Le Sénégal et ses chantiers : Immeubles de 7 étages avec des escaliers inappropriés – Les marchands de sommeil à surveiller.

Mon ami est rentré du Sénégal.
Il y était suite à la maladie de sa vieille maman (AVC). Ses amis fidèles avaient vite pris en charge la maman DR Gaye et l'architecte C. DIOP et ont pu la conduire à l'hôpital.
Dieu merci , mais mon ami et frère P. Diedhiou est un jeune homme à l'esprit vif, il ne pense pas qu'à lui, il pense aux autres mamans qui seraient dans cette difficulté.
Je vous demande de me dire la difficulté en dehors de la maladie.

Vous n'y pensez pas vous ne trouvez pas.

C'est l'étage et les escaliers.

Bien souvent et vous le savez, les Sénégalais aiment habiter en haut ( je me rappelle une dame sénégalaise qui habitait au 24 ème étage ce qui pour elle laisse entrevoir une certaine aisance soit disant : mon œil. Ces immeubles sont réglementés IHE- 4 ascenseurs etc).


En plus dans ce Sénégal les bâtiments s'écroulent comme des châteaux de sable à cause des fondations inappropriées.
Chacun s'improvise architecte, géomètre etc. Il faut rappeler à ce pays et ses dirigeants qu'un métier, une profession nécessite un diplôme et une compétence sanctionnée par des études.


Encore dans ce pays chaque fois que quelqu'un gagne au loto il ajoute un étage sans se soucier si la fondation est adaptée ou pas.


On ne sera pas surpris des accidents, des effondrements d'immeubles avec le lot de mort .
On dira ici encore que c'est le destin , la fatalité.


Mon ami Youssou Seck me dit que ce sont des balivernes d'attribuer n'importe qu'elle bêtise à dieu
Ndogal yalla fo ko gisss , guiss ngeu tanki nit Ce n'est pas dieu qui est cause mais l'homme qui est doué de raison et qui s'en moque.
L'autre problème que Papiss rencontré ce sont les escaliers. Ils sont étroits, ne respectent pas les normes.


Les propriétaires et leurs faux architectes installent des escaliers difficiles à monter et descendre surtout quand il y a un malade, une personne âgée impotente et avec du poids. Nos mamans sont souvent costauds et il est difficile de les porter. Pourquoi diable construire des immeubles à 5 ou 6 étages sans ascenseurs.
L'appât du gain doit il nous éloigner de la nécessite de mettre à la disposition des locataires des commodités , ascenseur, escaliers aux normes, fenêtre–aération, canalisation, etc.
Construire nécessite un plan, une étude de viabilité, et le tout sous le contrôle de professionnels du bâtiments et les collectivités doivent avec l'Etat veiller à la bonne utilisation des règles de constructions.


Qui est en cause ?


Vous savez que nous devons dire, raconter tous ces comportements, ces constructions, ces incivilités abusives qui se voient partout et se taire contribue à installer ces faits.
Nos sociétés sont vieillissantes il faut y penser. Il faut faire de la prospective et ne pas dépendre nos vies sur le destin. Nos sapeurs-pompiers et urgentistes n'ont pas les moyens pour arriver en temps et en heure sur les lieux, alors il faut rendre les habitats accessibles, c'est du bon sens.

Chers compatriotes, filmez et mettez en ligne vos images et plus on en parle plus les pouvoirs publics penseront à réglementer les choses et les citoyens pourront vivre en sécurité. Je sais que ce n'est pas gagné les sénégalais sont très incorrects en général et ne savent pas travailler pour l'intérêt général. Nos députés doivent nous aider et porter les choses au plus haut niveau.


J'ai toujours dit que la société civile au Sénégal peut se développer et être suivie par les citoyens parce que les causes à défendre sont nombreuses.
Il suffira d'avoir de bons relais les NTIC sont là pour une large diffusion des actions à mener en vue de changer les pratiques et de sécuriser les espaces publics et autres

Merci à Papiss en espérant que ce message sera bien, partagé pour préserver nos parents et nos familles.

A noter
POINTS DE VIGILANCE


- Un appui à la main (main courante, arceau...) reste souhaitable dès qu'il existe une marche à franchir.
- Logements de maisons individuelles réalisés sur plusieurs niveaux : tous les niveaux doivent être reliés par un escalier adapté.
- Les escaliers des immeubles d'habitation collectifs, desservant des niveaux comportant des logements, des locaux collectifs, caves et celliers ou des places de stationnement adaptées, sont concernés à l'exception des escaliers desservant uniquement des locaux techniques.
- Éveil de la vigilance : il doit être conçu et mis en œuvre de façon homogène pour tous les escaliers du même bâtiment. Son relief éventuel ne devra pas induire de risques de chute.
- L'éclairage : 150 lux au sol en tout point de l'escalier pour les ERP et habitations collectives. éviter aussi le risque d'éblouissement et les zones d'ombre. Les dispositifs d'éclairage temporisé sont possibles en veillant à ce qu'une personne ne se retrouve jamais dans le noir.
- L'arrêté du 25 juin 1980 (sécurité ERP) impose, pour des escaliers intérieurs sans contremarche, un recouvrement de 5 cm entre marches ; règle fortement recommandée également dans l'habitation (extérieur et intérieur).
- Travaux sur bâtiments existants : certaines spécifications, moins contraignantes, peuvent être envisageables.
- Lieux de travail : la réglementation en vigueur s'applique (décret 92-332 du 31 mars 1992 et arrêté du 27 juin 1994).
- Des règles particulières portent sur les escaliers extérieurs

