Après quatre jours de garde à vue, dix personnes liées à l'ultradroite ont été mises en examen mercredi soir par un juge antiterroriste. Elles avaient été interpellées dans toute la France le week-end dernier, soupçonnées d'appartenir à un groupuscule violent. Parmi leurs cibles, des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales.

Agés de 32 à 69 ans, les suspects - neuf hommes et une femme - avaient été interpellés dans toute la France dans la nuit de samedi à dimanche, soupçonnés d'appartenir à un groupuscule dont les autorités craignaient « un passage à l'acte violent » aux contours encore « imprécis », selon le parquet de Paris.

Tous ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », certains étant également mis en cause pour des infractions sur les armes et pour la fabrication et la détention d'engin explosif en relation avec une entreprise terroriste, a appris l'AFP jeudi de source judiciaire.

Lors des perquisitions, 36 armes à feu et des milliers de munitions ont été saisies, mais aussi des éléments entrant dans la fabrication d'explosif chimique de type TATP.

Nommé Action des forces opérationnelles, ce groupuscule proclamé son ambition de lutter contre le péril islamiste. Un groupe en pleine expansion, selon le parquet de Paris, qui indique que ces neuf hommes et une femme étaient dans le viseur de la justice depuis deux mois car ils tentaient de recruter de nouveaux membres et d'étendre leur maillage territorial.

Programmes de formation

Selon les premiers éléments de l'enquête, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure ont rapidement identifié des programmes de formation au combat ainsi que des réunions pour définir des objectifs, mais surtout que des membres cherchaient à se procurer des armes et qu'ils avaient testé des explosifs et des grenades artisanales.

Considéré comme le chef de file de ce réseau, un retraité de la police nationale avait, selon l'enquête, la volonté de durcir l'action d'AFO parmi les inculpés figurent également un ancien militaire, un ex-professeur, un artisan et un employé de restaurant.

RFI

La question de la gestion des flux migratoires n’est certes pas le seul dossier de poids à l’ordre du jour bruxellois des vingt-huit chefs d’État et de gouvernement, mais elle écrase tous les autres thèmes, tant elle est à la fois grand-public et politiquement chargée. Angela Merkel, devant le Bundestag, a plaidé pour une solution européenne et des négociations avec les pays africains.

Avec notre bureau de Bruxelles,

Les positions antagonistes sont connues : les quatre pays d’Europe centrale ne veulent accueillir aucun migrant, pas même les réfugiés reconnus par les Nations-Unies et que les conventions internationales leur font obligation de protéger.

Ceci fait obstacle au système de répartition équitable des réfugiés, en particulier syriens, entre les vingt-huit pays de l’UE, pourtant régulièrement adopté par les ministres européens. C’est un camouflet sans précédent à deux principes fondamentaux de l’Union européenne : la solidarité entre pays-membres, et le respect des décisions prises en commun.

Renforcement de Frontex

Mais, paradoxalement, la tonitruante priorité donnée au contrôle des flux migratoires par les partis au pouvoir en Autriche, en Hongrie, en Italie (sans oublier la Bavière) devrait aboutir à consacrer la défense des frontières extérieures de l’UE, en premier lieu par le renforcement de la Force européenne de Garde-frontières et de Garde-côtes, dont les effectifs passeront à plus de 10 000 agents.

On n’est plus en période électorale, et plus personne ne soutient sérieusement que l’on peut se replier efficacement à l’intérieur de ses frontières nationales ; l’approche paneuropéenne s’impose donc tout naturellement.

Où établir les centres d'accueil ?

Mais il y a aussi l'épineuse question des centres d'accueil. L'Autriche soutient l’idée d’en établir à l'extérieur de l'Union, où les migrants pourraient déposer leurs demandes d’asile. La France comme l’Espagne plaident à l’inverse pour l’instauration de centres d’accueil fermés sur le sol européen. Ils seraient installés près des zones de débarquement des migrants, c’est-à-dire essentiellement en Italie et en Grèce.

Mais Rome n’en veut pas. Giuseppe Conte arrive lui aussi avec une série de propositions parmi lesquelles la création de centres pour les migrants dans les pays de transit en Afrique du nord.

Accords bilatéraux

Angela Merkel, sous la pression de son ministre de l’Intérieur qui veut des mesures pour empêcher les migrants de se déplacer librement d’un pays à l’autre de l’Union, tente, faute de mieux, de conclure des accords bilatéraux. C'était l'essence même de son discours, ce jeudi matin, devant le Bundestag : « Nous devons négocier avec les Etats africains si nous voulons que leurs concitoyens ne quittent plus leurs pays pour gagner l'Europe en mettant leur vie en danger, en payant beaucoup d'argent à des passeurs et en soutenant des structures criminelles. Ces migrants ont très peu de chance d'obtenir un droit de séjour en Europe et nous devons discuter avec les pays africains de leur rapatriement. »

« Mais il nous faut aussi trouver des moyens de dissuader ces migrants de mettre leur vie en danger en traversant le désert, poursuit la chancelière. Nous devons discuter d'égal à égal et non pas décider seuls pour les Africains. Comme avec la Turquie, nous devons trouver des accords qui profitent aussi à ces pays et qui prévoient une migration légale pour des étudiants ou à travers des offres d'emplois. En aucun cas, nous ne devons prendre des mesures seuls qui seraient condamnées à l'échec. »

Gerald Knaus, président fondateur de l'ONG European Stability Initiative et « père spirituel » de l'accord sur les migrants entre l'Union européenne et la Turquie explique quelles solutions pourraient être trouvées aujourd'hui :

Il faut un groupe d'Etats qui veulent une solution commune.
Gérald Knaus, président fondateur de l'ONG European Stability Initiative (ESI) 28/06/2018 - par Pascal Thibaut

REUTERS/Hani Amara

jeudi, 28 juin 2018 12:24

A la Une: le Sénégal attendu comme le messie

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« On veut danser ce soir ! », s’exclame le quotidien La Cloche en première page. « Ce soir, on ne veut que du bonheur. On veut sautiller, sursauter, se dandiner, danser. Oui, toute l’Afrique espère une victoire éclatante des Lions contre la Colombie. Seuls représentants du continent encore en course, Sadio Mané et ses coéquipiers portent sur leurs épaules de lourdes responsabilités. Ils doivent rugir fortement pour apeurer leurs adversaires et réconforter leurs nombreux sympathisants. Car, ils sont des millions de personnes à prier, méditer, psalmodier pour un triomphe qui devrait propulser cette équipe loin dans ce mondial riche en rebondissements. »

« Ça passe ou ça casse », titre plus sobrement Walf Quotidien. « Après la déroute du Maroc, de l’Egypte, de la Tunisie et du Nigeria, le continent africain ne compte plus que sur le Sénégal pour sauver la face. Et pour être les dignes représentants du continent, les Lions doivent   impérativement assurer leur qualification aux huitièmes de finale de ce Mondial 2018 devant la Colombie. Avec déjà 4 points au compteur, la bande à Sadio Mané est juste à la recherche d’une seule unité pour répondre aux attentes. (…) La balle est dans le camp du Sénégal qui sera soutenu par 53 nations. »

En effet, « pour l’honneur de l’Afrique ! », lance Enquête en première page. Enquête qui nous livre son analyse technique : « à chaque match sa réalité. Après avoir utilisé le 4-3-3 peu convaincant face au Japon, Aliou Cissé devrait vraisemblablement revenir à son 4-4-2. Parce que la Colombie possède un milieu de terrain très physique, technique et dense. L’objectif sera sans doute, croit savoir Enquête, de limiter l’influence de James Rodriguez sur le jeu. Le gaucher du Bayern Munich est l’arme fatale pour sa capacité à organiser le jeu et à finir les actions. Cissé pourrait aligner Cheikhou Kouyaté d’entrée. Le milieu de West Ham avait réussi à apporter de la stabilité lors de son entrée face au Japon. Mamé Biram Diouf pourrait également retrouver sa place de titulaire en attaque, à côté de Mbaye Niang. Sadio Mané et Ismaïla Sarr devraient occuper les couloirs offensifs. »

Sortir les griffes !

