Manchester United s’est imposé 3-2 sur le terrain de Manchester City, ce 7 avril 2018, retardant ainsi le sacre des « Citizens » en Championnat d’Angleterre de football et les plongeant ainsi un peu plus dans le doute avant leur quart de finale retour de Ligue des champions face à Liverpool (défaite 3-0 à l’aller).

Sale semaine pour Manchester City ! Les « Citizens » ont en effet été battus 3-2 à domicile par leurs voisins et rivaux de Manchester United en Championnat d’Angleterre de football (Premier League), trois jours après avoir été balayés en coupe d’Europe 3-0 (Ligue des champions) par Liverpool.

Cette pilule-là risque d’être tout aussi difficile à avaler même si elle est moins lourde de conséquences. Ce revers face aux « Red Devils » ne fait certes que retarder le sacre quasi-inévitable de City qui compte encore 13 points d’avance sur United, en tête de la Premier League. Mais cette contre-performance va plonger un peu plus dans le doute le manager Pep Guardiola et ses protégés, à trois jours d’un quart de finale retour de Ligue des champions très difficile.

La revanche de Paul Pogba

Le début de ce derby a pourtant été parfait pour Manchester City. Un coup de tête rageur du défenseur Vincent Kompany (1-0, 25e) et un tir subtil du milieu de terrain İlkay Gündoğan (2-0, 31e) ont semblé propulser tout droit les « Citizens » vers le cinquième titre de champion de leur histoire, après ceux de 1937, 1968, 2012 et 2014.

Mais ils se sont effondrés en seconde période, sous les coups notamment de Paul Pogba. Le Français a tout d’abord réduit le score à bout portant (2-1, 53e) avant d’égaliser dans la foulée sur un coup de tête décroisé (2-2, 55e). Ce dernier a au passage pris sa revanche sur un Guardiola qui avait lancé une mini-polémique la veille, en assurant que l’agent du milieu de terrain avait proposé ses services au rival d’United, l’hiver dernier…

La malchance de City

C’est toutefois Chris Smalling qui a porté le coup de grâce aux locaux. Le défenseur central, laissé un peu trop seul sur un coup de pied arrêté, a donné l’avantage au score aux visiteurs (2-3, 69e).

Guardiola fait alors entrer en jeu le trio d’attaque Kevin De Bruyne-Sergio Agüero-Gabriel Jesus qu’il avait préservé en vue du match contre Liverpool. Ce choix s’avère presque payant lorsqu’Agüero place un coup de tête à la 89e minute. Mais le gardien adverse David De Gea est à la parade. C’est ensuite un poteau qui repousse un ballon qu’avait repris le défenseur Nicolas Otamendi (90e)…

RFI

C'est une conséquence directe de la condamnation de Khalifa Sall la semaine dernière. L'un de ses plus fidèles lieutenants, Barthélémy Dias, était ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, inculpé pour outrage à magistrat et appel à un attroupement suite à des propos virulents tenus dans des médias sénégalais il y a une semaine. Dès l'ouverture de l'audience, Barthélémy Dias a repris à son compte les arguments de Khalifa Sall. Le jugement a été mis en délibéré au 17 avril.

Barthélémy Dias n'a pas laissé le juge finir sa question : « Reconnaissez-vous les faits ? ». « Je suis ici pour des raisons politiques » coupe l'élu. Qui enchaîne : « L'exécutif veut assouvir ses désirs, endormir le peuple, empoisonner la démocratie ».

Le procureur ne rentre pas dans ce jeu et tente de se limiter aux faits. « Le prévenu a laissé entendre qu'il y a au sein de la justice, de la magistrature, des prostituées, notre honneur est largement bafoué ».

Barthélémy Dias évite les questions du parquet et déclare  : « Je ne peux pas laisser Khalifa Sall tout seul en prison, je lance le mouvement "Khalifa en prison, tous en prison" ». Le procureur rebondit sur cette déclaration, mais commet un lapsus : « Sa prière, c'est de rejoindre son grand frère Macky Sall... euh Khalifa Sall », la salle ricane. Le procureur se reprend : « Accédez à ses voeux, je requiers deux ans de prison ».

