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La psychose du second tour au Sénégal, à l’image de la présidentielle en cours au Mali, hante le sommeil du régime en place. Même si les tenants du pouvoir se targuent de remporter la présidentielle prochaine dès le premier tour, grâce aux bilan et réalisations du président sortant, il n’en demeure pas moins que les résultats de la dernière élection législative ne permettent pas d’être aussi confiant. A l’image de la région de Dakar, le régime de Macky Sall doit faire face à certaines poches de résistances, où il court de sérieux risques d’allers en ballotage avec certains leaders de l’opposition. Toutefois, force est de constater que le leadership de la mouvance présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), reste sans conteste dans certaines contrées du pays. Sud quotidien jauge certaines localités du pays, à quelques 6 mois de la présidentielle de 2019.

A DAKAR : Une présidentielle à fort risque pour Macky Sall

Les résultats de La dernière élection législative, avec le ballotage entre les coalitions Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), Mankoo Taxawu Senegaal, ou encore de Wattu Senegaal, montrent sans équivoque que Dakar sera l’un des greniers électoraux fortement disputés à la présidentielle de 2019. Toutefois, la possible absence des leaders de ces coalitions qui avaient talonnées la mouvance présidentielle pourrait jouer en faveur du candidat du régime sortant.

La guerre de Troy aura bel et bien lieu dans la capitale Sénégalaise, Dakar. Cette vérité, le président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession en 2019, l’aurait prise très au sérieux, si l’on en croit certaines indiscrétions. D’ailleurs, selon le quotidien l’Observateur, le président de la République qui rencontrait, la semaine dernière, les Cadres de son parti de la région de Matam, aurait laissé entendre qu’il ne se faisait pas de soucis pour son élection dans la localité. Ses inquiétudes porteraient alors sur l’électorat de la capitale dont il estimerait devoir «renforcer». Des soucis qui s’expliqueraient par la tendance «rebelle» des capitales, liée très certainement au flux d’informations relativement fort dans ces parties du pays. A Dakar, il ne se passe pas un seul jour sans que l’opposition sénégalaise fasse des sorties dans la presse pour décrier la gestion du régime de Macky Sall. A cela s’ajoute certains manquements, dont notamment la pénurie d’eau dans Dakar et sa banlieue.

Ce risque de ballotage dans la capitale peut se justifier par les résultats étriqués notés lors de l’élection législative de 2017. En effet, la mouvance présidentielle, Bennoo Bokk Yaakaar (Bby), sortie vainqueur dans la région, avec au total de 294.180 voix, avait été talonné par la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) dirigée par le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, qui avait remporté 186.321 des voix. Ainsi, la coalition du président Macky Sall, forte de tous ses moyens, n’avait pu dépasser celle de l’édile de Dakar, pourtant en prison, que de 107.859 voix. Pis, dans le département de Dakar, Bby, fort de ses 114.165 voix n’a dépassé que de 2.811 voix Mts qui avait bénéficié de 111.354 des suffrages. A cela s’ajoute le fait que le cumul des scores réalisés par les deux plus grandes coalitions de l’opposition, notamment le Mts de Khalifa Sall et la coalition gagnante Wattu Senegaal du président Abdoulaye Wade (Cg/Ws) dépasse de loin le résultat de Bby. La somme des deux résultats fait 345.909, soit un écart de 51.729 voix en faveur de l’opposition.

Donc, sur la base des résultats de l’élection législative dernière, le président Macky Sall sera inéluctablement forcé au ballotage dans la région de Dakar, si la tendance à l’effritement des voix continue. Toutefois, certains paramètres peuvent entrer en jeu, en faveur du candidat de Bby. Les leaders des coalitions qui avaient «tourmenté» le régime en place lors des législatives dernières doivent d’abord régler le problème de leur éligibilité. Que ce soit pour le candidat du Pds, Karim Wade, ou pour Khalifa Sall de Mts, leur condamnation à des peines de pas moins de 5 ans de prison ferme ne cesse de susciter des polémiques sur la déchéance ou non de leur droit civique.

SAINT-LOUIS : Les chances de Macky Sall restent intactes

Le président Macky Sall, candidat à sa propre succession en 2019, peut compter sur le soutien de la panoplie de Directeurs généraux natifs de la région de Saint-Louis, ainsi que du «possible» soutien du leader du Pds, Ahmed Fall Baraya, pour remporter haut la main la région. Toutefois, force est de noter que «l’Affaire Cheikh Bamba Dièye», tout comme les nombreux mouvements de soutiens à Khalifa Sall, Karim Wade ou au parti d’Idrissa Seck sont à l’affut.

Les partis de l’Opposition à Saint-Louis ne devraient pas minimiser les chances pour le président Macky Sall de bénéficier d’un second mandat à la présidentielle de 2019. Car ce serait une grande erreur pour ces leaders de penser pouvoir arriver à barrer la route au chef de l’Alliance pour la République (Apr). Un parti qui est membre d’une grande coalition à savoir le Bennoo Bokk Yaakaar (Bby) qui avait largement dépassé les autres coalitions et partis lors des dernières élections législatives au niveau de la région de Saint-Louis. Bennoo Bokk Yaakaar l’avait ainsi remporté avec une majorité écrasante dans tous les trois départements que sont Saint-Louis, Dagana et Podor, avec des taux de participation qui dépassaient les 60%.

Il s’y ajoute aussi l’apport du grand nombre d’autorités et membres du gouvernement qui sont des natifs de cette région saint-louisienne. On peut en citer le ministre et maire de la commune de Saint-Louis, Mansour Faye; le ministre et maire de la commune de Gandon, Khoudia Mbaye; le ministre Abdoulaye Daouda Diallo (Podor); le ministre Mansour Elimane Kane (Podor); le Dg de l’Office national des Lacs et Cours d’eaux (Olac), Alioune Badara Diop; le Dg de la Sones, Charles Fall; le Dg de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop; le Dg de la Caisse de Sécurité Sociale, Assane Soumaré, pour ne citer que ceux-là.

En plus de toutes ces nominations favorables au camp du régime en place, il se pose aussi le flou né du cas Ahmet Fall Baraya du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui risque, à tout moment, de basculer vers la mouvance de Macky Sall. En outre, le président sortant a également gagné des points dans la résolution de la question des licences de pêche et l’aide apportée aux pêcheurs refoulés dernièrement de la Mauritanie. Ce qui pourrait accroître, de manière considérable, les chances de Macky Sall d’émerger lors de cette présidentielle de 2019.

Toutefois, tout n’est pas rose pour la mouvance présidentielle dans cette région où l’opposition est bien appuyée par les “Karimistes“, les “Khalifistes“, ou encore les “Rewmistes“. Également, il existe quelques handicaps des saint-louisiens qui, pour la plupart, s’insurgent contre la manière dont fonctionne la justice dans ce pays. Il s’y ajoute aussi le cas Cheikh Bamba Dieye du Fsd/Bj qui a bénéficié dernièrement d’un élan de solidarité suite à sa récente sortie médiatique sur cette question de la justice. Présentement, c’est le département de Podor qui abrite quelques soupçons de candidatures, à l’image de celle de Racine Sy de Podor avec son mouvement citoyen «And liggey Senegaal ak Racine».

KOLDA :Impossible de faire des pronostics

Bien malin est celui qui peut faire un pronostic sur l’élection présidentielle au Fouladou. Ici, le combat sera compliqué et chaque camp a sa chance. Si on en juge présentement par les différentes activités sur le terrain, le camp présidentiel, divisé en plusieurs morceaux, est en avance. Mais une frange de l’opposition travaille sérieusement aussi, sans bruit.

Le candidat Macky Sall peut compter sur une équipe qui a remportée, sous la Direction du ministre-maire Abdoulaye Bibi Baldé, du Pr Moussa Baldé, coordonnateur des enseignants du supérieurs de l’Apr, non moins président du Conseil départemental de Kolda, ainsi que du directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakité, Mame Mboye Diao avec qui il a gagné toutes les élections au Fouladou depuis son arrivée au pouvoir. Aujourd’hui, cette équipe qui n’est d’accord que sur son désaccord est renforcée par des transhumants de tous bords. Ceux qui ne peuvent visiblement supporter les rigueurs de l’opposition. A côté, ces cadres de l’Apr ont participé largement au renouvellement de la classe politique locale et occupent chacun, à sa manière, le terrain.

Le président Macky Sall a réussi aussi à construire des infrastructures comme l’Espace numérique ouvert (Eno) de Kolda (de l’université virtuelle), l’université de Kolda en finition et certains axes routiers de la commune avec le projet Promo-villes. Les efforts dans le secteur agricole, avec la Sodagri, qui est entrain de réussir le pari de ramener tous les agriculteurs autour de la production rizicole, ne passent pas inaperçu. Le bilan du président sortant dans le secteur de la santé et du renforcement de la sécurité est aussi acceptable. A côté du team Apr, les autres responsables de Bby, comme notamment les alliés du Ps sont aussi visibles sur le terrain.

