En Allemagne, Angela Merkel ne ferme aucune porte dans sa quête de la future coalition gouvernementale. Après la victoire de son parti, la CDU, aux législatives, elle doit encore trouver un accord avec d’autres formations pour gouverner. Des négociations qui pourraient  prendre des mois. Or la Constitution allemande ne prévoit aucun délai pour former un gouvernement et Angela Merkel a exclu un gouvernement minoritaire.

En Allemagne, Angela Merkel cherche son futur gouvernement. Reconduite pour un quatrième mandat comme chancelière, elle a déclaré ce lundi chercher le dialogue avec les libéraux, les verts, mais aussi les sociaux-démocrates.

Sauf que le SPD avait clairement annoncé, dès dimanche 24 septembre, son refus de former à nouveau une coalition avec les conservateurs après son échec cinglant dans les urnes. Martin Schulz, président du SPD a réaffirmé qu’Angela Merkel peut certes l’appeler si elle le souhaite, mais qu’elle perdra son temps.

Vers une alliance noir, jaune, vert ?

Il reste donc une seule coalition possible pour la chancelière, sauf à organiser de nouvelles élections assez peu probables, trouver un accord avec les deux petits partis : les libéraux et les verts.

Les écologistes se montrent intéressés, les libéraux se laissent encore prier. Il faut dire que leur dernière alliance avec une certaine Angela Merkel s’était terminée en 2013 par un fiasco électoral.

Surtout, les libéraux et les verts divergent sur beaucoup de dossiers : l’environnement, les questions sociales, l’immigration. A cela s’ajoute la CDU elle-même, qui a subi un recul cuisant de dix points dimanche et qui va sans doute faire de la surenchère lors de ces négociations difficiles.

RFI

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Le nouveau président angolais João Lourenço a prêté serment ce mardi 26 septembre devant des milliers de personnes et une dizaine de chefs d'Etat. Mais son prédécesseur, José Edouardo Dos Santos, garde la main sur le parti au pouvoir et son clan reste aux manettes des secteurs clés.

João Lourenço a prêté serment devant des milliers de personnes réunies place de l'indépendance. De nombreux chefs d’Etat étaient également présents : le président du Portugal, ainsi qu'une dizaine de ses homologues africains comme les Congolais Joseph Kabila et Denis Sassou-Nguesso, le Sud-Africain Jacob Zuma ou encore le Guinéen Alpha Condé, actuellement président en exercice de l’Union africaine.

Le prédécesseur de João Lourenço, José Manuel Dos Santos, a été l’un des derniers à prendre place à la tribune, après avoir quitté le palais présidentiel en tant que chef d'Etat pour la toute dernière fois. L’ex-président est apparu décontracté, souriant, commentant les quelques couacs protocolaires de la cérémonie.

Après la prestation officielle du nouveau président Lourenço et de son vice-président, l'ancien chef d'Etat angolais a passé le témoin au nouveau. Un geste symbolique, mais historique, après 38 ans de présidence. José Manuel Dos Santos a passé autour du cou de son successeur le collier et la médaille présidentiels, ponctué d'une chaleureuse poignée de main entre les deux hommes.

Désormais, le nouveau président se présente en rassembleur : « Je serai le président de tous les Angolais », a souligné João Lourenço. Il a appelé les Angolais à travailler tous ensemble, au-delà des clivages politiques, régionaux ou sociaux. « L'intérêt national doit dépasser l'intérêt de tous groupes ou individu », a-t-il martelé avant de revenir sur ses priorités : lutter contre la pauvreté, diversifier l'économie et renforcer la démocratie. Il a d'ailleurs appelé à plusieurs reprises la société civile à s'impliquer plus directement et a promis notamment qu'il n'y aurait pas d'interférence du pouvoir dans les médias.

RFI 

La sortie au vitriol de l’ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), Madou Ndoye, sur les ondes de la radio privée Sud Fm, le dimanche dernier, remet au goût du jour les lancinantes questions de la gestion des fonds politiques alloués au chef de l’Etat, tout comme celle du financement des partis politiques, sans oublier la professionnalisation de la politique par les acteurs. C’est du moins le sentiment partagé par les journalistes-analystes politiques, en l’occurrence Momar Diongue et Momar Seyni Ndiaye. Unanimes sur la persistance au Sénégal d’une vieille pratique qui foule au pied la notion de bonne gouvernance, Momar Diongue et Momar Seyni Ndiaye sont, par conséquent, pour la moralisation de la vie publique. 

