jeudi, 09 août 2018 07:35

RDC: la France salue la décision de Kabila

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La France se félicite de la non-candidature du président congolais. De source diplomatique, on salue une décision assez courageuse du président Kabila de ne pas se représenter. Paris n’a jamais été en première ligne dans ce dossier, la France a préféré agir dans l'ombre et appuyer les acteurs régionaux.

A Paris depuis hier, c’est le soulagement qui prédomine. Témoin le vocabulaire utilisé pour qualifier le choix de Joseph Kabila de ne pas se représenter : « Si elle ne règle pas tout, c’est quand même une décision historique en Afrique centrale », se félicite une source diplomatique de haut rang ; une source qui tient même à saluer « une posture assez courageuse du président Kabila ». « La bonne nouvelle, ajoute-t-elle, c’est que la Constitution n’a pas été triturée ».

Une réaction qui tranche avec l’attitude jusque-là discrète de Paris dans ce dossier, une discrétion qui lui a d’ailleurs valu de nombreuses critiques. La France préférait agir dans l’ombre : quelques semaines après l’élection d’Emmanuel Macron, Franck Paris, le conseiller Afrique du président et Rémy Maréchaux, le directeur Afrique du Quai d’Orsay s’étaient ainsi discrètement rendus à Kinshasa pour rencontrer Joseph Kabila. Les opposants, eux, n’ont cessé de défiler ces derniers mois dans le bureau de Rémy Maréchaux, signe que Paris suivait le dossier de près. « Ce qui s’est passé donne raison à notre approche », juge aujourd’hui ce diplomate, une approche faite de diplomatie discrète et d’engagement avec les acteurs, notamment régionaux. « Ce qui a fonctionné ce sont surtout les messages venant de la région », estime notre source. La France va ainsi continuer d’appuyer les initiatives régionales, car beaucoup de questions restent encore en suspens, comme la validation des candidatures et le respect du calendrier électoral.

De fortes pressions internationales

La communauté internationale n’a cessé ces derniers mois d'enjoindre Joseph Kabila de ne pas se représenter. Et à l’approche de la date limite de dépôt des candidatures, les pressions internationales n’ont cessé de s’accentuer.

Les Etats-Unis ont tout fait pour pousser Joseph Kabila à ne pas se porter candidat. Les Américains, aidés dans ce dossier par la Belgique, les Nations unies et l’Union européenne qui n’ont cessé d’appeler au respect de la Constitution et des accords de la Saint-Sylvestre. Pour tenter de faire entendre raison au président congolais, les Etats-Unis et l’Union européenne ont eu régulièrement recours à l’arme des sanctions à l’encontre des caciques du régime, les Etats-Unis menaçaient même ces derniers jours d’étendre ces sanctions à sa famille. Une diplomatie offensive qui suscitait de plus en plus l’hostilité de Kinshasa.

Témoin le refus du président Kabila de recevoir en juillet dernier Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies et Moussa Faki, le président de la commission de l’Union africaine ainsi que Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU. Une communauté internationale qui avait de plus en plus de mal à se faire entendre ces derniers mois. Voilà pourquoi cette dernière a choisi de jouer une autre carte en début d'année, celle de la pression régionale.

Avec les départs de Jacob Zuma en Afrique du Sud et dEdouardo dos Santos en Angola, Joseph Kabila a perdu deux précieux soutiens régionaux. Leurs successeurs sont donc à leur tour entrés dans la danse pour tenter de faire entendre raison au président congolais. Jeudi dernier, Joseph Kabila s’est d’ailleurs rendu en Angola où les autorités lui ont une nouvelle fois demandé de respecter la Constitution, sous-entendu, de ne pas se représenter. Une stratégie régionale à laquelle avait également pris part l’Union africaine ainsi que la France, une stratégie de l’usure qui a finalement sans doute porté ses fruits.

RDC : le président Joseph Kabila ne briguera pas un nouveau mandat un dauphin a été nommé

08-08-2018 - Par Marie Casadebaig

RFI

Le président Joseph Kabila a réuni autour de lui sa plateforme électorale ce mardi, à 24h de la fin du dépôt des candidatures pour la présidentielle. Les discussions se sont déroulées à Kingakati, et le suspense continue.

La République démocratique du Congo va continuer de bruisser de rumeurs sur le nom du futur candidat du FCC. « L'oiseau rare sera connu tôt le matin, à l'aurore », a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. La date-butoir du dépôt des candidatures est fixée mercredi à 15h30 GMT.

Joseph Kabila s'est pourtant bel et bien exprimé dans un discours d'une quarantaine de minutes, au cours duquel il n'a pas évoqué son propre avenir politique. Il faut dire que le programme qui était annoncé lundi n'a cessé d'être repoussé. D'abord, Joseph Kabila était ce mardi matin à la cité de l'OUA pour la cérémonie de remise et reprise des officiers de l'armée qu'il a nommés ces dernières semaines, et notamment le chef d'état-major. Or, Kingakati est à deux heures de route de la capitale.

