Art & Culture

EXPOSITION D'ART À LA GALERIE NATIONALE - Jeudi 2 mai au 16 mai 2019 "MONOLOGUES DU REGARD" DE L'ARTISTE FRANCO-SÉNÉGALAISE OUMOU TOURÉ. Allez-y---

 

Il y a longtemps que je n'ai pas vu cette jeune et brillante artiste. Je remercie sa maman Nabou Sarr de m'avoir soufflé la bonne nouvelle, les mamans sont les gardiennes de la tradition quand les jeunes veulent s'émanciper et voler de leurs propres ailes.


Je vous exhorte vivement à aller voir cet exposition, je demande à mon ami l'intellectuel et critique d'art le Professeur et chercheur Babacar Mbaye DIOP de l'UCAD et l'IFAN d'y aller.


Mes amis artistes peintres devront aussi s'y rendre et saluer et faire connaissance tout en découvrant ce travail original : Fatim MBENGUE, Anna BIAGUI, Nancy SARR ; Serges CORREA, Zoulou Mbaye, Mike SYLLA s'il est toujours à dakar...


Cette jeune femme est brillante , douée, précoce. Son talent est dans la finesse de ses traits. Ses textes ses tableaux , ses mots vous transportent dans des univers insoupçonnées et vous entrainent à vous arrêter pour vous interroger sur l'esthétique, le beau mais je dirai comme Senghor le nescio quid ; le charme...

Je ne sais pas si elle continue à contruire des sites ou pages web, mais imagninez votre site réalisé par cette virtuose de la création.


Notre critique d'art A NDIAYE nous peint une facette de Oumou TOURE mais il n'a pas tout dit et c'est normal. Cette jeune femme est une infographiste, un web designer, un dessinateur, une créatrice, etc
Eduquée et à la fois écartelée entre modernité et tradition elle associe bien les deux normes sans perdre son âme.

Il faut dire merci à ses parents mes amis Nabou Sarr et Maka Touré un autre créateur puisqu'il fait partie des meilleurs tailleurs qu'a connu le Sénégal.

 

Sa mère aussi a des doigts de fée puisqu'elle sait créer en tricotant ou autres. Au final on est dans une famille d'artistes... La diaspora produit du bon et nos jeunes savent traduire ce biculturalisme de la meilleure façon.


Ici et labas, allers-retours pour apporter son expertise à son pays. J'espère que les concitoyens sauront entendre et suivre et encourager cette jeune artiste.
Il faut que l'art soit bien vulgariser au pays , il faut initier les enfants et instruire les regards, il faut émanciper l'art des clichés inscrits par la coutume ou la tradition, nous ne céderons pas à Platon qui déniait l'artiste le créateur. Tel un démiurge, Oumou nous conduit vers cette chose qui nous apaise et qui égaye nos salons, nos intérieurs, pourquoi ne pas donner des stages pour les enfants , tous ceux qui veulent apprendre.

Oumou est comme DIOTIME on est dans le bon usage du monologue didactique cet accouchement s'accomplit à l'occasion de la rencontre avec « la beauté » (τὸ καλόν). Le visiteur est face à l'œuvre s'interroge, interroge le tableau, que se disent-ils ? C'est comme l'Etre face au miroir, il y a tout un échange et le monologue du regard de Oumou nous invite à faire pareil. C'est à travers le visage les expressions que l'on pourra sonder ou comprendre ce qui est compris ou ressenti.
Il est temps de promouvoir le mécénat qui existe bel et bien au Sénégal mais qui est timide.
Je tenais à dire ceci et à souhaiter bonne chance à Oumou TOURE mon ami Pape Ibrahima THIAM s'associe à moi sans réserve. J'en profite d'ailleurs pour la remercier encore pour avoir donné un autre regard à certains de mes travaux.P B CISSOKO ichrono.info

Voici une excellente critique de Mr NDIAYE que je vous conseille de lire ---

L'artiste musicien #YOUSSOU_NDOUR, PARRAIN DE L'EXPO - Aliou Adam Ndiaye, COMMISSAIRE.

