mercredi, 04 octobre 2017 17:39

Gouvernance politique : Le Wakh Wakhet en marche !

Poster par

Élu quatrième président de la République du Sénégal, à l’issue de la deuxième alternance politique à la tête du pouvoir exécutif intervenu au soir du 25 mars, date du second tour de la présidentielle de 2012, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, avait inscrit son action sous le signe de ruptures totales dans la gouvernance du pays. Ainsi, au plan politique il s’était engagé, une fois au pouvoir à entreprendre un certain nombre de réformes pour rendre plus efficace la démocratie sénégalaise présentée, selon lui, comme un modèle du fait de l’absence de coup d’Etat militaire et de la tenue d’élections régulières impliquant les divers acteurs politiques.

Dans son programme de campagne électoral, intitulé le «Chemin du véritable développement», «Yoonu yokkute» en langue Wolof consolidé pour donner naissance en 2013 au Plan Sénégal émergent (Pse), nouveau cadre de référence des politiques de la gouvernance au Sénégal, visant à mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Le candidat Macky Sall s’est notamment engagé, entre autres, à réduire la taille du gouvernement, d’apporter des changements dans la nomination des membres du conseil constitutionnel de lutter contre la corruption à travers la promotion d’une politique de reddition des comptes. La réforme politique la plus attractive est certainement celle relative à la réduction de la durée de son mandat présidentielle de 7 à 5 ans. Aujourd’hui, cinq ans après la tenue de ces engagements, un état des lieux sur ces rendez-vous annoncés montre que le Président Sall, s’il n’est pas passé complétement à côté de ses promesses vis-à-vis du peuple sénégalais, tarde à les mettre en pratique.

LA NON-REDUCTION DU MANDAT PRESIDENTIEL EN COURS DE 7 A 5 ANS

La baisse de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans et l’applicabilité de cette réduction au mandat en cours était également l’un des engagements phares de l’actuel chef de l’État. Candidat, Macky Sall avait partout exprimé cet engagement. Devenu président de la République du Sénégal au soir du 25 mars 2012, il a continué à clamer cette volonté de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq ans, comme cela avait été arrêté dans la Constitution de 2001 avant que son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, pourtant auteur de cette Constitution de 2001, ne décide de revenir sur cette durée. «Déjà, comme vous le savez, j’ai décidé de ramener à 5 ans le mandat de 7 ans pour lequel je suis élu sous l’emprise de l’actuelle Constitution. Je tiens également à ce que les dispositions constitutionnelles limitant l’élection du président de la République à un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, soient verrouillées, sans possibilité de modifications» : telle était la formule que l’actuel homme fort de l’Exécutif avait l’habitude de répéter urbi et orbi, durant les trois premières années de son mandat. Cependant, après trois années d’intense communication devant plusieurs institutions internationales telles la Banque mondiale ou encore devant des chefs d’État étrangers comme Barak Obama, président des États-Unis, en visite au Sénégal, Macky Sall a finalement décidé de mettre de côté sa parole donnée pour se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel qu’il avait consulté sur cette question. Cela, même si 45 enseignants du droit diront par la suite qu’il pouvait aller outre cet avis des «Cinq sages» qui le défendaient d’appliquer cette réduction de la durée du mandat présidentiel au mandat en cours.

LA RÉDUCTION DE LA TAILLE DU GOUVERNEMENT

Comme la réduction de la durée du mandat présidentiel, la réduction de l’attelage gouvernemental faisait également partie des engagements phares de l’actuel locataire du Palais de la République. Dans son programme «Yoonu Yokute», le chef de l’État avait promis, une fois porté au pouvoir de gouverner avec une équipe gouvernementale de rassemblement national de 25 ministres au maximum. Ainsi, élu au soir du 25 mars, Macky Sall a joint l’acte à la parole en procédant à la nomination dans le premier Gouvernement du Premier ministre, Abdoul Mbaye, de 25 ministres dont la plupart étaient des technocrates. Cependant, cet engagement n’a pas pu tenir à la dure réalité de la politique du pouvoir puisque six mois après la formation de ce premier cabinet ministériel, le chef de l’Etat lors de son premier remaniement gouvernemental, le 29 octobre 2012, a fait passer le nombre des ministres à 30, puis à 32 ministres en septembre 2013 sous le Gouvernement du Premier ministre Aminata Touré. Mais, avec l’arrivée du Premier Mahammad Boun Abdallah Dionne, la taille gouvernementale connaîtra une importante hausse avec environ 34 membres, 5 secrétaires d’Etat et un nombre indéterminé de ministres conseillers et de ministres d’Etat auprès du Président de la République. Aujourd’hui, sous le Gouvernement de Dionne 2, certains parlent même de plus 80 ministres dont 39 ministres avec portefeuilles, des ministres d’État et des ministres conseillers.

LA RÉFORME À REBROUSSE-POIL DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 Dans son programme de campagne électorale, «Yoonu Yokkute» (le chemin du véritable développement), l’actuel chef de l’État s’était engagé à apporter des changements dans la nomination des «Cinq Sages» et à réformer le Conseil constitutionnel en faisant passer le nombre de juges de 5 à 7 dont 3 seront nommés par le président de la République parmi lesquels le Président du Conseil. Pour les quatre autres Sages, l’actuel chef de l’État avait ainsi réparti leur nomination : un par la majorité parlementaire, un par l’opposition parlementaire et deux par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais, au final, même si l’effectif de cette juridiction est effectivement passé à la suite de réformes constitutionnelles adoptées lors du référendum du 20 mars 2016 de 5 à 7 membres, le président de la République a préféré maintenir son contrôle sur les personnalités devant siéger au niveau de cette institution chargée de trancher les conflits électoraux. Ainsi, la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 adoptée à la suite de ce référendum dit clairement que le président de la République nomme les membres du Conseil dont deux sur une liste de quatre personnalités proposées par le Président de l’Assemblée nationale.

Une disposition totalement contraire au texte qui est proposé et validé par le peuple lors du référendum du 20 mars 2016. En effet, dans ce texte, il est dit dans les points 11 et 12 que «L’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 et que la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel». «Les cinq magistrats qui composaient le conseil constitutionnel sont toujours désignés par le président de la République dont un président, un vice-président et trois juges mais les deux qui s’ajouteront vont être désignés par le président de l’Assemblée nationale. C’est une suite logique par rapport à l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en conférant à son chef - qui est la deuxième personnalité de l’Etat - le pouvoir de désigner 2 des désormais 7 membres du conseil constitutionnel», détaille notamment le 12e point du texte sur les 15 mesures soumis au référendum.

