Art & Culture

L'actrice française Mireille Darc est décédée

La comédienne française Mireille Darc est décédée lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé la radio RTL en citant la famille de l'actrice.

L'actrice emblématique des années 60 et 70 avait tourné dans une cinquantaine de longs métrages pour le cinéma, dont treize avec le réalisateur Georges Lautner.

Surnommée « la Grande Sauterelle », celle qui fut la compagne d'Alain Delon pendant quinze ans avait connu une traversée du désert dans les années 80, après de graves ennuis de santé.

Atteinte depuis l'enfance d'un souffle au coeur, elle subit en 1980 une opération à coeur ouvert, avant d'être de nouveau opérée en 2013. Elle avait été hospitalisée fin 2016 pour des hémorragies cérébrales.

Retour dans les années 90

Délaissée par le cinéma, Mireille Darc était revenue dans les années 1990 sur le devant de la scène par la télévision, renouant avec la popularité dans des rôles de femme décidée et indépendante dans plusieurs séries. Elle avait aussi réalisé plusieurs documentaires sociétaux.

RFI

Au Liberia, le « salaire de la peau » des mannequins publicitaires de rue

 

Immobile, peint de pied en cap aux couleurs d'une société, un jeune homme brave la chaleur et les gaz d'échappement de la circulation de Monrovia, capitale du Liberia, le 25 mai 2017. © Zoom Dosso/AFP

La pauvreté connduirait à tout, c'est une chose qu'il faut éradiquer


Immobile, peint de pied en cap aux couleurs d'une administration du Liberia, Emmanuel Howard brave la chaleur et les gaz d'échappement de la circulation. A Monrovia, des dizaines de jeunes hommes vendent un espace publicitaire encore sous-exploité : leur corps.
Contrairement à des capitales africaines plus modernes où prolifèrent écrans géants et panneaux électroniques, à Monrovia l'affichage publicitaire se résume pour l'essentiel à des tracts ou des posters placardés sur les murs.


« Cela me plaît d'être peint, c'est ce qui m'apporte mon pain quotidien, plutôt que de devoir voler dans la rue comme certains de mes amis », affirme Emmanuel Howard, 25 ans, qui pose ainsi pendant des séances de cinq heures pour 10 dollars américains la journée (8,70 euros)

.
« Notre seul problème, c'est que rester au soleil pendant des heures peut nous donner de la fièvre. C'est le seul risque », estime-t-il.


« C'est comme ça que je subviens aux besoins de mon enfant. Cela me permet de me nourrir, de m'habiller et de payer mon loyer », confie Joseph Yarkpawolo, 27 ans, une autre de ces « statues vivantes ».


« La situation économique du pays est difficile. Il n'y a pas de perspectives d'emploi pour nous », ajoute-t-il.
Si ce marketing de rue existe ailleurs dans le monde, sous des formes souvent plus élaborées, au Liberia son origine remonte aux chauffeurs des foules de supporters de football dans les années 1990, peinturlurés aux couleurs bleu blanc rouge du drapeau national, inspiré de celui des États-Unis.
Emmanuel Ben, 26 ans, est un enfant de ces années-là. Il a fondé en 2013 une société de peinture publicitaire, Emmanuel Creation, qui loue des mannequins pour 10 dollars de l'heure.

Son entreprise, florissante, compte 35 employés.


DHL, Total et les impôts


« DHL, Total et l'administration fiscale libérienne font partie de mes clients », précise Emmanuel Ben. « Des écoles, des particuliers et de petites entreprises font également appel à nous pour leur publicité. Je fais aussi les mariages », dit-il.
La tradition de la peinture sur le corps, pour des rituels religieux ou communautaires, existe de longue date au Liberia, comme dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, mais généralement dans un cercle plus restreint que la voie publique.


La version publicitaire de cette activité happe en tout cas l'attention des passants.


Fatumata Sanoe, 18 ans, avoue avoir du mal à détourner son regard de ces hommes-sandwiches d'un nouveau genre lorsqu'elle les aperçoit sur le chemin du lycée. « C'est vraiment attirant. Parfois, on a envie de savoir s'ils sont vraiment humains parce qu'on ne voit bouger aucune partie de leur corps », explique-t-elle.
Le patron d'Emmanuel Creation se félicite de cet impact. « En taxi, à pied dans la rue, il suffit de croiser un de mes gars pour recevoir le message », assure Emmanuel Ben. « Il est impossible de passer son chemin, on est obligé de s'arrêter un peu pour regarder. »


Il compte aussi sur le bouche à oreille, démultiplié par les nouvelles technologies pour faire sa propre publicité. « Quand les gens tombent sur mes statues, ils prennent une photo », souligne-il. « Et la première chose qu'ils font ensuite, c'est de la publier sur internet... »


http://www.jeuneafrique.com/453334/societe/liberia-salaire

Kemi Bassene invite Wasis Diop et Filip Kantinol / : L'islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires.

