mmanuel Macron s'est exprimé mardi 17 avril devant les députés européens. L'exercice a duré près de trois heures. Le chef de l'Etat français a ensuite déjeuné avec le président du Parlement européen, de la Commission européenne et une trentaine de députés européens. Après le discours de la Sorbonne en septembre, le chef de l'Etat français est venu exposer sa vision pour la refondation de l'Europe devant un hémicycle bien rempli.

A la sortie de l'hémicycle, les avis sur la prestation d'Emmanuel Macron sont partagés. A droite, Nadine Morano, se dit déçue. « Je m’attendais avec ce jeune président très passionné et qui a de grandes qualités oratoires à ce qu’il puisse allier son sens de la parole avec des actes ambitieux. Ce n’est pas ce que j’ai trouvé », dit-elle.

Parmi les priorités d'Emmanuel Macron avant les Européennes de l'an prochain, la proposition de créer un programme européen pour financer les collectivités locales qui accueillent des réfugiés, la taxation des géants du numérique et la réforme de l'Union économique et monétaire.

Pour l'eurodéputé socialiste Emmanuel Maurel, il y a un manque d'ambition. « Il a été convenu avec des propositions très rares. Le rapport de force avec l’Allemagne nous est très défavorable et un président qui revoit ses ambitions à la baisse, c’est dommage », souligne-t-il.

Même son de cloche de la part de l'eurodéputé socialiste Guillaume Balas, qui estime que les projets sur la réforme de l'Union économique et monétaire d'Emmanuel Macron vont se heurter à ceux de l'Allemagne.

Le rapport de force avec l'Allemagne n'est peut-être pas si défavorable que ça, estime pour sa part l'eurodéputé Jean-Marie Cavada de l'Alliance des libéraux et des démocrates : « Les vrais sujets sont toujours sur la table. Oui, on a un ministre des Finances, oui, on a un budget, la chancellerie trouvera sans doute un moyen terme pour négocier, parce que n’oubliez pas que ce dit la CDU n’est qu’une jambe, si je puis dire droite,du gouvernement allemand qui a aussi une jambe gauche qui va compter dans la coalition. »

Avant le déplacement d'Emmanuel Macron à Berlin jeudi, le Parti social-démocrate allemand a rappelé à ses partenaires conservateurs de la coalition à soutenir les propositions de réforme de la zone euro.

En France, l'Assemblée nationale a commencé lundi 16 avril à examiner le projet de loi asile et immigration. Un texte critiqué par les associations de défense des migrants, controversé jusque dans les rangs de la majorité. Malgré les réunions de conciliation organisées par Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, et les discussions en commissions, une petite dizaine de députés En Marche ont déposé des amendements pour adoucir un projet qui à leurs yeux manque « d'humanité ».

« On ne fait jamais d'omelettes sans casser des oeufs, et s'il faut casser des oeufs, je le ferai ! » Voilà l'avertissement lancé la semaine dernière par Richard Ferrand à ses troupes. Le patron des députés La République en Marche veut garder la main sur son groupe pléthorique. Pas question d'avoir des voix discordantes. Le mot « exclusion » n'est pas prononcé, mais la menace est claire. Aurore Bergé, l'une des porte-parole du groupe, l'a redit ce mardi matin sur la chaine de radio Europe1.

« Les gens sont libres, mais s'ils veulent se mettre de fait à l'écart de la ligne qui est la nôtre, à l'écart de la ligne sur laquelle le président de la République a été élu, alors c'est à eux de prendre leurs responsabilités », a-t-elle déclaré.

Une trentaine d'amendements déposés

Si vous n'êtes pas avec nous, vous être contre nous. Une philosophie digne de la mafia. Gilles Legendre, un autre porte-parole En Marche, croit encore à la méthode douce. Il refuse de parler de sanctions. « Nous avons une grosse semaine de débat autour de ce texte avec de nombreuses journées et de nombreuses nuits, ça permettra à chacun de prendre ses responsabilités et franchement je pense qu'à l'arrivée, ce sujet n'en sera plus un », explique-t-il.

Malgré les pressions, le petit groupe de frondeurs a déposé une trentaine d'amendements, contre l'allongement de la durée de rétention par exemple.

Mais la plupart devraient s'abstenir lors du vote.

RFI

La justice a condamné mardi l’opposant Barthélémy Dias et maire de la commune dakaroise de Mermoz-Sacré-Coeur à six mois de prison ferme, après ses propos injurieux à l'égard des magistrats.

