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Découvrez l'exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse", du 26 mars au 21 juillet 2019 au Musée d'Orsay à Paris

Avr 16, 2019
Découvrez l'exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse", du 26 mars au 21 juillet 2019 au Musée d'Orsay à Paris


Exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse"


A propos de l'exposition


En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels : de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle, et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains.


L'exposition s'intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les œuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Édouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadaret Carjat, évolue.


Commissaires :


- Cécile Debray, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée de l'Orangerie
- Stéphane Guégan, conseiller scientifique auprès de la présidente des musées d'Orsay et de l'Orangerie
- Denise Murrell, Ford Foundation Postdoctoral Research Scholar at the Wallach Art Gallery
- Isolde Pludermacher, conservatrice en chef au musée d'Orsay


Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir


A l'occasion de l'exposition «Le modèle noir de Géricault à Matisse» au Musée d'Orsay, rendez-vous avec Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker, Paris mon amour" le 11 avril.


Joséphine Baker entre 19205 et 1930• Crédits : Keystone-France/Gamma-Keystone - Getty
Star du music-hall, la chanteuse et danseuse américaine a imposé son style et sa couleur sur les scènes de Broadway puis de Paris.
Avec nous pour en parler, l'historien Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker : Paris mon amour", le 11 avril 2019 à l'auditorium du Musée d'Orsay.


Après un beau livre, Noir, entre peinture et histoire, de Grégoire Fauconnier et Naïl Ver-Ndoye, paru à l'automne dernier et portant sur la représentation des Noirs dans la peinture européenne du XIVe au XXe s, le Musée d'Orsay se penche à son tour sur la relation entre l'artiste et son "Modèle noir, de Géricault à Matisse", titre de la grande exposition qui s'ouvrira mardi 26 mars 2019.
En tant qu'icône noire, Joséphine Baker ne pouvait que trouver sa place dans ce panorama historique et artistique.
« Faut-il que je sois blanche pour vous plaire mieux ? » C'est par ces mots que Joséphine Baker termine sa chanson « Si j'étais Blanche ». C'est pourtant en jouant sur les codes de la femme noire qu'elle a pu construire sa carrière d'artiste dès son arrivée à Paris, comme l'explique Pap Ndiaye :


Dès son arrivée à Paris en 1925, elle a joué des stéréotypes liés au corps de la femme noire.


Dès son enfance, Joséphine Baker a dû faire face à une société américaine marquée par la Ségrégation. En arrivant en France, avec de nombreux autres artistes afro-américains, elle découvre une société de l'entre-deux-guerre plus tolérante et ouverte d'esprit.
Sa vie est aussi marquée par un engagement qui prend une importance progressive, d'abord dans la Résistance, où elle participe aux activités de contre-espionnage, puis aux Etats-Unis, où son combat anti-raciste la fait marcher aux côtés de Martin Luther King.


Pour lui rendre hommage, la soprano Magali Léger, avec l'ensemble Contraste, se produira lors d'un concert qui s'inspire de la prestation de Joséphine Baker à l'Olympia en 1968.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/quand-josephine-baker-cassait-les-codes-du-noir
A propos de l'évènement
A l'occasion de l'exposition "Le modèle noir, de Géricault à Matisse", le musée d'Orsay invite Abd Al Malik. Le célèbre poète, rappeur, slameur et essayiste y présentera son nouveau spectacle conçu avec le chorégraphe burkinabé Salia Sanou et produit par Décibels Productions, en partenariat avec le Théâtre de la ville.
De cette rencontre est né aussi un livre, accompagné d'un CD, qui retrace l'histoire du "Jeune Noir à l'épée".


Le choix du "Jeune Noir à l'épée"

"Le Jeune Noir à l'épée" est d'abord le titre d'une peinture de Pierre Puvis de Chavannes qui m'a bouleversé lorsque j'ai pris connaissance des œuvres de l'exposition "Le modèle noir". Pour moi qui ambitionnais d'écrire un long poème, à ma manière, sur l'identité à l'ère de la mondialisation, à la croisée du langage poétique de Baudelaire et de la philosophie de Glissant, ce tableau fut pour moi une révélation. Parmi les autres toiles de maîtres du XIXe siècle que j'avais sous les yeux, comme des symboles de la construction d'un regard, de la création de l'Autre et d'un inconscient collectif racialisé, "Le Jeune noir à l'épée", par sa singularité criante en termes de symbolisme et de représentation de la figure noire, me racontait émotionnellement une histoire qui s'inscrivait dans le monde de pauvreté et de béton que j'avais connu toute ma vie.

C'est donc tout naturellement que se mit à s'exprimer sous ma plume, propulsé à notre époque, ce jeune noir, à peine sorti de prison, dans sa cité HLM. L'histoire de ce jeune noir est entrecoupée, fractionnée. C'est une rébellion rythmée, déclamée, rappée, slamée et chantée sur une musique noire, blanche, métisse, ancienne et moderne, faite de fragments mélodiques, d'échantillons musicaux disparates, dont la mise en relation accidentelle et inattendue verra surgir, contre toute attente, du nouveau et de l'harmonieux. Ceci comme allégorie du cheminement du jeune noir de cette histoire et de ces nouvelles générations, dont je fais partie, nées en Europe et dont les racines s'originent sur le continent africain ancestral."
Abd Al Malik

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