Art & Culture

Photographie : les Rencontres d'Arles mettent l'Afrique à l'honneur-Par Nicolas Michel jeuneafrique.com

 

Jusqu'au 25 septembre, les Rencontres d'Arles, dans le sud de la France, font la part belle à la création du continent. Petit tour d'horizon et sélection de rendez-vous à ne pas manquer.
Chaque été depuis 1970, les Rencontres d'Arles rassemblent sur les rives du Rhône, dans le sud de la France, tout le petit monde de la photographie. Festival créé par le photographe arlésien Lucien Clergue, l'écrivain Michel Tournier et l'historien Jean-Maurice Rouquette, les Rencontres explorent à travers une multitude d'expositions notre rapport aux images et apportent un point de vue, distancié sans être pour autant distant, sur l'état de nos sociétés contemporaines. Entre images d'actualité et œuvres plastiques présentées dans des friches, des églises et jusque sur les murs des ruelles, les visiteurs curieux peuvent embarquer pour un voyage au soleil qui les fera tour à tour rire et pleurer.


Cette année, l'Afrique s'est invitée en Camargue, représentée en ces terres de chaleur et de moustiques par des artistes singuliers. Le Malien Malick Sidibé (Swinging Bamako), décédé cette année et qui méritait bien un hommage, s'expose en compagnie de photographes de sa génération comme Sadio Diakité et Abderrahmane Sakaly pour raconter l'histoire du groupe de musiciens afro-cubains Las Maravillas de Mali.


Plus contemporaine, l'œuvre de la Ghanéo-Écossaise Maud Sulter (1960-2008) évoque avec les collages de Syrcas, dans l'espace feutré de la chapelle de la Charité, la question raciale en Europe et le quasi-oubli du génocide des Noirs lors de la Seconde Guerre mondiale. Lucides, inventifs, d'autres artistes disent l'Afrique d'aujourd'hui, de la créativité azimutée de Nollywood (Nigeria) au bidonville de Kibera (Kenya) en passant par une belle et joyeuse danse macabre. Notre sélection, à voir jusqu'au 25 septembre 2016.
La révélation : Sarah Waiswa


Sans surprise, l'Ougandaise Sarah Waiswa, 36 ans, a obtenu le prix Découverte des Rencontres d'Arles, doté de 25 000 euros et soutenu par la fondation Luma. Le travail de Waiswa était présenté par l'artiste Aida Muluneh, fondatrice d'Addis Foto Fest, avec celui du Saoudien Nader Adem (32 ans) sur la vie des handicapés dans la capitale éthiopienne.
En s'intéressant au quotidien des albinos en Afrique de l'Est, la photographe prenait le risque d'emprunter un chemin déjà parcouru par de nombreux photographes, ornière creusée de bons sentiments, entre fascination graphique et émotion outrée. Ce n'est pas le cas. Avec sa série « Étrangère en terre familière », Waiswa parvient à hisser le sujet au-delà des frontières africaines et à le rendre universel.


Ses diptyques présentent certes une femme albinos, mais celle-ci n'est jamais réduite à cette condition. Affublée d'ajouts capillaires d'un violet criard, vêtue de blanc et de vert pâle, des plumes d'autruche en guise de boucles d'oreilles, d'énormes lunettes sur le nez, elle pose avec un certain sens de la mise en scène dans les rues jonchées de détritus d'un bidonville, les yeux clos comme pour se protéger du soleil.

À côté de chaque image, l'artiste présente un objet : un voile de mariée, une plume, une coulée de peinture rouge sang, un miroir brisé, un crucifix couvert de billets de banque, une lettre mouillée de larmes...
« Mes larmes sont comme la pluie, elles ont une saison, elles peuvent s'arrêter un moment, mais elles reviennent toujours », peut-on lire sur cette dernière. Au fond, cette femme n'est plus une albinos, elle est avant tout une femme, avec son histoire, son caractère, ses origines sociales, sa personnalité. Le titre d'un des diptyques, À la recherche d'un équilibre, dit le funambulisme de chacun, sur un fil entre soi et le monde.


