Art & Culture

Diadji Diop : un artiste dense

 

Un sculpteur hors pair avec une intelligence au service de la matière. Modeste et fort, les oeuvres de Djiadji Diop nous invitent aux voyages interrogatifs. Il a exposé dans les jardins de l'Elysée et c'était un succès mondial. Voici quelques lectures sur cet artiste sénégalo-francais qui vit dans le Val-de-Marne à Choisy-le-Roi en France. Pape  ichrono

Ses sculptures imposantes, souvent rouges, parlent d'identité, d'exil, de violence. Pour la première fois, une galerie consacre une rétrospective au sculpteur sénégalais.in le monde magazine
1987. "La mort de mon père, j'avais 13 ans." Jusque-là, le jeune garçon se rêvait architecte. Après le décès, il n'a "plus envie de construire des intérieurs, mais le désir de "construire" des hommes, comme pour retrouver quelqu'un." Réincarnations (1996) en sera la forme sculpturale : un groupe de personnages en terre cuite autour du moule dont ils sont issus.
1995. Il entre aux Beaux-Arts de Paris. "Alors que je m'apprêtais à intégrer les Gobelins pour me consacrer à la bande dessinée ou à l'animation, j'ai découvert le volume. C'est à ce moment-là que j'ai choisi la sculpture." Il se perfectionne dans les différentes techniques de cet art, où il acquiert une dextérité rare : il sait à peu près tout faire seul.
2001. Il sort diplômé des Beaux-Arts avec les félicitations du jury. "Pour l'examen, j'ai décidé pour la première fois de travailler le rouge, une couleur qui deviendra une matière à part entière et que j'emploie depuis quasiment systématiquement." L'installation Point de départ réalisée pour son diplôme est suivie de Galerman (2002), qui lui vaut ses premières critiques favorables.
2009. "La naissance de ma fille. Cet événement m'a conforté dans le désir de poursuivre une carrière artistique." Il lui inspire...Dans le bonheur, le nageur rouge exposé dans les jardins de l'Elysée en 2009 puis acquis par le Musée de l'histoire de l'immigration en 2011.
Dans jeune afrique on lira ceci :
Aussi discret que ses sculptures sont remarquables, cet artiste d'origine sénégalaise s'est fait repérer... dans les jardins de l'Élysée !
Rouge vif, au pied du Palais de la porte Dorée (Paris), un géant chauve exécute un mouvement de crawl. Seule une partie de son corps émerge de la terre. Signée Diadji Diop, cette sculpture monumentale s'intitule Dans le bonheur (de l'expression française "nager dans le bonheur"). Les habitués du lieu noteront toute l'ironie de sa présence sur ce terrain : construit en 1931, le bâtiment qui le domine fut successivement le Musée des colonies, le Musée de la France d'outre-mer, le Musée des arts africains et océaniens, jusqu'à devenir la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Un symbole qui ne peut vraiment déplaire à l'artiste sénégalais qui a vu le jour en octobre 1973, à Dakar, et vit en France depuis une vingtaine d'années. Mais l'histoire est plus amusante encore : cette oeuvre intrigante fut pour la première fois présentée dans les jardins du palais de l'Élysée, lors des Journées du patrimoine, à la demande du conseiller culturel des lieux, sous la présidence de Nicolas Sarkozy...
Bien entouré, il fréquentait une école privée et ses résultats scolaires étaient bons. Jusqu'à ce que le ciel s'effondre.
Modeste, presque timide, Diadji Diop ne se gargarise pas de ces honneurs. Il suit avec détermination un chemin entrevu dès l'enfance. "Je dessine depuis que je suis capable de tenir un crayon, dit-il. Comme beaucoup, j'ai commencé par copier des superhéros, avec toujours une même passion pour le trait réaliste. En autodidacte." Issu d'une famille plutôt aisée - son père travaillait comme inspecteur de banque, sa mère au sein de l'Idep (Pnud) -, le petit garçon, qui vivait dans un appartement le long des voies de chemin de fer sur la route de Rufisque, se souvient d'une enfance heureuse.
Bien entouré, il fréquentait une école privée et ses résultats scolaires étaient bons. Jusqu'à ce que le ciel s'effondre, l'année de ses 13 ans, avec la mort de son père. Diop se souvient d'"un homme très joueur, généreux, proche de ses enfants", qui l'encourageait dans son envie de devenir architecte. "Il a choisi de partir, poursuit Diop. C'est bien plus tard que je l'ai appris, et le savoir a donné du sens à mon désarroi. Mais sur le moment, on nous en a protégés.
La douleur, c'était son absence." Complètement "paumé", selon ses termes, l'adolescent trouve un certain réconfort dans le dessin. "Après son décès, j'ai commencé à avoir envie de construire des hommes, comme pour combler un vide", se souvient-il. Il rêve alors de bandes dessinées, de films d'animations...
Même si "on ne guérit jamais vraiment", Diadji Diop vit son deuil porté par la force familiale et par ses ambitions créatrices. Une première bande dessinée naît de son crayon : "Le thème était assez osé pour l'époque, c'était l'histoire d'un serial killer qui, à Dakar, voulait tuer tous les homosexuels. Le journal Le Soleil la voulait, mais ils payaient des clopinettes..." Son rêve est désormais plus clair : faire l'école des Gobelins, à Paris.
Après le bac, en 1992, une bonne fée donne corps à ses ambitions. Des amis français, anciens expatriés au Sénégal, l'accueillent à Bondy, dans l'est de Paris, lui permettant d'intégrer l'École d'arts appliqués, une classe préparatoire aux Gobelins. "Je n'avais aucune notion d'histoire de l'art, se souvient-il. C'est à cette époque que j'ai découvert le volume." Suivant les conseils de ses enseignants, il se présente aussi au concours des Beaux-Arts de Paris, qu'il obtient.
Le galeriste qui accueille aujourd'hui ses oeuvres, dit de lui qu'il possède "le don rare de faire plus que rendre la réalité avec ses mains".
Puis, il intègre la prestigieuse école, abandonne l'animation et se lance "à 100 % dans le volume" au sein de l'atelier des matériaux nouveaux (résines, ciment, plastiques). Bertrand Scholler, le galeriste qui accueille aujourd'hui ses oeuvres, dit de lui qu'il possède "le don rare de faire plus que rendre la réalité avec ses mains".
Diplômé avec les félicitations du jury, Diop expose dès le début des années 2000 et, pour gagner sa vie, enseigne dans des écoles d'art. L'une de ses premières oeuvres, La Résurrection, représentait quatre personnages de couleurs différentes autour d'un corps pris dans la gangue de son moule. Aujourd'hui, ses sculptures, qui valent entre 3 000 et "quelques dizaines de milliers d'euros", sont toutes rouge vif - un rouge qui n'est pas biologique mais symbolique.
"Au début, je représentais les différentes populations par leur couleur. Aujourd'hui, je m'intéresse plus à la matière, qui est plutôt vermillon, qu'à l'enveloppe. J'ai aussi supprimé les cheveux, qui nous distinguent. Notre différence n'est qu'épidermique."
"C'est un artiste totalement sincère, et c'est rare", dit de lui Bertrand Scholler. Pour s'en convaincre, il suffit d'évoquer la biennale d'art contemporain de Dakar. "Tant qu'elle sera axée sur le travail des Africains, même si ça part d'un bon sentiment, ça ne donnera jamais qu'une image d'artistes de seconde zone, affirme Diop. Je ne veux pas être cantonné à un ghetto culturel." Cet été, son épouse franco-américaine donnera naissance à son second enfant. Aujourd'hui, il nage dans le bonheur.
Diadji travaille ses personnages sans croquis ni maquette.
« Il a une capacité extraordinaire à voyager directement à l'échelle qui l'intéresse », souligne Richard Deacon, sculpteur britannique qui fut son professeur aux Beaux-Arts.

