L’ONU vient de rendre public son rapport sur les violences commises dans le grand Kasaï en République démocratique du Congo. Trois experts du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies ont enquêté pendant un an à travers les cinq provinces théâtre de violence et d'une répression de l'armée entre 2016 et 2017. Les experts devaient déterminer les faits concernant d'éventuelles violations des droits de l'homme. Selon eux, les forces de sécurité et les milices ont commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dans la région.

Après s'être rendus sur place, avoir interrogé 524 victimes, témoins et auteurs présumés, et examiné des photos et des vidéos, les trois experts confirment un niveau extrêmement élevé de la violence pendant plus d'un an dans cette zone. Le rapport se veut le plus factuel et détaillé possible sur les atrocités commises dans le grand Kasaï durant cette période. Des actes, qui selon eux, peuvent être qualifiés de « crimes de guerre » et de « crimes contre l'humanité ». Entre autres parce que les attaques menées contre les populations civiles l'ont été « avec un caractère généralisé ou systématique » « et dans la poursuite de la politique d'un Etat ou d'une organisation ayant pour but une telle attaque ».

La liste des exactions et atrocités est longue : meurtres, mutilations, viols, pillages, décapitation, attaques contre des bâtiments religieux, école et hôpitaux, et beaucoup de cas d'enrôlement forcé d'enfants de moins de 15 ans dans ces attaques.

Résultat, les experts appellent au désarmement urgent des milices pour éviter une nouvelle flambée de violence, mais aussi à la tenue de procès pour éviter l'impunité qui est de rigueur actuellement. Ce qui est plus surprenant par contre c'est que les experts ne font aucune hiérarchie, aucune différenciation sur le niveau de responsabilité des uns et des autres que ce soit l’armée ou les miliciens.

Armée et milices renvoyées dos à dos

L'armée congolaise, la milice Bana Mura, considérée comme un supplétif de l'armée, et la milice Kamuina Nsapu sont renvoyées dos à dos. Toutes sont accusées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. La milice Kamuina Nsapu est ainsi décrite comme très structurée et organisée par les experts de l'ONU. Pour les experts de l'ONU, il n'y a eu qu'un groupe armé et non pas plusieurs petites insurrections.

La milice Kamuina Nsapu, organisée en unités et pilotée par les proches du défunt chef du même nom, aurait été capable de s'implanter les cinq provinces de l'espace kasaïen en à peine six mois et aurait généralisé dans ses tshiotas (les rituels) la pratique du cannibalisme et des décapitations. Dans le Lomami, tous les habitants réfractaires, même les enfants, auraient été systématiquement décapités. Les experts ne disent ni où ni quand, ni combien. Une image qui ne correspond pas à celle décrite par les observateurs locaux qui parlent de petites milices qui se sont agglomérées en réaction à un Etat jugé absent ou répressif.

Pour ce qui est de l'armée congolaise par contre, la mention « d'usage excessif de la force » dans la répression de la milice Kamuina Nsapu a disparu. La répression est qualifiée de simplement « brutale » même si les experts évoquent des exactions systématiques commises par l'armée congolaise, y compris sur des enfants désarmés ou endormis. Enfin, autre élément qui a disparu : les fosses communes. Quatre-vingts fosses communes que le Haut-Commissariat attribuait auparavant à l'armée.

Plus question non plus d'insister sur le bilan des atrocités commises par les uns ou les autres Il n'y a pas non plus de décompte précis du nombre de victimes. Les acteurs sont tous renvoyés dos à dos, les enfants Kamuina Nsapu avec leurs bâtons, leurs couteaux et les quelques fusils de chasse traditionnels et les FARDC avec leurs kalachnikovs et lance-roquettes.

Il manque donc à ce rapport la détermination des responsabilités. Est-ce à dire que ces trois acteurs sont tous responsables au même titre de la violence et des terribles exactions qui ont fait plus de 3000 morts et près d'un million et demi de déplacé au Kasai ? Non répond Bacre Waky Ndiaye, l'un des trois experts qui a rédigé ce rapport. Les experts disent avoir voulu constituer avant tout une base pour pouvoir enclencher des poursuites.

Si on dit qu'une armée est responsable de crimes contre l'humanité, c'est fort. Mais cela n'empêche pas de reconnaître que les victimes au Kasaï existe des trois côtés [...] Ce qui nous intéressait, c'est expliquer ce qu'il s'est passé, de définir comment cela s'est passé, identifier les acteurs. Nous avons des noms, des endroits, des faits.

Par RFI

La Cour suprême a validé ce mardi 26 juin le décret de Donald Trump durcissant l'entrée aux Etats-Unis pour les ressortissants de six pays majoritairement musulmans. Cette décision de la plus haute juridiction américaine met fin à une longue saga judiciaire.