Sudonline

 

Le festin des pilleurs de la République : l'exemple de la Caisse des dépôts et consignations par Seybani SOUGOU cadre Franco-Sénégalais


Nos compatriotes sont pointus dans leurs domaines, il est temps de les écouter, de les solliciter pour le bien de notre pays. Nos pays africains ont peur des concitoyens de la diaspora et ce n'est pas juste. Il n'y a pas de concurrence entre locaux et diaspora, il y a complémentarité et mutualisation des compétences. Pape CISSOKO
Le rapport public de la Cour des comptes au titre de l'année 2014 est accablant pour la Caisse des dépôts et consignations. Le chapitre IV consacré à la Caisse des dépôts et consignations, portant sur les exercices 2008 à 2013 révèle un système mafieux de pillage des deniers publics, un laxisme déconcertant, des pratiques aux antipodes d'une gouvernance sobre et vertueuse, et un établissement public à la dérive qui a complètement failli à sa mission d'agir au service de l'intérêt général.


De fait, les conclusions de la Cour des comptes pointent la gestion erratique de la CDC, et assimilent le fonctionnement de cette institution à celui d'un Casino :
• Recours à une joint-venture en 2011, une démarche contraire à la vocation de la CDC,


• Prises de participation sans aucune certitude de rentabilité, et dont l'unique objet est de renflouer de manière détournée des sociétés « ciblées »,
• Immixtion de la CDC dans des programmes immobiliers au montage douteux, et opérations de rachats de créances frappées d'illégalité manifeste, en violation de la règlementation fiscale,
• Attribution illégale de plusieurs marchés publics en 2010 (dont les montants sont faramineux) au Cabinet A2M exerçant à la fois la double mission de conseil et de titulaire de marchés de la CDC ; une collusion avérée, totalement proscrite par le code des marchés publics,
• Absence d'une structure autonome interne de contrôle de l'action de la CDC,
• Explosion de la masse salariale qui est passée de 534 936 911 F CFA en 2008 à 712 494 307 F CFA en 2013,
• Abus de la pratique de sursalaire, lié au pouvoir discrétionnaire accordé au Directeur Général qui use et abuse de ce procédé, sans aucun contrôle, compromettant gravement l'équilibre financier de la CDC,

• Augmentation vertigineuse et disproportionnée de 160 % des primes entre 2012 et 2013, et octroi sans aucune base d'une prime de performance et de motivation, chaque trimestre, (équivalent à un 13ème mois par trimestre), cumulée avec un 13ème mois,
• Dépenses irrégulières, abus des frais de missions, et subventions injustifiées portant sur des dizaines de millions de F CFA, allouées sans aucune contrepartie (ex missions d'intérêt général),


A vrai dire, la liste des manquements est impressionnante et dénote d'une gestion nébuleuse de la CDC sous les magistères d'Abdoulaye Wade et de Macky Sall. Le rapport 2014 de la Cour des comptes est sans équivoque : « la détérioration des principaux indicateurs de la santé financière de la CDC est consécutive à l'augmentation insoutenable des charges ordinaires (+271%) ». Ledit rapport conclut que « la situation de la CDC marquée par une stabilité relative avec un fonds de roulement qui couvre les besoins de financement, connaît un équilibre financier précaire, avec une baisse constante à partir de 2011 ».


Ainsi donc, et contrairement au discours officiel « rassurant » des tenants du pouvoir, dont les chiffres sont à prendre avec pincettes, on constate que la situation financière de la CDC s'est fortement dégradée sous le magistère de Macky Sall. A ce jour, le rapport 2014 de la Cour des comptes est le seul document officiel de référence qui fait foi pour apprécier la situation réelle de la CDC. D'une part parce que ce rapport émane d'un organe de contrôle indépendant et compétent en la matière ; et d'autre part parce que les magistrats de la Cour des comptes sont chevronnés et habilités à mener toutes les investigations nécessaires, avant de formuler leurs recommandations étayées par des arguments administratifs, techniques et juridiques incontestables, car empreints du sceau de l'impartialité.


Pour mesurer la gabegie à la CDC, il convient de se référer au « Plan de passation des marchés N° P_CDC_2016 ».

Sur 39 consultations prévues au Plan 2016, 36 concernent des procédures DRP (Demandes de renseignements de prix) ; les appels d'offres ne représentant qu'une part marginale (3 procédures). Plus grave, l'analyse approfondie des marchés de la CDC traduit des incongruités, une inconscience quant à la vocation de l'institution, et un incroyable laxisme dans l'usage des deniers publics. De nombreux marchés passés font l'objet d'un saucissonnage et sont en réalité, des doublons, en violation totale des dispositions du code des marchés publics (art 53.2). A titre d'exemple, les 2 marchés intitulés C_DESF_ 039 B « Etudes sur la doctrine d'investissement » et C_DESF_031 «Etudes et conseils sur les projets d'investissement » portent sur le même objet (services homogènes).


Dans le même registre, certains marchés ont été volontairement légèrement maintenus sous la barre des 50 000 000 F CFA (49 500 000 F CFA) pour contourner la procédure d'appel d'offre ouvert. Plus surprenant, dans la liste des marchés de la CDC en 2016, la part belle revient aux achats de prestige au profit de l'institution. Des achats extravagants qui frisent l'insolence : aménagement décoratif du siège de la CDC (24 millions de F CFA), acquisition de pots de fleurs et de vases (12 millions de F CFA), de totems et enseignes (10 millions de F CFA), acquisition de signalétiques pour le siège de la CDC (8 millions de F CFA), acquisition d'équipements pour le restaurant de la CDC (40 millions de F CFA). Alors que de nombreux sénégalais peinent à assurer les 3 repas quotidiens, la CDC s'adonne à une bamboula festive, avec un train de vie démesuré, en complet décalage avec la sobriété qui sied à une telle institution (il faut savoir également que l'assurance du parc automobile du siège de la CDC et l'assurance maladie au profit du personnel auront couté au contribuable, la bagatelle de 70 millions de F CFA).


La nomination d'Aliou Sall comme Directeur Général de la CDC, par son frère, Macky Sall, Président de la République, n'augure rien de bon en termes de gestion. En effet, outre le fait que cette nomination constitue un acte de népotisme et traduit un mélange des genres au sommet de l'Etat ; elle aura surtout fini de confondre la CDC en une « entreprise familiale au service de la dynastie Faye-Sall ». En réalité, la nomination d'Aliou Sall, à la tête de la CDC, loin d'être fortuite est le fruit d'une stratégie parfaitement planifiée par son frère Macky Sall, suivant un calendrier qui s'est déroulé en 4 phases :


Acte 1 : Le Président Macky Sall réunit le Conseil des Ministres, le 06 juin 2017, au Palais de la République, avec entres autres, comme point abordé, le Projet de loi modifiant la loi n° 2006-03 du 04 janvier 2006 portant création d'un établissement public à statut spécial dénommé « CDC »,
Acte 2 : Les députés réunis en séance plénière le 30 juin 2017 votent le Projet de loi n°17/2017 fixant les nouvelles règles d'organisation et de fonctionnement de la ''Caisse des dépôts et consignations'',


Acte 3 : La loi n°2017-32, adoptée le 30 juin 2017 est promulguée le 15 juillet 2017.
Après avoir été l'inspirateur direct du projet de loi, et s'être assuré que la situation est balisée pour Aliou Sall, en s'entourant de garanties juridiques (la CDC bénéficie d'une immunité d'exécution), le Président Macky Sall a finalisé le processus (Acte 4) par la nomination de son frère le 11 septembre 2017. Concernant la nomination d'Aliou Sall, un fait signalé par Birahim Seck du Forum Civil attire l'attention : la loi N° 2006-03 portant création de la CDC (sous-section 1) est libellée comme suit « La CDC est dirigée par un Directeur général nommé par décret pour un mandat de 6 ans. Il peut être mis fin à ses fonctions après avis de la commission de surveillance ou sur demande motivée de cette commission ». M. Thierno Seydou Niane étant nommé à la tête de la CDC en 2012, son mandat expire en 2018. On peut s'interroger sur les motivations de l'exécutif à démettre M.Niane (financement de la présidentielle 2019 ?). Il serait utile de publier l'avis de la Commission de surveillance (sans cet avis, la nomination d'Aliou Sall serait illégale).