Barthélémy Dias retourne dormir ce mardi soir dans sa cellule de la prison de Rebeuss. Le tribunal des flagrants délits de Dakar lui a infligé une peine de six mois de prison ferme – le parquet réclamait deux ans – pour avoir entre autres comparé les magistrats à « des prostituées ». Des propos tenus en réaction à la condamnation, le 30 mars dernier, du maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prison pour « escroquerie aux deniers publics ».

« On va évidemment faire appel de cette décision qui n’est pas fondée, déclare à Jeune Afrique son avocat Me El Hadji Diouf. La condamnation de Barthélémy Dias est le reflet d’une démocratie malmenée, où il est interdit de penser autrement que le pouvoir. »

« Les périls qui guettent le Sénégal »

Même son de cloche du côté du député Cheikh Bamba Dieye, proche de Barthélémy Dias, qui met en garde ses pairs : « Sa condamnation, ainsi que celle de Khalifa Sall, sont autant de signes des périls qui guettent la démocratie au Sénégal. Le président Macky Sall entend être le seul candidat à l’élection de 2019. Et pour cela, il élimine systématiquement tous ses opposants. Tous les acteurs politiques sont désormais en danger. »

Le père de « Barth’ », l’ancien ministre Jean-Paul Dias, s’est également confié à Jeune Afrique sur la condamnation de son fils : « Elle est injuste et infondée en droit. Car aucun magistrat n’a porté plainte pour outrage. À l’évidence, cette condamnation démontre l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique. Deux jours avant le verdict dans l’affaire Khalifa Sall, la police suivait mon fils partout où il allait. Ils cherchaient un prétexte pour l’arrêter. Voilà la vérité. »

Porte-flingue

Connu pour ses coups de sang et ses sorties au vitriol vis-à-vis de ses adversaires, Barthélémy Dias a donné le sentiment de n’avoir cure d’un nouveau séjour derrière les barreaux. Lors de son procès, le 8 avril dernier, il avait lui-même fait part de son désir de rester en prison, pour se retrouver auprès du maire de la capitale. « Si Khalifa Sall couche en prison, alors moi aussi, je suis prêt à faire don de ma liberté », avait-t-il ainsi déclaré.

Le porte-flingue de l’opposition n’en est pas à son premier séjour derrière les barreaux. Fin 2011, il n’avait pas hésité à dégainer son pistolet 9 mm, pour faire feu en direction de quelques nervis du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui encerclaient la mairie de Mermoz-Sacré-Coeur. L’un des assaillants avait été retrouvé mort, sans qu’il soit possible d’affirmer que « Barth » ait été l’auteur du coup de feu mortel.

L’épisode lui avait valu une condamnation en 2017 à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme – une peine alors couverte par sa détention provisoire en 2012.

Jeune Afrique 

Le cancer du col de l’utérus continue de faire des ravages chez la gent féminine. Il se positionne comme le premier cancer chez la femme, au Sénégal. Cependant, beaucoup d’entre-elles méconnaissent leur statut  du fait qu’elles ne sont pas adeptes des hôpitaux. Pourquoi les femmes ne fréquentent-elles pas les structures de santé ? Comment éviter la maladie ? Réponse dans cette rubrique de Sud Santé.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, autrement dit sur le tissu qui le recouvre. Plus précisément, elle prend naissance dans la première couche de la muqueuse qui porte le nom d’épithélium. Cette maladie très sournoise se développement et touche beaucoup de femmes.

Seulement, beaucoup d’entre-elles n’arrivent dans les structures de santé que tardivement, quand la maladie s’est déjà développée. Des femmes interrogées sur la prise en charge de leur santé sont partagées entre ignorance et négligence.

Pour cette dame trouvée dans une structure de santé des HLM, le cancer du col de l’utérus, c’est du nouveau. «Je fais mes visites pré et post-natales et c’est fini. Je n’ai jamais fait de dépistage du  cancer du col de l’utérus.  Je  ne connais même pas cette maladie», a-t-elle fait savoir. Cette dernière, la trentaine révolue, se réfère à la prescription de son soignant. «Je ne suis pas malade, je ne ressens rien au niveau de mes parties génitales. Donc je n’éprouve pas le besoin d’aller en faire (dépistage). Et autre chose, il y a la sage-femme  qui est là, si rien ne va, elle va me référer dans un autre hôpital. Et, comme elle ne dit rien, je crois que je me porte bien», a-t-elle conclu.

