Art & Culture

"Didi" de Cheb Khaled : le roi du raï algérien condamné à Paris pour plagiat

Le "roi du raï" algérien, Cheb Khaled, a été condamné mardi pour plagiat. Selon le tribunal de grande instance de Paris, son plus gros tube international, "Didi", a été composé par un autre artiste algérien, Cheb Rabah.

Mis à jour à 19h59.

C'est sans doute son plus gros tube. Mais selon le tribunal de grande instance de Paris, Cheb Khaled a plagié la composition de "Didi" sur celle d'un auteur algérien, Cheb Rabah, a-t-on appris mardi 7 avril auprès des avocats des deux artistes. "C'est un succès qui reposait sur un mensonge", a commenté Me Jean-Marie Guilloux, avocat du plaignant. L'avocate de Cheb Khaled, Me Laurence Goldgrab, a quant à elle annoncé son intention de faire appel du jugement.

La chanson Didi a connu un grand succès dans les pays arabophones et sur plusieurs continents, notamment en Europe où il est entré dans le haut des hit parades en France, en Belgique, en Espagne et en Asie. La chanson a également été utilisée dans un film de Bollywood et a été jouée lors de la cérémonie d'ouverture de la coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.

Les termes de la condamnation sont lourds pour Khaled, qui a vendu plusieurs dizaine de millions d'albums à travers le monde. Le tribunal ordonne notamment à Cheb Khaled, né à Oran en 1960, de restituer à Cheb Rabah les droits d'auteurs perçus pour la composition musicale de l'œuvre Didi, commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d'une prescription partielle.

Une réparation de 200 000 euros

Le chanteur a également été condamné à payer à Cheb Rabah une somme de 100 000 euros, en réparation de son préjudice moral, et une somme de 100 000 euros, en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur. Le tribunal a en effet considéré que Rabah Zeradine, dit Cheb Rabah, compositeur, auteur et interprète de raï, avait perdu une chance de gagner en notoriété importante du fait du succès de la chanson.

Le tribunal a enfin ordonné à la SACEM (société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) de modifier toute sa documentation concernant la chanson Didi pour faire désormais bénéficier Cheb Rabah d'une part des droits de reproduction mécanique et d'exécution publique en tant que seul compositeur de l'œuvre.

Jeune Afrique

Yékini, une BD sur la lutte au Sénégal

Yékini, une BD sur la lutte au Sénégal
Cette BD des éditions FLBLB intitulée Yékini le roi des arènes est une plongée dans le Sénégal d'aujourd'hui, par le biais du sport et plus précisément de la lutte, sport national qui supplante largement le football. Yékini est un lutteur vertueux qui s'est élevé à force de travail et d'abnégation. Ce personnage réel est un des principaux protagonistes de l'album, avec deux autres lutteurs, tout aussi réels, Balla Gaye 2 et Tyson. Ces trois personnages occupent l'espace de la BD qui lorgne vers le documentaire tout en resserrant le propos en une réelle fiction.
J'ai lu avec plaisir cet ouvrage, intéressant à plusieurs points de vue : l'aspect documentaire évident, l'humour présent surtout dans les échanges entre les personnages et une façon de mélanger les styles. L'album est plutôt inclassable du fait de ces mélanges de genre. Le sport est évoqué bien sur mais à travers lui, les dérives issues du marketing et de la publicité sont aussi présentées.
Les planches accueillent aussi l'ex-président Wade, ainsi que son fils, et sa façon de diriger le pays, plutôt dictatoriale. Les rapports entre la jeunesse désorientée et les plus âgés sont aussi présentés, à travers les trois lutteurs précédemment évoqués. Les jeunes sont avides d'un dieu à vénérer, au choix Tyson l'admirateur des Etats-Unis, Yékini le partisan des coutumes ancestrales ou Balla Gaye 2 le rebelle...
Les deux jeunes auteurs Lisa Lugrin et Clément Xavier sont inventifs dans leur façon de construire leur BD. A quatre mains, ils insèrent des articles de presse, des photos et même des planches de BD à la gloire de Yékini... Les dessins sont plutôt simples voire naïfs, en noir et blanc. Pas de fioritures, pas de réel style, ce qui semble important ici sont plutôt les faits évoqués, les coutumes du Sénégal, un peu comme un reportage. Ils orientent leur travail vers le documentaire, en évoquant notamment la guerre civile en Casamance, mais ne s'interdisent pas l'humour, ce qui rend cet album très attachant. J'ai moins aimé le manque de liens entre les différents parcours des personnages présentés. Mais globalement, Yékini le roi des arènes est un bel album, différent, frais et novateur. A découvrir !
Marie-Florence Gaultier
Yékini, le roi des arènes, de Lisa Lugrin et Clément Xavier, 400 pages noir et blanc et couleurs, 20€
Editions Flblb