Dans la presse de la sous-région, on n’a d’yeux que pour le Sénégal…

Ainsi, constate L’Observateur Paalga à Ouagadougou, « l’Afrique a les yeux rivés ce soir sur le Sénégal qui va affronter la Colombie pour son dernier match dans le groupe H. Ce match est d’autant capital que les Lions de la Teranga avaient laissé filer leur chance de qualification face au Japon le dimanche dernier (2-2) dans une rencontre qu’ils ont maîtrisée. Une victoire ouvrait dès lors les portes des huitièmes au seul représentant du continent toujours en lice. Aujourd’hui contre la Colombie, il faut sortir les griffes. En théorie, ce n’est pas une mission impossible pour Sadio Mané et ses compères qui ont les moyens de prendre le dessus sur les Cafeteros. Mais il ne suffit pas de le dire, il faut le réaliser. »

Attention, s’interroge pour sa part Afrik-foot, assiste-t-on au « pire Mondial depuis 1982 pour l’Afrique ? (…) Si les Lions de la Teranga venaient à échouer, le bilan de cette Coupe du monde serait dramatique pour le football africain. En effet, depuis 1986, rappelle Afrik-foot, il y a toujours eu au moins un représentant du continent qui est parvenu à s’extirper du premier tour : le Maroc en 1986, le Cameroun en 1990, le Nigeria en 1994, le Nigeria à nouveau en 1998, le Sénégal en 2002, le Ghana en 2006, encore le Ghana en 2010, puis l’Algérie et le Nigeria en 2014. La dernière fois que toutes les nations africaines sont restées à quai, c’était il y a 36 ans, au Mondial 1982. Il n’y avait alors que 24 participants et le format était bien différent (deux phases de groupes puis les demi-finales). Une telle contre-performance marquerait donc un cuisant retour en arrière pour le continent (…). Désormais, conclut Afrik-foot, il reste surtout à éviter le zéro pointé… Ce jeudi, c’est tout un continent qui sera derrière les Lions de la Teranga. »

Rfi

 

LA PAROLE! DE LA PENSÉE, À L'OREILLE! Par Pap Ndoy-Penseur libre et indépendant.

« La parole est un art et l'art est création. Dans l'histoire de l'humanité les Hommes ont cherché la bonne formule pour toucher les cœurs et les âmes. La violence n'a jamais servi que provisoirement, elle crée sur du feu qui brûle et finit en cendre, c'est pourquoi la bonne et belle parole est attendue comme le messie. Cette parole soigne et remet dans des dispositions plus décentes et plus commodes. Dans nos cultures les gens de façon tranquille ont recherché les mots justes et appropriés. Voyons chez C H KANE l'Aventure Ambiguë ( pour faire plaisir à notre ami Mr 6 SECONDES G. ENG du Cameroun qui veut qu'on cite nos auteurs ) : Thierno refuse d'entendre un récit qui ne soit l'écho très fidèle de la parole de Dieu ?
« Sois précis en répétant la parole de ton Seigneur... il t'a fait grâce de descendre son Verbe jusqu'à toi. Ces paroles, le Maître du Monde les a véritablement prononcées. Et toi, misérable moisissure de la terre, quand tu as l'honneur de les répéter après lui, tu te négliges au point de les profaner. Tu mérites qu'on te coupe mille fois la langue... » P B CISSOKO

DE LA PENSÉE, À L'OREILLE!


Quelle merveille que de Savoir Parler!


Et si Parler ne devait être que délices, cela ne pourrait être que fantastique d'ouvrir sa bouche pour émettre des sons articulés par la langue!
Des sons véhiculés par la voix animée par les vibrations de nos cordes vocales.
Hé oui, chaque voix dispose d'une empreinte singulière à chacune des créatures animales comme humaines!
De même que les hommes, les animaux se servent aussi de leur bouche pour se nourrir et exprimer des sentiments.


La langue est bien l'organe sensoriel du goûter.


Ne nous donne-t-elle pas la sensation du plaisir de manger quelque chose de suave, ou du déplaisir de ce qui est acre!
Toutefois, la différence radicale entre ces deux créatures, c'est que l'homme seulement, sait Parler, pour communiquer avec lui-même et tout le reste.
C'est ainsi, que toutes les autres créatures se comprennent instinctivement.


Inversement, c'est par Intuition que des communautés humaines de langues différentes communiquent.


Elles arrivent à s'entendre par une gestuelle et une expression mimiques.
Aussi la musique étrangère est une parfaite illustration de la communication intuitive.
Elle est un mélange mélodique et harmonieux, de souffle et de sons instrumentaux.
Des sons qui se trouvent soutenus et tempérés par la puissance de la voix humaine.


En elle-même, la tonalité de la voix humaine est mélodieuse, avec ou sans instruments musicaux qui en amplifient sa portée.
Universelle en traversant toutes frontières, la musique est bien la seule propriété humaine dont tout le monde peut jouir au-delà de toute barrière linguistique.
La musique a le génie de nous détacher du réel pour nous emporter dans le monde éphémère de l'irréel.
Les sons émis par les instruments musicaux nous parlent, ils sont bien l'expression sonore de nos pensées.
Elle fait monter notre pression sanguine, en augmentant notre battement cardiaque, et finalement, elle nous soule de joie.
Et l'on se sent monter et descendre au rythme de la cadence des sons magiques libérés par les mots codés par ces instruments.


Et plus savoureuse encore, est l'image véhiculée par l'articulation des sons entendus.


Et lon se demanderait même, si Entendre n'était pas plus agréable qu'Écouter, car Il nous arrive de déguster une chanson, puis de l'aimer, sans comprendre un mot de la langue utilisée.
N'est elle pas donc géniale, cette Parole qui a la magie de nous donner du bonheur, et nous adoucir le cœur, et un instant après, l'endolorir pour nous rendre malheureux.


Elle devient diabolique quand elle nous rend malheureux, et l'ange quand elle nous rend heureux.
Un démon quand elle nous embrouille l'esprit, et angélique, quand elle nous embaume le cœur.
La parole est destructive quand elle est mal intentionnée, malencontreuse ou délibérément méchante.
En revanche, elle est réjouissance et égayante, quand elle est gentille, aimable et franchement plaisante.
En même temps qu'elle sert à chanter la beauté du monde, elle a aussi la faculté d'en étaler sa laideur.
Elle est si puissante que sa douceur rend heureux, pendant que la rudesse de son accent délaisse malheureux.
La belle parole nous soulage de nos douleurs, et nous console dans nos chagrins.


Par contre une mauvaise parole nous afflige et nous attriste, comme seule, la mort peut nous atteindre.
Si bien, qu'abattus et profondément blessés dans notre for intérieur, la bonne parole nous sauve en étant là, à la rescousse, pour nous remonter le moral et nous aider à nous relever.
Aussi, la parole peut être ressentie comme malfaisante et malveillante, ou tout simplement, bassement Cruelle.
Mais la noblesse de sa sublimité voudra toujours qu'elle soit bienfaisante, bienséante, et bienveillante.


La Parole est donc sacrée!


C'est tout un art que de savoir en faire meilleur usage, en Parlant et Écrivant comme en chantant, Entendant et Écoutant comme le mélomane!
Aussi la Parole, qui est ce son émis par la bouche et articulé par la langue, ne semble pas indispensable à la communication.
La Parole est alors un simple outil de transport et d'échange des informations.
Mais oh combien cette Parole est destructrice, et édificatrice!


Comme moyen de communication avancé entre les hommes, la Parole peut être mielleuse ou aigre.


La Parole est ainsi l'expression de la pensée!


Elle est ce système de signes vocaux qui, une fois sortie de la bouche, ne peut être ravalée, ni rattrapée!
Elle reste gravée dans notre coeur et dans notre esprit.
Même si l'on peut tout pardonner, l'on ne saura définitivement tout oublier.
Les bons comme mauvais souvenirs sont toujours là, à l'affût d'un prétexte pour nous ressurgir en pleine conscience.


D'où qu'il n'y a aucune urgence à Parler, mais qu'il est plutôt, plus pressant d'apprendre à Écouter!
Néanmoins, il est fondamental de bien Réfléchir avant toute prise de paroles!


La Parole reste inévitablement, une arme contre l'expression du Bonheur ou du Malheur!
Toutefois, la manière de dire les choses tire sa pertinence dans la Diction qui, est l'art de bien dire et agencer un ensemble de mots servants à exprimer une opinion ou une pensée.
Aussi ce qui est Dit, peut avoir une expression écrite ou orale.


En parlant, l'homme s'adresse à son semblable dans l'espoir d'être bien compris.