La valeur sûre : Zanele Muholi


Dépassant de loin le cadre de la photographie puisqu'il s'agit aussi d'un engagement social, le travail le plus connu de l'artiste sud-africaine de 44 ans porte sur les lesbiennes de son pays et vise à mieux les faire connaître, au-delà des clichés et du mépris qui leur colle à la peau. « Militante visuelle », comme elle se définit elle-même, Zanele Muholi défend une meilleure compréhension de cette communauté, sans pathos ni victimisation excessive.
Ses œuvres exposées à Arles, dans le Parc des Ateliers, forment un corpus différent : il s'agit d'une série d'autoportraits rassemblés sous le titre « Somnyama Ngonyama », qui signifie « Salut, lionne noire ».
Sur chacune de ces photographies en noir et blanc particulièrement soignées, Muholi incarne un personnage archétypal qui se donne à voir comme tel tant les objets ou les vêtements qu'elle utilise peuvent avoir un aspect tragi-comique. Si elle force le noir de sa peau, c'est, dit-elle, pour mieux l'affirmer. La série n'a certes pas la force de ses séries « Being » et « Faces and Phases » sur la communauté homosexuelle, mais elle frappe par sa beauté formelle.

L'expo de groupe


Installée dans la nouvelle friche baptisée Ground Control, à proximité de la gare d'Arles, l'exposition « Tear my Bra » (« Déchire mon soutien-gorge ! ») a pour sous-titre « Drames et fantaisies dans le cinéma de Nollywood... et son influence sur la photographie africaine contemporaine ». Elle rassemble plusieurs artistes qui, de près ou de loin, ont travaillé sur le cinéma nigérian et sa production délirante.
De manière très directe, Andrew Esiebo (38 ans) a ainsi exploré les coulisses de Nollywood et suivi les deux célébrités que sont les nains Chinedu Ikedieze et Osita Iheme (dits Aki et Paw Paw), habitués des rôles d'enfants. Remarqué aux Rencontres de Bamako (Mali), Uche Okpa-Iroha (44 ans) a pour sa part intégré un homme noir dans des images tirées du film Le Parrain, de Francis Ford Coppola, pour sa série intitulée « L'Enfant de la plantation ».
Dans la même veine, mais avec plus d'humour, Antoine Tempé (56 ans) et Omar Victor Diop (36 ans) ont repensé version Nollywood des classiques de Hollywood (« [re-]Mixing Hollywood ») comme Pulp Fiction, Matrix ou Basic Instinct. Quant à François Beaurain (40 ans), il utilise directement les affiches des films made in Nigeria pour réaliser des collages d'envergure.


D'autres explorent à leur manière les notions de masque (Joana Choumali, Zina Saro-Wiwa...) et l'exposition se clôt sur une réjouissante confrontation créative entre l'histoire de l'art occidental et le quotidien nollywoodien de l'Afrique. Avec sa vidéo Iyeza, Kudzanai Chiurai (35 ans) reprend La Cène de Léonard de Vinci en version subsaharienne, tandis que de son côté Iké Udé (52 ans) présente les personnalités en vue du cinéma nigérian – dont sa reine Genevieve Nnaji – avec L'École de Nollywood... à la manière du peintre Raphaël (L'École d'Athènes, 1509-1510).

Lu 688 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Jacques CHIRAC homme universel ouvert au monde est à l'honneur au Musée du Quai Branly à Paris /Dialogue des cultures du monde.

 


Le Musée du Quai Branly, renommé "Quai Branly - Jacques Chirac", rend hommage à l'ancien président, à l'origine de l'institution, à travers une exposition qui ouvre mardi.
Il est né il y a dix ans. Le Musée du Quai Branly vient d'être rebaptisé "Quai Branly - Jacques Chirac", une appellation justifiée tant a été grande l'implication de l'ex-président dans la création de ce musée des arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques.


Jacques Chirac "va, on va dire, le mieux possible"


Conçue par l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, une exposition intitulée "Jacques Chirac ou le dialogue des cultures", qui s'ouvre mardi et se tient jusqu'au 9 octobre, rend hommage à la passion de l'ancien chef de l'Etat pour les civilisations premières.
Jacques Chirac, âgé de 83 ans, ne sera pas présent lors du vernissage ce lundi, mais "il ira voir l'exposition, c'est certain", a déclaré sa fille Claude sur France 2, ajoutant que son père "va, on va dire, le mieux possible". "Il n'y a pas beaucoup d'expositions de Branly qu'il n'ait pas vues", a souligné le président du musée, Stéphane Martin. "Il est toujours venu discrètement et je pense qu'il voudra voir celle-là".


