Art & Culture

Une toile de Paul Gauguin vendue pour la somme record de 300 millions de dollars

 

"Nafea faa ipoipo ?" de l'impressionniste français Paul Gauguin


Texte par FRANCE 24 Dernière modification
Le tableau "Nafea faa ipoipo ?" peint en 1892 par le Français Paul Gauguin a été cédé pour 300 millions de dollars à un acquéreur qatari, indique le "New York Times". Un montant record pour une toile.
Il pourrait s'agir du nouveau record de vente d'un tableau. Selon le "New York Times", la toile "Nafea faa ipoipo ?" ("Quand te maries-tu ?") de Paul Gauguin a été vendue en Suisse pour la modique somme de 300 millions de dollars (265 millions d'euros).
Le quotidien américain affirme tenir son information du vendeur, Rudolf Staechelin, un ancien marchand d'art à la retraite, qui n'a pas souhaité dévoiler l'identité de l'acquéreur. Selon deux sources proches du dossier, cités par le "New York Times", l'œuvre du peintre français aurait été cédée à un acheteur venant du Qatar.
Peint lors d'un séjour que Paul Gauguin effectuait en 1892 à Tahïti, le tableau représente deux adolescentes dans un décor de nature luxuriante. Si le montant de la transaction venait à être confirmé, la toile deviendrait ainsi l'une des œuvres picturales les plus chèrement acquises. Un record jusqu'alors détenu par "Les Joueurs de cartes" de Paul Cézanne, qu'une famille royale qatarie s'était adjugée en 2011 pour un montant estimé entre 250 et 300 millions de dollars.
Ambitions qataries
Cette transaction témoigne une fois de plus des ambitions de l'émirat pétrolier en matière d'arts. Pour la seule année 2013, l'autorité des musées du Qatar, dirigée par la sœur de l'émir Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, a dépensé quelque 1 milliard de dollars dans l'achat d'œuvres d'artistes occidentaux tels Damien Hirst, Mark Rothko et Francis Bacon.
"Nafea faa ipoipo ?" n'est pas près toutefois d'arriver chez son acquéreur. Comme le rappelle France Télévisions, le tableau sera présenté à Bâle, à la fondation Beyeler, avant de s'envoler pour Madrid où il séjournera au musée Reina Sofia jusqu'au 14 septembre. Il sera ensuite exposé à Washington du 10 octobre au 10 janvier 2016.

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César 2015: «Timbuktu», grand gagnant, avec sept trophées dont celui du meilleur film d'Abderrahmane Sissako

 

