« Les drogues sont dangereuses pour la santé ». Cette phrase, tout à fait vraie au demeurant, vous l'avez certainement entendue des dizaines de fois. Mais vous êtes-vous déjà demandés quels sont exactement les mécanismes, physiques et psychologiques, engagés par la consommation de drogue ? Et celle-ci est-elle marginale ou relativement répandue ?


Voici quelques éclairages pour mieux comprendre l'action des drogues et leurs conséquences sur l'organisme.


1. Réalité et perception de la consommation


Malgré les campagnes de sensibilisation, la consommation de drogues, d'alcool et de tabac demeure à un niveau relativement élevé chez les jeunes Français, comme le montrent les chiffres de l'enquête sur la Santé et les Consommations lors de l'Appel de Préparation À la Défense (ESCAPAD).
En 2011, 91 % des jeunes de 17 ans ont déjà consommé de l'alcool dans leur vie. Un chiffre d'autant plus inquiétant que cette consommation est régulière pour 10,5 % des jeunes et que près d'un sur deux dit avoir déjà été ivre.
Côté tabac, 68,4 % des Français de 17 ans ont fumé au moins une fois dans leur vie et 40,5 % ont fumé au cours du dernier mois.
Enfin, le cannabis est lui aussi très répandu chez les jeunes : 42,2 % des adolescents de 17 ans l'ont expérimenté au moins une fois. De plus, 9,5 % des garçons et 3,4 % des filles consomment du cannabis au moins dix fois par mois.

De telles habitudes comportent évidemment des risques, d'abord pour la santé : troubles respiratoires, élévation de la probabilité d'avoir un cancer du poumon, des problèmes cardiovasculaires, etc.


Mais les effets peuvent aussi être immédiats. En particulier, trop boire d'alcool peut entraîner un coma éthylique, une perte de connaissance loin d'être anodine puisqu'elle peut conduire à la mort si l'individu n'est pas pris en charge à temps.
D'autre part, conduire en ayant consommé de la drogue ou de l'alcool est particulièrement dangereux dans la mesure où cela diminue la vigilance, altère les réflexes et augmente la gravité des accidents. À lui seul, l'alcool entraîne 1 000 décès par an et est aujourd'hui la première cause de mortalité sur les routes.
Par ailleurs, les effets des drogues et de l'alcool sont également psychologiques, rappelle l'INPES : « son pouvoir désinhibant et la modification des comportements peuvent conduire à des rapports sexuels non protégés et/ou non prévus, exposant potentiellement les jeunes filles à des grossesses non désirées et les deux partenaires aux infections sexuellement transmissibles et au VIH ». Enfin, une consommation régulière peut créer une démotivation pour les études et agressivité avec sa famille et ses amis.


Tous ces indicateurs semblent connus. Et pourtant, les consommateurs ne se rendent pas toujours réellement compte des risques qu'ils encourent : à 16 ans, seuls « 51 % des Français sont conscients du risque lié à la consommation de cinq verres ou plus chaque week-end », souligne l'INPES.
Cette faible perception du risque est liée à ce que les spécialistes appellent une « véritable attitude de déni », liée notamment au phénomène d'addiction (voir plus bas).


2. L'action des drogues sur le cerveau

Les drogues sont des psychotropes, ou substances psychoactives, c'est-à-dire qu'elles agissent sur le fonctionnement psychique des hommes dont elles peuvent modifier la perception, le comportement, l'activité mentale ou encore l'humeur, ce qui n'est évidemment pas sans danger pour celui qui les consomme, mais aussi pour son entourage.
L'action des drogues se focalise sur les neurotransmetteurs, ces substances secrétées par les neurones qui permettent la connexion (synapse) entre les dizaines de milliards de neurones présents dans notre cerveau : c'est cet influx nerveux qui assure la communication des informations.
Selon leur composition chimique, les drogues peuvent agir de trois manières différentes :
• Certaines, dont la structure moléculaire est proche de celle des neurotransmetteurs naturels, se substituent à eux et s'installent à leur place dans les récepteurs, brouillant ainsi le message envoyé.
• D'autres ont pour effet d'augmenter la sécrétion d'un neurotransmetteur. C'est le cas par exemple de la cocaïne qui augmente la présence de dopamine dans la synapse.
• Un dernier type d'action réside dans le blocage au contraire de la sécrétion d'un neurotransmetteur. Ainsi, l'alcool inhibe les récepteurs appelés NMDA, qui jouent un rôle majeur dans la transmission de l'influx nerveux.
On classe en général les drogues en trois catégories, en fonction de leurs effets sur le système nerveux :
• Les stimulants augmentent l'activité du cerveau et diminuent la sensation de fatigue et de sommeil. Il s'agit de substances comme la cocaïne et les amphétamines notamment, mais aussi, dans une moindre mesure, la caféine et la nicotine présente dans le tabac ont un effet excitant.


