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Crédité de 1 % d'intentions de vote dans les sondages, le candidat Jean Lassalle laboure le terrain électoral, à commencer par la ruralité, sa grande priorité. Le député centriste, élu depuis 15 ans, détone dans cette campagne, avec sa carrure imposante et son franc-parler emprunt d'un fort accent du Béarn. Mardi 11 avril 2017, il était dans Gard auprès de la France des « oubliés ».

Dans cette dernière ligne droite, il dédie son énergie à la France des « oubliés », comme il l'appelle.

Jean Lassalle était ce mardi dans le petit village de Vénéjan, 1 200 habitants, dans le sud de la France, pour visiter un domaine viti-vinicole en difficulté financière.

D'un pas tranquille, toujours à l'écoute, le candidat arpente les vignes. Et affiche sa science de la viticulture : « C’est un merveilleux cépage ! Tu vois ? C’est du grenache. »

« Oui, tout à fait ! Mais ce qui est dommage, c’est que cette année, on subit un petit peu la crise. On arrive difficilement à vendre », lui répond son interlocuteur.

« C'est un gars qui a travaillé de ses mains, qui a les mains calleuses »

Lui qui avait parcouru le pays à pied en 2013, il sait y faire pour prendre le pouls de cette France dont il se veut le défenseur.

« Nous avons des bouteilles qui sont de 1999 », explique Gilbert Louche, le gestionnaire de ce domaine. « Là aussi ça n’a pas l’air mal ça. Là vous avez sorti des grands vins quand même », fanfaronne Jean Lassalle.

Gilles Louche est séduit par ce tempérament. « C'est un gars qui a travaillé de ses mains, qui a les mains calleuses, n’est-ce pas ! »

Et du champ a la ville, Jean Lassale, qui sent « une montée de sève » et de « désir » à l'égard de sa candidature, ouvre sa campagne aux citadins en se rendant ce mercredi 12 avril à Marseille.

RFI

Au moins 1032 personnes ont été exécutées sur 3117 personnes condamnées dans 23 pays en 2016, soit 37% de moins qu’en 2015 où 1634 condamnés à mort ont effectivement subi la sentence. Et la Chine est le pays où l’on exécute le plus de condamnés. Ces informations sont contenues dans le rapport 2016 sur l’utilisation judiciaire de la peine de mort d’Amnesty International publié hier. En ce qui concerne l’Afrique Subsaharienne, malgré la réduction significative du nombre d’exécutions d’environs 48%, au total 22 ont été exécutées en 2016 contre 43 en 2015. Toutefois, selon Amnesty International des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d’une grâce dans 28 pays et, au moins 60 condamnés ont été innocentés dans neuf pays en 2016.

C’est au minimum le nombre de personnes condamnées à mort qui été exécutées dans 23 pays en 2016, soit 37% de moins qu’en 2015 où 1634 prisonniers ont subi la sentence. En excluant la Chine qui a exécuté plus de personnes dans le monde. Amnesty International qui a rendu public hier, mardi 11 mars, son rapport sur l’utilisation judiciaire de la peine de mort pour la période allant de janvier à décembre 2016.

Lors d’une conférence de presse organisée à cet effet dans les locaux du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty international, le directeur  régional Alioune Tine, son adjointe Samira Daoud et le chargé de la campagne en Afrique de l’Ouest sont revenu en long et en large sur ce rapport. En outre Amnesty International a enregistré 3117 condamnations à des peines de mort dans 55 pays en 2016, un chiffre en hausse par rapport à 2015. Selon les informations dont dispose Amnesty, des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d’une grâce dans 28 pays et au moins 60 condamnés ont été innocentés dans neuf pays en 2016.

A en croire Alioune Tine, ces chiffres sont des minimas puisqu’en Chine, le pays qui caracole en tête de par son nombre très élevé d’exécutions par rapport au reste du monde, les informations sur la peine de mort demeurent secrètent. Ici, les autorités ont élaborés un système  pour garder secret l’ampleur des exécutions dans le pays, alors qu’elles ne cessent d’affirmer avoir accompli des progrès quant à la transparence en matière judiciaire.

