Dans le classement annuel « Where to Invest in Africa » réalisé par la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, dont les résultats ont été publiés le 15 septembre, les places des deux premières nations ont été inversées, tandis que le Maroc reste numéro trois pour la troisième année consécutive.

« Le continent africain court au désastre s’il n’accompagne pas la diversification de son économie. » C’est le constat que dresse la banque d’affaires sud-africaine Rand Merchant Bank, qui a dévoilé, le 15 septembre, le top 10 de son classement « Where to Invest in Africa » (où investir en Afrique).

Un palmarès que la banque dresse chaque année depuis sept ans, à partir du PIB réel à parité de pouvoir d’achat, des prévisions de croissance et de l’environnement des affaires*.

Top 10 des pays

où investir

5 : Ghana

1 :  Égypte

2 : Afrique du Sud

3 : Maroc

7 : Tanzanie

4 : Éthiopie

6 : Kenya

8 : Rwanda

9 : Tunisie

10 : Côte d'Ivoire

Source : Rand Merchant Bank

Jeune Afrique 

Le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye, a pris la succession de l’ancien titulaire au poste Abdoulaye Daouda Diallo, lors d’une cérémonie de passation de service qui s’est déroulée hier, lundi 19 septembre. Prenant la mesure de la tâche qui l’attend en sa qualité de premier des policiers et surtout en raison de son statut de « Monsieur Elections », une prérogative contestée par une grande partie de l’opposition, Aly Ngouille Ndiaye a promis d'inviter dans les « plus brefs délais », les acteurs impliqués dans les questions électorales à des discussions pour « l'établissement des termes de référence du dialogue politique» qu'il souhaite inscrire dans le quotidien de tous les acteurs et non plus « dans une séquence cyclique ». Non s’en s’engager à l’organisation d’une présidentielle 2019 sans anicroche.

Abdoulaye Daouda Diallo ayant fait ses valises, Aly Ngouille Ndiaye a officiellement déposé ses baluchons au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. A la tête de ce département ministériel depuis septembre 2013, Abdoulaye Daouda Diallo a passé la main à son successeur Aly Ngouille Ndiaye (audit ministère) hier, lundi 18 septembre. A cette occasion le nouveau ministre de l’Intérieur, désormais en charge des élections, a décliné ses priorités: le dialogue politique et l’organisation d’élections sans anicroche en 2019.

Pour lui, le dialogue politique doit être une démarche à laquelle tout acteur doit s’investir pour que le pouvoir et l’opposition puissent trouver des solutions pour un système électorale viable. «Je peux vous affirmer que le dialogue politique ne doit pas s’inscrire dans une séquence cyclique, à l’approche d’une élection, d’échéances électorales. Cela doit être le quotidien de tous les acteurs pour que, très rapidement,  nous fermions la  phase des suspicions et des malentendus afin d’avancer sereinement dans l’organisation des échéances électorales», a déclaré le ministre Aly Ngouille Ndiaye.

A l’en croire, dans les brefs délais, il invitera tous les acteurs  impliqués dans les questions électorales à des discussions qui «aboutiront à l’établissement des termes du dialogue à référence politique indispensable dans une démocratie, surtout celle qui a été approuvé avec plusieurs alternances démocratiques, surtout celle qui a déjà produit plusieurs alternances démocratiques aussi bien au niveau local qu’au niveau nationale».

C’est la raison pour laquelle il réaffirme son engagement pour une bonne organisation de l’élection présidentielle de 2019. «Concernant cette matière électorale, j’annonce que tout sera mis en œuvre afin que le processus devant aboutir à la prochaine élection présidentielle se déroule conformément aux textes la régissant. Monsieur le président de la République qui a engagé, et en respect de sa directive, je vais m’y atteler avec sérénité et en parfaite intelligence avec l’ensemble des partenaires», a-t-il garanti.

Aly Ngouille Ndiaye a réitéré son engagement auprès du président de la République, Macky Sall, pour lui avoir fait à nouveau confiance en le reconduisant encore une fois dans les fonctions ministérielles. «Aussi voudrais-je, après avoir rendu grâce à Allah, exprimer au chef de l’Etat mes sincères remerciements et ma profonde gratitude pour avoir bien voulu accepter la proposition du Premier ministre Boun  Dionne»,  a déclaré le nouveau ministre de l’Intérieur.