Au vu de tout ce qui précède, on peut affirmer que la CDC n'est pas un modèle de transparence. L'existence d'un manuel de passation des marchés et la nomination d'Aliou Sall ne changeront pas grand-chose au fonctionnement d'une institution budgétivore, dont l'équilibre financier est tangent.


Seybani SOUGOU – E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   depuis Paris 

 

QUE DU BONHEUR, par Pap NDOY de St louis du Sénégal, Penseur libre et indépendant


Oh bonheur! quand tu nous éblouis de tes rayons écarlates de douceur!


Oh splendeur diffuse qui embaume tout notre corps d'un parfum de sérénité et de bien être!


Nous vivrions alors dans un monde où il n'y aurait ni offenses, ni pardon, où l'homme ne s'activerait que dans la quête d'un plaisir réciproque et partagé.
Le bonheur de l'autre y serait donc ressenti comme cette sensation de bonne humeur qui nous enivre l'esprit, envahit notre Être, et nous empoigne, sans que l'on ne sache en délimiter l'étendue sur notre corps.


Comme un fourmillement dans notre frêle carcasse, le sentiment de bonheur nous donne l'impression de ne plus tenir sur nos pieds, tellement nous semblons baignés dans un océan de réjouissances confuses.


Et nous voudrions planer dans les cieux comme ces oiseaux voltigeurs pour exprimer au monde entier, notre déchaînement.
Nous voulions ainsi, tout simplement exercer notre liberté, confisquée, de vivre Heureux, sans plus jamais retomber dans les affres du désarroi.
Hé oui l'enfermement de nos âmes dans des corps contrôlés par un système social corrompu par le mal Être, nous prive du droit de nous libérer du surplus d'énergie qui nous suffoque, nous plombe.


C'est ainsi que ce Bonheur arrive, nous envoûte, et nous transforme en un bonhomme dépourvu de Colère et de Tristesse.
Il se dresse alors en rempart, contre toute agression psychosociale qui nous ronge de l'intérieur, pour nous donner l'apparence d'un simple anonyme vivant parmi tant d'autres.


Hé oui, le Mal Heureux, ou du moins, le mal Être, détruit psychologiquement l'individu comme le cancer tue un corps bien portant.
Et la forme la plus avancée de ce cancer se présente comme une maladie psychosomatique que seule la bonne Humeur peut guérir.
Défrichons alors l'espace sociétale, enlevons en toutes espèces nuisibles, pour n'y cultiver que de la belle Humeur avec de bonnes graines de bonté et de beauté.


Le premièr espace de culture sera bien sûr nos cœurs à attendrir, d'abord.


Toutefois, le bonheur qui est donc bien réel, nous laisse croire que son emplacement prend racine à partir de l'organe cœur.
Nous savons aussi que, la fonction essentielle de cet organe, c'est la régulation du sang dans notre corps.
Il a donc, nécessairement besoin d'être inervé, pour que nous soyons capacités de sentiments à cet endroit.
D'où le rôle prépondérant de notre cerveau sur la motricité de notre Être physique dans le quel flotte cet autre Être psychique appelé Âme, le tout exprimé par un État d'esprit ponctuel.


Quelle fantastique création divine que d'avoir pu réussir cette œuvre magnifique, qu'est la Créature Humaine.
Quand le cœur arrête de battre, c'est la mort immédiate, alors que l'on peut continuer à vivre avec l'arrêt des fonctions cérébrales.
C'est pourquoi nous disons que l'âme, l'être psychique ne meurt jamais, Elle reste là, ambiante en compagnie de son Créateur, Allah!


Dieu est bien Toute PUISSANCE!


Si d'une simple goutte de sperme combiné à un ovule, IL a su créer l'humanité dans un univers tournant; fabriquer à l'origine, un individu par espèces vivantes reproductibles ne pouvait pas l'inquiéter.
La perception complexe que nous avons sur notre propre personnalité, nous empêche de bien circonscrire ce sentiment d'épanouissement qui nous allège la tête pour nous gonfler le cœur de joie.


De ce cœur, il ôte momentanément la tristesse et l'amertume qui ne peuvent cohabiter avec la bonne humeur.
Et subitement, voilà que nous tombons dans une béatitude indescriptible ressentie au plus profond de notre âme.
Un ressenti qui nous plonge dans un état psychique où l'on est presque incapable de retenir ce brusque trop plein d'énergie qui nous étreint le cœur dans lequel une vive émotion festive s'installe.


Un contentement cérébral à la limite de l'extase sensuelle qui nous expose à la beauté sublime de notre environnement.
Dès lors le maléfique aura cédé place à la bonté divine, et nous nous retrouvons tout recouvert de grâce innommable, tel l'émerveillement d'un Ressuscité.
Et voilà que nous nous voyons ouvrir par le Tout Puissant un Paradis terrestre à l'image du Vrai.


Dieu est réjouissances et beautés!


Hé oui, toute la beauté de l'au delà, qui nous est promise contre l'accomplissement de bonnes actions, nous est dévoilée par ALLAH, dans notre vie quotidienne.
Une des manifestations, en est cette bonne humeur qui envahit notre âme en nous transportant dans le royaume des Anges.
Un royaume de sérénité intérieure difficile à contenir par nos âmes imparfaitement achevée dans leur construction en bonté.
Eh oui! En voilà un état mental qui, s'il pouvait être maintenu en constance dans notre corps, nous transformerait en de bons vivants apaisés.
Ainsi nous nous verrions élever au rang de dignitaires dans l'ordre de la sublimité prophétique.
Mais voilà que, sitôt gagnés et terrassés par la réjouissance à partir de nos besoins matériels, nous retombons dans la disgrâce divine pour nous retrouver réduits en d'éternels esclaves sensoriels d'un système social.