N’empêche, a 6 mois de la présidentielle, l’opposition tisse une toile solide pour en finir avec Macky Sall. Notamment le Pds qui est de plus en plus offensif. Les départs de certains ténors comme Fabouly Gaye vers l’Apr ont fini de revigorer les libéraux, sous la conduite de Ndiogou Dème. Les rencontres se multiplient et les critiques se font de plus en plus acerbes contre un pouvoir incapable de stopper la déforestation du Fouladou. Les agressions extérieures sur la forêt, la mauvaise politique agricole avec la non commercialisation arachidière, ou encore «le secteur le plus sinistré reste celui de l’élevage», selon Omar Baldé. La ministre de l’Elevage est taxée d’incapables.

Aussi, le Pds travaille, aujourd’hui, à regrouper tous les mécontents pour un retour au pouvoir. Le bilan, selon un des responsables, se résume simplement à «l’instrumentalisation de la justice pour bloquer des candidats». Les offres d’emploi sont pratiquement oubliées pour les jeunes ruraux obligés de se ruer sur les routes périlleuses de l’exil (l’immigration clandestine). En atteste, le Fouladou a le plus grand contingent de jeunes en Libye ainsi que de victimes de la méditerranée. «L’Etat ne fait rien sur le plan diplomatique pour faire libérer les jeunes entre les mains de la mafia en Lybie», fustige Fily, un des responsables de l’opposition qui dit ne pas craindre la machine de la mouvance présidentielle car «l’électorat est aujourd’hui plus mature».

Ici, le Pse est considéré par les opposants comme le «Plan Sénégal énervant». D’autres responsables de l’opposition travaillent sur le terrain, à l’image des militants de Rewmi, mais aussi ceux d’Ousmane Sonko. Le nouveau candidat déclaré Hadjibou Soumaré a aussi des sympathisants qui s’organisent.

MBOUR : La Petite Côte, un «fief» de Bby

De l’hégémonie socialiste à l’emprise de Bennoo Bokk Yaakaar dans le département de Mbour, les variables politiques semblent connaître des mutations profondes, mobile d’une nouvelle cartographie politique dans la Petite côte par rapport aux enjeux des futures consultations électorales, la présidentielle de 2019. Une projection sur la présidentielle prochaine, sur la base de la dernière législative permet de rappeler un ras de marée qui a ravagé les espoirs de supplanter Bby dans le département de Mbour lors l’élection des députés en 2017.

Selon les résultats fournis par la Commission départementale de recensement des votes, à l’issue des législatives du 30 juillet 2017, il y avait au total 290.645 inscrits pour 138.230 votants, dont 1.123 bulletins nuls. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar domine largement le scrutin avec 74.362 voix (54,23%); suivi de la Coalition gagnante Wattu Senegaal avec 14.269 voix (10,40%). La troisième place est occupée par Mankoo Taxawu Senegaal crédité de 12.872 voix (9,38%). La quatrième place est revenue au Mouvement pour la renaissance républicaine 8.754 voix (6,38%). Le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) se présente comme la cinquième force politique dans le département de Mbour avec 8394 voix (6,12%). La coalition Ndawu Askaan wi - Pasteef arrive à la sixième place avec 1965 voix (1,43%) suivie de la coalition Manko Yessal Sénégal avec 1538 voix (1,12%).

Si les mêmes tendances se maintiennent, les espoirs de l’opposition de voir Macky Sall et le Bby perdre le département de Mbour restent faibles. De nombreux programmes en cours d’exécution sont de nature à rendre difficile la tâche de l’opposition pour convaincre les mbourois à tourner le dos au régime actuel. Les programmes politiques des opposants vont très certainement se heurter à des considérations socio-économiques et politiques ayant longtemps conduit la Petite côte à se fidéliser au pouvoir en place.

MATAM : La coalition présidentielle entend conforter son leadership

Devant les différentes candidatures déclarées des différents prétendants à la magistrature suprême, la coalition présidentielle Bby affiche une forte sérénité de pouvoir gagner la mise, à Matam.

C’est en tout cas l’expression formulée par les sommités politiques de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les leaders des mouvements de soutien qui bataillent forts pour offrir un second mandat au fils du terroir, le président Macky Sall. «Le Fouta s’est fait le devoir de soutenir le président Macky Sall, cette volonté est fortement partagée par les populations qui nourrissent la détermination de le reconduire pour un parachèvement des louables actions qu’il a engagées», explique le député maire Farba Ngom. Sous ce registre, poursuit-il, «l’intention est de le faire réélire dès le premier tour, car il a pu réussir le pari de l’amélioration du mieux-être des populations. Il est évident que les nombreuses réalisations faites dans le cadre des nombreux projets et programmes peuvent attester, à suffisance, de la légitimité de voter pour lui».

QUID DE LA CANDIDATURE DE L’OPPOSITION ?

La coalition présidentielle qui entend dépasser le score des suffrages reçus durant les élections législatives de 2017, n’affiche aucune inquiétude face à la candidature des forces de l’opposition. Mieux, pour le coordonnateur de l’Alliance pour la République, il s’agira de faire plus que durant les élections législatives passées. A cet effet, les partisans du président sortant entendent bien dépasser les 64.755 voix qu’ils avaient obtenues dans le département de Matam, sur les 82.310 suffrages valablement exprimés. Le camp présidentiel était suivi par la Coalition Gagnante Wattu Senegaal qui avait engrangé seulement 5503 voix, puis Oser l’Avenir d’Aïssata Tall Sall avec 4262 voix et Mankoo Taxawu Senegaal avec ses 1077 voix.

Le même pari prévaut dans le département de Kanel où on s’obstine bien à faire plus que les 44.334 voix sur les 52.675 valablement exprimés lors des législatives. Dans le département de Ranérou, on affiche le même sentiment de porter le président Sall au devant des suffrages. Dans cette circonscription, la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui avait engrangé 7973 voix, peut aujourd’hui compter sur l’ex-animateur, Amadou Dawa Diallo de l’Union citoyenne Bunt Bi qui l’avait talonnée de près avec 6469 voix.

ZIGUINCHOR : La candidature de Baldé compromet les chances de Macky

Alors que la mouvance présidentielle comptait sur son éventuel ralliement au camp de Macky Sall, comme une tempête de neige qui s’est abattue sur l’Alliance pour la République (APR) à Ziguinchor, la candidature annoncée du député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans cette région sud.

La candidature annoncée du député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, semble geler tous les espoirs d’une victoire probante du président Macky Sall dans la région sud. Certains responsables de la mouvance présidentielle qui espéraient un éventuel soutien du leader de l’UCS (Union des centristes du Sénégal) à leur mentor semblent ameutés par cette candidature d’Abdoulaye Baldé, qui perturbe ainsi tous les plans des partisans de Macky Sall à Ziguinchor.

D’abord parce que l’emprise de l’ancien ministre sous le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade et actuel député-maire de Ziguinchor, sur l’électorat de la région sud reste toujours aussi patente, malgré des revers essuyés aux dernières élections. La coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) n’arrive toujours pas à battre à plate couture le maire de Ziguinchor. Illustration parfaite lors des dernières législatives lorsque la coalition de Baldé a perdu par un score très étriqué.

Et le cumul de son score et celui de la coalition autour du PDS (Parti démocratique sénégalais) dépassait très largement les voix engrangées par Bennoo Bokk Yaakaar qui n’atteint guère les 40% de l’électorat à Ziguinchor. Toutes choses qui donnent des frissons aux partisans de Macky Sall à Ziguinchor dans la perspective de la présidentielle 2019 qui s’annonce épique entre la coalition Bennoo Bokk Yaakaar et les partisans du maire de Ziguinchor.

Le poids du maire de Ziguinchor est toujours bien réel dans la partie sud du pays. Aujourd’hui, l’une des craintes soulevées par certains responsables «apéristes» locaux réside dans l’émiettement des voix que pourrait engendrer une telle candidature. Avec cette candidature annoncée, Abdoulaye Baldé délivre ainsi ses partisans à Ziguinchor.

La candidature d’Abdoulaye Baldé est une sérieuse menace pour les partisans de Macky Sall à Ziguinchor qui feront également face aux partisans du leader du parti PASTEF/Les Patriotes d’Ousmane Sonko, un autre natif de la région qui étend bien les tentacules de sa formation politique dans la région ainsi que d’autres leaders de l’opposition qui comptent également jouer leur partition à Ziguinchor pendant cette présidentielle.