Mais l'effet recherché par la transmission de tels messages, peut être corrompu ou embelli, par la diction qui s'expose par la parole, composée de mots bien ou mal choisis.
Tout compte fait, on parle avec la bouche, on entend et écoute par nos oreilles, on écrit avec nos doigts.
Mais tout cela se fait sous le contrôle de notre cerveau qui analyse, crée et gère les événements émotionnels ressentis à l'endroit coeur.
Une émotion affective qui nous atteint et fait que notre état mental général devienne joyeux ou morose.
La diction a donc le pouvoir de bien dire, de corriger ou d'empirer tout ce que la parole comporte en bien comme en mal.
Elle peut aussi rendre la parole belle ou moche par l'usage des mots adéquats.


Toutefois, la parole n'aura de sens que, dans son contexte, et quand elle est Écoutée ou Entendue par son destinataire.
L'auteur de la bonne ou mauvaise Parole, peut ou ne pas être conscient des effets engendrés par la magie des Mots usités.
C'est pourquoi, il est fondamental d'être raisonnable dans la révélation de nos Pensées et Sentiments apparents ou profonds.
Par ailleurs, il est évident qu'aucune loi humaine n'interdit la jouissance auditive ou la liberté verbale.


Dès lors, la question nous revient encore à savoir, s'il n'était pas beaucoup plus agréable ou désagréable d'Entendre, d'Écouter ou de Parler?
Cependant, Entendre c'est percevoir un ensemble de vibrations sonores!


Alors que la perception d'une sonorité peut conduire à plus d'attention de notre fonction d'Écoute.
Cependant, l'on n'a pas besoin d'Écouter pour Entendre, car écouter suppose des efforts, alors qu'entendre peut être très furtif.
C'est ainsi qu'Écouter requiert toujours une attention soutenue pour comprendre.
Et c'est cela qui fait appel à d'autres de nos fonctionalités.


C'est donc magique pour l'homme d'avoir la faculté d'entendre, d'écouter et de voir un monde qui lui est extérieur.
Aussi, ce sera toujours à travers ses semblables qu'il trouve le miroir de son intérieur!


Quant à l'écriture qui est une autre forme d'expression de la pensée, elle se présente sous un système de signes graphiques.
A son origine, nous pouvons affirmer que l'homme est bien né avec la possibilité de Parler intelligible pour se faire comprendre dans la communauté linguistique qui l'a enfanté.
Dès sa naissance, il commence à entendre et à enregistrer les sons émis par son environnement.
En grandissant, il apprend à affecter une signification communautaire à chaque mot ou groupe de mots, composé de sons.
Adulte, il a déjà bien intégré sa communauté linguistique dans l'esprit et la forme de sa structure.


Mais qu'en est-il du processus de création des Mots qui sont d'usage courant?


En tout cas, rien n'empêche de croire qu'ils s'articulent instinctivement d'abord, puis se conçoivent et se construisent intuitivement par la suite.
C'est ainsi que l'animal créateur qui dort en chacun de nous, se réveille brusquement pour faire survivre son instinct premier de créativité.
Et de ses tréfonds, instinctivement émet un son qui, mécaniquement, épouse les contours d'une banale image à la quelle, jusque-là, aucun nom n'était formellement associé.
Ainsi advint, son acception, cette sorte d'appropriation par la conscience populaire.


Et bien plutard, arrive l'intuition pour normaliser et formaliser le Tout.


La langue jouit donc d'un double caractère instinctif et intuitif qui symbolise la Création.
Parler, c'est alors CRÉER un Acte public qui peut aboutir à des situations conflictuelles imprévisibles.
C'est donc émettre des points de vue différents nécessitant des réactions parfois très délicates.
En définitive, Parler c'est, assumer la souveraineté de son individualité caractérisée par un EGO altruiste, ou égocentrique.
Tout cela fait donc que, face à une situation périlleuse, l'homme réagit, guidé par son instinct de survie!


Par contre, quand les événements le lui permettent et, selon son expertise, il peut soit, agir rapidement par Intuition, ou se donner le temps de bien Réfléchir.
Dans ce cas, c'est son esprit Raisonnable ou Extravagant qui va le conduire à prendre la bonne décision de bien Parler ou non.
En tout état de cause, l'homme doit apprendre à être Maître de son destin Verbal en cultivant cet Esprit de discernement qui lui permettra, à force d'exercices, d'arriver à rester serein et froid quand, tout bouillonne, ou présente un calme apparent.

Saint Louis le 24/06/2017

Pap Ndoy

L’équipe du Sénégal affronte celle de la Colombie, ce 28 juin à Samara, dans le groupe H de la Coupe du monde 2018. Les Sénégalais sont les derniers représentants africains à pouvoir encore se qualifier pour les 8e de finale. Ils portent les espoirs de leurs supporters mais aussi des amateurs de football du continent.

De notre envoyé spécial en Russie,

Depuis 1986, il y a toujours au moins une équipe africaine au second tour de la Coupe du monde de football. Cette série va-t-elle prendre fin à l’occasion de l’édition 2018 en Russie (14 juin-15 juillet) ? Désormais, seul le Sénégal peut encore accéder au second tour du Mondial russe, suite à l’élimination du Nigeria, après celles de l’Egypte, du Maroc et de la Tunisie. Tous les espoirs des amateurs de ballon rond du continent reposent donc sur les « Lions de la Téranga ».

« Je pense que ça doit davantage être une chose positive plutôt que de la pression, lance le défenseur sénégalais Kalidou Koulibaly, à la veille d’un match décisif face à la Colombie, dans le groupe H du tournoi. On sait qu’on a tout le continent derrière nous. On sait aussi qu’on est capable de le faire. Cette situation doit donc être considérée de manière positive. On sait qu’on a déjà 15 millions de Sénégalais derrière nous. A nous de porter haut les couleurs du Sénégal et de l’Afrique durant cette Coupe du monde ».

« La confiance est là »

Pour parvenir à ses fins et imiter l’équipe du Sénégal de 2002 – qui, elle, était allée jusqu’en quarts de finale du Mondial – les « Lions » de 2018 n’ont besoin que d’un petit point face aux Colombiens, ce 28 juin à Samara. Ce match nul leur permettrait en effet de s’assurer une des deux premières places du groupe H, même si ce serait évidemment plus simple de battre une Colombie revigorée après un succès 3-0 face à la Pologne.

« Je n’ai aucune raison de penser aujourd’hui que le Sénégal ne peut pas se qualifier, lance son sélectionneur, Aliou Cissé, après un succès 2-1 face aux Polonais et un nul 2-2 face aux Japonais. On est dans le bon tempo. La motivation est là. La confiance est là. On sait qu’il va falloir être présent durant 95 minutes pour vraiment rentrer encore plus dans l’histoire. Nous sommes vraiment déterminés ».

En ce qui concerne la force mentale et la volonté, José Pékerman, sélectionneur de l’équipe de Colombie, assure toutefois que ses protégés ne sont pas en reste : « Ce sera un match très difficile à jouer. Très difficile ! Parce qu'on va y jouer la qualification, parce qu'il va y avoir de la pression, il va y avoir de la tension... et le résultat est incertain. Il va falloir vivre avec ça et nous, au moins, on a l'avantage d'être déjà passés par là. On va voir comment le Sénégal se comporte dans un match différent des autres. Et ça, je crois que c'est un peu l'inconnue de ce match : qui est le plus capable de faire face à ce genre de situation ? »

«Le jeu de la Colombie ressemble beaucoup plus au nôtre»

Question style de jeu, celui de la Colombie est peut-être plus adapté à celui pratiqué par le Sénégal, à en croire le milieu de terrain Alfred Ndiaye. « C’est un autre football que celui du Japon, assure-t-il. La Colombie est une équipe beaucoup plus physique, qui va beaucoup plus vite vers le but, qui a un jeu beaucoup plus vertical. Son jeu ressemble beaucoup plus au nôtre. Ils ont aussi des joueurs qui vont très vite sur les côtés. Mais on le sait et on le sera prêt ».

Les Colombiens, eux, doivent gagner pour se qualifier, après leur défaite 1-2 face au Japon, lors de la première journée.

REUTERS/David Gray

L'Allemagne, championne du monde en titre s'est inclinée, mercredi 27 juin, contre la Corée du Sud (2-0) et a été éliminée du Mondial 2018. C'est un vrai coup de tonnerre: la « Mannschaft » n'avait jamais quitté la compétition avant les quarts depuis son retour en Coupe du monde en 1954.