Comme cette dame, beaucoup de ses paires se trouvent dans cette situation. Le manque de communication entre le personnel soignant et les malades est une des causes de cette ignorance. Des femmes, durant toute leur vie, n’ont jamais été orientées pour faire le frottis afin de connaitre l’état de leur col. Mariètou Diallo, une dame habitant les HLM témoigne: «j’ai fait quatre enfants. Ils sont devenus des adultes. Mais, au cours de mes consultations, en aucun moment les sages-femmes ne m’ont demandé d’aller faire le dépistage. Certes, ces dernières années, on parle de dépistage du cancer de col de l’utérus, du sein, mais je pense que c’est le personnel soignant très proche de la population qui doit porter le combat et faire de telle sorte que celles qui ont les moyens puissent aller faire le frottis. Aux moins nantis d’attendre les campagnes gratuites pour aller le faire. Car il y va de notre santé», a-t-elle fait comprendre.

Dans les hôpitaux, le coût de la prise en charge du dépistage du col de l’utérus, appelé frottis, est très élevé. Il faut débourser 10 à15 mille pour le faire, à défaut de prise en charge. Un coût qui décourage et qui amène certaines femmes à se barricader sur leur sort. «La prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, n’est pas à la portée des petites bourses. C’est très cher et ça n’encourage pas», a avancé Juliette Sarr, une autre dame du quartier des HLM.

Et de poursuivre: «le besoin est tellement important que quand on organise des séances de dépistage (gratuit), les femmes répondent massivement. Je pense qu’il faut augmenter l’offre pour permettre à toutes les femmes de tout âge d’en bénéficier pendant les campagnes gratuites et profiter de ces moments pour faire passer des messages».

Rappelons que le col de l’utérus fait partie de l’appareil de reproduction féminine. C’est la partie inférieure étroite de l’utérus aussi appelé matrice. Il s’agit du passage reliant l’utérus au vagin.

En séminaire avec les cadres de son parti au cours du week-end, à Saly, Idrissa Seck, le leader de Rewmi et candidat à la succession de Macky Sall, a lancé les bases de sa gouvernance, si bien évidemment, il est porté à la tête du pays au soir du 24 février 2019.  Dans un discours séquencé, parfois même railleur, ou aussi anecdotique, le patron des «Oranges» a décliné quelques pans d’une feuille de route devant être soumis au crible des cadres du Rewmi et du citoyen lambda. Avant de pouvoir solliciter le suffrage des Sénégalais et matérialiser ce programme alternatif pour le Sénégal, Idrissa Seck a toutefois demandé «pardon» à tous ceux qu’il a eu à heurter par ses paroles et gestes en tant qu’homme politique et homme d’Etat. Non sans manquer de jeter quelques piques au régime de Macky Sall.

Il faudra compter avec le président du parti Rewmi pour les prochaines joutes électorales qui s’annoncent déjà épiques. En effet, Idrissa Seck fera face au président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession. Même si le patron des «Oranges» ne le dit pas explicitement, il a posé des actes clairs, le samedi 14 avril dernier, lors du séminaire consacré aux Cadres de son parti, en vue de présenter un programme alternatif aux Sénégalais. En effet, le président du Conseil départemental de Thiès a tenu d’abord à régler un préalable avant de solliciter le suffrage des Sénégalais. Devant des militants acquis à sa cause, sans oublier les invités venus nombreux assister à cette rencontre tenue dans un hôtel à Saly, Idrissa Seck a présenté ses excuses au peuple sénégalais. Il déclarera ainsi : «Je voudrais, aujourd’hui, avant de solliciter le suffrage des Sénégalais, vous regarder dans les yeux et convoiter d’Allah, qu’ils me pardonnent mes offenses comme je pardonne aussi à ceux qui m’ont offensé». L’ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade présente ainsi ses excuses à tous ceux qu’il a eu à heurter, blesser ou choquer par la parole ou par son comportement tout au long de sa carrière d’homme politique ou d’homme d’Etat. Faisant d’une pierre deux coups, il a demandé pardon à Fatou Sock, une responsable de son parti qui aurait gelé ses activités politiques. Pour avoir reconnu publiquement ses erreurs, la mise en cause a appelé à l’instant pour annoncer son retour aux affaires à Rewmi. Des propos tenus après avoir répondu à un appel.

LE SENEGAL SOUS IDRISSA SECK

Tout en annonçant un programme qui sera concocté par les cadres de son parti et discuté avec l’ensemble des corps de métier, puis enfin posté sur le net pour recueillir les avis des uns et des autres, l’ancien maire de Thiès a décliné sa feuille de route dans bien des domaines. Ainsi donc, dans le secteur éducatif, en rendant hommage aux enseignants et chercheurs, il a annoncé la création d’un Conseil supérieur de l’éducation. Cette institution, qui ne sera confiée ni à un Premier ministre, encore moins à un ministre, sera présidée par le président de la République. Elle inclura, à son avis, les meilleurs dans tous les domaines, notamment recteurs d’université, proviseurs de lycée, directeurs de collège, d’écoles élémentaires et d’écoles maternelles. Faisant ainsi les yeux doux aux enseignants, dans un contexte marqué par une tension entre ledit corps et le régime, il dira «qu’il est inadmissible que, qui que ce soit, soit mieux payé que les enseignants». Il trouve ainsi inacceptable qu’au Sénégal, les enseignants soient négligés.