Son prédécesseur, Abdoulaye Daouda Diallo, actuel ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, qui n’a pas encore pris les rênes de ce nouveau département a informé que «la sécurité de proximité a été renforcée avec l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), dont la période d’engagement du premier contingent d’assistance à la sécurité de proximité touche à sa fin et qu’il importe, au regard des avancées notables dans ce domaine», de revoir, a-t-il dit.

Apres avoir fait le bilan des 4 ans de service à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo a renouvelé son engagement et sa gratitude au président de la République qui lui a donné un nouveau poste dans le gouvernement. Malgré de nombreux acquis, des chantiers demeurent. Ainsi quelques projets de textes méritent d’être finalisés notamment «la loi d’orientation sur la sécurité intérieur (Losi) qui dégage une vision de la sécurité intérieur, dans un  horizon temporel à court, moyen et long terme», a souligné le ministre de l’Intérieur sortant.

SudOnline

mercredi, 20 septembre 2017 07:38

Espagne: le Barça écrase Eibar, Messi puissance 4

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Auteur d'un quadruplé, Lionel Messi a écoeuré Eibar (6-1) et permis au FC Barcelone de continuer son sans-faute en tête du Championnat d'Espagne lors de la 5e journée, mardi au Camp Nou, où les Catalans ont rendu hommage à l'infortuné Ousmane Dembélé, blessé.

Intenable, Messi a marqué sur un penalty généreux (21e), un tir subtil au ras du poteau (59e), un face-à-face gagné avec le gardien (62e) et un plat du pied imparable (87e), portant son bilan en Liga à déjà neuf buts. Paulinho, très bon, a marqué de la tête (38e) et Denis Suarez d'une frappe à angle fermé (53e), avant que Sergi Enrich ne sauve l'honneur (57e).

Le Barça (1er, 15 pts) compte provisoirement sept longueurs d'avance sur le Real Madrid (5e, 8 pts), qui reçoit le Betis Séville mercredi (20h00 GMT) pour le retour de suspension de Cristiano Ronaldo.

Avant la rencontre au Camp Nou, les joueurs barcelonais ont souhaité un prompt rétablissement à Dembélé, opéré mardi de la cuisse gauche et indisponible jusqu'en 2018: ils ont pénétré sur le terrain avec un T-shirt portant l'inscription en français "Courage Ousmane".

Résultats de la 5e journée du Championnat d'Espagne de football:

mardi

Valence CF - Malaga 5 - 0

FC Barcelone - Eibar 6 - 1

mercredi

(18h00 GMT) Athletic Bilbao - Atlético Madrid

Leganés - Gérone

(19h00 GMT) Deportivo La Corogne - Alavés

(20h00 GMT) FC Séville - Las Palmas

Real Madrid - Betis Séville

jeudi

(18h00 GMT) Villarreal - Espanyol Barcelone

(19h00 GMT) Celta Vigo - Getafe

(20h00 GMT) Levante - Real Sociedad

RFI

Rohingyas, Syrie, climat et Iran : pour son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, Emmanuel Macron a marqué le coup en prenant clairement ses distances avec le président Trump, notamment sur l'accord nucléaire iranien et la question du changement climatique.

Emmanuel Macron a voulu prononcer un discours très engagé pour porter la voix des oubliés qu'il a voulu incarner en répétant : « J'ai entendu la voix d'Ousmane, de Kouamé, de Jules » qui représentent pour lui les crises que traversent selon lui le monde : terrorisme, migrations et catastrophe climatique.

Tout l'argumentaire d'Emmanuel Macron a consisté à démontrer que le sort des oubliés et des privilégiés était irrémédiablement lié. A la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron a également affirmé que l'organisation était toujours une enceinte pertinente pour résoudre les problèmes du monde. Il a d'ailleurs invité les dirigeants internationaux à se souvenir des valeurs fondatrices de l'ONU et à les porter à nouveau face à des défis mondiaux.

Emmanuel Macron a réalisé un véritable plaidoyer pour l'action collective et prévenu : « Sinon, c'est la loi du plus fort qui l'emporte ». Avec ce discours, le président français a essayé de prendre le leadership des pays qui veulent défendre le bien commun ensemble.

Son discours a duré une demi-heure, le double du temps imparti. Le président français a aussi profité de son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU pour déclarer qu'il souhaitait lancer un groupe de contact sur la Syrie 

« L'accord sur le climat sera mis en oeuvre »

Dans une conférence de presse après son discours, le président français a cependant estimé que Bachar el-Assad, le président syrien, était un « criminel » qui devra être « jugé ». 