NOTE BIOGRAPHIQUE

Artiste indépendante, autodidacte, Oumou Touré travaille entre Dakar et Paris depuis 2015. « J'ai commencé à dessiner avant même de savoir comment écrire » confie-t-elle. Au début c'était à travers des reproductions d'images. Cette passion du dessin se poursuit jusqu'au collège. C'est à cette période qu'elle commence à taquiner l'art du portrait avec la reproduction de plusieurs modèles de figures célèbres ou anonymes. Titulaire d'un Bachelor en Communication visuelle, Oumou est infographiste webdesigner de formation et travaille dans ce domaine depuis 2012.

Au début, le dessin était simplement vécu dans son quotidien comme une passion. Après le Baccalauréat elle confie d'avoir « été rattrapée par la passion du dessin ». Pour renforcer ses connaissances, elle s'oriente vers un métier qui lui permettait à la fois de dessiner et d'optimiser ses connaissances dans les sciences. Elle devient graphiste et passe la formation d'une mise à niveau en arts appliqués (MANA) pendant un an. Ce rapprochement avec le milieu académique des arts fut un premier pas important dans sa carrière.

Entre ses lectures, visites de musées et d'expositions, Oumou découvre la diversité des genres et techniques d'expressions plastiques. Les travaux de Mondrian, grand maitre néerlandais de la peinture abstraite l'inspirent pour s'approprier toute la portée esthétique que l'on peut faire véhiculer à travers une ligne ou un trait. Plus tard, elle s'invente son style propre et diversifie ses outils et supports d'expressions. Du pop art au grafittis, en passant par les arts appliqués, l'artiste s'offre des passerelles pour adopter une technique personnelle pour dessiner son vécu, raconter des histoires, partager des émotions, etc.

À travers ses œuvres, idées et récits imagés peuplent les planches d'Oumou Touré dans une remarquable dualité chromatique. Les valeurs du noir et du blanc installent une relation binaire qui exprime toute la richesse d'un choix. Le résultat est une alchimie qui fait croiser le dessin à main levée à des compositions épurées où lignes et traits s'entrecroisent au gré d'une thématique ouverte sur des questions existentielles portant sur le devenir humain. ( je confirme P B CISSOKO )

A. NDIAYE ( Critique d'art )

Pape Bakary CISSOKO
Philosophe-Conférencier et Formateur
www.ichrono.info. Presse en ligne
(Cultures africaines et Interculturalité
Membre de la société savante des africanistes( MAC quai Branly/Paris
Animateur Café Philo
Ancien Formateur IUFM Franche-Comté
Membre de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme de Champagney Haute Saône
Ma chaîne youtube
papcissoko.free.info

Invitation projection film «Aux oubliés de 14-18» par Aimé NOUMA artiste slameur et MIOTTO -Film musical-samedi 27/04/2019 Paris 18


Le Aimé Nouma Social Club à la Halle St Pierre


Dernière minute une projection originale sur la guerre mondiale et l'Afrique par le poète slameur Aimé NOUMA-et JP MIOTTO....

si vous pouvez être là...

C'est moi Pape Bakary CISSOKO qui vais animer la 1 ère partie vidéo-débats-

Beau travail original et instructif, poignant et émotif, ce sera l'occasion de nouer le contact avec cet artiste.
Dans ce film, les paroles sonnent comme un poing levé, un appel au souvenir, un appel à la dignité de l'homme. Nouma avec sa belle voix de contralto nous démontre par une gestuelle, une mise en scène de qualité, costumes, lumière, maquillage, torsions des corps, un hymne à la reconnaissance de l'investissement des africains dans la guerre pour sauver la France. On notera aussi dans ce film musical que la guerre a façonné des hommes qui avaient porté la même tenue de combat et qui étaient sous le même drapeau malgré les différences de peau.
Le sang coulé était le même. Alors pourquoi ne pas se souvenir et défendre la différence du même.

Le samedi 27 avril de 15 h à 18 h dans l'Auditorium de la Halle Saint Pierre 2,rue Ronsart 75018

Venez soutenir la créativité africaine Paris

Contacter Nouma pour plus d'infos. +33778425528

Aimé Nouma, sera le 27 avril 2019 de 15H à 18 h à l'Auditorium de la Halle St Pierre pour la projection du film "14/ 18 aux morts ..." autour d'un texte de l'artiste sur la grande guerre.
On ne présente plus le célèbre slameur Aimé Nouma, l'auteur des Pleurs du Mâle, et de En Vers et Pour Tous, il sera le 27 avril 2019 de 15H à 18H à l'Auditorium de la Halle St Pierre pour la projection du film "14/ 18 aux morts ..." autour d'un texte de l'artiste sur la grande guerre. Ce clip qui se veut être à la fois un outil pédagogique, poétique et philosophique, interroge sur l'atrocité de ce conflit. Réalisé et mise en scène avec des comédiens en costume d'époque, il est accompagné d'images d'archives et de la création de cartes géographiques. Le film a été mis en musique par le compositeur Jean Paul Miotto. La projection sera suivie d'un échange-débat animé par le philosophe et conférencier Pape Cissokho et la professeure Valérie de Schaetzen. Puis un récital poétique et un concert acoustique clôtureront l'après midi, interprété bien sûr par Aimé Nouma.