Alphousseyni SEYDI Professeur d'arts visuels- Infographiste- Consultant en Management Culturel chez Omawo

 

Alphousseyni SEYDI Professeur d'arts visuels- Infographiste- Consultant en Management Culturel chez Omawo
Cet homme est un artiste complet, un formateur accompli, il essaie toujours de trouver tel ce créateur l'angle qui sera le plus juste. Touche à tout de façon concise et créatrice alphousseyni nous gratifie notre regard de ses trois tableaux.
Il prépare une grande exposition dans la ville de Ziguinchor capitale régionale de la verte Casamance au sud du Sénégal..

Instruisons notre regard, apprenons à travers les images, initiez les enfants, allez au musée, laissez les enfants créer, fabriiquer, rechercher, assembler, etc

L'art pour l'art ou l'art engagé c'est toujours de l'art.

Pape cissoko ichrono

L’art pour instruire notre regard : le Mac Val de Vitry est un joyau au cœur de la banlieue (Val de Marne)

 

Il y a des choses gratuites en France, et la culture devient accessible à tous.
Il faut se donner les moyens et le tour est joué.
Le premier dimanche de chaque mois les musées nationaux sont gratuits et en l'occurrence nous avons bénéficié d'un an d'accès gratuit.
Abi 9 ans, Jean, Chantale et Pape ont répondu présents et Nabou. B occupée à prendre son train n'a pu nous accompagner pour cette aventure dans l'antre du MAC VAL.
Des activités à faire, par exemple une personne devait représenter une image en suivant le tracé opéré sur son dos par son accompagnateur. Une belle dame aux belles formes avec des images de cartes. Un capot aux couleurs vives. Une autre activité consistait à se mettre en hauteur et imaginer la suite d'un tableau. Les tous petits s'amusaient à traverser une installation constituée de fils plastiques.
Bref voici une panoplie de tableaux, allez au musée.
Merci au Mac Val et au Conseil Général du Val de Marne qui ne refuse rien pour l'éducation ou l'offre de loisirs.

