Le Sénégal ne doit-il pas sa paix, sa légendaire Téranga et son hospitalité à sa pauvreté d'avant ?

Hélas, en observant le climat de haine et de violence actuelles, l'on peut se demander si un avenir prometteur, sonnant et trébuchant, depuis la découverte d'énormes gisements de pétrole et de gaz, n'explique pas les véritables raisons de ce tohu-bohu. Ne dit-on pas que : "Le malheur de l'Afrique, a toujours été la richesse de son sous-sol" (Biaffra, RDC, Angola, Afrique du Sud, Soudan etc.), résultat : Guerres civiles, coups d'Etatet autres...

Souvenons-nous, qu'à la veille d'élections législatives au Japon dans les années 70, le pouvoir en place s'était adressé sans vergogne à la population.

Leur porte-parole disait : Nous savons que nous sommes tous corrompus, voleurs et vous voulez nous sanctionner. Nous vous avons assez volé et nous vous présentons humblement, nos très sincères
excuses. Voilà pourquoi pour être francs, nous vous demandons de ne pas voter pour nos adversaires.

Si nous, nous sommes très rassasiés, eux sont des ringards qui ont faim. Ils ne rêvent que d'arriver au
pouvoir, pour faire ce que nous avons fait voire meme pire. Et le temps qu'ils détournent les déniés publics, pour se procurer belles villas, belles voitures et comptes Offshore, le Japon perdra des années. De grâce votez utile, votez pour nous. Nous n'avons plus faim, maintenant nous allons réellement travailler pour notre beau pays... Et le peuple les a reconduits, étonnant non ?

Ah Ah Ah!!!... nos dirigeants africains sont-ils prêts, à prononcer ce genre d'aggiornamento ? Au lieu de reconnaître qu'ils sont milliardaires, mais qu'ils détiennent leur fortune de tel ancien président, qui le leur a  donnée par ses "fonds politiques" ? Alors quece dernier dément ? Comique Afrique...
Tidiane NDIAYE écrivain

 

"Les discussions centrées autour du vivre ensemble, du racisme et de la citoyenneté, de la place des français et des français issus de l'immigration. Aussi il a été question du devoir de mémoire ( une exposition bientôt du 22/02 au 28/02/2019 à Vitry sur Seine au centre culturel –la caravane de la mémoire-, l'initiation aux numériques avec des cours pratiques sur comment se connecter à la CAF, Améli, etc la discrimination au travail, dans l'accès au logement, etc.
Le logement au cœur des réflexions est une difficulté réelle pour les divorcés-éés, et personnes précaires, etc.
Les citoyens ont abordé aussi des questions politiques sur la gestion « macronienne ». Le député a écouté et apporté des réponses.il se bat pour que les regards sur les différences changent notamment sur les personnes atteintes du sida. mr MBAYE a été critiqué par certains compatriotes sénégalais qui n'ont pas compris qu'il puisse faire de la politique en France.

Aujourd'hui nous demandons aux jeunes issus de l'immigration de s'impliquer dans la politique du pays d'accueil et tant pis pour ceux qui ont du mal à accepter celà.


Selon Rachida membre active de ce pôle a souhaité qu'a travers cette rencontre que des propositions soient faites pour faire avancer la France de la mixité de des droits humains.
On ne peut pas payer des impôts, vivre sur un territoire pour être simplement perçu comme cet étranger qui n'apporte rien. L'étranger, ou celui devenu français doit être reconnu comme acteur de la cité , on ne doit pas l'ostraciser au contraire c'est en unissant les diversités que la France est forte. Ce travail doit passer par l'éducation, la formation. Qui reçoit une éducation, une instruction doit pouvoir accéder au travail puis au logement et à ses droits. Refusons la précarisation des citoyens tous ensemble pour que Vive la République française.

Le pole est un lieu de vie, un espace ressource. Véritable creuset où l'homme prend sa place, soutenu, écouté et orienté, ce genre de pole doit se multiplier et Rachida et ses collègues tissent des relations avec d'autres associations pour créer un réseau dense et efficace puisque personne ne sera à la marge. Il y aura toujours une association qui pourra vous prendre en main.
Le député du Val de Marne Mr Mbaye a pris acte de tout ce qui a été dit et un rendez-vous sera bientôt pris pour une rencontre (à Choisy-le-Roi) à grande échelle pour parler de la citoyenneté". P B CISSOKO


Voici une belle présentation du Pôle.


Le pôle des Navigateurs est un lieu ouvert et innovant qui regroupe un collectif d'associations qui œuvrent ensemble dans le domaine social. Madame Rachida Kabouri, présidente de l'association Lumière et liberté (Les 2L) répond à nos questions.


Qu'est-ce que c'est ?


Ces associations ont construit un réseau et mutualisent les projets et les ressources, notamment les locaux – mis à disposition par l'opérateur de logement social Valophis - qu'elles occupent chacune sur un créneau réservé.


Le pôle des Navigateurs est ouvert 7 jours sur 7, de 9 heures à 22 heures selon la programmation hebdomadaire. Toute personne, de tout âge et de toute provenance géographique et surtout les habitants du quartier des Navigateurs peuvent faire appel à ses services. Le projet est soutenu par Valophis Habitat, le Conseil départemental du Val-de-Marne, l'Établissement Public Territorial Grand-Orly Val-de-Bièvre Seine-Amont et la Mairie de Choisy-le-Roi.


Qui sont les associations du Pôle inter-associatifs des Navigateurs?


Pas moins d'une quinzaine d'associations collaborent au sein du pôle inter-associatif, dont dix qui sont fondatrices : parmi elles l'association Petite Main Tendue, l'association Les Uns et Les Autres (LULA), l'association Thérapie Art et Méditation (TAM), l'association Bukavu-Yetu, l'association Instruction et Partage, le Collectif Ne Touche Pas à Ma République et l'association Lumière et Liberté, Les 2 L, créée en 2016, porteuse et gestionnaire de ce projet fédérateur. L'ensemble des associations cofondatrices se sont constituées en Fédération du Pôle des Navigateurs.


Comment travaillent-elles ensemble ?


Avec une approche holistique de la précarité, elles proposent un parcours balisé par six thématiques :
 Un pôle « accès à la santé » avec la possibilité de rencontrer des professionnels de santé à travers des ateliers « bien-être » ou " Parentalité » (ethno-psychologue, art-thérapeute, nutritionniste, orthophoniste) ou de suivre des conférences (sur les dangers des écrans, par exemple). Le pôle est relais pour le dispositif de "Permanence d'Accès aux Soins de Santé" (PASS) qui permet une prise en charge médicale à l'Hôpital Intercommunal de Créteil, à Henri Mondor ou la Pitié Salpêtrière.


 Un pôle « accès aux droits » une juriste de l'association LULA et Les 2 L permettent un accompagnement dans les démarches administratives, de bénéficier de conseils juridiques, des services d'un écrivain public ou d'être accompagné dans l'accès aux services publics numériques.


 Un pôle « accès à l'éducation » : l'association Instruction et Partage propose des cours d'alphabétisation, d'anglais, d'arabe ou d'informatique. Dans le cadre d'une convention, des jeunes adultes des Apprentis d'Auteuil vont dispenser des heures de soutien scolaire dès janvier 2019. Un partenariat avec Uni-cités permet également d'accueillir des jeunes en service civique. Un accord avec certains collèges du quartier et des lycées, permet enfin l'accueil de stagiaires au sein du Pôle des Navigateurs. Ils habitent le quartier et sont très impliqués. Chaque samedi, la banque alimentaire, l'association Petite Main Tendue organise un repas convivial « linguistique » qui permet de sortir de chez soi et de mettre en pratique ses connaissances.


 Un pôle « accès à l'emploi » : aide à la réinsertion professionnelle via une agence d'intérim sociale et solidaire l'association EMPLOI DIRECT IDF, et un accompagnement de l'Association Lumière et Liberté et l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) aident et accompagne à la création de microentreprises. Deux projets d'économie solidaire sont en cours, l'un autour des marchés avec le soutien du Syndicat et de la Fédération des Marchés de France, l'autre autour de la couture.


 Un pôle « accès au logement » : L'association Les 2 L lance la première agence immobilière solidaire qui ouvre l'accès au parc immobilier privé dans le cadre d'une collaboration constructive et solidaire entre des bailleurs privés et les jeunes ou personnes en situation de précarité à la recherche d'un meublé ou d'une colocation. Un contrat de bon fonctionnement et d'accompagnement personnalisé est signé entre les parties.


 Un pôle « solidarité en action » L'association Petite Main Tendu propose une banque alimentaire, aux vêtements et aux jouets. Des actions de solidarité internationale sont proposées par les association USJTO à Madagascar et l'association Bukavu-Yetu qui soutien au Congo RDC l'action du Docteur MUKWEGE, l'homme qui répare les femmes, Prix Nobel 2018.
Où vous trouver ?


Au local inter-associatif situé au cœur des Navigateurs, 4 rue Marco Polo à Choisy-le-Roi.