Pas de débord excessif à la contremarche; contrasté et non glissant. Les matériaux polis (sans traitement de surface ni élément antidérapant rapporté) sont donc à éviter (ex : béton, pierre, métal, verre poli).
Pas de débord excessif par rapport à la contremarche
LARGEUR MINIMALE de l'escalier (mesurée entre les mains courantes) entre 1,20 et 1m

 

Dakar/ Sénégal est sale : le cas de la gare routière de Petersen et autres,

Incivilité à tous les niveaux. Pot, sachets, eaux stagnantes, urines, crottes, huiles, ferrailles, mégots de cigarettes, etc, tout y passe .
Citoyens, voyageurs, chauffeurs, passagers.
Ce sont des lieux d'activités commerciales et on achète des mangues dans les sachets et on les jette dans la rue après avoir fini de manger.


On jette le pot de café dans la rue.
On jette son mégot de cigarette dans la rue.
On jette à travers la vitre de la voiture, du train, etc

La seule toilette de de la gare routière Petersen est bouchée et inutilisable comment font les gens ?
Pour les homme ils font pipi debout et partout sur les murs....sur les pas de porte des commerçants la nuit et les odeurs ( on connait ce problème à paris et ailleurs mais la municipalité intervient pour laver et nettoyer et au Sénégal on vit avec et c'est normal..


Qu'en est il des femmes c'est une bonne question, elles se retiennent au risque de tomber malade et de développer des infections urinaires
J'ai vu aussi du côté de la garde routière de Dakar Pompier une dame d'un certain âge qui n'en pouvait plus elle a levé sa jambe comme une « chienne » pour pisser et se soulager et je la comprends même si je n'accepte pas cette indiscipline. Il faut dire que nos états favorisent ces comportements. Quand on veut un espace public propre il faut mettre à dispositions des sanitaires des poubelles, etc.

Ils faut un service de collecte des ordures, l'installation de sanitaires publics. Les dames pipi ça existe et c'est du travail. Les éboueurs, les agents de salubrité, mais toutes ces activités sont génératrice d'emplois.


Que pensez-vous de l'argent qui entre au Sénégal, c'est en général l'argent de nos frères et sœurs qui travaillent dans le ménages. Cet argent est saint et mérité et sans odeur. Il est gagné à la sueur du front de nos concitoyens peu diplômés voire sans. Pourquoi refuse-t-on ces activités au Sénégal ?
Une question de mentalité l'utilisation de l'eau pour laver son zizi et être propre pour le musulman ne simplifie pas les choses. En général les lieu n'ayant pas d'agent de salubrité les lieux restes inondés et sales faute d'entretien.

Les enfants qui vont à l'école ont été interrogés par une TV sur la salubrité et les réponses sont cinglantes ; ça sent mauvais et c'est dangereux pour nous, les voitures nous projettes les sur nos blouses les eaux usées stagnantes et infestées.

Le manque d'hygiène contribue au développement des maladies, il faut prendre soin. Dans nos religions il est bien impératif d'être propre avant de prier pourquoi ne pas appliquer cette règle partout On sait mais tout le monde s'en moque et tous les citoyens doivent se payer ces insalubrités qui ne font pas une bonne réputation de la capitale du Sénégal.


Je me rappelle à Thionk-Essyl, un village de Casamance au bon tracé urbanistique, avec une délimitation par quartiers était un des villages les plus propres du Sénégal. Les instruments de collectes des ordures étaient rustiques, balais, etc .
Il faut quelquefois que la ville prenne exemple sur le mode de gestion des village et peut-être que la salubrité deviendra une vérité au Sénégal.
Ces déchets peuvent bloquer toute visibilité au plan international et notre tourisme peut en pâtir et nos concitoyens aussi. L'hygiène est sécurité.

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A J-5 avant le premier tour de la présidentielle, François Fillon tenait mardi 18 avril au soir son dernier meeting avant le 23 avril. Le candidat Les Républicains (LR) était à Lille devant près de 4 000 personnes et il a commencé à faire le bilan de sa campagne présidentielle.

RFI

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Seydou Diouf, l’ancien député et spécialiste des questions de décentralisation est formel : le régime des fonds politiques n’existe pas dans les collectivités locales. Attestant par ailleurs qu’il n’y a aujourd’hui, au Sénégal, «  aucune commune à statut  spécial au plan juridique », le successeur de feu Me Mbaye Jacques Diop à la tête du Ppc lève un coin du voile sur la fameuse « caisse d’avance » qui vaut au maire de Dakar, Khalifa Sall, des démêlés avec la justice. Une caisse d’avance appelée par ailleurs régie d’avance en droit, qui relève d’un principe dérogatoire du droit commun budgétaire et qui est tout, à l’exception de fonds politiques au sens strict du terme. 