Emmanuel Macron, qui s'est déclaré en faveur de l'ouverture des voies légales pour les réfugiés, a martelé que « l'accord sur le climat ne sera pas renégocié, il sera mis en oeuvre », tout en respectant la décision de Donald Trump. Le président américain a en effet annoncé il y a quelques mois vouloir quitter l'accord de Paris sur le climat de novembre 2015.

« Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat, a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement, mais sans le citer, le président Donald Trump. Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations ».

Après son discours devant l’AG de l’ONU, Emmanuel Macron a participé à une conférence de presse dans laquelle il a précisé sa position par rapport à celle de Donald Trump qui a parlé de la « destruction » de la Corée du Nord. Favorable aux sanctions, le président français s'est redit en revanche « opposé à toute intervention militaire qui conduirait à des dommages et des pertes de vies humaines ».

Ce groupe de contact voulu par la France intégrerait les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et les parties prenantes au conflit. « La solution doit être politique, pas militaire », a déclaré le chef d'Etat qui a également vanté le multilatéralisme, « l'émulsion collective ».

« L'accord sur le climat sera mis en oeuvre »

Dans une conférence de presse après son discours, le président français a cependant estimé que Bachar el-Assad, le président syrien, était un « criminel » qui devra être « jugé ». 

Emmanuel Macron, qui s'est déclaré en faveur de l'ouverture des voies légales pour les réfugiés, a martelé que « l'accord sur le climat ne sera pas renégocié, il sera mis en oeuvre », tout en respectant la décision de Donald Trump. Le président américain a en effet annoncé il y a quelques mois vouloir quitter l'accord de Paris sur le climat de novembre 2015.

« Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l'emballement du climat, a poursuivi Emmanuel Macron, critiquant implicitement,mais sans le citer, le président Donald Trump. Détricoter l'accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations ».

Après son discours devant l’AG de l’ONU, Emmanuel Macron a participé à une conférence de presse dans laquelle il a précisé sa position par rapport à celle de Donald Trump qui a parlé de la « destruction » de la Corée du Nord. Favorable aux sanctions, le président français s'est redit en revanche « opposé à toute intervention militaire qui conduirait à des dommages et des pertes de vies humaines ».

Des sanctions efficaces contre la Corée du Nord supposent une politique pro-active de la Russie et de la Chine.

Emmanuel Macron répond à Donald Trump sur la Corée du Nord

RFI

mercredi, 20 septembre 2017 07:30

L'Afrique à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU

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Plusieurs chefs d'Etat africains ont pris la parole à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, mardi 19 septembre.

► Alpha Condé plaide pour un élargissement du Conseil de sécurité

Costume noir, cravate jaune, Alpha Condé a été le premier leader africain à s’exprimer devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York mardi 19 septembre. Le chef de l’Etat guinéen, qui préside l'Union africaine, a plaidé pour un élargissement du Conseil de sécurité . L'Afrique ne peut plus rester en marge des grandes décisions internationales car le continent compte aujourd'hui, a-t-il rappelé à tous les dirigeants, peignant le portrait d'une Afrique en marche, bien décidée à se prendre en main.

Monsieur le président, l’Afrique, jadis subjuguée, corvéable et malléable à dessein, s’est éveillée. Aujourd’hui, plus que jamais, l’Afrique est décidée à prendre son destin en main avec la ferme détermination d’être l’acteur principal de son développement et de jouer pleinement son rôle dans la gestion des affaires internationales. Dans cette optique, l’Afrique tend une main sincère et amicale à tous les partenaires de bonne volonté, consciente qu’il n’y a de bonheur véritable que lorsqu’il est partagé, qu’il n’y a de richesse que lorsqu’elle est équitablement répartie, qu’il n’y a de partenariat viable et porteur que lorsqu’il est d’égal à égal, qu’il n’y a de paix véritable que lorsqu’elle est inclusive, qu’il n’y a de développement durable que lorsqu’il respecte la dignité des peuples.

Le président IBK appelle au financement du G5 Sahel

A la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a loué la création du G5 Sahel. Il a aussi appelé tous les « pays amis » et organisations internationales partenaires à soutenir financièrement cette force conjointe lors de la conférence internationale des donateurs qui doit se tenir le 16 décembre à Bruxelles.

e voudrais donner l’assurance que les ressources allouées à cette force seront gérées avec une totale transparence. De plus, nous restons ouverts à tout appui de nos partenaires à assurer une meilleure gestion des ressources de ladite force. Cette force conjointe est d’utilité publique avérée. La bataille que nous conduisons aujourd’hui dans le Sahel est une digue. Si, par malheur, cette digue devait céder, ce serait un malheur pour l’ensemble du monde civilisé, du monde qui partage nos valeurs.