César 2015: «Timbuktu», grand gagnant, avec sept trophées dont celui du meilleur film d'Abderrahmane Sissako
Timbuktu : l'Afrique, l'islam et le djihadisme in FIGARO VOX Vox Culture
Alors que Timbuktu vient de reçevoir sept Césars, Harry Bos et Christophe de Voogd voient dans le film d'Abderrahmane Sissako le miroir de notre époque.
● Christophe de Voogd, ancien élève de l'École normale supérieure, est docteur en histoire et enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris. Il collabore au blog de la Fondapol: Trop libre.
De Bamako à Tombouctou
En 2006, le Sissako surprend le monde du cinéma avec son film Bamako, où l'on suit un procès fictif de la société civile africaine contre les instances financières internationales, accusées de condamner tout le continent à la misère. Sissako situe son procès dans la cour intérieure d'une maison des quartiers populaires de Bamako. Autour et même parmi les avocats, juges et témoins, la vie quotidienne continue sa routine. Les femmes lavent et font sécher le linge, un mariage interrompt les délibérations et, dans la maison, une tragédie familiale est en train de se produire. Cette imbrication des plans et des récits veut évidemment renforcer la dimension politique du film mais montre surtout que Sissako est d'abord un conteur qui veut et sait parler des gens.
Le soir dans Bamako, une fois les tables et chaises du procès rangées, les habitants de la maison regardent la télévision dans la cour. Au programme, une parodie de western spaghetti, «Death in Timbuktu», où le justicier Danny Glover (également coproducteur de Bamako) poursuit une bande de truands quasi-burlesques (parmi lesquels Eliah Souleimane) qui assassinent au jugé les habitants de la ville. Aujourd'hui, impossible de regarder cette étrange séquence sans faire le lien direct avec Timbuktu - il faut d'ailleurs remarquer que le réalisateur centre son dernier film sur la même ville malienne de Tombouctou.
Ils parlent de Zidane et de foot, fument en cachette tout en décrétant en même temps l'interdiction... du foot et de la cigarette ! Dans la mosquée, ils se font rabrouer et congédier par le cheikh à cause de leur ignorance des préceptes de l'Islam.
Cowboys tueurs
Ici encore, on voit débarquer des hommes armés dans la ville: mais il ne s'agit plus d'invasion de cowboys américains à cheval mais de djihadistes en pick-up. Ils ont l'air de déambuler maladroitement dans les rues étroites et sur les toits. Ils parlent de Zidane et de foot, fument en cachette - tout en décrétant en même temps l'interdiction... du foot et de la cigarette! Dans la mosquée, ils se font rabrouer et congédier par le cheikh à cause de leur ignorance des préceptes de l'Islam. Certains parmi eux n'arrivent même pas à se faire comprendre en arabe et doivent communiquer en français ou en anglais avec leur co-djihadistes. On en rirait presque. Tout comme l'on a envie de rire de cette accumulation de téléphones portables, véritable objet fétiche des djihadistes comme de la population, toujours en quête, d'une dune à l'autre, du «réseau» providentiel!
Football sans ballon
Comme le spectateur du film, la population de Tombouctou hésite avant de prendre la mesure de la situation. Le foot est interdit? Et bien on jouera sans ballon! Ce qui donne sans doute la plus belle et plus émouvante séquence d'un film qui en compte tant. La musique est prohibée? On en fait derrière les portes fermées le soir, quand le son semble venir de partout et de nulle part.
Violence réelle et violence symbolique
Pourtant, quelque chose de très inquiétant est en train de se passer. Au début du film, le réalisateur nous avait déjà avertis, à travers métaphores et métonymies qu'il manie avec autant de maîtrise que l'art du récit: une gazelle qui fuit devant un pick-up plein de djihadistes hilares en train de lui tirer dessus, des masques traditionnels africains réduits en miettes par des salves de kalachnikov: cocktail de violence réelle et de violence symbolique, qui donne déjà la tonalité et le message du film.
On a reproché au réalisateur un regard à la limite de la bienveillance vis à vis des djihadistes au début de son film, alors que dans la seconde partie, toutes leurs horreurs sont exposées sans ménagement.
GPS
Kidana et Satima, jeune couple Touareg vivent quant à eux dans le désert, pas loin de la ville. Contrairement aux autres, ils sont restés, avec leur fille Toya, bercés dans l'illusion de «vivre comme avant». Leur plus grande richesse? Une vache nommé GPS (!), gardée par le petit berger Issan. Tout bascule lorsque GPS se coince dans les filets du pêcheur Amadou, qui l'abat. Kidane doit venger GPS et son honneur, autre scène inoubliable dont la beauté n'est surpassée que par le tragique.
La nasse djihadiste
Mais, comme les habitants de la ville, Kidane finit par tomber, lui aussi, dans d'autres filets: ceux des djihadistes. Son destin est doublement funeste, car il est également victime d'un règlement de compte entre nomades et sédentaires du Sahel. Il devient ainsi le symbole de toute la perversité des nouveaux maîtres qui profitent des rivalités ancestrales pour régner.
Conte moral et politique
On a reproché au réalisateur un regard à la limite de la bienveillance vis à vis des djihadistes au début de son film, alors que dans la seconde partie, toutes leurs horreurs sont exposées sans ménagement. Il est vrai qu'au départ, la subtilité de la narration, qui avance à pas feutrés, comme les personnages du film, peut tromper. Sissako tisse soigneusement sa toile par petites séquences, comme autant de fragments d'un conte moral et politique, où le magnifique paysage de l'Afrique sahélienne le dispute à la beauté des visages et des postures.
Banalité du mal
Mais il ne s'agit nullement d'un leurre, encore moins d'une contradiction. Sissako témoigne de sa parfaite compréhension de la véritable nature de l'islamisme djihadiste. Un islamisme qui prend son temps avant d'exercer sa véritable terreur ; qui recrute des «paumés» de toutes origines (y compris française, dans le film comme dans la réalité) ; qui prône le littéralisme coranique mais adore les derniers gadgets de la postmodernité ; qui s'accompagne de pur et simple gangstérisme et notamment de la prédation des femmes ; qui masque ses méfaits sous la Loi prétendue d'une religion dont il ignore le B.A-BA ; des djihadistes qui sont, en somme, des humains ordinaires -Sissako insiste à juste titre sur ce point- mais qui ont décidé d'éteindre, en eux et dans les autres, la part solaire de l'humain. «La banalité du mal», ou Hannah Arendt à Tombouctou!
Le totalitarisme de notre temps
En ce sens, et c'est le message centrale du film, un message que seul un musulman peut délivrer sans être accusé de «stigmatisation»: le djihadisme d'aujourd'hui n'est ni plus ni moins qu'une forme nouvelle du totalitarisme. Timbuctu résonne aussi, à travers le parallélisme des scènes de tueries, comme un repentir de Sissako par rapport à Bamako. Non, ce n'est pas- ou ce n'est plus- le FMI ou le capitalisme mondial qui frappe l'Afrique au cœur et à l'âme, mais la terreur islamiste.
En retard d'une guerre?
De même que l'histoire militaire est remplie d'Etats-majors en retard d'une guerre, de même l'histoire politique est pleine de responsables et de commentateurs en retard d'une menace. Alors que tant d'entre eux sont obsédés par une possible résurrection du fascisme des années 30, des loups, d'une autre engeance mais d'un même appétit, sont entrés dans la ville. A Tombouctou comme à Paris.
Et c'est aussi pour cette raison et pour cette mise en garde qu'il faut voir Timbuktu. De toute urgence.