Ensuite, l’autre source de frémissement pour BBY à Ziguinchor, ce sont les dissensions entre responsables de l’APR qui ne sont toujours pas surmontées. Le dernier feuilleton de ces querelles intestines qui minent la formation de Macky Sall à Ziguinchor remonte à la semaine dernière. Les lieutenants de Benoit Sambou et ceux du recteur de l’Université Assane Seck, Kourfia Diawara, tous deux responsables politiques APR de Ziguinchor, se crêpaient les chignons par presse interposée, ressuscitant ainsi les démons de la division dans leur parti.

Une concaténation de faits qui justifient bien la crainte et l’affolement qui entourent aujourd’hui certains responsables de l’APR à Ziguinchor, suite à la candidature annoncée du député-maire de la ville.                                                          

DIOURBEL : Percée de l’opposition dans la ville de Touba

La coalition Bennoo Book Yaakaar est majoritaire au niveau des départements de Diourbel et de Bambey. Elle a remporté les dernières élections législatives au niveau de Bambey, suivie de And Saxal Ligueye de l’honorable député Mme Aïssatou Mbodji, communément appelée la «lionne» du Baol, devant le Parti démocratique sénégalais (Pds). Le président de la République, Macky Sall, candidat à sa propre succession pourrait faire face à une opposition dispersée au niveau de Diourbel, au cas où les partisans du président du Rewmi, Idrissa Seck, président conseil départemental de Thiès et les libéraux ne trouvent pas un candidat unique.

Aussi, les différentes réalisations du régime dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire) en matière d’eau, d’électricité sont un atout non négligeable pour le candidat Macky Sall. A cela vient s’ajouter la réalisation de l’autoroute ila Touba, mais aussi le démarrage des travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles) surtout dans les départements de Bambey et de Diourbel ? Il y a également la mise en œuvre de politiques sociales que sont la Couverture maladie universelle et les Bourses de solidarité familiale.

Cependant, non seulement le président Macky Sall doit faire face à la forte demande sociale mais aussi et surtout la ville de Touba reste, jusque-là, un bastion de l’opposition. Elle a battu la coalition au pouvoir aux dernières élections législatives dans la capitale du Mouridisme. Et cela malgré les couacs notés dans l’organisation du scrutin législatif dans la citée religieuses ayant abouti à l’arrestation de Serigne Assane Mbacké de Book Gis Gis et Mor Lô de l’Alliance par la République. Mais aussi malgré les importants investissements de l’opposition demeure maître dans la cite religieuse.

Jean Michel DIATTA , Yves TENDENG (Saint-Louis), Abdou DIAO, Samba Niébé BA, Pape Moctar NDIAYE, Ignace NDEYE, Adama NDIAYE

Sudonline

La communication du coach argentin de Leeds a séduit la presse et l'opinion. Une séduction renforcée par le succès de son équipe contre Stoke dimanche.

C'est la rencontre de deux mondes où le football est plus qu'une passion, c'est une raison de vivre. Marcelo Bielsa et l'Angleterre vivent un début d'idylle depuis que le coach argentin s'est engagé pour entraîner à partir de cet été le club de Leeds United, évoluant en Championship (division 2). Les histoires d'amour entamées avec passion ne durent généralement pas. Mais il existe un réel décalage entre la cote positive dont bénéficie El Loco (Le Fou) outre-Manche dès sa prise de fonction et les réserves émises sur sa compétence par la presse et certains consultants en France. L'extrémiste du jeu offensif et de la tactique officie désormais dans la patrie berceau du ballon rond : les profils ne pouvaient que matcher comme deux êtres compatibles sur un site de rencontres.

La bielsamania en Angleterre ne découle pas des résultats. Leeds United a, certes, réussi son baptême du feu avec Marcelo aux commandes en battant Stoke City sur le score de 3-1 en pratiquant un jeu séduisant. Mais l'engouement vient d'ailleurs et tire davantage sa source sur la forme, la communication que sur le fond. Au pays des tabloïds, le nouvel entraîneur de Leeds a en effet mis toute la presse et une bonne partie des couches les plus populaires dans sa poche. Selon The Guardian, l'ex-technicien de Lille et Marseille a demandé en interne combien il fallait d'heures de travail à un ouvrier pour se payer son ticket au stade d'Ellan Road. On lui a répondu trois. Conséquence, il a fait ramasser à ses joueurs les ordures autour du centre d'entraînement de Thorp Arcg durant trois heures fin juillet pour se mettre un peu dans la peau de leurs fans.

34 000 personnes au stade !

Avec cette exigence, Marcelo Bielsa a parfaitement pris le pouls de la schizophrénie du football anglais. Pour voir ce sport, les prix montent chaque année alors que le portefeuille des spectateurs a de plus en plus de mal à suivre la cadence. Plusieurs mouvements de protestation de supporteurs tournent même le dos à la Premier League et au football-business. C'est le cas à Manchester où un certain nombre d'anciens abonnés d'Old Trafford se sont mis à soutenir dès 2005 un autre club mancunien : le Football Club United of Manchester (6e division). Alors quand le néo coach de Leeds fait un appel du pied à cette classe ouvrière anglaise, la démarche – sincère ou démagogique, peu importe – ne peut être que bien accueillie. Les personnalités empathiques avec les couches laborieuses sont appréciées en Angleterre comme l'ex-entraîneur Alex Ferguson ou le cinéaste Ken Loach. Une tendance qui n'a sans doute pas échappé à Bielsa, pas si « Loco » sur le coup.

Pas moins de 34 000 personnes ont assisté à Ellan Eoad à la victoire de Leeds sur Stoke. Jamais le stade n'avait connu une telle affluence depuis dix ans. Le succès a été au rendez-vous, mais les médias anglais ont regardé plus loin que le score en évoquant le style offensif et le caractère battant des joueurs. Les résultats vont évidemment peser dans l'avenir de Marcelo Bielsa à Leeds. Mais, à peine arrivé, le coach argentin séduit le public, car il vient apporter du romantisme à un sport de plus en plus guidé par la technologie, les chiffres et l'argent. Parti pour durer ?

Reste à savoir si cette poésie va durer. Marcelo Bielsa est soucieux des classes populaires, mais n'a pas hésité à réclamer 18 millions d'euros au Losc pour son licenciement sec. Une exigence prud'homale sans doute peu appréciée des Lillois les plus modestes. Il dit détester le football-business, mais s'est engagé à Lille avec un homme d'affaires avide de spéculation, Gérard Lopez, et un directeur sportif, Luis Campos, obsédé par les joueurs en tant que plus-values économiques. Réfractaire à l'autorité, il aurait également déjà fustigé les dirigeants de Leeds pour avoir vendu Ronaldo Vieira sans son accord.

El Loco cultive les paradoxes. Il peut déclarer sa flamme à un club et le quitter le lendemain avec soudaineté. En atterrissant dans le très spéculatif championnat anglais, il va un peu à l'encontre de ses propres convictions officielles, qui dit détester que l'argent vienne pourrir le football. Il n'est plus à une contradiction près, mais on espère pour les fans de Leeds, qui ont connu la gloire d'un titre de championnat d'Angleterre, que l'histoire ne soit pas un éternel recommencement avec ce coach insaisissable.

Le Point.fr

Abdoulaye Baldé, député-maire de Ziguinchor, au sud du Sénégal, a annoncé jeudi 9 août sa candidature à l’élection présidentielle de février 2019. Ancien ministre des Mines, sous le mandat d’Abdoulaye Wade, il fait partie des personnalités concernées par une enquête de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, depuis 2012.

Abdoulaye Baldé présente sa candidature à la prochaine élection présidentielle pour, notamment, redresser l’économie et réformer une administration qu’il décrit comme étant politisée. Il veut mettre l’accent sur l’éducation et sceller la paix en Casamance, sa région natale.

Abdoulaye Baldé n’est pas un candidat comme les autres : ancien ministre d’Abdoulaye Wade, il fait l’objet de procédures judiciaires et doit toujours justifier l’origine licite de sa fortune. Mais ces procédures, assure-t-il, ne freinent pas ses ambitions.

« On a dépassé toutes les règles en matière de procédure », affirme-t-il, avant de rappeler qu’il est « en contrôle judiciaire depuis bientôt cinq ans ». Aujourd’hui, il estime avoir « passé toutes les étapes » et déclare que ses avocats « n’ont aucune nouvelle » du dossier.

Pour lui, pas de doute : « les Sénégalais connaissent bien ma probité intellectuelle et morale et je ne pense pas que ce soit une accusation d’une juridiction qui est décriée par tout le monde qui fera que mon nom sera entaché ».

En quête de parrainages

La coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar, qui avait raflé près 40 % des suffrages à Ziguinchor aux législatives de 2017, ne peut donc plus compter sur ce soutien de poids dans le sud du pays.

De son côté, Abdoulaye Baldé doit encore rassembler suffisamment de parrainages pour faire valider sa candidature. « C’est prématuré », note un observateur de la vie politique : pas évident pour ce candidat à la stature régionale, de recueillir le quota de signatures sur le reste du territoire.