MOMAR DIONGUE POSE SON DIAGNOSTIC

«Le président Macky Sall était venu avec son fameux slogan, «la patrie avant le parti», ensuite «la gestion sobre et vertueuse». Vous voyez, ça s’est limité simplement au niveau des slogans. Si vous faites la comparaison. Macron est venu et l’un des premiers actes qu’il a eu à poser est le vote d’une loi sur la moralisation de la vie publique. C’est comme ça qu’on arrive à changer les choses. Il faut qu’il y ait la volonté politique. On ne peut pas se contenter tout simplement de proclamer des slogans pour croire que le problème est réglé. Ce ne sera réglé que par une volonté politique qui consistera de la part du président de la République à faire voter, après en avoir discuté avec tous les segments de la société, une loi sur la moralisation de la vie publique. Ce qui peut amener à remettre en cause l’attribution des fonds politiques, à clarifier la gestion des partis. Mais, tant qu’on ne fera pas ça, ça va continuer. La preuve, est-ce qu’un président de la République qui bénit la transhumance, qui encourage la transhumance et qui a recours à la transhumance pour massifier son parti, peut aller vers l’assainissement des mœurs politiques ? Il n’a pas du tout une volonté politique et on l’a vu lors des élections législatives. Comment pourrez-vous expliquer que des candidats investis sur une liste, ayant présenté leurs dossiers pour aller à la compétition électorale pour une liste donnée, puissent être reçus soit au Palais soit à la Primature et qu’au sortir de cette rencontre, ils retirent leur candidature. Ils l’ont fait contre quoi ? Ils l’ont fait soit contre la proposition d’enveloppes, soit de prébendes, etc.

Ça pose le problème du cumul de fonctions de chef d’Etat et de chef de parti. Tant que le président de la République restera chef de parti et voudra donc soit massifier son parti ou bien des alliés avec lui, tant qu’il aura des fonds politiques, il les utilisera à cette fin. C’est exactement ce qui se passe. La deuxième question qu’on pose, c’est le problème de la rationalisation des partis politiques. Beaucoup disent qu’il faut rationaliser les partis, mais tant que des pratiques comme ça vont prévaloir, les partis vont pousser comme des champignons. Parce que  ce sera commode de créer un parti, d’aller rejoindre une coalition, de ne jamais aller à une élection, de ne jamais tenir de bureau politique, sinon d’écrire chez soi un communiqué et de la balancer dans la presse et puis quelque part en retour on a des prébendes de la part du pouvoir. Tant que cette pratique continuera, il ne pourra pas être question de rationaliser les partis politiques.

 MOMAR SEYNI NDIAYE MET EN GARDE

«Ces dérives ont libre cours depuis des décennies. Il ne faut pas faire comme s’il s’agissait d’un fait inédit, au risque d’absoudre les actes posés par les gouvernements précédents. Certes, le Président Macky Sall avait promis  une gouvernance sobre et vertueuse dont on ne voit pas encore les prémices. La sortie de Ndoye confirme ce que tous les Sénégalais savaient depuis la crise de AJ et plus récemment, la fronde du Ps après le récent remaniement. Les révélations de Mamadou Ndoye devraient servir de déclic pour déclencher une vaste opération d’information sur des pratiques perverses. Cependant, cet effarouchement tardif peut surprendre. Pourquoi avoir attendu tant de temps pour les étaler sur la place publique ? L’agenda du révélateur doit susciter autant d’interrogations que la gravité des faits incriminés».

Sudonline

La révélation faite par l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye, sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bennoo Bokk Yaakaar témoigne au-delà des ruptures promises aux Sénégalais, de la persistance des mauvaises pratiques de gestion pourtant dénoncées sous le régime de Wade.