Par cinq voix contre quatre, les juges de la Cour suprême ont validé le très controversé décret migratoire de Donald Trump. Adopté le 27 janvier 2017, une semaine après l'entrée en fonction du président, il prévoit l'interdiction du territoire américain aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane : Iran, Libye, Somalie, Syrie, Yémen et Corée du Nord. Le Tchad y figurait également avant d'en être retiré le 10 avril.

Dans son arrêt, la plus haute juridiction américaine estime que le président n'a fait qu'user de façon légitime de ses prérogatives en matière d'immigration. « L'Etat a mis en avant une justification suffisante en termes de sécurité nationale », précise le président de l’institution. Donald Trump a rapidement communiqué sa satisfaction. « La Cour suprême valide le travel ban : wahou ! », a-t-il écrit en lettres capitales sur Twitter dans les minutes qui ont suivi la publication de l’arrêt.

Dans un communiqué publié un peu plus tard, la Maison Blanche salue une « énorme victoire pour le peuple américain et la Constitution ». Cette décision intervient en effet après des mois de batailles judiciaires, rappelle notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Le texte validé a été modifié à trois reprises et à chaque fois la justice s’était interposée. Sans parler de la mobilisation populaire. La présidence américaine tacle au passage ses opposants, évoquant « des commentaires hystériques de la part des médias et des politiciens démocrates qui refusent de faire ce qu'il faut pour notre pays. »
Triomphant, l'hôte de la Maison Blanche en profite pour dénigrer au passage la politique de ses alliés européens : « L'Union européenne se réunit en ce moment pour renforcer sa politique migratoire parce qu'ils ont été débordés, débordés. Et franchement beaucoup de ces pays ne sont plus les mêmes aujourd'hui. Mais nous avons enregistré une immense victoire aujourd'hui et nous l'apprécions, le pays en avait besoin. C'est une grande victoire pour le pays. »

« Du vandalisme moral »

Bien que le président ait dû alléger sa formulation pour qu'il soit validé par la justice. Mais les démocrates restent consternés par le contenu du texte.  « Le président n'a pas pu faire ce qu'il voulait faire. Ce texte est en retrait par rapport à sa position initiale qui était d'interdire le territoire en fonction de la religion. Je suis toujours en désaccord avec le décret et sa validation mais nous ne devons pas oublier comment tout a commencé, quand notre président a dit qu'il voulait bannir du territoire les gens venus de pays musulmans. C'est du vandalisme moral et je ferai tout ce que je peux pour défendre nos valeurs », a ainsi réagi Corey Brooker, sénateur du New Jersey.

C’est la première décision majeure de la Cour suprême au sujet d’une politique décidée par Donald Trump. Il n'existe aucun recours après la décision de la plus haute autorité judiciaire du pays. Seule la Cour suprême peut elle-même revenir sur un arrêt qu'elle a rendu. Cela n'est envisageable qu'en cas de changement de majorité au sein d'une instance où les juges sont nommés à vie.

La décision de la Cour survient en plein débat sur la politique zéro menée aux frontières au sujet de laquelle Donald Trump a dû reculer pour mettre un terme à la séparation des familles. Le sort des enfants de migrants séparés de leurs parents continue d’ailleurs à alimenter la polémique puisque dix sept Etats se sont réunis et ont porté plainte contre l’administration fédérale pour la contraindre à réunir ces familles dispersées. La décision de la Cour suprême sur le Travel Ban est donc une victoire judiciaire qui ne pouvait donc pas mieux tomber pour la Maison Blanche qui bataille toujours avec le Congrès pour faire adopter sa loi sur l'immgration.

Mark Wilson/Getty Images/AFP

Battue 2-1 et éliminée par l’Argentine, l’équipe du Nigeria quitte la Coupe du monde 2018 après avoir fait douter la bande à Lionel Messi, ce 26 juin à Saint-Pétersbourg. Les Nigérians, bien qu’abattus, assurent toutefois que l’avenir leur appartient.
De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

John Obi Mikel peine à réprimer ses larmes, après l’élimination de l’équipe du Nigeria en Coupe du monde 2018, ce 26 juin. Le capitaine des « Super Eagles » digère difficilement la victoire 2-1 de l’Argentine, dans le groupe D, la cinquième en phase finale du tournoi de « l'Albiceleste ». A ses yeux, un penalty n’a pas été sifflé, malgré l’assistance vidéo, suite à une main de Marcos Rojo dans sa surface de réparation (76e). « Je ne comprends pas comment ça a pu ne pas être sanctionné, lâche le milieu de terrain, en conférence de presse. Pour moi, c’était clairement une main et il y avait clairement penalty. […] Peut-être que l’arbitre n’a pas voulu donner ce penalty parce qu’il avait déjà sifflé le premier. […] On a revu l’action dans le vestiaire et, pour nous, il n’y a pas d’ambiguïté. […] Il a pourtant regardé l’écran vidéo. Il a dit que la balle avait heurté son bras [de Rojo, Ndlr] alors pourquoi n’a-t-il pas sifflé ? Je ne comprends pas… »