Dans ses recherches Amnesty a retrouvé dans bon nombres d’articles publiés dans les médias des informations faisant état de 931 exécutions de condamnés entre 2014 et 2016, ce qui ne représente qu’une fraction du nombre total d’exécutions en Chine, mais 85 d’entre elles seulement figurent dans la base  de données. Et quid des pays comme l’Arabie Saoudite, et l’Iran où peu d’informations son fournies sur la question également ?

 De même, pour 2016, il n’existe que très peu d’informations, voire aucune, sur certains pays, en particulier la Corée du Nord, le Laos, la Syrie et le Yémen du fait de pratiques restrictives ou d’une situation de conflit, ou les deux raisons. Par ailleurs, pour la première fois depuis 2006, les Etats-Unis ne font pas partie des cinq (5) pays ayant exécuté le plus grand nombre de condamnés. Le nombre d’exécutions, 20 recensées en 2016, est le plus faible depuis 1991. Et, ce chiffre est à moitié moins élevé que celui de 1996, et presque cinq (5) fois plus faible que celui de 1999. Le nombre d’exécutions baisse chaque année depuis 2009, à l’exception de 2012 où il est resté identique. Comme les années précédentes, les informations proviennent des différentes sources telles que les données officielles, les renseignements fournis par des condamnés à mort et leurs familles ou représentants, les rapports des autres organisations de la société civile et autres informations parues dans les médias.

AFRIQUE SUBSAHARIENNE : 22 exécutions enregistrées en 2016 contre 43 en 2015

En l’Afrique Subsaharienne, en tout 22 exécutions, dont 14 en Somalie, ont été enregistrées en 2016 contre 43 en 2015. Donc l’année 2016 a été marquée par une évolution contrastée en matière de recours à la peine de mort. La bonne  nouvelle, pour Amnesty, c’est la réduction significative du nombre d’exécutions menées dans cette partie du monde à environs 48%.

Par contre le nombre de condamnations à mort prononcées a nettement augmenté, passant de 443 en 2015 à, au moins, 1086 en 2016.

Cette hausse s’explique en grande partie par une forte augmentation au Nigéria où les tribunaux ont prononcé 527 condamnations à mort, le nombre le plus élève en Afrique. Donc le Nigéria est la tache noire avec un accroissement considérable de 145% du nombre de condamnations à mort prononcées dans la région. Cette augmentation est grande partie attribuable à la hausse importante observée au Nigeria ou les tribunaux ont prononcé 527 condamnations a mort le nombre le plus élève en Afrique.

A l’heure actuelle, 19 pays de la région ont aboli la peine pour tous les crimes. Cependant malgré des avancées notoires enregistrées dans la région l’année dernière, la reprise des exécutions par le Nigeria et le Botswana, deux pays qui n’ont pas connu d’exécution depuis 2013, constitue un mauvais signal. Le  Botswana a exécuté une personne en 2016. Et, en décembre, dans l’Etat d’Edo au Nigeria, 3 personnes ont été exécutées, une première depuis 2013.

Pour ce qui est de l’Afrique de l’Ouest, le Bénin qui a aboli la peine de mort et la Guinée pour les crimes de droit commun ne font que confirmer la tendance positive notée en 2015 où deux pays du continent, Madagascar et la République du Congo avait également aboli la peine de mort. Du coup on a une abolition régulière et prometteuse, sur ce l’Amnesty avait commencé à faire une campagne au niveau mondial et a défendre l’abolition de le peine de mort aucun pays d’Afrique subsaharienne n’avait aboli la peine de mort.

SudOnline

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Les invectives et autres attaques que servent les proches du chef de l’Etat  au Mouvement Y’en a marre, après leur rassemblement du vendredi 7 avril dernier, ne sont que la preuve du désarroi et de la psychose qui habitent le camp présidentiel, suite à la «pédagogie de la cohabitation politique», que tente de construire l’opposition Mankoo Wattu Senegaal. C’est du moins la conviction du journaliste analyste politique, Momar Seyni Ndiaye, qui reste convaincu que cette stratégie des membres de l’Alliance pour la République (Apr), semble rapprocher «la société civile en dormance et une opposition émiettée». Il a, par ailleurs, invité les responsables de l’Apr à décortiquer ce message des Sénégalais.

