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Les députés ont voté ce jeudi l'interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires et les élus locaux. Cette mesure phare du projet de loi pour la confiance dans la vie publique débattue depuis le début de la semaine dans l'hémicycle est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. La nuit dernière les députés avaient déjà voté l'interdiction des emplois familiaux pour les ministres. Des débats qui ne se sont pas faits sans désaccord.

Un vote à main levée et les députés actent cette mesure emblématique, promesse de campagne du candidat Macron, qui a pour but d'éviter les emplois fictifs. En effet, l'ombre de l'affaire Fillon plane encore dans l'hémicycle.

Cette proposition ne fait néanmoins pas l'unanimité. « On a un cochon qui est malade, donc on abat tout le troupeau. Le vrai sujet ce sont les emplois fictifs, mais on comprend bien que demain, avec l’application de cette loi, je pourrai continuer à ne pas faire travailler quelqu’un qui n’est pas de ma famille de manière fictive. Par contre, je ne pourrai pas employer quelqu’un qui travaille et qui serait de ma famille », regrette le député Les Républicains Julien Aubert.

Une peine encourue de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende

Mettre fin aux emplois familiaux est pourtant le prix à payer pour retrouver la confiance des Français selon la majorité. « Il s’agit de mettre un terme à des pratiques qui ne sont plus tolérées ni acceptées par nos concitoyens. Il ne s’agit pas de remettre en cause celles et ceux qui ont réellement travaillé auprès de leur conjoint », assure Alice Thourot, députée La République en Marche de la Drôme.

Les parlementaires n'auront plus le droit d'embaucher un membre de la famille proche : conjoint, concubin, parents et enfants. Mais ça ne va pas assez loin pour certains députés comme Philippe Vigier, élu UDI de l'Eure-et-Loir : « La femme du député X ne pourra pas travailler avec lui, mais travaillera dans le groupe parlementaire auquel adhère son mari ou le contraire, mais de qui se moque-t-on ? Les Français nous regardent ».

Sans surprise cette disposition a été votée à une large majorité. Les ministres, députés ou élus locaux qui ne respecteront pas la règle encourront une peine de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

RFI

jeudi, 27 juillet 2017 17:44

Migrants: la France veut traiter les demandes en amont

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Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé ce jeudi sa volonté d'une «réduction drastique» des délais de traitement des dossiers des migrants. Le gouvernement veut réduire ce délai de 18 à 6 mois. Le chef de l'Etat se déplaçait à Orléans dans un centre d'hébergement de réfugiés.

Avec notre envoyée spéciale à Orléans,  Alice Pozycki

« Aujourd’hui le défi de l’Europe, c’est de mieux s’organiser, c’est de mieux coopérer, mais c’est de tout faire pour là aussi se protéger et savoir accueillir celles et ceux que nous devons accueillir parce que leur vie est en danger ».

En matière de demande d’asile, Emmanuel Macron veut donc agir plus tôt. Avant que les migrants n’atteignent le sol français et surtout avant qu’ils ne traversent la Méditerranée. C’est donc sur le sol africain que le chef de l’Etat français souhaite concentrer ses efforts.

« Il y a aujourd’hui au moment où je vous parle entre 800 000 et 1 million de femmes et d’hommes qui attendent dans les camps en Libye. Pensez-vous que ce sont 800 000 à 1 million de réfugiés demandant l’asile politique ? Non. Il y en a beaucoup et de plus en plus qui viennent de pays sûrs et qui suivent les routes de migrations économiques qui nourrissent les passeurs, le grand banditisme, parfois le terrorisme. Réussir à briser ces routes de la peur de la nécessité du terrorisme qui aujourd’hui font s'écrouler ce pays sous l’afflux de migrants, c’est la même aventure, c’est le même rôle qui est celui de la France ».

Emmanuel Macron souhaite donc traiter les demandes d’asile directement dans les pays voisins de la Libye avec l’envoi d’équipe de l’OFPRA, l’Office français de protection des réfugiés apatrides. Au cours de la matinée, le président français n’a toutefois apporté aucune précision sur le financement de ces missions ni sur le calendrier de leur mise en place.

La France veut des hotspots en Libye dès cet été

« La France va créer dès cet été en Libye des hotspots », des centres d'examen pour les candidats à l'asile, a annoncé le président Emmanuel Macron ce jeudi. « L'idée est de créer en Libye des hotspots afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile. Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet été », avec ou sans l'Europe, a-t-il ajouté.RFI

 

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Le Conseil constitutionnel, réuni hier, mercredi 26 juillet, a accédé à la demande du Président Macky Sall. Les Sénégalais inscrits sur les listes électorales et ne pouvant pas disposer de leurs cartes d’identité biométriques avant dimanche prochain, jour du scrutin, peuvent voter aux législatives.