 

Kemi Bassene invite Wasis Diop et Filip Kantinol / : L'islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires.

Samedi 24 juin 2017 16:00 → 18:30
La Manufacture des Œillets, 1 Place Pierre Gosnat
94200 Ivry s/ Seine T. 01 49 60 25 06 www.credac.fr ligne 7 Mairie d'Ivry

Conférence 2/2 : L'islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires.


Dans ce second volet, le questionnement du triptyque : Afrique, Russie et islam continue à travers la musique.


Après l'art soufi, la dimension de la femme dans l'islam et le principe de non-violence emprunté à la littérature russe influencée elle également par ce même islam, le regard sera porté cette fois-ci depuis les luttes armées et leurs esthétiques musicales.
Introduite par Kemi Bassene, la conférence performée se poursuit par une déambulation dans les salles de l'exposition avec le musicien Wasis Diop et le conteur Filip Kantinol.


Filip Kantinol est un chanteur, conteur musicien instrumentiste martiniquais qui représente une oralité, "la Pawol kréyol". Il fait exister ses textes à travers gestuelles et chants, questionnant les réalités et les songes selon le rituel du conteur. Il a commencé à jouer du chacha dans les fêtes familiales, puis a développé l'instrument à l'École de Bélè de Paris pour finalement l'inscrire dans une authentique tradition créole.


Wasis Diop est un musicien sénégalais et français né à Dakar. il se met très tôt à la guitare, bien que n'étant pas issu d'une famille de griots. Il quitte le Sénégal pour la France au début des années 70 pour y poursuivre sa carrière artistique.


Né à Dakar, Kemi Bassene est musicologue. Également artiste et photographe, son travail était récemment visible à la Biennale de Dakar et à Bétonsalon (Groupe Mobile, 2016). Petit-fils de Mama Casset, précurseur de la photographie au Sénégal, il se propose de décoloniser en décloisonnant tout, aussi bien les disciplines que les expériences.

À travers sa littérature (Tolstoï en particulier) et son idéologie socio-économique, la Russie a influencé les luttes d'indépendance en Afrique par une résistance non violente (avec Ahmadou Bamba au Sénégal et Gandhi en Afrique du Sud) puis par une lutte armée avec un intermédiaire désigné : Cuba. La musique grégorienne russe a également influencé la musique gouvernementale révolutionnaire cubaine qui a son tour retrouvera une nouvelle rythmique en Afrique. L'islam a quant à lui infiltré l'Afrique noire dès le 8e siècle, a voyagé comme esthétique immatérielle avec la traite transatlantique et inspiré par sa puissance syllabique toutes les musiques noires américaines.
Deux conférences dans le cadre de la programmation anniversaire des 30 ans du Crédac / une programmation soutenue par la Fondation d'entreprise Ricard, la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, l'ADAGP et la copie privée.
Gratuit, sur réservation : contact[at]credac.fr / 0149602506
http://slash-paris.com/fr/evenements/kemi-bassene- -noires

«Nos patriotes», un hommage au résistant Addi Bâ, tirailleur sénégalais

Le cinéaste français Gabriel Le Bomin fait revivre une figure méconnue de notre histoire. Dans « Nos patriotes », son troisième long-métrage, le réalisateur dresse le portrait d'Addi Bâ, un héros de la Résistance qui a fait la guerre dans le corps des tirailleurs sénégalais avant de prendre la tête d'un maquis en 1940.

Il a la France chevillée au corps et au cœur, Addi Bâ. Guinéen, né en 1916, arrivé en France au milieu des années 1930, hébergé par une famille de Français républicains, ce jeune homme de 25 ans sert au début de la Seconde Guerre mondiale dans le bataillon des tirailleurs sénégalais envoyés combattre les Allemands en première ligne dans les Ardennes et sur la Meuse. Fait prisonnier dans les Vosges, il s'échappe et aide à créer l’un des premiers maquis, avant de devenir une figure importante de la Résistance.

Marc Zinga incarne le héros imparfait

Qu'ils soient fonctionnaires, institutrice, fermière, paysan... ceux qui vont aider et accompagner Addi Bâ ne s'appellent pas encore des résistants, mais des patriotes. L'acteur belge Marc Zinga incarne avec justesse ce personnage de héros imparfait, volage, imprudent, en butte au racisme idéologique des nazis, mais aussi à celui, ordinaire, de Français découvrant un ressortissant de l'empire colonial.

La vie pour la patrie

Addi Bâ a payé de sa vie son engagement pour la France. Fusillé en 1943, à l'âge de 27 ans, il obtiendra la médaille de la Résistance française en 2003, à titre posthume.

RFI

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook