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Un artiste maudit mort trop jeune !? La Fondation Vuitton confronte 200 œuvres des deux peintres incandescents, morts très jeunes. ici Jean-Michel Basquiat.

 

Un artiste maudit mort trop jeune !? La Fondation Vuitton confronte 200 œuvres des deux peintres incandescents, morts très jeunes. ici Jean-Michel Basquiat.


« On parle de ces écrivains maudits, de poêtes maudits mais aussi de ces artistes excentriques et singuliers qui vous intriguent tout au long sans vous lâcher. Ils sont doués et intrigants et fricotent avec les excès ces excès qui les emportent en laissant les traces d'un talent fou. Leurs œuvres survivent à leur mort ». P B CISSOKO


Sur le ring, à droite, Jean-Michel Basquiat (1960-1988), dont les premiers dessins tapissaient les rues de Manhattan. Victime d'une overdose, il fait partie du « club des 27 » — avec entre autres Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse —, ces superstars mortes de trop d'excès au même âge, 27 ans donc, Basquiat, icône mondiale, DJ, musicien, coloriste sans égal dans sa génération. De grands aplats de bleus, de verts et des figures de boxeurs noirs — uppercut toujours — et jazzmen qui vous fouettent.
Basquiat, star noire de l'art


Le musée d'Art moderne consacre la première rétrospective française au peintre disparu en 1988. Cet ami d'Andy Warhol avait débuté dans la rue avant de devenir richissime.


Jean-Michel Basquiat, c'était tout et son contraire, à tel point qu'on en avait oublié le grand peintre qu'expose le musée d'Art moderne de la Ville de Paris.Basquiat, le roi de New York des années 1980, mort à 27 ans d'une overdose en 1988.Un clodo dormant dans la rue, débutant par des graffitis, devenant richissime. Un Noir—père haïtien, mère portoricaine — qui a ouvert, au pied-de-biche, la porte des galeries huppées de l'Amérique blanche. Un people — l'ami d'Andy Warhol, l'amant de Madonna—mort tout seul et tout jeune.
Mais la meilleure image, au sens propre, c'est le roi, parce qu'on la retrouve partout dans ses peintures. Un roi de la récup, comme sur cette peinture d'un prince déchu avec sa couronne de clous, un tableau qui, en pleine époque du « Wall Street » d'Oliver Stone, a atteint des centaines de milliers de dollars.


Jean-Michel Basquiat a beaucoup ramassé dans la rue, des portes, des pans de bois, sur lesquels il peignait. A sa première galeriste, Annina Nosei, qui lui demande pourquoi il ne peint pas sur toile, il répond : « Vous n'avez qu'àm'en acheter. »Ce qu'elle fera.


A la fin de sa courte vie, il peignait sur des toiles de plus en plus grandes, comme s'il en avait été trop longtemps privé. Elles resplendissent dans les dernières salles de l'exposition. Basquiat a appris son métier sans rien perdre de son énergie vitale initiale. Très influencé par Dubuffet, il peint lui aussi des personnages grimaçants, à la fois enfantins et immémoriaux : jazzmen, boxeurs, symboles de l'identité noire. Tous couronnés ou presque, avec un mélange de noblesse et de cour des Miracles. Ça vous griffe, ça vous gifle, comme si les couleurs allaient vous éclabousser la figure.


« L'enfant radieux » de la peinture


Basquiat n'a peur de rien, à un point réjouissant : sa palette souvent sombre ose aussi des roses pleins pot, des verts divinement trop voyants, des bleus heureux. On l'appelait « l'enfant radieux »de la peinture. La drogue qui l'a tué n'apparaît pas comme un destin inéluctable, mais comme un accident catastrophique, qui aurait pu être évité. Basquiat, devenu trop vite trop riche et célèbre a explosé.


Cette mort a beaucoup fait pour son succès de peintre maudit. Mais ce qu'on voit sur la toile, c'est la joie, la danse : il peignait en bougeant, en rythme, laissant même ses traces de pas sur les rectangles dessinés.
En une poignée d'années, la star a peint mille tableaux. Le musée d'Art moderne de la Ville de Paris en expose une centaine, majeurs. Un voyage depuis ses premières cartes postales jusqu'à ses immenses fresques finales.
Il peignait des crânes avec des yeux brillants. Vingt-deux ans après sa mort, ils clignotent toujours.


http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/basquiat-star-noire-de-l-art-17-10-2010-1112551.php