RFI

mercredi, 20 septembre 2017 07:25

Devant l'ONU, Donald Trump s'en prend aux «Etats voyous»

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Dans son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président américain Donald Trump a dénoncé ce 19 septembre les « Etats voyous » qui mettent le monde en danger, dont l'Iran et la Corée du Nord, qu'il a menacé de « détruire totalement ».

Alors que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait ouvert les débats en plaidant pour un monde sans armes nucléaires et une solution politique à la crise coréenne, le président américain s'est est pris violemment au « régime vicieux » de Pyongyang.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un s'est embarqué dans « une mission-suicide », a lancé le président américain devant l'Assemblée générale de l'ONU ce mardi, le qualifiant à nouveau d'« homme-fusée ».

L’Etat-nation reste le meilleur outil pour améliorer la condition humaine. Les Etats-Unis seront toujours un excellent ami pour le monde et notamment pour leurs alliés, mais nous ne pouvons plus nous contenter d’une situation dans laquelle les autres profitent de nous et les Etats-Unis n’obtiennent rien au retour. Tant que j’occuperai ce poste, je défendrai les intérêts de l’Amérique avant toute autre chose

Donald Trump expose sa doctrine unilatéraliste devant l'ONU

RFI

Dénonçant les « Etats voyous qui violent tous les principes sur lesquels reposent les Nations unies »,Donald Trump a également attaqué l'Iran et dénoncé à nouveau l'accord signé par les grandes puissances avec Téhéran pour encadrer le programme nucléaire de ce pays et s'assurer qu'il ne serve pas à le doter de l'arme atomique.

L'accord nucléaire de 2015 est « un des pires auxquels les Etats-Unis aient jamais participé » et représente un « embarras » pour eux, a-t-il lancé.Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier continuer ses activités déstabilisatrices et nous ne pouvons pas respecter un accord s'il sert à couvrir l'éventuelle mise en place d'un programme nucléaire », a déclaré Donald Trump, en qualifiant l'Iran de « dictature corrompue ».

Les vénézuéliens sont en train de mourir de faim, et leur pays est en train de s’effondrer. Les institutions démocratiques sont en train d’être détruites. Cette situation est totalement inacceptable et nous ne pouvons pas rester sans rien faire

Donald Trump annonce des «mesures supplémentaires» si Maduro persiste

RFI

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Au Togo, la réforme constitutionnelle ne pourra être votée que par référendum populaire. L'Assemblée s'est réunie en session plénière mardi 19 septembre pour examiner le projet du gouvernement. Un texte qui prévoit entre autres la limitation des mandats présidentiels. L'opposition, qui dénonce la non-rétroactivité de cette mesure, a boycotté la session parlementaire. Du coup, le parti au pouvoir n'a remporté que deux tiers des voix et non les quatre cinquièmes requis, ouvrant la voie à un possible vote par référendum.

Le gouvernement y voit une main tendue, les opposants un passage en force. Comme ils l'avaient annoncé, ces derniers n'ont pas participé aux débats à l'Assemblée nationale. Et regrettent que les amendements déposés en commission la semaine dernière n'aient pas été pris en compte.

Il fallait une majorité aux quatre cinquièmes à l'Assemblée pour adopter la révision constitutionnelle tout de suite. Le parti au pouvoir s'étant retrouvé seul à voter, il n’a pas pu rassembler le nombre de voix nécessaires.

Mais le projet de réforme n’est pas enterré pour autant. Le texte a été validé par les députés qui étaient présents : 62 voix pour et une abstention. Soit un peu plus de la majorité aux deux tiers. Cela ouvre donc la voie à un référendum automatique.

Si aucune autre solution n'est trouvée d'ici là, il reviendra donc au peuple de trancher. Pour l'instant, ni l'opposition ni les autorités n'envisagent un dialogue. Tous se rejettent la responsabilité du blocage.

Entre les deux camps, le dialogue est rompu

La réforme limite à deux le nombre de mandats du chef de l'Etat, et instaure un scrutin présidentiel à deux tours. Plusieurs sources au sein du gouvernement annoncent déjà qu’elles veulent aller vite. Le référendum pourrait être organisé avant la fin de l’année.