RFI

vendredi, 10 août 2018 09:34

Comment les frondeurs d'Emmanuel Macron s'organisent

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Chaque mercredi, les députés du « pôle social » de La République en marche se réunissent au salon Mansart, à l'Assemblée. Mais que concoctent-ils ? Enquête.

Ce matin-là d'hiver, quelques minutes avant 8 heures, une petite nouvelle de l'Assemblée nationale traverse à la hâte le rez-de-chaussée du 101, rue de l'Université. Il s'agit de ne pas arriver en retard au salon Mansart. En effet, c'est une première pour elle. Elle ose enfin s'inviter dans la petite réunion de ceux que l'on nomme déjà « les frondeurs d'Emmanuel Macron » après les discussions sur la loi asile et immigration. Elle ose tisser des liens avec cette aile gauche que Richard Ferrand, président du groupe de La République en marche, « ne peut pas piffrer », d'après un député MoDem. Elle s'approche timidement de ce petit groupe d'habitués qui ont – c'est une habitude hebdomadaire – apporté quelques croissants et pains au chocolat pour accompagner le café. Elle se lance : « Bonjour... Est-ce qu'il y a un mot de passe pour entrer ? » Sonia Krimi, première parlementaire à s'être levée haut et fort contre le texte de Gérard Collomb, taulière de ce rassemblement du mercredi matin, lui chuchote grossièrement, à deux doigts de se gausser : « Oui, le mot de passe c'est Richard... » Tout le monde en crache son petit-déjeuner. La nouvelle recrue, aussi.

« We are social »

« Elle », on ne connaîtra jamais son nom. Ni d'ailleurs celui d'une grande partie de la quinzaine de participants réguliers qui forment la « jambe gauche » des députés La République en marche, et qui poursuivent leurs débats hors des murs de l'Assemblée dans une boucle Télégram sobrement intitulé « We Are Social ». Sonia Krimi, Brigitte Bourguignon, Jean-Michel Clément, Yves Daniel, Jean-Louis Touraine, Richard Ramos et – plus rarement – François-Michel Lambert... Voilà pour ceux qui assument. Dans les rangs de la majorité, on est vite mal vu si l'on traîne au salon Mansart. Par solidarité et esprit de camaraderie, aucun des déclarés ne brisera l'anonymat. « S'ils ne souhaitent pas le faire savoir, on n'a pas a le faire pour eux, justifie Sonia Krimi. Comme pour ceux qui n'osent pas venir, de peur de se faire taper sur les doigts, de ne pas obtenir de rapport, de place, de lumière au milieu des 300 députés du groupe. »

L'idée de cette coterie émerge dès septembre, quatre mois seulement après l'élection d'Emmanuel Macron et la razzia En marche ! dans l'hémicycle. Un après-midi, Sonia Krimi, remontée, envoie un SMS à Brigitte Bourguignon, ex-membre du Parti socialiste, réélue sous bannière macroniste : « Brigitte, je n'en peux plus, on est beaucoup à être jeunes en politique et ça nous dégoûte, ce sont constamment les mêmes qui parlent en réunion, les mêmes qui ont des responsabilités, les mêmes que l'on écoute. » Brigitte Bourguignon monte alors un petit-déjeuner à L'Assemblée, un restaurant à une encablure du Palais-Bourbon. Ils sont déjà une douzaine, mais les places se font rares à mesure que le groupe s'élargit. Le salon Mansart, d'une capacité de 30 personnes, proche des bureaux des députés, apparaît comme la solution idéale. Ici, il n'y a ni tableau, ni tapisserie, ni lustre clinquant. Entre ses quatre murs blancs, le salon, qui n'est en réalité qu'une simple salle de travail sans artifices, ne comporte que huit tables beiges collées les unes aux autres et quelques micros. Le triumvirat Bourguignon, Clément, Krimi fait définitivement migrer la joyeuse bande là-bas. Richard Ferrand goûte peu à la manœuvre, mais ne pipe mot. « Il nous laisse faire... Ce qui les embête, c'est quand on porte la parole dans les médias, mais tant qu'on reste entre nous, on n'a pas de problèmes. Mais si un jour on ouvre à la presse, ou qu'on fait des communiqués, ils changeront peut-être d'avis ! » glisse l'un des participants.

Jacques Attali et Benjamin Stora conviés

On y vient aussi pour prendre une bouffée d'air politique. Question de bien-être. « Qu'est-ce que ça fait du bien de se retrouver là, confie Sonia Krimi dans un soupir de soulagement. Ça n'a rien d'un lieu où se prépare une fronde, mais d'un endroit où on peut faire des débats sans jugements, sans être sifflé, sans se faire insulter. Il n'y a pas d'ayatollah de la pensée unique, pas de rappel à l'ordre pendant une heure. » La députée de la Manche se souvient encore d'un collègue lui demandant « de la boucler » en pleine réunion de groupe. Ou encore de son patron, Richard Ferrand, le 21 juillet en pleine affaire Benalla, lui envoyant au cœur de l'hémicycle : « Je sais pas ce que tu fous encore dans le groupe, toi ! » Difficile à oublier. Difficile à digérer.

Surtout – et c'est là le message que les contestataires cherchent en priorité à faire passer –, la réunion du salon Mansart est un espace de travail. L'improvisation n'y a pas vraiment sa place : le mardi soir, les organisateurs couchent sur papier un ordre du jour, puis des sujets à traiter. « Du débat, mais pas blablas », assure l'un d'entre eux. On y discute des amendements que le « pôle social » pourrait proposer pour modifier les projets de loi du groupe LREM et de l'opposition. On écoute religieusement les députés spécialistes qui apportent leur valeur ajoutée à certains débats, comme Jean-Louis Touraine, professeur de médecine, au sujet des lois bioéthiques. On y invite même syndicalistes, analystes, membres du Conseil économique, social et environnemental, universitaires... Bref, des corps intermédiaires capables d'apporter leur expertise et de proposer des alternatives les plus crédibles possible. L'historien Benjamin Stora et Jacques Attali y ont passé une tête lors des débats sur la loi asile et immigration, tout comme le secrétaire général de l'Union nationale des syndicats autonomes Luc Bérille en mai dernier.

« Il faut que tout ça s'incarne »

« Ça me rappelle les réunions En marche ! du début, la version alpha du macronisme, où l'on était bienveillants les uns envers les autres. Ça a pas mal changé... » regrette une participante. Du « sérieux », encore du « sérieux » ! Derrière l'assurance de séances de travail rondement menées, comment ne pas y voir, au fond, une légère névrose, conséquence des invectives et des procès en amateurisme que certains caciques de La République en marche leur font. « Nos collègues nous dépeignent comme des humanistes qui ne comprennent rien. Mais on n'est pas humanistes, on est pragmatiques ! » conclut Krimi.

Lire aussi - Paul Molac : « Je ne suis pas toujours à l'aise dans cette majorité »

Dans deux semaines, l'Assemblée nationale rouvrira ses portes, et le salon Mansart du 101 continuera à accueillir ces « nouveaux frondeurs » tous les mercredis, à 8 heures du matin. Dans quel but ? Continuer à se retrouver pour se rassurer, sans pour autant peser ? Ou passer à la vitesse supérieure ? « À un moment donné, il faut que tout ça s'incarne, on ne peut pas continuer à faire des réunions qui ne sont pas perceptibles à l'extérieur, martèle l'écologiste François-Michel Lambert. Il faut une traduction politique, aboutir à quelque chose ! » Au cœur de cet été, alors que d'autres profitent des vacances, le député des Bouches-du-Rhône annonce ici et là qu'il se bat pour créer un nouveau groupe parlementaire, plus à gauche, plus écolo... Quoi de mieux qu'un salon qui porte le nom de l'un des plus grands architectes français pour en poser les fondations ? « Ce n'est pas une mauvaise idée, mais ce n'est pas tout à fait le même groupe, souligne Sonia Krimi. Me concernant, ce n'est pas à l'ordre du jour, mais je ne m'interdis rien ». Comme la plupart des cabochards du salon Mansart.

Le point.fr

Le Mali, toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq ans d'interventions militaires internationales, retourne aux urnes dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle avec un chef d'Etat sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, en position de force face à un candidat de l'opposition qui n'a pas su unifier le camp de l'alternance.

Le vainqueur, qui entrera en fonction début septembre, aura la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 par le gouvernement et l'ex-rébellion à dominante touareg, dont l'application accumule les retards.

L'accord avait été signé après l'intervention de l'armée française qui, en 2013, avait repris le contrôle du nord du Mali, où les jihadistes avaient instauré la charia pendant un an.

Au chevet de cet immense pays du Sahel, la communauté internationale s'impatiente et espère que le prochain président saura enrayer la propagation des violences islamistes, qui se sont étendues du nord vers le centre et le sud du Mali, et le Burkina Faso et Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits ethniques ayant encore fait plus de 10 morts cette semaine.