Le bonheur de vivre dans la bonne Humeur se construit dans l'abstraction totale de toute satisfaction à partir de la matérialité de la Vie.
Dieu est immatérielle et règne sur toutes ses CRÉATURES matérielles comme immatérielles, mais IL communique avec nous dans une immatérialité parfaite.
Cependant, le physique dont nous sommes constitués nous fait souvent oublier que notre autre substance qui s'appelle Âme, est là, et bien présente.
Cette âme est assurément magnifiée par cette sensation non physique qui nous envahit de bonheur ou de tristesse.
Mais La Sagesse ne nous a t'elle pas déjà recommandé de ne puiser notre bonheur qu'à l'intérieur de nous ?!
Et d'avoir la Générosité de donner tout ce que l'on a pour le bonheur de l'autre!


Pour enfin ne rechercher, à priori, que la satisfaction DIVINE, dans nos actions quotidiennes!

Saint Louis le, 21/05/2017

Pap Ndoy

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le divorce est consommé au Cameroun entre le pouvoir central et les séparatistes anglophones dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest. Les protestataires qui se sentent marginalisés, mis à l'écart depuis des mois ont proclamé symboliquement l'indépendance de la zone ce dimanche un État appelé « Ambazonie ». Des violences ont alors éclaté et le bilan est lourd.

Le bilan des dernières violences pour la région du sud-ouest est lourd, au moins sept morts et des dizaines de blessés selon des chiffres non officiels. À Ikiliwindi, près de Kumba, un poste de gendarmerie a été attaqué, les gendarmes en sous-effectifs ont ouvert le feu sur les insurgés faisant trois morts avant de prendre la fuite. Ce poste de gendarmerie par la suite a littéralement été mis à sac.

Un autre mort a été signalé à Kumba. Un moto taximan est tombé sous les balles de la police après qu’il ait bravé l’interdiction de circulation dans la ville. Au moins trois autres morts auraient aussi été enregistrés dans des localités près de Buea. Du côté des forces de l’ordre, l’on dénombre cinq blessés, dont un militaire violemment molesté dans la ville de Nkambe. Son arme a par ailleurs été arrachée. À Bamenda, dans le nord-ouest, la journée a été moins fiévreuse. Deux morts cependant ont été comptabilisés dans la localité de Bamalang.

Pour la première fois, la crise a débordé des seules régions anglophones. Un commissariat de police a ainsi été attaqué par des individus non identifiés dans la petite ville de Fongo-Tongo située dans la région voisine de l’Ouest. Ce lundi matin, la tension n’était toujours pas retombée. Le couvre-feu reste en vigueur autant à Bamenda qu’à Buea. Les populations échaudées pas les affrontements d’hier sont quant à elles terrées chez elles.

lundi, 02 octobre 2017 20:29

Foot/L1: le PSG étrille Bordeaux et impose son style

Poster par

Après son succès étincelant 3 à 0 face au Bayern Munich en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain retrouvait la Ligue 1 ce samedi 30 septembre face aux Girondins de Bordeaux. Après le match nul concédé une semaine plus tôt contre Montpellier, les Parisiens n’avaient pas le droit à l’erreur. En s’imposant 6 à 2, ils n’ont pas déçu et semblent enfin avoir trouvé leur rythme de croisière.

Il s’agissait des deux dernières équipes à n’avoir concédé aucune défaite depuis le début du championnat. La bonne série des Girondins de Bordeaux n’aura pourtant pas duré plus de cinq minutes contre le PSG. Après un match nul face à Montpellier, Unaï Emery et ses joueurs n’avaient pas d’autre choix que de gagner, même après leur victoire 3 à 0 face au Bayern Munich en Ligue des champions.

Les Parisiens n’auront pas attendu bien longtemps pour faire taire les commentateurs qui professaient qu’une seconde contre-performance en Ligue 1 pourrait faire plonger le club dans la « crise ». Il aura suffi d’un coup franc magistralement tiré par Neymar pour remettre les pendules à l’heure et doucher les espoirs bordelais dès la 5e minute de jeu.

Le show Neymar - Cavani - Mbappé

Dès lors, le show Neymar - Cavani - Mbappé a commencé. Pour beaucoup, sur le papier ces trois joueurs forment le meilleur trio d’attaque d’Europe, et force est de constater que cela commence à se vérifier sur le terrain. Après son but, Neymar a décidé de continuer sa balade dans la défense bordelaise en délivrant un caviar pour Cavani et le but du 2 à 0 à la 12e minute.

Thomas Meunier y est lui aussi allé de son but en propulsant le ballon en lucarne sur un centre de l’Espagnol Yuri Berchiche. 3 à 0 à la 21e minute de jeu, la messe semblait dite, jusqu’à ce les Bordelais ne reprennent un peu espoir après un but du Sénégalais Younousse Sankharé dix minutes plus tard, mais ça, c’était avant que Paris n’obtienne un pénalty suite à une main bordelaise dans la surface de réparation.

Neymar met fin au terrible suspense du « penaltygate »

Après l’affaire du « penaltygate » où, pour rappel, Cavani avait refusé à Neymar le droit de tirer un coup de pied de réparation qu’il a ensuite raté, il s’agissait certainement du penalty que toute la France du football attendait. Qui de du Brésilien ou de l’Uruguayen allait sortir vainqueur de cette bataille d’égo ? Le suspense a finalement été de courte durée, Neymar a pris le ballon, il a trompé Costil et comme dans une histoire qui finit bien, ou grâce à une communication bien huilée, Cavani fut le premier à venir féliciter le Brésilien après son doublé.

Après un but de l’Allemand Julian Draxler servi à la perfection par Kylian Mbappé, le PSG est rentré au vestiaire sur le score hallucinant de 5-1. Les Bordelais réduiront la marque sur penalty à la fin du match mais entre-temps, les Parisiens l’avaient déjà alourdie grâce à un but de Mbappé, une fois de plus déconcertant de facilité.

Premier du championnat avec trois points d’avance sur Monaco, le PSG est désormais la seule équipe de Ligue 1 encore invaincue, et après le 3-0 face au Bayern et cette démonstration face à Bordeaux, la statistique pourrait encore tenir un bon moment tant les Parisiens semblent désormais maîtriser leur sujet.

RFI

La semaine des prix Nobel s’ouvre ce lundi 2 octobre avec le prix de médecine. Celui-ci a été attribué à trois scientifiques américains, Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ; ils sont récompensés pour leur recherches sur le rythme biologique des êtres vivants mais aussi les troubles du sommeil ou ceux liés au décalage horaire.

Jeffrey Hall, Michael Rosbash et Michael Young ont exploré la mécanique de notre horloge interne. Une horloge calée sur 24 heures et qui permet de nous adapter aux différents moments du jour et de la nuit. Ainsi, ce rythme biologique régule nos besoins en sommeil et en nourriture, il ajuste aussi la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la température du corps durant ces périodes. Même l’humeur et la mémoire battent quelque peu au rythme de cette pendule.

Rouages complexes

L’horloge est bien sûr nichée dans notre cerveau, et ses rouages sont complexes. A partir d’expériences sur la mouche, les trois scientifiques américains ont réussi à isoler un gène contrôlant le rythme biologique. Ce gène agit sur une protéine qui s’accumule dans la cellule au cours de la nuit puis est désagrégée pendant le jour. Un mécanisme commun à tous les organismes multicellulaires.