Jean-Michel Basquiat boxe toujours


Jean-Michel Basquiat, qui avait été écrasé par une voiture enfant, avait en commun avec les boxeurs la douleur inscrite dans le corps, cette enveloppe qui ne laisse qu'affleurer une multitude d'histoires accumulées et dissimulées. Un corps, un squelette, une âme, l'indiscible, toutes ces couches qui se superposent donnent l'art magnifique de Basquiat qui réussit à faire avec du décousu un habit de prince. Une centaine d'oeuvres du prolifique américain sont exposées en ce moment au Musée d'Art Moderne de Paris. C'est 1/8e de ce que l'ex-graffeur a peint ou dessiné, autant dire que l'aubaine ne se reproduira pas de sitôt. Outre que Basquiat était un artiste pop totalement immergé dans la société des années 1980 et que sa créativité n'a pas débandé, de l'âge de trois ans à sa mort en 1988 (à 27 ans) d'une overdose d'un mélange de cocaïne et d'héroine, il laisse une oeuvre qui dépasse largement le seul contexte Warholien auquel on l'associe vite fait, vu l'amitié qui liait le noir aux cheveux fous au blafard grisonnant de la Factory.


Le New-Yorkais Jean-Michel Basquiat regardait la télévision en peignant. Il captait à sa manière ceux ( sportifs, musiciens, leaders politiques ) qui dans cet Eden lumineux apparaissaient auréolés d'une gloire que peu de leurs semblables atteignaient. Basquiat voyait dans chacun de ces personnages populaires célèbres une histoire qui les rapprochait de lui. Sauf qu'il avait choisi le dessin. Lui, à qui l'on refusait de monter dans un taxi parce qu'il était noir ( il ne passait sans doute pas encore à la télé ), a donc effectué des transferts sur toile de ses propres questionnements en se référant à d'autres, que la culture américaine a jeté sur le devant de la scène ou du ring. Ils sont, grâce à son inégalable talent, devenus des fétiches contemporains puisque réenvisagés au travers d'une technique se référant aux prémices de l'art. S'amusant avec les lettres et les signes de son époque, empruntant aux néons, à la BD, aux dessins animés, à la signalétique, aux marques, à la publicité omniprésente, à la poésie urbaine comme aux peintures primitives, à l'art africain ou encore aux croyances vaudou, sa technique a tressé des liens pour mieux souligner ce qui se jouait pour les noirs dans le sport à cette époque : un match important entre le regard porté par les blancs sur les nègres et la faculté de ces derniers à s'imposer – quitte à s'y brûler – à une société du spectacle qui les considère encore comme une curiosité, une étrangeté que l'on peut enfin faire fructifier.

Pour Basquiat, les artistes noirs, les jazzmen ( Charlie Parker, Billie Holliday ) étaient pris dans les mêmes rets de la société-business que les sportifs ( Hank Aaron, Jesse Owens ), et il a créé pour eux son propre panthéon, à un moment charnière : au passage des années 1980, ces fortes individualités mues par leur force de travail et leur désir d'exister en même temps, sont le produit d'un système autant que leur ascension sociale dans le show business sert de revendication à leur identité propre au nom de tous ceux que l'on ne voit pas, ni à l'écran ni dans la rue. Les toiles de Basquiat, par ses héros noirs, disent qu'ils avaient à souffrir plus que les blancs pour qu'on les regarde enfin avec admiration. C'est pour cela également que Basquiat offre à tous les champions le sacre total qu'ils méritent selon lui : l'éternité. Ils sont en quelque sorte sanctifiés pour avoir porté leur croix, cette couleur de peau motif de discrimination dont on ne dira jamais assez qu'elle fut le moteur de leur créativité comme l'entrave à leur volonté d'être enfin perçus comme des hommes libres, maîtres de leur destin, parce que par là même ils perturbaient l'ordre établi.
La toile St Joe Louis Surrounded By Snakes est particulièrement révélatrice de cette problématique.

En gros, elle parle de l'exploitation des sportifs noirs par des managers véreux ou l'industrie du spectacle. Mais la taille du lettrage et la force du nom « Joe Louis » suffisent à dire qui est le roi. Elle parle de Basquiat aussi qui, comme le boxeur, devenu riche, s'est laissé abuser par ses amis qui réclamaient les dividendes de sa célébrité. Il ne faut pas confondre cette apparente célébration des sportifs noirs par l'artiste avec un quelconque attrait pour le sport en lui-même. Basquiat aimait la musique et l'art et s'il hissait Cassius Clay, Sugar Ray Leonard et d'autres au rang d'artiste puis d'icône; il méprisait les mécanismes régissant leur carrière. Il dénonçait à l'évidence le sport, ce lieu d'exploits, comme le dernier bastion du capitalisme, de l'exploitation des hommes par d'autres hommes.

