race et colonies ».


Par Pascal Blanchard, Christelle Taraud, Dominic Thomas, Gilles Boëtsch et Nicolas Bancel

Traversant six siècles d'histoire (de 1420 à nos jours) au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes et jusqu'à la période postcoloniale, notre ouvrage Sexe, race et colonies. La domination des corps du XVᵉ à nos jours explore le rôle central du sexe dans les rapports de pouvoir.


Il interroge aussi la manière dont les pays esclavagistes et colonisateurs ont (ré) inventé l'« Autre » pour mieux le dominer, prendre possession de son corps comme de son territoire, tout en décryptant l'incroyable production visuelle qui a fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l'Occident : autant d'images qui reflètent la domination raciale et sexuelle.


La compréhension de leur contexte de production, l'appréciation de leur diffusion, de leur réception, de leur importance dans l'histoire visuelle, visent à décentrer les regards et à déconstruire ce qui a été si minutieusement et massivement fabriqué. Projet inédit tant par son ambition éditoriale que par sa volonté de rassembler une pluralité de regards et d'approches critiques, ce livre a l'objectif de dresser un panorama de ce passé oublié et ignoré, jusqu'à ses héritages contemporains, en suivant pas à pas le long récit de la domination des corps.

Sexualité, domination et colonisation. Trois termes qui se croisent et s'enchevêtrent en effet tout au long des six siècles de pratiques et de représentations qui composent ce livre. Or, si l'histoire des sexualités aux colonies est un sujet de recherche depuis plus de trente ans, il reste méconnu dans son ampleur. Pourtant, la domination sexuelle, dans les espaces colonisés comme dans les Etats-Unis de la ségrégation, fut un long processus d'asservissement produisant des imaginaires complexes qui, entre exotisme et érotisme, se nourrissent d'une véritable fascination/répulsion pour les corps racisés.


Ceci explique pourquoi les multiples héritages contemporains de cette histoire conditionnent encore largement les relations entre populations occidentales du Nord et celles ex-colonisées du Sud. Car, si les imaginaires sexuels coloniaux ont façonné les mentalités des sociétés occidentales, ils ont aussi bien sûr déterminé celles des dominés. Un travail de déconstruction devient donc aujourd'hui plus que jamais nécessaire, en s'attachant notamment aux images produites tout au long de cette histoire.


La colonie, territoire de la domination sexuelle


La sexualité aux colonies n'est bridée par aucun tabou, y compris celui de l'enfance : les images proposées exhibant souvent des jeunes filles non pubères (ainsi, bien que plus rarement, que des jeunes garçons) dans des mises en scène fortement sexualisées. La violence des fantasmes projetés sur les populations colonisées est donc sans limites, puisque le corps de l'« Autre » est lui-même placé en dehors du champ licite des normes, plus proche de l'animal et du monstre que de l'humain, plus en affinité avec la nature qu'avec la culture.


Ceci explique pourquoi le corps de l'« Autre » est pensé simultanément comme symbole d'innocence et de dépravations multiples : un corps qui excite autant qu'il effraie. Dans ce contexte, les femmes « indigènes » sont revêtues d'une innocence sexuelle qui les conduit avec constance au « péché » ou à une « dépravation sexuelle atavique » liée à leur « race », confortant la position conquérante et dominante et du maître et du colonisateur.


L'existence de ces femmes « Autres » toujours vues comme faciles, lascives, lubriques, perverses et donc forcément insatiables permet aussi de construire, en miroir, l'image de l'épouse blanche idéale, pudique et chaste, réduite à une sexualité purement reproductive.

La liberté sexuelle des hommes blancs aux colonies ne saurait, en effet, être transférée aux femmes issues des métropoles coloniales. Celles-ci y sont, a contrario, plus surveillées encore, du fait qu'elles doivent nécessairement incarner l'exemplarité sexuelle et morale de la colonie, à laquelle les hommes blancs dérogent en général. Ainsi le « gigantesque lupanar », figuré par la domination esclavagiste et coloniale, permet-il aux colonisateurs de se penser et de se vivre en maîtres dans des espaces où leurs possibilités sexuelles sont maximisées au regard des normes et des interdits de leurs propres sociétés, tout en excluant leurs femmes de ce même droit. Ceci explique pourquoi les pratiques sexuelles, amoureuses et conjugales dérogent, presque partout, aux règles, aux décrets et aux lois édictées par ceux-là même qui les transgressent allégrement et continûment.