Que dit l’Acte III de la  décentralisation par rapport à l’existence ou non des fonds politiques ?

L’Acte III de la  décentralisation ne  fait que  reproduire la nomenclature  budgétaire partagée par l’ensemble  des collectivités locales. Cela, il  faut le clarifier. Il n’y a aujourd’hui au Sénégal aucune commune à statut  spécial au plan juridique. Cela veut  dire que les mêmes règles budgétaires qui prévalent dans la  commune  de Fongolémi prévalent sur Dakar. Il n’y a pas de statut particulier pour Dakar du point de vue  de sa nomenclature budgétaire, de l’exécution du budget de la collectivité locale qu’est la mairie de Dakar.  La deuxième chose à relever, c’est que ce qui est communément appelé fonds politiques n’existe pas dans les collectivités locales. Le décret portant  régime financier des collectivités locales et même avant le décret, la loi portant Code général des collectivités locales ne prévoit pas un tel mécanisme pour les collectivités locales. Cela pour la bonne et simple raison que ce que l’on appelle fonds politiques concerne beaucoup plus des crédits spéciaux ou des fonds de solidarité africaine et cela  est expressément prévu dans la nomenclature budgétaire de l’Etat.  Lorsqu’on regarde le budget de la présidence  de la République, il est prévu des crédits spéciaux et des fonds de solidarité africaine sous forme de lignes budgétaires très lisibles dans le budget de la Présidence. Ces ressources oscillent entre 06 et 08 milliards. C’est ce qu’on appelle fonds politiques. Cela procède d’une appellation. Mais, il y a une différence, parce que le Président incarne la souveraineté nationale et fort  de cela,  il peut être amené à prendre  des décisions qui requièrent la mobilisation des fonds spéciaux, dans la plus grande discrétion. Pour des raisons de secret de défense, la loi lui confère les moyens financiers de pouvoir agir. La particularité de ces ressources, c’est que ce  sont des ressources qui font l’objet d’une ligne budgétaire avec un montant alloué, mais son utilisation est laissée à la discrétion du président de la République. Et, en général, de tels crédits ne font pas l’objet d’un contrôle, même à postériori.

Cela vaut-il également pour l’Assemblée et la Primature?

Dans la pratique, pour ce qui concerne l’Assemblée comme la Primature, dans le budget de fonctionnement, il y a juste une ligne ou dotation de fonctionnement qui est laissée à la discrétion des autorités qui président aux destinées de ces institutions de la République. Il arrive très souvent qu’un président d’institution soit sollicité pour  des cas de maladies ou autre. Ce sont des choses qui ne peuvent pas être prévues à l’avance et c’est pourquoi dès lors qu’on est dans le cadre du principe d’autonomie financière  de l’institution parlementaire, on lui confère des crédits et, d’ailleurs même, la  réforme budgétaire à venir va davantage globaliser les crédits et on va parler de dotation budgétaire pour l’Assemblée nationale. Dans le cas de l’autonomie, le budget de l’Assemblée est structuré par l’institution avec différentes lignes. Mais, il y a dans le cabinet du président une dotation mensuelle  qui lui permet de subvenir à certaines sollicitations. Cela, c’est réel parce que le mécanisme  de fonctionnement  de l’Assemblée le permet.

Qu’en est-il de la ville  de Dakar ?

Par rapport à Dakar, il n’y a pas de fonds politiques pour la ville comme il n’y en a pas pour Rufisque ou toute autre commune. A la ville  de Dakar, ce dont il s’est agi, c’est  d’une caisse d’avance qui est appelée régie d’avance en droit. La régie d’avance c’est un principe dérogatoire du droit commun budgétaire. Parce que le droit commun budgétaire permet à une collectivité locale de ne payer une dépense qu’après service fait. En somme, lorsqu’une mairie doit faire face à une dépense, y compris pour l’Etat, ou lorsqu’une collectivité publique doit faire face au paiement d’une  dépense, le  receveur ne peut payer la dépense qu’une  fois le service rendu.  Mais pourquoi cette dérogation ? Parce que vous pouvez  être, en tant qu’autorité locale ou publique, être appelé à faire face à une situation d’urgence où le temps ne permet pas de faire toute la procédure budgétaire comptable, avec toutes les étapes, en termes d’engagement, d’ordonnancement, de liquidation pour arriver enfin au paiement. Il faut faire face à l’urgence. On autorise la collectivité locale à disposer  d’une  régie d’avance. Et, celle-ci n’est pas l’apanage des collectivités locales, on la trouve dans les ministères. Le décret portant régime financier de  1966 prévoit en son article 16 la possibilité de créer une régie de recette ou une régie de dépense.

Est-ce à dire que l’utilisation de la caisse d’avance est bien structurée ?