 

L'art est un véritable outil d'émancipation des esprits. pape Cissoko-ichrono

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Diadji Diop : un artiste dense

Fév 12, 2015
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Diadji Diop : un artiste dense

 

Un sculpteur hors pair avec une intelligence au service de la matière. Modeste et fort, les oeuvres de Djiadji Diop nous invitent aux voyages interrogatifs. Il a exposé dans les jardins de l'Elysée et c'était un succès mondial. Voici quelques lectures sur cet artiste sénégalo-francais qui vit dans le Val-de-Marne à Choisy-le-Roi en France. Pape  ichrono

Ses sculptures imposantes, souvent rouges, parlent d'identité, d'exil, de violence. Pour la première fois, une galerie consacre une rétrospective au sculpteur sénégalais.in le monde magazine
1987. "La mort de mon père, j'avais 13 ans." Jusque-là, le jeune garçon se rêvait architecte. Après le décès, il n'a "plus envie de construire des intérieurs, mais le désir de "construire" des hommes, comme pour retrouver quelqu'un." Réincarnations (1996) en sera la forme sculpturale : un groupe de personnages en terre cuite autour du moule dont ils sont issus.
1995. Il entre aux Beaux-Arts de Paris. "Alors que je m'apprêtais à intégrer les Gobelins pour me consacrer à la bande dessinée ou à l'animation, j'ai découvert le volume. C'est à ce moment-là que j'ai choisi la sculpture." Il se perfectionne dans les différentes techniques de cet art, où il acquiert une dextérité rare : il sait à peu près tout faire seul.
2001. Il sort diplômé des Beaux-Arts avec les félicitations du jury. "Pour l'examen, j'ai décidé pour la première fois de travailler le rouge, une couleur qui deviendra une matière à part entière et que j'emploie depuis quasiment systématiquement." L'installation Point de départ réalisée pour son diplôme est suivie de Galerman (2002), qui lui vaut ses premières critiques favorables.
2009. "La naissance de ma fille. Cet événement m'a conforté dans le désir de poursuivre une carrière artistique." Il lui inspire...Dans le bonheur, le nageur rouge exposé dans les jardins de l'Elysée en 2009 puis acquis par le Musée de l'histoire de l'immigration en 2011.
Dans jeune afrique on lira ceci :
Aussi discret que ses sculptures sont remarquables, cet artiste d'origine sénégalaise s'est fait repérer... dans les jardins de l'Élysée !
Rouge vif, au pied du Palais de la porte Dorée (Paris), un géant chauve exécute un mouvement de crawl. Seule une partie de son corps émerge de la terre. Signée Diadji Diop, cette sculpture monumentale s'intitule Dans le bonheur (de l'expression française "nager dans le bonheur"). Les habitués du lieu noteront toute l'ironie de sa présence sur ce terrain : construit en 1931, le bâtiment qui le domine fut successivement le Musée des colonies, le Musée de la France d'outre-mer, le Musée des arts africains et océaniens, jusqu'à devenir la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
Un symbole qui ne peut vraiment déplaire à l'artiste sénégalais qui a vu le jour en octobre 1973, à Dakar, et vit en France depuis une vingtaine d'années. Mais l'histoire est plus amusante encore : cette oeuvre intrigante fut pour la première fois présentée dans les jardins du palais de l'Élysée, lors des Journées du patrimoine, à la demande du conseiller culturel des lieux, sous la présidence de Nicolas Sarkozy...
Bien entouré, il fréquentait une école privée et ses résultats scolaires étaient bons. Jusqu'à ce que le ciel s'effondre.
Modeste, presque timide, Diadji Diop ne se gargarise pas de ces honneurs. Il suit avec détermination un chemin entrevu dès l'enfance. "Je dessine depuis que je suis capable de tenir un crayon, dit-il. Comme beaucoup, j'ai commencé par copier des superhéros, avec toujours une même passion pour le trait réaliste. En autodidacte." Issu d'une famille plutôt aisée - son père travaillait comme inspecteur de banque, sa mère au sein de l'Idep (Pnud) -, le petit garçon, qui vivait dans un appartement le long des voies de chemin de fer sur la route de Rufisque, se souvient d'une enfance heureuse.
Bien entouré, il fréquentait une école privée et ses résultats scolaires étaient bons. Jusqu'à ce que le ciel s'effondre, l'année de ses 13 ans, avec la mort de son père. Diop se souvient d'"un homme très joueur, généreux, proche de ses enfants", qui l'encourageait dans son envie de devenir architecte. "Il a choisi de partir, poursuit Diop. C'est bien plus tard que je l'ai appris, et le savoir a donné du sens à mon désarroi. Mais sur le moment, on nous en a protégés.