Il n'y a pas eu de but à la dernière minute comme contre la Suède (2-1) lors du deuxième match de l'Allemagne lors de ce Mondial 2018. La malédiction du tenant du titre en Coupe du monde a frappé. Celle-ci veut qu'au XXIe siècle, quatre des cinq champions sortants aient été éliminés dès la phase de poules. Ça a été le cas de la France en 2002, de l'Italie en 2010, de l'Espagne en 2014 et donc de l'Allemagne en 2018. Seule exception, le Brésil champion du monde 2002 et quart de finaliste en 2006. Mais c'est d'autant plus incroyable que la grande Allemagne a toujours été au moins demi-finaliste depuis 2002 !

« L'équipe a perdu plus qu'un match, beaucoup de ce que nous avions construit depuis des années », a lâché le sélectionneur Joachim Löw, dont le gardien Manuel Neuer, cité par l'AFP, a emboîté le pas : « C'est une heure sombre pour le football allemand. »

« Je suis sous le choc, parce que nous n'avons pas réussi à battre la Corée du Sud et à nous qualifier. La déception d'être éliminé est énorme », a poursuivi Joachim Löw, dont l'avenir a été remis en cause alors qu'il a été prolongé jusqu'en 2022 avant le tournoi. « Il faut quelques heures pour y voir clair, la déception est très profonde en moi... On va devoir mener des discussions demain, on verra comment ça continue », a-t-il répondu.

La défaite de la Mannschaft, concédée sur un but accordé après recours à l'assistance vidéo à l'arbitrage à Kim Young-gwon dans la deuxième minute du temps additionnel, avant que Son Heung-min n'éteigne le suspense en contre dans la sixième minute supplémentaire, la laisse à la dernière place de ce groupe F, derrière la Suède, qui a battu le Mexique 3-0, la « Tri » également qualifiée, et la Corée du Sud.

L'enjeu a miné les Allemands

Le match de Kazan a été marqué du sceau de l'angoisse. Et les Allemands, d'habitude si sûrs d'eux, ont cette fois clairement semblé être écrasés par l'enjeu. Même le capitaine Manuel Neuer, meilleur gardien du Mondial 2014, s'y est laissé prendre en échappant un coup-franc un peu flottant mais pas si dangereux de Jung Woo-young, dégageant ensuite in extremis devant Son (19e). Malgré les changements opérés par le sélectionneur Joachim Löw, conforté par sa Fédération avant la rencontre, l'Allemagne a peiné à se montrer dangereuse.

Thomas Müller sur le banc, Mesut Özil titulaire... Rien n'y a fait pour la Mannschaft, seulement menaçante sur une tentative de Timo Werner (39e) puis une tête du milieu Leon Goretzka (48e), chaque fois détournées par le gardien coréen Jo Hyeon-woo. « Nous nous sommes procuré des occasions, mais nous n'avons pas pu nous détendre et marquer les buts dont nous avions besoin », a expliqué Löw.

En face, les Coréens qui ont perdu leurs deux premiers matchs, 1-0 contre la Suède, 2-1 contre le Mexique, n'ont pas été franchement dangereux, avant les ultimes minutes. La désillusion est d'autant plus cruelle pour l'Allemagne, qui peut surtout regretter sa défaite inaugurale contre le Mexique (1-0). Le fruit, peut-être, d'une pression trop grande ou d'un manque de repères entre les historiques et la jeune génération, qui avait pourtant gagné un an plus tôt la Coupe des confédérations.

La presse allemande implacable

« Aus » « Fini », c'est le mot qui revient le plus souvent ce matin à la Une des journaux allemands, indique notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Le quotidien populaire Bild Zeitung titre « Les mots nous manquent » et commente : « Nous n'avons pas manqué de chance mais cet échec est mérité ». On voit un peu partout dans les journaux ce matin des joueurs allemands sonnés se tenant la tête entre les mains.

La presse n'est pas tendre avec la Mannschaft. « Un fiasco » écrit Spiegel online, « Le naufrage allemand » commente le Frankfurter Allgemeine, « La honte historique de l'Allemagne » lit-on dans le quotidien Süddeutsche Zeitung.

D'autres commentaires vont au-delà de la réaction à chaud. Le Tagesspiegel de Berlin parle de la fin d'une ère. La fin d'une ère pour la Mannschaft, une bonne partie de ses joueurs et pour Joachim Löw. Spiegel online ne résiste pas à une comparaison avec Angela Merkel. L'entraîneur de la Mannschaft comme la chancelière sont en place « depuis une dizaine d'années, ont leurs mérites et ont engrangé des succès » écrit le site. Mais, « peuvent-ils ou veulent-ils encore y parvenir », s'interroge le Spiegel. Sur le Net, l'ironie mordante abondait hier soir. Beaucoup d'internautes proposent de recycler les drapeaux allemands pour désormais soutenir la... Belgique !

REUTERS/John Sibley

Institués par le chef de l’Etat, Macky Sall pour obtenir de larges consensus, mais surtout des conclusions dynamiques dans divers domaines dont les Institutions, le foncier, la justice ou même la consolidation de la démocratie sénégalaise, les Commissions ou Comités peinent à voir leurs recommandations se concrétiser. Ainsi donc, avec acuité, se pose le débat sur le sort réservé aux recommandations de ces structures créées sur décret présidentiel, au vu des ressources humaines et financières mobilisées à cet effet. Dans son édition du mardi 26 juin 2018, Sud Quotidien posait déjà la problématique et donnait la parole à quelques membres de la société civile, lesquels avaient stigmatisé la propension du maître du jeu, en l’occurrence Macky Sall, à mettre le coude sur les conclusions des commissions par lui-même créées. Dans la continuité de la démarche, Sud Quotidien interpelle, tout naturellement, la classe politique sur le suivi des conclusions et recommandations des commissions mises en place par le régime. Résultat des courses : les tenants de la majorité comme leurs adversaires de l’opposition politique ne parviennent pas à trouver des plages de convergence sur cette question.  


CHEIKH BAMBA DIEYE, DÉPUTÉ NON-INSCRIT ET LEADER DU FRONT POUR LE SOCIALISME ET LA DÉMOCRATIE/BENNO JUBEL (FSD/BJ)
«LE PRESIDENT SALL UTILISE TOUT LE MONDE COMME UN STRATAGEME POLITIQUE…»

Les Sénégalais doivent savoir que ce que dit le président Sall n’est absolument pas conforme avec ce qu’il fait. Et il fait et parle si fort (sa manière d’être, de se comporter, de trahir ses engagements, de ne rien respecter sur le respect qu’il doit aux autres) qu’on n’a pas besoin d’entendre son discours sur le dialogue, sur sa démarche inclusive parce qu’il n’est pas crédible à ce niveau-là. Car, le classement sans suite des recommandations des commissions commence à être un mode de gouvernance chez le président Macky Sall. Autrement dit, pour le président de la République, c’est un jeu du chat et de la souris non pas dans le sens d’aller vers la consolidation de l’Etat de droit mais simplement de capter les besoins exprimés par les gens. Il envoie dans des nuages et à la fin, les gens se rendent compte, une fois que la première ouverture est faite, que les choses s’arrêtent là. Il en était ainsi pour les recommandations des Assises nationales.
Il a signé la charte de bonne gouvernance et au moment où il a eu la possibilité d’aller en profondeur sur les réformes préconisées par les Assises, nous avons tous constaté qu’il a fait autre chose que ce qui était préconisé. Chaque fois qu’il sent que la situation nationale est assez tendue, il fait une ouverture de façade parce qu’il n’y a rien derrière cette ouverture. Mais, il doit savoir que cette démarche n’est pas crédible pour un pays qui cherche à asseoir une paix sociale et un Etat de droit.
En plus, c’est assez onéreux pour les finances publiques dans le sens où, parfois, c’est beaucoup de millions qui sont mobilisés pour financer les activités de ces différentes commissions dont les rapports et recommandations sont ensuite classés aux oubliettes. Je pense que les acteurs de la société nationale, au-delà de la société civile et la société politique, doivent se rendre compte qu’ils n’ont pas un partenaire crédible en face d’eux. Ils doivent savoir aussi qu’ils n’ont pas quelqu’un qui est dans l’ouverture vers les autres. Le président Sall utilise tout le monde comme un stratagème politique juste pour embellir de manière folklorique les formes extérieures alors que dedans, il n’est rien d’autre qu’une dictature impitoyable. Il ne fait aucune place au respect de la loi, de la légalité et de l’ordre quand il ne donne aucun crédit à l’argent dépensé, au temps consacré aux études mais aussi au respect qu’il doit aux citoyens pour les avoir conviés à des réflexions.
 