Un grand projet dès son élection en 1995


L'engagement de l'ancien président est en partie lié à une rencontre: celle du collectionneur Jacques Kerchache, qui militait pour l'intégration de l'art non occidental dans les grandes collections. Son approche est controversée, mais il trouve une oreille attentive auprès de l'ancien chef de l'Etat, qui, dès son élection en mai 1995, lance le projet d'un grand musée des cultures non européennes.
Un terrain est retenu sur les bords de Seine, à deux pas de la Tour Eiffel, et Jean Nouvel choisi pour concevoir le bâtiment. Il en fera quatre, réservant plus de la moitié de la superficie à un jardin, protégé de la circulation par un mur de verre. Le bâtiment principal, abritant les collections, est une longue courbe sur pilotis d'où surgissent des boîtes de couleur.
Un million et demi de visiteurs


Une polémique émaillera tout de même sa création en 2006. Pour constituer ses collections, la direction du Quai Branly a en effet prélevé massivement des oeuvres dans d'autres institutions publiques.
Quelque 300 000 oeuvres, près d'un million et demi de visiteurs en 2015, des expositions à succès: le musée du Quai Branly fête ce lundi avec honneur son dixième anniversaire.


http://www.bfmtv.com/societe/jacques-chirac-ira-voir-l-exposition-retracant-au-musee-du-quai-branly-sa-passion-pour-les-arts-premiers-990063.html

Le musée du Quai Branly fête ses 10 ans avec une exposition hommage à l'ancien chef de l'Etat qui en est à l'origine.
L'information n'est pas encore parue au « Journal officiel ». Mais le musée du Quai Branly va s'appeler musée du Quai Branly-Jacques Chirac à partir de lundi, quand François Hollande inaugurera l'exposition consacrée à l'ancien président et surtout à son amour des arts asiatiques, africains, océaniens, amérindiens.

Souffrant des suites de l'accident vasculaire cérébral dont il a été victime en 2005, très affecté par le décès de sa fille Laurence en avril, Jacques Chirac, 83 ans, qui éprouve des difficultés à marcher, ne sort plus en public. Il a exprimé son désir de visiter bientôt cette exposition anniversaire, de manière discrète.

Dès son ouverture le 23 juin 2006, le musée Branly a accueilli entre 1,3 et 1,5 million de visiteurs par an, soit trois, voire quatre fois plus qu'autrefois le musée des Arts d'Afrique et d'Océanie et le musée de l'Homme réunis, d'où proviennent une bonne partie des oeuvres. Ce succès, Chirac y a cru, il l'a voulu, d'abord contre sa propre administration. « C'est l'un des rares hommes politiques occidentaux qui a toujours eu le sentiment que la diversité du monde et de ses cultures était vitale », rappelle Stéphane Martin, président du musée depuis son ouverture et associé à sa création depuis 1995, juste après l'arrivée de Jacques Chirac à l'Elysée.

Ce dernier voulait un écrin neuf, inscrit sur la carte du monde des grands musées, conçu par l'architecte star Jean Nouvel, pour ces arts qu'on appelait autrefois primitifs, puis premiers, en tout cas lointains : statuettes africaines, totems amérindiens, masques océaniens...

Passeur de mémoire et Bison égocentrique

Jacques Chirac avait été très marqué par la volonté de Georges Pompidou d'imposer l'art contemporain au coeur de la vie des Français, dans le Centre qui porte son nom. Lui en a fait autant avec l'art du bout du monde, celui des « indigènes » de nos anciennes colonies, si longtemps réduits à des caricatures façon Banania. « Le regard sur ces cultures lointaines est passé du mépris à l'admiration en un siècle », souligne Jean-Jacques Aillagon, commissaire de cette exposition sur celui dont il a été le ministre de la Culture.

Ni Mitterrand, à l'origine du Grand Louvre, ni Giscard d'Estaing, qui avait initié le musée d'Orsay, ni Pompidou n'ont eu droit à une exposition. Pourquoi Chirac ? « C'était pour moi une évidence, car ce musée est sorti de son cerveau », justifie Stéphane Martin. Mais ne frôle-t-on pas le culte de la personnalité? « Non, car ce n'est pas une exposition sur sa carrière d'homme politique. C'est l'histoire du musée que l'on raconte à travers lui. » L'exposition, à travers 150 pièces, n'en présente que quatre prêtées par Jacques Chirac lui-même, bien plus passeur que collectionneur. Elle présente des chefs-d'oeuvre du musée ou de collections privées, qui racontent comment des artistes et des écrivains français -- comme Malraux, l'un des héros de Chirac -- ont mis les Dogons ou la Nouvelle-Guinée au coeur du grand art.