Les avocats de Barthélémy Dias enchaînent, ils sont près de dix, en mélangeant discours politique et cours de droit, démontent les arguments du procureur. Et plaident tous la relaxe immédiate de Barthélémy Dias.

RFI

Juste avant son audition devant les parlementaires américains, mardi, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, annonce de nouvelles mesures pour protéger les données privées. Sous pression politique, lancé dans une intense contre-offensive médiatique pour déminer le scandale d'appropriation des données privées de 87 millions d'abonnés, Zuckerberg a choisi cette fois sa page personnelle suivie par plus de 100 million de personnes, pour faire ces annonces ce vendredi.

En pleine tourmente, Facebook a promis ce vendredi de nouvelles mesures pour lutter contre la manipulation politique, alors que se profile l'audition de son patron Mark Zuckerberg par des parlementaires américains très remontés contre le réseau social.

Désormais toute publicité politique sur Facebook devra être identifiée après vérification de l'identité et de la localisation de son auteur. Le nom de celui qui finance un message électoral se devra aussi d'être signalé aux utilisateurs du réseau social.

Zuckerberg espère ainsi anticiper les questions, mardi ,des parlementaires américains qui souhaitent savoir comment le milliardaire de 33 ans compte éviter que sa plateforme soit à nouveau manipulée à des fins politiques.

Selon l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, durant la campagne de 2016 aux Etats Unis, la Russie a en effet acheté des milliers de publicités favorables à Donald Trump en se faisant passer pour des Américains. Une propagande à laquelle plus de 120 millions d'utilisateurs ont été exposés.

Autre mesure destinée à limiter l'influence des faux comptes, les administrateurs de pages très suivies ne pourront plus rester anonymes et devront aussi être authentifiés. Ces mesures « n'empêcheront pas tous ceux qui souhaitent manipuler le système, écrit Mark Zuckerberg, mais elles rendront la tâche plus difficile à ceux qui souhaitent faire comme les Russes en 2016 en utilisant des faux comptes et des publicités ».

RFI

samedi, 07 avril 2018 19:22

Brésil: Lula accepte de se rendre à la justice

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L'ex-président brésilien Luis Inacio Lula Da Silva, visé par un mandat de dépôt dans le cadre de sa condamnation à douze ans de prison, a annoncé ce samedi qu'il accepterait d'être écroué. « Je ne suis pas au-dessus des lois », a-t-il dit à ses partisans, réunis au siège du syndicat des métallurgistes, près de Sao Paulo, le berceau de sa carrière politique.

Avant d'admettre qu'il était temps de se rendre aux autorités, l'ex-président avait assisté à une messe en plein air organisée en hommage à son épouse décédée l’an dernier, rapporte notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard. Lula a ensuite prononcé un discours improvisé pendant près d’une heure, un discours de tribun dans lequel il s'est dit « indigné ». Il affirme avoir été lynché par l’opinion publique, il répète qu’il n’y pas de preuve contre lui, et que la justice et le ministère public ont cédé à la pression des médias. Plusieurs journaux se réjouissent, dit-il, de voir la photo de Lula en prison.

« Je l’ai dit clairement avant au sujet du procès de l’appartement :  je suis la seule personne au monde à être condamné pour un appartement qui ne lui appartient pas. La police fédérale du « Lava Jato » quand elle a fait son investigation a menti en affirmant qu’il était à moi. Le Parquet lors de son accusation a aussi menti en réitérant qu’il était à moi. Et moi, j’ai pensé que le juge Moro allait éclaircir le problème, mais non, il a aussi menti en disant que l’appartement était à moi et m’a condamné à 9 ans de prison. C’est pour ça que je suis un citoyen indigné. Pendant mes 72 ans de vie, j’ai déjà fait beaucoup des choses, mais pas ça, je ne leur pardonne pas de m’avoir publiquement présenté dans la société comme un voleur. »

Un discours de combat, donc, mais Lula veut également préparer l’avenir. Il a lancé plusieurs slogans, comme « la mort d’un combattant n’arrête pas la révolution » en promettant de sortir la tête haute.