Pour en savoir plus et/ou adhérer, contactez Mme Rachida KABBOURI par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 06.64.38.96.09


Alors que l'opinion publique s'indigne après la fermeture pour maltraitances et abus sexuels d'une école coranique à Regueb (centre), des responsables du parti islamiste Ennahdha dénoncent une « conspiration ». Explications.


L'exploitation d'enfants et les pratiques peu pédagogiques de l'école El Rihanet, révélées par une enquête de l'émission de télévision « Les quatre vérités », diffusée sur la chaîne Elhiwar Ettounsi, a déclenché la fermeture de l'établissement et la mise en sécurité par les autorités de 42 élèves de 10 à 14 ans qui ont subi pour la plupart des maltraitances et des abus sexuels.
« Depuis la construction de l'école qui s'est faite à la hâte en 2012, on ne sait pas ce qui s'y passe », témoigne un habitant de Regueb, bourg agricole qui avait participé activement au soulèvement de 2011. Installée en rase campagne, El Rihanet fait en réalité office d'internat et accueille des pré-adolescents, mais aussi des adultes de 18 à 35 ans venus de toute la Tunisie et vivant dans une importante promiscuité.


Dans un isolement total qui favorise l'embrigadement et la dépersonnalisation, on y enseigne le Coran et on fait travailler aux champs les enfants, qui font l'objet de divers abus. À l'extérieur, rien ne filtrait, d'autant que personne ne pouvait accéder aux locaux de l'école, espace privé qui avec le statut d'association échappe à tout contrôle aussi bien fiscal qu'administratif, ainsi qu'à toute intervention des autorités.


Entre les mailles du filet


Cette structure, comme d'autres, a profité du fait que les institutions de l'enfance sont réparties entre plusieurs ministères, sans qu'il y ait de coordination entre départements. Elles échappent à la vigilance de tous et dispensent aussi des formations rapides à des instructeurs qui peuvent intégrer ensuite le secteur public ou privé.
La décision de fermeture demeure d'ordre administratif ; émise par le ministère des Affaires locales, son exécution revient aux municipalités. À ce dernier niveau interviennent copinage et corruption, si bien que souvent les ordres ne sont pas appliqués, comme cela a été le cas par deux fois pour El Rihanet.


On ignore quelle loi a été invoquée pour cette action : est-ce celle de la lutte contre le terrorisme, ou est-ce la loi contre la traite ?


Le démantèlement, mardi 29 janvier, de cette école qui opère comme une secte, a été possible grâce à l'intervention de l'Instance de lutte contre la traite des personnes, qui a agi en tant qu'autorité centrale, avant de passer le relais aux ministères de l'Intérieur et de la Justice. Suspecté de terrorisme, le propriétaire est en détention pour traite et exploitation des personnes, en attendant la clôture de l'instruction.
« La loi de prévention de la traite autorise cette intervention multisectorielle, tandis que le Code de l'enfance ne permet rien de tout cela. Mais on ignore quelle loi a été invoquée pour cette action : est-ce celle de la lutte contre le terrorisme, auquel cas on considère que ces enfants ont été en contact avec un réseau terroriste, ou est-ce la loi contre la traite, dont le mécanisme de protection permet d'agir en toute légalité ? », s'interroge Moez Cherif, président de l'Association tunisienne de défense des droits de l'enfant, qui dénonce la filière des écoles coraniques qui concerne « 12 000 enfants, même dans les milieux urbains les plus huppés ».


Des reponsables d'Ennahdha crient à une « conspiration »


Menaçant d'une nouvelle révolution par le Coran et appuyés par des avocats d'obédience islamiste, les pères des enfants ont protesté devant le ministère de la Justice pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme un abus, réclamant que leurs enfants leur soient rendus, alors que leur responsabilité est engagée pour les avoir placés dans un lieu contrevenant à la loi et dangereux.
Hébergés dans un centre pour l'enfance à Tunis, ils sont actuellement accompagnés de psychologues et entendus par la police. Certains d'entre eux ont été soumis, sans leur consentement, à des tests anaux pour des présomptions de pédophilie. Des méthodes vivement critiquées d'autant que, selon les spécialistes de l'enfance, les abus sur les enfants peuvent aussi être le fait d'enfants à peine plus âgés.
Des ténors du parti à référentiel islamique Ennahdha, dont Abdellatif el-Mekki et Abdelhamid Jelassi, sont sortis du bois pour dénoncer « une conspiration contre le mouvement islamiste », actuellement pris dans la tourmente d'autres affaires. Certains évoquent même une stratégie.


L'un des fondateurs d'Ennahdha et actuel vice-président de l'Assemblée, Abdelfattah Mourou, avait pourtant assuré en 2012 au prédicateur égyptien Wajdi Ghanim : « Ce n'est pas les parents qu'il faut cibler, mais leurs enfants ». Le courant rigoriste religieux prône également que « la Tunisie n'est pas une terre de jihad, mais de prédication ».


Inerties du gouvernement et de l'Assemblée


D'un exécutif à l'autre, des décisions concernant l'éducation n'ont pas été prises, notamment pour des raisons politiques et sous la pression d'Ennahdha. Pourtant, depuis près d'un an, un projet de « politique intégrée de la protection de l'enfance », présenté par le ministère de la Femme et de la Famille pour améliorer la coordination entre départements, a été soumis au gouvernement, sans qu'il soit adopté.
La même indifférence prévaut au niveau des différentes commissions de l'Assemblée, alors que la protection des citoyens et l'accès à l'éducation sont des droits constitutionnels. « On ne peut pas dire qu'on ne savait pas. La société civile n'a cessé d'alerter sur le danger de l'embrigadement et la difficulté, voire l'impossibilité, de récupérer les enfants soumis à une vision sociétale aussi impactante », déplore Moez Cherif, évoquant notamment le refus de la mixité par des écoles coraniques.


https://www.jeuneafrique.com/729992/societe/tunisie-fermeture-dune-ecole-coranique-pour-maltraitances-on-ne-peut-pas-dire-quon-ne-savait-pas/


Ivrymaville 19 février 2019 ÉDUCATION

Les Maisons de quartier organisent des conférences sur la parentalité. Exemple à Monmousseau, où l'on a débattu des différences culturelles en matière d'éducation.
Comprendre les différences pour casser les préjugés, tel était l'objectif de la conférence de Pape Cissoko.


« Le cadre : Une conférence débat ou les parents pouvaient venir avec leurs enfants.

Invités, parents et conférencier autour d'un grand cercle et une table au milieu pour poser l'objet apporté –( oui on a demandé à chaque parent qui le pouvait d'apporter un objet de son pays et de nous en parler- l'idée c'est de distribuer la parole et de découvrir un pan de l'autre culture)
Deux tables pour exposer des livres sur l'éducation et les cultures, et une autre des objets de l'Afrique-calebasse-tableaux sablés- bogolan, etc
Une table avec des feuilles coloriages et feutres pour que les enfants puissent s'occuper » P B Cissoko


Voici le compte rendu du journaliste de ivrymaville....


En Afrique, tout le monde éduque et surveille les enfants des autres. En Occident, chacun est responsable de son enfant ».

Voilà plus d'une heure que Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité, évoque les différences culturelles en matière d'éducation des enfants.
Une vingtaine de personnes, femmes et hommes de toutes origines, sont venues ce samedi 19 janvier
à la Maison de quartier Plateau-Monmousseau pour assister à cette conférence « diversité culturelle
et parentalité ». Les exemples se veulent concrets.


« En Europe, l'autorité vient du père, alors qu'en Afrique le référent éducatif, c'est l'oncle. Parfois les directeurs d'école voient arriver l'oncle dans leur bureau en se demandant pourquoi ce ne sont pas les parents qui viennent », raconte le conférencier.

Démonter les clichés

Pape Cissoko insiste sur le besoin de « comprendre les différences pour casser les préjugés. Il faut prendre en compte les traditions, savoir d'où viennent les familles.
Il ne faut pas juger avant de comprendre ». Les clichés, aussi sont démontés : « On dit que les parents africains ont la main lourde, c'est faux », dénonce-t-il par exemple.

S'engage alors un débat sur la fessée entre l'intervenant et les parents présents. Plusieurs fois, la conférence s'autorise quelques digressions, comme cette fois où la discussion s'engage sur l'excès d'écrans chez les enfants. Un papa obtiendra également des autres parents de précieux conseils alors qu'il s'inquiète de la timidité à l'école de sa fille de 6 ans.
On est là au cœur des missions des Maisons de quartier : permettre la rencontre, favoriser l'échange et la solidarité entre habitants.

L'idée de cette conférence, organisée en partenariat avec le service de l'enseignement de la Ville dans
le cadre des Rendez-vous de l'éducation, est d'ailleurs venue des discussions entre les femmes qui fréquentent celle de Monmousseau, d'origines diverses. Celles sur l'éducation des enfants entraînant parfois étonnements et incompréhensions. « Ces débats sur la parentalité sont importants, car ils permettent de mieux comprendre l'autre », juge une maman. « Faisons plutôt de nos différences une richesse », exhorte une autre, à la fin de la conférence. ❚

26 • IVRY MA VILLE • FEVRIER 2019

Parent-C'EST TRÈS CONVIVIAL

Chen, papa de deux enfants, dont Lucie, 6 ans.