Cette liberté sexuelle du maître et/ou du colonisateur se heurte pourtant, paradoxalement, aux préceptes moraux, aux interdits raciaux, au refus des femmes blanches d'accepter la cohabitation, jugée humiliante et déshonorante par la plupart d'entre elles, avec d'autres femmes et d'autres familles.

Et, in fine, à la peur croissante, dès la seconde moitié du XIXe siècle, d'un métissage qui fait écho à l'idée de dégénérescence et de disparition de la « race » blanche.
Cette nouvelle configuration moralisatrice, hygiéniste et prophylactique complexe va conduire néanmoins à un appel croissant, quoique tardif, aux femmes blanches pour peupler les empires, assurer des descendances sans métissage et moraliser les mœurs coloniales. Ces véritables campagnes de recrutement d'épouses – ou de prostituées pour les maisons de tolérance – vont souvent s'effectuer, dans un premier temps, dans les marges des sociétés européennes – orphelinats, hospices, asiles, prisons, bordels... – parmi des catégories de femmes stigmatisées, telles les délinquantes, les filles-mères ou les prostituées, les métropoles coloniales se débarrassant ainsi d'éléments supposément « asociaux » et/ou « immoraux ».


Une immense production d'images


De surcroît, partout dans les espaces colonisés, la question raciale est au cœur de la construction des sexualités puisqu'elle y est le pivot central de l'organisation politique, économique et sociale, particulièrement dans les configurations esclavagistes des Caraïbes, du Brésil ou des Etats-Unis. Sur cet ensemble de questions concernant toutes les aires géographiques et tous les empires coloniaux, et ce quelle que soit l'époque, les écrivains et les artistes ont laissé leurs empreintes tout en participant à la construction du regard des métropolitains sur les « Autres ».


Très tôt, comme le montrent les œuvres rassemblées dans cet ouvrage (plus de 1 200 documents reproduits et majoritairement inédits), les artistes dépeignent les sociétés coloniales et, malgré les interdits, évoquent les métissages tout en éclairant les hiérarchies sociales indexées sur le taux de mélanine des différentes populations. Fondées sur des préjugés, notamment religieux, ces hiérarchies ont alors légitimé la domination raciale de l'époque moderne formant ainsi le premier substrat d'un racisme qui s'incarnait à la fois dans la couleur de peau et dans le statut socio-économique. Les premières images produites, du début du XVe siècle jusqu'à la fin du XVIIe siècle, invitent aussi au rêve et témoignent, très majoritairement, d'une admiration et d'une fascination pour les peuples « exotiques » et leur corporalité.


Cependant, la généralisation de l'esclavage entre l'Afrique et les Amériques, les relations conflictuelles dans l'espace méditerranéen, la montée en puissance des empires coloniaux et l'émergence du racisme scientifique vont progressivement effacer ce « temps de la sidération » au bénéfice de représentations de plus en plus souvent dévalorisantes. Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, s'opère en effet une mutation décisive de sens qui va transformer le « préjugé de couleur » en raciologie.

Sexualité, prostitution, homosexualité et « race » s'entremêlent donc inexorablement durant cette période, qui commence en 1830-1840, traverse tout le XIXe siècle et s'achève autour de 1920.


Des artistes de tous les pays vont dans ce cadre bâtir, dans tous les domaines artistiques possibles (dessin, gravure, peinture...), une vision du monde qui bouleverse les représentations de ces ailleurs, jusqu'à la rupture majeure consécutive à l'émergence de nouveaux supports visuels tels la photographie, les affiches illustrées et les objets du quotidien bon marché, diffusant très largement désormais le goût orientalisant, africaniste ou japonisant, tout en exotisant, érotisant et/ou pornographiant

l'« Autre » à outrance.