• À l'inverse, les dépresseurs diminuent l'activité du cerveau, ce qui peut donner un sentiment de calme, de relaxation, voire provoquer l'endormissement. L'individu est alors beaucoup moins conscient ce qu'il fait et de ce qui l'entoure. L'opium, la morphine et l'héroïne font partie de cette catégorie de drogues.
• Les perturbateurs quant à eux sont des substances hallucinogènes, comme par exemple le cannabis et ses dérivés (haschich, marijuana, THC, etc.), le LSD, la mescaline, ou le PCP (phénylcyclidine), également appelé « poudre d'ange ». Les perturbateurs entraînent des altérations du fonctionnement du cerveau, en particulier de l'humeur, de la perception et des processus cognitifs comme la mémoire ou l'apprentissage.


3. Le cercle vicieux de l'addiction


« Je suis jeune et en bonne santé, je ne crains rien ! Et puis, je saurai m'arrêter quand il le faudra... » Ces phrases, on les entend couramment quand on parle de drogues et leurs auteurs sont généralement de bonne foi, intimement convaincus de ce qu'ils disent. Mais la réalité est loin d'être aussi simple.
Médecin spécialiste des addictions et directeur général de la Clinique Montevideo à Paris, William Lowenstein, détaille les trois paliers successifs liés à la consommation de drogues ou d'alcool : l'usage, l'abus et la dépendance.


« L'usage correspond à la phase où l'on consomme des substances en les appréciant sans qu'il y ait d'effet nocif : la relation à l'autre est facilitée, on dort mieux, on est plus optimiste... Et le lendemain, on ne ressent ni angoisse, ni gueule de bois, ni déprime ».


En revanche, on parle d'abus lorsque ces effets sont présents mais que l'on consomme tout de même : on sait que l'on prend un risque, mais on le fait malgré tout.
Quant à la dépendance, elle survient « quand on perd le contrôle de sa consommation, quand vouloir n'est plus pouvoir, et quand le savoir n'est plus un pouvoir », explique le Dr Lowenstein. Autrement dit, quand on veut mais qu'on ne peut pas s'arrêter, malgré le fait d'être conscient que ce n'est pas bon pour la santé.
Autre « truc » de psychologue : relativiser. Est-ce vraiment si terrible ? Quels véritables enjeux cette situation représente-t-elle pour moi ? Voilà des questions qui aident à recadrer les choses, à leur redonner la place réelle qu'elles méritent.


Dans la même perspective, on peut repenser à des situations similaires que l'on a vécues et que l'on est parvenu à dépasser. De petites réussites qui amènent à se dire : « je peux m'en sortir ». Mais s'il est nécessaire de retrouver confiance en soi, à l'inverse, il faut également accepter l'éventualité d'un échec. Et prendre conscience que personne n'est parfait !
Mais, il faut le savoir : nous sommes inégaux devant le phénomène d'addiction. Si la génétique entre ici en ligne de compte, nous avons également des périodes de plus ou moins grande vulnérabilité, en fonction des événements de la vie, mais aussi du stress.


Par ailleurs, «la puberté constitue une période particulièrement fragile, prévient le Dr Lowenstein, où le risque de devenir dépendant est beaucoup plus grand, en raison notamment du dynamisme des cellules cérébrales : si l'on place une petite bombe dans un train à grande vitesse, on a plus de risques de tout faire dérailler !».
Pour mieux comprendre ces phénomènes et l'action des psychotropes sur son propre organisme, il est ainsi important de se poser sans mentir des questions concrètes : que recherche-t-on en consommant telle ou telle substance ?

Qu'a-t-on vraiment apprécié ? Et surtout, qu'a-t-on ressenti quelques heures après ou le lendemain ?


Le saviez-vous ?

Drogue douce / drogue dure : une réelle distinction ?


Il n'existe pas de définition scientifique permettant de classer les drogues en « douces » et « dures ». Toutes ont des effets toxiques et l'on ne peut pas dire que certaines soient moins dangereuses que d'autres, même si certaines substances sont licites. Et ce, d'autant plus que les législations ont évolué avec les années, et diffèrent encore aujourd'hui selon les pays.
Ainsi, la Hollande autorise la consommation de cannabis alors que la France classe le cannabis dans les stupéfiants dont l'usage, la culture, la détention ou la vente sont interdits.