Lula a également indiqué que plus on l'attaquait, plus ses liens avec le peuple brésilien grandissaient. Quelques heures plus tôt, le Tribunal suprême brésilien avait rejeté une nouvelle requête déposée par ses avocats qui demandaient la suspension du mandat de dépôt. L'ex-président, au pouvoir de 2003 à 2011, a été condamné à douze ans de prison pour corruption. Un juge fédéral lui avait donné jusqu'à 20h00 GMT vendredi pour se présenter de lui-même à la police et se constituer prisonnier afin de commencer à purger sa peine.

RFI

Après avoir démissionné de la Magistrature, le juge Ibrahima Hamidou Dème a annoncé  son entrée en politique avec la création du mouvement «Ensemble». Il a fait la déclaration samedi dernier  31 avril, lors de l’émission «Ça me dit Mag» sur la 2Stv (privée), dont il était l’invité.

Le juge Ibrahima Hamidou Dème invité, samedi 31 mars, de l’émission «Ça me dit Mag» de la 2 Stv a annoncé son entrée en politique avec la création d’un mouvement dénommé «Ensemble». «Avec des amis et d’autres personnes, nous allons créer un mouvement politique dont le nom devrait être Ensemble», a confié M. Dème. Un choix motivé, selon le magistrat démissionnaire, par l’effritement des fondements de la société.

Des manquements qui commencent, déplore-t-il, par «la justice qui, une fois fragilisée, menace l’équilibre social». La justice sénégalaise qu’il estime être dans une «mauvaise posture est dirigée par une élite politique qui l’utilise à sa guise», s’est insurgé l’ex-magistrat.

Son engagement politique se justifie aussi par une volonté de mettre un terme à l’accaparement de la politique par des «gens qui a pris en otage les Sénégalais».

Par ailleurs, dans son face-à-face avec le présentateur de l’émission, Pape Alé Niang, Ibrahima Hamidou Déme, est revenu sur le procès du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall.  Il a soutenu que la «procédure a manqué de pédagogie». Pour lui, le maire de Dakar devait être libéré juste après le cautionnement de biens supérieur à la somme incriminée. Il déplore en outre une justice sélective qui met de côté les partisans du régime pour s’attaquer à des opposants du pouvoir.

«La justice est malade» dit-il. Il parait nécessaire pour Ibrahima Hamidou Déme, que ceux qui gangrènent cette justice soient identifiés.  L’instrumentalisation de la justice par les hommes politiques est un danger qu’il faut combattre, trouve-t-il. Sur la 2Stv, le magistrat démissionnaire est aussi revenu sur l’organisation du Conseil supérieur de la magistrature. Celui-ci ne fonctionne pas sur des bases transparentes, confie-t-il. En guise d’exemple, il cite la tenue de six consultations à domicile en six mois.  Or, en temps normal, il n’y avait même pas trois consultations en trois mois. « Pendant ces consultations, toutes les décisions prises étaient des nominations », dénonce par ailleurs Ibrahima Hamidou Déme.

Sudonline

mercredi, 04 avril 2018 12:28

MACKY SALL NE PASSERA PAS !

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A l’occasion du 58e anniversaire de l’accession à l’indépendance du Sénégal, le président Macky Sall vient d’adresser un message à la nation.

Force est de constater son peu d’inspiration dans un moment qui fait référence à notre histoire nationale. Pour commémorer un tel évènement, qui a permis à nos compatriotes de recouvrer leur indépendance et à notre pays de retrouver sa souveraineté dans le concert des nations, on était en droit d’attendre du chef de l’Etat qu’il prenne de la hauteur et qu’il donne du sens à ses propos. Or nous avons entendu des incantations politiciennes.

On attendait mieux. On attendait notamment qu’il incarne davantage la posture présidentielle, qui n’est pas un privilège mais une charge qui lui a été confiée de façon temporaire par le peuple. A moins qu’il n’ait la tentation chinoise. Une charge, qui oblige celui en qui le peuple à placé sa confiance à déployer toute son énergie au service du Sénégal pour la prospérité du pays et le bien-être des sénégalais.