Pour permettre à la collectivité de faire face à des dépenses urgentes mais de faibles montants, on l’autorise à disposer d’une régie d’avance.  Celle-ci lui permet  de procéder  au paiement de la dépense avant que le service ne soit effectué. Mais, à la fin du mois, l’ensemble des pièces justificatives doivent  être rassemblées et remises au  receveur percepteur municipal avant tout renouvellement de crédits d’avance.  Le receveur-percepteur procède au contrôle de la régularité des justificatifs avant  de pouvoir  alimenter à nouveau la  régie  d’avance. Donc, c’est un principe dérogatoire, le service n’est pas encore fait et on a les ressources pour payer. A Dakar en réalité, ce qu’on appelle fonds politiques si cela existait, ce serait prévu sur une ligne dans la nomenclature budgétaire. Mais dès lors que cela n’existe pas, on pense à l’utilisation qui en est faite pour  caractériser  la dépense. Or, l’utilisation est une chose, l’existence légale est autre chose. Il faut d’abord avoir une existence  légale de crédits  spéciaux qu’on peut appeler fonds politiques avant de parler de la  destination de la ressource. Mais ici, ce n’est pas parce que la mairie de Dakar utilisait les ressources de la caisse d’avance pour  procéder à des dépenses de soins pour des personnes ou bien  pour  aider des gens ou organiser des manifestations politiques que c’est forcément des fonds politiques. Les fonds politiques ne sont pas créés ex-nihilo. Ils sont créés clairement dans le cadre d’une nomenclature budgétaire qui procède d’une loi.

Aujourd’hui, n’y a-t-il pas besoin de réformer ou de supprimer ces fonds ou cette caisse d’avance ?

Pas  de la supprimer ! Il ne faut pas, parce qu’il y a un problème  ponctuel sur Dakar, penser à supprimer la régie d’avance. Celle-ci est nécessaire dans le fonctionnement d’une administration locale et d’une administration de l’Etat. Parce qu’à tout moment, une administration doit pouvoir être en mesure de faire face à une  dépense urgente à caractère exceptionnel. Sans ces régies d’avance, toute dépense qui devrait être effectuée par une administration nécessiterait une procédure comptable avec ses quatre phases. Ce n’est pas parce qu’il y a eu des abus qu’il faut supprimer. Les abus, il faut les combattre et ramener tout le monde à l’orthodoxie, c’est-à-dire la capacité à justifier clairement une  dépense sur la  base de  pièces régulières. Le problème de Dakar, ce n’est pas un problème de destination des fonds, c’est un problème de validité des pièces justificatives. C’est uniquement ce problème-là. Personne ne peut cependant reprocher au maire de Dakar d’avoir utilisé les ressources pour pouvoir aider des populations de Dakar en situation de besoin. C’est légitime, il est maire de Dakar, mais encore qu’il faille que, du point de vue de la procédure utilisée et de la base légale de la dépense, qu’on puisse la justifier clairement. Ici, c’est un problème de pièces justificatives plutôt qu’un problème d’opportunité  de la dépense. Parce que le percepteur, lui, dans sa mission ne peut pas faire de contrôle d’opportunité. Il ne peut faire qu’un contrôle  de régularité. C’est  ce que la loi lui assigne comme compétence. L’opportunité ressort de la compétence exclusive du maire…

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Enseignant en droit public à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad, Ndiogou Sarr apporte dans cet entretien ses éclairages sur le débat relatif aux fonds politiques. Et, c’est pour préciser qu’au Sénégal, il y’a pas de loi sur les fonds politiques mais plutôt des fonds spéciaux qui échappent à la procédure de vote et à la procédure d’exécution normale de crédits destinés à certaines institutions comme la présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental et le Haut conseil des collectivités locales. Cependant, l’enseignant en droit public est d’avis qu’au Sénégal, on ne doit plus avoir des fonds appelés politiques laissés à l’entière discrétion du président de la République qui peut les utiliser comme il veut.

Que dit la loi par rapport aux fonds politiques ?

Au Sénégal, il n’y a pas une loi sur les fonds politiques. C’est la loi de finances qui donne les catégories des fonds qui existent. Maintenant, je ne sais pas si la loi des Finances de 2017 n’a pas changé l’appellation. Mais d’habitude, on parlait des fonds spéciaux qui étaient ventilés au niveau des institutions constitutionnelles mais qui échappaient un peu à la procédure normale d’exécution des crédits. Parce qu’en principe, quand un crédit est alloué à un ministère ou à une institution constitutionnelle, il y a une procédure d’exécution de la dépense qui obéit à des étapes mais qui fait aussi intervenir des agents. C’est l’Assemblée qui autorise le gouvernement à exécuter les crédits qui sont reçu autorisations. Le gouvernement, quand il exécute, obéit à une procédure, interpelle des agents et les comptes sont déposés au niveau de la Cour des comptes pour voir si l’autorisation qui avait été donnée a été respectée dans le cadre de l’exécution.  Les crédits sont destinés à des institutions. On parle de la destination des crédits et dans cette destination, les crédits sont spécialisés. Par le passé, c’était dans des chapitres. Maintenant, avec la nouvelle loi, c’est dans des programmes mais ça, c’est un autre débat. Maintenant, ces crédits, quand ils sont spécialisés, aucun destinataire ne peut les utiliser pour faire autre chose que ce à quoi ils sont destinés, c’est ça qui est vérifié. Par contre, si on a des fonds spéciaux qui sont alloués a des institutions constitutionnelles comme la présidence de la République, le Conseil économique, social et environnemental, l’Assemblée nationale ou le Haut conseil des collectivités territoriales, ces fonds-là échappent à la procédure normale. C’est-à-dire que celui qui est destinataire de ces fonds peut les utiliser comme il veut, il est ordonnateur et en même temps il est comptable. Car, l’exécution de ces fonds n’obéit pas à la procédure qui sépare les ordonnateurs des comptables. En plus de cela, ce sont des fonds qu’on peut utiliser dans toutes les dépenses : la nature n’a pas été spécifiée au départ. C’est pourquoi, on dit dans ces fonds spéciaux, que la personne destinataire peut les utiliser comme elle l’entend. C’est une dérogation de la procédure de droit commun, normal. Elle peut l’utiliser pour faire n’importe quelle dépense et c’est pourquoi on dit que les justificatifs ne sont pas exigés. Le président peut utiliser ses fonds spéciaux comme il veut, en donnant à quelqu’un, l’utiliser pour aider quelqu’un et ainsi de suite.

