Economie

Développement de l’afrique : Des experts dénoncent des «modèles économiques inappropriés»

Tant que l’Afrique continuera à subir le diktat des modèles économiques des grandes puissances, point de développement. L’avenir du continent est largement tributaire de son propre modèle économique. C’est le principal enseignement d’une consultation régionale de l’observatoire des pays les moins avancés (Pma) de deux jours, ouverte avant-hier mercredi, à Dakar à l’attention de la société civile de l’Afrique de l’ouest. 

Le développement de l’Afrique semble bien hypothéqué par les grandes puissances qui dictent leur modèle économique à nos dirigeants, contrôlent et pillent nos ressources naturelles, désorientent et déséquilibrent nos Etats en créant et activant des foyers de tension pour ensuite jouer aux pompiers. Tout ceci en parfaite connivence avec nos véreux dirigeants aux appétits démesurés du pouvoir.

Le paradoxe est là. Flagrant ! L’Afrique, un continent immensément riche mais, elle ne cesse de s’appauvrir de plus en plus. A cela, la force productive qui périt jour après jour sans issue dans les eaux méditerranéennes à la quête d’un avenir meilleur. Pire, aucune perspective ne leur est offerte.

 En lieu en place, c’est un silence mortuaire. A ce paradoxe, les organisations de la société civile africaine disent non à l’hémorragie en préconisant la fin des modèles économiques inadaptés et inappropriés aux réalités africaines. Ceci fait depuis avant-hier à Dakar l’objet d’une consultation régionale de l’observatoire des Pays les moins avancés (Pma) en Afrique de l’ouest. Ce présent atelier de deux jours se veut de donner de la voix aux sociétés civiles très faibles dans lesdits pays.

Dans certains pays, la société civile parait dans le pire des cas sans importance, ni intérêt. Et pourtant, elle joue le rôle de sentinelle et de veille dans la gestion des deniers publics dans certains pays. «Sur les 48 pays les moins avancés au monde 34 sont en Afrique dont 12/18 en Afrique de l’ouest», indique le rapport 2016 sur les pays les moins avancés de la conférence des nations unies sur le commerce et le développement.

Et pourtant, ces Pma reçoivent annuellement des appuis devant leur permettre de s’en sortir. Le reclassement devrait donc en principe sanctionner le moment où un Pma a réussi à s’extraire suffisamment de ces cercles vicieux pour s’appuyer sur ses points forts et prendre sa place sur les marchés internationaux sans être entièrement dépendant de ses partenaires de développement.

En clair, le reclassement devrait marquer le passage d’un état de dépendance économique à une relative autosuffisance. La sortie de la catégorie des Pma doit être considérée comme une étape d’un long processus dialectique dans lequel la croissance devrait à la fois découler du développement des capacités productives et d’un processus de transformation structurelle, et y contribuer. Ce processus résulte de la mise à niveau des activités économiques du pays et permet d’accroître la résilience aux chocs exogènes. Dans «une telle relation de dépendance continuelle, l’Afrique risque de ne jamais s’en sortir», estime l’expert du cabinet Cissé dont l’étude a porté  sur la pauvreté, les conflits et le développement des Pma de l’Afrique de l’ouest.

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Mali : l'Etat s'attaque à la corruption. Que dire du Sénégal et des autres Etats ?

Que dire du Sénégal et des autres Etats ?


Les hauts fonctionnaires et les agents de l'administration ont environ deux mois pour déclarer leurs biens. L'opération lancée par Bamako a pour but de lutter "contre l'enrichissement illicite" dans le pays.


"La corruption est devenue un phénomène de société"


L'Etat malien a lancé en début de semaine une opération qui impose à tous les fonctionnaires de déclarer leurs biens et de justifier leur patrimoine d'ici fin août. Tout agent de l'Etat qui manquera à sa déclaration de biens subira des sanctions. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une lutte "contre l'enrichissement illicite".
Clément Dembélé, professeur des universités spécialisé en science politique, applaudit cette mesure, dans un pays où, selon lui, la corruption prend de plus en plus d'ampleur.


En Afrique c'est en politique que nous voyons des élus, des hommes politiques devenir riches sur le dos du peuple. En vérité on sait comment cela se passe. La corruption, les vols des deniers publics, le blanchiment d'argent, la médiation pour faire octroyer des biens et en retour d'ascenseur on vous donne de l'argent etc.
Au Sénégal beaucoup de tête tomberont en commençant où vous savez.


Tous contre la corruption ouvrez les comptes.

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Reconversion professionnelle : de plus en plus de Français "en quête de sens"/ ailleurs aussi–au Sénégal avec kadia lingery.....Oser

 kadia lingery..et autres jeunes africains veulent se lancer et vivre de leurs passions.  