Ce mardi matin, certains leaders de la majorité sont arrivés à Kingakati très tôt, trop tôt même pour attendre le chef de l'Etat. La presse a aussi été invitée à assister à la cérémonie qui devait débuter vers 15h, heure locale. Tout le monde assurait que le nom du candidat serait très vite révélé. Joseph Kabila est arrivé peu après et l'ordre a été donné de couper tous les téléphones portables. Communication interdite. Même la radio télévision nationale, la RTNC, ne retransmettait pas l'événement, elle diffusait un documentaire de 2017 sur une autre ferme du président, la Ferme Espoir.

Mais ce scénario qui est en train de dérouler était un peu ce que suggérait un ancien collaborateur du chef de l'Etat : annoncer le nom du candidat du FCC le plus tard possible, pour éviter les candidatures concurrentes dans son camp, contre lui ou un autre.

■ Au total, quatre candidatures ont été déposées ce mardi 7 août à la Commission électorale indépendante

La fin de matinée a été marquée par la candidature surprise Tryphon Kin-Kiey Mulumba, cadre de la majorité présidentielle qui n’a pas souhaité attendre le candidat unique de la mouvance présidentielle qui devra être connu ce mercredi.

Après, Pierre-Honoré Kazadi Lukondo Ngumbe Ngumbe a également déposé sa candidature. Il enseigne l’économie dans les universités de l’espace Kasaï et de l’ex-Katanga. Il est député et se présente comme centriste. Il représente le parti Front populaire pour la justice (FPJ).

Il s’en est suivi la candidature de l’opposant Freddy Matungulu. Félix Tshisekedi, accompagné d’une foule nombreuse, a également déposé sa candidature. Ce mercredi sont attendus les dossiers d’au moins quatre autres candidats.

REUTERS

Le président de la République, Macky Sall, a procédé, hier lundi à Diamniadio, la cérémonie de remise officielle d’un décaissement de 10 milliards de francs CFA pour le financement des projets portés par des femmes et des jeunes des 45 départements du Sénégal. C’est dans le cadre de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER) dotée d’un fonds de 30 milliards de francs CFA.

En procédant, hier lundi, à la remise officielle du premier décaissement d’un montant de 10 milliards de francs CFA pour l’auto-emploi, une orientation de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et jeunes (DER), le chef de l’Etat Macky Sall n’a pas manqué de mettre en garde les bénéficiaires contre le non respect de leur engagement. «Avec un taux de remboursement de 5%, vous devez vous démêler pour payer et ainsi pérenniser cet outil extrêmement important pour la création de la richesse et de l’emploi. Si vous ne le faites pas, ce sera la Police, le Procureur… Et ceci n’est pas souhaitable», a ainsi prévenu le président Macky Sall. Et donc, poursuit-il, «tâchez d’honorez vos engagements de prêts pour consolider l’outil et le renforcer. Vous êtes les pionniers et donc, faites tout pour rembourser et permettre aux autres de saisir la même opportunité qui vous est offerte».

LA DER EST UN OUTIL AU SERVICE DE TOUS LES SENEGALAIS

Apparemment très satisfait de l’efficacité de cet outil de financement qui, en un temps record, semble être pragmatique, le président Sall a légitimé la pertinence de cette initiative qui, à ces yeux, relève simplement de l’efficacité. «Aux femmes transformatrices, aux jeunes Jakarta mens, aux éleveurs mareyeurs, tisserands, artisans, cordonniers, mécaniciens, voilà pourquoi la DER a été créée sans discrimination, sans coloration politique. Et c’est pourquoi, je tiens à rendre un hommage mérité aux gouverneurs, préfets, sous-préfets, bref toute l’administration d’avoir participé à la matérialisation de cette idée, de façon transparente, sans parti pris, qui pour certains au début n’était que du bluff». Mais, ajoute-il: «à l’éprouve du temps on se rend compte que cette DER est une véritable cible de l’entreprenariat. L’entreprenariat social, nous l’avons mis en œuvre avec des procédures transparentes. Et c’est pourquoi, je suis très fier du travail fait par le délégué général», s’est ainsi réjoui le chef de l’Etat.