YOUSSOU TOURE, ANCIEN MINISTRE ET MEMBRE DE L’APR
«CE N’EST PAS UNE COURSE DE VITESSE»

Il faut savoir que le président doit prendre en charge beaucoup de préoccupations des Sénégalais. C’est vrai que des fois, il y a des urgences. Mais, un président de la République ne peut pas s’occuper de tout à la fois. Il y a des commissions qui ont été mises sur pied. Ces commissions sont en train d’abattre un excellent travail. Mais encore, faudrait-il qu’on ait du temps pour prendre en charge toutes ces questions. Ce n’est pas une course de vitesse. Il s’agit d’impliquer les populations pour faire en sorte que tout le monde puisse se retrouver, que ce soit l’opposition comme le pouvoir. Il doit y avoir un minimum de consensus entre acteurs politiques.

Ce pays n’appartient à personne, mais à tous ses fils. Il faut qu’on siffle la fin de la récréation. Un pouvoir, c’est quand même lourd. Nous sommes dans une République, dans une démocratie et il y a partout des priorités. Le président Macky Sall n’a pas hérité d’un paradis. Il a trouvé sur place des dossiers extrêmement chauds, compliqués, que des problèmes. Le président Macky Sall ne dispose pas d’une baguette magique. De 2012 à maintenant, est-ce que vous entendez parler de pénurie ? Qu’on ait le courage de reconnaitre que, de 2012 à aujourd’hui, les choses marchent véritablement. Les recommandations ont été prises en charge par le président de la République. Il faut quelque part lui rendre hommage. Tous les présidents qui l’ont précédé ont été quelque part confrontés à de réelles difficultés. S’il ne s’agissait que du président de la République, le Sénégal serait un paradis. Je pense qu’il faut continuer le dialogue, la discussion, les échanges. Gérer un Etat, ce n’est pas gérer une borne fontaine. Donc, il faut qu’on fasse preuve de tolérance et de retenue».


THIERNO BOCOUM, ANCIEN DÉPUTÉ ET PRÉSIDENT DU MOUVEMENT AGIR
«CETTE DEMARCHE N’EST PAS UN FAIT NOUVEAU CHEZ LE PRESIDENT SALL»


Le président de la République est rarement dans le fond. Il est toujours obnubilé par la forme et les apparences. Pour toutes les réformes engagées sous son magistère, il a fallu seulement rassembler des ressources humaines du Sénégal dans leur diversité mais également les deniers publics. Mais, tout cela n’est qu’apparence, un manteau qu’il a fait porter à des projets personnels pour donner l’image d’une personne d’ouverture, un démocrate, donner l’image d’un Sénégal qui est à cheval sur les principes de démocratie, de liberté et de justice alors que, dans la réalité, il n’y a rien.

Et, cette attitude est extrêmement dommage parce qu’en réalité, la Commission nationale de réforme des institutions devait pouvoir régler énormément de choses avec ses recommandations très importantes mais le président a choisi ce qui l’a intéressé pour l’appliquer. C’est le même constat avec l’Ofnac qui n’a pas jusqu’ici publié son rapport alors que dans la Loi qui a institué cet organe de contrôle, il est clairement dit que l’Ofnac doit publier ses rapports par tous les moyens.
Toutefois, cette démarche consistant à mettre dans les tiroirs les recommandations des rapports produits par des commissions qu’il a lui-même instituées n’est pas un fait nouveau chez le président Sall. Je dirais même que c’est une pratique courante chez lui et c’est dommage parce que le Sénégal a besoin de se pencher sur des questions essentielles pour les régler de manière définitive. On ne peut pas à chaque fois, revenir sur les mêmes questions, mettre en avant des stratégies de maintien au pouvoir et essayer de jouer sur la forme et les apparences.  
    
DR CHEIKH LO, AJ-PADS-A
«PEUT-ETRE QUE C’EST UN PROBLEME DE CALENDRIER MAIS L’EXPLOITATION EST EN COURS»


Le président, en mettant en place ces différentes commissions, avait une bonne vision. Parce qu’il savait qu’en les mettant sur pied, ces commissions allaient lui donner les éléments de réponse dont il a besoin pour mener à bien sa mission. Sur ce plan, vous avez raison. Il y a beaucoup de commissions qui ont déposé leurs conclusions. Maintenant, ce que j’apprends du Chef de l’Etat, c’est qu’il a son calendrier. Il a mis en place des commissions qui ont produit des résultats. Ça ne veut pas dire qu’il va utiliser tous les résultats. Parce que, quand tu mets en place une commission, cette structure dépose son travail et tu choisis par rapport à ce que tu penses pouvoir utiliser pour mener à bien ta mission. C’est vrai qu’il a pris beaucoup de temps pour répondre à ces différentes recommandations. Il est bien de l’interpeller pour qu’il puisse aller un peu plus vite, par rapport à l’exploitation des conclusions. C’est mon avis.

C’est bon d’attirer l’attention. Mais, dans les jours à venir, je suis certain qu’il va travailler dans ce sens. Peut-être même qu’il y a des gens qui sont en train d’y travailler, de voir les conclusions et de pouvoir donner au président la substance de ces conclusions-là. Je ne suis pas dans le secret des dieux. Je pars du postulat de départ pour dire que le président de la République a pris la décision lui-même, sans pression, de mettre en place ces commissions pour qu’elles puissent travailler et qu’il puisse utiliser leurs conclusions. A mon avis, c’est peut être un problème de calendrier mais l’exploitation est en cours. Peut-être aussi que c’est très lent, et qu’il faudrait que très rapidement on exploite ces conclusions. Mais, il faut savoir que quand tu mets en place une commission, elle peut travailler au-delà de ses limites. Ce qui est important, c’est de ramener l’affaire par rapport aux contours que vous avez définis. Parce qu’il (Macky Sall-ndlr) ne peut pas mettre de l’argent pour créer ces commissions-là et jeter ce travail. Je n’ai donc pas de doute que ce sera pour bientôt.

Sudonline

La Chine, qui recyclait 45 % des déchets plastiques mondiaux, ne veut plus être la poubelle de la planète. Or Américains et Européens ne sont pas prêts.
Ça a tout l'air d'un scénario de film d'horreur. Une avalanche de déchets plastiques est sur le point de submerger l'Amérique et l'Europe. En effet, la Chine refuse désormais d'être la poubelle du monde. Le 1er janvier dernier, Pékin a annoncé qu'il réduisait ses importations de déchets plastiques destinés au recyclage. Depuis 1992, la Chine a importé 45 % des déchets plastiques mondiaux à recycler, soit, selon une étude américaine récente publiée dans la revue Science Advances, 106 millions de tonnes, l'équivalent du poids de 300 Empire State Building. En fait, les quantités sont encore plus énormes si l'on ajoute Hong Kong. Les deux pays ont importé sur cette même période 72,4 % de tous les déchets plastiques.
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La décision de la Chine n'est pas vraiment une surprise. Le pays cherche à réduire sa pollution atmosphérique et les usines de recyclage contribuent aux émissions. Il a aussi à traiter ses propres déchets, qui ne cessent d'augmenter. Surtout, il estime que, ces dernières années, les sacs-poubelle, les pailles et autres bouteilles importées étaient constitués d'un plastique inférieur, donc moins lucratif à recycler.

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Mais les gouvernements occidentaux ne se sont pas préoccupés d'un plan B. L'étude publiée par des chercheurs de l'université de Géorgie leur donne une idée de l'ampleur de la crise. En s'appuyant sur le montant des importations de la Chine sur les dernières décennies, les scientifiques en ont tiré des projections affolantes. Si rien n'est fait, l'Europe, le Japon et les États-Unis, les principaux exportateurs, vont se retrouver avec 111 millions de tonnes de déchets plastiques sur les bras d'ici à 2030.
« Un signal d'alarme »

L'annonce de la baisse des importations chinoises a été accueillie comme une victoire par les environnementalistes. Non seulement cela devrait réduire la pollution en Chine, mais ça devrait aussi obliger les pays industrialisés à gérer enfin le problème de leurs poubelles. « C'est un signal d'alarme. Historiquement, nous avons été dépendants de la Chine pour prendre en charge nos déchets à recycler. Maintenant, elle dit non. Ces déchets doivent être gérés, et de manière correcte », observe Amy Brook, l'un des auteurs de l'étude. Seulement 9 % du plastique mondial est recyclé. Le reste termine dans les décharges et les océans.

