dimanche, 17 septembre 2017 16:44

Ligue 1: Marseille respire mieux

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Sans véritable inspiration dans le jeu, Marseille s'est tout de même rassuré à Amiens (2-0), grâce au retour de l'attaquant Clinton Njie, auteur d'un doublé dimanche, lors de la sixième journée de Ligue 1.

Après une petite victoire contre les Turcs de Konyaspor en Europa League (1-0), les Marseillais mettent fin à l'hémorragie en Ligue 1. Ils restaient sur deux cinglantes défaites à Monaco (6-1) et à domicile contre Rennes (3-1) en championnat.

Les Marseillais, très brouillons en début de partie, ont encore des progrès à faire, mais ils ont eu le mérite de relever le défi physique proposé par les Amiénois

Et surtout, ils font un peu baisser la pression qui pesait sur les épaules de l'entraîneur Rudi Garcia, alors que des "Garcia démission" avaient dévalé des tribunes lors de la défaite contre Rennes.

D'abord très discret et un peu nerveux, Njie a fini par délivrer les siens coup sur coup (53e et 55e). Pour son premier but, il a repris du torse un centre de Sakai. Sur le second, il a marqué de près après un très joli numéro de Florian Thauvin.

C'est un retour réussi pour le Camerounais: lui qui n'avait plus joué depuis le match nul contre Angers le 20 août, en raison d'une blessure à la cuisse, a inscrit deux buts cruciaux pour son club encore convalescent.

A l'image de son équipe, le buteur du jour a eu pourtant beaucoup de mal en première période. Il faut dire que le premier acte, très engagé, a parfois davantage ressemblé à une bagarre qu'à un match de football.

- Bagarre -

Les Marseillais, avec un Dimitri Payet à nouveau aligné au poste de meneur de jeu, ont affiché de belles intentions pendant quelques minutes mais ont vite paru découragés par le bloc picard, très bien organisé. Il a fallu attendre la 28e minute pour la première occasion cadrée, une frappe de Florian Thauvin facilement captée par le gardien picard.

Signe que la fébrilité est encore de mise à Marseille, les coéquipiers d'Adil Rami ont même parfois paniqué en défense, notamment entre la 30e et la 33e, où Yohann Pelé a été sollicité trois fois d'affilée.

La pause a fait du bien aux Marseillais qui sont revenus avec de bien meilleures intentions, et le doublé de Njie a libéré les esprits.

La fin de match a ainsi été beaucoup plus tranquille, avec quelques occasions pour aggraver le score face à des Picards un peu endormis. Visiblement, le 2-0 suffisait aux Marseillais qui repartent de l'avant, avec dix points. L'OM recevra Toulouse dimanche prochain, avant un déplacement à Nice autrement plus délicat.

Résultats de la 6e journée de la Ligue 1 de football: 

Vendredi

Toulouse - Bordeaux 0 - 1

Samedi

Monaco - Strasbourg 3 - 0

Troyes - Montpellier 0 - 1

Dijon - Saint-Etienne 0 - 1

Guingamp - Lille 1 - 0

Nantes - Caen 1 - 0

dimanche

Amiens - Marseille 0 - 2

(17h00) Rennes - Nice

Angers - Metz

(21h00) Paris SG - Lyon

RFI

Zinédine Zidane, l'entraîneur du Real Madrid, s'est défendu samedi face aux critiques, promettant un sursaut dimanche contre la Real Sociedad en Liga (20h45) et rappelant que son équipe, double championne d'Europe en titre, n'avait "pas trop mal fait" les choses ces derniers mois.

Probant vainqueur en août de la Supercoupe d'Europe (2-1 contre Manchester United) et de la Supercoupe d'Espagne (3-1, 2-0 contre Barcelone), le Real a brutalement ralenti en concédant deux matches nuls consécutifs en Liga, face à Valence (2-2) puis Levante (1-1)

"J'ai l'impression quand même qu'on n'a pas trop mal fait (les choses) jusqu'à maintenant. De temps en temps c'est bien que je le dise, quand même!", a ironisé Zidane en conférence de presse. "On dirait de temps en temps qu'on fait les choses mal, mais je n'ai pas l'impression. On peut faire 90 minutes de haut niveau, comme on l'a fait", a-t-il rappelé.