INAUGURER L’ERE D’UNE GESTION JUSTE, EFFICACE ET AMBITIEUSE

Poursuivant son esquisse de programme à mettre en œuvre, si toutefois les Sénégalais lui faisaient confiance au soir du 24 février 2019, le président de Rewmi a promis d’inaugurer, au Sénégal et en Afrique, l’ère d’une gestion «juste, efficace et ambitieuse». Jetant des piques aux tenants du pouvoir, il a trouvé que «les notions de gouvernance sobre et vertueuse sont vagues». Ainsi donc, à l’image des Américains qui soutiennent vaille que vaille leur fils, “Idy“ a promis d’augmenter les pensions des anciens combattants et celles des blessés de guerre. Il a donné la garantie de faire en sorte que les soldats sachent qu’il veillera personnellement à ce qu’ils aient des conditions convenables, quand il les enverrait en mission.

Sur la justice, Idrissa Seck a certifié qu’il fera en sorte que le président ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature, une des doléances des magistrats. Toutefois, il précise qu’il ne veut pas «un gouvernement des juges». «Je veux un Conseil supérieur de la magistrature dont la composition sera remaniée», préconise-t-il. Pour avoir fait le constat selon lequel, «aucun magistrat n’est hors de sanction en dehors d’un seul cas», le natif de Thiès pense qu’il n’est pas question de laisser aux juges libre cours. Ainsi donc, il pense «qu’il faut associer à l’indépendance de la magistrature, leur responsabilité». Ce qui suppose qu’il faut les sanctionner quand ils fautent.

Déclinant ses ambitions dans le domaine économique, il a révélé qu’il fera en sorte qu’en 2029, fin de son deuxième mandat, que plus personne au Sénégal ne demande de l’électricité et que l’accès soit universel. Avec la découverte du pétrole et du gaz, «s’il n’est pas volé par la famille Sall d’ici là», raille-t-il, Idrissa dit vouloir faire du Sénégal «un hub de production d’électricité». Dans la même veine, notamment sur le mix-énergétique, il a exprimé son souhait de voir environ 30% de la puissance installée en énergie renouvelable. Tout en déplorant les taxes imposées au niveau du secteur tertiaire, il a promis de revoir la fiscalité des entreprises du secteur numérique.

VOTE DE LA LOI SUR LE PARRAINAGE : Rewmi manifestera le 19 avril prochain

Le président du parti Rewmi n’a pas manqué de décrocher quelques flèches en direction du président Macky Sall. Il a ainsi accusé le chef de l’Etat et son gouvernement d’avoir tenté d’empêcher la réunion de son parti à Saly, Mbour. «Ils ont exercé des pressions sur les réceptifs hôteliers de Saly, y compris sur des propriétaires de domiciles privés que nous avions réservés pour accueillir nos hôtes étrangers et dont les contrats ont été annulés cette après-midi même (le samedi) pour motif de travaux. Alors que les maisons avaient été visitées et étaient dans un excellent état», déplore-t-il. En effet, la manifestation allait tomber à l’eau à cause d’un désistement de dernière minute d’un propriétaire d’hôtel. Finalement, elle a été tenue dans un jardin d’un hôtel à Saly, avec tous les désagréments qui en ont suivi, notamment l’exiguïté des lieux pour contenir tout le monde.

S’agissant du vote de loi modifiant la Constitution et le Code électoral, le président du conseil départemental de Thiès a confirmé sa présence à la manifestation prévue par l’opposition et certaines organisations de la société civile. En ce qui concerne la médiation entreprise par la Société civile, Idrissa refuse la main tendue du chef de l’Etat car, à son avis, la société civile «cherche à renouer les fils d’un dialogue rompu». Il a dit clairement qu’il ne dialoguera pas avec Macky Sall «parce que sa parole n’est pas stable». En revanche, il a demandé aux médiateurs, d’aller dire au président de faire ce qu’il doit faire, à savoir : «de ne pas violer notre Constitution, de ne pas instaurer ce parrainage». Cela, tout en précisant qu’ils ne veulent pas brûler le pays, mais qu’ils resteront déterminés. Il a promis par ailleurs que «si Macky Sall viole la Constitution du Sénégal, nous le dégagerons de là». 