Et de révéler que les 20 milliards restant seront remis d’ici décembre. D’ailleurs, se voulant rassurant, le chef de l’Etat a laissé entendre que les reste de l’argent sera bientôt disponible notamment «d’ici septembre, voire octobre, la deuxième tranche du financement et vers la fin de l’année la troisième tranche.» Macky Sall de poursuivre: «la DER répond à l’impératif de développer l’auto-emploi et l’insertion des jeunes et femmes à travers la promotion de l’entreprenariat». Pour le chef de l’Etat, «la DER, innovation économique et sociale arrimée au Plan Sénégal Emergent (PSE), se nourrit de mon ambition de promouvoir l’inclusion financière et sociale à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, en cohérence avec les objectifs de développement durable».

sud Quotidien

Comme une tempête de neige qui s’est abattue sur l’Alliance pour la République (APR) à Ziguinchor, la candidature annoncée du député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall à Ziguinchor.

La candidature annoncée du député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans la région sud. Certains responsables de la mouvance présidentielle qui espéraient un éventuel soutien du leader de l’UCS (Union des centristes du Sénégal) à leur mentor semblent ameutés par cette candidature d’Abdoulaye Baldé, qui perturbe ainsi tous les plans des partisans de Macky Sall à Ziguinchor.

D’abord parce que l’emprise de l’ancien ministre sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade et actuel député-maire de Ziguinchor, sur l’électorat de la région sud reste toujours aussi patente, malgré des revers essuyés aux dernières élections. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) n’arrive toujours pas à battre à plate couture le maire de Ziguinchor. Illustration parfaite lors des dernières législatives lorsque la coalition de Baldé a perdu par un score très étriqué.

Et le cumul de son score et celui de la coalition autour du PDS (Parti démocratique sénégalais) dépassait très largement les voix engrangées par Bennoo Bokk Yaakaar qui n’atteint guère les 40% de l’électorat à Ziguinchor. Toutes choses qui donnent des frissons aux partisans de Macky Sall à Ziguinchor dans la perspective de la présidentielle 2019 qui s’annonce épique entre la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les partisans du maire de Ziguinchor.

LES RAISONS D’UNE INQUIETUDE DANS LA MOUVANCE PRESIDENTIELLE

Le poids du maire de Ziguinchor est toujours bien réel dans la partie sud du pays. Aujourd’hui, l’une des craintes soulevées par certains responsables «apéristes» locaux réside dans l’émiettement des voix que pourrait engendrer une telle candidature. Car, un responsable de l’APR qui préfère garder l’anonymat, déclare: «Baldé dans nos rang aurait facilité le travail au sein de la mouvance présidentielle car, quoi qu’on dise, l’UCS reste la principale formation de l’opposition à Ziguinchor. Et Baldé a toujours un encrage fort au sein de l’électorat à Ziguinchor. Avec lui, il n’y aurait pas match à Ziguinchor. Maintenant, la tâche sera compliquée, surtout avec notre unité de façade qui risque bien de profiter à l’opposition…», martèle ce responsable politique.

Il sera rejoint par cet autre leader qui manifeste, lui, quelques craintes aussi par rapport à cette candidature d’Abdoulaye Baldé qui semble ameuter le camp présidentiel à Ziguinchor. Même si le chargé des élections de Bennoo Bokk Yaakaar à Ziguinchor, Youssou Sidibé, par ailleurs responsable APR dans la ville minimise et lance: «c’est peut-être normal pour ceux-là qui manifestent quelques craintes par rapport à la candidature de Baldé, surtout après tout ce que le président de la République a fait pour lui, pour sa commune et pour la région. Mais, personnellement, je m’y attendais car Baldé a toujours joué au dilatoire avec le président (Macky Sall, ndlr); il nous trouvera sur le terrain », martèle-t-il.

BALDE DEJOUE LES PRONOSTIQUE, L’APR FAIT DANS LA MENACE

Avant de poursuivre: «cela ne nous ébranle guère; il a des ambitions démesurées. Quelqu’un qui ne peut même pas s’occuper de sa commune prétend diriger un pays. Il avait tout pour accompagner le président Macky Sall mais, malheureusement, il n’a pas compris. Il a échappé à la prison avec cette histoire de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite, ndlr). Aujourd’hui, on s’attendait à ce que les fils et filles de la Casamance soutiennent le président de la République qui a beaucoup fait pour la Casamance, ce qui a poussé certains, logiquement, à penser que Baldé allait soutenir le chef de l’Etat», conclut-il, non sans lancer des flèches au maire de Ziguinchor.

Avec cette candidature annoncée, Abdoulaye Baldé délivre ainsi ses partisans à Ziguinchor, à l’image du responsable local des Jeunes de l’UCS, Mamadou Lamine Dia qui estime que cette déclaration de candidature d’Abdoulaye Balde contribue à redynamiser des troupes au sein de cette formation politique. Car, selon lui, «pendant un temps, les gens avaient semé le doute dans la tête des militants de l’UCS pour une candidature ou pas; ce qui avait beaucoup contribué à saper le moral de bons nombres de nos militants. Nous allons continuer à travailler pour faire de cette candidature une candidature sérieuse», lâche-t-il.