L'entrée est libre !  venez soutenir la créativité africaine à Paris 


La page facebook de l'événement : https://www.facebook.com/events/504033693335176/
Aux oubliés de 14/18
Le 27 avril 2019 de 15H à 18 h
Auditorium de la Halle St Pierre
2 Rue Ronsard
75018 Paris
http://www.hallesaintpierre.org/

Cannes : "Atlantique" de Mati Diop en compétition officielle et "Le Miracle du saint inconnu" à la Semaine de la Critique

 

19/04/2019
Les deux films ont été soutenus par le Fonds Image de la Francophonie.

pays concernés :
Afrique

« Atlantique » est le premier long-métrage de Mati Diop, jeune cinéaste franco-sénégalaise (elle est la fille de Wasis Diop, compositeur de musiques de films et la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety). L'histoire d'Atlantique se situe dans une banlieue populaire de Dakar. Les ouvriers du chantier d'une tour futuriste, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l'océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, l'amant d'Ada, promise à un autre. Quelques jours après le départ des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage de la jeune femme et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier. Ada est loin de se douter que Souleiman est revenu...

Egalement soutenu par le Fonds Image de la Francophonie, "Le miracle du Saint inconnu", premier long-métrage d'Alaa Eddine Aljem (Maroc), sera présenté dans le cadre de la Semaine de la critique.

Le miracle du Saint-inconnu, @capture d'écran site Semaine de la Critique

Synopsis : Au beau milieu du désert, Amine court. Sa fortune à la main, la police aux trousses, il enterre son butin dans une tombe bricolée à la va-vite. Lorsqu'il revient dix ans plus tard, l'aride colline est devenue un lieu de culte où les pèlerins se pressent pour adorer celui qui y serait enterré : le Saint Inconnu. Obligé de s'installer au village, Amine va devoir composer avec les habitants sans perdre de vue sa mission première : récupérer son argent.

FICHE TECHNIQUE D'ATLANTIQUE :

Comédiens :
Ada : Mame Bineta SANE
Issa : MBOW
Souleiman : TRAORE

Dior : Nicole SOUGOU
Fanta : Aminata KANE
Mariama : Mariama GASSAMA
Thérèse : Coumba DIENG

Moustapha : Ibrahima MBAYE
Mr Ndiaye : Diankou SEMBENE
Omar : Babacar SYLLA
Cheikh : Abdou BALDE

Equipe technique :
Réalisation : Mati Diop
Scénario : Mati Diop et Olivier Demangel

Image : Claire MATHON
Scripte : Christelle MEAUX
Montage : Ael DALLIER VEGA
Compositrice : Fatima AL QADIRI
Son : Benoît DE CLERCK
Décors : Toma BAQUENI et Oumar SALL
Costumes : Rachèle RAOULT et Salimata NDIAYE

Directeurs de production : Pascal METGE et Oumar SALL
Assistants réalisateurs : Vincent PRADES et Fatou TOURE
Conseiller artistique : Fabacary ASSYMBLY COLY
Directrice de casting : Bahijja EL AMRANI

Production déléguée: Les Films du Bal
Co-production sénégalaise : Cinekap
Production exécutive : Oumar Sall
Co-production belge : FraKas Productions

Distributeur France : AD VITAM
Ventes internationales : MK2 FILMS

FICHE TECHNIQUE DU "MIRACLE DU SAINT INCONNU"

Scénario et réalisation : Alaa Eddine ALJEM
Maroc, Long-métrage fiction, 90'
Production : : Le moindre geste (Maroc)
Productrice : Francesca Duca
http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

Chine-Afrique-France / J.-P. Raffarin devant le CIAN (2/5) : « Les Chinois ne sont pas belliqueux, mais tant que l'on ne les arrêtera pas... ils continueront d'avancer ! »
9 avril 2019