Avec l'opération "Barkhane", la France a déployé au Mali et dans trois autres pays du Sahel sa plus importante mission militaire à l'étranger, avec 4.500 hommes. Les Nations unies disposent quant à elles dans le pays de leur plus important contingent de soldats de la paix, avec 14.000 Casques bleus. S'y ajoutent des membres de la force antijihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad).

Pendant un entre-deux tours au climat pesant, l'opposition a accusé le pouvoir d'avoir profité de l'insécurité dans le Nord et le Centre pour manipuler le vote au premier tour, le 29 juillet.

"Pour diverses raisons", près de 250.000 électeurs n'ont pas été en mesure de voter dans ces deux régions, a reconnu le gouvernement. Mais les accusations de fraudes, notamment de "bourrages d'urnes", ont été balayées par la Cour constitutionnelle, qui a officiellement crédité M. Keïta de 41,70 % des suffrages, contre 17,78 % pour Soumaïla Cissé.

La mission d'observation de l'Union européenne a réclamé davantage de "transparence", ainsi que la garantie que tous les électeurs auront accès dimanche aux bureaux de vote. Ce qui a valu un rare rappel à l'ordre du ministère malien des Affaires étrangères, qui a demandé à l'UE de ne pas "entraver le processus électoral".

"Revanche" de 2013

Dans ce qui s'apparente à la revanche de 2013, M. Keïta, dit "IBK", qui brigue à 73 ans un second mandat, sera donc une nouvelle fois défié par Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances de 68 ans.

Convaincu d'être "sur orbite", le chef de l'Etat mise avant tout sur son bilan, pourtant jugé en demi-teinte. Outre la propagation des violences, le pays, célébré pour son rayonnement culturel avec ses cités légendaire comme Tombouctou et ses musiciens de renommée mondiale, s'est appauvri.

Le revenu par habitant a reculé depuis 2014, selon la Banque mondiale, et quelque 47 % des 18 millions de Maliens vivent sous le seuil de pauvreté, même si le Mali est redevenu en 2017-18 le premier producteur de coton africain et qu'il enregistre un taux de croissance supérieur à 5 % depuis plusieurs années.

Le camp du président défendra vendredi lors d'un dernier meeting à Bamako son programme: "Consolider les acquis, amplifier les réussites et corriger les manques".

Soumaïla Cissé semble pour sa part à la peine. Alors qu'il avait réussi à rassembler la plupart des opposants pour dénoncer le "hold-up électoral" du premier tour, ce "front démocratique" ne s'est pas mué en soutien à sa candidature.

De manière significative, les candidats arrivés aux 3e et 4e places, Aliou Diallo et Cheick Modibo Diarra (15 % à eux deux) ont refusé de donner des consignes de vote.

Pour l'analyste politique Souleymane Drabo, "la question est de savoir s'il y aura un plébiscite pour IBK, comme en 2013", où il l'avait emporté avec plus de 77 % des voix. Il estime que les autres opposants ont déjà acté sa victoire et tourné leurs regards vers la prochaine échéance, les législatives prévues en novembre.

10/08/2018 07:50:02 -         Bamako (AFP) -         © 2018 AFP

 

La critique est un art : La critique est aisée, mais l'art est difficile–Il faut savoir accueillir une critique pour mieux rebondir et grandir.


La critique est aussi une technique, une méthode pour découvrir la vérité.


Dans nos pays il est difficile de critiquer. La critique est souvent perçue comme négative. Quand on fait un cursus scolaire on se rend compte que la critique négative ou positive accompagneront notre parcours et c'est ce qui nous permettra de grandir et d'être modeste.


En Doctorat, Thèse, etc, certains professeurs vous «cassent» pour vous apprendre à être humble mais vous tomber pour rebondir. Par exemple quand vous ne citez pas les livres d'autorité, les auteurs clés, vous serez taxé d'imbu et la sanction tombera. Quand on fait un travail il faut savoir qu'il y a des gens qui ont travaillés sur le sujet et donc il faut connaître leurs points de vue pour qu'à votre tour vous puissiez dresser leurs limites.


C'est la figure du nain juché sur le géant.


La critique a deux faces. Il y a la mauvaise qui détruit pour faire mal mais on oublie celle qui permet de voir clair pour améliorer les choses. Cette critique permet de grandir et bonifie notre personne.
La critique permet de dire clairement, de donner le maximum d'informations précises pour que la recherche soit facile.
Récemment une grande personne m'apprend la sortie de son ouvrage je tape le titre et je ne trouve rien. Problème. Le livre circule mais n'est pas correctement référencé. En le disant à mon ami il a contacté l'éditeur qui n'avait fait le travail jusqu'au bout. Le bricolage c'est l'autre spécificité de l'Afrique et de l'africain (cf La métaphore de l'architecte chez Descartes. Si je n'avais pas alerté notre grand professeur et écrivain le passerait inaperçu malgré sa qualité.


Quand on critique ce n'est pas pour casser comme on peut le faire quand on a un esprit limité. D'ailleurs l'islam nous interdit de critiquer ou de médire. Ou quand on critique on le fait devant la personne non pas pour le diminuer, l'affecter mais l'aider à corriger et améliorer son travail.


En Afrique il faut qu'on accepte les critiques , il faut changer nos mentalités pour aller de l'avant. La bonne critique nous fait avancer. Aristote était l'élève de Platon mais il disait une chose vraie ; j'aime Platon mais j'aime plus la Vérité. Il avait tout dit dans cette formule.


Ce n'est pas aussi parce qu'on critique un ami qu'on doit le défendre. Aimer quelqu'un c'est oser lui parler franchement mais avec tact et mesure, avec bienveillance en pointant les éléments qui pêchent. Il est bon de savoir accueillir une critique, l'analyser et en tirer une substance. Personne n'est parafait sinon on serait à la place de dieu. Ne sautez jamais de façon brutale face à critique

critiquer
verbe transitif
1. 1.
Examiner (les ouvrages d'art ou d'esprit) par la critique pour en faire ressortir les qualités et les défauts.
synonymes : analyser, étudier, juger
2. 2.
Émettre un jugement négatif sur (qqn, qqch.).
synonymes : blâmer, condamner, arranger, éreinter, taper sur
SYNT. Analyser, apprécier, commenter, examiner, surveiller et critiquer; critiquer cruellement, doctement, durement, expérimentalement, justement, librement, méticuleusement, pertinemment, sainement, savamment, scientifiquement, sérieusement, sévèrement, systématiquement, timidement, victorieusement, violemment, vivement; critiquer à bon droit, à juste titre, pour critiquer, pour le plaisir, sans motif valable; oser critiquer; s'amuser à critiquer; s'abstenir de critiquer; pour le plaisir de critiquer; les esprits chagrins qui critiquent.

Dans le managment on trouvera ceci
Avez-vous tendance à juger ?
La critique positive


Vous avez la capacité d'analyser avec pertinence les travers des gens que vous côtoyez. Vous savez aussi être magnanime et acceptez les autres malgré leurs défauts. Si vous avez une critique à formuler, vous en soupesez bien toutes les conséquences avant de l'adresser à son destinataire. Car vous savez qu'un reproche doit pouvoir être constructif. Sinon vous préférez vous abstenir. Vous avez compris que celui qui juge mal est celui qui se juge mal. Aussi est-il naturel que nombre de personnes se tournent vers vous pour vous demander conseil. Mais vous restez encore une fois très prudent(e) lorsqu'on réclame votre avis. Une telle sagesse témoigne d'un grand travail d'introspection. Des attaques douloureuses dans votre passé vous ont peut-être conduit à adopter cette attitude teintée de respect. Ou bien peut-être avez-vous réalisé au fil du temps que les stéréotypes condamnaient à de médiocres jugements systématiques. Le résultat semble satisfaisant puisqu'il vous a permis de saisir la nature même de votre personnalité et d'identifier avec pertinence vos propres faiblesses. Continuez d'appliquer ce contrôle subtil de vos opinions. Cette créativité vous guidera vers une observation toujours plus affinée du comportement humain.


Les 4 principes de la critique constructive


Sylvie Laidet


La critique pour faire mal, c'est facile. Critiquer pour faire avancer son interlocuteur, un peu moins... C'est pourtant beaucoup plus utile pour tirer le meilleur de ses collaborateurs. Manager, suivez nos conseils pour être un bon critique.
Adopter une posture bienveillante
Autrement dit, faites un effort pour voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide. « Cette posture de management est indispensable pour pouvoir se concentrer sur les points positifs de son équipe », prévient Thierry Pacaut, coach et consultant au sein du cabinet Team for Development.
Don't : « C'est un nul ! Il a encore raté la vente du siècle, je vais me le faire ! »

Do : « Comme d'habitude, son entrée en matière avec le client était formidable, son erreur de prise de commande est un incident de parcours. »
Commencer par un constat positif
En début d'entretien, insistez sur les réussites de votre collaborateur et les efforts qu'il a déployé pour atteindre son objectif. « Il s'agit de montrer que vous avez pris en considération son travail. Plus le compliment sera précis, plus il sera impactant sur votre interlocuteur », insiste-t-il.
Don't : « Tu as bossé dur, mais ce dossier est tout simplement incomplet. »
Do : « La première partie de ton dossier est remarquable. Notamment ta présentation très ingénieuse de notre nouvelle gamme de produits.»