La démocratisation du porno colonial, à la charnière des XIXe et XXe siècles, figure en effet les colonies comme des « empires du vice », thème présent également dans la fiction romanesque ou pseudo-scientifique, comme en témoigne le célèbre livre du docteur Jacobus, L'Art d'aimer aux colonies (1893). Très vite, l'industrie cinématographique, qui s'impose comme le grand média de masse de la période tant en Europe qu'aux Etats-Unis, va utiliser le potentiel érotique des colonies mettant en images de manière récurrente des hommes blancs présentés comme les maîtres incontestés des espaces colonisés, les « protecteurs » des femmes blanches, et les « séducteurs » et les « libérateurs » des femmes « indigènes », mais aussi de mythiques « femmes fatales » orientales ou asiatiques.


Le siècle de la « beauté métisse »


Enfin, le XXe siècle accouche d'un nouveau paradigme en forme d'utopie qui trouve son expression en de nombreuses images reflétées sur des supports multiples : celui d'une « beauté métisse ». Mais partout, de l'Asie du Sud-Est aux Indes, de l'Afrique subsaharienne au Maghreb, des Antilles à la Polynésie, ces mutations s'accompagnent de vifs questionnements, tel celui concernant la place à donner aux enfants métis : ceux-ci devenant les « enfants perdus » de sociétés encore très majoritairement fracturées par les color lines, légales ou non. Ces nouveaux enjeux, enclenchés par la Grande Guerre, sont ensuite démultipliés par la seconde guerre mondiale sur fond de crise migratoire en Europe et aux Etats-Unis et de contestations anticoloniales de plus en plus vives dans les empires coloniaux.


Cette dernière phase de l'histoire coloniale, enclenchée après 1945, est une période marquée par le déploiement frénétique des violences sexuelles, notamment contre les femmes colonisées, au sein des populations civiles. Comme s'il fallait marquer et violenter les corps des colonisés et, ainsi, les punir de leur désir de se débarrasser de leurs oppresseurs. Comme s'il fallait, aussi, détruire ces femmes indigènes devenues les icônes graphiques des mouvements de libération (et de leurs alliés du moment en Chine, en URSS, en Corée ou en Inde) et des combattantes actives militairement et politiquement dans toutes les luttes

 https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/24/les-imaginaires-sexuels-coloniaux-ont-faconne-les-mentalites-des-societes-occidentales_5359511_3212.html nticoloniales.

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"La colonisation fut coupable de pas mal de crimes...en réponse à Macron ", par Maryse Condé

Quand Emmanuel Macron a parlé de la colonisation comme d'un "crime contre l'humanité", la romancière de "Ségou" a éprouvé le besoin de lui répondre. Voici son texte.
Par Maryse Condé

Maryse Condé, Grand prix du roman métis

« On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.
Moi, je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure où j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'homme arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.


Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.»
Je ne saurais décrire l'effervescence que ces lignes causèrent en moi. J'avais vingt ans. Pour mon anniversaire ma grande amie Françoise dont le père enseignait l'histoire à la Sorbonne m'avait offert ce petit volume rouge et or intitulé «Discours sur le Colonialisme» paru aux éditions Présence Africaine en 1950. Quel en était l'auteur? Un poète martiniquais du nom d'Aimé Césaire.


Lire -"Nègre, je resterai", par Aimé Césaire


Bien que née à la Guadeloupe, l'île voisine, alors que je connaissais sur le bout des doigts Rimbaud, Apollinaire, Gérard de Nerval, je n'en avais jamais entendu parler. C'est que ma mère m'avait endormie en me lisant les contes de Perrault, ma main serrée dans celle de Cendrillon ou de la Belle au Bois Dormant. Mon père, par l'intermédiaire d'un négociant des quais, commandait en France ses caisses de champagne et les livres de la Bibliothèque Nelson que mon frère et moi étions seuls à dévorer. A douze ans je connaissais tout Victor Hugo. Vue cette éducation, je croyais que les Noirs poussaient aux Antilles comme les goyaves poussent aux goyaviers et les fleurs parfumées de l'ylang-ylang aux arbres du même nom. Natifs natals. Je ne savais pas qu'ils étaient parvenus dans les îles de la Caraïbe au terme d'une douloureuse dépossession.