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin durant son intervention devant le Club français des investisseurs en Afrique (CIAN) , à l'Automobile Club de France (Paris), le 2 avril 2019. Au premier plan, Alexandre Vilgrain, Président du CIAN. Au second plan dans le reflet du miroir : S.E. Flavien Enongoue, Ambassadeur du Gabon ; Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Après le premier volet intitulé « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! », où l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a exposé en quoi la stratégie chinoise était prévisible depuis plusieurs années, nous continuons à vous livrer le verbatim de son allocution devant le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN). Cette fois, c'est la culture chinoise qui est au cœur de son propos.
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Introduction par Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
au verbatim de Jean-Pierre Raffarin
@AlfredMignot | @PresseAfrica
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« Pour les Chinois, l'Afrique n'est pas un continent d'intérêt occasionnel, mais un élément de la stratégie de puissance. « Faites très attention : on est aussi intelligents que vous, et on travaille plus... », voilà ce que me disait le prédécesseur de Xi Jinping, le président Hu Jintao [2003-2013] à l'occasion de discussions sur l'implantation d'Airbus en Chine.
Et quand ils parlent de la route de la soie, naturellement c'est le continent eurasiatique qu'ils ont présent à l'esprit, mais aussi l'Eurafrique.


Le Yin et le Yang, toujours à la base la pensée chinoise


Quelques éléments très importants de la culture chinoise, qu'il faut avoir en tête, y compris pour considérer la relation de la Chine avec l'Afrique... c'est que la culture chinoise est une culture moderne !
Pour faire court, je dirais que grosso modo nous Occidentaux avons été formés par un « moteur » intellectuel à trois temps – la dialectique thèse, antithèse, synthèse – qui a été celle d'Aristote, de Descartes et de Karl Marx. On construit une démarche rationnelle pour aboutir à une vérité « universelle ».


Les Chinois ont un « moteur » à deux temps, le yin et le yang [les deux énergies opposées et complémentaires qui, selon la philosophie chinoise, sont à l'origine de tous les phénomènes de la vie et du cosmos, ndlr] . Comme moi, mon ami est malicieux. Comme moi, il a le mal en lui, mais le bien aussi. Et moi-même, après cinquante ans de politique, croyez-vous que je ne sois pas malicieux ?

croyez-vous que je n'ai pas fait de mauvais coups ? croyez-vous que vous puissiez me faire confiance, comme ça, d'un seul coup ?


Non, le mal est en moi !... Comme il est en vous ! Mais si l'on veut s'entendre, il faut que l'on discute sur nos biens !

Que l'on essaye de connecter nos valeurs, en laissant de côté notre mal.
On n'est pas là dans la recherche du client parfait, du fournisseur idéal, de l'honnête homme, de celui pour lequel on voudra construire une statue, en oubliant qu'à l'intérieur de la statue, il y a le bien, il y a le mal.
C'est très important pour bien mesurer que la pensée chinoise est assez moderne. Et si vous lisez les livres d'Edgar Morin et d'autres parlant de pensée complexe, vous verrez que la pensée multimillénaire chinoise a peut-être

Vue d'une partie de la salle durant le propos liminaire d'Étienne Giros, Président délégué du CIAN. © AM/AP.P
Gagner sans avoir à livrer bataille


Deuxième élément de culture : comment les Chinois avancent-ils ?
Les Chinois ne sont pas belliqueux. Durant toute leur histoire, ils n'ont jamais fait la guerre à l'extérieur de leur pays. Ils ont fait la guerre chez eux pour se défendre. Ils ont découvert l'Afrique avant nous (lire l'évocation de l'amiral Zheng He, dans notre article « Je ne les connais pas tous, [mais] les Chinois sont prévisibles ! ») mais n'ont construit aucun colonialisme ni impérialisme.
Quant à nous, si nous avons fait des bêtises en Chine, c'est à cause des Anglais...

je n'oublie jamais de le répéter. Il y a toujours un Anglais derrière nos bêtises... Si vous êtes passionnés par ce sujet, lisez les livres de François Jullien, un philosophe helléniste et sinologue, qui a recherché les valeurs de la civilisation grecque dans la pensée chinoise.