Est-ce c’est comme ça que ces fonds ont toujours fonctionné ?

À l’origine quand on créé ces fonds, c’était pour permettre à l’institution politique qui était le président de la République de pouvoir mener des activités qui, normalement, ne sont pas portées à la connaissance du public. Ce sont des dépenses pour espionnage, des dépenses effectivement politiques où le président recours souvent à des actions politiques qu’il doit mener mais qu’on ne peut pas porter à la connaissance du public. Donc à l’origine, ces fonds étaient destinés à ça. Je donne un exemple : face à un président d’un pays voisin qui refuse de quitter le pouvoir, le chef de l’État peut, de peur que ce président-là ne puisse s’interférer dans les affaires du Sénégal, se servir de ces fonds pour envoyer quelqu’un en mission comme un simple citoyen qui lui fournirait des informations précises sur l’évolution de la situation dans ce pays-là.  Voilà donc à l’origine, la destination et la nature de ces fonds. Maintenant, avec l’époque moderne, ces fonds sont toujours alloués aux institutions de la République. Avant, c’est le président de la République qui en avait l’apanage ainsi que le président de l’Assemblée nationale, parce que l’Assemblée nationale a aussi à une fonction politique de représentation. Maintenant, on a élargi ces fonds à d’autres institutions et aujourd’hui il parait que le Conseil économique, social et environnemental en dispose ainsi que le Haut conseil des collectivités territoriales. Mais, ce sont des fonds que le destinataire peut utiliser en dérogation de la procédure normale d’exécution des crédits et c’est lui seul qui juge de l’emploi et de l’utilisation qu’il en fera. C’est ça le régime juridique, c’est la loi de finance qui dit qu’on a alloué, supposons par exemple, 60 milliards à la présidence, 50 milliards à telle autre institution et c’est fini. Ces fonds ne sont pas contrôlés et l’exécution aussi n’est pas contrôlée. Tout ce qu’on peut voir, c’est qu’on ne peut pas dire à la fin de l’exercice, comme pour les autres crédits, si réellement tant de crédit autorisés ont été utilisés pour le personnel, tant ont été utilisés pour l’achat de matériel ou l’entretien. Ici, on ne justifie pas l’utilisation de ces fonds. Ce sont des fonds qui échappent à la procédure de vote et à la procédure d’exécution normale de crédits.

Pour une meilleure gestion de ces fonds aujourd’hui, que préconisez-vous ?

Je pense qu’il faut faire la part des choses. Il faut d’abord qu’on enlève la connotation politique Car, si ce sont des fonds spéciaux, on peut les contrôler en encadrant leur exécution mais le contrôle doit se faire sous forme de secret d’État. Autrement dit, si le président de la République demande, supposons, quarante milliards, on doit créer une commission de contrôle comme cela se fait en France pour voir comment le président a utilisé ces fonds pour financer par exemple une mission d’espionnage dans un pays voisin, mais cela doit rester en secret. Mais, quand on parle de fonds politiques qui sont des crédits donnés au président et qui peut en faire comme bon lui semble, je crois que cette pratique doit finir dans un pays normal. Pourquoi ? Parce que nous avons des ministères qui sont des réponses politiques aux promesses politiques et aux préoccupations des populations. Il y a des ministères de la solidarité nationale, des ministères de telle ou telle autre chose, ces ministères doivent pouvoir gérer ces fonds et donner effectivement des pièces justificatives sur comment ils les ont gérés parce qu’il ne s’agit pas de fonds secrets mais plutôt des fonds qui ont servi à des populations et dont la gestion peut être connue.  Maintenant, est-ce qu’on doit demander au président de la République d’avoir des fonds qui lui permettent de garder une clientèle politique ? Vraiment, je pense qu’on ne doit le faire parce que si on le fait pour le président de la République, on doit pouvoir le faire aussi pour tous les partis politiques, y compris ceux de l’opposition. Je suis pour qu’on garde les fonds spéciaux mais qu’on enlève la connotation politique. Autrement dit, qu’il n’y ait plus de fonds appelés politiques laissés à l’entière discrétion du président de la République qui peut les utiliser comme il veut.