Beaucoup de responsables de l’Apr se sont attaqués au mouvement Y’en a marre, après son rassemblement à la Place de la Nation. Comment analysez-vous une telle attitude des proches du président Macky Sall ?

Les attaques menées par des responsables de l’Apr à l’encontre des membres de Y’en a marre relèvent tout simplement de la réaction épidermique, signe d’une frilosité certaine. Ce mauvais réflexe est d’autant plus incompréhensible que l’interdiction de cette manifestation pacifique et protestataire aurait eu des conséquences fâcheuses sur l’image externe de notre démocratie marquée par une succession de dysfonctionnements, synonymes de restrictions de libertés et limites dans la séparation des pouvoirs, notamment entre l’exécutif et le judiciaire. Il est à ce niveau symbolique que des juges et l’Union des Magistrats du Sénégal aient manifesté leur ressentiment à l’égard de ce qu’ils considèrent comme une immixtion du pouvoir politique dans les affaires de la justice.  La libre conscience des juges, fondement d’une justice universelle et impersonnelle, est incompatible avec la prévalence des  consignes politiques. Fort heureusement, la manifestation a eu lieu sans bavures, sans débordement.

Et l’intervention, semble-t-il, du Président Sall pour retenir ses partisans tentés par une désastreuse contre-manifestation est salutaire. Faut-il rappeler que nous sommes dans un régime de déclaration préalable pour toute manifestation politique. Il y a certes des conditions limitatives, en cas de risques de troubles ou de danger. Cependant, aucune autorité administrative ne devrait se réfugier derrières les conditions limitatives, pour instaurer un régime d’interdiction. La tenue de cette manifestation redore le blason de notre démocratie. Elle fournit la preuve que les cassandres et autres va-t-en guerre, qui ont souvent le verbe acide et haut, la bave aux lèvres, sont dangereux pour notre démocratie. Il est heureux que le Président Sall ne les ait pas suivis dans cette escalade.

Quelles peuvent être les conséquences de la ligne de défense, notamment celle des invectives choisie par le camp au pouvoir, pour discréditer la bande à la bande à Y’en a marre?

Il est difficile de comprendre les foucades de certains membres de l’Apr, dont certains du reste étaient des acharnés pourfendeurs du Président Sall, lors de sa traversée du désert. On a souvent l’impression que ces faucons cherchent à attiser les tensions pour mieux cacher leurs forfaits d’hier. Sinon comment comprendre cette volée insensée de bois vert, alors que la majorité, forte de ses 300 composantes, a remporté toutes les élections depuis 2012 ? En quoi une manifestation, même géante de la société civile, pourrait-elle à ce point les ébranler pour susciter une telle débauche d’invectives ? Le mouvement Y’en a marre avait été sérieusement affecté par les accusations de corruption suite à l’affaire Lamine Diack. Il s’était même entiché dans une posture de mutisme permanent, son image passablement en berne, malgré son label international valorisant, qui en fait à tort ou à raison, une icône de la lutte pour les droits humains, menée par des jeunes de la génération consciente.

L’adversité irraisonnée suscitée par l’annonce et la tenue de leur rassemblement leur a redonné de l’entrain. Elle a eu pour autre effet de rapprocher la société civile en dormance et une opposition émiettée. C’est la preuve que ces éléments de l’Apr sont dans le désarroi et restent l’habités par la psychose d’une pédagogie de la cohabitation politique que les opposants, en quête de leader fédérateur, veulent construire, avec toutes les difficultés qu’on peut imaginer.

Face aux inquiétudes formulées par les manifestants à la Place de la Nation, quelle devrait être la stratégie à adopter pour les partisans du chef de l’Etat ? 

Plus ces responsables de l’Apr s’en prennent à Y’en a marre, plus ils accréditent l’idée que le bilan présenté par le Président Sall et Bennoo Bokk Yaakaar ne peut suffire à alimenter leurs thèmes de campagne en vue des législatives. Ils pourraient ainsi en arriver à rater de jeter un regard critique sur le mode de gouvernance démocratique, sociale et économique en cours depuis ces cinq dernières années. Se focaliser violemment sur Y’en a marre est certes plus commode que de tirer le bilan des ruptures promises aux Sénégalais et de se pencher sur les querelles byzantines qui minent l’Apr.