Il a écrit [notamment] un petit livre intitulé « Conférence sur l'efficacité » où il traite de la mentalité chinoise, chez PUF [Collection Libelles, 2005]... [et met en exergue la différence entre efficacité occidentale et efficience chinoise, ndlr].


Il explique bien la mécanique intellectuelle chinoise. L'idée, c'est grosso modo celle du potentiel des situations, c'est-à-dire le rapport de force complètement assumé : le bon général chinois, c'est celui qui gagne la guerre sans avoir à livrer bataille !
Les Chinois ne sont pas des belliqueux, mais sachons que tant que l'on ne les arrêtera pas, ils continueront d'avancer ! Si l'on ne manifeste pas de la force à un moment ou un autre, il n'y aura pas de recul, mais toujours des avancées.


80 000 bourses de la Chine aux étudiants africains


C'est la question fondamentale, y compris au regard de l'Afrique. On est vraiment dans cette situation, on les voit progresser : ils importent 75 milliards d'euros, mais en exportent 95 ; on les voit avancer sur les investissements, et avoir multiplié par six, en trois ans, leur croissance sur place. On perçoit ainsi leur capacité très forte à se développer, y compris d'ailleurs en profitant parfois de nos efforts de [contribution au] désendettement [des pays africains] pour prendre notre place... et endetter à nouveau les pays.


On voit bien qu'il y a un certain nombre de difficultés, mais leurs avancées sont puissantes, avec des satisfactions données aux dirigeants africains, comme le dernier sommet Chine-Afrique l'a montré : [par exemple] les objectifs du Président Ouattara de 75 % d'électrification et de 70 % d'eau potable en Côte d'Ivoire seront atteints grâce aux Chinois.
On les voit très investis...

Par exemple, face aux 80 000 bourses allouées maintenant par les Chinois aux étudiants africains, voilà que nous augmentons chez nous les droits d'inscription des étudiants étrangers d'une manière drastique. L'ancien Premier ministre que je suis – entendez qu'ici ancien signifie « libre » – a quand même un peu mal aux tripes. Cela me semble aller contre nos intérêts stratégiques.
Les Chinois avancent, ils continueront d'avancer, ils avanceront tant qu'on ne les arrêtera pas. Il y a deux façons de les arrêter.
http://www.imagesfrancophones.org/ficheGrosPlan.php?no=14481

Christophe Ngalle EdimoSimon-Pierre Mbumbo
ISBN : 2354190220
Éditeur : LES ENFANTS ROUGES (21/08/2009)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :

" Malamine, si tu retournes en Europe, tu ne reviendras jamais ! " prédit la jeune femme. Mais Malamine, qui n'est pas "de la bonne tribu", n'a pas la force de rester en Afrique. A Paris ce fier diplômé de la Sorbonne est brancardier, dans l'attente de se rendre utile pour l'Afrique. Il rencontre Germaine l'infirmière française, Diane l'africaine sans-papier, Maurice le confident, Ntounou l'éditeur afrocentriste et l'ultranationaliste Osagefyo. Mais tous ont des influences contradictoires. Alors, pour ne pas se perdre, Malamine devra, tel un alchimiste, transformer ses frustrations en espérances.

Découvrez l'exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse", du 26 mars au 21 juillet 2019 au Musée d'Orsay à Paris


Exposition "Le modèle noir : de Géricault à Matisse"


A propos de l'exposition


En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l'art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l'imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels : de l'abolition de l'esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s'arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l'ère de l'abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu'à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l'avant-garde du XXe siècle, et les générations successives d'artistes post-guerre et contemporains.


L'exposition s'intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l'artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les œuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Édouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadaret Carjat, évolue.


Commissaires :


- Cécile Debray, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée de l'Orangerie
- Stéphane Guégan, conseiller scientifique auprès de la présidente des musées d'Orsay et de l'Orangerie
- Denise Murrell, Ford Foundation Postdoctoral Research Scholar at the Wallach Art Gallery
- Isolde Pludermacher, conservatrice en chef au musée d'Orsay


Quand Joséphine Baker cassait les codes du noir


A l'occasion de l'exposition «Le modèle noir de Géricault à Matisse» au Musée d'Orsay, rendez-vous avec Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker, Paris mon amour" le 11 avril.