Dans ce contexte, c'est une équipe affaiblie par les absences (Cristiano Ronaldo, Benzema, Marcelo, Kroos, Kovacic...) qui se déplace dimanche soir sur le terrain de la Real Sociedad, coleader de Liga avec le FC Barcelone avant la 4e journée ce week-end.

"On accepte qu'il y ait des critiques. On sait où on est, on sait ce qu'on veut et où on veut aller. Demain (dimanche) c'est un match très important pour nous, et ça va être un beau match pour montrer qu'on est bien, tout simplement", a lancé Zidane.

Au stade Anoeta, le Real sera à nouveau privé de son attaquant-vedette Ronaldo, qui purge ce week-end le dernier de ses cinq matches de suspension récoltés pour avoir bousculé un arbitre. Zidane a assuré que d'autres joueurs, comme l'ailier gallois Gareth Bale, reprendraient le flambeau en l'absence du quadruple Ballon d'Or.

RFI

"On n'a pas le choix de toute façon. Quand (Cristiano) est là, c'est bien, on est tous contents, et quand il n'est pas là il faut faire avec. Je fais confiance à tous mes joueurs. Quand ils ont la possibilité de jouer, ils le font bien", a dit le technicien français, qui a défendu Bale, en manque de réussite ces derniers temps.

"J'espère qu'il va marquer deux buts et que cela changera la dynamique de ce que tout le monde pense de lui", a souligné Zidane.

samedi, 16 septembre 2017 14:11

Sénégal: des députés bientôt sanctionnés?

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Au Sénégal, les 165 députés ont donc pris leurs fonctions jeudi 14 septembre. Avant le lancement des activités parlementaires la semaine prochaine, les élus gèrent leurs inscriptions administratives car ils ont un statut à part avec de nombreux avantages.

S'ils ont des devoirs, les députés ont aussi des droits et un statut de privilégié; notamment un passeport diplomatique, une indemnité mensuelle de 1,3 million de francs CFA, un véhicule 4X4 neuf avec l'entretien payé par l'Assemblée, 300 litres de carburant. Pour les 16 membres du bureau, l'indemnité monte à 3 millions de CFA, 500 000 francs CFA pour le téléphone, 2 véhicules.

Quant au président Moustapha Niasse, son salaire est de 5 millions de CFA, près de 40 millions de fonds politiques lui sont également attribués. Ces avantages pourraient-ils être revus en cas d'absentéisme ? Le président Niasse a déclaré qu'une commission serait créée : « Nous prenons en charge le dossier de l’absentéisme des députés, elle proposera au terme de ses travaux des mesures pratiques destinées à mettre fin à ce phénomène sans violence inutile et sans faiblesse coupable, comme disait Senghor. »

Difficile de savoir si Moustapha Niasse souhaite sanctionner l'absentéisme par une retenue sur l'indemnité. Les députés interrogés ne l'imaginent pas une seule seconde. « L'argent ne change rien », explique l'un d'eux à RFI et qui estime « qu'il y a d'autres priorités à gérer à l'Assemblé que l'absentéisme ».

RFI 

 

 

Les personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont de plus en plus nombreuses, alertent les Nations unies. Le phénomène empire de nouveau, après une décennie de progrès. 11 % de la population mondiale est à présent concernée. Un chiffre annoncé à Rome, à la FAO, le Fonds international de développement agricole, en association avec les autres agences onusiennes en charge de la santé et de l’alimentation.

Avec notre correspondante à Rome,  Anne Tréca

Après dix ans de progrès dans la lutte contre la faim, le dernier rapport des Nations unies fait l’effet d’une douche froide. Le constat est clair : la faim dans le monde recommence à gagner du terrain. Elle touche 815 millions d’humains en 2016, 38 millions de plus que l’année précédente. Dans les prochains mois, la famine risque en outre de s’étendre au Soudan du Sud, au nord-est du Nigeria, en Somalie et au Yémen.