Sudonline

Le candidat du Parti Démocratique Sénégalais (Pds) à l’élection présidentielle du 24 février 2019, Karim Meïssa Wade,  s’est inscrit hier, lundi 16 avril, sur les listes électorales.

L’ancien ministre d’Etat libéral, résidant hors du Sénégal depuis sa grâce présidentielle a accompli cet acte civique depuis le Koweït avant de recevoir son récépissé en bonne et due forme, comme le note le Pds dont il devrait porter les couleurs dans la course à la magistrature suprême, dans une dizaine de mois.

Du coup, Karim Wade semble mettre un bémol à tous ceux qui soulignaient son incapacité de pouvoir participer à toute forme d’élection, parce que non inscrit sur les listes électorales. Reste maintenant à savoir si l’ancien ministre libéral, challenger déclaré du Pds contre Macky Sall, pourra venir voter dans son centre de Fann/Point-E à Dakar.  

Sud Quotidien

LE CLAN FAYE-SALL AU CŒUR DES SCANDALES POLITIQUES ET ECONOMIQUES DU SENEGAL par Seybani SOUGOU( CADRE FRANCO-SENEGALAIS)


« Les tyrans ont une grande connaissance des hommes. Ce ne sont pas des idiots. Ils savent exactement comment on manipule les peuples. Ils avancent jusqu'au bout, jusqu'au moment où la situation leur échappe » Emil CIORAN


Inexorablement, Macky Sall poursuit son projet d'asservissement des sénégalais, de confiscation des libertés, et de dépeçage de l'économie sénégalaise. Sans coup férir. Envers et Contre Tout.Après avoir érigé la mauvaise gouvernance en véritable mode de fonctionnement, vidé le code des marchés publics de sa substance afin d'organiser la captation des deniers publics par des réseaux affairistes (qui gravitent autour du pouvoir) et réservé des pans entiers de l'économie à son clan, l'un des plus grands coups portés contre le Sénégal est le choix de Macky Sall de placer son frère Aliou Sall à la tête de la Caisse des Dépôts et consignations.

Cet acte de népotisme ouvertement assumé traduit le mépris total de Macky Sall à l'endroit des sénégalais et constitue une violation manifeste des règles de bienséance qui régissent le fonctionnement d'un régime démocratique. La nomination du frère du Président, Aliou Sall comme Directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations en 2017 (un an avant le scrutin présidentiel), est d'une extrême gravité puisque que cet Etablissement Public à caractère spécial est chargé de recueillir l'ensemble des cautions déposées par des candidats à une élection présidentielle et de délivrer le précieux sésame(attestation signée par Aliou Sall himself) sans lequel aucune candidature aux présidentielles ne peut être validée.


L'immixtion directe et officielle du frère du Président dans le processus électoral, révèle une interférence jusque-là, jamais connue dans l'histoire politique du Sénégal, et doit être combattue avec la plus grande vigueur par tous les démocrates. Il s'y ajoute que de par sa position à la tête de la CDC, Aliou Sall dispose d'un trésor de guerre inestimable (des centaines de milliards de F CFA) qu'il ne se privera nullement d'injecter dans le scrutin présidentiel pour appuyer son frère, Macky Sall, Président de la République (CF article 14 de la Loi n° 2006-03 du 4 février 2006 portant création de la Caisse des Dépôts et Consignations qui permet au Directeur de la CDC de faire appel aux comptables du trésor ou de l'Administration pour effectuer des opérations de recettes et de dépenses.....).

Une sérieuse entorse au principe d'égalité entre candidats. L'existence d'une situation inouïe de conflits d'intérêts, prouve le mélange des genres par les 2 frères SALL, unis par des intérêts convergents (Macky Sall œuvrant pour sa réélection en 2019, et Aliou Sall agissant pour préserver sa mainmise sur l'économie du pays). A la veille d'un scrutin présidentiel capital pour le devenir des sénégalais, Aliou Sall doit être démis de ses fonctions de Directeur de la CDC, dans les meilleurs délais, et céder sa place à une personnalité de la société civile, offrant toutes les garanties d'indépendance et de neutralité vis-à-vis du pouvoir exécutif. La mise en place d'un scrutin libre, sincère et démocratique en 2019, exige qu'Aliou Sall soit mis à l'écart de la Caisse des Dépôts et Consignations. Libre à Macky Sall, s'il le souhaite de nommer son frère comme Conseiller (encore que le pouvoir de nomination prévu par l'article 20 de la Constitution n'est pas une prime au laxisme) !