La gloire et l'argent pour ces héros noirs n'étant pas des gages d'une liberté acquise et irréversible, ou d'un bonheur abouti.
Sur le tableau Per Capita, un boxeur dont la ceinture du short est barrée de l'inscription « Everlast » (une marque de sport, qui évoque par extension « l'éternité ») fait le signe de la victoire auréolé d'une couronne, en tenant une torche qui renvoie ou à la flamme des jeux olympiques, ou à celle de la statue de la Liberté. Cette ambiguïté forte dit que dans la condition de héros noirs, libération et manipulation, affirmation de sa force propre et soumission à un système (financier ici), en aucun cas, ne sont dissociables. Acteurs ou jouets du destin qu'ils se forgent, les champions de Basquiat sont à son image, des hommes de mouvement, d'action, au milieu d'un monde revêche. Pour le mater il faut s'élever au-dessus de la réalité. Lui comme ses héros sont des boxeurs d'ombres gonflés d'une sublime et irrépressible énergie du désespoir.
O.V.
http://contre-pied.blog.lemonde.fr/2010/12/05/jean-michel-basquiat-boxe-toujours/

«Être multiple-s», Salia Sanou aux Francophonies en Limousin

Ses yeux brillent quand il parle de ces deux femmes. Le chorégraphe Salia Sanou les admire et il avait beaucoup envie de partager avec elles une expérience sur scène autour des identités multiples. Déjà avant « Multiple-s », créée aux Francophonies en Limousin, son œuvre était intensément imprégnée de l’art littéraire de l’écrivaine franco-canadienne Nancy Huston (« aujourd’hui, j’ai cinq ou six identités ») et de la danse de la Franco-Sénégalaise (« et allemande par mariage ») Germaine Acogny, 74 ans.Une icône de la danse contemporaine que Salia Sanou nomme tout simplement sa « maman Germaine ». Une transmission artistique profonde et poétique, subtile et émouvante. Entretien avec le danseur et chorégraphe burkinabè travaillant entre Ouagadougou et Montpellier, entre la France et le Burkina Faso, entre l’Afrique et l’Europe.

RFI : Vous avez crééMultiple-s. Quel sont vos « multiples » ?

Salia Sanou :Mes multiples, ce sont tout ce qu’on traverse et tout ce qu’on reçoit quand on part d’un territoire à un autre, quand on se déplace, voyage, découvre. On part de quelque chose et on arrive aussi avec quelque chose. On est multiple. On est riche de tout cela, des couleurs, odeurs et visions. C’est ce que j’appelle être « multiple-s ».

Dans votre pièce, on entend cette phrase : « quand on arrive quelque part on ne raconte pas ce qu’on est et quand on retourne au pays, on ne raconte pas ce qu’on fait ». Est-ce votre vécu ?

C’est mon expérience : partir. Cela veut dire aussi partir avec ce qu’on a. Quand on arrive quelque part, c’est aussi d’accepter de vivre où l’on dépose sa valise et qu’on reçoit quelque chose de là-bas. En partant, on arrive toujours avec une richesse. Je crois vraiment à cette rencontre, à cet échange, à ce croisement, à cette multiple identité qui est finalement en nous. On part d’une identité et on s’enrichit toujours d’une autre identité et on devient multiple.

Le spectacle commence avec des mouvements des mains, sortant d’une sorte d’espalier de gym mobile lumineux. Pour vous, tout commence par la main ?

Oui, le geste de la main est très important. Il y a des moments quand on n’a plus la parole, quand le mot ne peut plus sortir, il y a les mains qui peuvent dire, raconter, décrire des gestes. La main nous montre où aller. Moi, je pense que c’est très signifiant. Donc, ce spectacle commence avec ce jeu de mains qui appelle l’Autre, qui a envie de voir l’Autre, de rencontrer l’Autre. Et ce sont aussi ces gestes de mains qui disent à l’Autre : je suis là. Donc, comme on dit : donnons-nous la main.

RFI

Livre : « La mémoire effacée d’Abigail » Un roman de notre directeur de la publication

Notre directeur de la publication, Jean-Yves Duval, vient de sortir chez « Ella éditions » un nouveau roman historique : « La mémoire effacée d’Abigail ». Il s’agit de son septième ouvrage, après la parution en 2000 d’une biographie d’un maréchal de France sous Louis XV et Louis XVI : « Le prix du sang bleu ».

Quand la fiction rejoint la réalité

Ce dernier opus est le deuxième d’une série, après la sortie de « Trois divas et un divan » qui raconte l’histoire romanesque du retour à la vie de la célèbre couturière Coco Chanel et de l’espionne Mata-Hari. Pourquoi et comment ? C’est là tout l’intérêt de l’intrigue. Il s’agit cette fois d’une princesse disparue tragiquement dans un accident de la route voici près d’une vingtaine d’années. S’agit-il réellement d’un accident ou plutôt d’un complot ? Là, est la question et certains lecteurs trouveront peut-être une coïncidence avec une célébrité décédée à Paris à la même époque. Rappelons cependant que le livre de Jean-Yves Duval est une fiction, sortie directement de son imagination, même si certains faits peuvent paraître troublants.