A la sous-nutrition s’ajoute maintenant l’étendue inquiétante de la malnutrition dans le monde. L’augmentation du nombre de personnes en situation précaire et les changements d’habitudes alimentaires menacent la santé de millions d’êtres humains. Le rapport dénonce l’anémie qui se répand chez les femmes en âge de procréer, les retards de croissance chez les enfants et l’obésité, maintenant élevée au rang de fléau à combattre.

Si l’humanité marche à reculons, conclut le rapport, c’est à cause de la multiplication des conflits violents sur la planète. Ceux-ci sont devenus au cours des dernières années de plus en plus complexes et de plus en plus difficiles à résoudre. En cause également, les effets des chocs climatiques – les sécheresses ou les inondations qui ravagent des régions plus pacifiques –. Et puis enfin, le ralentissement de l’économie mondiale.

RFI

Même s’il n’a pas été physiquement présent, son nom a été le plus cité au début de l’ouverture de la session parlementaire extraordinaire. Et c’est le député, Cheikh Bamba Dièye qui est monté au créneau pour prendre sa défense. L'opposition, dans son ensemble, souhaitait la présence du maire de Dakar à l'ouverture de la session.

« Notre règlement intérieur de l’Assemblée nationale dit à son article 11, alinéa 1, qu’aucun débat ne peut avoir lieu avant l’installation du bureau, sauf s’il porte sur des questions de procédure relatives à l’élection en cours. Et l’alinéa 2, toujours de l’article 11, dit qu’il peut être demandé une suspension de séance », a recadré l’ancien maire de Saint-Louis.

Visiblement mécontent de la démarche de l’ancien ministre, le député et porte-parole de l’APR, Abdou Mbow lui a succédé au perchoir pour le remettre à sa place. « Le président de l’Assemblée nationale peut autoriser des explications de vote après l’installation du bureau définitif. Cela ne nous concerne pas. Je prends l’opinion à témoin pour dire que si l’on parle des questions de procédure, on doit parler de l’article. Mais, la politique politicienne ne nous a pas amenés, ici », soutenu le natif de Thiès, a-t-il pesté devant ses collègues.  

Il sera conforté par le président de séance, Abdoulaye Makhtar Diop, qui note que l’ancien maire a fait une « entorse à l’article 11 ».

La rédaction de Leral.net

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Les Tunisiennes de confession musulmane pourront désormais se marier dans leur pays avec des non-musulmans. Les circulaires ministérielles datant de 1973 et empêchant ces unions ont été abolies ce jeudi.

Ce 8 septembre, le ministre de la Justice Ghazi Jeribi a signé une circulaire annulant celle de 1973 et tous les textes qui s’y réfèrent et qui interdisaient le mariage avec des non-musulmans. Dans la nouvelle circulaire, le ministre rappelle la contradiction de celle de 1973 avec la Constitution, tout comme avec les accords internationaux signés par l’Etat tunisien.

Cette annulation fait suite au souhait du chef de l’Etat, qui le 13 août dernier, jour de la fête de la femme en Tunisie, avait promis d’abroger ce texte, adressant une demande dans ce sens au gouvernement.

Saida Garrach, la porte-parole de la présidence, qui était à l’origine une avocate et militante des droits de la femme a posté sur Facebook ce jeudi un message de félicitations aux Tunisiennes pour « la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint » a-t-elle écrit.

Plusieurs organisations de la société civile mènent depuis des années un combat pour l’annulation de cette injustice faite aux femmes. D’ailleurs une plainte a été déposée, ces derniers mois, auprès du tribunal administratif en vue de l’annulation de cette circulaire. Ces organisations considèrent que la circulaire 1973 constitue une « violation du droit fondamental de tout être humain ».