Ce que dit la loi française


L'usage du cannabis, comme des autres stupéfiants, peut être puni d'une sanction pénale pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende.
Par ailleurs, vendre ou donner des produits stupéfiants à des amis, quelle que soit la quantité, est considéré comme du trafic, qui peut induire des peines allant jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. De même, cultiver ou fabriquer des stupéfiants, mais aussi en exporter ou en importer sont également assimilés à du trafic.
D'autre part, la conduite sous l'influence de stupéfiants est interdite : la peine maximum s'élève à 4 500 euros d'amende et 2 ans de prison. Pour la conduite en état d'ivresse (au-delà de 0,5g d'alcool par litre dans le sang), la sanction grimpe à 9 000 euros et 3 ans de prison.


Maif.fr

A vous de chercher ce que la loi sénégalaise en dit ....

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A quelques heures du dépôt des listes de candidatures aux législatives, la coalition de l’opposition Mankoo Taxawu Senegaal a fini de voler pour de bon en éclats. Après Modou Diagne Fada qui a annoncé dans la matinée d’hier, lundi, son départ de la coalition de l’opposition et le lancement de Mankoo Yessal Senegaal, le Pds d’Oumar Sarr a porté sur les fonts baptismaux la coalition Wattù Senegaal, en compagnie de Aj, Bokk Gis Gis, Tekki et une vingtaine d'autres partis et associations et avec comme tête de liste nationale Me Abdoulaye Wade. Quant à la bande à Malick Gakou du Gp, Idrissa Seck de Rewmi et cie, elle envisage d’aller aux législatives sous la « dictée » de Khalifa Sall, conformément à la résolution du comité ad hoc de Mankoo Taxawu Senegaal.

La liste unitaire de candidatures aux législatives du 30 juillet prochain, tant chantée par  l’opposition significative regroupée autour du Pds, de Rewmi, d’Aj, du Grand parti, de Bess du niak, du Fsd/Bj et tutti quanti n’aura finalement été qu’un vœu pieux de leaders politiques qui n’ont su dépasser leurs clivages, calculs politiciens et choc des egos.

Après les blocages nés des concertations autour de la tête de liste nationale, les conciliabules pour trouver un consensus avec le camp des pro-Khalifa Sall et celui des libéraux, la coalition a fini par exploser en mille morceaux, pour ne pas dire en trois pôles. A moins de vingt-heures du dépôt des listes de candidatures aux législatives, Modou Diagne Fada a été le premier à prendre ses responsabilités et annoncer son départ de Mankoo Taxawu Senegaal.

L’ancien président du groupe parlementaire du Pds et leader de Ldr/Yessal a vivement dénoncé ainsi hier, lundi, les divergences qui ont fini de secouer cette alliance de l’opposition au cours d’un point de presse avant  de lancer sa propre coalition sous la dénomination de Mankoo Yeesal Senegaal. Face à la presse, le président de Ldr (Les Démocrates Réformateurs/ Yeesal) a annoncé en effet qu’il ira aux élections législatives du 30 juillet prochain sous sa propre bannière et qu'il est en train de discuter avec d'autres partis politiques pour pouvoir aller à la pêche aux voix des Sénégalais. «Notre calendrier républicain nous conduit aujourd’hui à nous pencher sur les élections législatives du 30 juillet 2017 auxquelles Ldr/Yeesal prendra part… Nous irons à la rencontre des électeurs sous le titre d’une coalition. Nous sommes en train d’en discuter avec beaucoup de formations politiques. Aujourd’hui, nous allons même déposer le nom de la coalition que nous avons appelé Mankoo Yeesal Senegaal», a dit sans fioritures Modou Diagne Fada. Non sans fustiger l’attitude des leaders qui a conduit à la rupture au sein de Mankoo Taxawu Senegaal.

LE PDS CREE WATTU SENEGAAL

La question de la tête de liste nationale devant conduire la coalition Mankoo Taxawu Senegaal n’ayant pas été vidée par les leaders de l’opposition significative, le Pds (premier parti de l’opposition) a préféré aller à la quête des suffrages sous une bannière autre que celle de Taxawu Senegaal. Accompagné d’And Jef de Mamadou Diop Decroix, de Bokk Gis Gis de Pape Diop, de Tekki de Mamadou Lamine Diop  et d’une vingtaine d'autres partis et associations, le Pds d’Oumar Sarr a porté sur les fonts baptismaux la coalition Wattù Senegaal. Une coalition qui compte aller aux législatives sous sa propre bannière avec comme tête de liste l'ancien Président Abdoulaye Wade et qui se veut « une coalition gagnante».