Est-ce à dire que dès lors ma vie changea radicalement? «Je suis une colonisée», me répétais-je avec ivresse, paradant mon identité découverte. Non, la France n'était pas ma mère patrie, ma métropole. Mon peuple qui avait tant souffert était une victime et je devais tout faire pour le soulager. «Discours sur le Colonialisme» devint dès lors ma Bible et sans exagération, c'était en partie à cause de lui que je partis pour l'Afrique.


Je passerai rapidement sur ces douze années turbulentes. Je ne citerai que deux événements. Le mari de ma sœur fut emprisonné pour un complot imaginaire et mourut en détention dans une prison de la Guinée. Moi-même je fus emprisonnée et expulsée du Ghana car j'avais le malheur de posséder un passeport de la Guinée, pays où s'était réfugié Kwame N'Krumah. Pour tenter de comprendre quelque chose à ce qui se passait autour de moi je me plongeais dans la lecture des «Damnés de la Terre» de Frantz Fanon qui avec sa lucidité et son humour coutumiers m'avertissait:


Rêves de possession. Tous les modes de possession: s'asseoir à la table du colon, coucher dans le lit du colon, avec sa femme si possible. Le colonisé est un envieux.»


Etait-ce pour en arriver à cela ?


Lire -Frantz Fanon, dans la peau d'un colonisé


Après ce tumulte, que dirais-je aujourd'hui, moi vieillarde, fuyant le fracas des villes, réfugiée dans la paix du Lubéron et se bornant à dénombrer les naissances de mes arrières petits-enfants. Si je reste convaincue que la colonisation fut coupable de pas mal de crimes, je n'en demeure pas moins persuadée que pendant les régimes qui suivirent sous les soleils des indépendances, pour emprunter l'expression de l'écrivain ivoirien, notre ami trop tôt disparu, Ahmadou Kourouma, il s'en commit un aussi grand nombre. Comme par le passé, les dirigeants ne se soucièrent guère du bien-être de leur peuple et les laissèrent ignorants, affamés, victimes de toute les détresses. Le flot de migrants qui se presse aux portes de l'Europe en fait foi.


Ma petite Guadeloupe, elle n'a pas connu les indépendances. En 1946 elle a changé de nom de baptême et demeure un Département Français d'Outremer. Hélas ! Elle non plus ne va pas bien. Le chômage et les violences de toutes sortes y font des ravages. Des endroits où je me baladais en toute quiétude enfant, les plages où je me baignais, sont devenus le théâtre des crimes les plus effroyables.


Lire -Y a-t-il une littérature noire ? Le grand dialogue Laferrière-Mabanckou


Alors que conclure ? Mais précisément faut-il conclure? Ne concluons pas. Rêvons plutôt, imaginons. L'histoire du monde n'est pas finie. Déjà des esprits éclairés prédisent la mort de l'Occident. Un jour viendra où la terre sera ronde et où les hommes se rappelleront qu'ils sont des frères et seront plus tolérants. Ils n'auront plus peur les uns des autres, de celui-ci à cause de sa religion ou de celui-là à cause de la couleur de sa peau, de cet autre à cause de son parler. Ce temps viendra. Il faut le croire.
Maryse Condé


Maryse Condé, l'écrivain qui ne peut plus écrire


Maryse Condé, bio express


Née en 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), Maryse Condé a enseigné
à Harvard et Columbia. Auteur notamment de «Ségou» et de «la Vie sans fards», elle a été la première présidente du Comité pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage créé en 2004. Elle vient de publier "Le Fabuleux et triste destin d'Ivan et Ivana" (JC Lattès), qu'elle présente avec douleur comme son "dernier livre"

Publié dans Afrique

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