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Conférence musicale originale par Kemi Bassene franco-sénégalais-L’islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires et portrait

Mai 12, 2017 Hit: 262 Écrit par 
Conférence musicale originale par Kemi Bassene franco-sénégalais-L’islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structures des musiques noires et portrait

samedi 20 mai 2017  c'est gratuit et c'est un sujedt original  ....

Conférence musicale originale par Kemi Bassene


L'islam et la Russie, le spirituel et la résistance comme structure à suivre des musiques noires et portrait


À travers sa littérature (Tolstoï en particulier) et son idéologie socio-économique, la Russie a influencé les luttes d'indépendance en Afrique par une résistance non violente (avec Ahmadou Bamba au Sénégal et Gandhi en Afrique du Sud) puis par une lutte armée avec un intermédiaire désigné : Cuba. La musique grégorienne russe a également influencé la musique gouvernementale révolutionnaire cubaine qui a son tour retrouvera une nouvelle rythmique en Afrique. L'islam a quant à lui infiltré l'Afrique noire dès le 8e siècle, a voyagé comme esthétique immatérielle avec la traite transatlantique et inspiré par sa puissance syllabique toutes les musiques noires américaines.


Seconde conférence musicale le 24 juin à 16h accompagnée par Wasis Diop, musicien.


Conférence gratuite le Samedi 20 mai 2017

de 16h-18h
CREDAC 3 eme étage
25-29 RUE RASPAIL
94200 IVRY SUR SEINE réservation 0149602506

Les racines musulmanes de la Russie
Olivier Tallès,


CHEZ LES PETITS PEUPLES DE RUSSIE (3/5) Avec près de 20 millions de fidèles, la Russie est le premier pays musulman d'Europe.
Les Tatars aiment le rappeler aux étrangers : sur les bords de la Volga, l'islam ne s'est pas imposé par le sabre mais par le travail de missionnaires qui ont pénétré le territoire de l'actuel Russie dès la fin du VIIe siècle. Avant la christianisation des Russes à la fin du Xe siècle, les Bulgares de la Volga embrassent la religion du prophète en 922. Un choix qui sera renforcé trois siècles plus tard par la conversion à l'islam des conquérants mongols de la Horde d'or.
Aujourd'hui, la Russie compte entre 15 et 20 millions de musulmans dispersés dans le Caucase du Nord, le long de la Volga et de l'Oural. Reconnu comme « religion traditionnelle », l'islam occupe la deuxième place après le christianisme orthodoxe. Moscou qui revendique une relation privilégiée avec le monde arabe a obtenu le statut de membre observateur au sein de l'Organisation de la coopération islamique.


Les trois tendances de l'islam de Russie


Le renouveau des années 1990 a fait émerger trois grandes tendances chez les musulmans de Russie. L'islam des aïeux d'abord. Populaire et rural, représenté par les confréries soufies au Caucase du Nord, il se rencontre surtout chez les personnes âgées. Les « modernistes » ensuite. « Ils sont souvent issus de ce courant. Plutôt urbains, ils privilégient le modèle laïc », observe Xavier Le Torrivellec, chercheur associé à l'École des hautes études en sciences sociales.
Ces deux tendances entrent en concurrence avec un islam urbain, plus identitaire et parfois radical, dans lequel on peut retrouver l'influence wahhabite. Les salafistes attirent notamment les jeunes déboussolés du Caucase du Nord. Seize ans après la fin officielle de la deuxième guerre de Tchétchénie, des combattants islamistes radicaux continuent d'attaquer les confréries soufies, de harceler les forces de l'ordre, voire de poser des bombes.
Olivier Tallès


http://www.la-croix.com/Monde/Les-racines-musulmanes-Russie-2016-08-03-1200779831
Kemi Bassene, l'art décolonisé


Par Sabine Cessou RFI


L'artiste Kemi Bassene se propose de décoloniser en décloisonnant tout, aussi bien les disciplines que les expériences. ©KemiBassene
Artiste photographe, commissaire et critique d'art basé à Paris, Kemi Bassene, 44 ans, n'est pas seulement le petit-fils de Mama Casset, précurseur de la photographie au Sénégal. Il se propose de décoloniser en décloisonnant tout, aussi bien les disciplines que les expériences. Voilà pourquoi il va représenter l'Inde, lors d'un événement artistique qui se déroulera en octobre en Corée du Sud.


Habillé de noir, il n'est pas seulement Parisien. Avec son bonnet diola, il n'est pas strictement Casamançais. Ses trois prénoms déclinent une façon multiple d'être Sénégalais : l'un musulman, Mouhamadou, lui vient du versant wolof et saint-louisien de sa famille maternelle. L'autre chrétien, Alain, lui a été donné par son père, un Diola. Le troisième, casamançais, Eukemi – transformé en Kemi – l'ancre dans une culture et un territoire.
Son principal héritage n'en est pas moins celui de son grand-père maternel, Mama Casset, qui l'a élevé à Dakar. Photographe, comme les Maliens Malick Sidibé et Seydou Keïta, plus connus que lui par la suite, son studio de la Médina ayant brûlé en 1978, Mama Casset, auquel la Revue noire a consacré un ouvrage en 1994, était aussi un militaire, expert en cartographie aérienne.