« Si le peuple dit : nous voulons la limitation (des mandats présidentiels, NDLR), le peuple choisira. S'il dit non à une limitation ou qu'il y a une troisième voie, on avisera le moment venu », réagit Christophe Tchao, président du groupe parlementaire UNIR, le parti au pouvoir.

Selon lui, le Togo est aujourd'hui « dans l'obligation de faire appel au peuple pour trancher », car le dialogue avec l'opposition est rompu. Mais pour le député, cela ne change rien à la situation actuelle. L'opposition ne parviendra pas, dit-il, à empêcher Faure Gnassingbé de terminer son mandat comme prévu en 2020.

« Dans tous les cas, je pense que le président ne sera pas du tout touché par le résultat du référendum, estime-t-il. Le président a un mandat en cours et il va l'achever. » Car c'est bien de l'avenir du président dont il est question dans cette crise politique.

L'opposition maintient son appel à manifester

L’opposition dénonce la mauvaise volonté du pouvoir. Elle réclame plus que cette réforme et souhaite toujours le retour à la Constitution de 1992, qui entraînerait automatiquement selon certains le départ du président. Parce qu'il est écrit dans cette Loi fondamentale : « Nul ne peut faire plus de deux mandats. »

« Je crois que le gouvernement doit prendre la mesure de la situation que traverse notre pays pour éviter les coups de force et les provocations dont il a l'habitude », observe Isabelle Ameganvi, présidente du groupe parlementaire d'opposition ANC.

« La crise que nous traversons aujourd'hui mérite que nous évitions ce genre de situation », explique-t-elle, et c'est pourquoi « nous, députés, nous avons redonné la parole à notre peuple pour faire comprendre au gouvernement que ce que veulent les Togolais, c'est le retour à la Constitution de 1992 dans sa forme originelle. »

L’opposition maintient d’ailleurs son appel à manifester ce mercredi et le lendemain. Le gouvernement répète de son côté que le texte répond aux demandes de réformes et estime que le référendum représente une main tendue pour faire baisser la pression. Le bras de fer va donc se poursuivre dans la rue. Le parti présidentiel et l'opposition appellent leurs partisans à des marches.

RFI

La Fédération burkinabè a saisi le Tribunal arbitral du sport contre la décision de la Fédération internationale de football (FIFA) de faire rejouer Afrique du Sud-Sénégal, en novembre, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. L’équipe du Burkina, qui est actuellement en tête du groupe (D) où évoluent également Sud-Africains et Sénégalais, s’estime lésée par ce choix rarissime. Le résultat de cette rencontre remportée 2-1 par les Sud-Africains en novembre 2016 avait été annulé par la FIFA en mars 2017, suite à la suspension à vie de l’arbitre Joseph Lamptey.

RFI

 

Le sénégalais Champion de la palabre stérile : Rosnert Ludovic Alissoutin sénégalo-franco-béninois analyse ce pays

Cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'est arrêté au Sénégal. Quand les autres avancent de deux pas, le Sénégal avec le masque qui le caractérise recule de 4 pas, regardez autour de vous, étudiez les situations et vous comprendrez. P B CISSOKO

Un consultant nommé Rosnert Ludovic Alissoutin a, dans une contribution au magazine africain en ligne Continent Premier, indiqué que le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. Ainsi, il se pose la question de savoir si notre pays ne refusait pas le développement.

ANALYSE DU SENEGALAIS

Au Sénégal, personne n'a su expliquer le paradoxe d'un peuple si ouvert, si ingénieux, si prompt à s'adapter aux situations les plus éprouvantes, mais si désordonné et si éloigné d'une dynamique ferme et organisée de progrès. Pourquoi le sénégalais ne donne t-il le meilleur de lui-même que lorsqu'il est à l'étranger, à l'image des « lions » du football ?

Qui est ce sénégalais qui doit faire le développement ?

Quelles sont ses caractéristiques ?

Celles-ci sont-elles compatibles avec les exigences du progrès ?

En un mot, le sénégalais a-t-il une culture de l'effort, une pédagogie du développement ?

Le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. La réflexion et la conception ne sont certes pas des exercices qui font défaut au Sénégal où se multiplient à un rythme ahurissant les ateliers de conception, de restitution, de capitalisation ou de validation, les séminaires, conférences, assises, fora, symposiums, journées de réflexion, semaines ou quinzaines de promotion, retraites, rencontres, sommets, etc. Les résultats d'envergure que le foisonnement de ces rencontres met en droit d'attendre ne se font pas sentir concrètement.

Pour Henri BERGSON, « originellement, nous ne pensons que pour agir.