Objectiver les « faits » reprochés


Après les compliments vient donc le temps de la critique. Là, encore il s'agit d'être le plus factuel et objectif possible sur un ou deux problèmes, pas plus. Dans ce type d'entretien, l'émotion n'a pas droit de citer. De même, ne vous en prenez jamais ni à la personnalité, ni au physique de votre interlocuteur. S'il se sentait agressé et dévalorisé, il camperait sur ses positions et le dialogue serait rompu. « Tout en assumant son opinion, le manager doit détailler le point de blocage en le tournant en axe d'amélioration à suivre », ajoute Thierry Picaut.
Don't : « Ta présentation était nulle. Tu ne connais toujours pas la composition de nos produits ! Ne recommences jamais ça ! »
Do : « J'ai lu avec intérêt ta dernière présentation, et je pense que tu as commis une erreur en avançant que ce produit Z présentait telle caractéristique. »

Solliciter l'intellect du collaborateur


La pire réponse serait de lui apporter une solution à son problème sur un plateau. « Après avoir émis une critique positive, laissez-le trouver sa solution. Échangez avec lui autour de ses propositions. Attention, en fonction des personnalités présentes dans l'équipe, les solutions seront différentes. Acceptez qu'elle ne soit pas la vôtre si le résultat est au final identique », conseille le consultant de Team for Development. Faites-lui confiance et invitez-le à se projeter dans l'étape d'après. Rien ne sert de ruminer sans cesse le passé.
Don't : « Voilà, selon moi, la meilleure solution à mettre en œuvre. Au boulot ! ».
Do : « Que penses-tu de ma remarque ? Concrètement, comment pourrais-tu faire évoluer favorablement ce dossier lors de ton prochain rendez-vous ? »

Sylvie Laidet © Cadremploi

Faire une critique positive au travail : Et si en management, le plus était l'ami du mieux ?


Développement des Dirigeants, Managers et collaborateurs, Management & Leadership , Performance par la motivation

Le cercle Les Échos: La critique est aisée, mais l'art est difficile. Prenons cet aphorisme pour nous interroger sur la manière actuelle de faire une critique positive. Dans le cadre d'un management moderne qui s'inscrit aujourd'hui dans une logique humaniste où l'art de manager s'apparente de plus en plus à la capacité d'animer, motiver et donner envie à ses équipes, faire une remarque positive prend tout son sens.


La critique est aisée, mais l'art est difficile


Nous pourrions reprendre cet aphorisme qui daterait du XVIIIe siècle pour nous interroger sur la manière actuelle de faire une critique positive au travail. Dans le cadre d'un management moderne qui s'inscrit aujourd'hui dans une logique humaniste où l'art de manager s'apparente de plus en plus à la capacité d'animer, motiver et donner envie à ses équipes bien plus que d'ordonner et imposer une directive, faire une remarque positive prend tout son sens...
Faire une critique positive, constructive ne pourrait-elle pas être un art en soi ?


La différence entre une critique constructive et une critique malveillante ?

« La première est celle que vous faites aux autres. La seconde est celle qu'ils vous font ». Mais si nous cherchions un peu plus loin que cette boutade à la Sacha Guitry ?


Aujourd'hui, le mot critique est connoté péjorativement. Pourtant, critique vient du latin criticus, issu du grec ancien kritikos (« capable de discernement »). Avoir un esprit critique c'est donc faire preuve de jugement et de perspicacité, avoir une certaine clairvoyance des faits. Être critique c'est avoir l'exigence de ne pas s'en tenir à l'apparence, c'est exercer sa faculté de jugement, c'est s'interroger sur le bien-fondé des affirmations, des attitudes, et passer au crible ce qui est donné comme état de fait. Ce qui semble primer de nos jours en matière de management c'est la manière d'exprimer, de partager cette critique.


Nous rencontrons souvent en coaching de manager, des managers qui considèrent ne pas arriver à faire comprendre aux membres de leur équipe qu'ils n'ont rien contre eux personnellement, mais que ce sont certains résultats qui posent problème. Il est courant de rencontrer en entreprise une distorsion entre comment le manager perçoit son équipe et la façon dont l'équipe se croit perçue.
Nous croisons de nombreux managers qui, dans une posture encore ancienne du management, pensent que toute erreur, toute action imparfaitement réalisée par un de ses collaborateurs, nécessite de mettre en avant, de donner un écho important à ce qui ne convient pas, à ce qui doit être amélioré... Sans pour autant centrer une partie du débriefing sur les points positifs de l'action du collaborateur. Disons le tout net : cette façon de faire est une erreur « psychologique » courante et source de démotivation des collaborateurs et des équipes !
Heureusement, l'art de faire une critique positive au travail est facilement accessible.
Les approches modernes du management considèrent que ce comportement « naturel » de la part d'environ 50 % des managers selon certaines études est préjudiciable à une bonne motivation au travail, une bonne gestion des équipes et donc in fine sur leurs performances.


Comment critiquer de façon positive et renforcer votre rôle de manager ?


Il existe une façon de critiquer qui invite chacun à s'améliorer, qui n'entame pas l'estime qu'il a de lui-même et n'entame en rien la fonction de management. Et en regardant plus en détail, est-il si difficile de voir aussi les points positifs d'une action d'un collaborateur ?


Nous allons voir les étapes essentielles à l'élaboration d'une critique positive et constructive : Comment faire une critique positive au travail !


1) Soyez bienveillant
La façon dont va être perçue votre critique est déterminée par les raisons qui vous poussent à la faire. Il faut que vous ayez envie d'aider le destinataire de votre feedback à s'améliorer. Ne pensez pas d'abord à « sanctionner » le manquement de votre collaborateur.
Assurez-vous également d'être la bonne personne, d'avoir l'autorité et le statut vous permettant d'effectuer une critique, dans le cas contraire elle ne sera pas entendue ou mal vécue.


2) Tout est dans la présentation, tout est affaire d'emballage


Souvenez-vous lorsque vous receviez vos cadeaux d'anniversaire ou de Noël dans de beaux paquets bien agencés... pensez-vous que vous auriez eu autant de plaisir à les découvrir s'ils avaient été emballés dans des sacs en plastique de supermarchés ? Les études les plus récentes dans le domaine des neurosciences et du marketing montrent que l'emballage à de l'importance.
Un même vin n'aura pas le même gout selon qu'il sera servi dans une bouteille de grand cru classé ou dans une bouteille en plastique, et pourtant c'est le même vin. Il en va de même pour la critique. Prenez le temps de l'enrober, délivrez votre critique avec bienveillance dans des termes choisis pour leur connotation favorable. Il s'agit de faire preuve de finesse, de tact et d'élégance. Une critique c'est comme un médicament, pour avaler la pilule c'est toujours mieux d'avoir un verre d'eau sucrée, pensez-y.

3) Soyez le plus objectif possible. N'utilisez pas le canal émotionnel


Il est préférable de retirer toute émotion du dialogue (en analyse transactionnelle, il s'agirait d'une transaction de l'état du moi Adulte à l'état du moi Adulte).
Essayez d'être le plus neutre possible aussi bien dans vos messages verbaux que non verbaux. Souvenez-vous que la communication courante comporte trois éléments : le sens des mots, l'intonation (tonalité dans laquelle on prononce ces mots et qui va les colorer affectivement), la gestuelle ou communication non verbale (c'est-à-dire l'ensemble des expressions du visage, des gestes, des postures, des déplacements). Le sens des mots compte pour 7 %, l'intonation pour 38 % et la gestuelle pour 55 %. Si vous êtes dans l'émotion, cela transparaitra dans votre langage, dans votre intonation, dans votre attitude et vos gestes.


Pensez donc à vous détendre avant de donner votre critique. Soyez chaleureux, votre comportement et votre attitude ne doivent pas être agressifs, mais bienveillants. Il est important que votre interlocuteur sente votre empathie afin qu'il se sente plus à l'aise et moins menacé ; sinon il se « fermera ».


4) Choisissez le bon moment et le bon endroit


Même avec les meilleures intentions du monde, si vous critiquez un de vos collaborateurs sur la place publique il y a de grandes chances pour qu'il se sente humilié et qu'il nourrisse par la suite du ressentiment à votre égard. Privilégiez un endroit calme avec un minimum d'intimité permettant d'instaurer un climat de confiance.