Messi: «Nous ne nous attendions pas à souffrir autant»

Après avoir égalisé sur penalty via Victor Moses (51e), les « Super Eagles » ont en tout cas plongé l’Argentine de Lionel Messi dans le doute. « Pour vous dire la vérité, je n’ai pas le souvenir d’avoir tant souffert, a réagi l’attaquant qui a ouvert le score d’une frappe sèche (14e). C’était si tendu en raison de notre situation, de l’enjeu pour nous, alors la délivrance a été énorme pour nous tous. Nous sortions de quelques journées bien compliquées à cause des mauvais résultats de nos deux matches précédents. En raison aussi de beaucoup de choses qui ont été dites, enfin. Heureusement nous avons atteint notre objectif, nous étions sûrs d’y parvenir, mais nous ne nous attendions pas à souffrir autant. Mais nous étions persuadés d’y parvenir et Dieu merci nous avons réussi ».

Jorge Sampaoli, le sélectionneur argentin, a également eu des mots aimables à l'égard de Nigérians qui n’ont cédé que sur un coup de tête de Marcos Rojo à la 86e minute. « Je crois que l’équipe du Nigeria a trouvé au fil du temps de nombreux joueurs de grand talent qui ont pu s’inscrire dans l’élite du football mondial, a réagi le technicien. Elle possède des éléments comme Ahmed Musa ou Victor Moses qui peuvent faire la différence dans un tournoi si relevé. Je pense qu’à l’avenir, l’arrivée de nouvelles générations susceptibles d’apporter autant de talent individuel, le Nigeria va continuer à grandir comme nation et comme équipe ».

« Dans quatre ans, ce groupe sera très fort »

« C’est une grosse déception, a réagi de son côté, Gernot Rohr, le coach des « Super Eagles ». Mon équipe a donné le meilleur d’elle-même. Elle a réalisé une très bonne deuxième période. Il s’en est fallu de quelques minutes pour qu’on se qualifie. Je suis fier de mes joueurs parce qu’ils ont bien joué en deuxième mi-temps avec un bon football. Nous avons manqué un peu d’expérience. Nous avons une équipe jeune. Je pense que ce genre de match va forger le caractère de ce groupe. Dans quatre ans, il sera très fort ».

Un sentiment partagé par John Obi Mikel : « En 2022, la plupart de mes coéquipiers seront prêts pour ce tournoi. Je suis très fier des garçons et de ce qu’ils ont fait et de ce que nous avons réussi. Tout le monde a bien travaillé. Nous devons continuer comme ça. »

Interrogés sur le fait de savoir s’ils seraient là encore dans quelques mois, notamment pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019, John Obi Mikel et Gernot Rohr, ont répondu qu’ils l'espéraient, sans pouvoir l'affirmer. « Je n’ai jamais été dans une équipe du Nigeria comme celle-là, a conclu Mikel. Les gars sont géniaux, marrants. Le coach, également. On a tous vécu un grand moment ensemble, depuis qu’il est là. C’est formidable ce que nous avons accompli en tant qu’équipe ».

REUTERS/Sergio Perez

Le frère cadet du président SALL n’a pas d’ambition présidentielle. En tout cas c’est ce qu’Aliou SALL a déclaré dans une interview à paraître dans Jeune Afrique.

Sur la partie, reprise par le journal Enquête, le maire de Guédiawaye affirme toutefois que l’idée de succéder à son frère lui a été suggérée.

«Certains me l’ont suggéré en privé. J’affirme ici que cela ne m’intéresse pas et que je n’y songe pas», soutient le patron de la Caisse des dépôts et consignation. Et Aliou SALL d’expliquer son engagement politique par sa volonté de barre la route à certains. «Je continuerai à faire de la politique. Quand je vois l’opportunisme de certains leaders, je me dis qu’on n’a pas le droit de laisser faire ces guignols. En politique, hormis le poste de Président, je ne m’interdis rien», explique Aliou SALL.

Revenant sur sa candidature à la municipalité de Guédiawaye, il jure que Macky SALL ne l’a pas pistonné.