Ce, à condition de pouvoir présenter un récépissé d’inscription accompagné d’une carte d’identité numérisée, d’une carte d’électeur numérisée, d’un passeport ou, pour les primo-inscrits ne disposant pas des trois pièces administratives précédentes, d’un document d’immatriculation.

Le chef de l’État avait sollicité l’autorisation du Conseil constitutionnel dans ce sens, évoquant les «lenteurs notées dans le retrait des cartes d'identité biométriques».

«L'article 3, alinéa 4 de la Constitution stipule que ‘tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi’», appuyait Macky Sall. Qui n’a pas manqué de souligner que sa requête «avait été proposée par la société civile».

La coalition Mànkoo Taxawu Senegaal devrait s’arracher les cheveux. Elle a saisi le Conseil constitutionnel, à son tour, pour lui demander de se déclarer incompétent.

Auteur: Source : Enquête - Seneweb.com

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La coalition Benno Bokk Yakaar, mouvance présidentielle, peut ajouter désormais le nom de Thierno Alassane Sall à la longue liste de l’opposition dans le département de Thiès. En officialisant son départ de l’Alliance pour la République (Apr), parti au pouvoir, hier, mercredi 26 juillet, l’ancien ministre de l’Energie tacle sévèrement le président de la République, Macky Sall et son gouvernement sur leur incapacité à résoudre le problème de la carte d’identité biométrique…

En annonçant sa démission de l’Alliance pour la République (Apr) pour poursuivre son combat politique dans un autre cadre approprié, l’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall ouvre déjà le feu sur le gouvernement. Il s’en est pris hier, mercredi, au cours d’un meeting organisé à Grand Thiès, au président de la République, Macky Sall, son ancien mentor.

Il a vertement critiqué les membres du régime actuel en les traitant «d’incompétents» pour conduire le Sénégal vers la voie de l’émergence. Devant ses militants, il déclare : «si les autorités ne peuvent ni confectionner ni distribuer les cartes biométriques, organiser correctement le Bac, construire un mur solide au stade Demba Diop, elles ne seront pas capables de conduire le Sénégal vers l’émergence».

Les responsables départementaux de la coalition Benno Book Yakaar de Thiès peuvent compter désormais sur Thierno Alassane pour leur remonter les bretelles. Car, l’ancien ministre de l’Energie attaque et contre-attaque. Dans ce contexte électoral, il dénonce les agissements de la coalition Bby qui compte, selon lui, procéder à  l’achat de conscience pour gagner les élections législatives à Thiès.

«Les autorités ne verront que du feu. Les millions qu’elles investissent, s’envoleront. La décision revienne aux thiessois. Si la coalition BBY gagne, je peux maintenant croire que l’argent peut acheter la dignité d’un thiessois», explique Thierno Alassane à Grand Thiès.

Echec dans la confection et distribution des cartes d’identité biométriques

En revenant sur les retards constatés dans la confection et la distribution des cartes d’identité biométriques, Thierno Alassane parle d’un «échec lamentable du gouvernement». Non sans déplorer les 50 milliards FCfa jetés par la fenêtre au profit des malaisiens. «Les jeunes diplômés de l’école polytechnique de Thiès peuvent faire ce travail. Les Malaisiens n’ont créé que le logiciel. Ils ont acheté tout le matériel», a relevé Thierno Alassane.

Dans la matinée d’hier, l’ancien ministre de l’Energie avait annoncé officiellement sa démission. Il quitte les rangs de l’Alliance pour la République, dans un contexte électoral très chargé avec les législatives. C’est une ponte de moins et pas des moindres, dans l’équipe de la coalition de Benno Book Yakaar, pour espérer détrôner l’actuel président du conseil départemental, Idrissa Seck.

Macky ne supporte la moindre critique

«Ce parti n’est plus une alliance de femmes et d’hommes d’égale dignité, mais la propriété d’un seul homme qui décide de tout, ne supporte la moindre critique», déclare-t-il.

Pour étayer les tenants et les aboutissants d’une telle décision, Thierno Alassane explique que «cette alliance n’est plus fidèle aux idéaux qui fondent la République et inspirent la démocratie. Les exemples sont légion». Il prend l’exemple de la campagne électorale, en indexant les responsables de la coalition Bby qui sont dans une dynamique de «débauchages iniques de candidats inscrits sur des listes concurrentes».

«Combien la conscience des électeurs est prise pour une marchandise. Le processus électoral chahuté, l’improvisation semblant être seule aux commandes», soutient Thierno Alassane. Non sans préciser que «les acquis démocratiques les plus fondamentaux sont remis en cause».

Contre cette «affaiblissement» de la démocratie sénégalaise et de ses institutions, Thierno Alassane Sall entend poursuivre son combat politique dans un cadre d’action approprié, avec, dit-il, des compatriotes fidèles aux mêmes idéaux. «Les initiateurs de ce nouveau cadre d’action vous donnent rendez-vous dans quelques semaines pour en dire plus», nous fait savoir Thierno Alassane, avant de prendre congé des journalistes qui attendaient des détails de son «limogeage» ou «démission».

