Economie

Quand DSK se lance dans le débat sur le franc CFA...

 

Quand DSK se lance dans le débat sur le franc CFA...
| Par Victor Bérenger jeuneafrique

Le franc CFA déchaîne les passions. © Adria Fruitos pour JA


Dans un document de 29 pages, Dominique Strauss-Kahn présente son analyse de la Zone franc et fait une série de proposition de réformes. L'ancien directeur du FMI plaide pour modifier en profondeur le fonctionnement du franc CFA, dont les inconvénients fragilisent selon lui les économies de la région.


Dominique Strauss-Kahn a publié vendredi 13 avril une note intitulée « Zone franc, pour une émancipation au bénéfice de tous », dans laquelle il expose ses propositions de réforme du franc CFA. L'ancien directeur-général du FMI – qui conseille dorénavant des gouvernements, et notamment le Congo-Brazzaville comme le révélait en août 2017 l'hebdomadaire français Challenges – souligne la bonne performance de la Zone franc au niveau macroéconomique, grâce à la garantie dont elle bénéficie. Mais il estime que « le problème politique devient de plus en plus sensible comme l'ont montré les protestations de l'été 2017 ».


Des limites de la Zone Franc


« Les choix monétaires ont une dimension technique incontournable. Mais ils procèdent toujours, par ailleurs, d'un choix politique », écrit DSK. « Le caractère inexprimé du lien politique ne peut que favoriser un doute identitaire au sein d'une Afrique dont le rapport au passé colonial est particulièrement complexe et difficile à expliquer. »
En plus de « certains aspects pratiques [qui] nourrissent en Afrique le soupçon de néo-colonialisme » – dénomination « franc », dépôt des réserves auprès du Trésor français -, la Zone franc présente plusieurs défauts « qui en limitent les potentiels bienfaits », note l'ancien directeur-général du FMI. Il pointe notamment la quasi-impossibilité de modifier la parité et l'absence de dissociation entre les régions d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale.


La France assume, seule, un risque financier non rémunéré, pour lequel l'opinion africaine ne lui accorde guère de crédit
De même, « la détention de réserves africains, [...] ne représente pas l'avantage que certains imaginent ». Ainsi « la France assume, seule, un risque financier non rémunéré, pour lequel l'opinion africaine ne lui accorde guère de crédit et dont le bénéfice commercial est partagé avec toute la zone euro », juge l'ancien ministre français de l'Économie. « L'avantage tiré de la parité fixe CFA-euro s'étend aux autres pays de la zone euro (qui ne participent à la couverture du risque », écrit-il encore.


Une autre limite de la Zone franc, selon DSK, est celle de la faiblesse de l'intégration régionale :« Le marché commun est encore inachevé en Afrique de l'Ouest (région dotée de traditions d'échanges) et il est demeuré en grande partie nominal en Afrique Centrale (régions de forêts aux échanges traditionnellement limité et, aujourd'hui, sous l'empire de la rentre pétrolière) », écrit-il.
Une réforme en profondeur du Franc CFA


DSK s'inquiète d'une réforme du franc CFA qui ne serai que cosmétique. « Les symboles du lien avec la France sont autant de sujets permettant de changer à peu de frais l'image du franc CFA », mais ces modifications laisseraient en l'état les faiblesses de la Zone franc et rendraient les modifications de la parité encore plus problématique, affaiblissant les petits pays.
En conséquence, Dominique Strauss-Khan recommande une réforme plus en profondeur de la Zone franc. Il propose notamment la réattribution des sièges de la France au sein des instances des banques centrales africaines à des administrateurs internationaux indépendants, l'ancrage à un panier de monnaie plutôt qu'à l'euro, une meilleure coordination économique des économies de la région et un processus d'élargissement de l'Uemoa, notamment au Ghana.


C'est aux termes des Traités l'Union européenne qui est compétente en matière d'accord de change


Pour mener à bien ces réformes, 3 conditions pour DSK : une amélioration du dialogue avec les autorités africaines, « une communication mettant l'accent sur le renforcement de la monnaie » et une meilleure association des partenaires européens ainsi qu'une promotion de la coopération entre la BCE et les banques centrales africaines, rappelant que « c'est aux termes des Traités l'Union européenne qui est compétente en matière d'accord de change, non point ses États-membres ».