« Quand je me suis lancé dans cette campagne, je n’étais pas soutenu par le président Macky SALL, qui n’était pas enthousiaste du tout », avance l’ancien employé de Frank Timis qui assure que c’est par la suite que son frère a entériné sa décision de se présenter. « il a compris que j’étais le principal atout sur place de l’APR », explique-t-il.

WALFNet

Placée entre deux réunions européennes consacrées à cet épineux dossier et à quelques heures d'une vive polémique opposant le nouveau ministre de l'Intérieur italien au président français, nul doute que la question des migrants sera au cœur de la discussion entre le pape François et Emmanuel Macron. D'ailleurs, le président français a pris soin de « déminer » le terrain puisqu'il a commencé sa journée à Rome par un petit déjeuner avec la communauté Sant'Egidio, ONG catholique de 60 000 membres, présente dans 70 pays et très en pointe sur le sujet. Son fondateur, l'historien Andrea Riccardi, est l'un des conseilleurs influents du pape François.

Lire aussi notre entretien avec Andrea Riccardi

François a été le premier leader à mettre le sujet des migrants sur la place publique, jalonnant son pontificat de gestes forts – déplacements à Lampedusa, à Ciudad Juárez, à Lesbos, accueil de réfugiés musulmans au Vatican... Dès 2014, à Strasbourg, ce pape qui se bat pour « construire des ponts » face à « ceux qui élèvent des murs » exhorte les parlementaires européens à ce que « la Méditerranée ne devienne pas un grand cimetière ». En 2015, dans son encyclique fondatrice Laudato si', dénonçant la « culture du déchet » qui caractérise nos sociétés prédatrices, il écrit : « Le manque de réaction face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l'égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile. »
« Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer »

Le 15 août 2017, le souverain pontife interpelle le monde pour que la « sécurité personnelle » des migrants passe « avant la sécurité nationale », avant de tempérer le propos en s'en remettant à « la prudence » des gouvernants. François a de nouveau employé ce mot très récemment, le 21 juin, dans l'avion qui le ramenait de Genève, parlant aussi d'un « plan serein pour les réfugiés » en soulignant qu'« un pays doit accueillir autant de réfugiés qu'il le peut, qu'il peut intégrer et éduquer ». « Le pape François, rappelle Mgr Bruno-Marie Duffé, secrétaire du dicastère sur le développement humain intégral au Vatican, s'en tient à son texte publié le 1er janvier dernier pour la Journée mondiale de la paix et intitulé « Migrants, chercheurs de paix ». Pour lui, le rôle des États tient en quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir, intégrer.

Avec les discussions sur le projet de loi asile et immigration – actuellement devant le Sénat – et les pérégrinations médiatisées de l'Aquarius, Emmanuel Macron est mis sous pression sur ce dossier, en particulier de la part de l'épiscopat français, comme s'en est fait récemment l'écho dans nos colonnes Mgr Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris. Le pape François, grand allié d'Angela Merkel, va-t-il « sermonner » le président français sur cette question ?
« Un messager »

« Le pape ne fait pas la leçon, il n'est pas dans cette posture, assure Mgr Duffé. Il dit tranquillement ses convictions, sa sensibilité profonde sur le sujet, notamment parce qu'il est lui-même petit-fils de migrants, mais surtout parce qu'il a la conviction depuis longtemps qu'il s'agit d'un enjeu majeur pour la planète. Il ne cesse de répéter aux gouvernants : Ne faites pas seulement des migrants des assistés, mais aussi des acteurs. Et il voit bien que les discussions politiques tournent plus à la restriction et au contrôle qu'à l'accueil. Le pape est très préoccupé par l'impossible consensus européen sur la question. »

Dans ce contexte, constate le prélat français, « vu les positions tranchées au sein de l'Union européenne » et « la situation politique italienne, comme allemande, qui ne simplifie pas les choses », Emmanuel Macron « peut devenir un interlocuteur privilégié, voire un messager pour le pape ». Voilà un positionnement qui serait on ne peut plus jésuite, puisqu'Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, enjoignait à ses compagnons d'influencer les puissants… Las, sur ces questions, le spirituel, l'humanitaire et le politique, gestionnaire de son pays, comptable de l'ordre public et soumis aux mouvements de l'opinion publique, ont du mal à s'accorder.

Le Point.fr

Deux des personnes grièvement blessées samedi 23 juin dans l’explosion du meeting du président Mnangagwa à Bulawayo sont décédées. Perence Shiri, ministre de l'Agriculture et ancien chef de l’armée de l’air, prévient que les coupables, qu’il a qualifiés de « terroristes », sont en train de « jouer avec le feu ». Le maréchal n'a nommé personne, mais beaucoup de Zimbabwéens croient qu'il visait des rivaux au sein du parti au pouvoir, la Zanu-PF.