«Rwanda. Paroles de mères », la survie après le viol

C’est le premier film qui rend visible tout l’étendue de l’horreur des femmes violées pendant le génocide des Tutsis au Rwanda. Vingt ans après ces viols qui constituaient une arme de guerre de destruction massive, des femmes devenues mères, aussi brisées que courageuses, racontent ce qui s’est passé et comment elles ont continué à vivre avec les enfants des génocidaires à leur côté. Dans un dispositif cinématographique sobre, puissant et très respectueux envers les femmes victimes et leurs paroles, les Belges André Versaille, écrivain, éditeur et réalisateur, et Benoît Dervaux, réalisateur et cadreur attitré des frères Dardenne, ont réussi à capter l’inimaginable d’un crime qui n’est pas fini pour ces femmes. « Rwanda, la vie après. Paroles de mères » vient de recevoir le Prix du public au 28e Festival international de programmes audiovisuels (FIPA) à Biarritz. Entretien.

RFI : 20 ans après le génocide contre les Tutsis et après les commémorations de l’année dernière, certains vont dire : « Encore le Rwanda ? » Pourquoi votre film est si important ?

André Versaille : Je m’occupe de la question rwandaise depuis 2001 et ce que je voulais faire comme film aujourd’hui, c’est donner la parole aux femmes. Pourquoi aux femmes ? Parce que, en juillet 1994, quand le génocide est stoppé, les hommes peuvent souffler. Ils ont subi l’horreur absolue, mais ils peuvent commencer à se reconstruire. Pour les femmes, rien n’est fini. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu les viols et ce ne sont pas ce qu’on appelait autrefois des viols « collatéraux » d’une guerre. Ces viols étaient au centre de la guerre. Depuis une trentaine d’années, que ce soit en Ex-Yougoslavie, puis en Somalie et après au Rwanda et au Congo, le viol est devenu une arme de guerre de destruction massive. C'est-à-dire qu’on détruit une population par les femmes.

Ces femmes sont des survivantes, après avoir été violées, très souvent mutilées et contractées le VIH/sida.

Ces femmes, une fois le génocide terminé, se retrouvent enceintes d’un génocidaire, donc d’un enfant que, pour la plupart, elles détestent déjà. Et leur famille ne supporte pas l’idée que, après avoir été massacré par le génocidaire, en plus on va élever son enfant. C’est inimaginable, et on le comprend. Donc ces femmes vont accoucher dans la solitude et vont vivre dans la solitude avec cet enfant qu’elles auront énormément de mal à aimer. Je me souviens d’une femme qui m’avait dit : « je n’ai pas pu supporter ma fille avant ses seize ans. Je ne supportais pas son regard, sa voix, sa démarche, je ne supportais rien. Et je le maltraitais tout le temps. » En plus, quand elles essayent de se reconstruire, le fait qu’elles étaient violées et qu’elles aient survécu les culpabilise par rapport aux autres femmes et en même temps les rend suspects. J’ai découvert aussi qu’il n’y a pas tellement de choses sur les femmes. Pourquoi ? Bien sur, parce qu’il y a la honte de dire. Par chance, j’ai pu rencontrer Godelieve Mukasarasi [une femme hutu dont le mari tutsi a été assassiné, ndlr] qui a une petite ONG, Sevota, et qui s’occupait justement de femmes violées et qui m’a dit qu’elle pourrait me faire rencontrer des femmes qui parlent librement. Ce sont des femmes des collines.

Vous soulignez qu’il était important d’interviewer des femmes des collines et non pas des femmes de Kigali.

D’abord je dois rendre hommage à l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop qui a écrit Murambi, le livre des ossements, un livre important. Quand je lui ai parlé de mon projet, il m’a dit que, généralement, les personnes à Kigali ont une vision un peu convenue. Pour eux, le génocide a été épouvantable, mais c’est terminé. Pour eux, il n’y a plus de Tutsis, il n’y a plus de Hutus, « nous sommes tous des Rwandais ». Évidemment, c’est ce qu’il faut faire, mais on pense bien qu’au bout de vingt ans, les blessures ne sont pas refermées. Donc dans les collines, il y avait des femmes qui n’avaient pas témoigné jusqu’ici, elles étaient beaucoup plus libres.