On a découvert la Maison de quartier Monmousseau avec l'éveil corporel parents-enfants, quand ma fille avait 3 ans. On fait souvent les ateliers
familles avec les enfants, le samedi : ping-pong, jardinage... On vient également quand il y a des fêtes, comme la galette des rois, par exemple.
Ce qui me plaît ? C'est très convivial, le personnel est très accueillant et les activités sont variées, bien adaptées aux enfants. On peut rencontrer d'autres habitants, discuter avec eux.
On échange sur l'éducation des enfants, la vie quotidienne... On est vraiment très contents.
Chen nous a présenté une plume en poils de loup et la tige en bambou. Le bambou implique la rigueur, la droiture en plus de sa capacité à se plier sans se casser, ainsi est pensée l'éducation asiatique...

Parent-UN TEMPS AVEC MES ENFANTS

Sandra, maman de deux enfants, dont Eder, 4 mois


Je cherchais des cours d'anglais pour mon fils aîné, âgé de cinq ans, et j'ai alors découvert tout ce qui était proposé pour les enfants dans les Maisons de quartier. Maintenant, je viens régulièrement pour l'éveil corporel, les ateliers parents/enfants...


Il y a le plaisir de la découverte. C'est un temps précieux avec mes enfants, avec qui je partage les activités. Je m'amuse avec eux.
J'assiste aussi aux débats et conférences sur la parentalité. Je trouve ces réflexions très intéressantes. Je viens avec mon bébé, que je peux poser à côté de moi sur un tapis. C'est chaleureux.

https://fr.calameo.com/read/000008101197768405bca

 

"Sa plume réveille et interroge. T NDIAYE est bien connu à travers le monde mais il s'intéresse aussi à son pays et quand il faut, il "met le pied" dans le plat pour ne pas faire comme l'intellectuel passif qui attend. Il faut lire T NDIAYE avec la raison et non avec le coeur, c'est un homme de science, un historien robuste et un intellectuel éclairé et eclairant" P B CISSOKO

Mais nos compatriotes ignorent, qui envisage de faire quoi (programme) ?

Qui a fait quoi, par rapport à ses prédécesseurs (réalisations
concrètes) ?

Aussi, pour qui, il vaut mieux voter dans l'intérêt et l'avenir du pays ?

Difficile à savoir sans le baromètre des sondages, seul de nature à restituer ,ce que pensent et ressentent les citoyens, sur la fiabilité, la sincérité, la compétence, les promesses et
possibles réalisations de uns et des autres (Bilan). Alors un peu de "pédagogie scientifique" au-delà des habituels pompeux et pompants "BLA BLAS" ici et là. La question première est :

POURQUOI CONTRAIREMENT AU RESTE DU MONDE, LES GOUVERNANTS AFRICAINS ONT PEUR
DES SONDAGES ?

A l'approche de chaque grande élection, comme la campagne présidentielle qui débute, étrangement dans la plupart des pays africains se réclamant pourtant de démocraties bien assises, comme au Sénégal, les sondages restent interdits de publication.

Alors les spéculations vont bon train... Il est vrai qu'un refrain bien connu, est celui d'une certaine rumeur populaire, qui dénonce l'intox de telle ou telle autre presse, sans jamais rater l'occasion de jeter le discrédit sur les statistiques officielles et autres sondages d'opinion, qui seraient truqués. Pour autant, les sondages sont-ils une science exacte ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ?


Permettent-ils de responsabiliser les citoyens en se basant sur des calculs scientifiques, pour contrer les bruits de couloir ?

L'idée d'estimer une grandeur ou une opinion, à partir d'une partie de la population, remonte à la nuit des temps. Mais pendant très longtemps, théoriciens et praticiens n'ont pu se mettre d'accord sur une méthodologie. Il a fallu attendre 1939 pour que le statisticien hongrois Jerzy Neyman, jette les bases de la théorie des "sondages aléatoires". Cette méthode est animée par une philosophie logique, à
savoir que tout phénomène ou individu observé, n'est pas vraiment hasardeux. Une femme sénégalaise de 40 ans, est divorcée ou ne l'est pas. Un jeune diplômé de L'UCAD est chômeur ou ne l'est pas. En revanche, le fait que tous deux soient interrogés dans un sondage, n'est que le fruit d'un choix, que l'on peut qualifier "d'aléatoire".


Car nombre de leurs parents, voisins ou amis, présentent les mêmes caractéristiques ou pas, sans être retenus. Comme eux ils sont satisfaits des infrastructures de leur pays ou du système éducatif, de santé ou ne le sont pas. Ils sont déçus ou non de tels leaders politiques et en guise de sanctions, votent pour, contre ou envisagent de s'abstenir. Interrogés, il y a donc de grandes chances, pour que
leurs réponses soient le reflet de cette réalité. Car le principe de base de toute démocratie électorale, est de voter pour les représentants que l'on pense être les plus proches de nos propres idées.

Au demeurant peut se dire le sondeur, pas toujours besoin d'interroger tous les millions d'électeurs sénégalais inscrits, pour arriver aux mêmes résultats. Il suffit de ne consulter qu'un petit nombre assez diversifié, pour refléter l'ensemble. Aussi, un choix aléatoire sur les éléments respectant à la base ce principe de représentativité dans une population donnée, rend tout simplement crédibles les réponses ou
comportements de ceux qui vont figurer dans une sélection, que nous appellerons "échantillon".

Il permettra ainsi d'étudier de manière fiable, leurs comportement et opinion et de construire des instruments mathématisés, appelés "estimateurs", issus de la statistique et qui
sont souvent utilisés dans les domaines les plus pointus des sciences naturelles ou humaines.

Par ces outils, on contrôlera ou corrigera plus facilement la précision du sondage. Les concepteurs d'une telle opération, mettront une certaine rigueur, pour choisir un "estimateur"
insensible aux fluctuations de l'échantillon. Ceci pour éviter qu'il ne soit faussé par des erreurs, pouvant résulter d'une méthode de "collecte", c'est-à-dire la manière de recueillir les informations nécessaires à l'opération. Ainsi cet "estimateur" sera très proche de la réalité.

Ce qui veut dire en clair, que si cette méthode s'appliquait à tous les échantillons possibles d'une population donnée, on aboutirait à sa photographie réelle ou dite "valeur vraie" avec la totalité des éléments la composant, grandeur plus connue sous le vocable de "exhaustivité". Il existe aussi d'autres moyens fiables, comme la méthode plus empirique des "Quotas", qui permet également,
d'obtenir les mêmes résultats.

Douter de leur crédibilité, relève bien souvent, du luxe de la critique gratuite et sans risques, que seule une démocratie peut offrir. Il faudrait plutôt chercher, du coté des systèmes totalitaires où, pas besoin de sondages – dans des sociétés sans opposition, puisque l'opinion y est « forcément » favorable au régime à 99,99% (sous peine de Goulag) -, et l'information est soumise à censure ou travestie. Pour preuve, cette histoire venue du froid selon laquelle, lors du lancement d'un nouveau modèle de voiture LADA, les Russes (du temps de l'ex URSS), avaient invité en compétition, une marque de l'Ouest capitaliste (BMW), pour faire sérieux et crédible.

Au terme des 10 tours de piste, inutile de dire que la LADA a passé la ligne d'arrivée avec 4 tours de retard. Tout ceci bien entendu, s'est déroulé à guichets fermés, sous l'œil amusé des « Big Brother du KGB » et de quelques journalistes triés sur le volet. Au lendemain de cet « événement-propagande », le quotidien national (LA PRAVDA), sans rien dire sur le nombre de participants ou le déroulement de l'épreuve, titrait à la une : Lors de la compétition automobile internationale de Moscou, la BMW donnée pourtant favorite et représentant l'Ouest
capitaliste décadent, s'est adjugée une laborieuse avant dernière place.

Quant à la LADA symbole du génie soviétique, elle a brillamment arraché une très belle seconde place. Et comme il n'y avait que 2 voitures en course, le gagnant étranger et produit capitaliste,

devenait avant dernier et le chouchou local bon dernier, passait quand même pour un héroïque second et le tour est joué, élémentaire mon cher Watson!!!,

C'est là un chef d'œuvre de manipulation événementielle, (que seule l'ex propagande communiste avait le secret, quoique la Corée du Nord encore, on se comprend...). Bref par les chiffres, on peut faire dire tout et son contraire, voire travestir n'importe quelle réalité. Mais s'il faut reconnaître que dans les démocraties, il existe aussi des Instituts privés, dont les sondages sont orientés selon les désirs des
commanditaires, il s'agit généralement d'un épiphénomène. Là où ils sont autorisés, le législateur a veillé à leur encadrement. Au demeurant, l'intervention d'un sondage, favorisant tel parti ou tel homme politique, n'empêchera jamais un citoyen, de se faire sa propre opinion avant d'aller voter.

