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Alerte au port autonome de Dakar : Seuls 14 pilotes actifs pour offrir la sécurité aux navires en transit

Avr 24, 2018
Alerte au port autonome de Dakar : Seuls 14 pilotes actifs pour offrir la sécurité aux navires en transit

Le Port Autonome de Dakar (PAD) ne compte que 14 pilotes actifs pour guider et offrir la sécurité aux navires en transit, dans les eaux Sénégalaises, ce qui peut présenter des dangers. L’Association des Pilotes Maritimes du Sénégal en est consciente. C’est pourquoi elle a tiré la sonnette d’alarme, hier dimanche, en marge de la conférence de presse de lancement du 24éme  congrès de l’Association Internationale des Pilotes Maritimes (IMPA) prévu à Dakar du 22 au 27 avril 2018.

«14 pilotes pour tout le Port autonome de Dakar (Pad). L’Etat ne prend pas d’initiatives pour assurer la relève. Il y a des gens qui devaient aller à la retraite, mais on est obligé de les maintenir.» Les pilotes maritimes du Sénégal sonnent l’alerte. Selon le site iGFM, le Commandant Cherif Mamadou Lamine Diop, le métier de pilote maritime est très sélectif. «Nous sommes obligés de prendre des gens qui ont atteint le degré le plus élevé des officiers de la marine marchande au grade de capitaine, ensuite le temps de capacitage est très long».

Pour régler ce problème, dit-il, «le port de Dakar forme en amont. Dès le Bac, on vous prend au Pad. L’objectif est  de devenir pilote au bout de cette formation. Mais tout le monde ne pourra pas intégrer la station de pilotage. C’est une problématique dont on tiendra en compte pour les générations futures». Toutefois, précise-t-il, «ce n’est pas juste le port de Dakar qui connaît ce problème. Cela touche à tous les ports dans le monde».

«BAC +14» POUR ETRE PILOTE MARITIME

C’est parce que le métier de pilote maritime est très sélectif (ouvert aux meilleurs) qu’il requiert une bonne formation qui s’étend sur plusieurs années. «Pour être pilote, il faut Bac plus 14. On est obligé de prendre les meilleurs pour éviter des conséquences dans l’absolu. Cette sélection entraine une raréfaction des gens qui seront capables d’exercer le métier», a confié à iGFM le Commandant Cherif Mamadou Lamine Diop.

Il explique que le rôle principal des pilotes maritimes est d’offrir la sécurité pour le transit d’un navire lorsqu’il est de passage dans des eaux qui peuvent présenter des dangers. Pour pouvoir le faire, cela demande une grosse sélection. «Parce que les erreurs en termes de pilotage peuvent avoir des conséquences extrêmement négatives, quand on sait quel est le prix d’un navire, quel est le prix d’une cargaison, des infrastructures portuaires… Notre rôle est d’empêcher qu’il y ait des accidents», dit-il.

 «LE PAD A ATTEINT SES CAPACITES D’ACCUEIL»

Les problèmes du PAD, ce n’est pas que l’insuffisance des pilotes. L’âge et le manque d’espaces et réserve foncière dans cette infrastructure asphyxiée au cœur de la ville de Dakar sont également autant de maux qui limitent les capacités du port. «Le Port Autonome de Dakar (PAD) est un vieux port qui a atteint ses capacités d’accueil», a déclaré ce dimanche à Dakar, le commandant Oumar Dramé lors de la conférence de presse. Toutefois, à l’en croire, l’Etat est conscient de cela. C’est pourquoi, les ports de Ndayane et de Sendou seront construits pour augmenter les capacités d’accueil au niveau du Sénégal.

«D’AUTRES ESPACES POUR FAIRE RESPIRER LE PORT DE DAKAR»

«Les pilotes ont raison de dire que le Port de Dakar a atteint ses capacités d’accueil. Le port de Dakar est vieux. Il est totalement adossé à la ville de Dakar. Ce qui fait qu’en termes de réserve foncière, le port est asphyxié. Un port sans espace, est un port qui ne respire pas. C’est l’une des problématiques à laquelle on est confronté», a réagi ce dimanche, M. Hamid Sy, le coordonnateur de la Cellule de communication du Port Autonome de Dakar sur la question de la limite de la capacité d’accueil dudit port dans iGFM.

«La deuxième problématique est liée au dynamisme de l’économie sénégalaise. Le trafic portuaire, en moins de 10 ans, est passé de 10 millions à 18 millions de Tonnes. C’est des augmentations constantes d’à peu près un million à deux millions de tonnes par année. On reçoit beaucoup plus de navires, de marchandises. Ce qui a fini de consacrer la congestion du port en termes d’accueil des navires et d’acheminement des marchandises», fait-il remarquer.

C’est pourquoi, dit-il, «les autorités ont pensé, à bon escient, à créer d’autres espaces pour faire respirer le port de Dakar. En créant de nouveaux ports, le port de Bargny qui sera un port minéralier, le port de Ndayane qui va nous permettre d’augmenter nos capacités en termes de taille des navires, parce qu’on sera entre 16 et 18 mètres de profondeur. Cela nous permettra de recevoir les navires de dernières générations et de disposer d’espace supplémentaire.»

Ce port sera adossé à une zone industrielle qui permettra à ses entreprises de pouvoir s’installer dans l’espace portuaire, de développer leurs activités et de procéder à des activités de transformation de leurs produits avant de les réexporter. L’avenir maritime du Sénégal sera au niveau de ces ports, promet-il.  

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