En réalité, dans ce message à la nation, le peuple sénégalais a eu droit un catalogue de promesses électorales, Macky Sall oubliant qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour la campagne électorale, où il est un chef de parti parmi d’autres, et un temps, comme lors la célébration du 4 avril 1960, où il se doit d’apparaître comme le rassembleur de la nation.  Dans son discours nous avons eu droit à une confusion des genres.

Et au lieu de mettre en avant quelques mesurettes dans le domaine économique, en matière d’éducation et de sécurité, ou encore sur le rôle des femmes, et de vanter les bienfaits de son régime, comme on fait la promotion de produits au supermarché, il aurait dû faire preuve de plus d’humilité. Il aurait mieux fait d’en appeler à un sursaut national en songeant aux indispensables réformes, en profondeur, dont notre pays a le plus urgent besoin. L’arbre ne doit pas masquer la forêt.

Une fois de plus Macky Sall à déçu ! Une fois de plus il a montré qu’il n’était pas le leader charismatique dont le Sénégal a besoin pour engager la profonde et nécessaire transformation du pays afin d’être rendez-vous du 21e siècle. Aujourd’hui les sénégalais savent qu’ils n’ont rien à attendre, ou à espérer, de lui pour demain. En février prochain, ils s’engageront résolument dans la voie de l’alternance à un pouvoir qui a failli à sa mission et ils reprendront tous en chœur ce slogan : « Macky Sall ne passera pas ! »

Ibrahima Thiam

Président Un Autre Avenir

La grève à la SNCF a commencé fort ce mardi avec un trafic ferroviaire très perturbé. Il en sera de même demain. Le Premier ministre Edouard Philippe prévoit des « jours difficiles », car ni le gouvernement ni les syndicats de cheminots ne semblent prêts à lâcher du lest.

Comme l’avait annoncé la SNCF, cette première journée de grève au long cours a fortement perturbé le trafic. Sur les grandes lignes, seul un TGV sur huit roulait. En Ile-de-France, la circulation des RER allait d’un train sur deux à un sur cinq, tandis que dans les régions, un TER et un Transilien sur cinq étaient annoncés.

On a vu ainsi des gares noires de monde et d’autres presque vides parce que les voyageurs avaient anticipé la grève en optant pour d’autres moyens de transport. Devant les panneaux d’affichage, il y a ceux qui prennent sur eux et ceux qui ne décolèrent pas contre les grévistes. « C’est un moyen de pression qui n’impacte que la population, et principalement celle qui a peu de moyens », estime une femme rencontrée gare de Lyon à Paris.

La situation ne devrait pas s’améliorer ce mercredi. La direction de la SNCF table ainsi sur les mêmes fréquences que ce mardi, à l’exception des TGV qui devraient être un peu plus nombreux. En moyenne, seul un train à grande vitesse sur sept devrait ainsi rouler en ce deuxième jour de grève, tandis que les prévisions annoncent un TER et un Transilien sur cinq. Le trafic international devrait quant à lui être quasi-normal.

Lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a dit entendre « autant les grévistes » que « ceux qui veulent aller travailler ». « Je respecte les grévistes », a-t-il affirmé. « Mais si les grévistes doivent être respectés, les millions de Français qui doivent aller à leur travail (…) doivent également être respectés », a-t-il poursuivi. S’adressant aux clients et usagers de la SNCF, Edouard Philippe a dit vouloir les saluer « car ils ont des jours difficiles devant eux, la grève ayant été organisée pour (leur) porter un impact maximal ».

« On ne peut pas complètement se satisfaire d’une situation où les usagers souffrent d’une conséquence d’une grève », admet Kevin Quehen, secrétaire général de la CGT-Cheminots pour la région Paris-Nord, tout en attribuant la responsabilité de cette situation au gouvernement et à l’entreprise ferroviaire. « Qu’ils prennent la défense du service public », lance-t-il. Les syndicats s’opposent ainsi à la privatisation du secteur ferroviaire et de la SNCF et réclament une vraie qualité de service pour les usagers. « Plus tôt le gouvernement entendra raison, plus tôt la grève s’arrêtera. »

Les cheminots ont engagé une grève qui doit se prolonger jusqu’au 28 juin, à raison de deux jours de blocage sur cinq. Après la première séquence de mardi et mercredi, la prochaine est prévue les 8 et 9 avril.