En fait, quel que soit le pays, sondages ou pas, la question est souvent, celle du casse-tête que constitue la relation entre les peuples, leurs attentes et le renouvellement de leurs hommes politiques. Comme dans une spirale infernale, ils chassent toujours les uns, pour remettre les autres, avant de recommencer dans l'autre sens. Exactement l'histoire du fou qui se donne des coups de marteau sur la tête. Il trouve que ça fait du bien quand ça s'arrête, au lieu de se demander pourquoi il recommence.

Tidiane N'Diaye Anthropologue - Écrivain

 

"Notre compatriote regarde, observe et propose tout en alertant. Une citoyenne doit dire et c'est ce qu'elle  fait. Les hommes politiques sont souvent aveugles et les citoyens ont le devoir ou l'obligation de les interpeler sur des faits en vue de prendre des engagements pour le pays. Dakar est englué dans le béton et quelle sera la  place de la végétalisation, des poumons verts qui pourront donner une autre image de la ville moderne ? PB CISSOKO" 

De la verdure ! De la verdure ! De la verdure !
Vous ne rêvez pas. Ce havre de paix est à Cambérène, dans la banlieue de Dakar.
Ô, que c'est doux pour les yeux ! Que c'est agréable pour la respiration !
Combien d'endroits existent encore comme celui-ci dans l'agglomération dakaroise avec ses 3
millions d'habitants ?


Beaucoup trop peu...


Dakar suffoque ! Dakar manque d'air ! Dakar est victime d'une urbanisation galopante !
Dakar manque de ceinture verte ! Dakar souffre régulièrement d'épisode de pic de pollution !
Les populations de Ndakaru sont exposées au risque galopant de pathologies liées directement
ou indirectement à la pollution de l'air. Même si les données chiffrées sur la corrélation entre
les méfaits de l'environnement et l'augmentation desdites pathologies ne sont pas stabilisées, il
n'y a aucun doute que cette situation cause déjà beaucoup et causera davantage de conséquences
négatives sur la santé publique au Sénégal.


Un seul mot d'ordre est à mettre à l'ordre du jour des candidats à l'élection présidentielle :
VEGETALISONS Dakar pour un cadre de vie répondant à l'urgence écologique !


Il n'est point besoin de le rappeler que les arbres ont un fort intérêt pour le bien-être des
populations. Ils permettent de lutter contre la chaleur accablante activée par le bitume des rues
et le béton des immeubles, qui transforment les espaces de vie en fournaise, nuit et jour, pendant
les périodes de fortes chaleurs ! Au-delà de son esthétique, la verdure autour des bâtiments
rafraîchit l'atmosphère grâce à la photosynthèse. Les plantes consomment l'énergie solaire et
transpirent l'eau puisée par leurs racines, constituant ainsi un aérosol de fraîcheur.


La Responsabilité des leaders politiques est engagée face à l'enjeu du réchauffement de nos
villes.


De fait, dans l'agglomération dakaroise, plus aucun programme immobilier ne devrait être
autorisé s'il n'intègre pas d'espaces publics arborés, de parcs paysagers...

Et bien sûr qu'il faudra veiller à leur stricte application sans aucune dérogation. Aujourd'hui force est de
constater que beaucoup trop souvent les promoteurs immobiliers sans aucun scrupule, bien
ayant vendu un programme intégrant des espaces verts, préfèrent passer outre et construire à la
place des logements pour maximiser leurs profits au détriment d'un cadre de vie amélioré et
vecteur de bien-être pour les populations. La VDN, offre aussi un espace approprié pour la
végétalisation de Dakar. Cependant au vu des réalisations actuelles, la recette appliquée peine
à produire des résultats acceptables. Arborer cet espace permettrait sans conteste d'en faire un
poumon vert en plein Dakar et un lieu de vie pour réinventer le vivre ensemble. Pour cela, il est
impératif de prendre toutes les décisions, même si certaines peuvent être impopulaires, pour
résoudre le problème des nouvelles vaches urbaines qui ont élu domicile dans les artères de la
VDN et mangent le peu de feuilles vertes qu'on y a plaisir à trouver.


Au même titre que les trésors archéologiques, plus aucun arbre ne doit être abattu pour la
construction d'infrastructures sauf si les études de faisabilité ne trouvent pas d'alternatives !
Toutefois dans ces cas extrêmes, il devrait être envisagé d'en replanter d'autres.
Si les politiques sont interpellés, le grand changement attendu pour sauver Dakar, devra venir
de la population elle-même. Chaque citoyen dans son périmètre d'action, doit faire sien le
devoir de reconstruction de l'environnement. Mobilisons notre citoyenneté en adoptant des
comportements éco-citoyens pour préserver nos acquis et permettant de prendre part activement
à la végétalisation de Dakar, mais aussi à la transition écologique.


Son Excellence, Monsieur le Président de la République, la question environnementale de nos
cités se doit d'être pensée de façon holistique.


À l'heure où la sensitive city et la smart city qui intègrent la diminution de l'impact sur
l'environnement, la résilience aux changements climatiques, l'optimisation des infrastructures,
services, transports, connectivité... entre autres, deviennent un enjeu dans bon nombre de pays,
le Sénégal serait bien inspiré d'en faire un impératif pour atteindre l'Objectif de Développement
Durable numéro 11 (ODD 11), relatif aux villes et communautés durables. Une telle initiative
citoyenne offrirait le double avantage de voir l'essor économique des nations concomitamment
au bien-être des populations au travers d'un air pur Sénégal !


Cécile ThiakaneExperte ODD 11 (Villes et communautés durables) Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez pourquoi les gens ont tendance à faire plus de la même chose face à une situation problématique.
Vous découvrirez aussi les bénéfices d'une simplicité volontaire lorsque vous devez gérer vos priorités.


Vous serez invité(e) à supprimer 12 éléments qui vous redonneront des ressources (temps / énergie / argent) à investir sur les choses qui comptent vraiment.
Qu'est-ce qui compte vraiment ?

Cette question est très personnelle


Pour moi, ce sont les activités qui aujourd'hui, ont le plus de probabilité de me donner du temps libre demain.
Beaucoup de personnes pensent qu'il est possible de gérer son temps.


Au final, nous disposons tous de 168 heures par semaine et nous ne pouvons pas décider d'avoir une semaine à 180 heures et mettre sur pause un moment agréable de la journée pour le prolonger.
Les gens qui donnent l'impression de bien gérer leur temps et de produire des résultats significatifs vont en fait décider de faire passer un type d'activité avant un autre. Ils vont également renoncer à beaucoup de choses.


Mais renoncer n'est pas facile, car c'est accepter de ne pas être bon dans un domaine pour exceller dans ce qu'il reste.
Faire passer une activité avant une autre est ce que l'on appelle plus souvent, la gestion des priorités.


Si je vous propose de supprimer des éléments pour faciliter votre gestion des priorités, c'est que l'humain a tendance à diluer son temps face aux distractions que le monde lui propose.
Le monde n'est pas neutre. Il est clairement paramétré pour nous distraire et faire de nous des vaches à lait.


L'environnement dans lequel nous évoluons est habité d'organisations qui connaissent notre fonctionnement et qui ont un accès direct à notre attention puis à notre porte-monnaie.
Votre smartphone et ses applications. La TV et ses pubs. Les réseaux sociaux qui récoltent et vendent vos données. Les supermarchés agencés pour vous faire acheter et vous distraire. Tout donne envie.
Si vous souhaitez tout essayer et écouter ceux qui ont intérêt à ce que vous agissiez selon leurs intérêts, alors vous vous transformerez en jongleur fou.
Vous jonglerez entre plusieurs activités dans une roue qui va de plus en plus vite.


Les organisations qui vous entourent rajouteront leurs intérêts dans votre emploi du temps et se foutent de savoir si c'est le bon moment ou si cela vous plait.
Être un jongleur fou dans une roue de hamster qui va de plus en plus vite n'est pas un problème tant que nous courrons seuls.


Dès que nous sommes liés à des personnes qui comptent pour nous (le banquier et ses intérêts, notre conjoint, nos enfants) alors les ennuis commencent, car s'arrêter de courir n'est plus une option.
En systémique, l'homéostasie représente notre disposition naturelle à lutter pour l'équilibre mis en place. Cet équilibre peut être dysfonctionnel, la tendance à le conserver demeure.
Cette tendance à conserver notre équilibre va pousser les gens qui courent dans leurs roues de hamster tout en jonglant comme des fous à faire plus de la même chose.
Ceci se passe sous nos yeux sans que nous en ayons conscience.


À ce stade, vous vous demandez où je vous mène ?

J'aurai les mêmes réflexions, mais poursuivez votre lecture... cela va s'éclaircir..
Face à un problème, et pour conserver l'équilibre dans lequel on vit, on va faire plus de la même chose plutôt que de changer.
En général, le problème n'est pas le problème


Le problème n'est pas le manque de temps.


Le vrai problème, c'est la tentative solution que l'on met en place (car nous sommes persuadés de faire juste) et qui en fait, maintient le système dysfonctionnel (et donc votre problème) :
1. Pensez aux personnes surchargées qui pour essayer de tout accomplir travaillent plus tard le soir (faire plus de la même chose). Plus elles travaillent le soir et moins elles se ressourcent pour le lendemain. Elles dorment mal. Veulent bien faire donc stressent.