Si les instances de l’Etat tunisien parlent des citoyennes « tunisiennes », les extrémistes et les conservateurs accusent Béji Caïd Essebsi de vouloir autoriser le mariage des femmes musulmanes à des non-musulmans, ce qui touche à la charia.

RFI

L'explosion qui s'est produite ce vendredi matin dans une station du métro londonien a fait 22 blessés selon les services de santé et est considéré comme un acte « terroriste », a annoncé la police de la ville dans un communiqué. Selon les services antiterroristes britanniques, c'est une bombe artisanale qui a été utilisée. Le gouvernement britannique a convoqué une réunion d'urgence.

« Nous considérons qu'il s'agit de la détonation d'un engin explosif artisanal improvisé », a déclaré, ce vendredi 15 septembre à la mi-journée, Mark Rowley, le chef de l'unité antiterroriste de la police londonienne lors d'un bref point presse devant le quartier général de Scotland Yard. Queqlues heures plus tôt, les forces de l'ordres avaient été appelées sur les lieux d'un « incident à la station de métro de Parsons Green », selon un premier tweet de la police de la ville. Les services d'ambulance londoniens et les pompiers ont également indiqué se trouver sur place.

« Nous avons été appelés à 8h20 », ont précisé les services ambulanciers, ajoutant avoir envoyé sur place « de multiples équipes » dont du personnel entraîné à intervenir dans des conditions dangereuses.

Selon des témoins cités par le journal leSun, une « explosion » s'est produite à l'heure de pointe dans une rame du métro, blessant 22 passagers selon les services de santé dans un communiqué publié à la mi-journée.

Si aucune d'entre eux ne semble grièvement atteint, la BBC évoque des témoignages rapportant « qu'au moins un passager » a été brûlé au visage. L'une de ses présentatrices, Sophie Raworth, dit avoir vu une femme avec des brûlures « à la tête et aux jambes ».

Alors que de nombreuses ambulances se sont rendues sur place, le service du métro a été partiellement interrompu dans l'ouest de la capitale, rapporte le quotidienThe Guardian, citant un porte-parole des Transports londoniens.

Sac en feu

LeGuardian est en possession d’une vidéo tournée par un usager montrant un sac plastique en feu dans une rame de train.

Un acte « terroriste »

La police britannique a annoncé en fin de matinée traiter l'incident comme un acte « terroriste ».

Réunion d'urgence

La Première ministre Theresa May doit tenir ce vendredi après-midi une réunion d’urgence consacrée à l’explosion de ce matin. « Mes pensées vont aux blessés de Parsons Green et aux services de secours qui, une fois encore, ont répondu rapidement et courageusement à un présumé acte terroriste », a déclaré la chef du gouvernement.

(avec AFP) RFI

vendredi, 15 septembre 2017 12:53

Entré rupture et continuité

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Les députés de la treizième législature élus le 30 juillet dernier ont été installés hier, jeudi 14 septembre, dans leur fonction. Lors de la cérémonie d’installation, les parlementaires ont procédé à l’élection des membres de la nouvelle équipe qui composera le bureau de l’Assemblée nationale pour les prochaines douze mois. Dans cette équipe, on note le départ et l’arrivée de nouvelles têtes mais aussi la confirmation à leur poste de la plupart des députés de la majorité ou selon de la formation politique du chef de l’Etat . Moustapha Niasse de l’Afp et patron sortant du perchoir est ainsi confirmé à son poste alors que l’Apr (parti présidentiel) s’empare des positions clés de l’institution parlementaire  (vice-présidences, questure, presque la totalité des secrétaires élus…)

PRESIDENCE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Moustapha Niasse reconduit à son poste par 120 députés

C’est désormais officiel ! Le leader de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse, est reconduit, comme annoncé, à son poste de président de l’Assemblée nationale. Patron sortant de cette institution depuis 2012, Moustapha Niasse a été reconduit hier, jeudi 14 septembre, au terme d’une élection lors de la séance d’ouverture officielle de l’Assemblée nationale. Sur un nombre de votants de 151 députés, le patron de l’Afp a obtenu 120 voix alors que la majorité requise pour sa réélection était de 76 suffrages. Dix députés ont voté contre tandis que 17 se sont abstenus et 4 bulletins nuls ont été enregistrés. Aussitôt reconfirmé dans ses fonctions de président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse a annoncé la démission d’une dizaine de députés élus aux élections législatives du 30 juillet. Dans la foulée, il a procédé au remplacement de tous les députés concernés en faisant appel à leurs suppléants.