C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité ».On fait un tapage pour la construction d'échangeurs alors que des pays théoriquement moins avancés que le Sénégal comme le Mali, le Burkina Faso et même la Guinée ont déjà réalisé ce type d'infrastructures sans tambours ni trompettes. On pense être les champions de la démocratie et les experts de l'Alternance alors que le Mali et le Bénin ont déjà réalisé une double alternance. De manière générale, le Sénégalais pense qu'il est plus éveillé, les autres étant des « ndrings » (guinéens), des « gnaks » (africains du centre principalement) ou des « naars » (mauritaniens et maghrébins par extension). A l'intérieur du pays, le wolof (ethnie numériquement dominante) pense qu'il est plus « civilisé », les autres étant des lak-kats (personnes qui parlent une langue autre que le wolof). Ces dérives conduisent au cloisonnement des forces, au narcissisme, à la suffisance, à l'arrogance et à l'immobilisme.

Le Sénégalais n'est pas prompt à l'investissement et à la production. Dans sa recherche du gain facile et rapide, il cantonne généralement son action au petit commerce, d'où la multiplication, à un rythme supersonique, des souks sur le territoire national. Or, il n'y a pas de richesse durable sans production sécurisée. Cette production doit susciter un progrès soutenu : il faut aller du « développement de la production à la production du développement ».

La production nécessite en effet des capitaux importants, des ressources humaines qualifiées et des stratégies d'action ardues. La réalisation de bénéfices destinés à fructifier cette production est liée à l'écoulement des produits donc à leur compétitivité. L'insertion dans le système productif appelle, par conséquent, un esprit de méthode, de patience et de persévérance contrairement au petit commerce ou les recettes sont, en principe, immédiates. L'épargne privée est tournée vers des secteurs improductifs ou égoïstes comme le bâtiment, les cérémonies familiales ostentatoires et la polygamie abusive.

Le parasitisme familial est aussi un frein à l'investissement privé. La seule personne qui travaille dans la famille est tenue de nourrir ses frères, cousins, oncles, beaux-frères etc, qui se complaisent parfois dans cette situation de perfusé. L'ampleur de l'économie informelle est révélatrice du primat de l'individualisme sur la volonté consciente et organisée de développement collectif. En plus de se soustraire à l'obligation citoyenne d'acquittement de ses charges fiscales, l'acteur de cette économie chaotique, au lieu de s'associer à ses semblables dans l'optique d'investissements substantiels, susceptibles de créer de la richesse et des emplois, se préoccupe de revenus personnels quotidiens. Et lorsqu'il amasse un peu d'argent, il cherche à acheter un visa pour l'Italie ou l'Espagne.

Le Sénégal est l'un des pays les plus aidés de la planète. Les partenaires au développement se bousculent dans les villages les plus reculés, mais on ne voit vraiment pas l'impact de leurs actions, proportionnellement aux sommes énormes annoncées. Certaines ONG excellent dans l'art de l'instrumentalisation des populations déshéritées et la perdiémisation du monde rural. Boladji OGUNSEYE constate que « la relation de mendicité à l'égard des bailleurs de fonds a engendré un gros problème.

Comme les ONG africaines s'acharnent à suivre les donateurs comme des missiles autoguidés sur les traces de l'avion-cible, il ne leur est généralement pas possible de s'engager dans des actions de remise en cause du plan d'action pré-établi, même en cas d'inadéquations criantes sur le terrain ». Les partenaires au développement, pour la plupart, sont donc revêtus d'un « manteau clair-obscur » et munis d'un couteau à double tranchant pour : tantôt soulager la misère des masses déshéritées, tantôt s'appuyer sur le dos de ces mêmes indigents pour s'enrichir, transformant ainsi « la lutte contre la pauvreté en une lutte contre les pauvres ».

La marche du Sénégal vers le progrès est profondément gangrenée par l'indiscipline banalisée, le laxisme toléré et, de manière générale, le refus de l'ordre. La sacralité du service public est régulièrement et impunément bafouée par les retards désinvoltes, l'absentéisme, le bavardage dans les bureaux et la corruption. Partout, la règle est la même : peu le matin et rien le soir. La pauvreté rend les hommes aigres et aigris.

Tout membre du groupe social qui réussit est combattu par pure jalousie, à moins qu'il soit un bailleur de fonds naïf, distribuant gracieusement de l'argent aux charognards qui lorgnent ses biens. A l'intérieur d'une même famille, d'un même service, on s'entretue à coup de maraboutage. On met les pieds dans le plat lorsqu'on n'est pas invité au repas. Comment peut-on construire un progrès sain dans une atmosphère sociale aussi viciée ?