Qui est derrière l'explosion lors du meeting de samedi à Bulawayo ? Plusieurs thèses circulent.

Zenzele Ndebele, directeur de Cite, une ONG de Bulawayo, se trouvait sur les lieux de l’explosion samedi. Il contextualise les propos de Perence Shiri dans cette période post-Mugabe qui vient de s'ouvrir.

« L’ancien maréchal fait partie de la faction pro-Mnangagwa. C’est l’un des militaires qui ont participé au coup d’État qui l’ont porté au pouvoir. Il siège au gouvernement. Tout indique que sa mise en garde est destinée à ses anciens collègues, à ceux qui soutiennent Robert Mugabe encore aujourd'hui. Ils n’acceptent toujours pas, de toute évidence, sa mise à l’écart. On sait que quelques-uns d'entre eux ont lancé leur propre parti politique, le Front patriotique national, qui participera aux élections à la fin juillet. Dans ses rangs, on trouve l’ancien ministre Jonathan Moyo, un pro-Mugabe, qui a déjà déclaré que le "sang coulerait" au Zimbabwe si la communauté internationale n’intervenait pas pour se débarrasser de Mnangagwa. Ces gens-là sont encore très amers », confie-t-il à RFI.

Pour le président Mnangagwa - qui a succédé à Robert Mugabe en novembre à la faveur d’un coup d’État - l’affaire est également entendue. L’attentat de Bulawayo le visait lui. Et lorsqu’il déclare savoir qui est à l’origine de cette tentative d’assassinat, beaucoup de Zimbabwéens pensent aux nostalgiques de l’ère Mugabe.

« Le président s’est contenté de dire qu’il sait qui sont ses ennemis, il a expliqué qu’il n’avait pas l’intention de déclarer l’état d’urgence. Et cela me semble peu probable parce que le président veut que les élections se déroulent bien à tout prix, d’autant plus qu’il s’attend à gagner ! Il fera tout pour que tout se passe bien », analyse encore Zenzele Ndebele.

C’est aussi pour cela que le Zimbabwe a déroulé le tapis rouge pour les missions d’observation électorale. Pour l’instant, rien de moins que 46 missions sont attendues à l’occasion des élections présidentielle et législatives du 30 juillet. Pour le président Mnangagwa, une campagne électorale digne de ce nom est encore la meilleure façon pour lui de valider, non pas son arrivée, mais son maintien au pouvoir.

D'autres thèses circulent concernant les auteurs de cette attaque : celle d'une éventuelle vengeance contre l'actuel président pour son rôle dans les massacres du Matabéléland dans les années 1980. Autre hypothèse : celle d'une action programmée par son contre camp pour justifier par exemple une reprise en main de l'appareil sécuritaire.

Par RFI

Emmanuel Macron se rend à Rome pour une visite officielle au Vatican, mardi 26 juin. Le président de la République va rencontrer le pape François en audience privée. Mais il va aussi prendre possession de son titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran », héritage d'une tradition historique.
Le titre de « premier et unique chanoine honoraire de l’archibasilique majeure de Saint-Jean-de-Latran » est avant tout honorifique. Il revient aux rois de France depuis Henri IV comme remerciement pour le don au Saint-Siège de l’abbaye de Clairac, dans le Lot-et-Garonne.

La tradition a perduré jusqu’à nos jours. Les présidents de la République française sont tous chanoines de Latran. Certains choisissent de venir prendre possession de leur titre, comme le général de Gaulle ou Jacques Chirac. D’autres, à l'instar de François Mitterrand ou François Hollande, ne le font pas.

Monseigneur Rougé, ancien directeur du service pastoral d’études politiques et prochain évêque des Hauts-de-Seine, se réjouit qu’Emmanuel Macron vienne recevoir ce titre. « Le fait de lerecevoir sobrement et simplement est une manière d’accueillir une histoire qui fait partie de la vie d’aujourd’hui où la France, comme le disait Emmanuel Macron aux Bernardins, a peut-être des racines mais aussi une sève chrétienne », estime-t-il.

Réparer le « lien abîmé »

Le président de la République a en effet prononcé un discours important devant la conférence des Evêques au Collège des Bernardins en avril dernier. S'adressant aux catholiques de France, il leur a dit : « Le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, il nous importe de le réparer. Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité. Ce dialogue est indispensable et si je devais résumer mon point de vue, je dirais qu’une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation et qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir ».