Arrêté vendredi soir, l'ex-député d'opposition sénégalais Barthélémy Dias, proche du maire de Dakar, est toujours en garde à vue. Il est reproché à l'homme politique, très mobilisé depuis l'incarcération de Khalifa Sall il y a un an, d'avoir tenu des propos injurieux à l'encontre de la justice sénégalaise suite à la condamnation du maire de la capitale à cinq ans de prison.

L'ex-député d'opposition Barthélémy Dias est en garde à vue pour outrage à magistrat et injures publiques. Des propos tenus lors d'interviews, dans la foulée de la condamnation du maire de Dakar, très vite dénoncés par l'Union des magistrats du Sénégal. Ces injures lui ont valu une arrestation à la sortie des locaux d'un organe de presse sénégalais.

Barthélémy Dias est un proche du maire de la capitale sénégalaise, condamné vendredi 30 mars à cinq ans de prison ferme. Celui que la presse surnomme le « lieutenant » de Khalifa Sall considère que la justice a été instrumentalisée dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar. Comme Khalifa Sall, l'homme politique s'est vu exclure de sa formation, le parti socialiste, dont il critiquait l'alliance avec la majorité.

Fils de l'ancien ministre Jean-Paul Dias, Barthélémy Dias est un habitué des polémiques et des tribunaux. En février 2017, dans un contexte de fortes tensions au sein du parti socialiste, il avait été condamné à deux ans de prison dont six mois fermes, pour coups mortels et détention d'armes sans autorisation administrative, à l'issue d'un procès lui aussi qualifié de politique par le camp du maire de Dakar.

■ Condamnation de Khalifa Sall: la Ligue des droits de l'homme

Au Sénégal, la condamnation, vendredi du maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux en écriture, crée des remoux et sucite de nombreuses critiques, au sein de la classe politique, mais aussi des organisations de défense des droits de l'homme. Cette décision, qui élimine Khalifa Sall de la course à la présidentielle sénégalaise de février 2019, est considérée comme un verdict politique.

Maître Assane Ndiome Ndiaye est président de la Ligue sénégalaie des droits humains (LSDH). Il se dit dubitatif et critique ce qu'il considère comme un emprisonnement systématique de tout opposant au chef de l'Etat.

On admet qu'il ne s'est pas enrichi personnellement [...] On ne peut pas continuellement emprisonner des opposants. Je pense que ce n'est pas bon pour l'image du Sénégal, ce n'est pas bon pour la démocratie en général

Mercredi dernier, le juge Ibrahima Dème avait décidé de quitter la magistrature. Une démission expliquée dans une longue lettre dans laquelle l’ex-magistrat fustigeait sa corporation et les « manquement du président de la République à son obligation de garantir l’indépendance de l’institution ».

RFI

En Afrique du Sud, les hommages se poursuivent pour saluer la mémoire de Winnie Mandela, « Mama Winnie », comme l’a surnommaient affectueusement les Sud-Africains. L’ex-épouse du héros de la lutte contre l’apartheid est décédée ce lundi à 81 ans. Dans le quartier de Soweto, devant la maison où vivait Winnie Mandela, l’émotion reste très forte.

A Soweto, l’émotion est encore forte et les hommages se succèdent. Des hommages très politiques, au lendemain de sa mort. On ne compte plus les personnalités qui se sont présentées ce mardi matin devant le portail de sa maison à Soweto, pour faire part de leurs condoléances à la famille.

On a vu l’ancien président Thabo Mbeki, plusieurs ministres, des responsables de la Ligue des femmes de l’ANC que Winnie Mandela avait dirigée à l’époque, mais aussi, et surtout, le parti de gauche radical, l’EFF.