Ibrahima Baldé (ENVOYÉ SPÉCIAL)

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«Nous refusons de débattre avec un homme qui appartient au passé. Notre horizon, c’est 2035. C’est l’avenir qui nous intéresse. Notre préoccupation, c’est le Plan Sénégal Emergent, la jeunesse, les femmes, l’inclusion sociale pour que tous les citoyens sénégalais se sentent concernés».

C’est ce qu’a déclaré la tête de liste de la Coalition Benno Bokk Yaakaar, Mahammed Boun Abdallah Dionne, à Thiadiaye hier, mercredi 26 juillet, pour répondre à l’ancien Chef d’Etat, Me Abdoulaye Wade.

Le Premier ministre d’ajouter : «nous ne débattrons pas avec un homme qui ne vit que pour son fils. Les hommes qui retiennent notre attention sont ceux qui se préoccupent de tous les fils du Sénégal».

Sudonline

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Les hommages au père Hamel se poursuivent toute la journée de ce mercredi 26 juillet à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime). France 3 s'est rendue sur place.

France 3France Télévisions


Le père Jacques Hamel a été assassiné il y a un an, le 26 juillet 2016, par deux terroristes. Un hommage lui est rendu ce mercredi 26 juillet, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Une cérémonie émouvante, puisque musulmans et catholiques se sont retrouvés ensemble. "Nous avons pu assister à des échanges entre des catholiques et des musulmans. Les premiers se disant soulagés de leur présence, soulagés de savoir qu'ils partagent leur douleur. Et les seconds les invitant à boire le thé à la mosquée", témoigne la journaliste Charlotte Gillard. Des mots et des gestes symboliques qui ont participé à rendre cet hommage au père Jacques Hamel, très émouvant.
Une messe prévue à 18h


Les cérémonies se poursuivent tout au long de la journée, puisqu'une messe est prévue à 18h en la basilique Notre-Dame-de-Bonsecours, dans une commune voisine de Saint-Étienne-du-Rouvray. "Tous ceux qui le souhaitent pourront ensuite se rendre sur la tombe du père Jacques Hamel pour un dernier hommage en présence du culte musulman et du culte catholique", précise la journaliste.

Bayeux. L'artiste musulman offre un tableau en hommage au père Hamel, victime du terrorisme


Reçu à l'évêché de Bayeux, Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant, originaire d'Arganchy, a offert un tableau au diocèse de Rouen, jeudi 22 juin 2017.
Abdelkhader Djabali, artiste d'Arganchy, a remis à Mgr Dominique Lebrun une œuvre pour le diocèse de Rouen. Sa mosaïque rend hommage au père Hamel et dénonce le terrorisme. (©Arthur Pereira/La Renaissance le Bessin)


Espoir, paix et solidarité. C'est le message relayé à travers le tableau d'Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant, originaire d'Arganchy, qui a offert cette œuvre en hommage au prêtre assassiné en 2016.


« Faire face à la barbarie »


Jeudi 22 juin, en début d'après-midi, Mgr Boulanger a accueilli Abdelkhader Djabali, artiste musulman non pratiquant originaire d'Arganchy. Ce dernier a offert à Mgr Dominique Lebrun, archevêque du diocèse de Rouen, un tableau en hommage au père Hamel, victime d'un acte terroriste. « J'ai pris mes armes pour faire face à la barbarie », souligne l'artiste peintre, sculpteur et mosaïste. Cette œuvre apparaît comme une de réponse à la barbarie qui a frappé le père Hamel le 26 juillet 2016, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime. « Le père Hamel était un homme de paix. On ne touche pas à quelque chose de sacré », affirme Abdelkhader Djabali. « Je suis très touché par ce tableau, un geste original qui me fait extrêmement plaisir », confiait Mgr Lebrun. Un sentiment partagé par Mgr Boulanger :
Ce tableau témoigne des liens qui nous unissent dans la foi


Un message de paix, d'espoir et de solidarité


La mosaïque rend hommage à la fois au père Hamel, assassiné il y a un an par deux jeunes islamistes radicaux dans son église, mais aussi à toutes les victimes des attentats. L'artiste oppose ainsi le noir représentant la barbarie et la période sombre que traverse le monde, au bleu symbolisant l'espoir et la paix possible. « Cette mosaïque est une manière de faire face à ces gens qui nous prennent en otage », explique l'artiste d'Arganchy.


La liberté, une valeur essentielle


Le terrorisme menace toute forme de liberté et cherche à diviser les peuples. Abdelkhader Djabali l'a bien compris et sa démarche se veut solidaire. « Ces gens veulent dresser deux religions l'une contre l'autre. La liberté est une valeur essentielle. Le peuple de confession musulmane condamne le terrorisme ». Pour l'archevêque de Rouen : « La bonne manière de relever ce défi, c'est ensemble ».