Attention, en France à cause de la foi certains veulent être leurs propres patrons pour prier aux heures indiquées, ce qui est incompatble avec la qualité d'employé, mais les déconvenus, les échecs font légion. Il faut bien rêfléchir et faire son sondage, son busness plan, avant de se lancer.Oser. Pape CISSOKO


De trader à traiteur, de chercheur à boulanger...De plus en plus de cadres, pas totalement épanouis dans leur travail, se tournent vers des professions plus manuelles.
Tout plaquer. Passer de la banque à la restauration, des ressources humaines à la fromagerie. Selon un sondage Odoxa paru mercredi, les Français seraient de plus en plus tentés par la reconversion professionnelle. Les diplômés seraient nombreux à quitter leur emploi du bureau pour l'artisanat, le petit commerce et la restauration. Le journaliste Jean-Laurent Cassely s'est intéressé au phénomène et livre une enquête publiée sous le nom La révolte des premiers de la classe (métiers à la con, quête de sens et reconversions urbaines). Il était l'invité de l'émission C'est arrivé demain pour expliquer cette tendance.


"Ils fuient" un certain monde professionnel. L'ampleur du sujet est difficilement quantifiable. Le journaliste estime qu'"1% des jeunes diplômés sont concernés". Sans compter ceux qui y pensent mais n'osent pas franchir le pas. Par ailleurs, selon lui, un quart des nouveaux créateurs d'entreprises artisanales sont des diplômés du supérieur. "Ils fuient un monde professionnel dans lequel on ne peut plus faire grand-chose. Il y a tellement de règles, de process, de bureaucratie dans ces entreprises que les gens se plaignent de passer plus de temps à mesurer ce qu'ils font qu'à vraiment faire quelque chose", analyse Jean-Laurent Cassely.


Quête de sens. "Ce sont des gens - chercheur, trader, journaliste - qui ont en commun de manipuler de l'information et des symboles plus que de la matière et de ne pas voir vraiment la production ni le client final. Ils ont une sorte de crise d'abstraction." Ce manque de concret les fait aller vers une "quête de sens". Conclusion, on va les retrouver dans "la restauration, l'épicerie, la boulangerie de quartier". De manière pratique, la reconversion se fait selon deux profils, explique Jean-Laurent Cassely : "Il y a des gens qui veulent devenir technicien, producteur. Ils vont passer un CAP, se former, ça va être long et difficile. D'autres vont plutôt être des gestionnaires, des créateurs de petites entreprises liés à ces métiers. Ils vont transposer ce qu'ils ont appris ailleurs."


Nouveau prestige. Ces reconvertis sont aussi prêts à gagner moins d'argent en contrepartie de la sensation de "travail accompli" et de la contemplation de la belle ouvrage. Ils gagnent aussi un "prestige social un peu nouveau. Dans une population où le diplôme s'est banalisé, faire des tartes, être traiteur, c'est intéressant et détonant."

Europe1

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Pour la modernisation de son réseau de distribution et l’amélioration de la qualité des services : Sénélec décaisse 7 milliards

Dans le cadre de l’amélioration de la qualité du service, Senelec a entrepris un programme de modernisation de son réseau de distribution  électrique à Dakar, via le remplacement des câbles vétustes par de nouveaux câbles avec une meilleure qualité de tension. Selon le directeur général de Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé, ce projet estimé à prés de 7 milliards de francs Cfa permettra de faire passer les tensions de 6600 volts à 30 mille volts.

«Le programme important d’investissement que Senelec est en train de dérouler consiste à transformer la tension dans la capitale sénégalaise. On est passé de 6.600 volts  à 30 mille volts ». L’information est livrée par le directeur général de Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé qui effectuait, samedi 3 juin, une visite de chantiers.

 « Cette montée en puissance traduit une hausse de la qualité. Elle sera multipliée par 5. C’est un travail extrêmement important, un investissement pour près de 200 postes pour un montant d’environ 7 milliards de francs CFA. Le projet est réalisé en partenariat avec Eiffage. Il couvre l’ensemble du territoire national», a-t-il fait comprendre.

Pour lui, des mutations profondes sont en train d’être faites à partir du moment où l’Etat, dans sa vision volontariste, a permis de régler en grande partie le problème de la production de l’énergie, en diversifiant l’offre avec un mix qui intègre en bonne partie l’énergie solaire. D’ailleurs, M Cissé informe que  d’ici la fin du mois de juin, la plus grande centrale solaire du Sénégal, notamment celle de Méouane, sera inaugurée. «C’est une centrale de 30 mégawatts solaire photovoltaïque», a-t-il rappelé.

Avec le projet que nous déroulons actuellement, soulignera-t-il, la qualité de la distribution  sera améliorée et le travail de maintenance va aussi se poursuivre, de même celui de dépannage dans les meilleures conditions.

Parlant de l’hivernage, le patron de Senelec rassure que toutes les dispositions sont prises pour qu’il y ait l’hivernage le plus paisible possible par rapport à la fourniture de l’électricité. «Nous avons au total sept équipes de dépannage qui couvrent la région de Dakar. D’ailleurs, Senelec va lancer un important programme de sensibilisation », a-t-il conclu.

Sudonline

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