Le troisième pôle qui émerge de  Mankoo Taxawu Senegaal, à l’absence de consensus entre le camp de Khalifa Ababacar Sall et celui du Pds qui se disputaient la tête de liste nationale, est celui des anciens membres de Bennoo Bokk Yaakaar, aujourd’hui de plein pied dans l’opposition. Selon une source proche du dossier, cette troisième voie va déposer sa liste aujourd’hui autour de ce camp qui regroupe des partis comme Rewmi d’Idrissa Seck, le Grand parti de Malick Gakou, Bess du niak de Mansour Sy Djamil, le Fsd/Bj de Cheikh Bamba Dièye,  Initiative 2017 avec And Pencoo de Moussa Tine, Anc du maire des Parcelles assainies Moussa Sy, Parti socialiste (PS) des valeurs et du Mouvement d’initiatives et d’Actions, Taxawu Dakar de Khalifa Sall. Un leader emprisonné dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar et qui est appelé a être le fer de lance de la coalition, comme déjà établi par le comité ad hoc de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal.

SudOnline

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Au Maroc, 25 personnes parmi les 40 arrêtées dans la ville d'Al Hoceïma vendredi dernier ont été transférées devant la justice à Casablanca et sont officiellement en état d'arrestation. Toutes sont accusées de menacer la sécurité intérieure du pays. A la tête de ces détenus, on retrouve Nasser Zefzafi, ce chômeur devenu le leader du mouvement de protestation, très écouté des jeunes.

Selon le procureur général du roi à Al Hoceïma, au nord du Maroc, ces personnes seront interrogées sur les actes, punis par le Code pénal, qui leur sont reprochés.

Elles sont poursuivies pour les délits d'outrage aux agents de la force publique lors de l'exercice de leurs fonctions, violence à leur encontre, destruction de véhicule et d'autres équipements d'intérêts généraux. Mais aussi pour avoir manifesté sans autorisation et donc avoir menacé la sécurité de l'Etat.

L'avocat de ces détenus indique que 14 détenus ont été libérés. Sept ont été libérés sans poursuite, les sept autres avec possibilité de poursuite à leur encontre.

Disparitions inquiétantes

Plusieurs disparitions ont cependant été signalées et les proches des victimes n'en ont pas été informés, comme dans le cas de Mohamad al-Arich. Selon des activistes, ce directeur d'un site web d'actualités locales, Rif 24, a disparu. Son site et sa page Facebook sont désormais inaccessibles.

Le mouvement Hirak du Rif reproche à l'Etat marocain son « approche sécuritaire » de la crise du Rif, région qui souffre de problèmes économiques et sociaux à l'origine du mouvement qui dure depuis six mois. Mais le Hirak prend de plus en plus un caractère politique identitaire teinté de conservatisme et de références islamistes.

RFI

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Le premier tour des législatives en France se tiendra le dimanche 11 juin 2017. Du lundi 29 mai au vendredi 2 juin puis du lundi 5 au vendredi 9 juin, vous trouverez sur cette page la campagne officielle des différents partis pour cette élection.

RFI

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Au Sénégal, Abdoulaye Wade est de retour dans l'arène politique. Alors qu'il vient de fêter ses 91 ans, l'ex-président a été désigné tête de liste d'une nouvelle coalition créée autour de son parti, le Parti démocratique sénégalais.

Il est pour le moment silencieux, comme son fils Karim exilé depuis un an au Qatar, comme les cadres du parti au Sénégal et c'est donc Mamadou Diop Decroix, l'un des leaders de la toute nouvelle coalition, qui a confirmé qu'Abdoulaye Wade était tête de liste pour les législatives du 30 juillet.

« La coalition que nous constituons, qui s’appelle "La coalition gagnante", a désigné le président Wade comme tête de liste de cette coalition », a-t-il déclaré.

Le retour d'Abdoulaye Wade n'inquiète pas Macky Sall et les membres de sa coalition. Comme le porte-parole du gouvernement Seydou Gueye : « Non, on ne peut pas avoir peur de Me Abdoulaye Wade. En onze ans, Abdoulaye Wade n’a réussi à construire qu'onze ponts. En cinq ans, nous en avons réalisé douze. Je l’ai toujours dit : c’est un homme du passé et du passif. »

En étant tête de liste nationale, Abdoulaye Wade a la quasi-certitude d'être élu député au soir du 30 juillet, mais il y a peu de chance qu'il vienne siéger à l'Assemblée, explique Mamadou Diop Decroix. « Il ne va pas revenir, être député à l’Assemblée, non. Ce qu’il représente c’est tout un espoir, c’est un symbole », explique-t-il.

Abdoulaye Wade devrait donc jouer le rôle de moteur pour cette nouvelle coalition qui abandonne donc Khalifa Sall, Malick Gackou et Idrissa Seck sur le bord de la route. Il reste une inconnue : s'il promet le retour de l'ex-président au pays, Mamadou Diop Decroix indique que la date « est un secret de campagne ».