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Propositions de DSK sur le franc CFA : quand « Docteur Strauss » et « Mister Kahn » se contredisent

 

Par Jeune Afrique

Dominique Strauss-Kahn, lors de sa nomination à la tête du FMI, en 2007. © MICHEL EULER/AP/SIPA


Le rapport de Dominique Strauss Kahn sur le franc CFA continue de faire des vagues. L'économiste Kako Nubukpo, ancien ministre togolais de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, estime que l'argumentaire de l'ancien directeur du FMI, s'il est parfois pertinent, pêche par manque de cohérence.


Le rapport publié le 13 avril dernier sur le franc CFA par Dominique Strauss Kahn intitulé « Zone Franc : pour une émancipation au service de tous » est intéressant à plusieurs égards.
Pertinence et manque d'élégance


1. C'est la première fois depuis bien longtemps qu'un (ex) officiel français ayant exercé des responsabilités de premier plan dans les domaines monétaire et financier – ancien ministre de l'Économie et des Finances, ancien directeur général du Fonds monétaire international – accepte de sortir du tabou monétaire françafricain. Son rôle de plus en plus assumé de conseiller de plusieurs Chefs d'Etats africains a dû certainement contribuer à ce « passage à l'acte ».

2. Monsieur Strauss Kahn reconnaît la pertinence de l'essentiel des critiques portées à l'encontre de la Zone Franc, même s'il n'a guère l'élégance de rappeler dans le corps de son texte, long de quelque 29 pages, que les économistes africains se sont largement emparés, et ce depuis fort longtemps, du débat.


Seuls ont eu grâce sous sa plume des auteurs français – lesquels, au demeurant, se sont souvent nourris des travaux des économistes africains – ce qui, paradoxalement, affaiblit son argumentaire censé sortir la France d'une forme de provincialisme désuet.
On l'aura compris, pour ce qui concerne la « libation » intellectuelle, il faudra donc repasser. Les deux ouvrages (co) publiés par des auteurs africains mentionnés dans sa bibliographie, prouve cependant qu'il en avait bel et bien connaissance.


L'économiste et le politique


3. Sur le fond de l'argumentaire, Monsieur Strauss-Kahn s'est livré à un exercice impossible d'un point de vue intellectuel. À savoir, d'une part, essayer d'analyser la gouvernance et le fonctionnement de la zone Franc au prisme de la théorie des zones monétaires optimales, travail louable d'économiste universitaire.
Et, d'autre part, définir les modalités de sauvetage de l'influence française en Afrique sur le plan monétaire et financier, travail d'homme politique. Il en résulte une dialectique des contraires sous-jacente, « Docteur Strauss » contredisant régulièrement « Mister Kahn ».
4. Florilèges : alors même que son rapport s'intitule « Zone Franc, pour une émancipation au bénéfice de tous », il n'hésite pas à recommander la tenue annuelle d'un Sommet de chefs d'États de la Zone Franc, incluant le président de la République Française. Drôle d'émancipation qui se traduirait par la mise en place d'un Sommet Françafrique monétaire, près de soixante ans après les indépendances africaines !

Une telle recommandation semble d'autant plus paradoxale que l'auteur propose dans le même temps le remplacement des représentants de la France au sein du conseil d'administration des deux principales banques centrales de la Zone Franc (BCEAO et BEAC) par des administrateurs indépendants.


À la limite, il eut été plus logique que l'auteur proposât la tenue d'un Sommet annuel « Union européenne (Zone euro) /Afrique (Zone Franc) : en effet, « Docteur Strauss » se livre à un vibrant plaidoyer en faveur de l'Union européenne qui, dans les faits, devrait prendre toute la place que lui confère en droit la décision de son Conseil des ministres du 23 novembre 1998, notamment le droit de regard sur les décisions majeures en Zone Franc telles que la modification du régime de change et/ou du périmètre de la Zone.


Sauf que dans le même temps, n'étant décidément pas à une contradiction près, « Mister Kahn » estime que la composition du panier de monnaies devrait être une décision africaine prise « en concertation avec la France ». Cherchez l'erreur...
Fixité du change et question du Ghana


5. En revanche, le choix d'un panier de monnaies, comme ancre d'une union monétaire en lieu et place du seul euro, paraît de toute évidence une proposition intéressante, portée depuis de nombreuses années [1].
Comme le souligne Monsieur Strauss-Kahn, le système actuel de fixité du change avec l'euro engendre « une addition des incertitudes », dans la mesure où la spécialisation primaire des économies de la Zone Franc au sein du commerce international, les expose à des variations erratiques des termes de l'échange, conjuguées à celles du taux de change euro/dollar.
L'auteur prend comme exemple le cas du Dirham marocain, omettant au passage de donner sa position sur la demande d'entrée du Maroc dans la Cedeao, question d'actualité évacuée de manière allusive.