Idrissa Seck avait-t-,  raison en partie quand il disait de l’actuel chef de l’Etat qu’«il a tous les défauts de son prédécesseur au Palais de la République, Me Abdoulaye Wade mais pas une de ses qualités». Après les révélations fracassantes de l’ancien Secrétaire général de la Ld, Mamadou Ndoye sur la façon dont l’actuel chef de l’Etat traite avec certains de ses alliés de Bby, cette question mérite bien d’être posée. Pour cause, après seulement cinq ans de gestion à la tête du pays, le président Macky Sall qui est pourtant arrivé au pouvoir sous le sceau de «la gouvernance sobre et vertueuse» en rupture avec certaines pratiques de gestion aux antipodes des règles de bonne gouvernance que l’ancien régime avait fini d’ériger en droit ne cesse d’être cité dans de grosses affaires politico-financières. Aujourd’hui, on peut bien dire sans risque de se tromper que le président Sall qui a occupé tous les postes de l’administration sénégalaise jusqu’à devenir président de l’Assemblée nationale en passant par la fonction de Premier ministre sous le régime du président Wade a fini de reproduire toutes les mauvaises pratiques de gouvernance de son prédécesseur.

Politique sélective de reddition des comptes avec à la clé une protection assurée aux personnalités de son camp pourtant épinglés par des rapports d’audits pendant que celles hors Bby sont trainées devant les juridictions. La promotion de la transhumance politique avec des campagnes de débauchage au sein même ses formations alliées, des marchés de gré à gré à coût de milliards sans oublier le reniement de certains engagements à l’image de la taille du gouvernement, la réforme du Conseil constitutionnel avec la possibilité offerte au président de l’Assemblée nationale et au Conseil supérieur de la magistrature de nommer des membres. À cela s’ajoute la sortie de l’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique, Mamadou Ndoye chez nos confrères de Sud fm (radio privée). Qui révèle que Macky Sall lui avait proposé de choisir entre un poste de ministre-conseiller et un traitement de 4 millions par mois.

Cette révélation qui n’est certainement qu’un petit rayon de lumière sur l’immense obscurité qui entoure la façon dont l’actuel chef de l’Exécutif diligente ses rapports avec ses alliés de Bby témoigne qu’on est non seulement encore très loin des ruptures promises mais aussi de la persistance des mauvaises pratiques notées lors du régime précédent au sommet de l’Exécutif. Car le président Macky Sall est loin d’être le premier chef d’Etat sénégalais à utiliser de l’argent public pour asservir ses alliés politiques. Avant lui, son prédécesseur Me Abdoulaye Wade faisait également recours à ses transactions obscures avec de l’argent public avec certains de ses alliés de la Cap 21. D’ailleurs, c’est à cause de ces transactions obscures que And-Jëf s’est disloqué en trois blocs : Aj/Pads authentique pro Landing Savané, Aj/Pads pro Mamadou Diop decroix et Yoonu Askan wi.

Ceci à la suite aux révélations de l’ancien Premier ministre et directeur de campagne du candidat Wade pour la présidentielle de février 2012 au sujet du versement par Wade à Landing Savané Sg de Aj/Pads d’un montant mensuel de 30 millions de francs à l’insu de ses camarades de parti. En réaction, Decroix avait non seulement refusé de suivre son ex-patron dans sa décision de quitter la mouvance présidentielle mais aussi avait engagé devant la justice la bataille pour le contrôle du parti qu’il a finalement remportée. À l’époque, cette révélation qui venait ainsi confirmer les rumeurs concernant l’utilisation de l’agent public par le président Wade pour entretenir ses alliés avait suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion publique sénégalaise.

Sudonline

 

Je vous invite à lire ce doyen qui me fascine par la clarté de son article,  la pertinence des mots choisis :une langue maitrisée suivie d'une pensée profonde. P B CISSOKO

PENSEUR LIBRE ET INDÉPENDANT in   face book

Les vertus et les vices sont des valeurs qui ennoblissent, ou avilissent, l'âme des êtres humains.
Ils sont évalués à la suite de nos actes quotidiens:


- en bien ou, en mal,
- en bon ou, en mauvais.


En vérité, notre corps est une matière vivante, périssable, qui disparaîtra un jour.
Seul, son esprit restera dans la conscience des Vivants.
Néanmoins, l'homme sentira toujours le besoin d'être au moins égal ou, supérieur, à l'autre.
En tout cas, il tentera d'être meilleur que lui-même, et tout le reste.
Cela est normal, c'est la loi de la nature qui nous oblige à cette compétition.
Cependant, cette concurrence doit se dérouler sainement!
Car nous avons tous, l'exigence d'affirmer notre personnalité pour nous protéger et justifier notre Existence.