Notre montre intérieure n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. Mais l’on sait que lorsqu’elle est malmenée, les effets peuvent être délétères. Ainsi les personnes travaillant la nuit ont plus de risque de développer des problèmes de santé. Le tic-tac de notre horloge n’a pas fini de défier les chercheurs.

Neuf millions de couronnes

Outre le prestige, les trois lauréats du Nobel se partageront la somme de 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 937 000 euros. En 2016, le Nobel de médecine était allé au Japonais Yoshinori Ohsumi pour sa contribution à la compréhension du renouvellement des cellules. La médecine est traditionnellement le premier des prix Nobel décernés par les jurys suédois. Suivront la physique mardi, la chimie mercredi, la littérature jeudi, la paix vendredi et le prix d'économie le 9 octobre.

L’importance des rythmes biologiques

Tout le monde sait que l’organisme dort la nuit, est éveillé le jour, mais peu, voire personne - sinon le trio de chercheurs qui vient de recevoir le prix Nobel - ne sait véritablement comment cela fonctionne.

Le Dr Claude Gronfier est spécialiste des rythmes biologiques à l’Inserm. Il explique les risques sur la santé lorsque l’on ne respecte pas les rythmes biologiques :

« A l’heure actuelle, on sait qu’il existe un certain nombre de pathologies qui sont liées à un dysfonctionnement de notre horloge biologique. Le travail de nuit, par exemple, c’est le cas extrême sur notre planète, d’individus qui ont une horloge biologique qui n’est pas synchronisée à leur travail. On leur demande de travailler la nuit, c’est-à-dire pendant la nuit biologique, et on leur demande de dormir pendant la journée, c’est-à-dire pendant leur journée biologique. Et on voit très bien que ça ne fonctionne pas. Vous savez l’Anses a produit un rapport en juin 2016 montrant que travailler de nuit a un ensemble de conséquences sanitaires qui vont de la perte de sommeil aux pathologies psychiatriques, comme la dépression et l’anxiété, jusqu’aux troubles métaboliques, cardiovasculaires et au cancer. Donc perturber l’horloge biologique a des conséquences, comme c’est le cas particulier du travail de nuit, lorsque ces perturbations sont chroniques. »

D’autres pathologies sont également soupçonnées d’être liées au dysfonctionnement de l’horloge biologique comme les maladies dégénératives d’Alzheimer et de Parkinson

RFI

Au Sénégal, colère et amertume ont saisi, ce lundi matin, de nombreux parents d'élèves. L'Etat a en effet décidé la fermeture des sept écoles du groupe turc Yavuz-Selim, des établissements privés liés à Fethullah Gülen accusé par Ankara d'être à l'origine de la tentative de coup d'Etat durant l'été 2016. A Dakar, c'est l'armée qui a pris possession ce matin des établissements.

La scène est surréaliste : des soldats pour bloquer des écoles. Devant le collège Bosphore, les élèves sont perdus, comme Moussa, 15 ans : « On s’est levés pour aller à l’école et on a trouvé des policiers devant la porte qui disaient que c’était terminé pour l’école, qu’elle était fermée ».

Mamadou Kebe, président de l'association des parents d'élèves, a tenté de rentrer dans le collège, mais les forces de sécurité l’en ont empêché : « Le droit à l’éducation a été dénié aujourd’hui. Nous avons sept établissements dans le Sénégal avec environ 3 000 élèves et 500 employés sénégalais. Nous sommes en colère, nous sommes choqués, nous sommes inquiets ».

Un arrêté

C'estviaun arrêté que l'Etat sénégalais a décidé de fermer les écoles Yavuz-Selim pour les attribuer à la fondation de l'Etat turc Maarif. Maitre Sarr rappelle que ces écoles sont pourtant privées et qu’elles appartiennent aujourd'hui à des investisseurs français et sénégalais : « C’est notre bien et l’Etat du Sénégal ne peut pas confisquer, ne peut pas mettre la main sur notre bien. Nous allons mener le combat ».

Le président Macky Sall qui veut faire de l'enseignement une priorité a-t-il reçu dUne évidence pour Mansour Gueye qui a son fils en classe de 4e : « Je ne comprends pas ce que Macky Sall est en train de faire dans ce pays. Personne ne comprend ».

L'Etat sénégalais a indiqué qu'il engagera les concertations nécessaires pour assurer la continuité de l'enseignement. En attendant, les élèves du groupe Yavuz-Selim sont sans école.

A peine la treizième législature est-elle mise en place que voici les parlementaires désireux de rouvrir le sempiternel débat sur le financement des partis politiques, partant sans doute du principe que charité bien ordonnée commence par soi-même. Non pas que la question soit sans importance, bien au contraire, mais d’autres sujets concernant l’avenir du pays me paraissent plus urgent. Mais puisqu’il faut en parler, parlons-en.

Financement public oui, mais sous conditions

Dans toutes les démocraties il existe un financement public des partis politiques. Comme il existe des aides en faveur des syndicats et des médias. Il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas le produit des cotisations qui peut permettre à un mouvement politique d’exister. D’autant plus que le nombre d’adhérents est souvent fallacieux et ne correspond en rien à la réalité. Il en va ici comme dans les défilés où les estimations varient du simple au quadruple selon qu’elles émanent de la police ou des organisateurs. Aide publique donc. Cela suppose cependant à mes yeux plusieurs règles, notamment que cette aide fasse l’objet d’un contrôle car il s’agit de l’argent des contribuables et que nous en sommes comptables. La transparence, ici plus qu’ailleurs, doit être la règle et non l’exception. Il en va de l’image de nos institutions aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger et de la crédibilité des hommes politiques.

Le contrôle par un organisme incontestable

C’est pour nous la première exigence et au sein de notre mouvement nous avons mis en place sans attendre une commission chargée de réfléchir à cette question. Ce contrôle doit-il s’effectuer sous la houlette de la Cour des Comptes, pourquoi pas ? Une chose est certaine l’Etat ne peut distribuer de l’argent sans que son bénéficiaire justifie de son emploi. La nature humaine est ainsi faite qu’il est trop tentant pour certaines personnes sans scrupules d’en détourner une partie à leur usage personnel et une telle prévarication, si elle est démontrée, devra à l’avenir être sanctionnée sévèrement. En parallèle il s’agit de réfléchir à la mise en place d’une procédure qui ne contreviendrait aucunement à l’indépendance des partis politiques. Faute de quoi ceux-ci risqueraient d’être sous l’influence du pouvoir en place qui, au nom d’un certain clientélisme, distribuerait des prébendes à ses supporters.