L’APR FACE A L’UCS ET PASTEF/LES PATRIOTES, CE QUI RISQUE DE FAIRE MAL AU CAMP DE MACKY

Avant d’accuser leurs adversaires de vouloir intoxiquer l’opinion: «nous avons toujours perturbé le sommeil des membres de l’APR qui pensaient qu’Abdoulaye Baldé allait les rejoindre. Ils avaient commencé à y croire; aujourd’hui que cette candidature se réaffirme, forcement ils vont être déçus et perturbés. Mais, nous allons travailler pour rester sur une ligne de victoire car ils doivent se mettre à l’évidence que les élections ne sont pas les mêmes…», prévient le patron des jeunesses centristes de Ziguinchor.

La candidature d’Abdoulaye Baldé est une sérieuse menace pour les partisans de Macky Sall à Ziguinchor qui feront également face aux partisans du leader du parti PASTEF/Les Patriotes d’Ousmane Sonko, un autre natif de Ziguinchor qui étend bien les tentacules de sa formation politique dans la région ainsi que d’autres leaders de l’opposition qui comptent également jouer leur partition à Ziguinchor pendant cette présidentielle.

LES DISSENSIONS AU SEIN DE L’APR A ZIGUINCHOR, UNE AUTRE MENACE

Ensuite, l’autre source de frémissement pour l’APR à Ziguinchor, ce sont les dissensions entre responsables qui ne sont toujours pas surmontées. Le dernier feuilleton de ces querelles intestines qui minent la formation de Macky Sall à Ziguinchor remonte à la semaine dernière. Les lieutenants de Benoit Sambou et ceux du recteur de l’Université Assane Seck, Kourfia Diawara, tous deux responsables politiques APR de Ziguinchor, se crêpaient les chignons par presse interposée, ressuscitant ainsi les démons de la division dans leur parti.

Une concaténation de faits qui justifient bien la crainte et l’affolement qui entourent aujourd’hui certains responsables de l’APR à Ziguinchor, suite à la candidature annoncée du député-maire de la ville. Cette décision du chef de file des centristes, Abdoulaye Baldé, de briguer les suffrages des Sénégalais à la présidentielle de 2019 tombe comme un coup de massue pour certains «apéristes» de Ziguinchor.

Ignace NDEYE

Thiès, Dakar et Saint-Louis sont-elles respectivement des régions où les enfants éprouvent-ils le plus de difficultés à s’épanouir ? En tout cas, sur un effectif de 897 enfants en conflit avec la loi, recensés au Sénégal en 2017, dont les 92% sont des garçons, Thiès en compte 151, suivi de Dakar avec 142 enfants et Saint-Louis qui totalise 102 cas. Pis, dans ces trois régions, l’effectif des enfants «hors la loi» dépasse la moyenne nationale qui est de 64 gamins. Quid de ceux en dangers, estimés à 4611 enfants dont les 46% sont des filles ? A ce niveau aussi, l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 mineurs, informe le rapport 2017 du ministère de la Justice.

L’effectif des enfants en conflit avec la loi se chiffre à 897 mineurs dont les 92% sont des garçons. La prise en charge de cette couche vulnérable est beaucoup soutenue dans les régions de Thies. Avec 151 enfants, soit un taux de 16,8%, elle est la région où les enfants ont plus de difficultés, renseigne le rapport 2017 du ministère de la Justice. Selon ce document, la région de Dakar, avec 142 enfants, pour un taux de 15,8%, vient en deuxième position. La région de Saint-Louis totalise 102 mineurs en difficulté avec la loi, soit un taux de 11,4%. Le document indique que dans ces régions, l’effectif des enfants en conflit avec la loi dépasse la moyenne nationale qui est de 64 enfants. Les autres régions, quant à elles, se caractérisent par des effectifs de prise en charge assez faible, signale le rapport. Une comparaison des sexes montre que sur les 897 enfants, les 71 sont des filles ; ce qui représente un taux de 8%. Et, 63% de ces dernières sont concentrées entre Dakar, Thies et Saint-Louis.

Les enfants en dangers, quant à eux, sont estimés à 4611 gamins dont les 46% sont des filles. Les régions de Dakar (59,2%), Thiès (7,6%) et Saint-Louis (9,1%) se distinguent par des taux relativement élevés de mineurs en danger et pris en charge. Le rapport du ministère de la Justice indique que l’effectif de chacune de ces régions dépasse la moyenne nationale qui est de 329 enfants. Face à toutes ces difficultés, des mineurs sont pris en charge dans des activités de réinsertion. Entre autres, 358 enfants ont été accueillis dans les sections d’enseignement techniques et professionnels des Centres polyvalents et Centres de sauvegarde dans les filières de couture, coiffure et restauration. 414 mineurs sont accueillis dans les sections d’apprentissage et de formation des centres dans les filières comme la menuiserie métallique et la sérigraphie.