La politique est certes peu compatible à la morale, mais le Sénégal a battu plusieurs records en matière de coups bas, de mensonges publiques et de déloyauté. L'absence de conviction idéologique explique la transhumance politique cavalière. On s'attache non pas à des principes, mais à des personnes ou plutôt à leur argent.

Dans un mépris mesquin du peuple, d'intrépides politiciens changent de veste et de discours, du jour au lendemain, au gré des intérêts financiers, sans conscience ni vergogne, donnant ainsi à une jeunesse fragile, le mauvais exemple de l'opportunisme et du situationnisme. La citoyenneté demeure vacillante, tout comme le sentiment d'appartenance nationale. On s'identifie plutôt à une famille, une ethnie, une caste, une confrérie. Souvent, on est prêt à tout pour le marabout et rien pour l'Etat. Les croyances fantasmagoriques et le recours abusif au mysticisme conduit au recul de la raison, de la confiance en soi et de l'effort. « L'Africain explique ce qui se déroule autour de lui par l'action des forces occultes, justifie les fléaux par la colère des dieux et place les événements heureux à l'actif des marabouts et des féticheurs». De nombreuses personnes ont publiquement expliqué le mauvais résultat de l'équipe nationale du Sénégal face à celle du Togo, par un mauvais sort qu'aurait lancé sur les joueurs des marabouts évincés et d'anciens membres de la fédération limogés.

L'impunité, l'absence d'une culture du bilan, le primat des calculs partisans sur l'exemplarité de la sanction, constituent une invitation au laxisme dans l'action publique. Le ministre ou le directeur d'une entreprise publique nouvellement nommé ne fait pas de déclaration publique de patrimoine. A son éviction, il effectue une passation sommaire de service à la place d'une nouvelle déclaration de patrimoine et d'un bilan administratif et financier détaillé, apprécié par les autorités judiciaires. En l'absence de contrôle, le ministre utilise les biens publics à des fins privées ; il se rend aux cérémonies familiales avec la voiture de fonction, parfois accompagné de motards de la gendarmerie nationale, y fait des dépenses insolentes ou effectue sa campagne électorale anticipée le week-end, avec le même véhicule de l'Etat.

Comme dans tous les pays africains, les ressources sont détenues par une élite politique avide au détriment des masses laborieuses qu'on s'emploie à aduler et à corrompre à l'approche des élections, dans le cadre du phénomène bien connu de la « marchandisation du vote ».

Malheureusement, on n'observe aucune prémisse d'un sursaut national, d'une introspection critique, d'une remise en question de soi, d'un mea culpa constructif. Au contraire, on note l'insouciance, l'engouement pour la récréation et le folklore. Même le deuil est l'occasion de mangeailles festives. Dans toutes les villes du pays, des centaines de mendiants à la fleur de l'âge errent dans les rues, pieds nus, à des heures tardives, initiés au gain facile, soumis à la tentation du vol, exposés aux dangers du choléra et de la pédophilie. Personne ne s'en offusque, personne ne réagit ; on préfère discuter de politique et de football...

Le drame c'est que le Sénégal, un pays qui regorge de ressources humaines, a parfaitement les moyens de se sortir d'affaire. Mais le problème, c'est moins le Sénégal que le Sénégalais. Il va donc falloir réformer le matériel humain, reconstruire les mentalités, briser les chaînes de l'ignorance, relancer la moralité citoyenne et l'éthique républicaine. L'éducation est impérieuse dans cette optique ; malheureusement les autorités la confinent à une conception presque exclusivement scolaire. Eduquer un homme, c'est aussi l'aider à grandir dans la dignité, lui apprendre à se battre pour lui-même, pour sa famille et pour son pays.


Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Franco-Sénégalais-Docteur en droit
Coordonnateur du Groupe de Recherches, d'Etudes et de Formation – GREF (Bureau d'études)
Consultant, Conseil juridique
Président de IACD-SENEGAL (Initiatives et Actions citoyennes pour la démocratie et le développement)
Secrétaire Général de MIRAU-SENEGAL (Mouvement International pour la Renaissance d'une Afrique Unie).
ralissoutin.com cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'ést arrêté au sénégal.