 

Emmanuel Macron s'est présenté comme l'assistant du philosophe, qui travaillait sur «La Mémoire, l'Histoire, l'oubli», dans les dernières années de sa vie. Crédits photo : AFP M. Medina - Abaca M. Taamallah - AFP J. Saget


Alors qu'il était encore étudiant, le nouveau président de la République a servi de petite main pour faire de l'archivage auprès de l'écrivain dans les dernières années de sa vie. Il entra ainsi dans le cercle de ses proches. Retour sur la biographie de l'un des grands penseurs du XXe siècle.

Né en 1913, Paul Ricœur, perd aussitôt sa mère, puis son père, mort à la guerre en 1915. Il est de confession protestante. A 20 ans, il est déjà licencié en philosophie à l'université de Rennes. Après avoir échoué au concours de Normal Sup, il prépare une maîtrise sur le problème de Dieu chez Lachelier et Lagneau, tout en enseignant au lycée de Saint-Brieuc. En 1935, il est reçu deuxième à l'agrégation. La même année, il épouse Simone Lejas, à Rennes. Ils auront cinq enfants.


Proche de la revue Esprit fondée en 1932 par Emmanuel Mounier et qui cherche une troisième voie entre le marxisme et l'individualisme libéral, il écrit ses premiers articles dans la revue Terre Nouvelle, organe des «chrétiens révolutionnaires par l'union du Christ et des travailleurs pour la Révolution sociale». Il poursuit son apprentissage philosophique avec Gabriel Marcel, philosophe existentialiste chrétien. Il découvre les écrits d'Edmund Husserl, qu'il traduira en cachette au cours de sa captivité en Poméranie à l'Oflag II-B de 1940 à 1945.


Un professeur apprécié par ses étudiants


Après la guerre, il enseigne trois ans au Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon, haut lieu de la résistance protestante à l'occupant. Il achève sa thèse sur la volonté, qui montre qu'on ne peut penser celle-ci sans intégrer la dimension involontaire de la liberté. En 1948, il est nommé à l'université de Strasbourg, avant de devenir professeur à la Sorbonne en 1956 où ses cours attirent des foules d'étudiants. Il vit aux «Murs blancs», lieu communautaire fondé par Emmanuel Mounier à Châtenay-Malabry et écrit régulièrement dans la revue Esprit et dans Christianisme social.


Il enseigne parallèlement pendant dix ans à la faculté de théologie protestante de Paris. En 1964, il rejoint le département de philosophie de l'université de Nanterre. En mai 1968, solidaire des étudiants en lutte, il démissionne de la direction du département de philosophie. En 1969, considéré comme un homme de dialogue et de mesure, il est élu doyen de l'université de Nanterre. Mais son bureau est régulièrement envahi par les étudiants d'extrême gauche qui l'insultent et vont jusqu'à le coiffer d'une poubelle.


Invité aux États-Unis


Après les charges violentes de la police sur le campus, il démissionne et accepte un poste à l'université catholique de Louvain qui abrite les archives Husserl. Il présente sa candidature au Collège de France qui lui préfère Michel Foucault. Du coup, tout en animant un séminaire renommé aux archives Husserl à Paris, il entre en 1970 au département de philosophie de l'université de Chicago et partage alors son temps entre les États-Unis et la France.


En 1983, il commence la publication des trois tomes deTemps et récit(I: L'intrigue et le récit historique, II: La configuration dans le récit de fiction, III: Le temps raconté). Il démontre que la seule manière de penser le temps est d'en faire le récit. Il répond ainsi aux historiens qui croyaient avoir relégué le récit dans les poubelles de l'histoire au nom d'un certain scientisme.


Un modèle pour la jeune génération


Paul Ricoeur revient en grâce en France et devient pour la jeune génération un modèle. En 1990, il publie Soi-même comme un autre (Seuil), et Amour et justice qu'il développera en 1998 dans un livre de commentaires philosophiques du texte biblique, Penser la Bible.


La reconnaissance dont il bénéficie alors correspond à une demande croissante d'éthique. Dans La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000), il s'adresse aux historiens, défendant «l'idée d'une politique de la juste mémoire»: «Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donnent le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire -et d'oubli.»


En 2004, Paul Ricoeur publie Parcours de la reconnaissance, où il déploie tous les sens du mot «reconnaissance». Selon lui, il ne peut y avoir de réciprocité mutuelle que dans une juste et irréductible distance : «Nous avons vu dans le recevoir le terme charnière entre le donner et le rendre ; dans le recevoir, lieu de gratitude, la dissymétrie entre le donateur et le donataire est deux fois affirmée ; autre est celui qui donne et celui qui reçoit ; autre celui qui reçoit et celui qui rend. C'est dans l'acte de recevoir et la gratitude qu'il suscite que cette double altérité est préservée


«Cet éloge de l'amitié marque l'horizon de sa pensée», expliquent l'historien François Dosse et le philosophe Olivier Abel en conclusion de l'excellente bibliographie qu'ils proposent sur le site fondsricoeur.fr.