Arthur Pereira


https://actu.fr/normandie/bayeux-lartiste-musulman-offre-tableau-hommage-pere-hamel-

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La saisine du Conseil constitutionnel par le chef de l’Etat pour permettre aux électeurs de voter avec leurs récépissés ou tout autre document d’immatriculation risque de ne pas arranger les choses. Un professeur en droit constitutionnel à l’Université Cheikh Anta Diop a dessiné sous le couvert de l’anonymat, les différents scénarii qui s’offrent à Macky Sall pour sortir de cette impasse. Inédit, selon le professeur, puisque même en 1996 on n’avait pas une telle cacophonie, un tel blocage.

Si pour le professeur, il est fort probable que le Conseil constitutionnel émette un avis favorable, il précise que cet avis risque de ne pas être opérationnel. « Il y a l’article 3 de la Constitution du Sénégal qui dispose que tous les nationaux sénégalais, âgés de 18 ans accomplis jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminés par la loi (code électoral) ». Autrement dit, selon les dispositions du code électoral, en son article 53, dit qu’on vote avec la carte d’identité nationale biométrique de la Cédéao. Or, en plus de cette carte, Macky Sall voudrait faire voter les Sénégalais aussi avec d’autres documents tels que le passeport, le permis de conduire ou tout autre document d’immatriculation pour les primo inscrits non détenteurs d’un des quatre premiers documents administratifs. Ce qui serait synonyme de violation de la Constitution, selon le juriste.

L’autre scénario qui s’offre au chef de l’Etat est que le Conseil constitutionnel oriente le Président Sall vers la modification du code électoral comme on l’a fait récemment en permettant à l’électeur de choisir au moins 5 listes au lieu des 47 en compétition. Le cas échéant, il va encore saisir l’Assemblée nationale afin de surmonter le code électoral. Ce qui risque de faire monter la tension entre les acteurs politiques.

Auteur: Source : Sud Quotidien - Seneweb.com

mercredi, 26 juillet 2017 14:47

Coalition Gagnante Wattu Senegaal 2017

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Voter pour la Coalition Gagnante Wattu Senegaal, c'est faire le bon choix !

Le 30 juillet 2017, votez utile !

Professions de foi des vrais candidats de la Diaspora

Profession de foi de Meïssa Touré, tête de liste de la coalition

Chers Compatriotes, le 30 Juillet prochain se décidera, à l’occasion des élections législatives le destin du Sénégal. J’ai l’honneur de solliciter vos suffrages pour vous représenter en tant que député de la diaspora.

Avec ces élections, deux voies, et deux voies seulement, s’offrent à notre Pays :

Soit les Sénégalais optent pour l’immobilisme et la médiocrité en donnant à Macky Sall une majorité et notre assemblée nationale continuera d’ être une caisse de résonance à la solde de l’exécutif. Soit l’assemblée élue en Juillet marquera le sursaut d’un Sénégal digne et responsable où les préoccupations des Sénégalais resteront le toile de fond de notre démarche pour garantir un équilibre des pouvoirs nécessaire à toute démocratie.

A l’assemblée nationale, je m’engage à défendre :

- Les Sénégalais de la diaspora, pour une meilleure prise en compte de leurs préoccupations dans la mise en œuvre des politiques publiques.

- Un Sénégal du travail et de la solidarité qui épaulera les salariés et assistera les plus démunis.

- Un Sénégal de justice et de démocratie où le pouvoir judiciaire ne sera plus à la solde du Président de la République.

Je suis le candidat qui veut mettre ces urgences au coeur de son engagement politique, libérons nous de ce systéme sclérosé par les arrangements et manipulations politiciennes.

Un systéme qui est à l’image du gouvernement apériste, produit toujours plus d’injustice, de népotisme, de détournements de fonds publics, en enfonçant chaque jour notre Pays dans le chaos, la tristesse et le désarroi.

Incarnons déjà, maintenant, les prémisses de cette révolution politique qui fera tomber en 2019 et vite oublier ces sept années de Macky Sall, ruineuses, honteuses et inefficaces.

Voter pour la coalition gagnante « Wattu Senegaal », c’est faire le choix d’un Sénégal juste et prospère.

Mes Chers compatriotes, je vous invite à un vote de lucidité et de raison. Avec le Président Abdoulaye Wade et la coalition gagnante, choisissons le Sénégal.

Fraternellement, Meïssa Touré

Profession de foi de Fatoumata Chérif Dia

Chèr-e-s frères et sœurs,

J’ai 40 ans. Bientôt 12 ans que je milite, comme on dit, pour que les choses changent. Pour que change le sort des hommes et des femmes, qui comme mon père et ma mère ont travaillé dur toute leur vie sans voir d’amélioration à leur condition. Une famille d’immigrés, ça ne s’oublie pas, même quand on fait des études. S’en sortir toute seule, ce n’est pas suffisant : j’ai toujours refusé l’injustice qui frappe les uns et privilégie les autres. Et si j’ai choisi d’être militante, c’est pour cela.