Mais, d'autres expriment le malin plaisir de briller plus et au dessus de tout le monde, en piétinant toutes les règles de bienséance.


C'est donc, devant cette contrainte sociale d'Exister et non, de simplement Vivre, que l'homme, évitant de se faire écraser par le système social,- se façonne un personnage.
Ainsi, en tant qu'acteur dans le théâtre social, le rôle qu'il y joue, sera soit:


-nul,
-modéré ou,
-excessif.


Et c'est, à l'édification d'un comportement moral ou immoral (vertueux ou vicieux) à l'égard de ses semblables et de lui-même, qu'on reconnaîtra ses qualités et imperfections.
Il peut donc, avoir l'apparence d'un homme aux caractères:


- bon, serviable et complaisant,
- mauvais, méchant et égoïste,
- servile,
- ingénu.


Cet individu se présentera comme un :


- mythomane, ou mégalomane,
- jaloux, ou envieux,
- hypocrite, ou sournois.
Il pourra aussi être quelqu'un de:
- franc, loyal et sincère,
- véridique, humble et discret,
- indifferent.


En effet, le MÉGALOMANE et le MYTHOMANE se valorisent par usurpation d'une fausse identité.
Ils ont la folie des grandeurs et nourrissent un complexe criard d'infériorité.
Ils n'aiment pas leur vraie nature d'homme, et passent leur vie à tricher, et à vouloir tromper les autres.
Ils sont tout simplement bêtes!


Comme ces derniers, le JALOUX aussi, est un malade mental incurable, toujours insatisfait de ses attributs personnels.


Son état envieux le trahit constamment à la convoitise de la chose ou de la situation d'autrui.
Et il s'en suit alors, un sentiment confus de tristesse et d'aigreur, qui conduit à la haine contre un innocent qui lui, n'a que la malchance d'être l'objet du désir.


Quant à L'HYPOCRITE, il est généralement très intelligent, mais également d'une malveillance assassine.
À la différence du bruissement produit par le mouvement des autres, son déploiement épouse le silence du guetteur averti.
Par rapport aux deux premiers, lui est bien conscient de sa méchanceté, mais par des subterfuges, tente de se dissimuler pour tuer sa proie par traîtrise.
Pendant que les autres sont des déséquilibrés, lui est en fait un Être nuisible, malicieusement embusqué.
Voilà un farouche dominateur, qui avance à visage caché, et qui n'a de considération que pour ceux qui lui sont soumis.


Dans tous les cas de figure, nous oublions souvent, que chacun de nous est seul, comptable de ses propres actes, et que, les masques finissent toujours par tomber, pour laisser place à la vulnérabilité et misérabilité de l'Être.


Ainsi, la nudité de l'hypocrisie se dévoile, pour révéler au grand monde, le visage de la véritable personne qui s'est longtemps évértuée à paraître angélique.
Aussi, au crépuscule de notre vie, à l'exemple du jugement dernier, chaque homme fera face à ses propres actes.


Dans le silence du plus profond de notre être, le tribunal de notre propre conscience s'activera automatiquement pour évaluer toutes nos bonnes et mauvaises actions.
Il sera alors terrifiant, de nous rendre compte, au moment de ce tribunal que, tout ce que nous croyions Utile auparavant, soit aujourd'hui devenu futile.


Notre Vie aura simplement perdu la valeur qu'on lui portait, entraînant dans sa chute toutes nos actions depuis lors, souillées par la tromperie, la duperie et la méchanceté gratuite.
A ce moment précis, la vérité de notre dépréciation physique et mentale s'impose à notre corps si frêle, qui, naguère faisait notre fierté et notre arme de répression contre tout ce qui dérangeait notre égo dans son affirmation.


Hélas, pendant que nos regrets nous tuent, le peu temps qu'il nous reste à vivre, devient interminable!


MOURONS ALORS AVANT DE MOURIR POUR DE BON!