La douleur, c'était son absence." Complètement "paumé", selon ses termes, l'adolescent trouve un certain réconfort dans le dessin. "Après son décès, j'ai commencé à avoir envie de construire des hommes, comme pour combler un vide", se souvient-il. Il rêve alors de bandes dessinées, de films d'animations...
Même si "on ne guérit jamais vraiment", Diadji Diop vit son deuil porté par la force familiale et par ses ambitions créatrices. Une première bande dessinée naît de son crayon : "Le thème était assez osé pour l'époque, c'était l'histoire d'un serial killer qui, à Dakar, voulait tuer tous les homosexuels. Le journal Le Soleil la voulait, mais ils payaient des clopinettes..." Son rêve est désormais plus clair : faire l'école des Gobelins, à Paris.
Après le bac, en 1992, une bonne fée donne corps à ses ambitions. Des amis français, anciens expatriés au Sénégal, l'accueillent à Bondy, dans l'est de Paris, lui permettant d'intégrer l'École d'arts appliqués, une classe préparatoire aux Gobelins. "Je n'avais aucune notion d'histoire de l'art, se souvient-il. C'est à cette époque que j'ai découvert le volume." Suivant les conseils de ses enseignants, il se présente aussi au concours des Beaux-Arts de Paris, qu'il obtient.
Le galeriste qui accueille aujourd'hui ses oeuvres, dit de lui qu'il possède "le don rare de faire plus que rendre la réalité avec ses mains".
Puis, il intègre la prestigieuse école, abandonne l'animation et se lance "à 100 % dans le volume" au sein de l'atelier des matériaux nouveaux (résines, ciment, plastiques). Bertrand Scholler, le galeriste qui accueille aujourd'hui ses oeuvres, dit de lui qu'il possède "le don rare de faire plus que rendre la réalité avec ses mains".
Diplômé avec les félicitations du jury, Diop expose dès le début des années 2000 et, pour gagner sa vie, enseigne dans des écoles d'art. L'une de ses premières oeuvres, La Résurrection, représentait quatre personnages de couleurs différentes autour d'un corps pris dans la gangue de son moule. Aujourd'hui, ses sculptures, qui valent entre 3 000 et "quelques dizaines de milliers d'euros", sont toutes rouge vif - un rouge qui n'est pas biologique mais symbolique.
"Au début, je représentais les différentes populations par leur couleur. Aujourd'hui, je m'intéresse plus à la matière, qui est plutôt vermillon, qu'à l'enveloppe. J'ai aussi supprimé les cheveux, qui nous distinguent. Notre différence n'est qu'épidermique."
"C'est un artiste totalement sincère, et c'est rare", dit de lui Bertrand Scholler. Pour s'en convaincre, il suffit d'évoquer la biennale d'art contemporain de Dakar. "Tant qu'elle sera axée sur le travail des Africains, même si ça part d'un bon sentiment, ça ne donnera jamais qu'une image d'artistes de seconde zone, affirme Diop. Je ne veux pas être cantonné à un ghetto culturel." Cet été, son épouse franco-américaine donnera naissance à son second enfant. Aujourd'hui, il nage dans le bonheur.
Diadji travaille ses personnages sans croquis ni maquette.
« Il a une capacité extraordinaire à voyager directement à l'échelle qui l'intéresse », souligne Richard Deacon, sculpteur britannique qui fut son professeur aux Beaux-Arts.

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Alphousseyni SEYDI Professeur d'arts visuels- Infographiste- Consultant en Management Culturel chez Omawo

 

Alphousseyni SEYDI Professeur d'arts visuels- Infographiste- Consultant en Management Culturel chez Omawo
Cet homme est un artiste complet, un formateur accompli, il essaie toujours de trouver tel ce créateur l'angle qui sera le plus juste. Touche à tout de façon concise et créatrice alphousseyni nous gratifie notre regard de ses trois tableaux.
Il prépare une grande exposition dans la ville de Ziguinchor capitale régionale de la verte Casamance au sud du Sénégal..

Instruisons notre regard, apprenons à travers les images, initiez les enfants, allez au musée, laissez les enfants créer, fabriiquer, rechercher, assembler, etc

L'art pour l'art ou l'art engagé c'est toujours de l'art.

Pape cissoko ichrono

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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