Nos compatriotes vont mal. Ils sont inquiets pour l’avenir. Ils savent que le Président Macky SALL les a floués. L’économie sénégalaise est dans un équilibre de croissance faible, avec une création d’emploi quasi-nulle et sans aucun progrès dans la réduction de la pauvreté.

L’absence d’initiative et de réforme nécessaires aggrave encore plus les souffrances du peuple sénégalais. La prochaine Assemblée Nationale doit être capable d’assurer et d’assumer son indépendance et son autonomie de façon à exercer ses missions de contrôle de l’action Gouvernementale.

La parole vous est aujourd’hui redonnée pour choisir les représentants des sénégalais de l’extérieur qui siègeront au Parlement. Immense responsabilité, car c’est vous qui, par votre vote, allez forger cette nouvelle Assemblée Nationale et donc sa capacité à se faire entendre et à agir dans l’intérêt du peuple.

La force d’être nous-mêmes et la force de changer dépendront de la force que par votre vote, chacune et chacun d’entre vous nous donnera au 30 juillet prochain.

Donnez-nous cette force et cette légitimité qui nous permettront de reprendre l’ouvrage, pour que tous les talents se rassemblent pour proposer et pour se faire entendre. Vous pouvez compter sur moi comme nous comptons sur vous.

Et puis, et cela, je n’ai pas envie de l’oublier, je suis une femme. Dans ma vie de femme, je veux être reconnue par mes qualités et mes compétences. La politique, c’est aussi notre affaire, à nous les femmes. Nous devons être fortes, déterminées, audacieuses, vigoureuses et énergiques pour apporter notre pierre à l’édifice. Notre avenir est à portée de main. A nous de le saisir. Nous avons les talents individuels. A nous de tisser le talent collectif.

Ma candidature, c’est cela. Fatoumata Chérif DIA

Profession de foi de Bouba Bengelloun

Les raisons de mon engagement dans la Coalition Gagnante WATTU SENEGAL.

Les partis d’opposition ne pourront gagner seuls dans le département de l’Europe du Centre, de l’Ouest et du Nord (ECON), ni les mouvements citoyens en 2017 avec le principe du vote de « RAW GADDU » sans aucune dose de proportionnalité (c’est ma conviction).

Dès lors, construire l’unité la plus large s’impose à nous tous pour les élections législatives de 2017 avec comme ligne de démarcation : s’opposer à la coalition BBY et le pouvoir de Macky Sall.

La nouvelle Coalition Gagnante WATTU SENEGAL en France, est issue de l’échec d’un projet d’unification initié depuis février 2017 de toute l’opposition ainsi que des mouvements citoyens et indépendants.

Les composantes de cette coalition, en France, ont validé et respecté les points ci-dessous :

1- On ne peut pas concevoir de liste gagnante dans le département de l’ECON sans les indépendants ! Les partis politiques doivent s’ouvrir à la société civile pour battre BBY.

2 - Ce sont les parties prenantes en France (et plus globalement dans l’ECON) qui définissent les critères d’éligibilité de nos représentants et par le même biais choisissent nos représentants sur la liste qui ira en compétition dans le département.

En un mot c’est le principe du choix des candidats par la base et donc du rejet de toute idée de «liste parachutée».

3 - Toutes les parties prenantes (partis politiques, mouvements citoyens) avaient le même poids (une voix) au cas où on n’arriverait pas au consensus dans nos échanges. Toutes les décisions étaient prises d’un commun accord.

4 - Nos élus sur la liste sont des députés de la diaspora. Nous ne sommes le bras armé d’aucun parti et nous voulons faire entendre le camp de la diaspora.

Ces points sont des critères d’avancées démocratiques certaines avec les représentants de toutes les composantes de la communauté en France (partis politiques, mouvements citoyens, associations, indépendants ...).

Ce vaste mouvement regroupant des traditions partisanes, militantes différentes avec comme spécificité une identité d’une diaspora forte qui nous rassemble et qui nous unifie.

La coalition Gagnante WATTU SENEGAL dans son dépassement des clivages et par son ouverture aux mouvements citoyens, à la société civile en France (je parle ici de ce dont je suis témoin et acteur), nous à donné la possibilité de porter les idées de la diaspora, ses projets, sa vision, ses revendications pendant et après la campagne électorale.

Certes en finalité, cette coalition forte parce que la plus large et voulue par tous n’a pu résister aux appétits insatiables de ceux qui n’ont pu s’effacer et répondre à notre attente d’unité et de changement.

Cependant il ne faut surtout pas passer son temps à se lamenter et/ou à rechercher des boucs émissaires.