Communiquer à travers la vidéo, Mike MUYA est un esthète à découvrir

 

Un artiste, un créateur L'objet devient image, Mike MUYA met en image pour vous parler L'esthétique de l'image au service de la communication. L'image dynamique au cœur de la communication.
La vidéo donne du sens et offre à voir l'essentiel à montrer.

Mike MUYA
Fabricant D'images,
FAHARI FILMS Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | www.faharifilms.com 28 rue Etienne Dolet 94800 Villejuif 01 49 59 89 47 | 06 43 24 6823

Voici une série de vidéo à voir et à diffuser
Ichrono.info croit en Mike MUYA et en regardant son travail, vous accepterez de l'épauler et de supporter et lui confier la fabrication de vos supports audiovisuels de communication.

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Le Centre Pompidou Málaga, première étape d’une conquête mondiale

Déjà mondialement connu, le Centre Pompidou de Paris souhaite se « multiplier » dans le monde entier, grâce à un nouveau concept. Le premier « Centre Pompidou provisoire » ouvre ses portes ce samedi 28 mars à Málaga, en Espagne. Située dans un bâtiment futuriste appelé « Cubo » (cube) qui se trouve au port de la ville andalouse, cette aventure constitue le fer de lance d’un développement international conçu par le président du Centre Pompidou à Paris, Alain Seban. Entretien.

RFI : Le Centre Pompidou provisoire à Málaga montrera pendant cinq ans sur 2 000 mètres carrés une traversée de l’art des 20e et 21e siècles à travers de 80 œuvres de sa prestigieuse collection. Est-ce qu'il s'agit d'un petit Centre Pompidou à durée limitée ?

Alain Seban : L’idée est que l’on s’installe dans un lieu existant ; on fait le minimum d’investissement nécessaire pour que l’on puisse recevoir des œuvres du musée avec des normes très précises et on va rester quatre ou cinq ans, le temps pour développer un concept de développement culturel. C’est le cas à Málaga, une ville qui mise sur les musées pour son développement.

Pourquoi Málaga ? Pourquoi pas Pékin en Chine, Delhi en Inde ou dans des favelas brésiliennes à Sao Paolo ?

L’idée du Centre Pompidou provisoire est de construire un réseau mondial et on va aller notamment dans ces pays que vous venez de citer : la Chine, le Brésil, l’Inde, des pays avec des scènes contemporaines tout à fait extraordinaires et dont nous devons renforcer la présence de notre collection. Maintenant, c’est un tout nouveau concept que personne n’a jamais mis en oeuvre. Donc il fallait le tester : un laboratoire qui est en même temps une vitrine. Avec Málaga, nous avons un partenaire qui est très réactif et prêt à s’engager. En même temps, on aura la possibilité d’être très présent sur place pour porter ce concept à la perfection. Cela nous permettra ensuite de le développer à la fois mondialement et, c’est aussi très important, en France.

Málaga est un pont entre l’Europe et l’Afrique du Nord. Avez-vous des projets « provisoires » en Afrique ?

Pas encore, parce que je pense que les choses ne sont pas encore tout à fait mûres en Afrique, même si elles évoluent très rapidement. En revanche, nous avons des discussions assez sérieuses dans plusieurs pays de l’Amérique latine et d’Extrême-Orient. Après Málaga, l’objectif sera de créer un Centre Pompidou hors d’Europe et ensuite, une fois que deux centres provisoires ont été créés, [d'en] implanter un en France.

À quelle échéance ?