« Il m'a mis à la photo vers l'âge de 6 ans, à un régime militaire à 7 ans, m'a initié au maniement des armes vers 10 ans et m'a confié des responsabilités avant cet âge, comme l'argent pour les fournitures du studio. Je prenais les photos d'identité de nos clients. Il m'offrait chaque année soit un appareil photo, soit un perroquet, qu'il allait acheter au marché Kermel. »


Kemi Bassene, qui fait aussi de la musique, partage les passions de sa grand-mère – couture et cuisine. Après le lycée « Van Vo » à Dakar, il pense monter une entreprise culturelle qui regrouperait toutes ces disciplines. Il passe une licence de droit à Evreux, étudie l'art et la politique à Newark, dans le New Jersey, puis fait une école de commerce à Rouen, s'inscrit en musicologie et à l'école de jazz Arpège à Paris. Il alterne les métiers, chef de rayon, théâtre, compositeur, et travaille dix ans pour le ministère de l'Agriculture sur des logiciels pointus de cartographie, avant de rencontrer Bruno Le Maire. Cet homme politique de droite, nommé ministre de l'Agriculture en 2009, l'emploie comme assistant pendant deux ans.


Tracer non pas sa route, mais son carrefour


Intéressé par les « intersections culturelles et architecturales », il pratique tout en même temps. Pense photo quand il écrit et littérature lorsqu'il sculpte. « J'ai une volonté farouche de tout décloisonner moi-même, sans nier une harmonie compatible avec cette grande communauté de gens culturellement soumis à laquelle j'appartiens. Mais je refuse ce retard qu'on prête à l'Africain et que lui-même entretient, se négligeant au point de suivre les chemins qu'on lui trace. »


La pièce qu'il a présentée lors de la dernière Biennale des arts de Dakar était intitulée « Intersectionnalité ». Sous forme d'une table servant d'échiquier, il a voulu mesurer la distance parcourue depuis l'invention de ce jeu en Inde. Sa reine n'est autre que Victoria, le roi un ordinateur et le fou, un éléphant... « Comment tordre le cou à cette idée du choc des civilisations ?, questionne-t-il. Le monde ne se présente pas en rangs serrés de civilisations qui se côtoient. Les choses ne se sont jamais passées comme ça : il y a toujours eu des carrefours où les populations se sont mélangées, croisées, regardées ».


En Corée du Sud, il installera en octobre une mosquée dans les airs, une œuvre intitulée Suspended Place : « Dans les limbes de la connaissance, portes closes, la mosquée ne touche pas le sol, déconnectée de ses fidèles. Je réfléchis sur l'espace actuel de l'islam, à la fois digitalisé, rêvé, physique et territorial - impliquant un long et coûteux voyage... » Cette œuvre sera exposée à Séoul dans le cadre d'une rencontre annuelle de l'Asian Arts Space Network, un réseau dans lequel il représente... l'Inde, au nom d'un collectif auquel il participe.


Le versant africain de l'Inde


Sa rencontre avec l'un des co-fondateurs de la Clark House Initiative à Bombay a marqué une bifurcation essentielle dans sa vie. Il est sur la même longueur d'onde que cette plate-forme curatoriale indienne, qui l'invite à réfléchir à la « décolonisation de l'art contemporain ». Il y monte sa première exposition solo en 2013, intitulée Nine – une série de neuf portraits rouges comme la lumière d'une chambre noire, évoquant l'exil et la psychologie du migrant.
Il compare l'Inde et l'Afrique à l'infini. « L'Inde s'oublie comme colonie, elle ne cultive pas cette mémoire. L'Afrique, au contraire, l'entretient. Gandhi, qui a découvert son esprit de lutte en Afrique du Sud, sans être l'ami des Africains, a réussi à construire un Etat-nation. Mais l'Inde dravidienne (non blanche) des Intouchables n'y a jamais eu sa place. Elle s'est inspirée des luttes africaines pour s'ériger contre la domination blanche et hindouiste. L'Inde a toujours été la terre du million de religions, la plus aboutie étant le bouddhisme, qui rappelle l'Afrique du bois sacré dans ses préceptes, ses principes ».


Mobile et insaisissable, grave et drôle, léger et érudit, Kemi Bassene est aussi global et sahélien. Il ne se réfère pas au passé et ne conserve pas d'archives. « Le passé, pour moi, est fini. J'ai dit passé, et non histoire », souligne-t-il. L'histoire, il passe de longs moments à la méditer, pour en tirer ses propres conclusions. « On peut tout déléguer, sauf ses propres responsabilités, dit-il. La critique de cet impérialisme dans lequel l'Afrique de l'Ouest se complaît viendra forcément de l'intérieur. Quand on regarde bien, même la valeur de l'art fonctionne comme le franc CFA. Elle reste fixée à l'extérieur... » Admirateur du philosophe français Jacques Derrida, il se revendique comme lui « ouvert et libre ». Mais sa grande référence reste Alioune Diop, fondateur de la revue Présence africaine, qu'il décrit comme « le premier Africain à vouloir fédérer les pensées des peuples soumis dans une dimension culturelle, voire artistique ».


http://www.rfi.fr/hebdo/20170217-portrait-kemi-bassene-art-photographie-sculpture-litterature-pensee

Dernière modification le mercredi, 17 mai 2017 14:40
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