Ces propos ont fait polémiques, car certains y ont vu une atteinte à la laïcité. Bruno Cautrès, politologue du centre de recherche politique de Science Po, explique pourquoi ce sujet est si sensible en France : « On peut voir qu’Emmanuel Macron prête beaucoup d’attention à montrer qu’il lui tient à cœur [d'avoir] des bonnes relations entre la France et l’Eglise catholique. Ca pose toujours la question de cette tension : peut-on être un chef d’un Etat laïc et en même temps entretenir des rapports avec les Eglises ? ».

Des convergences avec le pape ?

Dans l’entourage du chef de l’Etat, on assume totalement ce message aux catholiques et on explique qu’Emmanuel Macron a voulu réaffirmer l’importance de leur contribution dans la vie publique, les inviter à s’engager. La notion d’engagement, c’est un point de convergence avec le pape François. Les deux hommes ont une autre chose en commun : une éducation jésuite. Emmanuel Macron, qui a été baptisé à 12 ans à sa demande, a étudié au lycée La Providence à Amiens.

Quant au titre de chanoine de Latran, le président de la République n’a pas hésité à choisir de le recevoir. Pourtant, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que cela ne va pas forcément de soi. « Pourquoi ni François Mitterrand, ni François Hollande n’ont pas été cherchés ce titre ? Tout simplement parce qu’ils avaient le souci de rappeler que nous sommes une République laïque et de ne pas donner le sentiment qu’il y a un lien particulier établi entre l’Eglise catholique et l’Etat français », explique-t-il.

La comparaison avec Nicolas Sarkozy

Emmanuel Macron doit donc prendre des précautions lors de cette visite. D’autant plus que le dernier président qui est allé recevoir son titre de chanoine de Latran, Nicolas Sarkozy, avait provoqué beaucoup de remous avec le discours prononcé à Rome. « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé même s’il est important qu’il s’en approche parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », avait-il déclaré.

A l’Elysée, on s’attendait à la comparaison avec Nicolas Sarkozy et on explique que les deux démarches n’ont rien à voir. Emmanuel Macron a d’ailleurs choisi de ne pas prononcer pas de discours au Latran. Le meilleur moyen pour éviter de prêter le flanc aux critiques.

LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Le Nigeria affronte l'Argentine mardi 26 juin à Saint-Pétersbourg dans un des chocs les plus attendus du premier tour de la Coupe du monde 2018. En cas de victoire, les « Super Eagles » assureraient leur billet pour les huitièmes de finale et élimineraient les vice-champions du monde. Mais au-delà, ils pourraient aussi précipiter la retraite internationale d'un Lionel Messi méconnaissable qui, à 31 ans, ne paraît plus vraiment motivé par l'équipe d'Argentine.

De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

Le Nigeria est depuis plus de vingt ans un adversaire de prédilection pour l’Argentine. En 1996, les « Super Eagles » avaient certes battu en finale du tournoi olympique les Argentins. Mais ces derniers avaient pris leur revanche douze ans plus tard, à Pékin, de la main d'un certain Lionel Messi...

En Coupe du monde, les deux équipes ne se quittent pratiquement plus depuis le Mondial 1994 aux Etats-Unis. Les Nigérians ont en effet croisé le chemin des Argentins en 2002, en 2010 et en 2014, dans des duels à chaque fois favorables aux Sud-Américains.

Le 25 juin 1994, à Boston, les Nigérians avaient même été les témoins privilégiés du dernier match de Diego Maradona en Coupe du monde, en tant que joueur... Ce jour-là, les Argentins, vainqueurs (2-1), avaient vu leur idole subir un contrôle anti-dopage à l'issue du match, contrôle positif à l'éphédrine qui allait marquer une triste issue pour la carrière internationale du « Pibe de Oro »...

L’Argentine au bord de la bérézina

Le match que Nigérians et Argentins livreront ce mardi 26 juin restera-t-il lui aussi dans l'histoire ? Assurément, surtout si les « Super Eagles » dominent leurs adversaires et précipitent l'élimination de l'Argentine. Une équipe ciel et blanc en perdition depuis le début de cette Coupe du monde 2018.

Tenue en échec 1-1 par des valeureux Islandais qui faisaient leurs débuts en phase finale, lourdement battue par la Croatie (3-0), l'armada du Rio de la Plata sombrerait dans une grave crise aux conséquences incertaines. Enjeu de querelles politiques (le président de la fédération, Claudio Tapia, successeur du tout-puissant Julio Grondona qui la dirigea d'une main de fer pendant 35 ans jusqu'à sa mort en 2014, est fortement contesté), l'équipe nationale est aussi le théâtre de conflits générationnels. Le sélectionneur Jorge Sampaoli doit faire face en outre à une violente opposition d'une partie de la presse. Le tout sous le regard consterné de dizaines de milliers de supporteurs qui ont fait le voyage jusqu'en Russie et qui voient leur rêve tourner au vaudeville...