Une des choses que nous allons vérifier à Málaga, c’est combien pouvons nous en avoir en même temps. Je pense que trois est certainement possible. Donc en fonction des négociations menées à l’étranger, on peut imaginer une deuxième ouverture hors de France l’année prochaine et probablement vers la fin de l’année prochaine ou début 2017 une ouverture en France.

Pour son ouverture, le Louvre-Lens avait présenté La Liberté guidant le peuple de Delacroix. Quelle sera l’œuvre emblématique du parcours du Centre Pompidou à Málaga, ville natale de Picasso ?

Picasso inspire d’une certaine manière tout le parcours, puisqu’il est autour de la question du corps. Une question qui est centrale dans l’œuvre de Picasso. Il y aura des œuvres importantes de Picasso, notamment le Chapeau à fleurs (1940), mais l’œuvre qui sera la plus emblématique et qui va véritablement incarner le Centre Pompidou Málaga, c’est la commande que nous avons passée à Daniel Buren, l’un des plus importants artistes français d’aujourd’hui, pour le Cubo, ce prolongement de verre du Centre Pompidou Málaga. Cela sera une identité visuelle très forte pour cette nouvelle institution avec des couleurs très vives et proches de couleurs primaires qui rappellent l’architecture colorée du Centre Pompidou.

Comme à Paris, vous prévoyez une programmation pluridisciplinaire avec la danse, la vidéo, le cinéma, des happenings… Est-ce que vous allez intégrer aussi des acteurs et des artistes locaux ou espagnols dans la programmation à Málaga ?

C’est l’idée. Il y a le parcours permanent, des expositions temporaires et une programmation pluridisciplinaire. Cela fait partie de l’ADN du Centre Pompidou et le Centre Pompidou provisoire doit être un concentré, le meilleur du Centre Pompidou en partenariat avec des acteurs culturels locaux.

On connaît le Centre Pompidou-Metz avec son très grand succès, mais aussi avec ses difficultés budgétaires. Est-ce que le concept du « provisoire » est une réponse à ces difficultés rencontrées à Metz ?

C’est un modèle économique complètement différent puisque le Centre Pompidou provisoire apporte une rémunération au Centre Pompidou, entre 1 et 1,5 million d’euros par an. L’enjeu aujourd’hui est d’avoir une économie qui soit moins dépendante de la fréquentation des expositions temporaires à Paris, donc de diversifier nos recettes. Pour le reste, l’ensemble des recettes et des dépenses de l’opération des Centres Pompidou provisoires est laissé à nos partenaires locaux.

Aujourd’hui, il y a plusieurs concepts pratiqués par les musées français : la délocalisation avec le MuCEM, la décentralisation avec le Louvre-Lens et le Centre Pompidou-Metz. Quels sont les avantages du concept du « provisoire » ?

Ce qui est fondamental, c’est l’idée du provisoire, d’une forme d’agilité qui est préservée puisqu’à l’échéance, le Centre Pompidou provisoire va s’installer ailleurs. Donc il y a la possibilité de créer un réseau mondial, avec trois Centres Pompidou provisoires en même temps, mais on ne pourra pas couvrir le monde avec des Centres provisoires. Le deuxième avantage : nous nous insérons dans une démarche d’appui à des projets de développement culturel auxquels nous apportons la visibilité qui donne le nom et l’image très forts du Centre Pompidou. Nous ne venons pas dans une démarche un peu impérialiste de planter notre drapeau, imposer notre marque, mais nous venons en soutien. Je pense que c’est cela qui va nous déverrouiller l’accès à de grands pays comme la Chine, le Brésil ou l’Inde qui ambitionnent légitimement de construire leurs institutions dans un domaine aussi stratégique que l’art contemporain.

En 2011, vous avez lancé le Centre Pompidou mobile qui a attiré en deux ans 250 000 visiteurs en France. Qu’est-ce que vous attendez pour le Centre Pompidou provisoire à Málaga ?

Málaga possède un potentiel considérable. C’est une très grande ville avec quasiment un million d’habitants dans l’agglomération et quatre millions de touristes par an. Si vous regardez les chiffres de fréquentation du musée Picasso de Málaga qui est une très belle institution, il a attiré 400 000 visiteurs par an, ce qui est considérable. Je rappelle qu’à Metz, nous étions à 300 000 visiteurs, avec une progression de cinq pour cent par rapport à l’année passée.

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