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« C’est le propre de la censure violente d’accréditer les opinions qu’elle attaque » Voltaire

Si la nature humaine a sa part d’ombre, elle n’autorise pas tous les écarts. En effet, la trajectoire oblique de Maitre Sidiki KABA constitue un cas d’école pour tous les juristes et analystes politiques.

Ex-Président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Maitre Sidiki KABA était connu du grand public comme un homme ayantconsacré l’essentiel de sa carrière à promouvoir les droits humains, les valeurs de justice, d’équité et de liberté. Sa nomination en 2013, comme Ministre de la justice marque un incroyable revirement dans la posture de l’homme. De défenseur des droits de l’homme, Maitre Sidiki KABA est désormais partie prenante de toutes les dérives du régime de Macky Sall. Devenu la caution « juridique » du pouvoir au niveau de l’opinion internationale pour « préserver l’image démocratique » du Sénégal, Maitre Sidiki KABA se terre dans un mutisme assourdissant face à la multiplication des arrestations arbitraires d’opposants politiques et aux violations répétées de la Constitution.

Alors que les libertés individuelles et collectives des sénégalais garanties par la Constitution (droit de manifester, droit d’opposition) sont constamment menacées par le régime en place, et que les tentatives de musellement de la presse sont prégnantes, Maitre Sidiki KABA semble avoir renié ses valeurs d’antan. Sa capacité d’indignation est éteinte. Le Droit n’est plus sa boussole. Ministre de la Justice, il était censé défendre l’indépendance de la Magistrature telle qu’elle a été proclamée par la Constitution sénégalaise. A vrai dire, sa démarche est tout autre : Maitre Sidiki KABA, qui a officialisé son adhésion à l’APR, est non seulement soutien actif du régime ; mais plus grave, il s’est mué en Censeur des « magistrats ». La convocation du Juge Souleymane TELIKO devant le Conseil de discipline le 19 avril 2017 (sur décision expresse du Ministre de la Justice)  pour un banal courrier électronique envoyé à ses collègues magistrats témoigne d’un excès de pouvoir et ne repose sur aucun fondement juridique. Cette mesure inique émanant du Ministre de la Justice est arbitraire, inacceptable, et insoutenable. Nous sommes au Sénégal, en 2017. Nous ne sommes ni en Algérie, ni en Russie, ni au Pérou. Il n’appartient pas au Ministre de la Justice qui lui-même est soumis au Droit (au même titre que tous les citoyens sénégalais) d’imposer une police de la pensée au Sénégal. Les magistrats sénégalais dans l’exercice de leurs fonctions ont parfaitement le droit d’œuvrer pour l’indépendance de la justice. C’est la Constitution, Charte suprême qui leur garantit ce Droit. Plus qu’un Droit, c’est un Devoir : le devoir de tout magistrat d’agir pour l’indépendance de la justice. Dans cette pseudo-affaire, le Juge Souleymane TELIKO a scrupuleusement respecté tous les principes déontologiques liés à sa fonction :

  1. Le juge a donné son avis personnel motivé sur l’utilisation systématique, abusive et injustifiée de la procédure de consultation à domicile, et demandé de manière tout à fait démocratique à l’instance à laquelle il appartient (l’UMS) d’instaurer le débat,
  2. Cet avis était destiné exclusivement à usage interne, puisque le courrier électronique a été envoyé à ses collègues magistrats,
  3. Le sujet évoqué porte sur le fonctionnement de la Justice au Sénégal, et relève de la compétence du juge Souleymane TELIKO (c’est de son métier dont il s’agit),
  4. La démarche du juge est saine, normale et vise à renforcer l’indépendance de la Justice.

Au vu de tout ce qui précède, il apparait que la convocation du Juge TELIKO, dont le ressort est lié vraisemblablement à un règlement de compte (le juge TELIKO a toujours défendu l’indépendance de la justice) est totalement infondée. Aucune faute de quelque nature que ce soit n’a été commise par le Juge qui mérite une quelconque sanction. En vérité, la tenue d’un Conseil de discipline pour un e-mail envoyé par un Juge relève d’une gigantesque farce ! Les multiples dérives du régime de Macky Sall qui n’épargnent désormais plus le pouvoir judiciaire risquent d’ébranler les fondements démocratiques du Sénégal et de fragiliser tous les contrepouvoirs. La convocation du Juge TELIKO est la cote d’alerte.

Au demeurant, l’expérience professionnelle de Maitre Sidiki KABA et son parcours personnel l’obligent à un devoir d’alerte. Son rôle est de conseiller utilement  Macky Sall pour lui éviter certaines déviances liées un exercice solitaire et brutal du pouvoir. Avant qu’il ne soit trop tard.

Ichrono.info (Seybani SOUGOU )

mardi, 18 avril 2017 11:54

Présidentielle en France: la dernière ligne droite

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Alors que les différentes enquêtes d'opinion montrent un resserrement des positions en tête, doublé d'une grande indécision de l'électorat, la gestion du sprint final sera cruciale jusqu'à vendredi minuit, fin officielle de la campagne. En stagnation dans les sondages, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, talonnés par le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et celui de droite François Fillon, veulent recréer une dynamique. Trois étaient à Paris, le quatrième était dans le sud-est. Récits des quatre rassemblements par nos envoyés spéciaux.