Les partis dans leur ensemble (libéraux, de droite, de gauche, nouveaux ou anciens) vont s’effondrer de leurs pratiques et dérives sectaires si elles ne se réforment pas, ne se renouvellent pas.

La multiplication des listes est un des éléments qui participe à leurs affaiblissements au profit des mouvements citoyens.

Les partis influencent nos vies, certes, mais sont insignifiants au plan de la représentation sociologique.

Cependant si nous revendiquons d’être présents là où se discute le sort de notre Peuple, nous ne pouvons continuer à laisser le terrain de la représentation parlementaire aux seuls «politiques». Nous pouvons utiliser tous les arguments possibles mais les faits seront là, à savoir «briller» par notre absence.

Nous ne devons en aucune manière abandonner le terrain politique aux partis.

Notre rôle ne consiste pas seulement à occuper le devant de la scène médiatique, mais aussi et surtout à trouver, inventer d’autre alternatives pour contourner ces lois organiques du jeu électoral qui nous excluent de la représentation parlementaire.

La démocratie est élective. Nous ne devons pas faire de la diabolisation et des invectives de nos adversaires des axes de notre programme.

On ne peut pas prétendre être élu qu’au travers de la contestation.

Les mouvements citoyens ont accompli un travail remarquable de mobilisation de nos concitoyens pour leur inscription sur les listes électorales. Mais cela n’aura été qu’une étape.

Aujourd’hui aucun prétexte ne peut justifier que l’on ne soit pas partie prenante de la campagne électorale qui s’annonce.

Sans vouloir jouer «aux idiots utiles de l’histoire», qui mieux que nous, membres associatifs et/ou de mouvements citoyens peuvent le faire à notre place ?

Si nous voulons avoir affaire à des mouvements citoyens acteurs de leur propre devenir, nous devons nous engager en dehors de tout tutorat.

Notre vision de la diaspora ne doit pas être sous traitée. Nous devons prendre nos responsabilités et en tout état de cause la situation du pays l’exige.

Notre vision doit être issue d’un processus participatif, pour qu’elle soit partagée.

Pour qu’en son nom chacun et chacune d’entre nous s’engage dans l’action en y prenant sa part.

Le mouvement citoyen apporte un programme, doté d’un changement de paradigme et c’est à nous de le porter !

C’est au nom de cet objectif que je m’engage. C’est un combat pour un projet clair et non de petits calculs d’investiture.

Rassembler le plus largement possible sans perdre son cap.

La politique, a des conséquences trop sérieuses sur nos vies quotidiennes, pour qu’elle ne soit qu’artifices, mises en scène et comédies de boulevard.

Ne laissons pas notre destinée aux seuls politiques.

Il nous faut une citoyenneté active car le moteur de tout changement est politique, c’est pourquoi pour les élections législatives, il ne s’agit pas seulement d’être présent à la marge dans la campagne électorale mais d’être représenté dans les meetings, médias (TV, radios, journaux, réseaux sociaux), foyers, marchés, lieux de rassemblement de nos compatriotes.

Ce sont par ces biais que l’on permettra le renouvellement de nos représentants avec son corollaire d’expressions nouvelles.

Rien ne se donne mais tout se gagne en politique ! Vive la force citoyenne ! Bouba Bengelloun

mercredi, 26 juillet 2017 14:30

Incroyables élections

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On pensait avoir déjà tout vu au Sénégal en matière électorale.  Un ministre qui force un bureau de vote, c’est arrivé;  Macky SALL l’a fait un certain 12 mai 2002.

Un vote prolongé jusqu’au-delà de minuit, cela s’est passé à Fatick en 2007. Un mandataire kidnappé et séquestré pour qu’il ne dépose pas à temps une liste de candidats à une élection, c’est aussi déjà vu à Matam en 2014. Mais ce qui se passe avec ces élections législatives devant consacrer la 13e législature, est tout simplement invraisemblable. Si le Sénégal avait connu un cas similaire dans le passé, jamais il ne serait logé dans la catégorie des démocraties.

La loi électorale modifiée dans la division, à quelques heures de l’ouverture officielle de la campagne, suffit à elle seule à renseigner du caractère à la fois singulier et atypique des élections législatives du 30 juillet prochain. Mais, le clivage entre les acteurs politiques n’est pas le seul  trait caractéristique  de ces joutes électorales.