Dans le cas d'espèce, ce dont il s'agit, c'est de priver le frère du Président de tout pouvoir institutionnel lui permettant d'agir ou d'intervenir, de quelque façon que ce soit dans les joutes présidentielles. Nous dénions vigoureusement à Aliou Sall cet attribut.
Dans le clan FAYE-SALL, le beau-frère du Président, Mansour Faye n'est pas en reste. Tout le monde se souvient que lors des élections locales de 2014, le résultat du scrutin a été inversé à Saint Louis (grâce à un impressionnant déploiement des forces de l'ordre avant la proclamation des résultats) pour permettre à un des piliers du clan, de devenir le Maire de Saint Louis. Celui qui cumule les casquettes de Maire et Ministre de l'Hydraulique est davantage célébré pour son incompétence notoire et son exploit de ramener le Sénégal à l'âge de la pierre (persistance des pénuries d'eau à Dakar et sa périphérie). Quant à la fondation « Servir le Sénégal » déclarée d'utilité publique ; son fonctionnement pour le moins opaque interpelle tous les sénégalais.

D'où tire t'elle ses subventions et quelles en sont les contreparties ? Qui en sont les bénéficiaires ? Qui contrôle les activités de cette fondation ? Mystère et boule de gomme. La galaxie FAYE-SALL c'est une kyrielle de flagorneurs, de courtisans, et de distributeurs de billets automatiques, au service exclusif de la défense des intérêts du clan.


En 2012, les sénégalais se mobilisaient pour contrecarrer une dévolution monarchique du pouvoir (du père au fils). En 2018, les sénégalais ont affaire à la galaxie FAYE-SALL, un clan dont la boulimie est sans limite, et qui, telle une pieuvre, étale ses tentacules partout, avec une mainmise totale sur tous les leviers administratifs, politiques et économiques du Sénégal.


Ne nous y trompons pas : le projet de loi sur le parrainage citoyen et le projet de révision de l'article L57 du code électoral (ajout de la mention "ELECTEUR") ne sont que la face visible d'une stratégie globale pour le forcing électoral qui se prépare en Février 2019. S'agissant des multiples entraves mis en place par le régime pour le bon déroulement du scrutin présidentiel à venir, l'un des plus grands dangers réside dans l'édition des bulletins de vote des candidats. En effet, la tentation est grande d'éditer des bulletins suffisants pour le candidat Macky Sall et de produire, volontairement, en nombre limité les bulletins des adversaires du Président, prétendants à la magistrature suprême.


Cette technique vieille comme le monde, est utilisée par certains régimes impopulaires, adeptes de fraudes, lors de scrutins présidentiels. Elle permet mécaniquement, le jour J (jour du vote) au Président sortant de se retrouver avec un nombre global de voix supérieur à celui de ses concurrents, en toute « légalité », du fait d'un dysfonctionnement volontaire parfaitement planifié dans les centres de vote. A ce niveau, le bulletin unique adopté par de nombreux pays africains (Côte d'Ivoire, Kenya, Libéria, Congo Brazzaville) et plébiscité par tous les démocrates y compris, l'ex-Ministre, Aminata Touré, membre de l'APR (à moins d'un revirement à 180 degrés), constitue par excellence l'outil permettant de parer à ce type de fraude (le principe d'égalité est garanti, puisque tous figurent dans le même bulletin). Il y a lieu de se demander pourquoi le bulletin unique qui permet de réduire en pièce l'achat de conscience, de réaliser un gain de temps, et des économies substantielles pour le budget national n'a pas les faveurs du régime qui clame sous tous les cieux une transparence, dont elle ne veut jamais.


En réalité, le « parrainage citoyen » entre dans le cadre d'une stratégie globale de conservation du pouvoir, murie, planifiée et dont l'exécution est en train de se dérouler sous nos yeux. De la rétention illégale des cartes d'électeurs de millions de sénégalais à la nomination d'Aliou Sall à la tête de la CDC, en passant par le parrainage citoyen, Macky Sall et ses conseillers comptent une nouvelle fois se défaire de la vigilance des sénégalais, et rééditer le coup parfait. Par surprise. La forte opposition au parrainage contrecarre le plan d'un passage en douceur, mais ne modifie pas l'axe nodal du projet de Macky Sall qui peut se résumer en ces termes « Que vous le vouliez ou non, j'ai décidé de rempiler en 2019 ». D'où sa détermination vaille que vaille à faire adopter ses 2 projets de lois.