La solution contre-intuitive dans ce cas serait de s'imposer une interdiction de travail après une certaine heure (la mienne se situe avant mon souper).
De cette manière, le temps à disposition se réduit et ces personnes surchargées vont naturellement diminuer les distractions pour se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée (20/80).


2. Pensez à ces managers qui pour réussir leurs projets, vont créer plus de réunions afin d'intégrer les personnes susceptibles de résister... (alors que plus on est nombreux autour d'une table pour une réunion, plus une décision demande du temps pour être trouvée. Et durant ce temps, la résistance se met en place (c'est du vécu ;)...)


3. Prenons un autre cas d'une personne en manque de temps : pour essayer de bien faire et avoir plus de temps libre, elle va laisser plus de plages horaires vides dans son agenda.
Mais commencer une journée avec des plages horaires vides, c'est comme aller faire ses courses au supermarché sans liste d'achats. Vous vous ferez avoir par les intérêts des autres et à la fin, vous ne serez pas satisfait.


Dans ce cas, l'idée est de planifier chaque minute à l'aide de l'agenda BLOC.


L'agenda BLOC consiste à planifier chaque minute de votre journée de travail. Du réveil à l'arrêt du travail.
Vous pensez peut-être que c'est dangereux pour la santé mentale et la paix d'esprit ?
Là encore, c'est contre-intuitif, mais les bénéfices sont multiples... je vous montre une vidéo détaillée de son utilisation derrière ce clic.
Laissez-moi résumer la première partie (si vous avez scrollé jusqu'ici)


1. Le temps ne se gère pas. Ce qui se gère, c'est l'ordre dans lequel vous accomplissez une activité.
2. Nous vivons dans un monde peuplé d'organisations qui veulent que nous agissions selon leurs intérêts et non les nôtres. Nous sommes tentés de tout essayer.
3. Une activité demande un temps d'investissement initial et un temps de maintien. Chaque nouvelle activité va consommer une partie de nos 168 heures par semaine.
4. Dans une situation problématique, notre disposition naturelle est de faire plus de la même chose.


À présent, découvrez comment faire moins de la même chose pour libérer des ressources sur les activités qui comptent réellement : celles qui vous donneront du temps demain.
Pourquoi je n'ai pas ouvert mes cartons lorsque je suis revenu de mission ?
Lorsque je suis revenu de ma mission du Kosovo (octobre 15), je suis retourné vivre chez mes parents pour une raison: créer une colocation de gens dynamiques et ambitieux (c'est d'ailleurs depuis le salon de cette colocation que je vous écris en ce moment)
J'ai stocké mes cartons dans le garage de mes parents et je les ai laissés là plusieurs mois. À présent, je dois les déménager, mais je constate un truc :
Je n'ai pas touché durant plus de 8 mois le 90% de mes cartons. Je suis en droit de me questionner sur leur utilité.
Après réflexion, j'ai décidé de me séparer d'une grande partie de mes biens, car je pense de plus en plus selon le principe suivant « moins, mais mieux ».
Ma semaine se compose de 168 heures...


• 50 pour dormir
• 50 pour le travail
• 10 pour les relations
• 5 pour le blog
• 3 pour les réseaux sociaux
• 3 pour le sport
• 3 pour la lecture...
Il me reste 44 heures / semaine.


Toutes les possessions matérielles que vous n'utilisez pas vraiment, mais qui occupent votre esprit et vos bras lorsque vous faites le ménage vous prennent du temps et perdent de la valeur avec les années.
Mais la simplicité volontaire va bien plus loin que des possessions matérielles... je vous donne une liste de 12 éléments à supprimer plus loin...
Lorsque l'on pose sur papier le temps qu'il nous reste une fois les déductions faites, on peut se dire :
« Il me reste encore 40 heures pour regarder le foot à la TV » ou alors « Ah. Il me reste que 40 heures pour aider les gens à être plus efficace dans leurs vies » ou « votre mission personnelle si vous en avez une ».
On pense souvent qu'une journée est composée de 24 heures. Mais elle est composée de bien moins une fois nos activités obligatoires effectuées. Amusez-vous à compter.
Ce temps effectif est celui qui vous permet de créer aujourd'hui plus de temps libre demain.


Un exemple de simplicité volontaire


De 2012 à 2014, j'ai investi du temps / argent dans un brevet fédéral en leadership et management.
À présent, je me dirige vers un 80%, j'ai quitté les chantiers pour me retrouver dans le management et mon salaire a fait un bon en avant.
Plutôt que de travailler 5 jours par semaine, le temps investi il y a 4 ans me permet aujourd'hui de réduire mon temps d'activité tout en pouvant continuer à gérer mes finances correctement.
Mais pour pouvoir attribuer en 2012 plusieurs heures par semaine à mes études, j'ai dû supprimer des activités de ma vie. J'ai dû renoncer à beaucoup de choses :
1. Les sorties entre potes
2. Le parachutisme
3. La TV
4. Les vacances
5. etc.


Face à ce constat, la simplicité volontaire du moins, mais mieux commence à prendre sens, mais elle n'est pas facile. Pourquoi ?


Ce n'est pas parce que vous renoncez à quelque chose aujourd'hui que vous avez la garantie d'atteindre votre objectif demain. Il faut réussir à vivre avec l'inconnu.


2 questions pour démarrer simplement


Pour vous rendre la tâche plus facile, je vous propose de répondre à 2 questions. Prenez le temps pour y répondre :
1. Quelles sont les choses / activités / personnes que vous pouvez simplement supprimer de votre vie dès la fin de cet article?
Sans devoir donner de raison ou mettre en place de nouvelles habitudes.


2. Quelle activité vous permettra d'avoir du temps libre en plus chaque jour dans 10 ans ?


Si je blogue, c'est évidemment pour vous rendre efficace et efficient, c'est parce que je crois au leadership par l'exemple et parce que les gens ont de plus en plus besoin d'aide dans ce monde surconnecté.
Il y a un aspect que mon pote julien P m'a dit un soir lorsque l'on buvait une bière au bar du Cerf : « Moi, je vais arrêter de vendre mon temps. »
En gros, Julien me disait que « tant que tu vends ton temps, tu n'as pas vraiment de levier dans ta vie et tu pourras certes avoir de l'argent, mais tu seras bloqué.
Tu seras bloqué, car même si tu es efficace et efficient, tu es payé pour ta journée de 9 heures. C'est dommage, car les résultats que tu obtiens en 9 heures, tu pourrais peut-être les obtenir en 4 heures. »
Ce n'est pas évident d'arrêter de vendre son temps. Le système économique, social et politique a intérêt de voir des gens qui travaillent de 7 heures à 17 heures, qui rentrent fatigués à la maison.
De plus, travailler par objectif nécessite d'avoir des chefs / managers qui savent y faire avec cette mentalité.
À ce stade vous vous dites peut-être que je vous invite à devenir entrepreneur et créer votre propre business comme beaucoup (trop) de blogueurs ?
Non. Vous pouvez simplement cesser de vendre votre temps en travaillant par objectif. « Julien, je me fous de combien d'heures tu travailles par jour, je veux que XYZ soit terminé dans un mois » pourrait vous dire un patron.


Début 2016, j'ai commencé à cesser de vendre mon temps, grâce à vous, avec une mission simple : vous rendre efficace et efficient.


À présent, vous comprenez pourquoi j'ai fait le choix il y a quelques années de faire moins d'activité pour investir ces ressources sur des activités qui vont me permettre d'avoir plus de temps libre dans 5 ans.
Vous comprenez pourquoi j'ai fermé la page Facebook Leader & Blogueur, pourquoi j'ai cessé de parler de l'intelligence sociale sur le blog, pourquoi j'ai créé des formations.
Pour disposer de plus de ressources personnelles, supprimez ces 12 éléments
Souvenez-vous : en éliminant certains objets, certaines activités et personnes de votre vie, vous aurez du temps pour d'autres activités qui sont censées apporter de meilleurs résultats.
Chaque fois que vous dites oui à quelque chose, vous dites non à une autre. Chaque fois que vous dites oui à la télévision, vous dites non à d'autres activités / objectifs.
1. Repousser une décision que l'on connait déjà


Vous connaissez cela n'est-ce pas ? On est tous confrontés à des dilemmes difficiles. On connait la décision qu'il faudrait prendre, mais parce qu'elle est difficile à prendre, on la repousse, on applique la politique de l'autruche.


Parfois c'est de la patience, car ce n'est pas le bon moment, parfois c'est simplement de la peur.
2. Regarder la TV


En moyenne, les Français regardent 180 minutes par jour la télévision, les suisses 128 minutes les Belges 150 minutes. Ce qui fait en moyenne 778 heures passées à regarder la TV par année.
Fondamentalement, je n'ai rien contre ceux qui regardent la TV, mais il ne faut pas venir me dire « Je suis trop occupé, je n'ai pas le temps » en ayant pour habitude de regarder la TV. Dans ce cas-là, ce sont les priorités qui semblent être à revoir.
Charles Hummel en parle dans son ouvrage « The tyrannie of urgency »: une personne qui vous dit « Je n'ai pas de temps » vous dit en fait « Je fais passer des activités que je perçois comme plus importantes avant. »

Si vous aimez les défis, amusez-vous à supprimer « je n'ai pas le temps » de votre vie et à remplacer cette phrase par « je fais passer des activités que je perçois comme plus importantes avant ». C'est une manière d'agir sur le système qui vous entoure.