GROUPES PARLEMENTAIRES DE LA MAJORITE ET DE L’OPPOSITION : Le duo Aymerou Gningue et Me Madické Niang aux commandes

Alors que la présidence de l’Assemblée nationale reste inchangée avec à sa tête, le président Moustapha Niasse qui rempile pour un second mandat consécutif de cinq ans, les deux groupes parlementaires de la treizième législature changent de patron. Précédemment dirigé par Moustapha Diakhaté qui n’était pas candidat pour les législatives du 30 juillet dernier mais qui vient d’être promu ministre-chef de cabinet du président de la République suite au dernier remaniement du gouvernement, le groupe de la majorité est désormais aux mains de l’honorable député-maire de Médina Ndakhar, Aymerou Gningue. Ce dernier a comme vice-président le député Pape Biram Touré, responsable de l’Alliance pour la République dans la commune de Fatick.

S’agissant de l’unique groupe parlementaire de l’opposition, «Liberté et démocratie», formé par les députés élus sous la coalition Gagnante Wattu Senegaal piloté par le Parti démocratique sénégalais (Pds), il est dirigé comme déjà annoncé par Me Madické Niang. L’ancien ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères sous le régime libéral du président Wade remplace sa camarade de parti, Aïda Mbodj qui devient député non inscrit sous cette treizième législature. Me Madické Niang a comme vice-président Mamadou Diop Decroix, leader de l’Aj/Pads.

BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Trois arrivées, trois départs, l’Apr en taille patron 

L’élection des vice-présidents de l’Assemblée nationale a consacré quelques changements. Dans la nouvelle liste des vice-présidents validés hier, lors de la cérémonie d’installation de la treizième législature, trois nouveaux parlementaires ont été promus. Il s’agit entre autres de : Aissatou Sow Diawara (Parti socialiste), élue 4ème Vice-président, Alé Lô élu 7ème Vice-président et Pape Diop (Bokk Gis Gis) élu 8ème Vice-président, seul député de l’opposition dans ce nouveau bureau. Soumise au vote, la liste des huit vice-présidents a recueilli sur un nombre de votants de 161, 152 voix pour, 3 contre, 3 abstentions et 3 bulletins nuls.

Les trois nouveaux remplacent les députés El Hadji Mansour Sy (Djamil), Aminata Mbaye et Yetta Sow qui occupaient respectivement les postes de 4ème Vice-président, 5èmevice-président et 6ème vice-président. Précédemment 2ème vice-président, lors du dernier renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale sous la douzième législature en 2016, Moustapha Cissé Lô a été promu au poste de 1er vice-président. Il devient ainsi la deuxième personnalité de l’Assemblée nationale après le président Moustapha Niasse.

SECRETAIRES ELUS : Une équipe composée de nouvelles têtes

Si leur nombre n’a pas varié par rapport à la législature précédente, la liste des six députés élus hier, jeudi 14 septembre, secrétaires élus lors de l’installation officielle de la treizième législature a connu un changement radical. Tous les députés du groupe de la majorité qui occupaient ces fonctions lors de la législature précédente ont laissé la place aux nouveaux occupants. Les nouveaux élus sont : Samba Demba Ndiaye, Yetta sow, Mohamed Khourechi Niasse, Fatou Diouf, Mame Bounama Sall et Sira Ndiaye. Proposée par le groupe de la majorité, la liste des secrétaires élus a été validée par 128 députés sur un nombre de votants de 160. Lors du vote, 5 députés ont voté contre alors que 21 se sont abstenus et le nombre de bulletins nuls était de six. Pour rappel, les Secrétaires élus étaient : Imam Mbaye Niang, Yaye Awa Diagne, Pape Diallo dit Zator Mbaye, Mously Diakhaté, Barthélémy Dias et Aminata Guèye.