Compte tenu de la fébrilité du régime, il est fort à parier, que Dakar sera en quasi état de siège la veille du 19 avril 2018, Macky Sall ayant prévu d'instaurer une nouvelle épreuve de force contre le peuple.
Curieux paradoxe pour un régime auréolé de 65% en 2012, qui entonne partout, un bilan élogieux, mais qui, pour faire voter 2 projets de lois décriés à l'Assemblée Nationale en 2018, est désormais contraint d'appeler à la rescousse, les forces de « l'Ordre » ! La preuve que Macky Sall a perdu la main et la confiance des sénégalais.


Seybani SOUGOU – E-mail :Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Battue 3-0 à l’aller par le Real Madrid chez elle, la Juventus de Turin a réalisé un match de folie ce mercredi soir en quart de finale retour de la Ligue des champions. Les Turinois ont mené 3-0 face aux Madrilènes avec de voir leurs espoirs de qualification s’échapper après un but sur penalty dans les toutes dernières minutes du match. Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich s’est également qualifié face à Séville après un match nul 0-0. Les Bavarois l’avaient emporté 2-1 lors du match aller.

L’exploit de l’AS Roma face au FC Barcelone la veille avait certainement donné des idées aux Turinois pour leur quart de finale retour face au Real. A l’aller à Turin, les Bianconeri s’étaient inclinés 3 à 0, autant dire que peu de gens donnaient cher de la peau de Gigi Buffon et de ses coéquipiers à Santiago Bernabeu.

Les Turinois ont donc commencé la rencontre tambour battant sans aucun complexe. Dès la 2eminute de jeu, Mario Mandzukic a inscrit le premier but de la rencontre de la tête à la réception d’un centre de Sami Khedira. L’infatigable croate a remis ça toujours de la tête à la 37eminute, plongeant ainsi les joueurs de Zinedine Zidane en plein doute.

Un pénalty litigieux brise l’élan Turinois

Toujours aussi précis techniquement mais dominés physiquement, les Madrilènes vont une nouvelles fois craquer à la 61eminute sur une faute de main de leur gardien de but bien exploitée par le Français Blaise Matuidi. A 3-0, Ronaldo et ses coéquipiers ont commencé à retrouver de leurs couleurs sans pour autant réussir à trouver la faille dans le jeu.

Les deux équipes filaient dès lors vers les prolongations jusqu’à ce que l’arbitre siffle un penalty discutable en faveur du Real suite à une faute du Marocain Mehdi Benatia sur Lucas Vazquez. Hors de lui, Gianluigi Buffon s’est fait exclure pour contestation, le premier carton rouge de sa carrière en Ligue des champions.

L’incontournable Cristiano Ronaldo, pourtant très discret tout au long de la partie, s’est chargé de transformer ce penalty pour ouvrir au Real les portes des demi-finales aux dépends d’une Juve qui aurait toutefois bien mérité de défendre sa peau en prolongation.

Le Bayern tout en contrôle

Dans l’autre rencontre de la soirée, le Bayern Munich a lui aussi validé son ticket pour les demi-finales en obtenant un match nul 0-0 sur son terrain face au FC Séville. Battus 2-1 à l’aller chez eux, les Sévillans devaient s’imposer par au moins deux buts d’écart pour se qualifier.

Le Bayern s’est toutefois montré nettement plus dangereux que les Espagnols incapables de cadrer la moindre frappe. Même s’ils sont restés muets, les Bavarois ont une nouvelle fois rappelé qu’ils restaient des prétendants sérieux à la victoire finale. Ribéry et ses coéquipiers sont d’ailleurs la seule équipe en lice à pouvoir encore rêver d’un doublé Ligue des champions / championnat.

Deux cent cinquante-sept personnes sont mortes ce mercredi 11 avril dans le crash d'un avion militaire algérien près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. Un deuil national de trois jours a été décrété. Il s'agit de la pire catastrophe aérienne qu'ait connu le pays.

C'est la pire catastrophe aérienne que l'Algérie ait jamais connue. Ce mercredi matin, à 7h50 heure locale, un avion militaire Iliouchine II-76, de fabrication russe, s'est écrasé juste après son décollage de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. L'épave calcinée gît dans un champ à une centaine de mètres de la base.

A bord de l'avion se trouvaient 257 passagers, en majorité des militaires et leur famille. Tous ont été tués. Leurs portraits tournent en boucle sur les chaînes de télévision privées du pays.

Le président Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de ce mercredi. Il a également « ordonné » que soit récitée vendredi la Prière de l'absent en mémoire des victimes, après la grande prière hebdomadaire.