« Ça a été une semaine difficile... Mais je ne veux pas penser à autre chose que le match contre le Nigeria, a assuré Jorge Sampaoli, en conférence de presse. Il faut travailler dans la réalité. Je suis persuadé que l'Argentine a de très sérieuses raisons de se qualifier. Il y a un monde virtuel qui te transforme en délinquant quand tu perds un match. Je ne veux pas faire partie de ce monde-là... »

Messi comme Maradona ?

Ce supporter nigérian est au micro de notre correspondant à Moscou: «Leo et moi on a le même nom, mais je vais devoir soutenir mon pays ! Car mon pays est toujours premier dans mon cœur ! J’aime Leo Messi, mais j’y peux rien, je suis pour le Nigeria...» 26/06/2018 - par Daniel Vallot Écouter

Et Lionel Messi dans tout ça ? Le capitaine argentin, qui venait de remporter un nouveau Soulier d'or quelques semaines plus tôt, trophée qui l'accrédite comme  meilleur buteur des championnats du monde entier, n'a toujours pas inscrit un but durant cette édition. Sa meilleure occasion, un penalty face à l'Islande, n'a pas trouvé le chemin des filets. Et depuis, l'homme aux cinq Ballons d'or semble étrangement absent, enfermé dans son mutisme, ne quittant sa chambre que pour s'entraîner ou pour prendre ses repas.

Dimanche, à l'occasion de son 31e anniversaire, Lionel Messi a enfin souri, il a soufflé les bougies sous les acclamations de ses coéquipiers. Et ce mardi, son épouse Antonella et ses trois enfants seront à Saint-Pétersbourg pour le soutenir durant ce match si important. La presse argentine affirme également que le capitaine aurait participé à une importante réunion avec les cadres de l'équipe, le staff technique et le président de la fédération pour demander un retour aux schémas habituels et la titularisation des joueurs confirmés... Une manière de signifier au sélectionneur Jorge Sampaoli que les errements tactiques qu'il a tenté d'imposer depuis un an et les changements de joueurs doivent cesser...

Ce retour aux sources pourrait être la dernière chance pour un des plus grands joueurs de l'histoire de soulever la Coupe du monde. Les Nigérians seront-ils la victime expiatoire de la renaissance argentine en cette Coupe du monde ? Ou précipiteront-ils la retraite internationale de Lionel Messi, 24 ans presque jour pour jour après avoir vu celle de Diego Maradona ? « Je n’y avais même pas pensé, a réagi le défenseur nigérian Brian Idowu, à la veille de la rencontre. Ce sera quelque part notre objectif, le fait que ce soit son dernier match de Coupe du monde. Même si nous adorons voir Messi jouer, c’est contre nous qu’il va le faire. Et il n’y a donc qu’une seule option pour nous : qu’il dispute sa dernière rencontre, ici, à Saint-Pétersbourg. »

REUTERS/Matthew Childs

Le Maroc a terminé son Mondial 2018 avec un nul face à l’Espagne lundi 25 juin à Kaliningrad (2-2). Les Lions de l’Atlas ont sauvé l'honneur après les deux premières défaites face à l’Iran et au Portugal. Khaled Boutaïb a inscrit le premier but de la sélection depuis vingt ans en Coupe du monde. Réactions.
De notre envoyé spécial à Kaliningrad

Déjà en souffrance pour battre l'Iran (1-0), l'Espagne a failli cette fois-ci se faire surprendre par le Maroc, qui sauve toutefois son honneur avec ce nul au goût amer.

Car si Isco avait réussi à répondre (19e) à l'ouverture du score de Khalid Boutaïb (14e), l'entrant Youssef En-Nesyri pensait avoir sanctionné la trop grande passivité de la défense espagnole (81e). Mais Iago Aspas a finalement vu son but égalisateur en toute fin match être validé par l'assistance vidéo alors qu’il avait été signalé hors-jeu dans un premier temps (90e+1).

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes »

Et cette fameuse assistance vidéo (VAR) restera comme un vrai cauchemar pour les Lions de l’Atlas, qui n’ont pas digéré la rencontre face au Portugal. Hervé Renard et ses hommes reprochent à l’arbitrage de ne pas avoir fait appel aux images après trois fautes litigieuses des Portugais.

« Le VAR, ce n’est pas pour les petites équipes », avait déjà affirmé Younès Belhanda. Ce soir, c’était au tour de Fayçal Fajr de mettre en cause ce système en abondant dans le sens de son coéquipier. « Je ne digère pas le VAR. C’est ma plus grande déception même si c’était une grande aventure. Mais c’est le foot. On est plus clément avec les grosses équipes », raconte le milieu de terrain de Getafe en Espagne.