Habilement, l'exposition diffuse aussi des photos émouvantes et intimes de l'ancien chef de l'Etat. On y découvre son nom de scout, Bison égocentrique. Les grands fauves politiques, parfois, se révèlent davantage protecteurs que prédateurs.

« Jacques Chirac ou le dialogue des cultures », du 21 juin au 9 octobre, au musée du Quai Branly (Paris VIIe). www.quaibranly.fr

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/a-chirac-les-arts-premiers-reconnaissants-17-06-2016-5891705.php

Lu 762 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Colorée, métissée, libérée, la mode ethnique en plein boom-10 ème anniversaire ce we passé à Paris

 

Mon ami Seydou Gueye qui a mis en place le festival "L'afrique dans tous les sens" m'a informé sur le 10 ème anniversaire de Labo international qui essaie de promouvoir l la mode ethnique ou venue d'ailleurs. Dans cette mondialisation chacun dooitr se dire, prendre sa place et c'est une façon de démocratiser la mode et dire que les canons valent bien ici et ailleurs avec des tissus, des coupes venus d'ailleurs.
Juste vous dire de guetter et de suivre cette grande structure qui donne de la visisibilité à nos tissus, colliers et autres accessoires


PROGRAMME 11 & 12 JUIN 2016
SAMEDI 11 JUIN 2016
MY LABO SHOPPING


10h00 – 23h00 : 50 créateurs de différents pays, de prêt -à-porter, d'accessoires, d'objets d'intérieurs et d'arts de vivre, présenteront des pièces uniques et originales, ayant tous une démarche de production éco-responsable et éco-qualité.


MY LABO RELOOKING
Espace de conseil en relooking et beauté avec Scheena Donia.
MY LABO FOOD
Espace restauration avec
– Le Brunch angolais
– French Toque
– Les saveurs du Sénégal.
MY LABO SCHOOL
Animé par des experts de la mode et des affaires.
Modératrice Samira Ibrahim
11h00 – 12h30 : « Les astuces pour lancer et développer sa marque »


Intervenants :


Tina Lobondi (créatrice)
Adama Paris (créatrice et femme d'affaire)
Ayden (créatrice et présentatrice)
Hapsatou SY (entrepreneure et chroniqueuse TV)
14h00 – 14h45 : « Comment devenir un guru sur les réseaux sociaux ? »
avec Aisha Masterama (Bloggeur et directrice des achats)
15h00 – 15h45 : « Comment se démarquer en 20 secondes ? »
avec Scheena Donia (conseillère en relooking)


MY LABO RUNAWAY


14h00 – 16h00 : Des défilés de prêt-à-porter féminin et masculin des créateurs exposants.
Présentatrice Ivoire de Rosen
16h00 : Défilé Dany Makim's
16h30 : Défilé Les Chapeautés
17h00 : Défilé Coco Masombika
19h45 – 23h00 : La soirée d'anniversaire des 10 ans du Labo International
Avec des créateurs de renom international et des talents confirmés
Un show « Spécial 10 ans »


Alphadi – Michaël Kra – Xuly Bet- Paul Hervé Elisabeth – Alex Rotin – Zacometi – Kreyann – Adama Paris – Tina Lobondi – SimaHiro Couture


Une rétrospective de l'évolution des créateurs en dix ans avec des jeunes et des créateurs de, et la mode revisitée par la jeunesse africaine sous 4 angles revendicatifs de ces dernières années :
– Un « Spécial wax »
– Un défilé de créateurs de renom international
– Un show sur la SAPE (Société des ambianceurs et personnes élégantes)»
– Une exposition sur la Pantsula
Une mise en scène orchestrée par Andy Amady Okoroafor, célèbre directeur artistique et réalisateur nigérian.
DIMANCHE 12 JUIN 2016
MY LABO SHOPPING
11h00 – 21h00 : 50 créateurs de différents pays, de prêt-à-porter, d'accessoires, d'objets d'intérieurs et d'arts de vivre, présenteront des pièces uniques et originales, ayant tous une démarche de production éco-responsable et éco-qualité.
MY LABO RELOOKING
Espace de conseil en relooking et beauté avec Scheena Donia.