Paul Ricœur est mort en 2005.

lefigaro.fr

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Les noms avaient déjà commencé à circuler ce week-end, mais ce lundi 29 mai, l’information est désormais officielle. L’Union européenne prend des sanctions contre neuf hauts responsables du régime de Joseph Kabila en RDC. Signe que l’UE semble avoir pris la mesure des violences qui secouent le Kasaï, la plupart des noms sont en lien direct avec cette crise.

Il y a d'abord le très redouté chef de l'Agence nationale des renseignements congolais, Kalev Mutond. Jusqu'ici, il avait échappé aux sanctions, notamment à celles prises en décembre dernier. Il est épinglé pour son rôle central dans la répression qui frappe la RDC dans les Kasaï, mais aussi à Kinshasa.

Autre nom sur la liste : Evariste Boshab. L’ex-vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique jusqu'en décembre 2016 est considéré comme l'architecte de la répression qui frappe les Kasaï, au centre du pays depuis août dernier.

Une situation qui tient à ses fonctions : la gestion de la sécurité sur le territoire, mais aussi celle des gouverneurs. Idem pour l'actuel ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique Ramazani Shadari, responsable à ce titre de l'usage disproportionné de la force dans le Kasaï, selon l'UE.

Dans le collimateur de l’Union également, le chef milicien Gédéon Kyungu, dont les hommes sévissent dans cette zone alors qu'il est censé être en résidence surveillé à Lubumbashi.

Mais aussi le gouverneur du Kasaï central, Alex Kandé Mupompa, présenté comme le relais du pouvoir de Kinshasa sur place. Ou encore le brigadier général Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région, accusé d'avoir commis des crimes depuis 20 ans dans le pays.

Dans la liste, on retrouve aussi Jean-Claude Kazembe Musonda, l'ex-gouverneur du Haut-Katenga et Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise.

L'Union européenne n'a pas oublié non plus ceux qui, pour elle, entravent le processus démocratique, à commencer par le visage médiatique du pouvoir congolais, Lambert Mende. L’organisation régionale le considère comme le porte-parole de la politique répressive du gouvernement vis à vis des médias.

« Un politique qui viole le droit à la liberté d'expression et d'information et compromet une solution consensuelle et pacifique en vue de la tenue d'élections », estime l'UE dans un communiqué.

Gel des avoirs, interdiction de recevoir des fonds venus d'Europe

Pour justifier ces nouvelles sanctions, l'UE évoque de graves violations des droits de l'homme, des rapports faisant état de l'usage disproportionné de la force par les services de l'Etat, en particulier les forces de sécurité. Face à une situation qui se détériore, l'Union européenne devait envoyer un signal au pouvoir.

« L'Union européenne a déjà décaissé 15 millions d'euros pour le processus électoral et elle est prête à faire plus si les conditions sont réunies, explique Catherine Ray, porte-parole de l'UE pour les Affaires étrangères. Donc aussi notre objectif c'est d'accompagner le pays vers des élections libres et transparentes puisqu'on pense que c'est la seule solution durable. On est en contact constant avec les autorités de la RDC, mais également avec les partenaires de la région et internationaux, et on espère que la situation va se débloquer assez rapidement. »

Toutes ces personnalités sont désormais visées par une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne, un gel de leurs avoirs ainsi que par l'interdiction de percevoir des fonds de quelqu'un en Europe.

Qu'attendre de ces sanctions ?

Ces nouvelles sanctions visent d’abord à mettre fin au cycle de violence et de répression qui sévit dans les Kasaï depuis août dernier. Une crise qui a atteint une « ampleur exceptionnelle », estime l'UE, qui s'inquiète des rapports faisant état de l'usage disproportionné de la force par les services de l'Etat, et en particulier les forces de sécurité » dans les Kasaï. D'ailleurs, sur les neuf personnalités visées par des sanctions, six sont en lien direct avec cette crise.

Mais l'idée des Européens, c'est aussi de remettre un coup de pression pour faire avancer la transition en panne depuis janvier. Et faire en sorte que le pays aille bien aux élections d'ici la fin de l'année comme il s'était engagé à le faire en décembre dernier. « Le processus électoral reste l'enjeu principal des prochains mois », insiste l'UE dans son communiqué.

Ces sanctions permettront-elles de changer la donne ? Rien n'est moins sûr tant la communauté internationale semble elle-même divisée sur la question. L'Union africaine pense ainsi que la méthode forte n'est pas la bonne et plaide plutôt pour un dialogue politique discret. Une délégation emmenée par l'Union africaine est d'ailleurs en ce moment à Kinshasa.