En 2012, le Sénégal a pris un tournant démocratique irréversible. Le tournant économique prend forme, mais le contexte politique et démocratique est en retrait par rapport aux espoirs d’émergence. Des mesures restrictives des libertés démocratiques, alors qu’on les attendait plus incitatives de notre écosystème politique, risquent d’obérer cette envolée vers l’émergence. Il est impérieux que les responsables de l’Apr comprennent enfin ce profond ressentiment des Sénégalais contre ces dysfonctionnements démocratiques récurrents. L’adversité en politique fait partie du décor démocratique. Mais, l’acharnement politique est corrosif et facteur d’instabilité sociale et d’enlisement économique. En contrariant l’expression libre et démocratique, on crée «l’art» ruineux de la violence politique et sociale.

RFI

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La Juventus Turin a battu le FC Barcelone 3-0 en quart de finale aller de la coupe d’Europe de clubs de football (Ligue des champions UEFA), ce 11 avril 2017 en Italie. Le club espagnol devra une nouvelle fois inverser une tendance largement défavorable, en Ligue des champions.

Le FC Barcelone est décidément abonné aux missions impossibles, cette année, en Ligue des champions... Après avoir dû battre le Paris Saint-Germain 6-1 en huitième de finale retour, le Barça est condmané à rattraper trois buts de retard en quarts de finale retour.

Le club espagnol s’est en effet incliné 3-0 sur le terrain de la Juventus Turin, ce 11 avril 2017. Les Barcelonais ont notamment été victimes de l'efficacité de Paulo Dybala. L’attaquant argentin a ouvert le score d’une frappe enroulée (7e), avant de doubler la mise avec un tir sans contrôle (22e).

Le défenseur italien Giorgio Chiellini a creusé l’écart peu après la pause, en reprenant de la tête un ballon délivré sur corner (55e).

Un Lionel Messi impuissant

Les assauts du Barça ont en revanche été vains. Gianluigi Buffon, le gardien de but turinois, s’est ainsi imposé face au milieu de terrain Andrés Iniesta (21e). Puis l’attaquant-vedette du FC Barcelone, Lionel Messi, s’est vu refuser un but pour hors-jeu (30e).

Les autres attaquants catalans, Luis Suarez (68e) et Neymar (69e), n’ont pas  davantage fait trembler les filets. Messi et ses partenaires devront donc réussir une autre « remontada ». Comme lorsqu’ils avaient été battus 4-0 par le PSG avant de réaliser un exploit inédit en coupe d’Europe…

RFI

mercredi, 12 avril 2017 09:48

France: SOS Racisme dit non à la haine, non à Le Pen

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L'association SOS Racisme a lancé, mardi 11 avril 2017, une campagne de lutte contre le Front national (FN), intitulée « On est pareil ». La campagne devrait mobiliser les électeurs contre Marine Le Pen, que les sondages annoncent en tête du premier tour de la présidentielle, ce qui constituerait un 21 avril 2002, « en pire ». L'association constate que la mobilisation contre le FN n'est pas au rendez-vous, « comme s'il y avait une forme d'atonie ». Durant les douze jours avant le premier tour, l'association martèlera un message « positif et pas anxiogène » sur une France « unie et heureuse de sa diversité », à travers des tracts et des affiches clamant « Non à la haine, non à Le Pen », ou sur les réseaux sociaux autour du hashtag #Onestpareil.

L'affiche de la campagne de SOS Racisme, lancée mardi 11 avril, met en scène deux jeunes garçons qui n'ont pas la même couleur de peau mais le même sourire complice, les mêmes lunettes, les mêmes yeux rieurs et la même marinière. Ils se tiennent par l'épaule. Un slogan écrit au pinceau, en rouge, barre l'affiche « mon pote et moi, #On est pareil ». L'idée est, bien sûr, de montrer avec enthousiasme ce qui rassemble malgré les différences.

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, l'intention est claire: c'est une campagne contre le Front national, sous-titrée « Non à la haine, non à le Pen ».

« Cette campagne vise à mobiliser les jeunes, dont on sait qu’ils sont davantage abstentionnistes, en règle générale, que le reste de la population, explique Dominique Sopo. Alors même que dans la jeunesse française, on voit bien qu’il y a un métissage extrêmement important : on voit bien, qu’en général, les amis que l’on peut avoir sont d’origines différentes, de religions différentes.