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Mais, pour le moment, les États-Unis, notamment, se retrouvent coincés avec des montagnes de plastiques. Ils n'ont pas les usines de traitement nécessaires. Et, si d'autres pays, comme les Philippines et le Vietnam, ont augmenté leurs importations, aucun n'a les capacités de remplacer la Chine. »Ce qui se produit est historique », estime Steve Frank, le président de Pioneer Recycling Services, un groupe américain. « Le reste du monde ne peut absorber » les déchets que la Chine ne veut plus.

Résultat : le Massachusetts et l'Oregon ont levé les restrictions qui limitaient le dépôt de déchets plastiques dans les décharges. Un peu partout, les municipalités, échaudées par l'explosion des coûts des recycleurs, annoncent qu'elles n'accepteront plus certains types de déchets ou les envoient carrément à la décharge.
Interdire les produits à usage unique

Le problème, c'est qu'entasser le plastique dans des décharges est dangereux. Les composants chimiques contaminent le sol, les rivières et la mer. L'incinérer n'est guère mieux, car ça produit des émissions toxiques. « Il faut réfléchir à des idées et des actions hardies au plan mondial pour réduire les quantités de matériaux non recyclables, revoir la conception des produits et financer des équipements de traitement de déchets », estiment les auteurs. Autrement, « les taux de recyclage actuels ne pourront pas être respectés ».

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L'une des solutions serait de limiter des emballages et des ustensiles en plastique qu'on n'utilise qu'une fois, comme les gobelets et les pailles. Alors que l'Union européenne planche sur le sujet, l'Inde a annoncé un plan pour les interdire d'ici à 2022. En France, les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020. Selon, un rapport des Nations unies, une cinquantaine de pays ont lancé des efforts pour interdire les sacs plastiques et le polystyrène. L'Union européenne, elle, réfléchit à une taxe sur l'utilisation du plastique.

5 000 milliards de sacs en plastique par an : l'ONU tire la sonnette d'alarme.

Le Point.fr

Au lendemain de l’adoption de la loi sur le parrainage, les ambitions présidentielles de beaucoup de personnalités s’amenuisent. Avocat au barreau de Paris et leader de l’Union sociale libérale, Me Abdoulaye Tine, 43 ans, refuse de faire partie des candidats qui abdiquent. Tout en attaquant la loi sur le parrainage devant la Cour de justice de la Cedeao, il s’est lancé à la quête de signatures à travers son parti qu’il dit implanté dans les 14 régions du Sénégal et dans la Diaspora pour surmonter la barrière administrative afin de proposer aux citoyens un autre projet de société.

Vous avez créé l’Union sociale libérale en 2014. Qu’est-ce qui fait la spécificité de votre formation politique ?
C’est un parti qui est en croissance. Nous l’avons fondé le 12 mai 2014. Nous avons attendu jusqu’à l’obtention du récépissé qui a été signé par le ministre de l’Intérieur, le 24 septembre 2016, pour fixer la date de lancement qui a eu lieu le 27 février 2017. Depuis lors, le parti a continué sa stratégie d’implantation à travers les 14 régions du Sénégal. Aujourd’hui, sur les 557 communes, le parti est dans 357 communes. Des 101 pays de la Diaspora où les Sénégalais ont des consulats, nous sommes présents dans plus de 54 pays. Nous avons créé un laboratoire d’idées pour penser notre programme. Nous en avons lancé un à Dakar en février. Deux autres seront lancés à Paris et aux Etats-Unis. Cela vise à permettre à la Diaspora sénégalaise de participer à la coproduction du projet présidentielle que nous voulons proposer aux Sénégalais. Le parti est constitué de citoyens de la société civile ou de citoyens qui n’étaient pas dans les appareils politiques. Nous avons aussi beaucoup de personnes qui sont dans les appareils politiques et qui ont décidé de rejoindre notre parti. Plusieurs personnalités locales ont rejoint le parti à Pikine. Nous avons des citoyens de tous bords qui ont décidé de dépasser les clivages partisans. Ce qui importe pour eux, c’est de se mettre autour d’un projet pour servir l’intérêt national.

Les grands leaders politiques détiennent des bases affectives. Est-ce le cas pour vous ?
J’ai une base affective. La salle où nous avons tenu notre rencontre à Pikine a été remplie de monde. Je suis un enfant de Pikine. Je suis né dans cette ville. J’ai fait l’école primaire à l’Ecole 10 et le cycle moyen au Cem Fallilou Diop. J’ai obtenu mon Bac au lycée Limamoulaye. C’est après la maîtrise en Droit public que je suis parti à Paris. J’ai fait plusieurs institutions dont les Nations-Unies, le service international du barreau de Paris, mais je n’ai jamais coupé le lien avec cette localité. Même si ma famille n’y vit plus, il n’en demeure pas moins que lorsque j’arrive à Pikine, je me sens totalement chez moi. J’ai aussi une base affective aux Parcelles assainies où ma famille avait déménagé. Ma base affective oscille entre les deux localités, mais il y a une dominante pikinoise

Pourquoi êtes- vous candidat à la présidentielle ?
Je suis candidat à la présidentielle de 2019 pour plusieurs raisons. La première est qu’aujourd’hui, avant de lancer un parti politique, nous nous sommes investis en tant qu’acteur de la société civile pour qu’en 2012, nous puissions avoir un changement. Lorsque le pouvoir s’est installé, dès les premières années, notre analyse était que ce qui est en train d’être fait n’était pas conforme à notre engagement. C’est à partir de ce moment que nous avons commencé à réfléchir pour trouver des modalités alternatives. Avant de déposer les statuts du parti, nous avons commencé à écouter les citoyens sénégalais. Beaucoup de citoyens ont été interrogés. Et nous sommes arrivés à deux conclusions. La première est que les intellectuels ne sont plus dans les partis politiques, contrairement aux premières années de l’indépendance où on a eu Léopold Sédar Senghor, Galandou Diouf et tous les autres qui ont créé cette jeune nation. Quand on demande aux intellectuels pourquoi ils ne sont plus dans le jeu politique, ils répondent que la politique est souvent caractérisée par des complots, des règlements de compte, des scandales. La deuxième raison est que le parti majoritaire au Sénégal est celui des sans parti. Des gens qui vivent et qui ne sont affiliés à aucun parti politique. Ce manquement d’engagement ne s’explique pas par un manque d’amour pour le pays. Tous ces citoyens auscultent la marche de la Nation, mais ne s’engagent pas parce qu’ils ne se retrouvent pas dans le champ politique. Ils estiment que les politiciens les prennent pour des enfants et c’est pendant les élections qu’ils vont vers eux. Après les élections, ils disparaissent. C’est pourquoi nous avons décidé de créer un cadre qui va permettre à toutes ces personnes de se réconcilier avec la politique et de s’engager. Quand nous avons tenté de réussir ce double tour de force, notre analyse nous a conduit à marquer les clivages qui ont construit jusque-là l’espace politique sénégalais à savoir les socialistes et les libéraux. La Russie organise avec une logique capitaliste la Coupe du monde. Si Staline se réveille aujourd’hui, il ne reconnaîtrait pas l’ex-Urss. Quand Wade est arrivé au pouvoir, il a fait beaucoup de social même s’il se réclame du libéralisme. C’est sous les socialistes que la santé a été privatisée. L’Etat s’est désengagé dans plusieurs secteurs stratégiques. Nous avons estimé que la vérité se trouve entre les deux idéologies. Les Sénégalais sont à la recherche d’une doctrine capable d’identifier les problèmes, d’apporter des solutions et de bâtir un système de développement qui sera spécifique.

Quel plus comptez-vous apporter à la scène politique ?
Nous sommes convaincus qu’il y a une dynamique d’amorce lourde qui est en train de se faufiler. L’aboutissement de cette tendance sera forcément l’implosion du système politique sénégalais tel que nous l’avons connu. Quand on écoute les Sénégalais de la Diaspora ou d’ici, le discours est le même. Nous avons eu une première alternance et nous avons été trompés. Nous avons eu une seconde alternance et nous avons vu ce que cela a donné. Le régime actuel avait fait campagne autour du «Yonou Yokouté». Après la victoire, il nous a promis l’émergence en 2035. D’ici à 2035 qu’est-ce qu’on va faire ? Est-ce que nous pourrons continuer à nous soigner, à manger à notre faim ? Il faut qu’on continue à vivre. C’est pourquoi notre cible électorale est le parti des sans parti. Nous avons entrepris de constituer un appareil politique pour construire un nouvel électorat et une nouvelle génération d’acteurs pour réaliser les changements que les Sénégalais jugent indispensables.