Pour la prise en charge, il est noté l’inégale répartition des centres. La plupart de ces infrastructures d’accueil et de réinsertion sont implantés dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel, Ziguinchor et Kaolack. Ils sont moins présents dans les autres régions qui n’abritent, la plupart du temps, qu’un seul centre.

 

Le Front républicain, qui regroupe 18 candidats à la présidentielle ou leurs représentants, ne démord pas : le scrutin présidentiel du premier tour est « un coup d'Etat électoral ». Ils étaient regroupés mardi 7 août à Bamako avec quelques milliers de leurs partisans.

Dans la principale salle du palais de la Culture de Bamako, toutes les 3 000 places sont occupées. Les 18 candidats ou leurs représentants galvanisent le public. « Je pense et je suis convaincu aujourd’hui que le changement est possible avec ce que je vois », estime Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun, vice-président du parti La Convergence pour le développement du Mali (Codem), qui a présenté un candidat à la présidentielle

Originaire du nord du Mali, et par ailleurs président d’un groupe armée, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun révèle ce qu’il considère comme un cas de fraude avérée dans une localité de la région de Tombouctou lors du scrutin du premier tour de la présidentielle. « Les urnes ont été bourrées à Goundam. Et je défis n’importe quel juge constitutionnel de m’apporter la preuve qu’il y a eu une élection », lance-t-il.

« Une dictature de la fraude »

« La rencontre d’aujourd’hui, c’est à la demande du peuple malien. Ces élections, les résultats proclamés ne représentent pas la voix du peuple. Le peuple veut qu’on lui restitue son résultat. Là où il y a eu du bourrage d’urnes, il y a eu de la manipulation des résultats. Des bourrages d’urnes, des achats de conscience à ciel ouvert. Ce sont des pratiques qui peuvent amener notre démocratie à régresser. Donc nous nous levons aujourd’hui comme un seul homme pour dire que nous aimons notre pays. Ce que nous avons en commun, c’est la patrie, c’est le Mali. Et le Mali aujourd’hui connait la démocratie depuis 1991. Ce sont des Maliens qui ont donné leur vie pour que nous puissions connaître la démocratie. On ne saurait permettre à un régime de venir mettre en péril cette avancée démocratique. C’est l’objet de la rencontre du jour. Aussi alerter la communauté internationale pour dire que les élections qui se sont passées au Mali le 29 juillet ne se sont pas passées dans les conditions de transparence requise », estime Abdramane Diarra, président de la jeunesse de l'Union pour la République et la démocratie (URD), membre de la coalition.

Dans son discours, Soumaïla Cissé, arrivé second au premier tour de la présidentielle, a dénoncé « une dictature de la fraude » lors du scrutin. L'opposition demande en outre le départ du ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, chargé d'organiser ces élections, ainsi que la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote, pour pouvoir vérifier les chiffres. Plusieurs recours ont été déposés devant la Cour constitutionnelle.

La majorité se défend d'avoir commis des fraudes

Mais pour Mahamadou Camara, porte-parole du candidat Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ces accusations de fraude ne sont pas justifiées.

« Nous avons assisté à l'une des élections les plus transparentes de toute l’histoire démocratique du Mali. Nous avons une nouvelle loi électorale qui est une coproduction de l’opposition et de la majorité. Nous avons un fichier qui a été audité par un organisme indépendant qui a été accepté par tous, donc un fichier consensuel. Nous avons de nouvelles cartes d’électeur qui ont été produites et mises à disposition des citoyens sur la base de ce même fichier. Nous avons accepté la présence d’observateurs internationaux au moment de la centralisation. Et je rappelle que dans chaque bureau de vote, l’opposition est représentée par des assesseurs et des délégués qui ont signé des PV de dépouillement. J’ajouterai pour finir sur ce point que la Céni est présidée par un membre de l’opposition et a des membres en son sein. Par conséquent, je ne vois pas où est la fraude. Il s’agit de manœuvres dilatoires. Les gens sont de mauvaise foi. Ils essaient de déstabiliser le pays. Et cela, je pense que les Maliens ne l’accepteront pas et sauront le leur dire clairement lors du vote le 12 », estime le porte-parole.

Quoi qu'il en soit, les organisateurs du meeting ne le cachent pas, ils ont aussi le regard tourné vers la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle. Ce qui fait que dans le public, certains pensent déjà aux batailles futures : « Les batailles, c’est qu’il faut que la loi soit respectée, il faut

que les votes s’organisent normalement », déclare l'un d'eux. « On souhaiterait qu’il y ait des bonnes élections bien entendu le 12. Il y a des pratiques qu’il ne faut jamais reprendre », estime un autre. Le meeting s’est déroulé sans incident, avec un service de maintien d’ordre très professionnel.