François Fillon était Nice, lundi soir. Le candidat multiplie les signaux à l’adresse des différentes familles de la droite. Après les catholiques ce week-end, il a mis en scène  le rassemblement avec le sarkozyste Christian Estrosi. Une réconciliation difficile.

Emmanuel Macron a réuni son dernier grand meeting national dans la salle de Bercy à Paris. Devant près de 20 000 personnes, selon les organisateurs, il appelé à la mobilisation et a encore une fois essayé de se démarquer de ses adversaires en expliquant sa vision de la France.

Marine Le Pen était elle aussi à Paris lundi soir. Sa réunion publique s'est déroulée sous très haute protection policière, et a été interrompue à deux reprises par l'irruption de militantes Femen. A six jours du scrutin, la candidate d'extrême droite a tenté de mobiliser son électorat en prononçant un discours très musclé sur l'immigration, proposant notamment la mise en place d'un moratoire sur toute l'immigration légale.

ean-Luc Mélenchon a poursuivi sa campagne... à bord d'une péniche ! Parti de Bobigny en Seine-Saint-Denis, le bateau a navigué jusqu'à la Bastille à Paris, s'arrêtant à plusieurs reprises pour que le candidat de la France Insoumise s'adresse aux personnes rassemblées. La stratégie du député européen : innover pour mieux porter son message.

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L’incendie qui s’est déclaré au Daaka de Médina Gounass et qui a occasionné la mort de plusieurs pèlerins, est dû à des manquements dans l’organisation. Les pèlerins, le comité d’organisation sont responsables. Mais, les principaux manquements sont à imputer à l’Etat à qui revient le devoir d’assurer la sécurité des pèlerins. L’avis est de l’ancien directeur de l’école des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’historien Mbaye Thiam. Avant-hier, dimanche 16 avril, il était l’invité du grand jury de la radio Futurs Médias.

«L’Etat doit garantir la sécurité à travers une forme d’organisation qui jette à la poubelle tout ce qui est amateurisme et qui s’articulerait autour de démarches méthodiques». Cet avis est de l’ancien directeur de l’école des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), l’historien Mbaye Thiam. Il était l’invité du grand jury de la radio Futurs Médias (Rfm) avant-hier, dimanche 16 avril, émission qui lui a servi de cadre pour donner son avis sur la récente actualité nationale dont la plus marquante est l’incendie du Daaka de Médina Gounass, à l’origine de la mort de 29 pèlerins. 

Ce drame ne traduit qu’un ensemble de failles dont le plus grand responsable est l’Etat, a persisté l’historien dans son argumentaire. «Les gens qui étaient au Daaka, au-delà d’être des talibés, étaient des citoyens. Or, la sécurité des citoyens est du ressort de l’Etat. Ce sont les citoyens qui ont élu le chef de l’Etat et ont donné les moyens aux personnes qui ont la responsabilité de veiller sur leur sécurité», a-t-il dit avant d’ajouter : «Cet Etat doit donc se donner les moyens de faire en sorte qu’à défaut de garantir une sécurité totale et entière à l’ensemble des citoyens, qu’il fasse que le maximum de sécurité soit garantie en permanence. C’est à lui qu’il appartient de prendre les dispositions nécessaires pour faire en sorte que les croyants, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent, puissent se déplacer et répondre à l’appel de leurs autorités religieuses dans le maximum de sécurité possible».

Par ailleurs, Mbaye Thiam estime que l’Etat devra «éviter le corporatisme afin qu’il puisse assurer une forme d’autorité qui garantisse la paix sans courir le risque que l’informel, l’amateurisme, l’indiscipline soient des insuffisances qui ont tendance à devenir une culture sénégalaise». Mieux, renchérit-il, «des mesures devraient être prises et appliquées afin que les pèlerins se soumettent à l’autorité. On ne peut pas derrière la foi laisser les gens faire n’importe quoi. Il y’a eu un manque de réaction rapide. Il fallait faire en sorte que l’accompagnement de l’Etat, la responsabilisation des organisateurs et des participants soit faite de telle sorte qu’au minimum on minimise le risque », a-t-il dit.

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Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, et Abdoulaye Thimbo, édile de Pikine, pressentis comme  têtes de liste de la coalition présidentielle dans les départements de Pikine et Guédiawaye, ont finalement renoncé à leur investiture. Les deux maires, principaux responsables du parti au pouvoir (Apr) dans ces deux départements-clés pour la conquête de l’électorat de Dakar, ont annoncé leur décision samedi dernier, par le biais d’une déclaration conjointe. Seulement, leur camp (Apr et Bby) fait dans la résistance et est disposé à refuser cette «démission».

Apparemment, la campagne de déstabilisation grandeur nature menée contre les investitures d’Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, les maires de Guédiawaye et de Pikine, comme têtes de listes de la coalition présidentielle dans les deux départements ci-nommés de Dakar, a fini par avoir raison de la détermination des deux responsables politiques de l’Apr (parti au pouvoir).