Une société qui soit un « modèle de la rencontre »

Et donc, c’est ce modèle de société-là, qui est un modèle de la rencontre, qui est un modèle de l’enrichissement par le fait de se côtoyer les uns par rapport aux autres, qui est un modèle des possibilités et non pas des enfermements identitaires, eh bien, c’est ce modèle-là qu’il faut défendre en se mobilisant pour l’élection présidentielle et en disant au Front national : « nous, la jeunesse, on ne se laissera pas faire ».

SOS Racisme appelle au rassemblement et à la mobilisation samedi 15 avril 2017 dans toutes les grandes villes de France.

RFI

mercredi, 12 avril 2017 09:31

Mali: un nouveau gouvernement et quelques surprises

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Après la nomination du nouveau Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, la liste des membres du nouveau gouvernement malien a été rendue publique mardi 11 avril. Très peu de changement au niveau des principaux portefeuilles, le ministère des Affaires étrangères, de la Justice et de la Sécurité publique. La Coordination des mouvements de l'Azawad ne fait pas partie du nouveau gouvernement.

Une décision n'a pas surpris : l'éviction de la ministre de la Santé. Les hôpitaux publics sont paralysés depuis un mois, on s'attendait à une telle mesure.

Le nouveau gouvernement malien d'Abdoulaye Idrissa Maïga voit une dizaine d'entrées. Et dans cette équipe pléthorique de 36 membres, on compte huit femmes.

La véritable surprise se situe au niveau de l’Administration territoriale. Mohamed Ag Erlaf, qui a eu la lourde tâche d'installer les autorités intérimaires au Mali, et l'a fait non sans peine à Kidal, Ménaka et Gao, a été débarqué de ce ministère pourtant clef au sein du gouvernement malien. La situation toujours bloquée au niveau de Tombouctou et Taoudéni et la lenteur du processus pourrait bien avoir joué dans son éviction en forme de désaveu. A sa place, on note le retour remarqué de Hubert Tiéman Coulibaly. Ancien ministre de la Défense, il avait dû quitter ce poste il y a quelques mois après une défaite de l'armée sur le terrain. Proche du président malien, réputé rigoureux, il est l'homme qui organisera la prochaine élection présidentielle.

Le ministère de la Communication et celui de la Défense changent de titulaires.

L'ancien titulaire de de l’Administration territoriale devient ministre de l’Education.

L'avocat et ancien bâtonnier Kassoum Tapo hérite du ministère des Droits de l’homme et de la Réforme de l'Etat.

Dans la nouvelle équipe, des portefeuilles régaliens comme les Affaires étrangères et la Sécurité ne changent pas de titulaires.

Parmi les départs, deux grandes figures du parti au pouvoir, le RPM : Ousmane Koné et Mahamane Baby, qui étaient respectivement en charge de l'Environnement et de l'Emploi.

Enfin, le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, considéré comme l'un des plus performants du gouvernement, selon les dernières évaluations officielles, a désormais une autre casquette, celle de porte-parole du gouvernement. La CMA absente

La Coordination des mouvements de l’Azawad, elle, ne figure pas dans ce nouveau casting. Elle explique avoir été approchée par le nouveau Premier ministre, mais que les propositions « n’étaient pas de bonne foi », selon Ilad Ag Mohamed, porte-parole des ex-rebelles. Ils revendiquaient notamment le ministère de l'Elévage, qu'ils n'ont donc pas obtenu.

Nous avons espoir qu'il puisse faire beaucoup mieux que le gouvernement précédent. Maintenant, quant à nous, nous pensons que la ligne directrice pour un gouvernement aujourd'hui, c'est un gouvernement qui saura se concentrer sur la mise en œuvre du processus d'Alger, parce que pour nous c'est la mise en œuvre de cet accord qui est primordiale.

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L'ONU tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. La famine menace des millions de personnes dans la Corne de l'Afrique mais aussi au Nigéria. La sécheresse et les conflits armés en sont les principales causes. Vendus en esclaves pour quelques centaines de dollars. C'est ce qu'ont vécu des migrants subsahariens en Libye. "Bienvenue au Gondwana !", le film de l'humoriste Mamane sort en salle, une comédie politique grinçante.