3. Les réunionites


75% des moins de 35 ans se sentent inutiles en réunions. Et selon une étude, on passerait 3 heures environ par jour en séance...
Est-ce que vous avez une réunion tous les mardis à 10 heures parce que vous avez une réunion tous les mardis à 10 heures ou pour un atteindre un résultat précis (prise de décision, soutien technique, animation, etc.) ?


Comme disait Ron Lamb (le directeur de Reynolds and Reynolds) :
« Je suis constamment invité à des meetings auxquels je n'ai aucune raison de participer. Les gens sont tout à fait capables de prendre de meilleures décisions que moi sans que je sois là à contrôler si tout se passe bien »
Toujours de la bouche de Ron, il explique que leur mantra chez Reynolds and Reynolds est le suivant: Need to know or need to be? (Besoin de savoir ou besoin d'être (là)) ?
Certaines personnes ont juste besoin de connaître les décisions et les informations qui font suite à la réunion. Elles n'ont pas besoin d'être physiquement présentes parce qu'elles figurent sur un organigramme.
Évidemment, décliner une invitation peut être délicat suivant l'organisateur de celle-ci, mais si vous demandez poliment : ai-je besoin de connaître les informations qui seront discutées durant la réunion, ou est-ce que ma présence vous permettra de prendre une meilleure décision ?
Cela vous permet de petit à petit changer les mentalités. Inutile de préciser que vous devez agir dans ce sens.


4. Les longs emails


Un long email est un signe que vous devez prendre rendez-vous avec la personne (ou l'appeler).
Si vous ne pouvez pas voir la totalité du mail dans la fenêtre de prévisualisation Outlook, alors c'est que soit le mail est mal conçu, soit cela nécessite un coup de fil.
Cal Newport en parle dans son ouvrage Deep Work. Si vous ne savez pas comment répondre à un mail, si ce n'est pas facile de répondre à mail, alors l'expéditeur de l'email fait mal son job.
Vous avez le droit de ne pas répondre à un email. L'email n'est pas un moyen de communication d'urgence. Est-ce que vous envoyez un mail aux pompiers quand votre maison brûle ?
5. Le multitasking
Si vous suivez Clément depuis un moment, vous savez de quoi je parle, sinon cet article vous aidera à comprendre ce que j'avance par multitasking.
Éliminez les va-et-viens incessants d'une tâche à une autre et remplacez-les par des périodes de concentration intenses.
6. Faire le travail de quelqu'un d'autre


Arrêtez cela de suite.


7. Les ragots
Voici la définition de Rory Vaden dans son ouvrage « Procrastinate on Purpose :» se plaindre ou parler négativement de quelqu'un sans que celui-ci puisse changer la situation.
J'aime l'énoncé suivant : les gens font toujours ce qu'il y a de mieux à faire de leur propre point de vue. Certains comportements paraissent étranges, fous, etc., mais pour ces personnes, avec leur carte mentale, leur valeur, leur éducation, leurs ressources actuelles et leurs contraintes, c'est la meilleure chose à faire.
S'en rappeler permet d'éliminer les ragots plus facilement.


8. Donner votre avis


Si on ne vous demande pas votre avis, ne le donnez pas. Premièrement, ils risquent d'éduquer les mauvaises personnes et deuxièmement, les gens peuvent vivre sans savoir ce que vous pensez de XYZ.
Quand j'ai besoin de partager quelque chose, j'écris un article.


9. Les gens qui ne vous apportent rien


Lorsque j'avais 16 ans, j'ai quitté mes potes de l'époque qui ne se dirigeaient pas dans la direction que je souhaitais prendre. Séparez-vous des gens qui vous rabaissent, ne vous soutiennent pas dans vos projets (car votre statu quo les rassure).


Ne leur dites pas que vous les quittez et ne leur expliquez pas pourquoi. Vous seriez surpris de voir combien ne vont même pas vous rappeler.
Vous ne me croyez pas ? Quittez les réseaux sociaux 1 mois et comptez le nombre de personnes qui vous fait la remarque.
10. Penser à la suite de votre journée


• Je me lève à 5h.
• Je visualise ma journée.
• Je bois un café en regardant la ville et le lac.
• J'écris 1 heure.
• Je me douche.
• Je pars travailler.
• Je fais une sieste entre 12h30 et 13h00.
• Je rentre.
• Je fais du sport.
• Je mange (seul / avec des gens)
• Je lis.
• Je dors.
• Voici ma vie.
Je peux facilement y intégrer des imprévus, mais j'évite.
Chaque fois que vous décidez, vous utilisez de l'énergie qui pourrait être utilisée à produire un résultat. Chaque fois que vous n'êtes pas sur de la suite, vous êtes comme un consommateur au supermarché sans liste d'achat.


11. Croire ce qui disent les gens
Sur ce point, je dois admettre que c'est ce qui m'a permis de prendre beaucoup de distance dans mes relations et de gagner en paix intérieure. Je le dis souvent : l'ouvrir est plus facile qu'agir.

Dès aujourd'hui, quand une personne vous explique une de ses idées, un de ses projets, ne rentrez pas dans les détails, demandez-lui de vous montrer.
« Montre-moi .»


Je pourrais encore parler des heures de la puissance de ce principe, mais mon temps d'antenne touche à sa fin.


12. Le surcontrôle


J'ai travaillé avec des gens perfectionnistes qui veulent tout contrôler. C'est l'enfer.
Si vous êtes de ceux-là, je pense bien qu'un article ne va pas vous changer... (quoique), mais retenez ceci :


1. lorsque vous surcontrôlez le travail de quelqu'un (ou votre travail), le monde avance. Et il avance de plus en plus vite. Trop tarder à publier quelque chose, c'est prendre le risque de se faire dépasser par une nouvelle technologie, découverte et/ou un concurrent.


2. De plus, vous déresponsabilisez la personne que vous surcontrôlez et celle-ci cessera petit à petit de s'appliquer dans son travail.
Vers une simplicité volontaire: à prendre dans votre sac


• Le temps ne se gère pas. Seule la gestion de soi permet d'atteindre plus avec les 168 heures / semaine. La gestion des priorités signifie faire passer une activité avant une autre.
• La simplicité volontaire désigne le fait de réduire le nombre de priorités / activités / matériel pour vous permettre d'avoir plus de temps sur les activités qui compte vraiment. Les activités qui vous permettront d'avoir plus de temps libre dans quelques années.
• Je n'ai pas le temps = Je fais passer une activité avant une autre.


• La tendance humaine est de faire plus en pensant que la situation s'améliorera. C'est souvent faux.


• Plutôt que de penser à faire plus, donnez-vous le droit d'éliminer les activités / choses qui ne vous permettent pas d'obtenir plus de temps dans 10 ans.
Cessez de vendre votre temps dès que possible. Travaillez dans ce sens. Travaillez sur des objectifs. Vendez un résultat.
Ai-je oublié des éléments qui méritent d'être éliminés ? Si c'est le cas, profitez de prendre 30 secondes pour aider des centaines de lecteurs à en gagner dans leur quotidien.
Dites à Clément et à moi-même ce qui mérite d'être éliminé et dites-nous ce que vous allez éliminer dès la fin de cet article... afin de tendre vers une simplicité volontaire.
À propos de l'Auteur : Julien Gueniat est le fondateur de l'Organisologie et l'auteur du livre "2 heures chrono pour mieux m'organiser." Il aide les managers ambitieux à transformer leur quotidien stressant en environnement serein et productif.

 


Nous n'avions pas de réponse hier soir pour sortir du fénoir. Au crépuscule, quelques hommes et quelques femmes, quelques enfants aussi, se sont réunis pour refaire le Monde. Mais on a bien compris que c'était impossible. De la volonté, de l'intelligence, il y en avait à revendre de la tristesse, de la souffrance, de la colère et du désespoir, il y en avait encore plus.


Est-ce avec des larmes que l'on construit une belle maison pour ses enfants ?

À l'image du Monde, La Réunion pleure et se désespère.

Il y aurait donc d'un côté des aveugles qui luttent pour leur bonheur et qui s'enivrent, sans voir le malheur des autres, de l'illusoire satisfaction de la réussite et de l'autre côté les victimes collatérales de cet absurde combat des soldats courageux de la guerre mercantile.

Ce qui est désespérant c'est que de nombreuses victimes, qui n'osent imaginer le piège dans lequel elles sont tombées, se contentent de réclamer à boire.

Ce qui est désespérant aussi c'est que les braves soldats de l'autre bord ne voient pas ou ne veulent pas voir les périls.

Qui voudrait admettre ce retentissant échec de ceux qui réussissent ? Qui voudrait admettre qu'eux aussi sont tombés dans un terrible piège ?

Devant eux, la chute d'une civilisation autodestructrice, derrière eux, l'armée des victimes collatérales qui ne pensent qu'à leur faire la peau.