Pressentis par leurs bases respectives pour être investis come têtes de pont aux législatives de juillet prochain, ces deux leaders, apparentés au chef de l’Etat Macky Sall, ont préféré jeter l’éponge, ont-ils dit, « Pour l’intérêt de l’Apr, du président de la République et du Sénégal ».

Dans une déclaration rendue publique samedi dernier, Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, respectivement maire de la ville de Guédiéwaye et de celle de Pikine, par ailleurs coordonnateurs de la coalition Bby et de l’Apr dans ces deux bastions électoraux ont dit leur décision de renoncer aux postes de patron départemental de la coalition présidentielle aux législatives. Avec force-argumentaire comme l’atteste leur déclaration. «  Depuis quelques jours, comme à l’accoutumée, l’opposition, dans sa volonté de nuire au Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky Sall, a repris du service. Les attaques sans fondement, reprennent de plus belle. Ces attaques calomnieuses ont pour cibles la famille présidentielle en général, et Aliou Sall, le maire de Guédiawaye, en particulier.  Cette fois-ci, le mensonge  gros et grossier consiste à faire croire qu’il y a un projet de dévolution familiale monarchique, avec comme premier acte, faire de Aliou Sall, le président de l’Assemblée nationale.  Leur idée est claire et consiste à faire de l’amalgame, assimilant le Président Macky Sall à ces autres népotistes qui ont essayé de se faire hériter par les membres de leur famille… Notre légitimité est claire, puisque nous sommes investis par toutes les instances du parti (Apr) et de la coalition Bby: Nonobstant cela, nous avons décidé de renoncer à notre investiture en tant que tête de liste de Bby des départements de Pikine et de Guédiawaye aux Législatives du 30 juillet 2017 ».

Pour Aliou Sall et Abdoulaye Thimbo, la décision obéit à leur volonté de « de ne pas être la porte d’entrée de ceux qui veulent s’en prendre au président de la République ». Qui plus est, ont-ils certifié, «  Pour l’intérêt de l’Apr, du président de la République et du Sénégal, nous avons décidé de mettre à l’aise… Macky Sall, en favorisant la candidature d’autres responsables du parti (Apr) et/ou de la Coalition Bby ».

BBY ET APR DE GUEDIAWAYE DISENT NON

Cette décision d’Aliou Sall n’agrée toutefois pas la coalition Bennoo Bokk Yaakaar de Guédiawaye. Dans la foulée de la sortie du maire, la mouvance présidentielle locale a tenu une assemblée générale en présence du principal concerné  pour le maintenir comme tête de liste de Bby dans la commune de Guédiawaye.  Les responsables de l’Apr et de Bennoo de Guédiawaye ont ainsi demandé solennellement à Aliou Sall de rester leur tête de liste. A défaut, ils pourraient sanctionner le parti. D’ailleurs, pour eux, la décision de maintenir Aliou Sall tête de liste résulte d’un choix de toutes les instances de l’Apr de Guédiawaye et de tous les partis et mouvements de Bennoo Bokk Yaakaar de Guédiawaye. Au nombre de 29 partis et 09 mouvements, ces membres de la coalition présidentielle ont renouvelé à l’unanimité leur décision de voir Aliou Sall tête de liste, lors des élections législatives de juillet.

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Le ministre français de l'Economie Michel Sapin a refusé vendredi d'évoquer le débat sur le Franc CFA en Afrique, se retranchant derrière la souveraineté des Africains sur le sujet lors d'une réunion des ministres des finances de la zone franc à Abidjan.

« Ce n’est pas un sujet que j’aborde car c’est un sujet qui appartient aux Africains. Le Franc malgré son nom est la monnaie de Africains, ce n’est plus la monnaie de la France, il a disparu en Europe. Sur toutes ces questions-là, c’est aux Africains de se prononcer et ce n’est pas à nous de le faire à leur place », a affirmé le ministre le 14 avril.

« Il y a un rôle institutionnel bien connu: nous sommes un élément de garantie de la monnaie mais pour le reste le rôle est avant tout d’écouter, de faciliter et d’appuyer lorsqu’il le faut », a-t-il précisé

« La France est là en amie pour soutenir, aider des pays qui sont puissants, ont beaucoup d’avenir, mais qui doivent faire face à un certain nombre de difficultés », a-t-il ajouté alors que de nombreux pays de la zone CFA ont actuellement des problèmes budgétaires touchés par un ralentissement de l’activité et une baisse de certaines matières premières.

Un lien fort avec l’euro qui divise

Le « CFA », utilisé par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), est lié à l’euro par un système de parité fixe. Pour garantir cette parité, les États africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

La zone Franc comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores.

Ce lien fort avec l’euro est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité. Mais certains économistes, responsables africains et aussi militants accusent le CFA de freiner le développement de l’Afrique et considèrent que ce lien avec l’ancienne puissance coloniale est une perte de souveraineté, les pays étant tributaires de la zone euro.

Paris s’est dit ouvert, à la mi-mars dernier, « à toutes les propositions » que les 15 pays de la zone franc pourraient formuler lors de la réunion d’Abidjan où il sera aussi question des programmes du FMI et l’accès des pays à des emprunts.

Jeune Afrique

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