RFI

HOMMAGE AU POÈTE DE LA RUPTURE-7 août, est la journée d'hommage dédiée au poète Cheikh Moussa Ka (1890-1966 par Khadim NDIAYE

L'ami Khadim NDIAYE du Canada spécialiste de C Anta DIOP nous sauve la mémoire en nous parlant de ce fameux poète, merci à lui. Cultivons notre patrimoine culturel riche et varié. Le poète est un créateur ..  P B C

Aujourd'hui, mardi 7 août, est la journée d'hommage dédiée au poète Cheikh Moussa Ka (1890-1966).

Je faisais référence à lui il y a à peine une semaine sans savoir que l'on s'acheminait vers cette journée d'hommage.

Une journée qui va passer presque inaperçue dans son propre pays. Le Sénégal, à l'instar de beaucoup de pays en Afrique, n'honore pas assez ses grands poètes nationaux. Pourtant, ceux-ci, au-delà même du fait qu'ils demeurent des âmes qui se font l'écho des autres, prennent en charge son histoire.

Cheikh Moussa Ka est à l'origine d'une des plus grandes révolutions littéraires au Sénégal, en optant d'écrire sa poésie dans une langue nationale. Depuis, il est le maître à penser de beaucoup d'intellectuels parmi lesquels Cheikh Anta Diop, Cheik Aliou Ndao et tant d'autres.

Cheikh Anta Diop, parlant d'ailleurs des écrits de Moussa Ka et d'autres poètes nationaux, écrivait dans son ouvrage, Nations nègres et culture, que leur poésie "devrait être l'objet de nos plus grands soins si nous ne voulons pas la perdre un jour".

Dans un contexte marqué par l'importance données aux études en arabe - l'arabe était la langue de correspondance officielle au Sénégal pendant un certain temps durant la colonisation -, Cheikh Moussa Ka apparaissait comme un paria. Alors que certains poètes arabisants le traitaient d'arrogant et se moquaient de ses poèmes parce que rédigés délibérément en langue nationale wolof, il rétorquait tout simplement en affirmant que "toutes les langues se valent", qu'aucune ne souffre d'incapacité.

Lui-même grand érudit en arabe, avait compris que la quintessence du sacré ne se réduit pas à la langue seule, qu'on ne peut la restreindre à une langue ou à un peuple. Si les prophètes, disait-il, ont parlé à leur peuple dans une langue donnée, la substance du message, elle, peut être adaptée, contextualisée et dite dans toutes les langues.

Voilà la rupture épistémologique à laquelle il contribua grandement par son audace intellectuelle.

Au fond, Serigne Moussa Ka n'est pas qu'un poète. Il est un profond penseur de la traduction et un théoricien avisé de la réception. Il voulait réduire la dépendance à la langue qui enveloppe le message de sa gangue. Il faut en effet savoir qu'il y a toujours pour certains peuples, un intérêt à maintenir le joug de la dépendance. Les Hébreux le savaient tellement que selon le Megillath Ta'anith, un texte juif du 1er siècle après J.-C., le monde s'obscurcit pendant trois jours lorsque la Torah fut traduite de l'hébreu au grec.

Serigne Moussa Ka est un des premiers à faire valoir au Sénégal que la langue arabe ne peut être vraiment comprise que si son contenu est traduit dans les langues nationales. Il écrivait à ce propos :

"Araab balaa jariñ Wolof ñu firi ko
Ndax ku bëgg a peese war a xam luy barigo"
("La langue arabe ne peut être utile au Wolof que si on la traduit,
Car la pesée requiert la connaissance de l'unité de mesure")

En disant cela, Serigne Moussa Ka s'inscrivait dans le sillage des grands traducteurs du religieux de ce monde. On se souvient, pour ne donner que cet exemple, de la traduction de la Bible par Luther en 1534, qui a été le vecteur essentiel de la Réforme en Allemagne. On la considère comme le moment fondateur de la langue allemande moderne.

Cheikh Moussa Ka ne se contentait pas seulement d'affirmer la capacité des langues nationales à exprimer tous les contenus. Il l'a démontré à travers ses nombreux poèmes. Il est l'auteur d'environ 15 000 vers connus de poésie en langue wolof couvrant plusieurs domaines (poèmes épiques, didactiques, historiques, mystiques, etc.)

Cette riche production l'autorisait à écrire les vers suivants : "Nous disons des choses que les Arabes n'ont pas su dire", "Par ma poésie, je ferai jaillir du lait que les Arabes sont incapables de produire", "Le Jour du Jugement dernier, si un Arabe se vante de sa langue, je dédierais à Cheikh Ahmadou Bamba des vers en Wolof qui émerveilleront tous les Arabes".