L'ONU de son côté, tiraillée entre ses différents Etats membres, n'est pas parvenue à ce jour à une position commune et claire sur la RDC. Enfin, sans l'Eglise catholique pour assurer la médiation entre pouvoir et opposition, les relais semblent de plus en plus limités pour faire pression sur les autorités.

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Le président russe est reçu ce 29 mai à Versailles pour inaugurer une exposition sur les 300 ans des relations franco-russes. Vladimir Poutine et Emmanuel Macron se sont entretenus en tête à tête avant de partager un déjeuner de travail. Lors de la conférence de presse commune qu'ils ont donnée, le président français a voulu jouer sur deux cordes: dialogue et exigence, comme il l'avait promis avant la rencontre.

Il n'y a pas eu de chaleur entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine durant la visite du président russe à Versailles. Mais l'objectif n'était certainement pas pour le chef de l'Etat français d'afficher une proximité avec son homologue comme il l'avait fait avec Angela Merkel, Justin Trudeau ou même Theresa May qu'il a rencontrés au G7. Rien à voir non plus avec la tension physique de la poignée de main virile avec Donald Trump. Là, il s'agissait d'établir un rapport de force avec un dirigeant réputé pour être dur et avec lequel les sujets de frictions sont nombreux. Face à Vladimir Poutine, Emmanuel Macron devait montrer avant tout sa fermeté.

La rencontre a donc donné lieu à un échange « franc, direct » avec « beaucoup de choses qui se sont dites », selon les termes d’Emmanuel Macron. En langage diplomatique, cela signifie qu’il y a des sensibilités différentes, souligne notre envoyée spéciale Anastasia Becchio.

Mais Vladimir Poutine, comme Emmanuel Macron, ont tenté d’y mettre les formes, affirmant qu’ils voulaient travailler à construire des actions communes. « Nous avons cherché des points de convergences sur les questions clé. Je pense que nous les voyons », a affirmé Vladimir Poutine.

Dans ce décor fastueux du château de Versailles que le chef du Kremlin affirme visiter pour la première fois, les deux dirigeants ont assailli l’auditoire de références historiques. Emmanuel Macron a rappelé que Pierre le Grand était le symbole de cette Russie qui s’ouvrait à l’Europe et symbole aussi de l’amitié franco-russe. Une amitié mise à mal ces dernières années.

« Aucun enjeu essentiel ne peut être traité sans dialoguer avec la Russie », a insisté le président français. Les deux hommes ont donc passé un large éventail de sujets, en particulier la Syrie et l’Ukraine.

Lutte contre le terrorisme

Sur le dossier syrien, Emmanuel Macron s'est voulu ferme. « J'ai indiqué qu'une ligne rouge très claire existe de notre côté : l'utilisation d'une arme chimique par qui que ce soit », qui fera « l'objet de représailles et d'une riposte immédiate de la part des Français », a-t-il déclaré lors de cette conférence de presse commune avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Sur la Syrie, j'ai rappelé quelles étaient nos priorités et je crois que nous pouvons sur cette voie travailler ensemble, en tout cas c'est mon souhait, dans les prochaines semaines », a fait savoir Emmanuel Macron. « Notre priorité absolue, c'est la lutte contre le terrorisme et l'éradication des groupements terroristes et en particulier de Daech », a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat français s'est accordé avec Vladimir Poutine sur la création d'« un groupe de travail » franco-russe pour lutter contre le terrorisme.

Emmanuel Macron a également plaidé pour une transition démocratique pour la Syrie, « mais en préservant un Etat syrien ». Il a indiqué qu'il faudrait « discuter avec l'ensemble des partis en présence » dans le dossier syrien, « y compris les représentants de M. Bachar el-Assad », notant, en réponse à une question, que « pour autant » la réouverture d'une ambassade de France à Damas n'était « pas une priorité ».

Processus de Minsk et format Normandie

Les deux chefs d’Etats ont également abordé la question du dossier ukrainien. Ils sont tombés d'accord sur la création d'« un forum franco-russe des sociétés civiles » afin d'approfondir le dialogue entre les deux pays et « surmonter les éventuelles incompréhensions. »

« Sur la situation en Ukraine, nous avons longuement parlé des différents points de détails et de mise en œuvre du processus dit de Minsk. Notre souhait, je crois pouvoir le dire sous le contrôle du président Poutine, c'est que dans les meilleurs délais puisse se tenir à nouveau un échange sous le format dit "Normandie" » réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, a déclaré Emmanuel Macron.