MY LABO FOOD


Espace restauration avec
– Le Brunch angolais
– French Toque
– Les saveurs du Sénégal.


MY LABO SCHOOL


11h00 – 12h00 : « Apprendre à pitcher son projet devant des professionnels »
avec Natacha Bakala. (Consultante en mode et achat)
14h00 – 14h45 : « Comment devenir un guru sur les réseaux sociaux ? »
avec Aisha Masterama (bloggeur et directrice des achats)


MY LABO FASHION TALK


Modératrice Ivoire de Rosen


15h00 – 16h00 : Espace d'échanges avec 3 bloggeuses influentes de mode & beauté :
– Laura Eboa Songue de Flashizblack,
– Mary N'Guetta de Pagnifik,
– Virginie Bapaume de Vivila chipie & Chroniqueuse ELLE.fr


MY LABO RUNAWAY


Présentatrice Ivoire de Rosen
15h00 – 20h00 : Des défilés de prêt-à-porter féminin et masculin
15h00 : Défilé Oumar Dicko, Lauréat Ethno Tendance Bruxelles
15h30 : Défilé Willy Thomas
16h00 : Défilé Africa Montmartre
16h30 : Défilé Marie Carmen
17h00 : Défilé Glam Ethnik
17h30 : Défilé Gulshann
18h00 : Défilé Métissé
21h00 : Fermeture du salon


SOIREE D'ANNIVERSAIRE


La soirée d'anniversaire se déroulera le Samedi 11 Juin 2016 à partir de 19h45.
En présence de Flora Coquerel (Miss France 2014, 3e Miss Univers), la marraine des 10 ans du Labo International lancera les festivités orchestrées par Andy Amadi Okoroafor, autour d'une rétrospective de l'évolution des créateurs en dix ans : jeunes stylistes et créateurs confirmés défileront, et la mode sera revisitée par la jeunesse africaine sous 4 angles revendicatifs de ces dernières années :


1ERE PRESENTATION SUR LE SPECIAL WAX

« Définition du wax : Le wax (de l'anglais « wax » signifiant cire), également appelé « tissu africain », est un textile de coton ayant reçu sur les deux faces un cirage lui conférant des propriétés hydrophobes. Les cires utilisées sont colorées et forment des motifs qui varient à l'infini dans une recherche esthétique (wikipedia). Le wax est né au XVIIème et a été importé d'Afrique par les Néerlandais au milieu du XIXème siècle.
Le wax est désormais célébré à travers le monde comme un must de la mode, porté par des personnalités comme Beyoncé, Rihanna, mais aussi utilisé dans leurs collections par les Maisons Burberry, Victor& Rolf, Christian Louboutin et Agnès B notamment.»
Avec :
– Noh Nee
– De La Sebure
– Sadio Bee
– Anggy Haïf
– Hayati Chayehoi
– June
– Maria Bocoum
– Doranels
– Nefer


2EME PRESENTATION DE CREATEURS DE RENOM INTERNATIONAL

Avec :
– Alphadi
– Michael Kra
– Xuly Bët
– Paul Hervé Elisabeth
– Kreyann
– Alex Rotin
– Adama Paris
– Tina Lobondi
– Zacometi
– Nefer


UN SHOW SUR LA SAPE (SOCIETE DES AMBIANCEURS ET PERSONNES ELEGANTES)

L'origine de la SAPE est mal connue. On l'estime être une héritière plus ou moins directe du modèle des dandys européens du xixe siècle, modèle qui aurait gagné Brazzaville dans les années 1920 pendant la colonisation1. Il s'agissait alors d'une façon d'imiter le colonisateur en s'accaparant son style vestimentaire et ses manière, d'une part pour être intégré dans leurs sphères, mais aussi, d'autre part, d'être adulé par sa communauté d'origine. La SAPE se serait réellement popularisée au cours des années 1960 à Brazzaville et Kinshasa, avant de se développer ensuite dans les diaspora congolaises en France et en Belgique.