Par sa posture, Cheikh Moussa Ka montrait la nécessité de la bonne réception du sacré. Il redonnait leurs lettres de noblesse aux langues nationales injustement minorées. Pour cette raison, son œuvre mérite d'être vulgarisée.

Un peuple qui ignore ses poètes est un peuple égaré.

KN

Face à un épisode de pollution à l'ozone lié à la vague de canicule qui touche l'Hexagone, plusieurs villes et régions ont décidé, lundi 6 août, de prendre des mesures pour réduire la circulation.

En France, sur de nombreux axes routiers, la vitesse maximale de circulation a été réduite de 20 km/h. La circulation différenciée a été mise en place à Paris, ainsi que la gratuité du stationnement résidentiel. Les véhicules Crit'air 4 et 5 et de ceux non détenteurs d'une vignette n'ont pas le droit de rouler, mais les agents « feront preuve de discernement », notamment s'il s'agit d'un départ en vacances, précise la mairie. En Île-de-France, le covoiturage est gratuit lundi (huit plateformes agréées), et un ticket de transports en commun pour la journée à seulement 3,80 euros est disponible.

Dans l'agglomération de Strasbourg ainsi que dans le bassin lyonnais et l'ensemble du département de l'Isère, les véhicules les plus polluants ne peuvent pas rouler lundi. Pour favoriser le report des automobilistes sur les transports en commun dans l'agglomération lyonnaise, l'opérateur TCL déploie lundi un titre de transport à 3 euros, « Tick'Air » qui pourrait être reconduit en cas de maintien du niveau d'alerte 2.

Auvergne-Rhône-Alpes en alerte rouge

La ville d'Annecy a également instauré la circulation différenciée en raison des concentrations élevées d'ozone, une pollution observée dans une large partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en alerte rouge. Seuls les véhicules dotés d'une vignette Crit'Air 0, 1, 2 ou 3 peuvent rouler et stationner dans les parkings municipaux de la zone de circulation restreinte d'Annecy, a précisé la mairie de ce haut-lieu du tourisme en Haute-Savoie. Un « pass air pur » de 1 euro est mis en place toute la journée sur le réseau de transports urbains de l'agglomération.

En Savoie, pour le Grand Chambéry et la ville de Chambéry où le seuil d'alerte est de niveau 1, un tarif qualité de l'air est également mis en place sur le réseau de transports en commun et la réduction de vitesse de moins de 20km/h en ville est obligatoire. La chaleur aggrave la pollution à l'ozone dans de nombreuses régions. Ce polluant favorise l'asthme et peut aggraver des troubles cardio-vasculaires ou respiratoires.

On respirera mieux à partir de mardi

D'après Météo-France, « le pic de canicule devrait se situer lundi sur les régions du sud-ouest, mardi sur celles du nord-est, du centre-est et du bassin parisien ». Seules les régions du nord-ouest sont épargnées. On attend ainsi lundi 36°C à Toulouse et 37°C à Bordeaux, mardi 36°C à Paris ou à Lyon. Le pays devrait mieux respirer à compter de mardi en fin d'après-midi, avec l'arrivée d'une masse d'air venue de l'Atlantique.

(avec AFP)

Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle malienne sont attendus ce mercredi 8 août. Le second tour opposera dimanche 12 août le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé. Mais les résultats sont loin de faire l'unanimité dans le pays. Plusieurs candidats ont déposé des recours auprès de la Cour constitutionnelle. Signe de ce climat de défiance, 18 candidats de l'opposition ou leurs représentants ont réuni la presse ce lundi 6 août. Ils dénoncent un coup d'Etat électoral.

« Un coup d’Etat électoral », c’est l’expression qui a été utilisée au cours de la conférence de presse à Bamako. Le discours se durcit parce que les 18 candidats ou leurs représentants ont également appelé à la démission du ministre malien de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Mohamed Ag Erlaf, principal organisateur du scrutin. Un scrutin qu’ils qualifient également de « mascarade ».

Par ailleurs pour « dénoncer les fraudes massives », le groupe des 18 organise un meeting à Bamako ce mardi 7 août, et appelle au « rassemblement, à l’unité d'un front », « le front », dit un républicain au cours de la conférence de presse qui s’est transformée un peu en meeting.

Différents intervenants sont revenus sur le déroulement du scrutin. Tour à tour, par exemple, les candidats notamment Soumaïla Cissé, Me Mountaga Tall, Choguel Maiga ou encore Oumar Mariko, ont demandé un recomptage des voix et la publication des résultats, bureau de vote par bureau de vote.

Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement, répond aux critiques de l'opposition.