Interrogé sur la question des sanctions imposées à son pays dans ce dossier, le président russe a répondu : « Vous avez demandé comment les sanctions contre la Russie pourront aider à régler la crise dans l'est de l'Ukraine ? Et voilà la réponse : aucunement ! Luttez pour la suppression de toutes les restrictions dans l'économie mondiale », a déclaré Vladimir Poutine.

La question de la répression des homosexuels en Tchétchénie a aussi été abordée. Le président français a déclaré qu'il serait constamment vigilant sur la question, assurant que Vladimir Poutine avait promis la vérité complète sur les activités des autorités tchétchènes.

■ Soulagement en Ukraine

Avec notre envoyé spécial à Kramatorsk,  Sébastien Gobert

Au moins, il a compris à qui il avait affaire. La France est très importante dans le règlement du conflit à l'est de l'Ukraine et beaucoup se réjouissent à Kiev d'avoir vu le nouveau président tenir tête au maître du Kremlin.

Médias et réseaux sociaux ukrainiens avaient longuement accusé les Occidentaux d'indécisions et d'actes manqués dans leur politique vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine. Ils se félicitent aujourd'hui de la prestation d'Emmanuel Macron. Son commentaire sur les agences de presse Russia Today et Sputnik considérées comme des organes d'influence et non de journalisme a été particulièrement apprécié. Kiev dénonce depuis 2014 les effets désastreux de la propagande d'Etat russe, qui a joué un rôle important dans le déclenchement de la guerre.

Emmanuel Macron tient tête à Vladimir Poutine et l'avertit même d'une poursuite des sanctions en cas d'escalade en Ukraine. Pour autant, les commentateurs remarquent qu'il n'apporte pas de proposition nouvelle pour relancer les efforts de paix. Et, en se référant aux Accords de Minsk, le président français s'engage à prolonger un format de négociations qui n'a produit que peu de résultats tangibles depuis 2015. Le premier point de l'accord, l'application d'un cessez-le-feu, n'a jamais été totalement respecté. La veille de cette rencontre à Versailles, des bombardements avaient fait quatre blessés et détruit une école dans la zone de guerre.

RFI

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En vue des élections législatives du 30 juillet au Sénégal, les différentes alliances politiques ont jusqu'à ce mardi 30 mai minuit pour déposer leurs listes. Pour contrer la coalition du président Macky Sall et protester contre l'incarcération en mars de Khalifa Sall, le maire de Dakar, soupçonné de détournement de deniers publics, l'opposition a annoncé la création d'une très large coalition. Mais à quelques heures de la clôture du dépôt des listes, cette alliance annoncée comme le seul rempart au chef de l'Etat, est littéralement en train d'imploser.

Décidément la famille Wade, qui tient son parti le PDS d'une main de fer n'imagine pas une alliance sans la diriger. Et, faute d'accord avec Khalifa Sall, Idrissa Seck et Malick Gackou, elle a donc décidé de former à la dernière minute une nouvelle coalition. « Une coalition gagnante », indique le parti dans un mail envoyé à la presse tard lundi soir.

Une coalition avec Abdoulaye Wade, qui a fêté ses 91 ans lundi, en tête de liste. L'ex-président était à la manœuvre depuis le début de l'année pour organiser l'offensive contre Macky Sall. Mais si tous les leaders réunis autour de lui s'accordaient pour demander la libération de Khalifa Sall, l'idée de faire campagne avec le maire de Dakar en tête de liste n'était pas imaginable au sein du PDS. Des divisions déjà observées lors des derniers rassemblements ou chaque camp de cette opposition voyait son poulain président en 2019.

Des divisions pointées du doigt par la coalition au pouvoir. Sauf coup de tonnerre de dernière minute, c'est donc une opposition affaiblie et désormais divisée qui se lance dans la campagne pour les législatives.

RFI

Le régime de Macky SALL multiplie les facilitations aux étrangers. Sous le sceau de la promotion touristique, les portes du Sénégal sont grandement ouvertes.

Ainsi, depuis le 1er mai 2015, les modalités du visa d’entrée au Sénégal ont fondamentalement changé. Plus besoin de Visa pour se rendre compte de notre teranga débordant qui prend plus soin de l’étranger que de l’autochtone.

Afrique :

Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Congo (Brazzaville), Côte d’Ivoire, Djibouti, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Guinée Conakry, Kenya, Libéria, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, République Centrafricaine, Sierra Leone, Togo et Tunisie.

Europe :

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie, Suisse et Suède.

Amérique et Asie :

Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, Inde, Japon, Malaisie, Singapour.

Pour les ressortissants de tous ces pays, nul besoin de visa pour un séjour de moins de 3 mois au Sénégal. Il faut juste se munir d’un passeport ou d’un laisser-passer.

Walf.net

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