Joséphine Baker entre 19205 et 1930• Crédits : Keystone-France/Gamma-Keystone - Getty
Star du music-hall, la chanteuse et danseuse américaine a imposé son style et sa couleur sur les scènes de Broadway puis de Paris.
Avec nous pour en parler, l'historien Pap Ndiaye, membre du comité scientifique de l'exposition, et la soprano Magali Léger, qui se produira lors du concert "Joséphine Baker : Paris mon amour", le 11 avril 2019 à l'auditorium du Musée d'Orsay.


Après un beau livre, Noir, entre peinture et histoire, de Grégoire Fauconnier et Naïl Ver-Ndoye, paru à l'automne dernier et portant sur la représentation des Noirs dans la peinture européenne du XIVe au XXe s, le Musée d'Orsay se penche à son tour sur la relation entre l'artiste et son "Modèle noir, de Géricault à Matisse", titre de la grande exposition qui s'ouvrira mardi 26 mars 2019.
En tant qu'icône noire, Joséphine Baker ne pouvait que trouver sa place dans ce panorama historique et artistique.
« Faut-il que je sois blanche pour vous plaire mieux ? » C'est par ces mots que Joséphine Baker termine sa chanson « Si j'étais Blanche ». C'est pourtant en jouant sur les codes de la femme noire qu'elle a pu construire sa carrière d'artiste dès son arrivée à Paris, comme l'explique Pap Ndiaye :


Dès son arrivée à Paris en 1925, elle a joué des stéréotypes liés au corps de la femme noire.


Dès son enfance, Joséphine Baker a dû faire face à une société américaine marquée par la Ségrégation. En arrivant en France, avec de nombreux autres artistes afro-américains, elle découvre une société de l'entre-deux-guerre plus tolérante et ouverte d'esprit.
Sa vie est aussi marquée par un engagement qui prend une importance progressive, d'abord dans la Résistance, où elle participe aux activités de contre-espionnage, puis aux Etats-Unis, où son combat anti-raciste la fait marcher aux côtés de Martin Luther King.


Pour lui rendre hommage, la soprano Magali Léger, avec l'ensemble Contraste, se produira lors d'un concert qui s'inspire de la prestation de Joséphine Baker à l'Olympia en 1968.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/quand-josephine-baker-cassait-les-codes-du-noir
A propos de l'évènement
A l'occasion de l'exposition "Le modèle noir, de Géricault à Matisse", le musée d'Orsay invite Abd Al Malik. Le célèbre poète, rappeur, slameur et essayiste y présentera son nouveau spectacle conçu avec le chorégraphe burkinabé Salia Sanou et produit par Décibels Productions, en partenariat avec le Théâtre de la ville.
De cette rencontre est né aussi un livre, accompagné d'un CD, qui retrace l'histoire du "Jeune Noir à l'épée".


Le choix du "Jeune Noir à l'épée"

"Le Jeune Noir à l'épée" est d'abord le titre d'une peinture de Pierre Puvis de Chavannes qui m'a bouleversé lorsque j'ai pris connaissance des œuvres de l'exposition "Le modèle noir". Pour moi qui ambitionnais d'écrire un long poème, à ma manière, sur l'identité à l'ère de la mondialisation, à la croisée du langage poétique de Baudelaire et de la philosophie de Glissant, ce tableau fut pour moi une révélation. Parmi les autres toiles de maîtres du XIXe siècle que j'avais sous les yeux, comme des symboles de la construction d'un regard, de la création de l'Autre et d'un inconscient collectif racialisé, "Le Jeune noir à l'épée", par sa singularité criante en termes de symbolisme et de représentation de la figure noire, me racontait émotionnellement une histoire qui s'inscrivait dans le monde de pauvreté et de béton que j'avais connu toute ma vie.

C'est donc tout naturellement que se mit à s'exprimer sous ma plume, propulsé à notre époque, ce jeune noir, à peine sorti de prison, dans sa cité HLM. L'histoire de ce jeune noir est entrecoupée, fractionnée. C'est une rébellion rythmée, déclamée, rappée, slamée et chantée sur une musique noire, blanche, métisse, ancienne et moderne, faite de fragments mélodiques, d'échantillons musicaux disparates, dont la mise en relation accidentelle et inattendue verra surgir, contre toute attente, du nouveau et de l'harmonieux. Ceci comme allégorie du cheminement du jeune noir de cette histoire et de ces nouvelles générations, dont je fais partie, nées en Europe et dont les racines s'originent sur le continent africain ancestral."
Abd Al Malik

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...

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