Saint Louis le, 24/09/2017
Pape Ndoye

Le Sénégal est en deuil après le décès vendredi matin 22 septembre du khalife général des Tidianes. Des milliers de Sénégalais sont venus de tout le pays pour lui rendre un dernier hommage à Tivaouane, la cité religieuse des Tidianes au Sénégal, où des prières ont eu lieu jusque tard dans la nuit. Le président Macky Sall a lui aussi fait le déplacement pour saluer la mémoire d'un homme ayant selon lui incarné « le dialogue et le respect mutuel ».

Soixante années passées à porter la voix de la confrérie Tidiane lorsqu'il en était le porte-parole, un franc-parler et un sens du dialogue lors de crises sociales et politiques, tout cela aura fait du khalife Al Amine un leader religieux particulièrement apprécié des Sénégalais.

En attendant le dernier hommage qui lui sera rendu dimanche, les témoignages se succèdent parmi les leaders politiques et religieux. Première réaction officielle, celle du président Macky Sall à la sortie de l’avion qui le ramenait de New York vendredi. Avant de se rendre dans la cité tidiane de Tivavoune, il a déclaré que le pays venait de perdre « l'un de ses remparts les plus solides ».

De nombreuses personnalités se sont rendues dans la ville tidiane vendredi, dont plusieurs ministres, des leaders religieux aussi, notamment mourides, autre grande confrérie du Sénégal avec laquelle Al Amine entretenait de très bonnes relations. L'archevêque de Dakar, monseigneur Benjamin Ndiaye, a également présenté vendredi ses condoléances et celle de l'Eglise catholique à la communauté musulmane.

Chronologie et chiffres clés

RFI

Victorieuse mais affaiblie par un score électoral décevant, Angela Merkel s'attelle lundi à la tâche difficile de former une nouvelle majorité dans un paysage politique éclaté, sous l'effet de la percée historique de la droite nationaliste.

Ca passe, mais de justesse. Avec 33% des voix, le parti CDU d'Angela Merkel obtient son score le plus bas depuis l'après-guerre, en 1949. Sans surprise, c'est donc un bel oxymore qui barre la une du quotidienBildce lundi 25 septembre : « Une victoire cauchemardesque».

Dès 9h du matin, l'état-major de la CDU s'est réuni pour tirer les premières leçons d'un scrutin législatif. La quatrième victoire consécutive de la chancelière, au pouvoir depuis 2005, a un goût amer pour elle.

Et les premiers signes de contestation sont apparus du côté de ses alliés conservateurs bavarois de la CSU, qui militent depuis deux ans pour que Mme Merkel entame un virage à droite. Car une partie de l'électorat conservateur - un million de personnes selon les sondages - a rejoint l'AfD, qui obtient 12,6% des voix et fait son entrée au Bundestag. Ce mouvement populiste a fait du rejet de l'accueil massif des migrants décidé par la chancelière en 2015 son grand cheval de bataille. L'un des chefs de file de l'AfD, Alexander Gauland, a déclaré « la chasse » ouverte « à Madame Merkel ».

Une ère plus conflictuelle se dessine

« La consternation règne dans les rangs conservateurs et la principale responsable est toute désignée », estime lundi le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung. « La progression spectaculaire des populistes de droite constitue un tournant historique pour la vie politique allemande », faite de culture du consensus et de débats policés, et qui entre dans une ère beaucoup plus rude et conflictuelle, relève le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Mais les problèmes de Mme Merkel ne s'arrêtent pas là. La formation d'un gouvernement s'annonce très compliquée. Laminés avec leur plus mauvais score (20,5%), les sociaux-démocrates du SPD ont décidé de quitter la coalition avec la chancelière et de rejoindre les bancs opposition.

Ne reste qu'une solution majoritaire dans le nouveau Bundestag: une alliance inédite au niveau national réunissant les conservateurs, les libéraux du FDP, qui reviennent au Bundestag avec 10,7%, et les Verts, qui ont atteint 8,9%. Cette coalition est dite « Jamaïque » - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis, n'existe pas encore, hormis au niveau local, dans un seul petit Land.

Ces deux partis s'opposent sur bien des dossiers

Problème, ces deux derniers partis s'opposent sur bien des dossiers clés comme l'immigration, l'avenir du diesel et la sortie du charbon. Ils ont aussi chacun des désaccords de fond avec les conservateurs.