La mort des partis patrimoniaux

Une deuxième exigence est à mes yeux tout aussi essentielle. Il faut en finir une bonne fois pour toutes avec le système des partis « patrimoniaux » dont les dirigeants en réalité ne représentent qu’eux-mêmes et en aucun cas ne peuvent prétendre incarner une force politique et une véritable alternative. Comment peut-on accepter l’existence de deux cent soixante-cinq partis au Sénégal ? C’est là une parodie de démocratie. La diversité oui, la multiplicité incontrôlée, non.

Couper le cordon ombilical

Une troisième exigence me semble également capitale dans ce débat qui agite aujourd’hui la classe politique. Le chef de l’Etat, quel qu’il soit, doit cesser d’être un chef de parti. Elu, il est le représentant de la nation tout entière et non le chef d’un clan. Il est urgent de couper ce cordon ombilical malsain qui ne peut que provoquer la suspicion et favoriser les risques de collusion et de corruption.

Voilà pour ce qui me concerne les préconisations que je recommande et pour lesquelles plaidera notre mouvement UN AUTRE AVENIR. Il est plus qu’urgent de réformer certaines pratiques, d’assainir et de moraliser notre vie publique et c’est ce à quoi nous nous emploierons en proposant une nouvelle gouvernance aux Sénégalais.

Ibrahima Thiam

Président du mouvement politique UN AUTRE AVENIR

ICHRONO.INFO

 

Discours du Secrétaire général désigné-ONU-, António Guterres, prononcé à l'occasion de sa prestation de serment-António Guterres

Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Excellences,
Mesdames et messieurs,

Je vous remercie de toutes ces aimables paroles. Je suis profondément honoré que les États Membres aient placé leur confiance en moi et je suis déterminé à guider mon action sur les buts et principes énoncés dans la Charte.

Je tiens à commencer par rendre hommage au Secrétaire général, Ban Ki-moon.

Monsieur le Sécrétaire général,

Incarnant une autorité morale à la tête de l'Organisation des Nations Unies, vous avez su poser les grandes lignes de son action future grâce, par exemple, au Programme de développement durable à l'horizon 2030, à votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité, ou encore à votre décision de placer les droits de l'homme au cœur de nos activités.

C'est sous votre direction qu'a été conclu l'Accord de Paris sur les changements climatiques, qui marque un tournant historique et a été ratifié en un temps record. Je suis convaincu qu'il s'agit là d'une dynamique irréversible.

Monsieur le Président,

Il y a 21 ans, je prêtais un autre serment et devenais Premier Ministre du Portugal. Une vague d'optimisme soulevait alors de nombreuses espérances dans le monde. La guerre froide était terminée; d'aucuns y voyaient la fin de l'histoire. Ils annonçaient un avenir de paix et de stabilité, dans lequel tous pourraient jouir de la croissance économique et vivre dans la prospérité.

Mais la fin de la guerre froide n'a pas été la fin de l'histoire. Au contraire, l'histoire s'est seulement figée par endroits, et quand l'ordre ancien s'est effondré, elle est revenue se venger.
Des tensions et contradictions sous-jacentes ont ressurgi. De nouvelles guerres ont éclaté et d'anciens conflits se sont rallumés. La confusion des rapports de pouvoir a rendu l'avenir encore plus imprévisible et favorisé l'impunité.

Les conflits sont plus complexes et interdépendants que jamais. Ils donnent lieu à d'atroces violations des droits de l'homme et du droit humanitaire international. Depuis plusieurs décennies, le nombre d'êtres humains contraints d'abandonner leur foyer et de tout quitter n'a jamais été aussi élevé. Et il faut également faire face à une nouvelle menace : le terrorisme mondial.

Les grandes tendances contemporaines, et notamment les changements climatiques, la croissance démographique, l'urbanisation rapide, l'insécurité alimentaire et la pénurie d'eau, n'ont fait qu'aggraver la concurrence pour les ressources, attiser les tensions et augmenter l'instabilité.

Monsieur le Président,

Il est vrai que les vingt dernières années ont aussi vu d'extraordinaires avancées technologiques. L'économie mondiale a connu la croissance, les indicateurs sociaux de base se sont améliorés et la part de la population mondiale vivant dans la pauvreté absolue a diminué de manière spectaculaire.

Cependant, la mondialisation et les avancées technologiques ont aussi creusé les inégalités. Il y a eu beaucoup de laissés-pour-compte, y compris dans les pays développés, où des millions d'emplois ont disparu tandis que les emplois créés étaient souvent inaccessibles pour beaucoup. Le chômage des jeunes a explosé. Et la mondialisation a aussi favorisé le développement de la criminalité organisée et des trafics.

Tout cela n'a fait qu'élargir la fracture entre les peuples et les élites politique. Certains pays font face à une instabilité de plus en plus marquée, des troubles sociaux, voire même des actes de violence et des conflits.

Les électeurs ont aujourd'hui tendance à rejeter le statu quo et toutes les propositions sur lesquelles ils doivent se prononcer par référendum. Beaucoup de gens ont perdu confiance non seulement dans l'État, mais aussi dans les institutions mondiales, et notamment dans l'Organisation des Nations Unies.

Monsieur le Président,

Trop de décisions, partout dans le monde, sont dictées par la peur.

Nous devons comprendre l'angoisse des populations et répondre à leurs besoins, sans perdre de vue nos valeurs universelles.

L'heure est venue de tisser de nouveaux liens entre les peuples et leurs dirigeants à l'échelle nationale et internationale. L'heure est venue pour les dirigeants d'écouter le peuple, de lui montrer qu'ils veulent son bien, et qu'ils sont attachés à la stabilité mondiale dont nous dépendons tous.

Et l'heure est venue pour l'Organisation des Nations Unies d'en faire autant, de reconnaître ses lacunes et de changer ses méthodes de travail. L'Organisation est la pierre angulaire du multilatéralisme et elle contribue depuis des décennies à une paix relative. Mais elle n'est plus en mesure de répondre aux défis contemporains. Elle doit être prête à se réformer.

Notre véritable point faible, et je m'adresse ici à la communauté internationale dans son ensemble, réside dans notre incapacité à prévenir les crises.

L'Organisation des Nations Unies est née sur les cendres de la guerre. Aujourd'hui, c'est pour assurer la paix que nous sommes là.

Monsieur le Président,

Pour prévenir les conflits, nous devons nous attaquer à leurs causes profondes à travers les trois piliers des Nations Unies : la paix et la sécurité, le développement durable et les droits humains. Cela doit être la priorité de tout ce que nous faisons.

La prévention exige que nous soutenions plus les pays dans leurs efforts pour renforcer leurs institutions et rendre leurs sociétés plus résilientes.
Il s'agit aussi de rétablir les droits humains comme une valeur fondamentale qui doit être défendue en tant que telle, et non à des fins politiques. Tous, y compris les minorités de tout genre, doivent pouvoir jouir de l'ensemble des droits humains – civils, politiques, économiques, sociaux et culturels – sans aucune discrimination.

Protéger et autonomiser les femmes et les filles est primordial. L'égalité des sexes est essentielle au développement, et le rôle clef qu'elle joue dans la consolidation et le maintien de la paix devient de plus en plus indéniable.