 Une tête de liste en prison, une autre presque centenaire

Khalifa SALL qui tient le haut du pavé à Dakar depuis 2009 est embastillé à quelques mois des élections. Officiellement, il est accusé d’avoir détourné et mis dans sa poche des sommes destinées aux populations. Dans la réalité,  le maire de Dakar, qui a pris le contrepied de son camp et lancé un retentissant « Non » au dernier référendum, manifestait de plus en plus ses ambitions ainsi que ses intentions d’en découdre avec le régime de Macky SALL. Depuis le mois de mars dernier, il croupit en prison. A ces élections législatives, il est investi tête de liste de la coalition Manko Taxawu Sénégal. Ses demandes de liberté provisoire refusées les unes après les autres par toutes juridictions compétentes, en dépit de toutes les garanties de représentation, Khalifa SALL, privé de micro et de caméra, ne prend part à la campagne qu’à travers son portrait.  Le dernier refus est à mettre à l’actif de la Cour suprême dont le premier président a vu son âge à la retraite être prolongé par Macky SALL. Pendant que Khalifa SALL est cloué à Rebeuss, Me WADE, plus frais qu’un adolescent, parcoure le Sénégal. Lui qui flirte avec les cent ans, est l’invité surprise de ces législatives. Grâce à sa popularité que les ans ne parviennent pas à éroder, l’ancien président de la République rebat les cartes. La capitale Dakar l’accueille non pas comme un roi déchu de retour au bercail mais comme un messie. Malgré la posture de prisonnier-candidat de leur leader, les partisans de Khalifa SALL auront fort à faire, en dehors de Benno Bokk Yakaar, avec la coalition gagnante wattu Sénégaal dans la bataille de Dakar.

Quarante-sept listes en lice

Avec un tel nombre de listes, c’est comme si tous les Sénégalais voulaient devenir députés. Une ruée vers l’Assemblée nationale favorisée par le régime et certains opposants qui ont multiplié les candidatures. Avec autant de listes, il faudrait l’équivalent d’une salle de classe pour pouvoir accueillir les représentants de toutes les listes, en plus des membres du bureau de vote et de la CENA. En outre, les dix heures de temps, qui vont de huit à dix-huit heures, ne pourront, à coup sûr, pas suffire aux électeurs.

Cartes  biométriques dites CEDEAO

Mais pour voter, il faut avoir sa carte d’électeur. Et à ce sujet, le gouvernement a organisé une sacrée pagaille autour de la confection des cartes biométriques dites CEDEAO.   Si  à moins d’une semaine de la tenue du scrutin, la question de son report est posée par certains, c’est véritablement parce que beaucoup d’électeurs n’ont pas récupéré leurs cartes. Contre toute attente et sans que rien ne le justifie, le conseil des ministres du 17 Février 2016 a adopté le projet de loi instituant la carte d’identité biométrique CEDEAO. Et quand l’Etat a renseigné que 50 milliards de nos francs allaient être mobilisés pour leur confection, beaucoup étaient loin d’imaginer qu’il y aurait autant de problèmes. Tellement l’opération est couteuse. Mais, après le processus d’inscription, qui n’a pas été moins problématique, c’est le retrait des cartes qui relève du parcours du combattant. Malgré la surmédiatisation du régime qui s’appuie à outrance sur la presse pour masquer son incompétence, des centaines de milliers de Sénégalais, pour ne pas dire des millions, risquent d’être laissées en rade. Pis, les préfets et sous-préfets sont accusés de rouler pour le camp présidentiel en nommant président de commission de distribution  desdites cartes des personnes proches du camp du pouvoir qui trient la distribution. Sans parler des nombreuses cartes produites avec de graves erreurs.

 Une folle campagne

La campagne électorale que toutes les coalitions ont anticipée est des plus mouvementées. A Grand-Yoff, c’est des ministres de la République qui ont pris leurs jambes à leurs cous pour ne pas se faire lapider. Leur collègue Oumar GUEYE  riposte le surlendemain. Ses gardes du corps s’en prennent au convoi de la coalition Manko Taxawu Sénégal. A Louga, les partisans du président du Conseil départemental  et ceux du ministre Moustapha DIOP se sont écharpés devant le Premier ministre. La liste n’est pas exhaustive. En plus des échauffourées, la campagne est aussi marquée par les nombreux accidents de la circulation ayant coûté la vie à des personnes. A Richard Toll, le véhicule de WADE a percuté un jeune qui a été tué sur le coup. A Kaolack, un conducteur de Jakarta perd la vie dans un accident lors d’une caravane de Benno Bokk Yakaar.  A Podor, un homme de 36 ans tué par la caravane de Benno Bokk Yakaar. Amsatou SOW SIDIBE perd son garde du corps tué dans un accident à l’entrée de Kaolack….

C’est au moment où ces lignes sont écrites que Macky SALL a saisi le Conseil constitutionnel. Une donne qui pourrait rendre ces élections législatives encore plus folles qu’elles ne le sont déjà.

Mame Birame WATHIE

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Le Conseil Constitutionnel du Sénégal doit annuler le scrutin du 30 juillet 2017 « A POSTERIORI », SI....par  SOUGOU Seybani / Paris

Notre compatriote est un cadre franco-sénégalais avec une qualité d'analyse fine, rigoureuse et objective. C'est une ressource qu'aucun esprit partisan ne gyuide, il veut alerter et éclairer, çà chacun de faire son choix. On peurt être dans la diaspora et bien connaître le pays d'origine, les cartes sont rétrécies grace aux NTICS, les frontieres n'existent presque plus alors on peut s'informer et bien maîtriser les enjeux du pays même quand on ne vit pas dans le pays.P B CISSOKO


A moins d'un mois du scrutin du 30 juillet 2017, les conditions ne sont pas guère réunies pour la tenue d'élections libres, sincères, transparentes et démocratiques au Sénégal. Incontestablement, il s'agit d'une énorme régression démocratique, dont le régime de Macky Sall porte l'entière responsabilité.