QUESTURE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : Le tandem Douada Dia et Awa Niang rempile

À l’image de la présidence de l’Assemblée nationale, l’équipe de la trésorerie de la deuxième institution de la République ne changera pas de tête sous la treizième législature. En poste depuis la douzième législature, le couple Daouda Dia, maire de la commune d’Orkadieré et coordonnateur départemental de l’Apr de Kanel et Awa Niang, responsable de ce même parti au pouvoir à Pikine ont été respectivement réélus pour cette 13ème législature comme premier et deuxième questeur à l’Assemblée nationale. Proposés par le groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakkar, ils ont obtenu sur un nombre de votants de 160, 132 voix, 20 abstentions et 08 bulletins nuls.

REACTIONS : ABDOU LATIF COULIBALY, MINISTRE DE LA CULTURE : «Travailler pour le progrès du Sénégal»

 Le nouveau ministre de la Culture, non moins représentant du gouvernement à la cérémonie officielle de prise de fonction des députés, a exhorté la 13ème législature à travailler pour le progrès social et économique du Sénégal. Selon Abdou Latif Coulibaly, il s’agit pour l’Assemblée nationale de continuer à accompagner le gouvernement dans le vote de la loi, dans l’évaluation des politiques publiques et dans le contrôle de l’action gouvernementale.

« La démocratie sénégalaise inscrit sa trajectoire dans une dynamique historique pour le progrès politique, social et économique des Sénégalais. Nous sommes certains que nous bénéficierons des recommandations éclairantes de votre auguste assemblée pour que l’action que le gouvernement conduit, puisse toujours aller dans le progrès pour les Sénégalais », a déclaré l’ancien journaliste venu représenter son collègue en charge des relations avec les Institutions. Relevant que la démocratie sénégalaise a fait des progrès qui attestent la maturité d’un peuple et par ailleurs l’unité et la cohérence d’ensemble d’’un peuple, l’ancien secrétaire général du gouvernement estime cependant que « toute organisation qui s’occupe du destin des hommes et des femmes, est naturellement perfectible, notamment la démocratie, la nôtre sans aucun doute ».

RETARD DANS LE DEMARRAGE DES TRAVAUX : La treizième législature emboite le pas à la douzième

Chassez le naturel, il revient au galop! Pour leur première session, les députés de la treizième législature n’ont pas pu relever le défi de la ponctualité. Ils ont renoué les veilles habitudes de leurs prédécesseurs à Assemblée nationale et la cérémonie d’installation officielle de la nouvelle Assemblée nationale a accusé un grand retard. Initialement prévue à 10 heures, c’est finalement à 12 heures que les députés sont entrés dans la salle de la plénière soit, environ deux heures et vingt minutes de retard. Les raisons de ce faux départ sont liées à la concertation décidée par les députés de la majorité peu après l’heure initiale prévue pour le début de la cérémonie. Enfermés dans l’une des salles de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse et ses collègues sont ressortis de leur rencontre après avoir passé près de deux heures laissant ainsi leurs collègues de l’opposition et des non-inscrits seuls dans la salle de la plénière. Cette situation a même fini par pousser certains députés notamment du groupe parlementaire «Liberté et démocratie» à bouder momentanément la salle avant de revenir dans l’hémicycle.  

Sudonline

Au terme d’un quart de finale très indécis, la sélection marocaine a eu raison de l’Egypte (66-62). Elle va jouer sa demi-finale contre la Tunisie, intraitable face à la RDC (81-60). L’autre demi-finale mettra aux prises le Nigeria, champion d’Afrique en titre et vainqueur du Cameroun (106-91), et le Sénégal, tombeur de l’Angola (66-57). Les Angolais éliminés avant les demi-finales, on n’avait plus vu ça depuis 1981!