La prévention n'est pas un concept nouveau : c'est ce que les fondateurs des Nations Unies nous ont demandé de faire et elle constitue le meilleur moyen de sauver des vies et d'alléger les souffrances humaines.

Lorsque la prévention échoue, nous devons redoubler d'efforts pour régler les conflits.

Qu'il s'agisse de crises aiguës, en Syrie, au Yémen, au Soudan du Sud, ou ailleurs, ou de différends de longue date comme le conflit israélo-palestinien, il faut davantage de médiation, d'arbitrage et de diplomatie créative.

Je suis prêt à m'engager personnellement à travers mes bons offices dans le règlement des conflits lorsque cela constitue une plus-value, tout en reconnaissant le rôle de premier plan des États Membres.

Monsieur le Président,

L'échelle des défis auxquels nous sommes confrontés nous contraint à travailler de concert, pour réformer l'Organisation de manière approfondie et continue. Je souhaiterais esquisser ici trois priorités stratégiques pour cette réforme : notre travail en faveur de la paix; notre appui au développement durable; et notre gestion interne.

Les femmes et les hommes qui travaillent dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies nous apportent une contribution héroïque au péril de leur vie. Toutefois, ils se voient souvent confier la tâche de maintenir une paix qui n'existe pas. Nous devons donc nous entendre sur ce que recouvre le travail de maintien de la paix, afin de jeter les bases d'une réforme urgente.

Nous devons faire de la paix le fil conducteur qui relie la prévention et le règlement des conflits, le maintien et la consolidation de la paix, et le développement. Nous devons nous appuyer sur les conclusions des trois récents rapports, ainsi que les résolutions parallèles de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Le moment est venu pour nous tous, inspirés par le nouveau concept de pérennisation de la paix, de nous engager dans une réforme globale de la stratégie, des opérations et des structures des Nations Unies visant la paix et la sécurité.

Cette réforme doit également inclure un examen de notre travail dans le domaine de la lutte antiterroriste, et un meilleur mécanisme de coordination entre les 38 entités des Nations Unies concernées.

Monsieur le Président,

Le système des Nations Unies n'a pas encore fait suffisamment pour prévenir et réprimer les crimes odieux de violence et d'exploitation sexuelle perpétrés sous la bannière de l'ONU contre ceux que nous sommes censés protéger.

Je compte coopérer étroitement avec les États Membres sur des mesures structurelles, juridiques et opérationnelles qui feront de la politique de tolérance zéro une réalité. Nous devons travailler dans la transparence et le respect du principe de responsabilité, en offrant une protection et des voies de recours efficaces aux victimes.

Monsieur le Président,

Le deuxième élément clef du programme de réforme a trait à l'aide que l'Organisation des Nations Unies doit apporter aux États Membres pour leur permettre d'atteindre les objectifs de développement durable, expression de solidarité mondiale qui porte en elle la promesse de ne pas faire de laissés-pour-compte.

À cette fin, nous devrons remettre le développement au cœur de notre activité et engager une vaste réforme du système des Nations Unies pour le développement, au Siège et dans les pays. Il faudra pour cela savoir faire preuve d'esprit d'initiative, coordonner l'action menée, obtenir des résultats et faire appliquer le principe de responsabilité. J'attends avec intérêt de découvrir les conclusions auxquelles arriveront les États Membres au terme de leurs débats en cours.

Il importe aussi, dès le tout début des crises, de rapprocher les interventions humanitaires de l'action menée en faveur du développement pour aider les populations touchées, remédier aux conséquences structurelles et économiques des crises et éviter que n'apparaisse une nouvelle spirale de fragilisation et de destabilisation. L'action humanitaire, le développement durable et la pérennisation de la paix sont les trois côtés d'un même triangle.

Cette approche renvoie à la décision de « travailler autrement » qui a été prise lors du Sommet mondial sur l'action humanitaire. Pour y parvenir, il faudra mieux faire appliquer le principe de responsabilité, dans chaque organisme, que ce soit dans l'exécution de son mandat ou dans le cadre de sa contribution à l'action du système des Nations Unies, et dans le système dans son ensemble. Pour assoir une véritable culture de responsabilité, il faudra aussi mettre en place des dispositifs d'évaluation efficaces et indépendants.

Monsieur le Président,

Le troisième grand domaine concerne la réforme de la gestion. Nous poursuivrons sur la lancée de ce qui a été entrepris et nous mettrons en œuvre les initiatives prises récemment. Mais en lisant le Statut et le Règlement du personnel ou le Règlement financier et les règles de gestion financière de l'Organisation, on peut se demander si certaines dispositions n'entravent pas l'exécution de nos mandats, plus qu'elles ne la facilitent.

Nous devons nous entendre sur le fait qu'il faut simplifier et décentraliser, et assouplir les règles. Personne n'est gagnant quand il faut neuf mois pour déployer du personnel sur le terrain.

L'ONU doit être agile et efficace. Elle doit privilégier le résultat plutôt que la procédure, l'être humain plutôt que la bureaucratie.

Pour instituer une culture de responsabilité, il faut une bonne gestion de la performance et il faut protéger efficacement les lanceurs d'alerte.

Et il ne suffit pas de mieux faire. Nous devons aussi mieux communiquer ce que nous faisons, de façon à ce que tout le monde le comprenne. Nous devons réformer en profondeur notre stratégie de communication en modernisant les outils et les moyens qui nous servent à communiquer avec le monde entier.

Enfin, la réforme de la gestion doit nous permettre d'atteindre sans tarder l'objectif de la parité hommes-femmes. En l'an 2000, l'ONU s'était fixé comme objectif l'égalité de représentation des femmes et des hommes parmi son personnel. Seize ans après, elle est loin de l'avoir atteint.

Je m'engage à œuvrer pour la parité hommes-femmes dès le début, lorsque je désignerai les membres du Conseil de direction et du Conseil des chefs de secrétariat. D'ici à la fin de mon mandat, nous devrions compter autant de femmes que d'hommes aux rangs de secrétaire général adjoint et de sous-secrétaire général, notamment parmi les représentants et les envoyés spéciaux.

Pour que la parité devienne réalité dans tout le système bien avant 2030, nous devons nous fixer des orientations claires assorties d'objectifs intermédiaires précis.
Enfin, si nous voulons investir dans une ONU plus forte, nous devons prendre en considération le personnel de l'Organisation. Je me réjouis à l'idée de travailler à nouveau aux côtés des 85 000 hommes et femmes qui exécutent le mandat de l'Organisation dans 180 pays. Ils sont nombreux à travailler dans des circonstances difficiles, voire dangereuses. Leur professionnalisme, leurs compétences et leur dévouement en font les ressources les plus précieuses de l'Organisation; nous devons les préserver, les valoriser et les employer judicieusement, et nous devons leur donner voix au chapitre.