Alors que le débat est focalisé volontairement (tentative de diversion) par les tenants du pouvoir sur la CENA, les 47 listes en présence, et le choix obligatoire de 5 bulletins par l'électeur ; paradoxalement le préalable élémentaire à la tenue de toute élection n'est pas tranché.


L'essence d'un régime démocratique réside dans le fait que les citoyens puissent exercer leur droit de vote, choisir librement leurs représentants et élire leurs gouvernants. Le droit de vote est un droit Fondamental, Inaliénable, et Constitutionnel, adossé à l'exercice de la Citoyenneté. L'article 3 de la Charte suprême est on ne peut plus clair : « La souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais. Tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs ». C'est clair, net et précis. Or, à ce jour (samedi 01 juillet 2017), des millions de citoyens sénégalais inscrits régulièrement sur les listes électorales, et titulaires de récépissés en bonne et due forme ne disposent pas de la nouvelle carte d'identité biométrique (couplée à la carte d'électeur) leur permettant d'exercer leur droit de vote.

Une telle défaillance, pour un pays supposé « émergent » est d'une extrême gravité. Gouverner, c'est prévoir. Lorsqu'un Etat n'est pas techniquement (ou financièrement) en mesure d'assurer la production de titres d'identité biométriques dans les délais impartis, il ne doit pas s'engager dans une voie sans issue, faite d'errements et d'approximations. La décision de créer un nouveau fichier électoral stabilisé avec les cartes d'identité biométriques est le signe d'un amateurisme consternant. Il prouve surtout le manque de sérieux de nos gouvernants qui n'accordent aucun respect à leurs concitoyens qui leur ont accordés leurs suffrages, et dont les droits élémentaires sont constamment violés (droit à l'eau « produit de luxe aujourd'hui au Sénégal », droit à l'électricité, droit à un titre d'identité, droit aux services de base, etc...).

De deux choses, l'une :

1. Soit, le Ministère de l'Intérieur se trouve dans l'incapacité de délivrer les cartes d'identité biométriques aux millions de sénégalais inscrits, et dans ce cas, la caducité du nouveau fichier est constatée de fait (ce fichier sera inutilisable).
2. Soit, le Ministère de l'Intérieur fait le choix de recourir à l'ancien fichier, avec une énième prorogation des cartes nationales d'identité expirées depuis belle lurette (une telle mesure exclurait de fait des centaines de milliers de citoyens nouvellement inscrits). Rappelons que le Ministre de l'Intérieur avait publiquement soutenu (pour justifier la refonte partielle du fichier électoral) que l'ancien fichier ne pourrait plus être utilisé pour les prochaines échéances électorales.

En réalité, la refonte partielle du fichier électoral ayant permis d'atteindre plus de 5 millions d'électeurs selon les estimations officielles, le régime se voit désormais contraint de délivrer aux millions de sénégalais inscrits et jouissant de leurs droits civils et politiques, leurs cartes nationales d'identité biométriques. Il est absurde et totalement inacceptable de priver des millions de sénégalais de leur droit de vote (la responsabilité de l'Etat sénégalais est clairement établie). Il appartient donc à l'Etat de prendre toutes les dispositions idoines pour permettre à tous les sénégalais inscrits de disposer de leurs cartes d'électeurs, avant le scrutin du 30 juillet 2017 (ouverture des mairies, commissariats, ou centres sportifs 7 jours sur 7, et 24H sur 24, si besoin, jusqu'à la mise à disposition de toutes les cartes d'électeurs).

Priver des millions de sénégalais du droit de vote du fait d'une défaillance des services de l'Etat revêt un caractère illégal et inconstitutionnel, car est de nature à entacher considérablement la sincérité du scrutin. L'atteinte au droit de vote est un motif suffisant pour que le Conseil Constitutionnel, dans le cadre d'une saisine à postériori, procède à l'annulation du scrutin du 30 juillet 2017. Cette annulation est d'autant plus justifiée que le régime de Macky Sall a été élu en 2012, et qu'il a obtenu l'agrément de l'ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) pour la passation de tous les marchés de gré à gré (pourtant non justifiés d'un point de vue juridique) liés à la confection des cartes nationales biométriques. Nous ne sommes pas dans un régime d'exception : le Sénégal n'est pas en guerre. Aujourd'hui, rien ne justifie que les cartes d'identité biométriques ne soient pas délivrées, en temps et en heure à nos concitoyens.

Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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