Comment comptez-vous franchir l’obstacle du parrainage ?
Quand nous avons créé le parti, nous avons anticipé sur cette hypothèse. Ce n’est pas pour rien que nous avons décidé d’implanter le parti dans les 14 régions du Sénégal. Ce qui nous a permis de créer un mouvement des élèves et étudiants sociaux-libéraux. Nos étudiants peuvent nous amener une bonne partie des signatures. Mais nous ne sommes pas pour le parrainage. Il y a un argument officiel, mais il y a des motifs cachés. On a réussi à exiler certains et à mettre d’autres en prison. Pour ceux qui restent, le pouvoir a décidé de mettre un obstacle administratif quasi insurmontable. C’est pourquoi, j’ai attaqué cette loi devant la Cour de justice de la Cedeao. Je n’ai pas de doute que la Cour va trancher au nom de la légalité. Dès la semaine prochaine, nous allons ressaisir la Cour pour que l’affaire soit jugée en procédure d’urgence, parce que le gouvernement a changé la donne en retirant son projet de loi initial en mettant un autre pour donner un coup d’accélérateur à la procédure. Nous irons jusqu’au bout. Nous avons vu l’arrêt qui a été rendu au Burkina Faso concernant les membres du parti de Blaise Compaoré. Nous sommes convaincus que la Cour va nous donner raison. Comme elle l’a fait le 24 mai dernier dans l’affaire Nino Vieira. Après trois ans de procédure, nous avons fait condamner la Guinée-Bissau pour avoir manqué au droit à la vie et de n’avoir pas donné l’accès à la justice à ses héritiers.

La nécessité d’éviter les candidatures fantaisistes a été invoquée pour justifier le parrainage ? Avez-vous l’impression d’être parmi les personnes visées ?
Loin de là. Nous n’avons pas cette impression. Depuis la création du parti, je suis convaincu d’une chose : en politique, il y a deux temps. Il y a le temps de la mobilisation sur le terrain. Il y a le temps de la mobilisation par le discours à travers les médias. Nous n’avons pas créé un parti pour faire du bruit pour que les gens nous entendent afin que nous puissions entrer dans les coalitions. Nous avons un parti porteur d’un projet alternatif. C’est la raison pour laquelle nous travaillons sur le terrain. L’élection présidentielle est une élection majoritaire. Vous n’êtes pas obligés d’aller dans tout le Sénégal. Nous avons fait tous les départements. Cela nous permet de régler le problème du parrainage.

Pourquoi vous attaquez-vous à la loi sur le parrainage?
Quand il est arrivé au pouvoir, Abdou Diouf a trouvé une loi qui limitait le pluralisme qui disait qu’on ne peut pas avoir plus de quatre courants. Il a estimé que cette loi était anticonstitutionnelle. Il a changé cela en 1983 en adoptant le pluralisme intégral. La loi sur le parrainage remet en cause cette ouverture. Aujourd’hui, nous avons près de 300 partis politiques sénégalais. Avec le parrainage, il est demandé au candidat d’avoir au moins 52.000 électeurs. Cela veut dire que sur tous les partis politiques qui existent, moins de 100 partis auront le nombre demandé. L’idée consistant à dire que c’est pour parer les candidatures fantaisistes n’est pas recevable. Le maximum de candidats qu’on a eu à une élection présidentielle est de 15. Le verrou existe déjà. Les 65 millions de FCfa qui représentent la caution sont énormes. C’est beaucoup d’argent. Le parrainage est un double verrou. Mettre sur le même pied le parti politique et l’indépendant consiste à vider de sa substance les valeurs qui guident la création d’un parti politique. Si la collectivité est mise à la même enseigne que tout le monde, la création d’un parti n’aura plus d’intérêt. Quand on dit que le parrainage permet de mesurer la représentativité, cela veut dire que le fait de parrainer est un engagement de vote. Si ce n’est pas un engagement de vote, il ne peut pas permettre de mesurer la représentativité de quelqu’un. Le gouvernement demande des signatures alors que nous avons une population majoritairement analphabète.
Beaucoup ne savent pas signer. Comment les signatures seront authentifiées ?

Cela est pris en charge par la Loi électorale…
Le Conseil constitutionnel ne peut pas faire le contrôle dans un délai d’un mois. Certains invoquent les nouvelles technologies pour expliquer la possibilité de contrôler. Je défie quiconque. Je connais le nombre de juges que compte le Conseil constitutionnel. Je sais qu’il n’a pas la capacité de faire le contrôle. C’est pourquoi nous combattrons le parrainage par toutes les ressources de l’Etat de droit. Même promulguée, la loi sera attaquée pour exception d’inconstitutionnalité. Et le Conseil constitutionnel ne pourra pas dire qu’il n’est pas compétent. On va lui demander d’apprécier au vu de la hiérarchie des normes la validité de cette loi par rapport aux pratiques constitutionnelles.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Les épreuves d’entrée en sixième et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), entamées hier, se déroulent correctement dans plusieurs centres de la capitale visités. Les élèves ont composé dans le calme, en présence des surveillants venus en nombre.

A quelques minutes de 10 heures du matin, la cour de l’école Kawabatou Yasuri de Mariste 1, communément appelée Ecole japonaise, grouille de jeunes élèves. Ces derniers, pourtant candidats à leur premier examen, notamment le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), ne semblent pas ébranlés par les évènements. A l’aise, ils se tapotent et devisent. Ils sont en pause après la première épreuve de langue et communication de 60 minutes qu’ils ont traitée avant terme.

Devant le bureau du chef de centre, les surveillants en profitent aussi pour prendre du pain et du café. Mis au courant de notre présence, le chef du centre Kawabatou Yasuri, Demba Sène, s’empresse de nous confirmer qu’« il n’y aucun problème depuis le matin ». Ce centre, qui accueille les candidats des écoles de la zone, notamment les institutions privées de Maristes, a vu 366 candidats s’inscrire à l’examen et répartis dans 14 salles. Même s’il remarque trois absences chez les élèves, tous les surveillants ont répondu présents. Ces derniers sont trois par salle. M. Sène confie que tout se passe bien aussi avec les « enfants qui se concentrent très bien » après avoir bien écouté les conseils des encadreurs.

Avant la fin de notre discussion, le chef du centre nous rappelle que c’est l’heure de la deuxième épreuve. Entouré des différents surveillants, il sort une grande enveloppe fermée et dans laquelle sont contenus les sujets. A haute voix, il commence à appeler : « Salle 1, salle 2, sale 3…». Chaque surveillant responsable de salle se rapproche, récupère les épreuves et prend la direction de sa classe. Les épreuves de 10 heures commencent et les candidats, dans une concentration imperturbable, planchent dessus sans perdre du temps. Auparavant, Daniel Gomis, enseignant au cours Sainte Marie de Hann et surveillant dans ce centre, soutient que l’épreuve de langue et de communication, qui est une étude d’un texte extrait d’un ouvrage de Ngary Faye intitulé « Le Verdict de l’aurore », est à la portée des candidats. A son avis, ces derniers vont bien comprendre le texte, car il est à leur niveau.

Les malentendants composent aussi
L’autre particularité de ce centre de l’école Kawabatou Yasuri est que dans une des 14 salles de classe, 4 candidats malentendants de l’établissement « Renaissance des sourds » y composent.

Ces derniers bénéficient d’un dispositif spécial avec trois surveillants qui les encadrent grâce à leur maitrise du langage des sourds pour faire passer les messages, notamment lors de l’épreuve de dictée. L’association des parents d’élèves de cet établissement participe aussi à la bonne organisation de l’examen en aidant les surveillants dans la restauration et appuyant à la résolution de certains cas, en particulier les candidats ayant oublié leur numéro. Selon le président de cette Ape, Pape Diouf, ces cas ont été réglés et les élèves ont pu composer.

Plus loin, à l’école Ndary Niang de Ben Tally, juste à côté du marché « Mbabas », les derniers élèves à rendre leurs copies sortent avant 12 heures, sous le regard de deux policiers installés à l’ombre d’un des bâtiments de l’établissement. Les élèves des écoles Younouss Aïdara et Ndèye Fatou Sylla, en plus de ceux de Ndary Niang, passent leur Cfee dans ce centre.