Monsieur le Président,

Le monde dans lequel nous vivons est complexe. Pour réussir, l'ONU ne peut pas faire cavalier seul. Il nous faut mettre le partenariat au cœur de notre stratégie. Nous devrions avoir la modestie de reconnaître que d'autres acteurs jouent un rôle essentiel, tout en sachant bien que seule l'Organisation a un tel pouvoir de rassemblement.

Notre action humanitaire et notre travail de développement seraient dérisoires sans la participation active des États Membres et la contribution de la société civile, des institutions financières internationales, des investisseurs privés et des marchés financiers. Plusieurs initiatives de médiation et opérations de paix n'existeraient pas sans la participation des organisations régionales, notamment de l'Union africaine.

Avec nos partenaires, nous avons récemment entrepris d'importants projets. Nous devons les mener à bien jusqu'au bout avant d'en lancer de nouveaux.

Mais ce qui manque à notre stratégie, c'est la collaboration avec les jeunes. Cela fait trop longtemps qu'on les tient à l'écart des décisions qui concernent leur avenir.

Nous devons poursuivre l'action engagée avec l'appui des États Membres, de l'Envoyé pour la jeunesse et de la société civile. Mais il ne s'agit pas de charger les anciens de débattre des problèmes des nouvelles générations. L'ONU doit donner aux jeunes les moyens d'agir, de participer davantage à la vie de la société et de mieux accéder à l'éducation, à la formation et à l'emploi.

Monsieur le Président,

Le grand paradoxe du monde actuel, c'est qu'en dépit d'une connectivité grandissante, les sociétés se fragmentent. De plus en plus de gens vivent dans leur bulle, sans comprendre que leur existence est liée à celle du reste de l'humanité.

Finalement, c'est une question de valeurs. Nous voulons léguer à nos enfants un monde guidé par les valeurs consacrées dans la Charte des Nations Unies : la paix, la justice, le respect, les droits de l'homme, la tolérance et la solidarité. Ce sont là des valeurs communes à toutes les grandes religions, et nous nous employons à les concrétiser dans notre vie quotidienne.

Quand ces valeurs sont menacées, c'est le plus souvent par peur. Il est de notre devoir envers ceux que nous servons de travailler ensemble pour changer cette peur en confiance : la confiance dans les valeurs qui nous unissent et dans les institutions qui œuvrent à notre service et à notre protection.

Dans ma contribution à l'Organisation des Nations Unies, je m'emploierai à inspirer la confiance en faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour œuvrer au service de l'humanité tout entière.

Merci.
https://www.un.org/sg/fr/content/

 

Katherine Johnson: Génie du chiffre et une source d'inspiration depuis un demi-siècle

Un portrait dressé par Discov-her

John Glenn, Alan Shepard, Neil Armstrong, Buzz Aldrin... les héros qui ont écrit l'histoire de la course à l'espace pour le camp américain sont aussi nombreux que célèbres. En revanche, on sait peu de choses des milliers de femmes qui ont œuvré dans la coulisse pour s'assurer que ces hommes puissent voyager dans l'espace, et surtout rentrer à bon port. Pour fêter ses 99 ans, DiscovHER brosse le portrait d'une de ces surdouées, Katherine Johnson, qui triompha du sexisme et du racisme de son époque pour se frayer une place bien méritée dans nos livres d'histoire.

Née en 1918 en Virginie-Occidentale, Katherine Johnson est la benjamine d'une famille de quatre. Dès le plus jeune âge, elle montre une telle aisance pour les chiffres qu'elle finit ses exercices scolaires avant ses aînés et se paie même le luxe d'aider ces derniers à résoudre leurs problèmes algébriques complexes. Lorsqu'ils s'aperçoivent de son don, ses parents, très investis dans l'éducation de leurs enfants, s'installent en cours d'année scolaire dans le comté voisin afin qu'ils puissent tous aller au lycée. En effet, leur comté natal de Greenbrier ne compte aucun établissement secondaire public ouvert aux Afro-américains.


Le baccalauréat à 14 ans


Katherine obtient son baccalauréat à l'âge de 14 ans et intègre le West Virginia State College, une université traditionnellement réservée aux Noirs.
Elle s'inscrit à tous les cours qui y sont proposés et fait si forte impression à ses professeurs que beaucoup la prennent sous leur aile, allant même jusqu'à ajouter de nouveaux cours spécialement pour elle.
En 1937, à 18 ans, elle décroche ses diplômes de mathématiques et de français avec les félicitations du jury. Malgré son génie, elle ne peut échapper à la situation qui prévaut dans le sud des États-Unis des années 1950 et doit donc composer avec un sexisme et une ségrégation qui lui ferment beaucoup de portes.


Figure d'ordinateur en jupe


Il lui faut attendre 1952 pour rejoindre les rangs de la NACA – future NASA – à un poste qu'elle qualifie « d'ordinateur en jupe » qui implique essentiellement de calculer les données des boîtes noires d'avions et d'exécuter d'autres tâches mathématiques bien circonscrites.
En 1958, Katherine est mutée à la division Guidage et Commande du Centre de recherche spatiale de Langley, au sein duquel elle évolue aux côtés d'hommes blancs. Alors qu'elle est censée exercer ces fonctions à titre temporaire, elle parvient par l'exactitude et le caractère novateur de ses méthodes de calcul à s'y imposer comme ingénieure aérospatiale, ce qui la conduira à participer à nombre de campagnes spatiales devenues célèbres, à l'image de la mission Mercury de 1961, du vol orbital de John Glenn, des missions lunaires Apollo 11 & 13 et, plus tard, des programmes de la navette spatiale.
Sa renommée est telle que John Glenn, après que la NASA eut calculé sa trajectoire à l'aide d'un ordinateur, lui demanda de refaire les calculs elle-même, assurant qu'il n'aurait l'esprit tranquille que si elle retombait sur les mêmes chiffres que la machine.


Distinguée pour sa contribution à la science


Katherine prend sa retraite en 1986 au terme d'une carrière aussi mouvementé qu'accomplie. Devenue un modèle pour de nombreux astronautes en devenir, mais aussi pour les femmes en général, elle a obtenu de nombreuses distinctions pour sa contribution à la science. Fin 2015, le président Barack Obama lui remet la médaille présidentielle de la Liberté – plus haute distinction civile américaine – et rappelle combien elle avait fait avancer la cause des femmes afro-américaines engagées dans les domaines de la science, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques.
En 2016, la NASA lui rend hommage en donnant son nom à un nouveau bâtiment du Centre de recherche de Langley, le Katherine G. Johnson Computational Research Facility.


La même année, sa vie et son œuvre sont dépeintes dans Les Figures de l'ombre, un film qui retrace également le destin de deux autres pionnières afro-américaines de la NASA, Dorothy Vaughan et Mary Jackson.


Katherine Johnson, qui sera centenaire l'an prochain, est une source d'inspiration depuis un demi-siècle... et continuera de l'être pendant au moins un siècle !


http://www.ffnews.info/

 

Page 4 sur 186

logotwitterFacebook