« Nous allons voir dans le calme, après analyses et possibles pourparlers, si on peut arriver à une collaboration », a dit, prudente, Katrin Göring-Eckardt, co-tête de liste écologiste aux législatives.

Le chef des libéraux, Christian Lindner, a lui déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi « une ligne rouge », car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres.

(avec AFP)

Les membres de la confrérie des Tidianes au Sénégal ont un nouveau chef spirituel. Il s'appelle Serigne Mbaye Sy Mansour et était jusqu'ici le porte-parole de la famille religieuse, la plus importante du pays en nombre de fidèles. Dimanche 24 septembre, une cérémonie s'est tenue dans la capitale sénégalaise des Tidianes, la ville de Tivaouane, lors de laquelle le nom du nouveau khalife a été révélé en présence de représentants d'autres confréries soufies, mais aussi de représentants catholiques et de dignitaires étrangers.

Il pleut sur la cité religieuse de Tivaouane, alors que le nom du nouveau khalife des Tidianes est donné publiquement. « C'est de l'eau bénie qui vient du ciel. » Un signe divin selon Amadou Sy, fils du khalife décédé : « Chacun a un lopin de terre qu’il laboure, qu’il sème et qu’il partage avec d’autres. Ses prédécesseurs lui ont légué une voie, la voie tracée par ses frères, par ses pères, par ses grands-pères et nous serons tous derrière à l’unanimité pour l’accompagner dans ses fonctions. » 

Des fidèles tidianes, il y en a aussi en Gambie et au Maroc. Ahmed Toufiq, ministre marocain des Fondations pieuses et des Affaires islamiques, a donc fait le déplacement à Tivavounae pour la désignation du nouveau khalife.

« C’est un des liens essentiels humains entre le Maroc et le Sénégal, entre le Maroc et les Tidianes en Afrique, entre le Maroc et tous les Tidianes dans le monde », souligne-t-il.

Comme le veut la tradition, c'est l'homme le plus âgé issu de la lignée du fondateur de la confrérie qui a été désigné khalife ce dimanche 24 septembre. Serigne Mbaye Sy Mansour devra œuvrer, explique la famille religieuse, pour les fidèles, mais aussi plus largement pour le Sénégal et la paix entre communautés.

Cheick Oumar Sy est membre de la famille omarienne, autre branche de la confrérie des Tidianes. « Aujourd’hui, avec toutes les tensions religieuses qui peuvent subvenir, du point de vue économique, du point de vue social, on attend de Serigne Mbaye Sy Mansour de jouer son rôle de régulateur des discussions, des dialogues politiques, des dialogues religieux entre les religions, mais aussi avec l’Etat pour qu’il y ait toujours cette paix sociale au Sénégal ».

RFI

Nous avons reçu sous la signature d’Ibrahima Thiam ancien coordinateur pour la France du parti Bokk Gis Gis le communiqué de presse suivant :

« Voici déjà plusieurs jours que la presse sénégalaise s’est faite l’écho de certaines démissions au sein de la diaspora sénégalaise de Bokk Gis Gis. Nous avons, les uns et les autres fait valoir des désaccords profonds sur la stratégie suivie par son leader Pape Diop, celle-ci étant selon nous vouée à l’échec car n’étant pas en mesure d’offrir une alternative crédible au pouvoir en place au Sénégal. Constatant à regret que nous n’étions pas entendus, et encore moins écoutés, nous n’avons pas eu d’autre alternative que de démissionner. Nous souhaitons en ce qui nous concerne offrir un nouveau souffle à notre pays en nous appuyant sur un projet lié au renouvellement des idées et des hommes et en modernisant les méthodes de gouvernance. Au cours des semaines qui viennent nous allons contribuer au débat public, mobiliser la jeunesse et présenter à nos compatriotes de nouvelles perspectives d’avenir. Notre objectif est en effet de favoriser l’innovation, libérer les énergies et la créativité. C’est le message dont quelques-uns d’entre nous étions porteurs voici quelques jours à Bruxelles lors de notre rencontre au siège du parlement fédéral de Belgique avec le député Jean-Jacques Flahaux du Mouvement Réformateur (MR) affilié à l’Internationale libérale. A l’issue d’un entretien qui nous a permis de faire un large tour d’horizon politique nous avons confirmé à notre interlocuteur la création d’un nouveau mouvement politique : UN AUTRE AVENIR, dont le nom en dit long sur notre volonté de réformes pour le Sénégal. J’en assure la présidence tandis que Fatoumata Chérif Dia en est la vice-présidente, Ibrahima Wade le Secrétaire général et qu’une dizaine de personnes constitue le comité directeur. Nous avons tenu à préciser à notre interlocuteur que notre mouvement, qui se situe au-delà de toute idéologie partisane, entendait rassembler le plus grand nombre de Sénégalais à qui nous voulons redonner espoir et être une force de proposition au nom des valeurs humanistes et démocratiques qui sont les nôtres afin de faire du Sénégal un exemple en matière de développement à l’orée du 21ème siècle.