 

Par RFI

Alassane Ouattara a annoncé lundi soir 6 août l'amnistie de près de 800 personnes poursuivies ou condamnées après la crise de 2011 en Côte d'Ivoire, en particulier l'amnistie de Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président aujourd'hui emprisonné au centre de détention de la Cour pénale internationale de La Haye. Le président ivoirien a également annoncé une recomposition de la CEI. Il s'exprimait à la télévision, à la veille de la fête de l'indépendance dans un message télévisé enregistré. Un discours très axé sur le thème de la réconciliation nationale, de l'unité et de la paix.

Plus de 17 minutes de discours et deux annonces majeures visant à apaiser les oppositions. Alassane Ouattara évoque en effet d'abord le processus de réconciliation après la crise postélectorale de 2010 et 2011 qui a fait près de 3 000 morts. Et c'est au nom de la paix qu'il annonce la signature d'une ordonnance ce lundi pour amnistier près de 800 personnes poursuivies ou condamnées lors de cette crise. Cependant, le président ivoirien précise qu'« une soixantaine de militaires et de membres de groupes armés ayant commis des crimes de sang », resteront en prison.

Parmi les personnalités concernées par cette amnistie, Simone Gbagbo,  la femme de l'ex-président Laurent Gbagbo, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Egalement, l'ancien ministre de la Défense Lida Kouassi condamné pour complot et l'ancien ministre de la Construction Assoa Adou condamné pour trouble à l'ordre public. Enfin, Souleymane Kamaraté (dit « Soul to Soul »), proche du président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro.

Autre annonce, celle de la recomposition de la Commission électorale indépendante conformément aux recommandations de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Une recomposition qu'il souhaite inclusive pour que les prochaines élections se passent sans violences. Une déclaration saluée par la société civile.

■ Portrait : Simone Gbagbo, l’ex « Dame de fer » de la Côte d’Ivoire

Simone Gbagbo va donc bientôt recouvrer la liberté. Alors qu’elle purge depuis 2015 une peine 20 ans pour atteinte à la sûreté de l’Etat dans le cadre de la crise postélectorale, l’épouse de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, celle qui a toujours refusé de reconnaître la victoire d’Alasanne Ouattara, va donc bénéficier de l’amnistie prononcée par celui-ci. Ceux qui ont assisté à ses deux procès à Abidjan ont l’image d’une femme souriante, posée, avenante, presque chaleureuse, n’eut été la solennité de la Cour d’Assises où elle a comparu par deux fois en 2015 et en 2017.

Condamnée une première fois à 20 ans de réclusion pour atteinte à la sûreté de l’Etat, acquittée la seconde fois dans son procès pour crime contre l’humanité, Simone Gbagbo n’a jamais reconnu aucun des chefs d’inculpation et la Cour d’Assises d’Abidjan a eu bien du mal à confondre indubitablement l’accusée et ses agissements supposés.

Profondément pieuse

Décrite comme profondément pieuse, cette universitaire, cofondatrice du Front populaire ivoirien a toutes les raisons d’en vouloir à celui qui l’a amnistiée hier soir. Alassane Ouattara aujourd’hui président ivoirien est l’homme qui a battu son mari aux élections de 2010 et dont elle refusait encore lors de son procès de reconnaître la victoire.

Alassane Ouattara était Premier ministre d’Houphouet Boigny lorsqu’en 1992 au cours d’une manifestation de l’opposition qu’elle conduisait avec son mari Laurent, Simone Gbagbo fut arrêtée et sauvagement tabassée par des soldats au camp Gallieni.

Simone Gbagbo, qui jure depuis n’avoir aucune rancœur vis-à-vis de ses ennemis, reste une femme aussi brillante que controversée. Une femme de fer dont on ne saura sans doute jamais quel fut son rôle exact dans les événements de la crise postélectorale ou encore lors de la disparition du journaliste Guy André Kieffer en 2004.

Libération dans les prochains jours

Aujourd’hui, à 69 ans, l’ex-députée d’Abobo, la fille de Moossou, aspire à un besoin impérieux : retrouver son domicile et sa famille, librement, pour la première fois depuis sept ans.

On attend à présent la libération de la première dame incarcérée à l’école de gendarmerie d’Abidjan. Une libération, qui, selon ses avocats, interviendra dans les prochains jours dès que l’ordonnance présidentielle sera transmise à la justice. Pour maître Ange Rodrigue Dadjé, « c’est un grand soulagement. Une grande joie également. Pour le compte de l’équipe de défense, je suis venu lui annoncer ce soir en personne sa mise en liberté et elle m’a regardé, elle a souri et a dit : "Je suis très ravie de cette décision. Je me réjouis de rentrer chez moi à la maison, de retrouver ma famille après 7 ans de détention". On ne s’y attendait pas vraiment ».

RFI

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