6. A propos du Ghana, « Docteur Strauss » explique que ce pays, au contraire de ceux de la Zone Franc, a « massivement utilisé l'arme budgétaire », ainsi que l'outil monétaire (possibilité de dépréciation du cedi) comme instruments de réponse aux chocs affectant son économie.


Il explique en outre qu'eu égard à la taille importante de l'économie ghanéenne (deuxième économie de la Cedeao, derrière le Nigeria), il ne serait pas raisonnable d'élargir à cette économie les accords de la Zone Franc, du fait d'un risque budgétaire important devant peser sur le Trésor français.
Dans le même temps, « Mister Kahn » estime que la Zone franc devrait absorber le Ghana, incluant explicitement ce pays dans le plan d'élargissement qu'il propose à l'ensemble des États de la Cedeao hormis le Nigeria.
Monétariste friedmanien et socialiste keynésien


7. Il paraît surprenant qu'un économiste aussi compétent que Dominique Strauss Kahn n'ait pas placé au cœur de son analyse, la question de la coordination optimale entre politique budgétaire et politique monétaire – le fameux « Policy-Mix » – comme clé de voûte d'une réforme de la Zone Franc qu'il appelle pourtant de ses vœux, tout autant que la capacité de ce « Policy-Mix » à jouer un rôle contracyclique, ce qu'on attend en théorie des politiques économiques.


En effet, c'est de la volonté des dirigeants de la Zone Franc d'utiliser de manière concertée et cohérente les deux leviers de la souveraineté économique (le budget et la monnaie) qu'on peut espérer à court terme promouvoir une croissance forte, inclusive et, à moyen terme, obtenir la transformation structurelle des économies de cette Zone.
Des propositions sur l'avenir de la monnaie CFA, déconnectées d'une réflexion préalable sur le rôle de la monnaie dans une économie (notamment la question de la neutralité), sont forcément frappées du sceau d'une normativité arbitraire. Monsieur Strauss-Kahn est donc en butte à cette critique légitime.


Mais à y regarder de plus près, il ne saurait en être autrement, car « Docteur Strauss », ancien directeur général du FMI et donc grand promoteur du monétarisme friedmanien, ne peut échapper à la contradiction qu'il entretient avec « Mister Kahn », ancien ministre socialiste français keynésien par définition, sinon par conviction.

8. En définitive, Monsieur Strauss-Kahn a eu le mérite d'avoir voulu procéder à une énième tentative de sauvetage théorique et pratique de la Zone Franc. Pour ce faire, il a mobilisé plusieurs registres disciplinaires (théories de la souveraineté, théories des zones monétaires optimales, approche monétaire de la balance des paiements, théories des régimes de change, sociologie politique, histoire, etc.).
Il n'empêche, il échoue à répondre à la seule question qui vaille en définitive, celle de savoir s'il est normal que près de soixante ans après les indépendances, les États africains de la Zone Franc continuent de sous-traiter à la France les instruments de leur souveraineté, notamment la défense, la sécurité et la monnaie.


Le premier constat logique de sa quête d'émancipation « au service de tous » eut été de ne pas la rechercher à la place des Africains eux-mêmes. Espérons néanmoins que pour la partie française, ce rapport aura pour effet de sortir du tabou entourant le franc CFA, monnaie dont le traitement apparaît de plus en plus proche de celui réservé aux derniers jours d'un condamné.
[1] Le Franc CFA, un frein à l'émergence des économies africaines ? – L'Economie Politique, N°68, 2015/4, PP.71-79. Kako Nubukpo (2015)


Jeuneafrique

Concession de l’exploitation du fer de la Falémé : Mamadou lamine Diallo ne relâche pas la pression

Mamadou Lamine Diallo, le député de Tekki et candidat à la présidentielle, n’a pas mis du temps pour répondre à la réplique du pouvoir en place après sa sortie, à Touba, sur  la signature de la convention entre l’Etat du Sénégal et la société turque Tosyali, pour l’exploitation du fer de la Falémé. Un business qui tournerait selon lui, autour de 50 milliards de dollars, soit plus de 27.000 milliards de F CFA. 