5) Ne vous en prenez jamais ni à la personnalité ni au physique de votre interlocuteur


Vos critiques doivent porter sur des faits, sur le travail effectué, sur ce qui est de votre ressort. Sa vie privée ne vous concerne pas et il ne s'agit pas de faire son procès.


6) Essayez la méthode Sandwich


Il s'agit là d'enrober votre critique. Débutez la conversation par un compliment, une marque d'attention, puis ensuite amenez gentiment la critique en des termes acceptables et terminez l'échange en changeant de sujet, en parlant de quelque chose de plus positif... Ce n'est pas de la manipulation, mais savoir faire preuve de tact et de bienveillance. Ne vous inquiétez pas votre critique n'en sera pas pour autant oubliée.


7) Soyez honnête et clair


Ne tergiversez pas, évitez la langue de bois, évitez de paraître confus ou flou cela ne peut que perturber votre interlocuteur. Il s'agit de dire la vérité aussi clairement que possible. Puisque maintenant vous avez préparé le terrain, votre interlocuteur est tout disposé à vous entendre.
Soyez précis dans vos remarques. Dire : « Vous avez travaillé dur, mais ce dossier est incomplet, revoyez ça ! » ne va pas beaucoup aider votre collègue. Commencez par reconnaître ses efforts, montrez-lui que vous avez pris en considération le travail qu'il a fourni, détaillez avec lui les points forts de son travail, puis seulement ensuite dites explicitement et avec précision les points d'amélioration que vous envisagez.


8) Sollicitez l'intellect de votre interlocuteur


Ne lui donnez pas votre solution, faites-lui part du problème par le biais d'une critique positive et ensuite demandez-lui de trouver des solutions. Il n'en sera que plus efficace lors de la mise en œuvre des solutions qu'il aura trouvées par lui-même. L'idéal serait qu'à la fin de votre entretien, vos remarques deviennent les siennes, que votre interlocuteur abonde dans votre sens et reconnaisse les axes d'amélioration évoquée ensemble.


9) Servez-vous du passé comme levier dans le présent, mais ne ruminez pas


Il ne sert à rien de ressasser des erreurs déjà commises et auxquels personne ne peut rien changer, cela mine le moral de tout le monde. Il faut certes apprendre de ses erreurs, mais non mouliner dans le vide. Si vous pensez qu'il est nécessaire de faire appel à des erreurs commises, assurez-vous qu'elles soient pertinentes dans le contexte actuel, qu'elles servent au présent. Il ne s'agit pas de faire la liste de ce qui aurait dû être fait, puisque personne ne peut rien y changer. L'exemple des erreurs passées doit juste vous servir de rappel, de clignotant, c'est un panneau : Attention, rappelez-vous ! Mais si vous vous appesantissez dessus l'énergie de l'équipe se dissoudra et la rancune engendrera des conflits.


10) Soyez attentif, n'en dites pas trop à la fois


Adaptez-vous à votre interlocuteur, ne débitez pas tout ce que vous avez à lui dire, faites vos remarques une par une dans l'ordre que vous avez élaboré préalablement. Quand vous sentez que c'est assez, faites une pause ou arrêtez-vous. Il n'est pas bon de trop en dire d'un seul coup. Il faut opérer par petites touches. Il faut s'assurer que l'interlocuteur est disposé et apte à entendre la critique afin de s'améliorer.


11) Insistez sur les progrès


Faites part du chemin parcouru plus que du chemin à parcourir. C'est dans le progrès réalisé que se situe l'énergie nécessaire à la progression. Au contraire, une vision centrée uniquement sur l'objectif final, parfois éloigné, ne peut que décourager.


En conclusion, la critique positive n'est pas une simple technique « que l'on sort » pour résoudre un problème. C'est une méthode qui met en œuvre un ensemble d'attitudes de base qui devrait faire partie de « l'équipement émotionnel » du manager moderne : vouloir aider, vouloir écouter, avoir confiance dans les capacités de l'autre, accepter les différences...
Sans ces attitudes la méthode paraîtra fausse, vide, mécanique et peu sincère et atteindra rarement son but. La critique positive est donc une discipline complexe à pratiquer, mais les efforts que l'on déploie pour parvenir à la maitriser sont récompensés au centuple par l'ampleur des changements obtenus. Cela tant dans le domaine de la communication au sein de l'entreprise que dans celui des performances réalisées par ses employés, sans oublier que pour le manager c'est une magnifique opportunité de développer ses compétences managériales.


http://www.team4development.fr/faire-une-critique-positi

Une majorité de sénateurs ont dit non, jeudi matin, à un texte autorisant l’IVG pendant les quatorze premières semaines de grossesse. Peu avant trois heures du matin en Argentine, les sénateurs ont rejeté, jeudi 9 août, après plus de seize heures de discussions, la légalisation de l’avortement dans le pays du pape François, mettant un terme, du moins temporairement, aux espoirs des organisations féministes.

Trente-huit sénateurs ont dit non au texte prévoyant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant les quatorze premières semaines de grossesse, trente et un ont voté en sa faveur et deux se sont abstenus, selon les résultats officiels.

Le Sénat est plus conservateur que l’Assemblée, qui avait adopté le texte le 14 juin.

Le vote a été accueilli par des feux d’artifice et des cris de joie par les militants anti-IVG rassemblés à Buenos Aires devant le Parlement, où se déroulaient les débats depuis mercredi. A l’autre extrémité de la place du Congrès, les mines étaient dépitées, les larmes coulaient sur les visages des partisans de la légalisation de l’avortement. « Souvenez-vous de ces noms », lançait une jeune femme en regardant sur un téléviseur s’afficher les noms des sénateurs qui ont rejeté le texte, pourtant approuvé par les députés en juin.

Toute la journée de mercredi, les foulards verts, symboles de la lutte pour le droit à l’avortement, ont été agités sur la place du Congrès, avec l’espoir, même infime, que la loi soit adoptée.

Notre journaliste Angeline Montoya était sur place :

Mais le 9 août ne restera pas dans l’histoire du pays sud-américain comme la date de la légalisation de l’avortement.

Lire le récit de la journée :   En Argentine, des millions de militants dans les rues en attente du vote des sénateurs

Après l’annonce du résultat, une poignée de manifestants pro-IVG isolés ont incendié des palettes contre une des deux rangées de grilles séparant les deux camps, et ont lancé des pierres sur les policiers antiémeutes. La police a riposté par des tirs de canon à eau et de grenades lacrymogènes.

« Système de démocratie directe »

Le 14 juin, à la Chambre des députés, le texte avait été adopté de justesse par 129 voix pour et 125 contre. Le Sénat est plus conservateur, car chacune des 24 provinces dispose de trois représentants, quel que soit son poids démographique. La capitale et la province de Buenos Aires, plus favorables à l’IVG, y sont sous-représentées alors qu’elles abritent plus du tiers de la population du pays.

Le « non » l’ayant emporté, il faudra probablement attendre 2020 avant que la question de l’avortement puisse de nouveau être examinée par le Parlement. Le député de la coalition gouvernementale Cambiemos (« Changeons ») Daniel Lipovetzky évoque toutefois la possibilité de convoquer un référendum. « Quand les députés pensent d’une manière et les sénateurs d’une autre. Cela mérite peut-être un système de démocratie directe. C’est possible qu’on le propose. »

Le Monde.fr

jeudi, 09 août 2018 07:57

Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo remise en liberté

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En Côte d’Ivoire, à Abidjan, le procureur a signé l'ordre de mise en liberté de Simone Gbagbo. L'ancienne première dame, amnistiée par le président Ouattara il y a deux jours comme 800 autres personnes, était incarcérée depuis 7 ans. Elle avait été condamnée en 2015 à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'Etat pour son rôle dans la crise postélectorale de 2010- 2011.

Simone Gbagbo est rentrée chez elle, ce mercredi 8 août, en tout début d'après-midi, à sa résidence familiale de Riviera 2 à Cocody. Une arrivée triomphale effectuée à la sortie du 4x4 qui la transportait. Elle est arrivée souriante, entourée d’une nuée de photographes.

Une foule très nombreuse de parents, amis et camarades du FPI était là pour l'accueillir, formant une haie d'honneur. L'ex-Première dame est apparue vêtue d'une robe violette, le bras levé, accompagnée de beau-fils, Michel Gbagbo. « Je l'ai embrassée, j'étais très ému», nous confie Michel Gbagbo.

Il était même difficile de l’apercevoir tellement il y avait de monde autour d’elle. Une espèce d’hystérie heureuse et joyeuse régnait devant son domicile. Simone Gbagbo, qui n'avait pas revu sa villa de Cocody depuis son arrestation en 2011, était vraiment escortée, quasiment soulevée par les hommes des forces de l’ordre qui l’accompagnaient.