L'inventeur du mot « SAPE », serait Christian Loubaki, homme à tout faire travaillant dans le quartier huppé du seizième arrondissement à Paris, qui aurait observé ses employeurs s'habiller et profiter des vieux vêtements qu'ils lui offraient. Le mot serait parti d'une interprétation inconsciente ou incomprise, de sa part. On estime qu'il provient indirectement de l'italien zappare (« piocher, creuser »), qui donnera, en provençal, provençal sapa « parer, habiller », puis le verbe « saper », tailler un vêtement, s'habiller. En 1978, avec la complicité de Koffino Massamba, Christian Loubaki crée la première boutique : La Saperie à Bacongo (le quartier par excellence de la sape au Congo).
Stervos Niarcos est un autre nom de la sapologie. Fondateur de la religion Kitendi (« tissu » ou « matière », en Lingala).
Le défunt Papa Wemba, issu du mouvement Kitendiste de Niarkos est considéré par les Kinois comme leur dernier chef de file. En 1979, sa chanson Matebo parlait déjà de sape.
Ce phénomène semble nouveau en France, pourtant, une première étude sociologique fut menée en 1984 par Justin-Danuel Gandoulou3.


UNE EXPOSITION SUR LA PANTSULA DE CHRIST SANDERS


Mélange d'énergie afro et de claquettes à la Fred Astaire, le pantsula sud-africain garde une image de danse de voyous.
Pratiquée depuis les années 1970 par des jeunes du township aussi désargentés que mordus, aimant porter des gants blancs et des pantalons à pince coupés trop courts, cette danse de rue authentiquement sud-africaine est déjà sortie du ghetto.

INFOS
ADRESSE :
Halles des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple – 75004 Paris
MÉTRO :
Hôtel de Ville (ligne 1)

Lu 814 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Bienvenue à Marly-Gomont : du tube de Kamini... au film (VIDEO) Avec Aissa MAIGA la divine la sublime Plurimedia

 

En 1975, Seyolo Zantoko, médecin fraichement diplômé originaire de Kinshasa, saisit l'opportunité d'un poste de médecin de campagne dans un petit village français.
Arrivés à Marly-Gomont, Seyolo et sa famille déchantent. Les habitants ont peur, ils n'ont jamais vu de noirs de leur vie. Mais Seyolo est bien décidé à réussir son pari et va tout mettre en œuvre pour gagner la confiance des villageois...


Après la chanson, place au cinéma pour Kamini. Auteur du tube Marly-Gomont en 2006, l'artiste fait ses premiers pas dans le septième art avec Bienvenue à Marly-Gomont, dont il a écrit le scénario, et qui revient sur son enfance passée à la campagne.


Il est l'auteur de l'un des premiers buzz d'Internet. Avec son tube humoristique Marly-Gomont, Kamini a fait péter les compteurs de YouTube en 2006 (20 millions de vues !). Et grâce à lui, on a appris l'existence de ce petit bled de Picardie. Avec ce morceau, l'objectif du rappeur champêtre était clair : mettre en avant tous ceux qui, comme lui, venaient de "petits patelins paumés pour qui personne n'a jamais rappé ». Mission largement accomplie avec à la clé un disque d'or !


Dix ans après ce coup de génie, Kamini est de retour. Mais cette fois, c'est sur grand écran que ça se passe avec Bienvenue à Marly-Gomont. Dans ce long-métrage, dont il a écrit le scénario, l'artiste raconte son histoire, ou plutôt celle de son père, Seyolo Zantoko. Médecin diplômé de Kinshasa, il décide de partir s'installer en France, dans le petit village de Marly-Gomont, pour exercer sa profession. Une fois sur place, lui et sa famille se heurtent néanmoins au racisme des habitants de la bourgade qui n'avaient jamais vu de "Noirs" avant. Une jolie façon pour Kamini de rendre hommage à son papa, son "héros", disparu en 2009 dans un accident de voiture.
Pour mener à bien son projet, Kamini, qui sortira prochainement un nouvel album, a su s'entourer. Derrière la caméra, on retrouve Julien Rambaldi (Les Meilleurs Amis du monde). Côté casting, Marc Zinga tient le rôle du père de Kamini et Aïssa Maïga, celui de sa mère. Quant à Jonathan Lambert, il joue le maire de Marly-Gomont. Kamini, lui, officie à la voix-off de son film qu'il qualifie "d'histoire d'amour entre deux cultures différentes, un village et une famille, un village et son médecin". Le buzz sera-t-il encore au rendez-vous ? La réponse en salles à partir de mercredi 8 juin.


• Jonathan Lambert /
• Aïssa Maiga /
• Bienvenue à Marly-Gomont

Lu 696 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries