vendredi, 17 novembre 2017 13:36

Mondial 2018: les 32 équipes qualifiées à la Coupe

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Après sa victoire 2-0 au match retour face à la Nouvelle-Zélande mercredi 15 novembre, le Pérou est le 32e et dernier pays à se qualifier pour la Coupe du Monde. Un peu plus tôt, c’est l’Australie qui avait validé son ticket pour la Russie face au Honduras. Tour d’horizon de ces 32 équipes qui prendront part au Mondial.

Le casting de la 21e Coupe du monde de l’histoire est désormais bouclé. Au total ce ne sont pas moins de 32 équipes nationales qui prendront part au Mondial en Russie, dans lesquelles on retrouve des habituées de la compétition mais aussi des nations qui participeront pour la première fois au tournoi, quand d’autres le retrouveront après plusieurs années d’absence.

Au rang des favoris, on retrouvera le Brésil de Neymar, quintuple vainqueur de l’épreuve, mais aussi l’Allemagne, championne du monde en titre et l’Argentine, qualifiée in extremis grâce à un triplé de Lionel Messi. L’Espagne, vainqueur en 2010, sera aussi de la partie, tout comme la France qui se verrait bien décrocher une deuxième étoile mondiale après sa finale de l’Euro perdue en 2016.

Il faudra aussi compter sur les outsiders comme l’Angleterre ou l’Uruguay d’Edinson Cavani et de Luis Suarez. Après sa victoire inattendue à l’Euro, le Portugal, difficilement qualifié à la différence de buts, sera également de la partie, tout comme la Belgique, meilleure attaque des éliminatoires de la zone européenne.

Les petits nouveaux et ceux qu’on n’avait pas vu depuis longtemps

Deux équipes vivront cet été la première Coupe du monde de leur histoire : l’Islande et le Panama. Les Islandais avaient déjà réalisé un très beau parcours à l’Euro en accédant aux quarts de finale pour leur première participation. L’Islande est désormais du plus petit pays à s’être qualifié pour la Coupe du monde.

Il s’agira aussi d’une première pour le Panama qui a arraché sa qualification dans les dernières minutes de jeu face au Costa Rica. Tout le pays a fêté jusque tard dans la nuit du 11 octobre l’exploit de ses joueurs. Le président du Panama, Juan Carlos Varela, a même décrété la journée fériée.

Le Pérou, dernier qualifié au Mondial, a lui déjà participé à la compétition mais c’était il y a 35 ans, en 1982, autant dire une éternité. Pour fêter la nouvelle, le gouvernement péruvien a lui aussi décrété ce jeudi 16 novembre comme étant un jour chômé.

L’Egypte et le Sénégal retrouvent le Mondial

Presque 28 ans après leur dernière participation, les Egyptiens vont retrouver la Coupe du monde grâce à un penalty inscrit à la 94e minute par la star de l’équipe, Mohamed Salah, lors du match de qualification face au Congo. 16 ans après sa première participation en 2002, le Sénégal va également retrouver la compétition avec l’une des meilleures générations de footballeurs qu’a connu le pays depuis des années.

Du côté des nations africaines, la Tunisie et le Maroc vont aussi faire le déplacement en Russie. Le Nigeria, premier qualifié de cette Coupe du monde après la Russie, pays hôte donc participant d’office, vient compléter le tableau et fait figure d’habitué de la compétition.

32 équipes placées dans 4 chapeaux

La Suède, qui retrouvera la coupe du monde sans Zlatan Ibrahimovic qui a pris sa retraite internationale, la Pologne, l’Australie, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, le Costa Rica, la Colombie, le Mexique, la Suisse, la Serbie, la Croatie, l’Iran, le Japon et le Danemark viennent compléter la liste des 32 nations qualifiées pour la compétition.

Elles ont étés chacune placées dans l’un des quatre chapeaux qui serviront au très attendu tirage au sort qui aura lieu le 1er décembre prochain à Moscou.

RFI

Assoication kieke.enfant-En phase avec les peuples autochtones du Gabon et de centre Afrique-spectacles et expositions-Paris 1 décembre 2019

De : Hermine Boucavel mailto:Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ]

Bienvenue dans la forêt du Bassin du Congo
Nouveau départ pour les enfants de la forêt! →

Hermine Boucavel a permis à 368 enfants pygmées d'être scolarisés en République ... L'ONG kièlè les enfants de la forêt a besoin de dons afin de permettre la .


A la rencontre d'une jeune femme formidable Hermine Boucavel


Hermine Boucavel, créatrice de l'association » Kièlè les enfants de la forêt » est française d'origine gabonaise.


Educatrice depuis 15 ans auprès d'enfants et adolescents, elle contribue à l'aide sociale en France, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne en France-

Agent du Conseil Départemenatl du Val de Marne 


Elle a effectué un voyage en République Centrafricaine et au Congo en février 2010 avec sa grand-mère afin de rendre visite à sa famille. Durant ce voyage elle a visité la forêt et a rencontré les peuples autochtones. Accueilli dans une hutte pendant 1 semaine, les jeunes adolescents ont eu une conversation avec elle, et ont senti sa sensibilité pour les enfants. Ils lui ont parlé un peu français etça l'a beaucoup fait rire et elle leur a demandé si ils voulaient apprendre le français ; ils ont di qu'effectivement ils le souhaitaient et l'ont sollicité sur le besoin d'apprendre à lire et à écrire.
De ce fait, sensibilisée par l'état d'abandon de ces jeunes pygmées, sans accès à l'éducation scolaire, Hermine s'est engagée avec ses propres euros à monter la première école de la forêt en République Centrafrique qu'elle a reformulé sous l'appelation de l'Association Kièlè les enfants de la forêt.


« Ce que je souhaite? Protéger l'identité des peuples autochtones, préserver la forêt, la nature et assurer une autonomie pérrene. »


https://kieleenfants.wordpress.com/2011/06/15/a-la-rencontre-dune-jeune-femme-formidable-hermine-boucavel/


Merci à Massar de nous avoir mis en contact avec hermine, ichrono.info informe, transmet pour que le savoir soit partagé

 

16ème EDITION DE LA FILDAK-PRECOLLOQUE DU THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO - HOMMAGE À FATOU NIANG SIGA- par Alpha Amadou SY

Fatou Niang Siga, que la République, par le biais du ministère de la Culture, honore aujourd'hui, est originaire du nord de notre pays. Pour être plus précis, elle est née en 1932 dans cette ville où le fleuve flirte densément avec l'Océan avant de tomber littéralement dans ses bras, nous voulons nommer Saint-Louis du Sénégal.


Fatou Niang Siga reste l'une des rares Sénégalaises à avoir eu le privilège d'assumer avec épanouissement son triple statut de d'épouse, de mère et de citoyenne.
Enseignante, elle a successivement servi à Saint-Louis, à Louga, avant de revenir « au royaume d'enfance » pour y terminer sa carrière comme Directrice de l'école Léona Fille, devenue école SAER SEYE.
Sur le plan politique, elle a d'abord milité à la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) y assumant les charges de Présidente de l'Association des jeunes. Ayant rejoint, l'UPS, l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste du Sénégal, elle s'y verra confier les charges de secrétaire chargée des relations extérieures du Conseil des Femmes ; Mme caroline en était la Présidente.
Son dynamisme et son sens de l'initiative l'amèneront à être membre fondatrice du Cercle de la Jeunesse et de la 1ère équipe féminine de basket Ball de Louga.


Enfin, sur demande de Son Excellence Le Président Me A WADE, elle a préparé l'exposition sur la mode (habillement, coiffure et parure), à l'occasion de la remise du prix Houphouët Boigny à l'UNESCO.
Les textes qui composent son œuvre, d'une densité et d'une originalité suffisamment reconnues pour lui valoir l'hommage de la République, ont comme prétexte originel l'unique souci d'aider ses enfants et petits- enfants à s'approprier des pans de leur culture dangereusement menacée par les effets conjugués de l'érosion du temps, des contrecoups de la mondialisation et de l'absence du réflexe de la conservation.


Cette préoccupation, parfois aux allures obsessionnelles, s'explique par la conjugaison d'un certain nombre de facteurs. La fille, dont la précocité était assez frappante pour que l'institutrice du coin suggère ses parents de l'inscrire à l'école des Blancs, a dû être séduite par la magie de l'écrit. Il s'y ajoute que durant son séjour au mythique Lycée Faidherbe - devenu aujourd'hui Lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall - elle a sans doute réalisé, de quelque manière, la fragilité d'un patrimoine confiné à l'oralité. En outre, pour avoir embrassé le noble métier d'enseignante, elle ne manqua pas de prendre conscience de l'urgence de consigner, pour la postérité, ce qu'elle avait appris à « l'école du soir », à l'heure du conte. Le dernier mais pas le moindre, ce souci constant, dans le double axe de la préservation et de la transmission témoignait aussi, de quelque façon, de l'influence du père, premier archiviste africain du Sénégal.


En tout état de cause, à la lecture de « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », (éditions Khoudia, Dakar, 1990), de « Saint-Louis et sa mythologie », (édité chez Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005), il est loisible de réaliser, non sans bonheur, que Fatou Niang Siga est allée bien au-delà de cet objectif. Son œuvre s'intègre parfaitement dans cette problématique qui a certainement l'âge de la littérature africaine d'expression française, à savoir l'affirmation de l'identité culturelle.


Consciente, comme dirait ce puissant esprit allemand qu'est Hegel, que tout rapport, de quelque ordre que ce soit avec l'Autre, suppose l'affirmation de soi, Fatou Niang Siga inscrit la transmission des valeurs cardinales dans la trajectoire d'une affirmation identitaire qui, au demeurant, n'a rien de meurtrière : « Nous pensons que, à travers les informations que nous donnons sur certaines modes et traditions anciennes de notre pays, la jeunesse sentira la nécessité et la valeur de la solidarité dans la vie en société. Si cet objectif est atteint, nous aurions alors apporté notre contribution à la réhabilitation des valeurs morales qui ont marqué la vie de nos ancêtres : une épuisable source de références »


Dans cet esprit, Fatou Ninag Siga publie« Reflets de modes et traditions saint-louisiennes dont la quintessence est généreusement mise en évidence par Dr Mamadou Abib Kébé : il s'est agi de montrer « que la coiffure, le Fanal et le Sanjay sont des objets sémiotiques qui témoignent de l'identité culturelle propre à la société ouolof saint-louisienne : la coiffure est l'élément structurant de base qui informe des faits sociaux tels que le mariage, le baptême et la circoncision. Le Fanal est le produit de cette intersubjectivité née de la rencontre de l'homme blanc et de l'homme noir dans le contexte colonial ; le Sanjay, aux origines mythiques, rappelle les racines profondes de cette culture saint-louisienne qui s'inscrit dans un vaste ensemble qui témoigne de l'unité culturelle du monde noir »


L'appétit venant en mangeant, Fatou Niang Siga, qui avait nourri la modeste ambition d'écrire et même de n'écrire que « pour ses enfants et ses petits-enfants » , se retrouva dans une aventure intellectuelle dont l'originalité n'a pas échappé à la vigilance du critique Kébé : « Dans une entreprise qui tient de l'essai et du récit, qui se veut descriptive et normative, l'auteure nous peint, à travers des faits de cultures spécifiques, les aspects fondamentaux de l'identité saint-louisienne. Cette peinture, qui se veut systématique et diachronique, met en relief les éléments structurants, les facteurs dynamiques qui présentent les faits de culture, moins comme des objets de musée à conserver, que comme un esprit vivant qui se reproduit dans la permanence et la variation. »


Cette démarche, d'une remarquable fécondité intellectuelle, sera de rigueur dans ces deux autres ouvrages susmentionnés. Aussi parviendra-t-elle, par ce truchement, à trier au volet ce qui est reconnu comme l'atout majeur des Saint-Louisiens : l'expression d'une belle synthèse entre les civilisations négro-africaine, arabo-islamique et occidentale.
À la lumière des investigations de Fatou Niang Siga, il est loisible de comprendre comment ce syncrétisme a fini par produire une personne typique dont elle décrit ainsi le profil : « L'élégance du geste, de la parole, de l'habit, de la démarche et de la cuisine (avec le goût naturellement) était cultivé comme une vertu cardinale au même degré tels que l'honnêteté, le sens de l'honneur, du respect de l'autre, de la dignité et de l'hospitalité.

Etre débraillé ou négligé était un pêché capital. Chacun à son niveau, avec les moyens dont il disposait, se devait d'offrir à la communauté l'image la plus positive de sa personne...


À petits pas, lentement: une manière de célébrer la parfaite corrélation entre l'indispensable sérénité de l'esprit, la dignité de l'habillement et la poésie du corps humain. Il faut mériter l'insigne honneur d'avoir été créé à l'image de Dieu ».


Du reste, cette image est tellement intériorisée que les Sénégalais en général considèrent dans le cadre de la polygamie que c'est peine perdue que de déployer un quelconque effort pour rivaliser avec les Saint-louisiennes, réputées « mokk pooc ».


Saint-lousienne jusqu'au bout des ongles, elle a su s'approprier de ce patrimoine singulier qui fait de sa Cité natale, « la civilisation de l'Universel en miniature ».
Monsieur le Ministre, Honorables invités,


La République, en honorant de si belle manière, une des figures de proue de Ndar, honore une dame qui le mérite, honore les Lettres saint-louisiennes et honore tout Saint-Louis.
Cette conviction mienne résulte de ma conscience du fait que la générosité de Fatou Niang Siga ne s'épuise guère dans l'écriture, quoiqu'elle soit l'une des expressions la plus achevée de l'ouverture vers l'Autre et du sens du partage. Débordant de loin la sphère de la création, elle a été déclinée par un geste légitimement salué comme « hautement social et civique » , consistant en un don de 1240 ouvrages aux cinq universités publiques de notre pays.

Comment aussi ne pas évoquer, dans la même veine, le soutien de Fatou Niang Siga aux acteurs culturels, ses dons aux dahiras, aux daras et aux mosquées et son assistance discrète aux déshérités ?


Dans sa retraite du moment, Fatou Niang Siga, en fervente mouride, fait montre d'une piété remarquable sur toile de fond d'une spiritualité d'une rare intensité, tout en gardant cette joie de vivre et ce sens de l'humour d'une fraîcheur évidente. Pour s'en persuader, il suffit de rappeler ses propos, tenus lors de l'organisation de la première édition du Festival International de Poésie Itinérant en Afrique, en mai 2006. S'adressant aux organisateurs et invités, au nombre desquels Paul Dakeyo du Cameroun, Poète- éditeur, Alioune Badara Coulibaly du Sénégal, Poète, Président du Cercle des Ecrivains et Poète de Saint- Louis, Josée Lapeyrére de la France, Poétesse et Psychiatre, Marouba Fall du Sénégal, Poète et Romancier, Louis Camara du Sénégal, Poète et Conteur, Taijin Tendo du Japon, Poète, Mohamed Toihiri des Comores, Poète et Professeur de littérature comparée, elle déclarait :


« Plus que des souhaits de bienvenue : depuis que la nouvelle d'un mouvement d'une partie du monde m'est parvenue, je me suis mise à égrener mon chapelet, priant pour que votre voyage se fasse sans encombre et que toutes vos activités répondent à votre attente. Et, j'ai regretté de ne pouvoir être à l'accueil avec mes collègues de Saint- louis, pour ma contribution à la téranga que nous vous devons. »


Fatou Niang Siga ajoutait pour conclure :


Vous l'avez sûrement constaté : le saint-louisien est naturellement ouvert, accueillant à souhait, aimant vivre en association pour échanger. Ne pouvant tricher avec ses sentiments, sa spontanéité parfois surprend ou déconcerte. Vous l'auriez constaté si la pesanteur de l'âge ne m'indisposait pas, car ce serait avec chants et quelques pas de danse que je vous aurais exprimé la joie et la fierté qui m'habitent aujourd'hui. »


Monsieur Le Ministre de la Culture, par ma voix, Saint-Louis, Fatou Niang Siga et sa famille exprime leur profonde gratitude à la République reconnaissante ; merci aussi au Comité scientifique pour le choix porté, à la fois, sur cette grande femme des lettres et sur ma modeste personne pour ce redoutable exercice de présentation d'une citoyenne si complexe ;
Enfin, merci à toutes et à tous pour votre bien aimable attention.

REFERENCES
Aïdara, Abdoul Hadir; Saint-Louis du Sénégal d'hier à aujourd'hui, Éditions Granvaux, octobre 2004 ;
Dia, Fadel, «Adieu Saint-Louis, bonjour Ndar », CRDS, D 84 ;
Diakhité, Cheikhou, « Le parler sait-louisien », inédit ;
Diop, Mame Séye, « Témoignage lors de la présentation-dédicace des ouvrages de Fatou Niang Siga, le 28 décembre 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Kébé, Mamadou Abib, « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes de Fatou Niang Siga : une ingénieuse défense et illustration de l'identité culturelle de Saint-Louis. », colloque du FIPIA, mai 2009, Saint-Louis ;
Ndar Info : Don de 1240 livres ; http://www.ndarinfo.com/DON-1-240-ouvrages-offerts-aux-cinq-universites-publiques-du-Senegal-L-acte-hautement-social-et-civique-de-Fatou-Niang_a17702.html
Niang , El Hadj Ndiouga, Témoignage à la Cérémonie de présentation-dédicace du 28 mai 2005 à la Chambre de Commerce de Saint-Louis ;
Niang, Siga Fatou :
- « Costumes saint-louisien d'hier à aujourd'hui » (à compte d'auteur, en mai 2005) ;
- « Discours de bienvenue à la Délégation du FIPIA, 17 mai 2006 » ;
- « Reflets de modes et traditions saint-louisiennes », Dakar, éditions Khoudia, Dakar, 1990) ;
- « Saint-Louis et sa mythologie », Saint-Louis, éditions Xamal, à Saint-Louis, (avant d'être repris à compte d'auteurs en mai 2005) ;
Sy, Alpha Amadou :
- « Fatou Niang Siga ou quelques considérations d'une Saint-louisienne sur l'esthétique saint-louisienne » ;
- L'imaginaire saint-louisien (doomou Ndar à l'épreuve du temps) », Paris l'harmattan, 2015 ;
- « Saint-Louis du Sénégal ou la « Civilisation de l'Universel en miniature », Forum de Saint-Louis du 15/06/2017.

ALPHA AMADOU SY PHILOSOPHE/ECRIVAIN TEl: 221775230504 Email :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Fax : 221339611793 BP : 319 Sie :www.ifrance.com:mnas

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L’intérêt sécuritaire porté au continent par les Américains découle d’une menace terroriste en plein accroissement L’administration Obama a mis en avant, dans son bilan sur l’Afrique, ses initiatives phares dans les domaines de l’éducation, de l’énergie et des échanges commerciaux. Cette présentation omet toutefois une autre caractéristique de ce bilan : la militarisation croissante de la politique américaine, une tendance qui risque de s’accentuer avec son successeur Donald Trump.

La lutte contre le terrorisme pourrait même devenir le prisme dominant de l’approche américaine du continent. Cette évolution découle de l’estimation de la menace à Washington, du poids croissant du Pentagone dans la mise en œuvre de la politique étrangère américaine en général, et en Afrique en particulier. Précisons d’emblée qu’elle est soutenue par le Congrès.

Des « solutions africaines aux problèmes africains »

Cette évolution signale aussi la transformation d’Africom – créé par George W. Bush en 2007 – d’un commandement censé mettre en œuvre une approche globale civilo-militaire à un commandement de plus en plus combattant. Un tournant lié à l’intervention en Libye en 2011 et à l’attaque du consulat américain de Benghazi en 2012, dans laquelle l’ambassadeur de l’époque trouva la mort.

Les militaires américains présents en Afrique – environ 6 000 sur le continent, dont 4 000 sur la principale base de Djibouti – ont avant tout un rôle d’appui, de formation et d’assistance aux forces locales : il s’agit de ne pas apparaître comme un cobelligérant (le traumatisme de Mogadiscio en 1993 sous Clinton reste vif), le mot d’ordre sur le long terme demeurant celui des « solutions africaines aux problèmes africains ».

Lire aussi :   Nikki Haley, émissaire sans boussole de Donald Trump en Afrique

Obama a en effet poursuivi la guerre globale des Etats-Unis contre les groupes djihadistes où qu’ils soient, tout en modifiant son approche militaire. Avec l’augmentation des groupes terroristes et de leurs activités en Afrique, le continent a constitué un laboratoire de la transformation opérée par Obama dans les engagements militaires américains. Cette mutation est elle-même guidée par le concept d’« empreinte légère » reposant sur la formation, l’équipement et l’appui aux forces armées des pays directement concernés par ces menaces sur le terrain.

En témoigne la multiplication des références à des régions et pays africains dans plusieurs discours emblématiques d’Obama sur le terrorisme, en particulier le discours de West Point, ou celui de septembre 2014 annonçant la stratégie américaine vis-à-vis de l’organisation Etat islamique, dans lequel Obama citait en référence la stratégie mise en œuvre depuis plusieurs années en Somalie ainsi qu’au Yémen.

La montée en puissance de la présence de l’Afrique dans les intérêts américains découle de l’évaluation en hausse constante de la menace terroriste venue du continent. Ainsi, en 2012, le département d’Etat identifiait quatre organisations terroristes en Afrique subsaharienne. Aujourd’hui, il en identifie quatre fois plus.

La première priorité des Etats-Unis en Afrique demeure la Somalie, les Chabab étant identifiés par Africom chaque année dans sa présentation au Congrès comme la menace principale visant les intérêts américains.

Lire aussi :   Obama, « chef de guerre » contre le terrorisme en Afrique

La deuxième priorité est, aujourd’hui, l’Afrique du Nord et de l’Ouest, en particulier le Sahel où les Etats-Unis agissent en soutien de l’opération française « Barkhane » (ou l’inverse), et la Libye, où Washington intervient également directement depuis l’été 2016.

La troisième priorité sur le continent est la lutte contre Boko Haram, affilié au groupe Etat islamique, aux côtés des autorités nigérianes et camerounaises, en coopération avec la France et la Grande-Bretagne. Le chef de l’US Army déclarait récemment que 80 % des activités prévues en 2018 pour les forces terrestres américaines en Afrique concernaient le bassin du lac Tchad (Tchad, Niger, Nigeria, Cameroun). Le département d’Etat, de son côté, a confirmé l’engagement financier supplémentaire des Etats-Unis pour le Sahel, à hauteur de 60 millions de dollars.

Montée en puissance du dispositif américain

Les Américains ont semblé découvrir avec la mort récente de quatre soldats des forces spéciales l’ampleur de leur présence au Niger, pays qui compte aujourd’hui 800 militaires américains sur son sol, et plusieurs bases, dont une d’« ampleur historique » (pour l’US Air Force) en construction, destinées en priorité aux drones de surveillance – le débat serait en cours aux Etats-Unis sur la question de les armer, le Niger en ayant confirmé la demande.

Cette présence au sol, la plus importante dans un pays africain hors Djibouti, est liée à l’alourdissement de l’empreinte américaine depuis l’élection de Donald Trump. La même évolution est observable en Somalie, où la présence américaine a quadruplé depuis janvier, pour atteindre 400 soldats.

Enfin, les frappes et raids se sont également intensifiés en Libye et en Somalie : 500 frappes en Libye, plus d’une douzaine de raids en Somalie depuis un an, la tendance étant donc antérieure à Trump, en particulier en Libye.

La priorité reste toutefois la formation et l’entraînement des armées partenaires. Mais les conditions sur le terrain ont changé, et la politique américaine a elle aussi évolué. Au vu des déclarations récentes du secrétaire à la défense, James Mattis, suite à l’affaire du Niger, le focus africain du contre-terrorisme américain pourrait s’accentuer.

Lire aussi :   Que font les forces spéciales américaines en Afrique ?

On rappellera tout de même ici que plus des trois-quarts de l’aide américaine à l’Afrique vont à des programmes de santé, en particulier de lutte contre le sida, mis en place par George W. Bush. Ce sont ces programmes, en particulier, qu’un questionnaire envoyé aux diplomates américains par la nouvelle équipe Trump à son arrivée semblait vouloir remettre en question (le processus est en cours). La militarisation de l’approche américaine en serait renforcée, alors même que la diplomatie américaine devrait voir ses moyens diminuer.

Les limites de l’empreinte légère

L’empreinte légère repose, en particulier, sur l’emploi des forces spéciales. Le commandement américain des forces spéciales (Socom, Special Operations Command) a été protégé des coupes du budget défense américain. Son commandement opérationnel (JSOC, Joint Special Operations Command), a pris une importance croissante en tant que planificateur et acteur central de la lutte contre le terrorisme, place entérinée officiellement par Obama dans les dernières semaines de son mandat.

Pour mémoire, les effectifs des forces spéciales américaines sont d’environ 70 000 hommes (moins de 5 % forces militaires totales américaines) pour un budget en 2012 de 10,5 milliards de dollars (1,4 % du total budget défense). En 2016, pour la première fois, les forces spéciales ont eu davantage de pertes que les forces régulières, une évolution significative qui découle directement du choix de l’empreinte légère. Or cette orientation devrait se maintenir en raison de la contrainte budgétaire et de la prévalence des guerres et menaces irrégulières ; elle est d’ailleurs est soutenue par le Congrès, en particulier pour l’Afrique.

La Somalie, invoquée comme modèle par Obama, est aussi un cas d’étude des risques liés à l’empreinte légère. La lutte contre les Chabab représente le plus gros budget d’assistance militaire américaine en Afrique, avec un total de 1,4 milliard de dollars sur la dernière décennie (2007-2016), pour l’essentiel sous la forme d’assistance sécuritaire bilatérale aux armées des pays engagés sur le terrain, Kenya et Ethiopie en tête. Ce montant reste très largement inférieur (1 000 fois) au coût des guerres en Irak et Afghanistan.

Lire aussi :   Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

Mais si l’approche indirecte somalienne coûte moins cher, elle illustre également les conséquences contre-productives de cette option. Le cas somalien montre en effet les limites de l’efficacité de la stratégie indirecte, puisque la menace perdure, voire augmente, plus de dix ans après que les Etats-Unis en aient fait leur première priorité sur le continent. Washington a d’ailleurs adopté ces derniers temps une approche de plus en plus directe, qui semble relativiser la réussite du « modèle somalien » vanté en son temps par Obama.

Il faut surtout rappeler ici que les efforts lancés par Washington après les attentats de 2001 pour prévenir puis contenir la menace terroriste en Afrique de l’Est, en finançant les efforts des principaux partenaires africains (Ethiopie, Kenya, Ouganda, Burundi, Djibouti) engagés dans la résolution de la crise politique somalienne, ont contribué à faire du mouvement Al-Chabab une menace au niveau régional qu’il ne constituait pas nécessairement au départ. Demain, le même scénario pourrait se produire au Niger, et ailleurs en Afrique.


Le Monde.fr

Une secousse de magnitude 7,3 a frappé dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie. Le dernier bilan officiel fait état de plus de 200 morts et 1700 blessés côté iranien, six côté irakien.

Les habitants de Bagdad ont pu ressentir cette forte secousse pendant une vingtaine de secondes. Parfois plus dans d'autres provinces d'Irak, selon des témoignages rapportés par l'Agence France-Presse.

L'épicentre du séisme a été enregistré dimanche, aux alentours de 18h TU, à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh, indique l’Institut géologique américain (USGS).

L'Iran le plus durement frappé

Le séisme a également été ressenti en Iran, qui enregistre pour l’heure le bilan le plus lourd. Selon les médias locaux, le bilan, qui n'a cessé de croître dans la nuit et demeure encore provisoire, s'élève à plus de 200 morts et plus de 1700 blessés. Des chiffres annoncés par la cellule de crise mise en place par le ministère de l'Intérieur.

Les villes les plus touchées semblent être celle de Qasr-e Shirin, à la frontière, Azgaleh ou encore Sar pol Zahab et Islamabad. « Nous sommes en train d'installer trois camps d'urgence » dans cette zone, a déclaré à la télévision d'Etat le gouverneur adjoint de Kermanshah où au moins une cinquantaine de répliques ont été ressenties depuis deimanche soir rapporte ce lundi notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

D'après l'agence de presse officielle Irna, des équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien, du Bassidj, des Gardiens de la révolution et de l’armée ont été mobilisées pour aider la population dans l'ouest de l'Iran. Mais les opérations s’annoncent difficiles, certaines routes étant coupées.

Selon le site internet de la radiotélévision d'Etat, les écoles seront fermées ce lundi dans les provinces de Kermanshah et d'Ilam. Les médias publics ont appelé la population au calme. « La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », a assuré la télévision d’État.

Trois jours de deuil ont été décrétés dans la province de Kermanshah.

En décembre 2003, la ville historique de Bam, située dans le sud de l’Iran, avait été totalement dévastée, par un fort séisme qui avait fait à l’époque 31.000 morts. En juin 1990, un séisme d'une magnitude de 7,4 en Iran près de la mer Caspienne avait fait 40 000 morts, plus de 300 000 blessés et 500 000 sans-abri.

Six morts au Kurdistan irakien

En Irak, six victimes ont été signalées dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables.

Dans certaines zones des deux pays, l’électricité est coupée. Et les habitants ont été appelés à dormir à l’extérieur de leurs maisons par précaution.

En Turquie, où la secousse a également été ressentie, aucun dégât ni victime ne sont à déplorer, selon les autorités.

et avec AFP

lundi, 13 novembre 2017 09:06

Mondial 2018: l’Afrique fait sa révolution

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Depuis la Coupe du monde 2006, qui avait vu les premières participations conjuguées au Mondial du Togo, de l’Angola, de la Côte d’Ivoire, et du Ghana, l’Afrique n’avait pas connu une phase de qualification aussi surprenante. Des cinq équipes présentes au Mondial 2014, seul, le Nigeria a survécu au renouvellement des élites du foot africain. L’Egypte, le Maroc, le Sénégal, et la Tunisie sont désormais aux commandes. Retour sur des éliminatoires qui ont redessiné la carte du foot africain.

   Le paradoxe nigérian

On peut rater les deux dernières Coupes d’Afrique des Nations, et être la seule équipe africaine présente aux Coupes du monde du Brésil et de la Russie. C’est tout le paradoxe de l’équipe du Nigeria, incapable de se qualifier pour les CAN 2015 et 2017, mais qui a survolé (quatre victoires, deux nuls) sa poule de qualification devant la Zambie, le Cameroun, et l’Algérie. Il faut dire que les Super Eagles ont pris l’habitude d’honorer leur rendez-vous mondial depuis leur première participation en 1994. Depuis la Coupe du monde américaine, le Nigeria n’a manqué en effet qu’un Mondial (2006) sur sept.

En Russie, l’équipe dirigée par l’entraîneur franco-allemand Gernot Rorh tentera de disputer son premier quart de finale d’une Coupe du monde. Un défi sur mesure pour John Obi Mikel, le capitaine et les Supers Eagles. De quoi honorer la mémoire de Stephen Keshi, disparu en juin 2016 à l'âge de 54 ans, qui avait remporté la CAN 2013 avec les Super Eagles à sa tête, et celle de 1994 en tant que joueur.

   L'Afrique du Nord se retrouve

Vingt-huit ans ! C’est le nombre d’années qui séparent l’Egypte de sa dernière Coupe du monde (1990) à sa prochaine. Une éternité pharaonique pour un pays qui demeure la référence du foot africain (recordman des CAN remportées, 7). Mais au niveau Mondial, l’Egypte n’a jamais su se faire inviter à la table des grands de façon régulière. Si elle a été la toute première nation africaine à participer au Mondial (1934), elle a attendu 56 ans pour disputer le deuxième, et 28 pour le troisième. Il lui a fallu écarter le Ghana qui l’avait, lui-même, barrer la route du Mondial 2014. C’est avec appétit que les Pharaons, finalistes de la CAN 2017, dirigés par l’Argentin Hector Cuper, vont débarquer en Russie.

Pour le Maroc, l’attente fut moins longue, mais a duré tout de même 20 ans. Pour prendre la succession des Bassir, et Hadji, qui ont représenté les Lions de l’Atlas à la Coupe du monde française (1998), les Boussoufa, Benatia ont dû sortir le géant ivoirien qui restait sur trois Mondials d’affilée (2006, 2010, 2014). Les hommes d’Hervé Renard offrent l’image d’une équipe avec un gros potentiel, de grosses individualités, et une très bonne défense (zéro but encaissé en éliminatoires). Tous les ingrédients d'un cocktail que le technicien français devrait servir en Russie.

Pour la Tunisie, les retrouvailles avec la Coupe du monde, après des absences en 2010 et 2014, étaient plus ou moins attendues. Les Aigles de Carthage ont tenu leur rang dans une poule où la RD Congo aura été un outsider très crédible. Les Tunisiens doivent leur qualification aux quatre points pris en confrontations directes avec les Léopards. Equipe très joueuse avec une attaque imprévisible, la Tunisie peut avoir des absences en cours de matches comme lors de la dernière CAN. C’est certainement sur ce point que le technicien local, Nabil Maaloul, devra travailler avec son groupe. Car pour ce qui du talent, les Aigles en ont assurément.

   Sénégal, Aliou Cissé en symbole

Pour le Sénégal, il était écrit qu’une qualification à la Coupe du monde 2018 devait venir de l’héritage de la Coupe du monde 2002. Alors que les Lions du Sénégal couraient derrière une présence au Mondial depuis l’exploit de la bande à El Hadji Diouf, quart-de-finaliste en 2002, c’est le capitaine de cette équipe, devenu sélectionneur, qui a mené le Sénégal à sa deuxième Coupe du monde. Aliou Cissé prend la succession de son mentor Bruno Metsu (décédé en 2013) et peut être fier de son exploit malgré une qualification qui fut plus dure que prévu. La faute à l’affaire du match de la deuxième journée finalement rejoué face à l’Afrique du Sud, et au Burkina Faso qui a contesté l’hégémonie des Lions dans ce groupe D. Au final, le Sénégal demeure invaincu dans ces éliminatoires en attendant son dernier match mardi 14 novembre face à l’Afrique du Sud à Dakar. L’occasion de fêter la qualification et célébrer un héros de 2002, devenu guide éclairé de 2018.

RFI

Le Sénégal accueille du 13 au 14 novembre la nouvelle édition 2017 du Forum de Dakar, devenu en quatre années d’existence un rendez-vous incontournable des experts de la sécurité africaine. Au menu cette année, une stratégie intégrale contre le terrorisme, mais aussi la réforme du secteur de la sécurité, la cybersécurité, la piraterie maritime ou encore la lutte contre le financement du terrorisme.

Ce lundi matin s’ouvre dans la capitale sénégalaise le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé par l’Etat sénégalais, en collaboration avec le ministère français de la Défense, cette rencontre informelle réunit depuis quatre ans des diplomates, des militaires et des civils (chercheurs, universitaires et experts), qui réfléchissent ensemble et à haute voix sur les enjeux sécuritaires africains. Impulsé par la France lors du Sommet de l’Elysée qui s’est tenu dans la foulée de l’intervention française au Mali (opération Serval), le Forum de Dakar s’est imposé en l’espace de quatre années comme un rendez-vous stratégique annuel incontournable, au même titre que le Forum européen de la Werkhunde de Munich ou le Dialogue de Shangri-la en Asie.

Selon les organisateurs de ce Forum de Dakar, son succès se mesure au nombre croissant des participants, qui étaient 300 la première année et près de 1 000 l’année dernière. Le succès se mesure aussi par la qualité des débats, notamment dans les ateliers thématiques où décideurs et experts confrontent leurs points de vue et leurs expériences sur la portée des menaces sécuritaires et leur gestion. Les idées qui surgissent lors de ces débats influent à terme sur les décisions prises par les Etats africains et leurs partenaires engagés dans l’endiguement des crises sécuritaires sur le continent.

Seule ombre au tableau, la rencontre semble moins intéresser cette année les pays non-francophones, comme l’indique la liste des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont confirmé leur venue à Dakar à cette occasion. Aucun représentant de haut niveau des pays de la Corne de l’Afrique, de l’Afrique du Sud ou du Nigeria, qui connaissent pourtant des crises sécuritaires majeures, ne fera le déplacement. Cela ne risque-t-il pas de limiter la portée des débats ?

Contexte

Le jihadisme et la piraterie constituent les nouveaux défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée depuis la fin de la guerre froide. Selon l’Union africaine, la liste de groupes qualifiés de terroristes et opérants sur le sol du continent ne cesse de s’allonger. Pas moins de seize groupes seraient aujourd’hui actifs.

Les trois principaux foyers du terrorisme sur le continent sont le nord-est du Nigeria où sévit la secte Boko Haram, la Somalie et la Corne de l’Afrique en général qui sont aux prises avec les milices shebab et enfin, la région du Sahel, au sud du Sahara, où prolifèrent des groupes extrémistes liés à al-Qaïda (Aqmi et Ansar Dine), notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos après la chute du régime de Kadhafi en 2011. Quant à la piraterie, elle s’est développée dans les années 2000 dans le golfe d’Aden, avant d’étendre sa zone d’action, qui va aujourd’hui du golfe d’Oman (au nord) jusqu’au canal de Mozambique (au sud).

Premier acteur de la lutte contre le terrorisme en Afrique, la France a dépêché dès janvier 2013 des troupes au Mali, dans le cadre de la force Serval, relayée à partir d’août 2014 par l’opération Barkhane, qui s’articule autour d’une présence militaire légère (4 000 soldats) mais mobile et permanente, étendue à toute la bande sahélo-saharienne. Parallèlement, l’ONU a déployé dans la région 13 000 casques bleus dans la cadre de sa mission de maintien de la paix au Mali (Minusma).

La ministre française des Armées, Florence Parly, sur une base de Barkhane près de Niamey, le 31 juillet 2017. © BOUREIMA HAMA / AFP

Malgré ce déploiement de forces occidentales et onusiennes, le nord du Mali est devenu le principal sanctuaire des groupes islamistes en Afrique. Les violences perpétrées par ces jihadistes ensanglantent le Mali, mais elles touchent aussi les pays voisins. Plus de 200 militaires africains ont été tués en 2017. Début octobre, une patrouille américano-nigérienne est tombée dans une embuscade dans le nord du Niger, faisant neuf morts dont quatre Américains. La Minusma a, elle aussi, perdu 17 casques bleus lors d’attaques subies cette année.

Selon les spécialistes, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans le Sahel. Les militaires qui sont sur le terrain, évoquent la transformation de la menace terroriste avec des jihadistes cherchant à contrôler des régions entières avec une véritable stratégie de conquête. « Le problème, analyse Hugo Sada, conseiller spécial au Forum de Dakar, c’est la capacité d’adaptation de ces groupes qui sont, pour l’essentiel, non-étatiques et ont partie liée à toutes sortes de trafics illicites, à des réseaux criminels organisés et autres menaces nouvelles telles la piraterie. En face, les Etats ont du mal à mettre en place des réponses adaptées à la complexité des menaces. Ils connaissent de gros déficits de capacités d’équipement et de formation. Il faudrait que les réponses soient collectives, impliquant des sous-régions, voire même l’Union africaine, mais dans ce domaine les progrès sont très lents. »

Enjeux

C’est dans ce contexte de recul de la sécurité que s’ouvre ce lundi la rencontre stratégique de Dakar. Il y sera beaucoup question du défi existentiel que représente pour les Etats africains, souvent faibles et corrompus, la gestion de la terreur et de la nécessité d'apporter des réponses « intégrées », harmonisant un ensemble d’approches selon l’adversaire et les théâtres d’opérations. « Ces réponses, on les connaît, explique Hugo Sada. Il y a d’une part la prévention ou la lutte contre la radicalisation. D’autre part, il y a le volet sécuritaire qui implique des moyens très importants. Il faut des moyens de surveillance, des drones, des outils de renseignement, des capacités terrestres pour effectuer des patrouilles frontalières. Les Etats africains ne peuvent mobiliser, seuls, ces moyens et ont besoin de la communauté internationale pour les aider financièrement pour qu’ils puissent mettre en œuvre rapidement leurs projets sécuritaires. »

Les militaires de la force conjointe du G5 Sahel, dans la régfion d'In Tillit, au Mali, lors de leur première opération, Hawbi, début novembre 2017. © RFI / Anthony Fouchard

Autrement dit, l’argent demeure le nerf de la guerre. En Afrique comme ailleurs. Rien n’illustre mieux ce phénomène que les débats en cours autour de la mise en place de la force interafricaine du G5. Le G5 est une organisation régionale de coopération réunissant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, cinq pays directement menacés par les organisations jihadistes qui sévissent dans la région. Ces pays ont lancé en 2015 l’idée de créer une force régionale exclusivement africaine dans le but de combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et internationaux engagés dans la guerre contre le terrorisme.

Soucieuse de voir les Africains prendre eux-mêmes en charge leur sécurité – ce qui a été le leitmotiv des trois dernières éditions du Forum de Dakar –, la France a soutenu cette initiative devant le Conseil de sécurité de l’ONU, sans toutefois parvenir à obtenir que l’organisation multilatérale avalise et finance la création de cette force antiterroriste menée par les Africains. Conséquence : la poursuite des opérations de la force du G5 dépend désormais des contributions financières bilatérales, qui seront finalisées lors de la conférence des donateurs prévue le 16 décembre prochain. En attendant, tous les leaders de la majorité sont priés de passer le mot. La nécessité de soutenir financièrement la mise en œuvre de la force régionale africaine figurera en bonne place dans le discours de la ministre française de la Défense, Florence Parly, à la séance d’ouverture du Forum ce lundi matin, a laissé entendre l'un des ses proches lors du briefing des journalistes en partance pour Dakar.

RFI

POLOKWANE, Afrique du Sud) - Le Sénégal est devenu depuis hier, vendredi 10 novembre, la 3ème nation africaine à avoir composté son ticket pour la Coupe du monde prévue en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018, après les Supers Eagles du Nigeria et les Pharaons d’Egypte. Les «Lions» se sont imposés (0-2) devant les Bafana Bafana d’Afrique du Sud et mettent du coup, fin au suspense de la poule D. Mardi prochain, les poulains d’Aliou Cissé vont se contenter d’un match de gala face aux mêmes adversaires au stade Léopold Sédar Senghor.

Revoilà le Sénégal ! 15 ans après la qualification historique à la Coupe du monde conjointement organisée par le Japon et la Corée du Sud en 2002, les «Lions» retournent dans la plus grande fête du football prévu en Russie en été 2018. Mais contrairement en 2002 où la bande à El Hadji Diouf a attendu l’ultime journée pour composter son ticket, celle de Sadio Mané a mis un terme au suspense avant même la dernière journée prévue mardi prochain 14 novembre au stade Léopold Sédar Senghor. Les poulains d’Aliou Cissé se sont imposés (0-2) devant les Bafana Bafana d’Afrique du Sud dans un stade Peter Mokaba de Polokwane plein comme un œuf.

Deux buts inscrits en première période. D’abord, c’est Diafra Sakho qui a ouvert la marque dès la 12ème suite à une passe millimétrée de Sadio Mané. Une douche froide s’abat sur Polokwane. Mais les Bafana Bafana ne s’avouent pas vaincus. Maitrisant parfaitement le jeu, ils privent les Lions du ballon.

Lebogang Manyama va même toucher la barre transversale suite à une frappe qui a pris Khadim Ndiaye à contre-pied. Alors que l’efficacité fuit les Sud-africains, les Sénégalais en profitent à nouveau. Sadio Mané voit sa frappe repousser par Khune, mais le cuir bute sur la jambe de Thamsanga Innoncent Mkhize qui marque contre son camp (38ème minute). La messe est dite. En seconde période, Aliou Cissé reste sur le même tempo avec son 4-3-3. Les Sud-africains continuent leur domination mais pêchent toujours au niveau du dernier geste. Les minutes s’égrènent et le Sénégal tient sa qualification. Les « Lions » n’entendent plus lâcher leur proie. Mbaye Niang aurait même pu corser le score sur un centre de Sadio Mané qui a été désigné l’homme du match. Grâce à cette victoire, les «Lions» rendent anecdotiques les matches de la dernière journée prévue mardi prochain. Alors qu’ils vont livrer un match de gala au stade Léopold Sédar Senghor face à l’Afrique du Sud, les Etalons du Burkina Faso et les Requins Bleus du Cap-Vert vont jouer un match sans saveur à Ouagadougou.

Avec 11 points + 6, le Sénégal ne peut plus être rejoint ni par le Burkina Faso, ni par le Cap-Vert qui totalisent chacun 6 points.

FICHE TECHNIQUE

Stade Peter Mokaba de Polokwane

BUTS :DiafraSakho (8ème min), SadioMané (35ème min), ThamsangaInnoncentMkhize (csc, 38ème min).

AVERTISSEMENTS :SadioMané (12ème min), Sandile S’fisoHlanti (61ème min), MbayeNiang (90ème min+2)

COMPOSITION DES EQUIPES

AFRIQUE DU SUD : ItumelengIsaackKhune (Capitaine) ; Clayton Michael Daniels, Dean Furman, ThamsangaInnoncentMkhize, LebogangManyama (puis, Jali 63ème min), KamoheloMokotjo, ThembaZwane (puis Tshabalala, 69ème min), Sandile S’fisoHlanti, Percy Muzi Tau, SibusisoVilakazi (puis Grobler, 83ème min), Morgan Leonard Goulo

COACH : Stuart Baxter (Ecosse)

SENEGAL : KhadimNdiaye ; Lamine Gassama, Youssouf Sabaly, KalidouKoulibaly, Cheikhou Kouyaté (Alfred Ndiaye, 86ème min) ; SalifSané, Cheikh Ndoye, Idrissa GanaGuèye ; SadioMané, DiafraSakho (puis Moussa Konaté, 78ème min), MbayeNiang (puis SaliouCiss, 90ème +2)

Sélectionneur : Aliou Cissé (Sénégal)

ARBITRES :JannySikazwe (Zambie) assisté par Dos Santos Jerson Emiliano (Angola), CheweWisdom (Erythrée)

ECHOS… ECHOS… ECHOS…

LIVERPOOL ET SADIO MANÉ

Dire que Sadio Mané est un élément très important dans le dispositif des Reds est une lapalissade. En plus d’avoir collé au feu-follet des Lions un Kiné pour le suivre comme son ombre, son manager et le directeur sportif de Liverpool n’ont pas voulu se faire raconter ce match. Ils ont débarqué à Polokwane en Jet Privé. Aux dernières, il a même été question qu’ils repartent avec Sadio Mané directement à Liverpool après que ce dernier a fini de remplir sa mission.

ABDOUL MBAYE PRESIDENT ACT : «Gaindé, vous nous avez déjà honorés!»

«Ils l’ont réussi ! Quinze ans après, coachée par un ancien de la belle aventure de 2002, l'équipe nationale de football du Sénégal va disputer la deuxième coupe du monde de son histoire. Gaindé, vous nous avez déjà honorés ! Puisse Dieu vous accompagner jusqu'à un niveau de performance supérieur à celui de vos vaillants prédécesseurs. Allez les lions! Allez gaindé!»

Le PRESIDENT MACKY SALL aux lions :«Nous sommes si fiers de vous»

«Quinze ans après la Coupe du Monde de football au Japon et en Corée, vous venez de réussir une performance historique, en qualifiant notre pays à la prochaine édition de ce prestigieux rendez-vous sportif mondial, avant même le terme des compétitions éliminatoires. Avec courage ct détermination, vous avez porté haut Ies couleurs nationales. En cette joyeuse circonstance, je voudrais vous adresser, ainsi qu’à votre encadrement, mes chaleureuses félicitations. La Nation entière a vibré au rythme de votre brillante prestation. Nous sommes si fiers de vous. Soyez assurés de mon soutien renouvelé, en route pour la Russie. Mes meilleurs vœux de succès vous accompagnent. En avant, mes chers Lions !

Me Augustin Senghor, président de la FSF : «Le peuple sénégalais mérite cette qualification»

«On renoue avec la Coupe du monde. C’est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. On a trimé. L’Etat, la fédération, le staff technique et les joueurs pour y arriver. Le peuple sénégalais méritait cela. Il a eu beaucoup de déceptions et avec cette qualification, je crois que les gosses ont réussi à les rendre heureux. Bravo à tout le monde. Pour la prime de qualification, tout est arrêté. C’est une grande somme. On attend mardi pour le révéler. Parce que ce match là aussi, il faut le gagner pour terminer en beauté».

Na Gooré

C’était la folie dans les vestiaires des Lions hier, vendredi 10 novembre, après le coup de sifflet final. Joueurs-, encadrement technique, fédéraux, agents du département des Sports et journalistes (Envoyé Spéciaux) s’étaient retrouvés comme un homme pour fêter la victoire. On retiendra les pas de danse de Me Augustin Senghor. Jadis calme, le président de la Fédération sénégalaise de football n’a pas pu se retenir face à la détermination des Lions de faire danser tout le monde.

Na Gooré bis

Après le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), c’est au tour d’Aliou Cissé de passer à l’acte. Le sélectionneur national a lui aussi montré ses capacités de danser. Cissé aboyeur sur la pelouse. Cissé harangueur sur le banc. Cissé grand danseur devant l’éternel. Thiey Sénégal.

Les rastas de Aliou Cissé

Le sélectionneur national l’a échappé. Et pour cause, ses joueurs qui l’attendaient de pied ferme, l’ont jeté de l’eau, imposé une danse (Na Gooré) avant que Moussa Sow ne décide qu’on lui coupe ses rastas. Sadio Mané a été proposé d’exécuter la sentence. Cissé à la main, l’attaquant de Liverpool décide alors que couper les locks de son coach avant de se rétracter. Que de moments forts dans les vestiaires.

Le Wolof et Poular des binationaux

La punition ne s’est pas s’arrêtée là. Puisque Idrissa Gana Guèye s’est transformé en journaliste pour interroger quelques binationaux. C’était terrible pour certains. Notamment, Salif Sané et autre Mbaye Niang. Si le premier a massacré la langue de Kocc Barma, le deuxième a refusé de s’exprimer en poular. Seuls Moussa Sow et Kalidou Koulibaly ont pu relever le défi mais en langue poular.

REACTIONS…REACTIONS…REACTIONS…

PAPE ALIOUNE NDIAYE

«Pour le moment, on n’a pas encore les mots pour décrire ce qu’on ressent suite à cette qualification. Nous sommes contents d’avoir décroché la qualification. Maintenant, on n’ira pas en Russie pour faire de la figuration. Nous allons essayer d’aller le plus loin possible. Il faudra savourer cette qualification qui a été difficile, mais méritée à la fin. On ne parvient même pas à réaliser ce qui se passe. C’est énorme et c’est une grande récompense pour nous».

MBAYE NIANG

«C’est comme une libération. Nous étions venus chercher la qualification et on l’a eu. C’est exceptionnel ! C’est de la folie. C’est quelque chose d’exceptionnel pour un jeune joueur comme moi. Disputer une Coupe du Monde ce n’est pas donné tous les jours. Nous allons bien fêter cela. C’était notre destin et voilà. Ma convocation a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais j’ai répondu présent en donnant ce que je devais donner. Voilà ! C’est la meilleure des réponses».

IDRISSA GANA GUEYE

«On avait prévu de jouer très haut pour marquer dés la première minute. Malheureusement, comme ils sont bons sur le plan technique, nous avons changé notre stratégie. Nous avons reculé pour procéder à des contres et cela a marché. Nous avons réussi à marquer deux buts sans en encaisser. Donc, c’est bien. La consigne du coach a été respectée. Le plus important, ce n’était pas de faire du bon jeu, mais surtout de se qualifier. On verra bien et on aura largement le temps de se préparer et de montrer qu’on n’est pas une équipe qui défend tout le temps et qu’on sait jouer au football».

DIAO BALDE KEITA

«C’est extraordinaire d’avoir décroché cette qualification au prochain Mondial. Cela prouve que le travail a été bien fait. Nous avons tout donné et on a démontré qu’on avait notre place au prochain Mondial. On a hâte de montrer que l’Afrique a de bons joueurs et que le Sénégal de bons joueurs».

CHEIKHOU KOUYATÉ

«On attendait cette qualification depuis deux semaines. Lorsque la Fifa a pris la décision de faire rejouer le match cumulé à la défaite du Burkina Faso en Afrique du Sud, on s’était dit qu’il fallait valider notre place au prochain Mondial à Polokwane. C’était plus facile ici que chez nous. Donc, il faut féliciter toute l’équipe. C’est génial. Les mots me manquent pour dire ce que je ressens. Nous allons savourer et mardi ce sera la fête».

DIAFRA SAKHO

«Nous avons tous ressenti une fierté. Nous sommes contents d’avoir réussi à décrocher cette qualification. En 2002, on suivait le Mondial à la télé et le fait d’y participer prochainement nous rend fier. Cela fait plaisir de rendre fier tout un peuple. On ne réalise pas encore, peut-être demain (samedi, Ndlr) (Eclats de rires). Mais c’est une grosse fierté».

KALIDOU KOULIBALY

«J’ai ressenti beaucoup de joie et de fierté. Cela faisait 15 ans, qu’on n’était plus allé en Coupe. Maintenant, c’est fait. C’est quelque chose d’important. Nous allons faire la fête chez nous. On a hâte de rentrer à Dakar pour la célébrer avec notre public. On y a toujours cru. On a toujours cru en nous. Tout le monde nous mettait aux oubliettes, mais on a montré que nous sommes des gagneurs. Aujourd’hui, nous sommes qualifiés à la Coupe du Monde et c’est bien. Le pays peut être content».

CHEIKH NDOYE

«Il fallait être des guerriers et on l’a montré. Nous sommes le Sénégal et on a peur de personne. Le match était compliqué, mais on n’a rien lâché. L’équipe était concentrée de la première à la dernière minute. On a eu la chance de marquer deux buts en première période. Je suis un leader naturel. Je parle à mes partenaires que ce soit sur le terrain ou en dehors ; que je joue ou pas et c’est le plus important».

MOUSSA SOW

«Un match difficile. Il est temps de gagner quelque chose. On nous désigne favori très souvent dans les compétitions africaines, mais on ne gagne rien. Avec cette nouvelle génération, on peut espérer. Ce qui fait défaut au Sénégal souvent, c’est un manque de maturité et de concentration. Le match de Cameroun (quart de finale de la CAN, Ndlr), on aurait pu le gagner, mais il était plus concentré que nous. Voila, il faudra être plus costauds».

SADIO MANE

«Une belle qualification. On croyait à la qualification depuis le tirage au sort. On a fait ce qu’il fallait et voilà. Cela n’a pas été facile pour moi au début, mais je savais que j’allais reprendre plutôt que prévu. Et je suis content d’être là pour la qualification. Il fallait y être».

SudOnline

 

Harcèlement à l'école : apprenons aux enfants à se défendre

Les réseaux sociaux sont des mediums pour, il faut apprendre aux enfants à se protéger. les adultes doivenet être vigilants. P B CISSOKO


La troisième Journée de lutte contre le harcèlement à l'école est organisée, jeudi en France. Nathalie Goujon, psychopraticienne et Emmanuelle Piquet, psychopraticienne décrypte une technique à enseigner aux enfants pour qu'ils fassent face à leurs harceleurs.

Plus personne n'ignore, aujourd'hui, que le harcèlement existe dans les cours d'école. Ni que ces humiliations, intimidations ou agressions répétées engendrent une grande souffrance chez les élèves qui les subissent. La plupart des parents s'inquiètent à l'idée que leur enfant puisse être visé. En réponse, l'Éducation nationale a annoncé à la rentrée 2017 le "renforcement de la prévention et des sanctions" avec, en point d'orgue, le 9 novembre, la troisième édition de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.


Et si, pour une fois, on regardait le problème sous un autre angle ? Si, au lieu de convoquer les harceleurs pour les punir, on cherchait à mieux armer les harcelés pour leur donner les moyens de se défendre eux-mêmes ? Cette démarche n'est jamais le premier réflexe des adultes qui, n'écoutant que leur bon cœur, volent au secours de l'enfant harcelé – ce qu'on ne saurait leur reprocher. Cependant, en intervenant tel Zorro pour sermonner le harceleur, le responsable d'établissement ou l'enseignant renforce bien souvent, sans le vouloir, l'image de victime de l'élève harcelé. La conviction s'installe, chez lui et chez les autres élèves, qu'il est incapable de s'en sortir tout seul. Une croyance qui alimente souvent un cercle vicieux engendrant de nouvelles situations de harcèlement.
Une stratégie qui permet de résoudre 85 % des cas de harcèlement vus en consultation


L'enfant ou l'adolescent harcelé a moins besoin, en réalité, de la protection des adultes que d'apprendre à se faire respecter. Ces compétences, il peut les acquérir s'il bénéficie, au bon moment, du soutien adéquat. C'est ce que propose la thérapie « brève et stratégique », développée en France par nos équipes depuis une dizaine d'années. Cette façon inédite d'aborder les situations de souffrance scolaire fait désormais l'objet d'un diplôme universitaire, Traiter les souffrances en milieu scolaire et péri-scolaire, à l'université de Bourgogne. Nous nous appuyons sur les travaux du Mental Research Institute (MRI), à Palo Alto (Etats-Unis), héritier de "psychologue américain Gregory Bateson.


Chaque année, les thérapeutes de notre réseau Chagrin scolaire reçoivent quelque 500 enfants et adolescents. Avec chacun, nous élaborons un plan d'action adapté à la situation, une sorte de scénario que l'enfant met ensuite en œuvre dans la cour de récréation au moment où le harcèlement se produit. Dans notre échantillon des enfants venus en consultation, cette stratégie permet de résoudre le problème dans 85 % des cas environ. Ces résultats sont discutés par Emmanuelle Piquet, à l'origine du réseau, dans le livre qu'elle vient de publier, Le harcèlement scolaire en 100 questions (Éditions Tallandier).


Des parents ou d'autres intervenants sur la question du harcèlement ont pu juger notre approche culpabilisante pour les enfants harcelés, au motif que leur proposer de l'aide reviendrait à rejeter la faute sur eux. À les considérer, en somme, comme incompétents et responsables de la situation. Il ne faut pas se tromper de camp, s'offusquent certains parents : nos enfants ne sont pas coupables de ce qui leur arrive, ce sont les victimes ! L'école de Palo Alto, en fait, nous pousse à sortir du registre moral, celui qui désigne des méchants et des gentils. Elle nous amène à réfléchir à la manière dont l'interaction fonctionne, ou plutôt dysfonctionne, entre les personnes.

L'un des penseurs et thérapeutes de l'école de Palo Alto, Paul Watzlawick, le formulait ainsi : "On ne soigne pas les personnes mais les relations."
Car au fond, qu'est-ce qui est le plus accusateur : laisser entendre à un enfant harcelé, donc déjà terriblement blessé, qu'il est incapable de faire quoi que ce soit pour s'en sortir ? C'est en effet le message implicite qu'on lui envoie en cherchant à résoudre le problème à sa place. Ou bien est-ce de lui dire, comme nous le faisons, qu'il est vulnérable pour l'instant mais que nous croyons qu'il possède les ressources pour faire cesser le harcèlement ?

Harcèlement scolaire des bons élèves: «On m'a volé mes affaires, on m'a traitée de tous les noms» 20 mn

• Loin d'être valorisés par leurs camarades, les bons élèves sont souvent mis à l'écart.


• Outre les insultes, ils sont souvent la cible de violences physiques et d'humiliations en tous genres.
• Ils reçoivent peu de soutien des adultes et gardent des séquelles de ces expériences douloureuses.


A l'heure où la société valorise tant la réussite scolaire, dans les cours de récréation c'est loin d'être le cas. Des élèves sont régulièrement agressés ou mis à l'écart en raison de leurs bonnes notes. Un phénomène dont témoignent nos internautes qui ont répondu très nombreux à notre appel à témoins, preuve de l'ampleur du fléau.
Parmi eux, Pauline : « Bonne élève, très curieuse, j'adorais discuter avec mes professeurs à la fin des cours. J'allais passer mes récréations au CDI à lire, j'étais studieuse et surtout j'aimais apprendre ; une hérésie dans mon collège où les profs étaient les "ennemis". Mes camarades m'insultaient continuellement, me disaient que j'avais des bonnes notes uniquement parce que je "suçais les profs" », confie-t-elle à 20 Minutes.


Anne a vécu le même enfer : « J'ai reçu toutes sortes d'insultes à cause de mes bonnes notes ("fayote", "intello", "fille à papa", "surdouée"...) », énumère-t-elle. Tout comme Marie-Elisabeth : « Tout le monde se moquait de moi et je n'avais pas d'amis dans la classe ».


« Je me suis retrouvée nue au milieu de la salle de gym »


Pour Claire, chaque remise d'un devoir corrigé était une épreuve : « Car tous mes camarades n'attendaient qu'une chose : connaître la note que j'avais reçue. Lorsque le professeur me rendait ma copie, s'ensuivait des insultes ("oh la salope", "quelle connasse").

J'étais isolée dans ma classe, mise à l'écart parce que considérée comme l'intello de service, la chouchoute des professeurs », déplore-t-elle.


Et les agresseurs font souvent preuve d'imagination dans les humiliations qu'ils font subir à leurs victimes, comme en témoigne Aurélie, qui a tout enduré : « poils à gratter, jet de boue, insultes, intimidations, rumeurs de maladies graves (une personne est parvenue à faire croire que j'avais un cancer...) En 3e, on écrivait même des menaces de mort sur ma table en classe », décrit-elle.
« On m'a volé mes affaires, on m'a traitée de tous les noms, on m'a tripotée dans la cour de récré », raconte aussi Berthe, collégienne précoce. Et le harcèlement scolaire se transforme parfois en violences physiques : « Un jour, un garçon m'a frappée au ventre », se remémore avec effroi Juliette. « Mo, i je me suis retrouvée nue au milieu de la salle de gym, lors d'un cours de sport », évoque Axelle. Des humiliations vécues très douloureusement à l'époque. Perrine décrit son « impression de ne pas faire partie de la bande, car trop de bonnes notes et trop calme en cours ». Laurent évoque un « sentiment d'exclusion » et Aurélie une « perte d'estime de soi, une timidité maladive, un repli sur soi et surtout l'apparition de tocs ».


« J'ai reçu peu de soutien de la part des professeurs »


Pour ne pas être confrontées à leurs agresseurs, certaines victimes de ce harcèlement ont adopté des stratégies d'évitement, comme Laly, qui a déserté la cour de son école primaire : « Le peu de fois où je m'y trouvais, j'étais harcelée (chewing-gum dans les cheveux, insultes sur mon physique, déshabillement devant tout le monde) », se souvient-elle. Quant à Lucie, elle a tenté de s'éloigner de l'image de bonne élève qui lui collait à la peau : « J'en suis arrivée à répondre faux quand le prof m'interrogeait pour éviter les moqueries », indique-t-elle.


Si toutes les victimes de ce harcèlement scolaire ont éprouvé un fort sentiment de solitude, il a été ravivé par lepeu d'aide qu'elles ont reçu à l'époque, à l'instar de Laurent : « J'ai reçu peu de soutien de la part des professeurs (ils avaient d'autres chats à fouetter) et de l'administration ». « Seule ma professeure de mathématiques a eu une réaction appropriée face à ces comportements, punissant les élèves responsables lorsqu'elle en était témoin. Le reste de l'équipe éducative a, semble-t-il, feint de n'avoir pas conscience des traitements dont je faisais l'objet », témoigne aussi Claire. Mais il faut souligner aussi que beaucoup d'élèves harcelés n'osent pas se confier : « Je n'en ai jamais parlé à mes parents parce que j'avais honte », avoue ainsi Berte. Désespérée, Marie-Elisabeth confie même avoir cherché à se suicider.


« Il faut beaucoup de courage pour être bon élève aujourd'hui »


Déstabilisés dans leur scolarité, ces bons élèves confient conserver encore des séquelles de ce qu'ils ont vécu à l'époque. « Il m'a fallu des années pour reprendre confiance en moi », indique Berte. « C'est une période de la vie dont les souvenirs sont néfastes », soupire aussi Laly. « Encore aujourd'hui, à 22 ans, je n'ai absolument pas confiance en moi, je me déteste au plus haut point, je ne supporte pas mon reflet dans le miroir, car je ne cesse d'entendre les insultes qui ont rythmé mon quotidien durant tout ce temps », confie aussi Sara. Un sentiment partagé aussi par Laurent : « J'ai conservé beaucoup de colère face à tout ça. Et aussi de la méfiance et de la peur envers l'être humain ».


Quant à Claire, si elle a été harcelée au collège, au lycée elle en a encore subi les conséquences « J'ai pu constater que lorsque je recevais une meilleure note que mes camarades les plus proches, j'éprouvais toujours une sorte de honte, comme si j'avais à m'excuser d'avoir mieux réussi qu'eux ». Avec le recul, Anne analyse clairement les choses : « Il faut beaucoup de courage pour être bon élève aujourd'hui et préférer sa construction personnelle plutôt que l'inclusion dans un groupe. Il faut accepter d'être seul ou alors plus proche des professeurs que des élèves. Et retirer du plaisir de ses résultats et non de sa place dans le microcosme de l'école ».

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