Un roman d’espionnage pour la fin de l’année

Interrogé, l’auteur nous a indiqué avoir en préparation un troisième volet où il s’inspire, là encore, d’une célébrité décédée voici quelques décennies dans des circonstances mystérieuses et à ce jour non élucidées. Avec à la clé, des révélations ? Ce sera à découvrir l’année prochaine, car pour l’heure Jean-Yves Duval nous indique « la parution, vraisemblablement, pour la fin de l’année, d’un roman d’espionnage ayant pour champ d’action le Moyen-Orient et ses enjeux géopolitiques et stratégiques », un univers que connaît bien ce journaliste, auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) qui a parcouru le globe durant une quinzaine d’années pour la radio et la presse écrite, en particulier sur les différents théâtre d’opération militaire (Bosnie, Somalie, Cambodge, Côte-d’Ivoire, etc.)  

« La mémoire effacée d’Abigail » - Ella éditions, 307 pages, 20 €

Qui est N’Goné Fall, commissaire générale de la Saison Afrique 2020?

Elle vient d’être nommée mardi 3 juillet commissaire générale dans le cadre de la Saison des cultures africaines, la Saison Afrique 2020, une initiative lancée par le président français Emmanuel Macron. La Sénégalaise N’Goné Fall, 51 ans, architecte, commissaire d’expositions, intellectuelle et cofondatrice d’une plateforme dans les nouveaux médias et les arts visuels, devient ainsi une figure incontournable de la scène culturelle internationale. Portrait.

C’est elle qui aura la tâche aussi réjouissante que difficile de « permettre de faire découvrir en France, l’image d’une Afrique en mouvement et en pleine mutation », selon le communiqué publié par la ministre de la Culture française, Françoise Nyssen, la tutelle avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de l'initiative Saison Afrique 2020 qui sera mise en oeuvre par l'Institut Français courant 2020.

Les initiés connaissent et apprécient N’Goné Fall depuis longtemps. Déjà en 2001, elle était commissaire invitée aux Rencontres de la photographie africaine de Bamako. En 2016, elle présidait le jury de la Biennale de Dakar, et dans la même année, elle a concocté une exposition au Danemark à majorité féminine sur les voix critiques d’artistes activistes, When Things Fall Aparat. Critical Voices on the Radars.

La défense des artistes en Afrique

Née en 1967 à Dakar, diplômée à l’âge de 26 ans en architecture par l’École spéciale d’architecture à Paris, N’Goné Fall s’engage rapidement auprès de la Revue noire avant de devenir à son tour entre 1994 et 2001 directrice de cette rédaction pionnière et très engagée dans la reconnaissance des artistes africains dans le milieu de l’art international. Sa nomination en tant que commissaire générale de la Saison Afrique permettra à N’Goné Fall de devenir une figure centrale pour la défense des artistes en Afrique, un rôle incarné depuis longtemps par Simon Njami, écrivain et essayiste né à Lausanne de parents camerounais, cofondateur de la Revue noire et commissaire d’expositions mythiques comme Africa remix.

Quant à N’Goné Fall, elle a codirigé plusieurs anthologies ayant fait date : l’Anthologie de la photographie africaine et de l’océan Indien en 1998 et puis, en 2001, l’Anthologie de l’art africain du XXe siècle, publiée par les prestigieuses éditions Revue noire. C’était le fruit de longues années de recherche et un coup d’épée dans la scène internationale de l’art qui longtemps ignorait cette autre histoire de l’art.

Les artistes femmes du continent africain

Dans le cadre de ses recherches scientifiques, elle n’a pas cessé de faire découvrir des artistes femmes du continent africain. Lors de l’exposition sur l’art féministe dans le monde, Global Feminisme, en 2007, au Brooklyn Museum, à New York, elle a notamment rédigé dans le catalogue la partie sur la contribution de l’art africain. Du jour au lendemain, elle s’est retrouvée dans le rôle d’une pionnière concernant la recherche sur la production des femmes artistes en Afrique.

Enfin, et ce n’est peut-être pas le fait le moins important dans sa nomination, N’Goné Fall est aussi cofondatrice du collectif Gaw-Lab de Dakar, une plateforme dédiée à la recherche et la production dans le domaine de l'art numérique pour interroger « l'interdépendance entre la réalité numérique et l'espace public et social ». Relier les cultures et les continents à l’ère numérique, tout un programme pour sa nouvelle fonction au sein de la Saison Afrique 2020.

Institut Français

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