Le capitaine Mehdi Benatia, lui, ne voulait plus polémiquer sur le sujet. « C’est une belle compétition, il faut la respecter même si notre pays ne l’a pas été », avance le joueur de la Juventus Turin non titulaire face à la Roja. « C’est frustrant. Mais l’Espagne a des grands champions. On leur souhaite le meilleur, même si on n’a pas été très juste avec nous », ajoute-t-il.

Le réconfort des supporters

Mais comme le souligne Fayçal Fajr, le Maroc a pu compter durant tout ce Mondial sur ses supporters. « Ceux qui aiment le foot ont vu ce que c’était que le Maroc. Avant le Mondial, beaucoup de gens ne connaissaient pas cette sélection. Tous les joueurs rêvent d’avoir avec eux des gens qui les accompagnent. Certains ont privilégié l’équipe nationale plutôt que de partir en vacances en famille, d’autres ont fait des crédits. Je suis triste d’être éliminé et je suis triste aussi pour eux. Dans mon pays, le foot transmet de la joie », explique Fayçal Fajr, un ballon sous le bras pour l’offrir à son neveu au Maroc.

« On en avait parlé tous ensemble avant, c’était un match important pour nous et pour nos supporters », avoue Aziz Bouhaddouz, auteur malheureux du but contre son camp face à l’Iran.

« Maintenant on va se préparer pour faire mieux que le quart de finale de la dernière CAN au Gabon », lance Romain Saiss qui pense tout de même prendre un peu de vacances.

RFI

Le Cedaf centre de Fatick a abrite avant-hier, samedi 23 juin, la cérémonie de passation de service entre Mme Aïssatou Ly Niang, la présidente sortante du Comité national de la scolarisation des filles (CNSCOFI) et Mme Awa Sène Diop la nouvelle présidente. Cette dernière, qui inscrit son action dans la continuité,  veut relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire. Un plan  stratégique a été élaboré dans ce sens, en corrélation avec les objectifs du système éducatif.
 
Mme Awa Sène Diop a été officiellement installée dans sa nouvelle fonction de présidente du Comite national de la scolarisation des filles (CNSCOFI). Elle remplace à ce poste Mme Aïssatou Ly Niang, après 23 ans d’exercice. Cette dernière explique que «les  résultats sont probants. Et il y a des défis à relever. Je n’ai pas de doute que les défis seront relevés par l’équipe dirigée par Mme Awa Sène Diop. Je quitte le CNSCOFI avec des résultats laissés sur place.»
Et elle poursuit: «à notre début, moins de 35% des filles allaient à l’école. Aujourd’hui, au niveau de l’enseignement élémentaire, nous avons la parité à l’avantage des filles. Les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Au niveau de l’enseignement moyen, les filles sont plus nombreuses que les garçons. Les filles, au niveau de l’enseignement élémentaire, achèvent mieux que les garçons. Même au plan  des résultats scolaires, les filles se positionnent. Les nombreuses fêtes de l’excellence le montrent. Elles sont toujours devant. Et le résultat le plus important, c’est l’impact de nos actions sur le terrain parce que, changer  des comportements, c’est difficile. Il y avait des localités au Sénégal où il était impensable d’inscrire une fille à l’école. Aujourd’hui, nous avons changé ces comportements.

Mais, cela nous le devons aux différents partenaires de l’éducation, les IA (Inspections d’académies), le ministère et le président de la République qui a toujours accompagné la CNSCOFI par des subventions.  Notre   lutte a toujours été: ‘’à diplôme égal, poste égal’’.»
La nouvelle présidente, Mme Awa Sène Diop, soutient qu’elle a beaucoup d’ambitions pour cette nouvelle mission. «L’équipe sortante a beaucoup contribué à l’atteinte de ces bons résultats. Nous avons élaboré un plan stratégique qui est en corrélation avec les objectifs du système éducatif. Il nous faut une large concertation pour pouvoir mettre en œuvre ce plan stratégique». Et d’ajouter: «notre défi majeur est le maintien des filles à l’école.

Nous voulons aussi améliorer davantage les performances des filles mais aussi relever le taux de transition des filles dans les filières scientifiques dans le moyen-secondaire car, les filles n’osent pas affronter les matières scientifiques. La stratégie qui sera mise en œuvre pour atteindre ces différents objectifs repose sur l’élargissement du partenariat, l’organisation de campagnes de sensibilisation mais aussi l’implication de tous les acteurs de l’école.»

Sud quotidien

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