 

Il est l'auteur d'un article qui me l'avait fait connaître : et si le Sénégal refusait le développement à la suite du livre de axelle Kabou

https://sitamnesty.files.wordpress.com/2011/04/et_si_le_senegal_refusait_le_developpement.pdf

 

 

Le Paris SG continue son carton plein en Ligue 1, en finissant par faire craquer Lyon en seconde période (2-0) lors du choc de la 6e journée. Les Parisiens gardent Monaco à distance, alors que Marseille s'est rassuré à Amiens (2-0) plus tôt dans l'après-midi.

Avec cette sixième victoire en six matches, les partenaires de Neymar, Mbappé et Cavani reprennent trois points d'avance en tête du classement sur les Monégasques, vainqueurs samedi (3-0) contre Strasbourg.

Lyon résiste, Paris se libère en fin de match

La réception de Lyon se présentait comme le premier test en L1 pour le club parisien, son mercato à plus de 400 millions d'euros et son trio de rêve en attaque. Avec en toile de fond les critiques de plus en plus acerbes du président de l'OL, Jean-Michel Aulas contre les dépenses mirifiques du club détenu par le Qatar, qui pénalisent selon lui les autres clubs français et dérégulent le marché.

Pour la première fois de la saison lors d'une rencontre à domicile, le PSG des stars est rentré aux vestiaires du Parc des Princes sans marquer de but. Et il aura fallu attendre la 75e minute pour voir les Parisiens prendre l'avantage, sur une déviation inspirée de Cavani détournée dans son but par le Lyonnais Marcelo. Jusque-là, les Lyonnais avaient crânement saisi leur chance, manquant même de peu d'ouvrir le score un peu plus tôt sur une lourde frappe de Ndombele en plein dans la transversale. En fin de match, un nouveau but contre son camp de Morel a mis fin à tout espoir lyonnais, après un penalty raté de Cavani.

Côté buteurs, le duel du début de saison tourne toujours en faveur de Falcao, auteur de 9 buts en six journées avec l'AS Monaco, quand l'Uruguayen du PSG voit son compteur bloqué à sept.

A noter que mis à part les Parisiens, seuls les Girondins de Bordeaux, vainqueurs vendredi à Toulouse (1-0) et 4e du classement, sont toujours invaincus après six journées.

- Nice confirme, Marseille se rassure

Après un début de saison difficile, Rennes et Nice restaient eux sur un bon résultat en Championnat, avec une correction 4-0 infligée par les Aiglons à l'AS Monaco et, côté rennais, une belle victoire à Marseille 3-1.

Le match est resté longtemps indécis, avant un geste superbe et décisif de l'attaquant italien Mario Balotelli (79) pourtant discret jusque-là. Trouvé dans la surface par Pléa, "Super Mario" a logé une frappe puissante dans la lucarne malgré une position excentrée. Grâce à ce succès, les Niçois, déjà larges vainqueurs 5-1 de Zulte-Waregem en Europa League cette semaine, sont 8e au classement.

Plus tôt dans l'après-midi, Marseille s'est un peu rassuré en s'imposant chez le promu Amiens (2-0), renouant avec la victoire après deux claques en Championnat, à Monaco (6-1) et au Vélodrome contre Rennes (3-1). Marseille s'était à peine racheté avec une petite victoire contre les Turcs de Konyaspor en Europa League (1-0).

Sans véritable inspiration dans le jeu, très brouillons en début de partie, les Marseillais se sont libérés grâce à un doublé de l'attaquant Clinton Njie (53, 55). Un retour réussi pour le Camerounais qui n'avait plus joué depuis le match nul contre Angers le 20 août, en raison d'une blessure à la cuisse. Cette victoire permet aux Marseillais de remonter à la 6e positi

- Fin de série pour Metz et Angers

Fin de série pour Metz et Angers. Les Lorrains, qui sortaient de cinq défaites en autant de journées, ont enfin marqué leurs premiers points en Ligue 1 cette saison, mettant du même coup fin à l'invincibilité d'Angers (une victoire, quatre nuls). Les Grenats l'ont emporté grâce à un but de leur attaquant Nolan Roux, le deuxième à son compteur.

Résultats complets de la 6e journée:

vendredi

Toulouse - Bordeaux 0 - 1

samedi

Monaco - Strasbourg 3 - 0

Troyes - Montpellier 0 - 1 

Dijon - Saint-Etienne 0 - 1

Guingamp - Lille 1 - 0

Nantes - Caen 1 - 0

dimanche

Amiens - Marseille 0 - 2

Rennes - Nice 0 - 1

Angers - Metz 0 - 1

Paris SG - Lyon 2 - 0

RFI

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