Car ce mercredi soir, c'est toute l'Algérie qui est sous le choc, témoignage Fayçal Métaoui, journaliste à Tout sur l'Algérie. « Certains parlent déjà d'un mercredi noir », dit-il. Par solidarité, les médecins résidents, en grève depuis cinq mois, ont mis fin à leur mouvement pour venir en aide aux services de secours, indique Fayçal Métaoui.

Les réfugiés sahraouis endeuillés

Pour l'instant, l'accident demeure inexpliqué. « Une aile de l'avion a pris feu dès son décollage, selon des témoins qui étaient à côté du lieu de l'accident. L'avion a commencé à perdre son équilibre. Le crash a été très rapide : il est tombé seulement 3 à 4 minutes après. » Selon la télévision officielle algérienne, le pilote aurait effectué un « acte héroïque » en opérant une manoeuvre pour éviter de tomber sur la grande autoroute très fréquentée qui relie Oran à Alger, et en pointant vers un champ à proximité.

L'avion a-t-il subi une défaillance technique ? Etait-il vétuste ? « On n'a pas de date de sa fabrication. Ce quadriréacteur est avion sûr, l'armée algérienne en possède beaucoup pour transporter des troupes notamment », précise le journaliste Fayçal Métaoui. L'accident est-il lié à la surcharge de l'appareil, les appareils de ce type étant prévus pour transporter entre 126 et 225 passagers ? Le ministère de la Défense algérien a annoncé la mise en place immédiate d'une commission d'enquête pour en déterminer les circonstances.

L'avion devait se rendre à Tindouf, à 1 800 kilomètres d'Alger, où sont installés les camp de réfugiés sahraouis. Le représentant du Front polisario à Paris indique que 30 ressortissants sahraouis, dont deux membres du mouvement indépendantiste, se trouvaient à bord de l'appareil. « Ce sont des civils sahraouis, des étudiants ou bien des malades et leurs accompagnateurs qui étaient soignés à Alger dans le cadre d'un accord de coopération signé entre l'Algérie et la République saharouie depuis les années 1970, explique Bachir Oubi Bouchraya, représentant du Front polisario à Paris. C'est un sentiment de douleur, de deuil. Le leadership du Polisario a décrété un deuil d'une semaine. C'est terrible dans les camps de réfugiés, parce que c'est la première fois que la population des camps se trouve dans une situation pareille. »

RFI

Le président français a lancé sa grande opération communication de la semaine, ce jeudi 12 avril 2018 à Berd’huis. Dans une classe d'école de cette localité normande, Emmanuel Macron a répondu aux questions de Jean-Pierre Pernaut, en direct sur TF1, pendant une heure. Il était question de Syrie, d'éducation, d'impôts, d'emploi, mais aussi de la réforme en cours à la société des chemins de fer, la SNCF. Extraits.

C'est au sujet de l'actualité la plus brûlante que le chef de l'Etat s'est d'abord exprimé ce jeudi sur TF1. Il a promis qu'une décision serait prise en « temps voulu » pour riposter à la possible attaque chimique survenue samedi dernier à Douma, dans la Ghouta orientale. Emmanuel Macron a assuré que la France avait la preuve qu'une attaque avait eu lieu, et l'a clairement imputée au régime.

Le président français a plus tard été interrogé sur le rapport de la France avec l'islam et sur les radicalisations. « C'est un problème dans notre pays. Mais il ne faut pas confondre avec tous nos concitoyens qui croient dans l'islam », a-t-il lancé.

Et d'annoncer notamment une clarification des règles de fonctionnement et de financement de l'islam, notamment concernant l'argent venant de l'étranger.

Puis le chef de l'Etat a été invité à discuter de la grève en cours au sein de la SNCF. Emmanuel Macron a confirmé son intention d'aller jusqu'au bout sur l'ouverture à la concurrence, la réforme du statut de l'entreprise et celle du statut des cheminots à l'embauche. Il a aussi confirmé que l'Etat reprendrait la dette de la future entité, « progressivement » mais « pour partie ».

Autre sujet évoqué, les occupations sur le site de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, où l'Etat a renoncé à construire un aéroport. Les forces de l'ordre sécurisaient jeudi les alentours de la ZAD, dans un calme inhabituel, afin de permettre le déblaiement de la trentaine de « squats » en cours de destruction depuis trois jours. Le président s'est montré sur ce sujet droit dans ses bottes.

Emmanuel Macron aura aussi eu l'opportunité de réexpliquer quel est le cap poursuivi dans les différentes réformes fiscales engagées au début de son mandat, rejettant notamment le quolibet de « président des riches », ou encore quelle est son ambition pour le système de soins français, qu'il a notamment promis de réorganiser et de doter en moyens supplémentaires dans les années à venir.

RFI

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