RFI Par Mounia KACEM , Agnès LE COSSEC , Nicolas GERMAIN

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Le drapeau vert, jaune, rouge flotte sur les Champs-Elysées à Paris, ce mardi 11 avril, pour la visite officielle d'Alpha Condé en France, la première d'un chef d'Etat guinéen depuis 35 ans. Alpha Condé est l'invité d'honneur de François Hollande pendant 48h.

Le président français, qui termine son mandat dans quelques semaines, a souligné la portée symbolique de cette rencontre. Car les relations entre Paris et Conakry, qui a proclamé son indépendance dès 1958, ont longtemps été « tumultueuses », a-t-il rappelé.

« La France n’intervient pas pour gérer ses propres intérêts, assure François Hollande. Elle a à faire valoir la qualité de ses entreprises. La France n’intervient pas pour faire infléchir ou faire changer des règles politiques ou des régimes électoraux. La France, elle est en soutien de l’Afrique parce qu’elle pense que ce continent a un grand potentiel, mais aussi des difficultés qu’il faut régler et que ce qui se passe en Afrique a des conséquences en Europe, ne serait-ce que l’immigration, le terrorisme, l’instabilité. Donc notre intérêt commun - la France, l’Europe, l’Afrique - c’est d’agir pour le développement, pour la paix et pour la sécurité. Et c’est pourquoi il était si important que le président de l’Union africaine vienne ici. C’est la dernière visite d’Etat que j’organise et j’ai souhaité que ce soit à la fois pour Alpha Condé, pour la Guinée et pour l’Union africaine. »

« La Guinée doit trouver sa propre voie »

De son côté, Alpha Condé a souligné l'évolution des relations entre les deux pays. « La Guinée comme l'Union africaine, doit trouver sa propre voie », a déclaré le président guinéen :

« L’Union africaine ne s’autofinançait pas, c’était souvent l’Europe. Or, nous avons décidé à partir de Kigali de consacrer 0,2 % de nos importations au financement pour être autonomes. Mais surtout que les problèmes africains soient désormais résolus par les Africains et je pense que c’est le point de vue du président Hollande. J’espère que ça continuera à être le point de vue des dirigeants français, parce qu’aujourd’hui nous sommes déterminés. Nous voulons coopérer avec les autres pays, mais en tant que pays majeur. C’est-à-dire coopération d’Etat à Etat et avec intérêts réciproques, opération gagnant-gagnant. Pour cela donc, il faut qu’on accepte que l’Afrique définisse sa voie pour le développement et sa voie démocratique. Bien sûr, il y a des principes universels de la démocratie, mais il faut qu’on cesse de prendre l’Afrique comme un seul Etat, il y a beaucoup d’Etats avec des différences, donc il y a moins de dogmatisme. Et qu’on nous laisse définir nos voies parce que s’il n’y a pas de stabilité de continuité nous ne pourrons pas nous développer. »

Alpha Condé sera de retour à l'Elysée ce mardi soir pour un dîner d'Etat.

RFI

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La Syrie est au centre de la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères du G7 qui se tient à Lucques, en Toscane, depuis lundi 10 avril 2017. Les pays les plus industrialisés, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie - qui préside cette année le G7 -, cherchent à afficher leur unité pour une relance du processus politique en Syrie, et à faire pression sur Moscou, alors que le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson s’envole pour la Russie ce mardi 11 avril, en fin de journée. 

A l’issue de la réunion de ce mardi, élargie à plusieurs pays arabes (Qatar, Jordanie, Emirats arabes unis, Arabie saoudite) et à la Turquie, le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a déclaré qu’il n’y avait « pas de consensus » au G7 sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens ou éventuellement russes. De son côté, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a assuré que les ministres des Affaires étrangères du G7 sont tous d'accord pour reconnaître qu’« il n’y a pas d’avenir de la Syrie possible avec Bachar el-Assad » au pouvoir.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a déclaré ce mardi 11 avril 2017, à Lucques, espérer le départ du président syrien Bachar el-Assad afin de permettre une solution politique à la guerre qui ravage son pays. « Notre espoir est que Bachar al-Assad ne fasse pas partie de cet avenir », a-t-il indiqué, cité dans un communiqué, après avoir insisté sur la nécessité pour le peuple syrien de déterminer son avenir politique.