Dans la question économique qu’il anime tous les mardis, dénommée la Ques Tekki, le parlementaire ne s’est fait tendre à l’endroit du régime en place, particulièrement de son porte-flambeau, le président Macky Sall. Aussi Mamadou Lamine Diallo s’est-il posé une question très simple : « Pourquoi Macky Sall devrait-il décider seul de notre avenir minéralier en 2018, quand bien même il aurait été élu à 65% en 2012? ».

Pour le député de Tekki, « Telle est la vraie question que soulève l’Affaire Tosyali pour le fer de Kédougou. Il y a dans ce pays une société civile, des universitaires spécialisés dans les ressources minérales, des syndicats de travailleurs et des entrepreneurs, tout ce monde devrait avoir son mot à dire ». Qui plus est, dira-t-il, «Me concernant, toute modestie mise de côté, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur des mines à l’Ecole des Mines de Paris en 1982, c’est prouvé et vérifiable. Les ministres d’Abdoulaye Wade qui ont confié notre fer à Kumba puis à Mitttal ne sont pas plus qualifiés que moi dans les affaires minières ».

De suite et sur un ton assez acerbe, il relève : «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !

En tout état de cause, on ne peut pas maintenir dans la Constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés ». Se disant dans la foulée « surpris et indigné par le silence coupable et complice de notre constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République», Mamadou Lamine Diallo dira en conclusion qu’ «On ne  peut plus faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux Indiens et de Necotrans au Port de Dakar. Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières ».

 

Sudonline

Désignation du concessionnaire de l’eau au Sénégal : Les raisons d’une lenteur !

Qui de VEOLIA, SUEZ ou de la SDE va remporter le contrat de concession pour la commercialisation de l’eau au Sénégal ? Difficile de répondre à cette question. La SDE qui a régné sans partage sur la commercialisation du service public de l’eau, depuis 1996, dont l’offre a été reconnue la moins-disante, risque cependant d’être doublée par SUEZ. Une affaire de gros sous mais aussi, de changement d’actionnaires serait le principal enjeu qui retarderait la publication du nom de l’attributaire.

La guerre des concessionnaires a bel et bien eu lieu entre la SDE, SUEZ et VEOLIA. Et la bataille a été remportée par la Sénégalaise des Eaux (SDE) qui trône sans partage, depuis 1996, sur la commercialisation des eaux au Sénégal. Elle a été déclarée la moins-disante et son alléchante offre a même été confirmée par le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye, lors de l’émission Grand Jury alors animée par Mamoudou Ibra Kane. C’était le 10 juillet dernier. M. Faye avait même laissé entendre que le dépouillement ne devrait pas dépasser dix jours.  Quatre mois après, les Sénégalais attendent toujours les résultats. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme !  Toutefois, selon des sources dignes de foi et généralement bien informées, ce long retard est lié à la volonté de l’Etat de revoir certaines choses.

LE PARTAGE DES ACTIONS

En effet, alors que l’Etat ne disposait que de 5 % des actions dans la concession précédente, le nouveau cahier de charges stipule que ces dernières devraient passer à 25 %.  Le Sénégal avait agi ainsi, à l’époque, pour ne pas occuper une place prépondérante dans le Conseil d’administration de la SDE.  Désormais, les privés sénégalais se partageront 25 % des actions, contre 33 % précédemment, le quote-part du Personnel restant échangé (5 %), alors que 45 % reviendraient à l’actionnaire majoritaire, contre 57 % précédemment.

La pomme de discorde se situerait au niveau de la répartition des actions pour le privé sénégalais.

Selon nos sources, des personnalités comme Félix Sanchez, Mansour Kama, Bouna Fall et la famille de feu Aliou Sow entre antres, risqueraient d’être éjectées au profit d’autres gros bonnets lors de l’ouverture de l’actionnariat. Des soupçons de corruption sont aussi mis en branle par certains pour justifier cette lenteur qui brouille la lisibilité des concessionnaires qui sont dans l’expectative. Et ce, jusqu’au 31 décembre 2018.

A noter que des neuf entreprises soumissionnaires, six ont été éliminées. Les trois finalistes (SDE, VEOLIA, SUEZ) avaient réussi le test de la qualité technique. Elles devraient alors être départagées par l’offre financière. Et le 1er juillet 2018, devant les représentants du Premier ministre, du Président de la République, des ministres des Finances et de l’Hydraulique, des concessionnaires et du président de la Commission, l’offre de la SDE a été reconnue comme étant la moins-disante. Mais visiblement, c’est encore insuffisant. L’incertitude demeure et les supputations vont bon train. 

Abdoulaye THIAM

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