Oumar KANDE

DES ÉPREUVES À LEUR PORTÉE, SELON LES ÉLÈVES
Un groupe de 6 candidats, cartes d’identité scolaire badgés autour de leur cou, discute des épreuves de français et de dessin. Interpellée, la petite Mariama Diallo, sac en bandoulière, confie que « les épreuves sont faciles pour le moment ». Son amie, Ndèye Nogoye Mbaye, élève à Ndary Niang, confirme et pense que « le reste sera pareil » et qu’ils vont réussir. Une autre candidate du nom de Sokhna Maï Faye intervient et confesse que, depuis des jours, elle était stressée, mais en découvrant les épreuves, elle a été rassurée. Ces jeunes candidates espèrent réussir, car, selon elles, même pendant les grèves, leurs enseignants faisaient des cours de renforcement, les week-ends surtout ; ce qui fait qu’elles n’ont pas souffert de la crise.

Cependant, le chef du centre, Ousmane Faye, malgré sa disponibilité, ne s’est pas prononcer, annonçant que «rien est à signaler». Aimablement, il fait savoir que l’inspecteur de l’éducation et de la formation de Grand Dakar leur a instruit de ne pas parler à la presse. Cependant, un surveillant, sous le couvert de l’anonymat, assure qu’ils ont été tous présents et les épreuves se sont passées sans couac à Ndary Niang.

Dans la même commune, à l’école Biscuiterie, se situant entre les quartiers de Ben Tally et Niarry Tally, à côté du marché Nguélaw, c’est le même mot d’ordre : pas de déclaration à la presse.

Là aussi, un responsable souffle que sur 215 candidats inscrits, il n’y a eu que 5 absents. Les surveillants étaient présents. D’ailleurs, à notre arrivée, certains étaient autour de la théière à la pause de midi.

O. KANDE

ABDOULAYE WADE, INSPECTEUR DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION DE GRAND DAKAR : « IL N’Y A PAS EU DE DIFFICULTÉS MAJEURES »
Pour avoir toutes les informations, cap sur l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Grand Dakar. Le responsable qui nous reçoit, Abdoulaye Wade, soutient qu’il n’a pas voulu que des informations sortent de toute part, d’où sa décision de limiter les déclarations à la presse dans les centres. Cependant, après avoir fait le tour dans la circonscription de Grand Dakar, il affirme que l’examen se passe normalement depuis le matin. « Dans l’ensemble, il n’y a pas eu de difficultés majeures. Les surveillants sont présents, les élèves aussi, et le dispositif sécuritaire est en place. Toutes les mesures prises lors de la rencontre de préparation ont été respectées dans l’ensemble » souteint M. Wade.

O. KANDE

4 829 CANDIDATS À GRAND-DAKAR, DONT 53 ABSENTS
A l’Ief de Grand Dakar qui regroupe 6 communes (Grand Dakar, Biscuiterie, Hlm, Sicap-Liberté, Dieuppeul et Hann Bel-Air), il y a eu 4802 inscrits, en plus de 27 nouveaux inscrits le jour de l’examen, soit un total de 4829 candidats composant dans 21 centres. Hier, l’inspecteur a constaté 53 absents. 712 surveillants, secrétaires et chefs de centre sont dans le dispositif avec quelques absences notées et « dues à un manque de communication ». Selon Abdoulaye Wade, les épreuves sont très abordables et le format allégé a été respecté avec moins de questions, sans diminuer le nombre d’informations à recueillir.

O. KANDE

BON DÉROULEMENT À MBOUR
Classe et InstitLes épreuves de l’entrée en 6ème et du Cfee ont démarré, hier, à Mbour, dans de bonnes conditions. Du moins, c’est ce qui a été constaté à l’issue de la tournée effectuée par le préfet accompagné de l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Mbour 1 et du président départemental des parents d’élèves. Au total, ils sont 12.516 candidats, dont 5634 garçons et 6882 filles, à avoir composé dans 62 centres. Les chefs de centre et leurs adjoints (134) ont tous répondu présents, tout comme les 1000 surveillants et secrétaires.

Le préfet Saër Ndao s’est rendu dans les centres Etienne Monique, où sur 268 candidats, 1 seul absent a été noté, Gaïndé Fatma avec 172 candidats, dont 3 absents, et Khamacone Dione de Nguékhokh où ont tous les 255 candidats composé. A l’issue de la tournée, le préfet a dit toute sa satisfaction sur l’organisation. « L’Ief de Mbour 1 a bien géré l’organisation de l’examen et a pris toutes les dispositions utiles », a-t-il déclaré. Mamadou Lamine Sakho a, pour sa part, soutenu que les épreuves ont normalement démarré dans tous les centres. L’Ief de Mbour 1 a bien apprécié les conditions d’accueil et d’hébergement du personnel. Toutefois, il a noté une insuffisance des épreuves dans 2 centres, vite résorbée par ses services.

Mouhamed Keïta, président départemental des Ape, a insisté sur l’engagement des parents à organiser un bon accueil des chefs de centre et surveillants, une manière de leur permettre de travailler dans la quiétude.

Amath Sigui NDIAYE

MONTÉE EN PUISSANCE DES ÉCOLES FRANCO-ARABES ET DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS À MBACKÉ
Les épreuves de l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee) et du concours d’entrée en sixième ont démarré sans incident dans la région de Diourbel. A Mbacké, il a été noté la montée en puissance des écoles franco-arabes et des établissements privés.

Dans la région de Diourbel, le nombre de candidats est de 16.460, dont 6746 garçons et 9714 filles. Ils sont répartis dans 94 centres (30 dans le département de Diourbel, 30 dans le département de Mbacké et 34 dans le département de Bambey). La visite des centres d'examens témoins a été conduite par l'adjoint au gouverneur, Ahmeth Tidiane Thiaw, qui s'est réjoui de la présence des enseignants et du respect des directives du ministère de l'Education nationale. L'inspecteur d'académie Seydou Sy s'est félicité des facilités du procureur qui a permis aux candidats ne disposant pas d'extraits de naissance de pouvoir composer. A Mbacké, la majorité des candidats a répondu présente, même s’il a été noté des absents. Ils ont composé sans incident, a souligné l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) Ndiaga Bâ. Cinq centres témoins ont reçu la délégation conduite par le préfet Mamadou Lamine Mané, l’Ief et les partenaires dont la Cosydep, les syndicats d’enseignants et le président des parents d’élèves. « Nous pensons que l’examen se déroule sans incident. Tout se passe bien. Nous espérons que cette même sérénité va prévaloir jusqu'à la fin des épreuves », a indiqué l’autorité.

Evoquant les candidatures, M. Bâ a révélé que la circonscription de Mbacké a présenté 6155 candidats, dont 3847 filles. Parmi eux, 1601 ont fait l’option franco-arabe, soit 26 %, a laissé entendre l’autorité académique, soulignant la diversité des candidatures, une autre caractéristique de Mbacké, avec la montée en puissance du privé avec 1866 candidats ; ce qui est un peu significatif.

Mamadou DIEYE

AUCUN CAS DE REJET DE CANDIDATURE SIGNALÉ À FATICK
A Fatick, 17.872 candidats, dont 7839 garçons et 10.033 filles, ont investi 116 centres ouverts sur toute l’étendue de la région pour y subir les épreuves de l’entrée en 6ème  et du Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee). Dans la commune éponyme, chef-lieu de région, il a été constaté un bon déroulement des épreuves dans les 5 centres visités, dans la matinée (Amadou Daly Faye, Moustapha Baïdy Bâ, Collège du Sine, Thiagoune Ndiaye et Serigne Khaly Niang), par les autorités administratives locales et académiques conduites par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sahite Fall. Le personnel enseignant (membres de jury et surveillants) a très tôt occupé les postes pour accueillir les candidats. Aucune absence n’a été relevée dans le lot des candidats officiels régulièrement inscrits. Seuls 10 candidats individuels ont brillé par leur absence au centre Moustapha Baïdy Bâ, a-t-on signalé.

Par ailleurs, il faut souligner qu’aucun cas de rejet de dossier de candidat ne disposant pas de pièce d’état civil n’a été noté cette année. Contrairement aux années précédentes où l’extrait de naissance était obligatoire. Les filles sont venues en force avec 10.033 candidates, plus que les garçons ; ce qui témoigne des efforts consentis, depuis plusieurs années, dans la scolarisation des filles.

Mohamadou SAGNE le Soleilonline

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