Pourquoi ces femmes ont-elles accepté de vous raconter ces horreurs subies qu’elles n’avaient même pas racontées à leurs propres enfants ?

Je vous avoue, je ne sais pas. Au début, je me suis adressé à des spécialistes du Rwanda et ils étaient assez décourageants. Ils m’ont dit : « vous savez, les Rwandais ne sont pas très loquaces, ce ne sont pas des gens qui se plaignent, ce sont des gens qui sont beaucoup plus renfermés, quasiment farouches. Vous êtes un homme, cela ne vous a pas échappé, vous êtes un Blanc et vous voulez parler à des femmes sur des questions qui sont à la fois très culpabilisantes, intimes, vous aurez beaucoup de mal, elles ne parleront pas. » Mais j’avais trois amis tutsis, qui sont remerciés dans le film, qui m’ont dit : « écoute, c’est vrai ce qu’on t’a dit, mais cela n’est pas sûr non plus. C’est aussi une question de tact et de contact. Ce qui était très difficile, c’était de faire en sorte que les enfants puissent parler. Dans le film, il y a deux enfants qui en parlent très librement. En dix ans, toute la haine qu’ils avaient pour leur mère a disparu. Elles sont devenues de vraies mères, mais cela a pris 17 ou 18 ans ! On ne se rend pas compte de la difficulté, de la douleur ce que peut être. Et c’est de cela qu’elles témoignent. C’est quelque chose que, jusqu’ici, je n’avais jamais vu. J’ai vu de très bons films sur le Rwanda et le génocide des Tutsis, mais cette question de la femme et de l’enfant, je ne l’ai jamais vue. Et pour moi, c’était ce qui m’a le plus touché dans l’histoire du génocide.

Au début du film, les femmes disent : « depuis le viol, je n’ai jamais vécu un seul jour heureux dans ma vie ». Et à la fin du film, une femme déclare : « je dois vivre, parce que les violeurs ne voulaient pas qu’on vive ». C’est ça aussi la raison d’être des ces femmes, la raison pour continuer leur existence ?

Ce n’est pas aussi simple. Il y a des femmes qui s’en sortent, qui ont vraiment retrouvé leurs enfants. Il y a des femmes qui sont encore dans le traumatisme. Donc on ne peut pas généraliser. Ce qui me semble vraiment important, c’est le fait de pouvoir dire les choses. Je me souviens, Godelieve Mukasarasi, la directrice de cette petite association, m’a dit : « tu sais, il y a des choses qu’elles viennent de dire que je n’avais jamais entendues ». Il y a une pulsion vitale qui est formidable. Les réunions de ces femmes se terminent avec des chants et des danses, et on voit des choses qui sont magnifiques. Pour moi, ces femmes sont mes héroïnes. Même aujourd’hui, quand je vois le film et Dieu sait que je le vu et revu, il me laisse ému.

Le rôle des enfants dans le film, est-ce pour inscrire cette histoire de viols dans la durée, dans l’histoire du Rwanda ?

Oui. Il y a la souffrance des mères, mais il était important aussi de voir les enfants. J’y tenais particulièrement, parce que c’est la relève. On va voir dans dix ans comment ils seront. J’aimerais bien les suivre. Je continue à avoir des contacts avec quelques femmes par téléphone ou par mail. Ces enfants font aussi un chemin grâce à l’association Sevota qui a travaillé sur la déculpabilisation des femmes et le fait d’assumer ce qu’elles ont vécu et de le dire elles-mêmes à l’enfant. Quand un enfant disait : je veux savoir qui était mon père, la femme le battait, elle ne pouvait pas lui dire. Donc elles ont appris, petit à petit, à pouvoir le dire. Chez certaines, il y a une reconstruction, chez d’autres, l’enfant n’a pas voulu réagir, chez d’autres, c’était l’hostilité. Ces enfants, c’est le futur.

Il y en a combien d’enfants de femmes violées ?

Beaucoup. On n’est pas sur quelques centaines, ce sont des milliers enfants. Il s’agit d’un phénomène important. Au départ, ces enfants n’étaient pas aidés. C’était tout un combat. Par exemple, le viol, au début, à la prise du pouvoir du nouveau gouvernement, ils avaient fait une échelle sur quatre concernant la gravité des crimes. Le viol était considéré comme le moins grave ! C’est-à-dire à l’équivalence de vols de meubles, non punissable. Et les femmes ont du lutter, même si au bout de quelques mois la loi a été adoptée et le viol est devenu le crime majeur avec les massacres. Mais ils ont quand même du lutter pour cela.

C’est une justice à minima.
André Versaille, coréalisateur avec Benoît Dervaux du documentaire « Rwanda, la vie après. Paroles de mères »

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries

logotwitterFacebook