Une présentation officielle du mouvement UN AUTRE AVENIR ainsi que de notre site Internet sera faiteen présence de plusieurs membres du comité directeur dans les prochains jours à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle les médias seront conviés ».

Ichrono.info

 


Sur cette boule terrestre, symbole de cohésion, de simplicité et d'unité, les humains semblent perdus. On sait depuis fort longtemps que la connaissance, la culture et la sagesse ne s'improvisent pas. Vouloir tout comprendre tout de suite est aussi absurde que vouloir posséder tout de suite tout ce que l'on désire. Le temps ne pardonne pas ce qui se fait sans lui.

On voit où nous mène la moderne précipitation. Les humains s'évertuent à couper les cheveux en quatre. Personne n'est aujourd'hui crédible si ses propos ne s'appuient pas sur ce qu'un autre aurait dit avant lui. Où sont les idées personnelles, l'esprit critique, l'innovation, l'imagination, l'intelligence, la création ? Et surtout, comment élaborer les synthèses qui permettent de comprendre et d'avancer lorsque notre esprit est englué par mille démarches intellectuelles différentes ?

Je me souviens du conseil de l'un de mes maîtres : « Vois, juge, agis ». Le temps a passé et je réalise aujourd'hui seulement que ces trois attitudes correspondent en réalité aux trois étapes de la vie. Le propre de la jeunesse (les 30 premières années de la vie) est ou devrait être la curiosité, l'observation des choses et du Monde. De 30 à 60 ans, on peut commencer à juger. Mais pour agir sereinement, en toute connaissance de cause et sans trop de risques d'erreur,

il faudrait, raisonnablement, attendre la soixantaine. Hélas, nous en sommes loin et, même si les vieux n'ont pas fait beaucoup mieux que lui, la jeunesse de notre nouveau président n'est pas de bon augure. À mon âge avancé, je commence à peine à comprendre l'humanité, mon biotope, mon environnement, ma planète. Et finalement, les choses ne sont pas très compliquées. La moitié des humains en ont trop, l'autre moitié n'en n'a pas assez et surtout, les humains ont perdu leur humanité. Il y a parmi nous des petits malins qui n'ont d'autres références du bonheur que la richesse. Ils en oublient tout le reste et sont finalement très malheureux ou pour le moins, très insatisfaits. Le drame pour l'humanité c'est que cette logique du bonheur impossible, gangrène la Terre entière.

Avec cet instrument diabolique qu'est la monnaie, ils profitent sauvagement du déséquilibre mondial que d'ailleurs ils amplifient chaque jour en faisant produire par les pauvres ce qu'ils vendent aux riches. La prétendue mondialisation n'est que la généralisation et la globalisation de ce principe. Et, tenez-vous bien, ce principe est en train de supplanter tous les autres. Les usines construites dans les pays pauvres finissent par les enrichir au détriment des anciens riches qui ferment les leurs et deviennent pauvres à leur tour. Il n'est pas nécessaire de parler de complot, sachez simplement que les structures ou les individus détenteurs de ces richesses sont toujours les mêmes (des apatrides en quelque sorte). Ils sont de plus en plus riches (résultat des concentrations industrielles et financières) et, fatalement, de moins en moins nombreux.

Cela, rassurez-vous ne pourra plus durer très longtemps.


François MAUGIS – La Réunion
http://assee.free.fr

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