Bien malin celui qui sortira l'humanité de ce double piège.


Patrick Bentahar, touriste de passage à La Réunion

 


« Cet intellectuel et cadre franco sénégalais nous instruit à chaque fois et de façon technique et j'allais dire «scientifique». Qu'on l'écoute, qu'on le lise ou pas, ce qu'il dit est rigoureusement argumenté pour servir non pas une ethnie, un parti ou un président mais la Vérité ».P B CISSOKO


L'énorme scandale des 94 milliards F CFA révélé par Ousmane SONKO, qui défraie la chronique met à nu un véritable système mafieux de captation des deniers publics, un contournement ahurissant des décisions de justice par des méthodes abjectes, un laxisme déconcertant des services de l'Etat, des pratiques opaques et totalement illicites aux antipodes d'une gouvernance sobre et vertueuse, et un homme (Mamour DIALLO) au cœur d'une gigantesque affaire d'état, dans ce qu'il est convenu d'appeler le « MAMOURGATE ».

A l'image du scandale de WATERGATE qui marquera à jamais les annales de l'histoire politique des Etats Unis, le MAMOURGATE est une énorme déflagration qui éclabousse le régime de Macky SALL : c'est le pilier de la gouvernance vertueuse qui s'effondre sous les coups de boutoirs des malversations financières. S'il convient d'exiger l'ouverture d'une information judiciaire par le Procureur de la République dans les plus brefs délais, et d'attendre les conclusions de la justice pour situer toutes les responsabilités dans le carnage financier du siècle, le mode opératoire dans cette affaire, est assimilable en tous points, au braquage d'une banque par une bande de malfrats. Pour avoir été le premier à alerter l'opinion publique sur les tenants et les aboutissants du scandale des 94 milliards de F CFA, Ousmane SONKO, bénéficie évidemment, jusqu'à preuve du contraire, d'une présomption totale d'innocence dans cette affaire. A ce jour, malgré la publication de documents portant sur de « présumées transactions financières » concernant d'une part la société ATLAS, et d'autre part, la société Mercalex, aucun relevé bancaire n'a été publié faisant état d'un virement de 12 milliards de F CFA au profit d'Ousmane SONKO.


En réalité, l'affaire des 94 milliards de F CFA vient parachever la longue liste des crimes économiques perpétrés sous le septennat de Macky SALL :
• L'indemnisation illégale de centaines de millions de F CFA à M'Baye N'DIAYE et Moustapha Cissé Lo en 2013, au titre de réparations pécuniaires après leur exclusion de l'Assemblée nationale sous le régime de WADE, sans aucun fondement juridique (un véritable détournement de deniers publics),


• Les révélations compromettantes du rapport 2014 de l'autorité de régulation des marchés publics qui fustigeaient le pillage des deniers publics par des autorités contractantes, le recours abusif aux marchés de gré à gré (71,97% des marchés passés en 2013), les pratiques collusives, les conflits d'intérêts, et le détournement de l'article 76 du code des marchés, pour contourner les règles de mise en concurrence,
• Le rapport explosif 2014-2015 de l'OFNAC (Office national de lutte contre la corruption) faisant état de malversations financières, de détournements de deniers publics et d'octrois de subventions à des non ayants droit au COUD, établissant clairement la responsabilité du Directeur Général du COUD, Cheikhou Oumar Hann, sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit engagée à son encontre à ce jour,
• L'affaire PETROTIM – Timis Corporation et Cosmos ENERGY impliquant le frère du Président, Aliou SALL actuel Président de la Caisse des dépôts et Consignations, rangée dans les tiroirs de l'OFNAC (cf page 96 du rapport d'activités 2016 de l'OFNAC qui comporte la mention « l'enquête suit son cours »),


• L'affaire des 29 milliards de F CFA du PRODAC, dont le principal incriminé, le Ministre M'Baye Niang se pavane dans les médias, alors que sa responsabilité est établie au titre de l'article 28 (alinéa a) du décret n°2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des marchés publics : « Les Personnes responsables des marchés sont pour les marchés de l'État et dans chaque Département ministériel, le ministre chargé du département concerné... ». Mame Mbaye Niang étant Ministre de la Jeunesse à l'époque, et Ministre de tutelle de la structure assurant la gestion du PRODAC, sa responsabilité est directement et pleinement engagée. L'ordre de service N°000151MJECC/SG/CAB/SP (injonction faite à GREEN 2000 de débuter les prestations alors que le marché n'a pas été notifié) porte sa signature, et constitue un délit pénal et une circonstance aggravante, car il a permis le décaissement de fonds, avant la réalisation de la prestation et l'attestation du service fait (paiement sur des prestations fictives).
• Le scandale financier au Port autonome de Dakar révélé par la Cour des Comptes concernant une prime de 100 millions de F CFA, encaissée par une commission irrégulière,
• L'absence d'audit de la Fondation servir le Sénégal dont la gestion est opaque et émaillée par des scandales financiers à répétition étouffés, en violation des règles d'une fondation d'utilité publique régie par la loi n°95-11 du 7 avril 1995 et par le décret d'application n° 95-415 du 15 mai 1995)....A vrai dire, on pourrait multiplier à l'infini la liste vertigineuse des scandales financiers sous Macky Sall (2012 à 2019).
1- Affaire des 94 milliards : La Commission d'enquête, une manœuvre de diversion


Au vu des innombrables scandales listés ci-dessus qui sont non exhaustifs, puisqu'on y peut y inclure les 13 milliards de F CFA versés à BICTOGO au titre d'une indemnisation pour les visas biométriques, et les 52 milliards de F CFA pour la fabrication de cartes d'identité biométriques CEDEAO (dont des centaines de milliers de sénégalais n'ont jamais vu la couleur) ; les députés godillots de la majorité ont l'embarras du choix pour créer à minima 10 commissions d'enquêtes parlementaires sur les nombreux scandales financiers qui éclaboussent des membres du régime. L'empressement suspect consistant à créer une commission d'enquête parlementaire dans le scandale des 94 milliards de F CFA prouve que cette affaire est une grenade dégoupillée pour le régime. Pour éviter que cette affaire d'une extrême gravité ne pollue la campagne du candidat Macky SALL, les députés godillots de la majorité, visiblement dépassés par la tournure des évènements, cherchent maladroitement, à tout prix, à étouffer le scandale, par la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire, aux contours totalement flous (une manœuvre de diversion qui ne trompe personne).
2- De l'impossibilité de mettre en place une Commission d'enquête le 28 janvier 2019


Depuis le 20 janvier 2019, Ousmane SONKO est officiellement, candidat à l'élection présidentielle de 2019. Primo, le début de la campagne présidentielle étant fixé au 03 février 2019 (soit dans moins d'une semaine), il est totalement saugrenu de créer une commission d'enquête le lundi 28 janvier 2019 (c'est une habitude, ils agissent d'abord et réfléchissent après). L'assemblée nationale ne peut imposer son agenda à un candidat alors que cette affaire défraie la chronique depuis plusieurs mois.

Diantre, que faisait l'assemblée nationale depuis tout ce temps ? En aucune façon, les députés de Benno Bok Yakaar ne peuvent interférer dans l'élection présidentielle de 2019 pour sauver la mise à Macky SALL. Secundo, il semble que le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, méconnaisse le sens et la portée de l'article 48 du règlement intérieur de l'assemblée nationale « Les commissions d'enquête sont formées pour recueillir des éléments d'information sur des faits déterminés et soumettre leurs conclusions à l'Assemblée nationale. Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès que l'ouverture d'une information judiciaire relative aux faits qui ont motivé sa création ».

Cette affaire porte sur un scandale financier, d'une ampleur inédite (94 milliards F CFA) qui éclabousse le régime. Les députés godillots de la majorité aux ordres de l'exécutif qui votent mécaniquement sans sourciller les projets de loi ne sont ni indépendants, ni crédibles pour mettre sur pied une Commission d'enquête indépendante et impartiale. Dans cette affaire, il ne s'agit pas de recueillir des informations, dans le cadre d'un débat inutile à l'assemblée (avec des députés zélés de la majorité) mais de fournir tous les éléments à la justice. Le candidat Ousmane SONKO ayant déjà saisi le Procureur de la République, il appartient à ce dernier d'ouvrir rapidement une information judiciaire. Cette demande a été relayée par les organisations de la société civile. Affirmer qu'il s'agit d'une affaire privée et que le contribuable n'est pas lésé dans cette affaire prouve que les partisans du régime ont perdu le Nord.

En sa qualité de candidat à l'élection présidentielle, et à moins d'une semaine de la campagne présidentielle qui débutera le 03 février 2019, Ousmane SONKO a parfaitement le droit de ne pas déférer à une convocation dont le caractère politique n'est plus à démontrer puisque cette commission d'enquête n'a pas pour objet d'établir la vérité, mais de défendre le candidat Macky Sall. Au demeurant, même si Ousmane SONKO décidait de son plein gré, de se présenter devant cette commission loufoque, la jurisprudence d'Alexandre BENALLA « je réserve les éléments à ma disposition à la justice » serait de rigueur. A chaque question, la réponse de Sonko pourrait invariablement être la même.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Cameroun: cinq candidats accusent les médias publics de favoriser Paul Biya


a campagne officielle pour l'élection présidentielle du 7 octobre prochain démarre ce samedi au Cameroun. Et déjà cinq candidats d'opposition dénoncent dans un communiqué conjoint un « traitement biaisé et volontairement déséquilibré (... ) des activités des personnalités en course pour la présidentielle » par la CRTV, la Radio Télévision du Cameroun.