Après avoir brièvement salué la foule, elle s'est immédiatement isolée à l'intérieur de sa maison pour une réunion avec sa garde rapprochée. Elle devrait s'exprimer bientôt devant la presse et ses soutiens.

De la «dame de fer» à la «dame de sang»

Dans sa cellule, Simone Gbagbo a passé le plus clair de son temps à lire la Bible et à prier, c'est en tout cas ce que disent ses proches. La future première dame a co-dirigé la jeunesse estudiantine catholique jusqu'en 1970.

Catholique et de gauche, c'est en 1973 qu'elle rencontre son futur époux, professeur d'histoire et militant communiste. Le partage est d'abord politique. En 1982, Simone cofonde avec Laurent et d'autres le futur FPI. Leur mariage n'est officiel que sept années plus tard.

En 1996, après un accident de voiture, le couple adopte la religion évangéliste. A cause de son franc-parler, beaucoup diront qu'elle a un sacré culot. Les observateurs disent aussi que la Côte d'Ivoire n'a pas eu entre 2000 et 2011 un chef d'Etat mais deux : Laurent et Simone. Elle, que la presse appellera la dame de fer.

Elle s’est construite presque dans la même dynamique que le FPI… à la force du poignet … au-delà même de son statut de Première dame, elle était vice-présidente du groupe parlementaire FPI au niveau de l’Assemblée nationale, vice-présidente de son parti… elle a joué presque le premier rôle dans le groupement politique qui a porté son mari au pouvoir. Le 11 avril 2011, le couple est arrêté, Alassane Ouattara sort victorieux d'une guerre meurtrière. Laurent Gbagbo en maillot de corps, son épouse les cheveux hirsutes, le regard hagard. De «dame de fer» au fil des années elle est devenue pour beaucoup la «dame de sang». Simone Gbagbo est notamment soupçonnée d'avoir orchestré la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer.

AFP

En RDC, c'est donc Emmanuel Ramazani Shadari qui représentera la majorité lors de la présidentielle de décembre prochain. Le chef de l'Etat Joseph Kabila en a décidé ainsi. Ce choix, celui de Joseph Kabila de passer la main, pas grand monde y croyait mais il y avait des signes avant-coureurs.

La dernière fois que Joseph Kabila s'est exprimé clairement sur son avenir politique, c'est en 2007, dans les colonnes du magazine Jeune Afrique. Le tout jeune président élu l'avait assuré : «Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. Il faut savoir s’arrêter».

Des confidences distillées

Depuis, le chef de l'Etat congolais a toujours dit qu'il respectait la Constitution qui prévoit la limite du nombre de mandats présidentiels mais il entretenait le flou sur sa propre candidature, surtout avec ses proches collaborateurs. Notamment avec les leaders du parti au pouvoir, le PPRD, qui ont pour certains ces derniers mois appelé à voter pour Joseph Kabila ou même promis que Joseph Kabila resterait président après les élections le 23 décembre prochain.

Pourtant, depuis le début de l'année, Joseph Kabila l'aurait dit à différentes occasions, mais plutôt en dehors de son cercle: au G7 minier, les sociétés qui s'opposaient au code minier, selon certaines confidences, le chef de l'Etat congolais leur aurait assuré qu'il serait un homme d'affaires l'an prochain ; au cardinal Monseigneur Monsengwo qu'il ne serait pas candidat ; le président Kabila l'aurait fait comprendre également à son homologue angolais João Lourenço la semaine dernière ; ou encore tout récemment devant des proches, Joseph Kabila aurait reconnu qu'il s'agissait d'un moment difficile pour lui. Mais il n'était pas allé jusqu'à donner sa décision finale. Il avait quand même fait voter une loi portant sur le statut des anciens chefs d'Etat au cours d'une session parlementaire extraordinaire, qui lui accordera l'amnistie.

Un homme secret et méfiant

Joseph Kabila n'a eu qu'une poignée d'hommes de confiance. Il a toujours été secret, méfiant, les commentateurs les plus gentils diront timide, reclus. Chez lui, ce n'est pas le pouvoir qui isole, c'est sa nature, dit un journaliste congolais. « Sa force c'est de savoir se taire ».

D'aucuns assurent que chaque 16 janvier, depuis dix-sept ans, il revit douloureusement l’assassinat de son père. D'autres n'y croient pas une seule seconde. Tous en tout cas voient en lui un animal politique, froid. Il n'a que 29 ans quand il prend la tête d'un pays de 80 millions d'habitants. Un peu par hasard mais il faut gérer l'héritage...

Homme politique et homme d'affaires, Joseph Kabila pilote la RDC pour un clan, le sien. « Sa seule réussite ironise un opposant c'est d'avoir su faire fructifier son empire ». Le dimanche, c'est repos et réceptions dans son ranch à une centaine de kilomètres de Kinshasa. A la question d'un journaliste : y a t-il une vie après le pouvoir ? Joseph Kabila aurait répondu : « Ne vous inquiétez pas, je ne me suiciderai pas. »

REUTERS

jeudi, 09 août 2018 07:35

RDC: la France salue la décision de Kabila

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La France se félicite de la non-candidature du président congolais. De source diplomatique, on salue une décision assez courageuse du président Kabila de ne pas se représenter. Paris n’a jamais été en première ligne dans ce dossier, la France a préféré agir dans l'ombre et appuyer les acteurs régionaux.

A Paris depuis hier, c’est le soulagement qui prédomine. Témoin le vocabulaire utilisé pour qualifier le choix de Joseph Kabila de ne pas se représenter : « Si elle ne règle pas tout, c’est quand même une décision historique en Afrique centrale », se félicite une source diplomatique de haut rang ; une source qui tient même à saluer « une posture assez courageuse du président Kabila ». « La bonne nouvelle, ajoute-t-elle, c’est que la Constitution n’a pas été triturée ».

Une réaction qui tranche avec l’attitude jusque-là discrète de Paris dans ce dossier, une discrétion qui lui a d’ailleurs valu de nombreuses critiques. La France préférait agir dans l’ombre : quelques semaines après l’élection d’Emmanuel Macron, Franck Paris, le conseiller Afrique du président et Rémy Maréchaux, le directeur Afrique du Quai d’Orsay s’étaient ainsi discrètement rendus à Kinshasa pour rencontrer Joseph Kabila. Les opposants, eux, n’ont cessé de défiler ces derniers mois dans le bureau de Rémy Maréchaux, signe que Paris suivait le dossier de près. « Ce qui s’est passé donne raison à notre approche », juge aujourd’hui ce diplomate, une approche faite de diplomatie discrète et d’engagement avec les acteurs, notamment régionaux. « Ce qui a fonctionné ce sont surtout les messages venant de la région », estime notre source. La France va ainsi continuer d’appuyer les initiatives régionales, car beaucoup de questions restent encore en suspens, comme la validation des candidatures et le respect du calendrier électoral.

De fortes pressions internationales

La communauté internationale n’a cessé ces derniers mois d'enjoindre Joseph Kabila de ne pas se représenter. Et à l’approche de la date limite de dépôt des candidatures, les pressions internationales n’ont cessé de s’accentuer.

Les Etats-Unis ont tout fait pour pousser Joseph Kabila à ne pas se porter candidat. Les Américains, aidés dans ce dossier par la Belgique, les Nations unies et l’Union européenne qui n’ont cessé d’appeler au respect de la Constitution et des accords de la Saint-Sylvestre. Pour tenter de faire entendre raison au président congolais, les Etats-Unis et l’Union européenne ont eu régulièrement recours à l’arme des sanctions à l’encontre des caciques du régime, les Etats-Unis menaçaient même ces derniers jours d’étendre ces sanctions à sa famille. Une diplomatie offensive qui suscitait de plus en plus l’hostilité de Kinshasa.

Témoin le refus du président Kabila de recevoir en juillet dernier Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies et Moussa Faki, le président de la commission de l’Union africaine ainsi que Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU. Une communauté internationale qui avait de plus en plus de mal à se faire entendre ces derniers mois. Voilà pourquoi cette dernière a choisi de jouer une autre carte en début d'année, celle de la pression régionale.

Avec les départs de Jacob Zuma en Afrique du Sud et dEdouardo dos Santos en Angola, Joseph Kabila a perdu deux précieux soutiens régionaux. Leurs successeurs sont donc à leur tour entrés dans la danse pour tenter de faire entendre raison au président congolais. Jeudi dernier, Joseph Kabila s’est d’ailleurs rendu en Angola où les autorités lui ont une nouvelle fois demandé de respecter la Constitution, sous-entendu, de ne pas se représenter. Une stratégie régionale à laquelle avait également pris part l’Union africaine ainsi que la France, une stratégie de l’usure qui a finalement sans doute porté ses fruits.

RDC : le président Joseph Kabila ne briguera pas un nouveau mandat un dauphin a été nommé

08-08-2018 - Par Marie Casadebaig

RFI

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