RFI

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Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, semble beaucoup plus proche d’une liste commune avec la plateforme de l’opposition Mankoo Wattu Senegaaal que d’une supposée liste Taxawu Sénégal. Pour cause, après la visite que lui a faite à Rebeuss hier, lundi 10 avril, et les probables manœuvres orchestrées entre les parties en présence, le patron de Rewmi Idrissa Seck a annoncé la tenue d’une réunion avec les autres leaders de l’opposition pour avancer dans la construction d’une liste commune de l’opposition aux prochaines législatives.                                

De sa cellule à Rebeuss, le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, n’est pas de tout repos dans sa décision d’affronter la liste de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar aux législatives du 30 juillet prochain. Toutefois, contrairement à ce qui avait été soutenu, notamment l’idée d’y aller sous la bannière d’une liste Taxawu Sénégal, une coalition avec la plateforme de l’opposition semble être beaucoup plus plausible. Les ballets de leaders de l’opposition, notamment celui du président du Grand parti (Gp), Malick Gakou et celui d’Idrissa Seck, leader de Rewmi, à la prison de Rebeuss, en disent long. En effet, après s’être entretenu avec le maire de la ville de Dakar, en prison dans le cadre de la “Caisse d’avance“ de sa mairie, Idrissa Seck a annoncé «qu’au niveau de l’opposition, au sens large, nous travaillons ardemment à offrir une alternative au peuple sénégalais dès juillet prochain».

Mieux, concernant la liste commune de l’opposition, il dira que «nous avons d’ailleurs une réunion à 16h (ndlr : tout juste après sa visite)  pour avancer dans la construction de cette liste, parce que nous savons que c’est une demande du peuple sénégalais». Le patron de Rewmi demeure en fait persuadé qu’une cohabitation reste possible. Ce qui entrainerait, à son avis, un gouvernement et un Premier ministre sous le contrôle de l’opposition. Poursuivant, il a estimé que «cela permettra d’arrêter les dérives, de prendre un  certain nombre de mesures urgents pour arrêter la dégradation de notre pays».

Pour autant, Idrissa Seck n’a pas voulu épiloguer sur la potentielle tête de liste de la coalition de l’opposition aux prochaines joutes électorales. Il trouve d’ailleurs que non seulement la question n’a pas encore été abordée, mais surtout «c’est une question vraiment secondaire». Pour lui, le plus important est de parvenir à créer une vaste coalition de l’opposition pour aller vers les élections. «Parce que, si c’est le cas, quelle que soit la tête de liste, je pense que le peuple sénégalais choisira cette alternative».

Revenant sur l’emprisonnement du maire de Dakar, Idrissa Seck persiste et signe en affirmant qu’il y a une volonté manifeste du camp au pouvoir «d’assombrir l’avenir politique» de Khalifa Sall. Tout en rappelant qu’il a été le premier à être victime d’un «complot politique», “Idy“ exprimera tout son étonnement que «le président Macky Sall et son clan n’aient pas compris que le Sénégal a changé, que l’Afrique a changé». Il a indiqué dans la foulée que les populations n’acceptent plus qu’un dirigeant manipule la justice, utilise la corruption, l’achat de conscience, l’embrigadement de certains organes de presse pour s’attaquer à des adversaires politiques. «Ce sont des méthodes dépassées, révolues», a-t-il déploré.

IDY SNOBE TALLA SYLLA

Quid des propos tenus par le maire de Thiès, Talla Sylla, défiant son prédécesseur à la tête de la municipalité, pour les prochaines législatives ? Le président de Rewmi n’a pas voulu se prononcer là-dessus. Il a simplement fait savoir qu’il n’a «aucun commentaire» à faire par rapport à cette question. Pour rappel, le patron du Jëf Jël avait déclaré que pour les législatives du 30 juillet prochain, «les Thiessois devront choisir entre ceux qui dorment dans les hôtels et ceux qui sont sur le terrain».                              

Sudonline                                    

                                   

                                     

                                     

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