On connaît le dernier carré de cet Afrobasket 2017. Et il est très alléchant. Entre favoris et surprises, les deux demi-finales, prévues ce vendredi 15 septembre, ne manquent pas d’intérêt.

Le Maroc savoure son exploit face à l’Egypte

37 longues années. Il faut remonter à l’Afrobasket de 1980, disputé à Rabat, pour retrouver trace de l’équipe du Maroc sur le podium du rendez-vous continental. A l’époque, les Marocains avaient pris le bronze. Zakaria El Masbahi avaient seulement un an, Mustapha Kalfi voyaient à peine le jour. Ces deux-là et leurs coéquipiers succéderont peut-être à leurs aînés.

Ce jeudi 14 septembre, ils ont réalisé une superbe prestation face à l’Egypte, un ténor du basket africain, en quart de finale. Victorieux sur le fil (66-62), les Marocains, forts déjà de leurs trois victoires dans le groupe B (dont une face à l’Angola), étaient aux anges après le buzzer final. Malgré leur préparation écourtée à cause de soucis financiers au sein de leur fédération, ils se retrouvent en demi-finales.

« C'est un mélange de vétérans et de jeunes. Il n'y a pas de différences dans le groupe. Tout le monde est pareil. On a confiance en nous. (…) Plusieurs personnes misaient contre nous: on leur a prouvé l'inverse », a confié à RFI Zakaria El Masbahi.

Le Nigeria éteint le Cameroun

Le Nigeria n’est pas champion d’Afrique pour rien. Le tenant du titre, un peu bousculé en phase groupe avec notamment une courte victoire contre la Côte d’Ivoire (78-77) et une défaite sans conséquence contre la République démocratique du Congo (77-83), a haussé le ton dans son quart de finale contre le Cameroun. Les D’Tigers l’ont emporté en franchissant la barre des 100 points (106-91).

Malgré leurs effectifs renouvelés, conséquence de l’absence de nombreux cadres, Nigérians et Camerounais ont livré un match plein. Les Lions indomptables, dominés durant les deux premiers quarts-temps, ont eu une belle réaction dans la troisième manche et sont revenus à cinq points. Mais le rouleau-compresseur du Nigeria a fini le travail. L’ailier Ike Diogu, seul rescapé du titre de 2015, a encore impressionné avec 28 points à lui seul. Il est pour l’instant le meilleur marqueur du tournoi.

Le Camerounais Benoît Mbala, 32 points ce jeudi, constate la supériorité nigériane: «Ils sont très forts, très athlétiques. Ils ont capitalisé sur nos erreurs en défense et nous ont punis. Notre repli défensif était très mauvais. Au niveau du rebond défensif aussi, ils nous ont vraiment massacrés. Je pense qu'on aurait pu mieux faire. Mais on fait avec. Pour une première année avec plein de nouveaux joueurs, c'était pas mal.»

La Tunisie met fin au rêve congolais

Après 10 années d’absence, la République démocratique du Congo a réussi son retour au championnat d’Afrique de basket. Le parcours des Congolais s’est achevé au stade des quarts de finale. Mais dans la salle omnisport de Radès, les joueurs de Papy Kiembe n’ont pas démérité face à la Tunisie, pays co-organisateur de cet Afrobasket. Les Aigles de Carthage l’ont finalement emporté sur le score de 81-60.

A la pause, pourtant, la Tunisie n’avait que deux petits points d’avance sur la RDC. C’était avant que les Tunisiens ne haussent le ton et se détachent inexorablement. Les Congolais s’arrêtent donc là, avec à leur tableau de chasse une belle victoire sur le Nigeria en poule.

Papy Kiembe, le sélectionneur national, regrette toutefois la désunion de ses joueurs, soudainement dans la lumière et moins soudés face à la Tunisie: «Tout le monde veut du temps de jeu et les scouts le voient… Mais à partir de ce moment-là, on ne joue plus en équipe. Quand un joueur veut prendre le match à son compte, on ne joue plus en équipe. La RDC a réussi à faire de très belles choses quand elle a joué en équipe. Quand le ballon tourne sur deux, trois, quatre personnes, on marque des paniers fantastiques. Certains se demandent même si ce n’est pas une équipe de NBA.»