Alors que les hommages restaient discrets jusque-là, ils sont venus en nombre, ont marché et chanté à la gloire de « Mama Mandela », tout en se dirigeant vers sa maison à Soweto. On ne parle pas de récupération politique, mais d’une démonstration de force, quelque part, du parti qui revendique une partie du combat radical de Winnie Mandela. On savait le leader de l’EFF Julius Malema très proche de l’ex-épouse de Nelson Mandela. Certains le voient même comme son dauphin en politique.

Après un hommage appuyé devant les médias, Malema a grimpé sur une table, en tribun, et a tenu un véritable meeting improvisé, entouré par ses sympathisants. « Que personne ne nous dise qui était Winnie Mandela, car Winnie Mandela c’était nous, a-t-il dit. Winnie Mandela savait ce qu’était défendre les Noirs sud-africains, a-t-il ajouté, avant d’haranguer la foule, assurant que lui et l’EFF feront tout pour faire vivre l’héritage et le combat de la mère de la nation. La lance du combat est tombée à nous de la ramasser et de continuer le combat ».

Il n’y a donc pas de grande foule, pas de grande marche populaire. Les Sud-Africains, eux, sont restés discrets aujourd’hui. Ils attendent peut-être ses funérailles nationales le 14 avril.

RFI

Me Mame Adama Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bees »n’en démord pas : « la République du Sénégal est en danger ». Invité de l’émission Objection de Sud Fm avant-hier, dimanche 01 avril 2018, l’ancien bâtonnier s’est insurgé contre la façon dont le pouvoir se gère au plus haut sommet de l’Etat, contribuant ainsi à fausser la vraie nature de la République.

Me Mame Adama Guèye n’a pas usé du dos de la cuillère avant-hier, dimanche 01 avril, pour dire son appréciation de la marche du pays. . Analysant en effet les problèmes qui se posent au Sénégal, à l’émission Objection de Sud Fm animée par Baye Oumar Guèye, le président du mouvement « Senegaal Bu Bess » n’a pas manqué de marteler que « la République est en danger ». Celui qui fut ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats a martelé dans la foulée et sans fioritures que « Le problème est que nous avons les signaux apparents d’une République mais nous ne sommes pas une République».

Suffisant pour qu’il en conclue que pour juguler ce fléau, il faut envisager des « réformes systémiques, réformes en profondeur pour aller à une autre République ». Me Mame Adama Guèye poursuivra en disant : « Nous avons un système avec une personne centrale qui est le président de la République, omnipotent avec des pouvoirs exorbitants, qui est l’alpha et l’oméga de tout ». A en croire par ailleurs l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats qui a récemment annoncé sa candidature à la présidentielle de 2019, « nos présidents de la République utilisent les pouvoirs qu’on leur confère. Les pouvoirs qu’on confère à un président de la République ont une finalité. Il doit les utiliser conformément au terme de sa prestation de serment dans l’intérêt général ». Toutes choses qui l’ont poussé à constater « un détournement permanent du pouvoir d’Etat au service du pouvoir en place et à des fins politiciennes ».

Et Me Mame Adama Guèye de citer comme preuve la manière dont le pouvoir est distribué et qui pose problème. « Ces responsabilités sont distribuées sur quelles bases ? Elles sont distribuées sur la base de l’intérêt général? Elles sont distribuées sur la base du système de clientélisme politique. Et il n’y a pas de contrôle, parce que c’est le système qui est ainsi élaboré », conclura le patron du mouvement « Senegaal Bu Bees ».

Pour rappel, Mame Adama Guèy a annoncé en février dernier sa candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Il avait fait cette annonce à l’occasion du lancement officiel de son mouvement « Sénégal Bu Bess ». A l’occasion, il avait juré devant Dieu et devant les populations sénégalaises  que sa candidature est motivée par le désir de servir le peuple sénégalais : « Je fais le serment solennel devant Dieu et devant le peuple sénégalais que j’aspire à la haute responsabilité de Président de la République dans le but exclusif de servir notre vaillant peuple et ses intérêts supérieurs ».

Sud Quotidien

 

 

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