C'est une note interne de la CRTV datée du 12 septembre 2018 qui a fait déborder le vase. Selon le texte que RFI a pu consulter, le directeur de l'audiovisuel public camerounais a affecté treize équipes de reportage pour suivre les neuf candidats à l'élection présidentielle.


Chacun des huit candidats d'opposition a droit à une équipe contre cinq pour le président sortant et sa formation de campagne.


« Habituellement ils biaisent le temps d'antenne de chaque candidat, mais cette fois ils ont exagéré, s'insurge Jean-Robert Wafo, porte-parole de Joshua Osih, le candidat du Social Democratic Front (SDF). Un seul candidat a cinq équipes : une équipe qui lui est dédiée, une équipe qui est dédiée à sa majorité présidentielle, une équipe qui est dédiée à son directeur de campagne, une équipe qui est dédiée au président du Sénat qui lui est acquis et au candidat de l'Assemblée nationale qui lui est acquis. On n'a jamais vu ça au Cameroun ! »


Pour les cinq candidats d'opposition signataires du communiqué conjoint de protestation, cette partialité est « outrancière ».


« Nous demandons à la CRTV de redresser l'équilibre au niveau du traitement de l'information, que tout le monde soit logé à la même enseigne, qu'il soit affecté au candidat du RDPC une équipe de reportage avec le même nombre de reporters que pour tous les autres candidats, explique Paul Mahel, porte-parole d'Akere Muna, candidat du Mouvement Now !. Nous demandons que le temps d'antenne sur la télévision à capitaux publics soit le même pour tout le monde, que les tranches d'antenne qui sont consacrées aux candidats le soient pour tous les candidats au même niveau, faute de quoi nous allons non seulement boycotter la CRTV, mais nous allons également récuser les équipes de campagne qu'ils mettront à notre disposition. »
Selon une étude d'audience Médiamétrie, la CRTV et la chaîne privée Canal 2 sont les deux chaînes les plus regardées du Cameroun.
Joint par RFI, le directeur de la CRTV, Charles Ndongo, n'a pas donné suite à nos appels.
Lisons ceci au sujet du principal opposant
«Présidentielle au Cameroun: Joshua Osih, candidat du Social Democratic Front (SDF)
Par Christophe Boisbouvier
Diffusion : mercredi 19 septembre 2018

Joshua Osih, le nouveau candidat du SDF. Joshua Osih/Wikimedia/CC
Il est l'un des favoris à la présidentielle du 7 octobre au Cameroun. Logique, Joshua Osih est le candidat du Social Democratic Front, SDF, le premier parti d'opposition à l'Assemblée nationale. Joshua Osih, 49 ans, reprend le flambeau laissé par l'opposant historique John Fru Ndi et annonce que, s'il est élu, le salaire minimum sera multiplié par cinq. N'est ce pas une promesse démagogique ? En ligne de Yaoundé, le député Joshua Osih est notre invité.


Vous êtes neuf candidats à cette élection, pourquoi pensez-vous être le mieux placé ?
Je suis issu d'une formation politique, qui a une certaine expérience, je suis passé par des primaires et un congrès électif. Il n'y a que deux candidats qui ont une expérience élective et politique dans cette élection, c'est le président sortant Paul Biya et moi-même et je pense que mon expérience au niveau de l'Assemblée nationale, au niveau communal et en entreprise me permet de penser que je suis le mieux placé ou le mieux outillé pour diriger le Cameroun après cette élection.
»

La suite logique à méditer

Par RFI Publié le 23-10-2018 Modifié le 23-10-2018 à 19:27
Paul Biya, 85 ans, a été officiellement réélu pour un septième mandat au Cameroun lundi 22 octobre. Depuis hier, la victoire du président octogénaire est officielle. Les scores - 71% des voix pour le président, 14% pour le premier opposant Maurice Kamto, 6% pour Cabral Libii, 3% pour Joshua Osih - sont définitifs. Revue de presse camerounaise et réactions internationales.


L'Anecdote, un journal proche du pouvoir, présente à sa Une Paul Biya sous son meilleur jour et le qualifie comme un « indomptable », en référence à l'équipe fanion de football du Cameroun.
La Voix du Centre constate qu'avec cette victoire, Paul Biya sera au pouvoir jusqu'à ses 92 ans et culminera 43 ans de règne sans discontinuer, tout simplement inédit.


Le quotidien Mutations relève, pour sa part, que malgré un pourcentage plus que confortable de plus de 111 %, Paul Biya perd dans la région du Littoral, dans la grande cité portuaire de Douala et s'en tire de peu dans la capitale Yaoundé. Le confrère souligne surtout que près de la moitié du corps électoral n'a pas voté. Conclusion pour Mutations : cette victoire a un goût de défaite.
Le Messager, un quotidien très critique vis-à-vis du pouvoir, estime qu'on est reparti pour un septennat où prospéreront la corruption, l'enfumage et la politique des slogans creux face à un peuple impuissant.
« Maurice Kamto, moi ou le chaos », annonce pour sa part l'hebdomadaire Politica, qui juge le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de mégalomaniaque.
La presse anglophone analyse, quant à elle, les codes de l'échec du SDF dont le candidat Joshua Osih n'a pu faire mieux que quatrième, alors que ce parti depuis sa création a toujours été leader de l'opposition camerounaise.
→ RELIRE : Fred Eboko (IRD): «Le système politique est verrouillé» au Cameroun


Des débats enflammés sur Internet


L'une des nouveautés de cette présidentielle au Cameroun, c'est cette dynamique sur les réseaux sociaux. Ils ont été très utilisés pendant la campagne et même après l'annonce des résultats.
Le débat est même très enflammé sur Internet. Sur sa page Facebook, l'écrivain Eric Essono Tsimi raille assez durement la vidéo de Maurice Kamto diffusée hier sur les réseaux sociaux. Un « baroud d'honneur ridicule », estime-t-il, ou encore « l'énergie du désespoir ». Et osant une comparaison avec un pays voisin, le Gabon, l'écrivain relève que « Jean Ping avait eu bien plus de succès internationaux » et que malgré tout il n'est arrivé à rien.


Un chef d'entreprise ayant pignon sur rue à Douala dénonce selon ses termes « l'arrogance régnante et exultante » et invite à « ne jamais insulter l'avenir ». Thierry Gervais Gango, un journaliste, prend le contre-pied de l'écrivain Eric Essono Tsimi et estime que son texte « souffre de trop de passion et s'acharne de manière inutile sur une figure de l'opposition dont le travail devrait consister par toutes les saisons à essayer d'être en contre-pouvoir ».


Autre sortie qui est abondamment commentée sur les réseaux sociaux, c'est celle de Cabral Libii sur une radio internationale, où il a laissé entendre qu'il n'était a priori pas contre l'idée de travailler avec le vainqueur déclaré de ces élections, en l'occurrence le président Biya. Beaucoup estiment qu'il fait acte de trahison envers le peuple, ce qui a obligé Cabral Libii à repréciser le sens de cette sortie, indiquant que les confrères n'avaient pas diffusé tout son propos et avaient délibérément détourné la compréhension de son message.
Mais de manière plus globale, beaucoup d'intervenants estiment qu'il est temps de tourner la page, que cette élection présidentielle aura été très tendue et aura autant passionné que divisé l'opinion comme jamais auparavant.


→ RELIRE : Elections au Cameroun : les leçons du scrutin
Il manquait dans les réactions d'après-résultats celle du candidat du SDF, Joshua Osih. Il dit « prendre acte » de la proclamation des résultats de la présidentielle malgré, écrit-il, « toutes les preuves d'irrégularités ». Joshua Ossi dénonce également « une volonté manifeste de marginaliser les populations des régions du nord-ouest et du sud-ouest » ; il promet de s'engager pour aider à trouver une issue à la guerre en zone anglophone. « Nous avons, poursuit-il, une honte nationale à effacer ».
Chers ami(es),


À la suite de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre, retrouvez ici mon sentiment profond quant à ce scrutin et l'avenir de notre pays. #Etoudi2018 #Cameroon #Cameroun pic.twitter.com/OheJ0x8SuZ


Joshua Osih (@JoshuaOsih) 23 octobre 2018
Réactions internationales


Paris salue une élection qui s'est, selon les mots du Quai d'Orsay, « globalement déroulée dans le calme ». La France dit néanmoins regretter que « de nombreux Camerounais n'aient pu exprimer leur choix, notamment dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays ».
#Cameroun


Le Conseil constitutionnel camerounais a proclamé la réélection du Président @PR_Paul_Biya lors du scrutin présidentiel du 7 octobre dernier. La France adresse ses vœux de réussite au Président Biya pour ce nouveau mandat.


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