Le Sénégal scalpe l’Angola

Coup de tonnerre sur le basket africain! De 1983 à 2017 inclus, 18 championnats d’Afrique se sont disputés. L’Angola en a remporté 11, a été finaliste 4 fois et en bronze à 2 reprises. Cette édition 2017 est donc exceptionnelle: c’est la première fois depuis 34 ans que l’Angola ne sera pas sur le podium! Les Palancas Negras, finalistes en 2012 contre le Nigeria, prennent la porte dès les quarts de finale, battus par le Sénégal (66-57)

Pourtant, à mi-chemin de ce quart de finale face au pays co-organisateur, les Angolais étaient bien dans le coup. Ils menaient de trois points après deux quarts-temps. Mais dans le troisième, les Lions se sont déchaînés et ont renversé le match avec ce 17-8 infligé en 12 minutes. Et dans le dernier quart, le Sénégal n’a rien lâché, se permettant même d’ajouter trois points de plus à leur avance. Avec cette énorme performance réalisée contre un ogre du continent, les Sénégalais envoient un message très fort. Le Nigeria est prévenu.

«On croit en nous, on croit en cette équipe. On a une ossature qui est là depuis 2013 et qui travaille. On a un nouveau coach (l'Espagnol Porfirio Fisac, ndlr) qui a un peu changé notre façon de jouer et qui fait tourner l'équipe. Le plus important, c'est que tout le monde est alimenté par un esprit de gagne. Tout ce qui nous intéresse, c'est de gagner. C'est pourquoi nous avons un état d'esprit positif. Tout le monde se donne à fond pour l'équipe. C'est ce qui fait notre force», assure le capitaine Maleye N'Doye

Propos recueillis par Hugo Moissonnier pour RFI à Radès.

vendredi, 15 septembre 2017 12:44

Sénégal: l’hommage de l’Assemblée à Djibo Leyti Kâ

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Jeudi 14 septembre, en pleine session d'ouverture de la 13e législature, les députés ont appris le décès de Djibo Leyti Kâ. Homme politique autant respecté que craint, le socialiste a marqué l'histoire politique en travaillant avec tous les chefs d'Etat de Senghor à Macky Sall. L'Assemblée nationale lui a donc rendu hommage.

Electrisés par le débat sur l'absence de Khalifa Sall, les députés se sont immédiatement tus lorsqu'ils ont compris qu’Abdoulaye Makhtar Diop avait une mauvaise nouvelle à annoncer. « Le ministre d’Etat Djibo Kâ vient de nous quitter. Paix à son âme. »

Dans les travées de l'Assemblée, les députés sortent pour évoquer Djibo Kâ. « Nous avons appris à militer, à servir le pays, à l’ombre d’un homme comme Djibo Kâ », confie le porte-parole du PS, Abdoulaye Wilane.

Même ceux qui ont critiqué, combattu politiquement Djibo Kâ comme Mamadou Diop Decroix, lui reconnaissent une stature d'homme d'Etat : « Je n’étais pas d’accord avec le pouvoir en place, mais je peux apprécier l’homme qu’il était. Il avait des qualités, et pour moi c’est cela qui est important aujourd’hui. »

Djibo Kâ et Moustapha Niasse ont été un temps fâchés ; une histoire de gifles échangées lors d'une réunion du PS. Réélu jeudi au perchoir de l'Assemblée, le président de l'hémicycle a entamé son discours avec cet hommage : « Les vicissitudes de la vie nous avaient séparés un moment. Mais je dis ici avec fierté que nous nous sommes retrouvés il y a de cela plusieurs années. Et mon cœur est triste. »

Fidèle à ses convictions, Djibo Kâ sera resté dans la machine politique jusqu'à son dernier souffle. Il avait 69 ans.

RFI

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