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Ce n’est plus une crise migratoire, mais une crise de l’accueil, affirment les associations. Dans le nord de Paris, le centre d’accueil des réfugiés, situé Porte-de la Chapelle, est aujourd’hui débordé. Faute de place, près de 500 migrants campent aujourd'hui dans la rue.

Des duvets sur des cartons, le ciel obstrué par le béton, des échangeurs du périphérique, des centaines de migrants dorment ici jour et nuit à l’entrée de la capitale française, à quelques dizaines de mètres seulement du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle, le Centre de premier accueil (CPA), aujourd’hui débordé.

« En fait, ce sont des camps de fortune qui s’installent parce que là, clairement ils sont à 150 mètres de la prise en charge, explique Antoine Bazin, coordinateur de l’association Utopia 56. Donc ça veut dire l’arrêt de la galère, ça veut dire l’arrêt de la rue. Sauf que les conditions font qu’aujourd’hui, c’est très compliquées de rentrer dans le centre, par manque de place. »

Sous les couvertures, les silhouettes ouvrent un œil au passage des bénévoles, armés de pelles et de balais, pour aussitôt le refermer sur leurs rêves sans étoiles. Tiphaine, 24 ans, de l’association Utopia 56 : « Là on nettoie parce qu’ils n’ont pas de sacs poubelle. Ils n’ont pas de matériel pour nettoyer eux-mêmes. Et comme vous pouvez le voir, ils viennent nous aider. C’est aussi nous qui gérons les accompagnements hôpitaux. Donc aujourd’hui, on a six bénévoles qui sont à l’hôpital avec une quinzaine de réfugiés. »

Et les problèmes sont nombreux chez les migrants : « Des vomissements. La gale. La gale, c’est le plus courant. »

« Presque pire qu'en Afghanistan »

Fin de la route migratoire pour ces primo-arrivants. Parmi les duvets réveillés, Mohammed dit venir du Soudan : « Ça fait 11 jours maintenant que je suis ici. Toujours on me dit qu’il n’y a pas de place. Il y a beaucoup de bruit, je ne peux pas bien dormir. C’est très compliqué. »

Compliqué de dormir à quelques centimètres de la circulation parisienne. « Nous tombons malades, il y a les germes, les maladies », ajoute encore Aria et ses amis venus de Kaboul, qui ont amené avec eux la musique du pays. Et d’ajouter, « c’est presque pire que chez nous en Afghanistan ».

RFI

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Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis met en garde sur le risque d’un fort taux d’abstention, lors des législatives du 30 juillet prochain, à la suite à la vague généralisée de protestation qui a suivi la publication des listes des candidats. Joint au téléphone par Sud quotidien hier, lundi 12 juin, Dr Moussa Diaw assure que les contestations et la pléthore des listes en compétition constituent des conditions pour que les électeurs décident de rester chez eux ou recourent au vote-sanction, le 30 juillet prochain.

Après la vague généralisée de protestations qui a suivi la publication des listes des candidats retenues pour les élections législatives du 30 juillet prochain, Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger n’écarte pas un déluge de défections dans les rangs des coalitions concernées, le jour du vote. Interpellé hier, lundi 12 juin, sur le sujet, l’enseignant-chercheur a prédit par ailleurs un fort taux d’abstention le jour du vote. Pour cause, souligne-t-il, il est évident que toutes les conditions sont réunies pour que les électeurs décident de rester chez eux ou fassent un vote-sanction le 30 juillet prochain».

«Cette contestation est non seulement en train d’installer un climat politique très tendu dans les rangs des coalitions mais aussi de prendre le dessus sur les programmes et les offres politiques. Cette situation ne rassurera pas le citoyen sur les propositions et les offres politiques des uns et des autres. Dans ces conditions, il me semble que le jour du vote, le citoyen risque de choisir de rester chez lui plutôt que d’aller passer toute la journée à faire la queue sous la chaleur sans pouvoir autant voter», prévient l’enseignant chercheur et analyste politique.

Poursuivant son analyse, Dr Moussa Diaw a estimé que l’autre obstacle qui pèse sur les prochaines élections reste également le nombre élevé de listes en compétition. En effet, selon lui, ce nombre très élevé de listes de coalitions en compétition avec des noms qui se ressemblent parfois pourraient constituer non seulement un risque de rendre plus confus l’effet de transparence recherché dans une élection mais aussi une situation de découragement de bon nombre de citoyens. «Le nombre des listes de coalitions (47) en compétition n-est pas également pour arranger les choses. Beaucoup de citoyens pourraient aussi choisir de ne pas se rendre dans leur bureau de vote par peur d’y passer leur journée sans être sûrs qu’ils vont pouvoir accomplir leur devoir civique. Toutes ces raisons me font croire qu’on va vers des élections avec un taux d’abstention jamais enregistré au Sénégal si les acteurs ne s’accordent pas sur une solution pour faciliter le vote des citoyens ».

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Michel Barnier s'inquiète d'un possible retard du début des négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni dans le contexte d'une fragilisation du gouvernement de Theresa May après les récentes élections législatives qui ont privé les conservateurs d'une majorité franche. Le négociateur en chef du Brexit pour le compte de l'UE a donné une interview à un groupe de journaux européens, dont Le Monde français.

Tout en évitant de faire des commentaires sur la situation politique interne au Royaume-Uni lors de cet entretien avec la presse européenne (dont le quotidien français Le Monde), Michel Barnier souligne la nécessité d'avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier le Brexit, c'est-à-dire une délégation britannique et un chef de délégation stable, responsable, et ayant un mandat clair pour négocier.

Michel Barnier rappelle aussi que la semaine prochaine cela fera trois mois que l'article 50 de sortie de l'Union a été activé par Theresa May. Or, les négociations, complexes, ne doivent pas excéder deux ans au total.

Trois groupes de travail distincts

Les priorités de Bruxelles sont, pour l'instant, la question des frontières, notamment celle entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, le statut des citoyens européens affectés par le Brexit et les obligations financières de Londres dans le cadre du budget de l'Union. cela suppose trois groupes de travail distincts, et sans doute un quatrième, sur les conséquences juridiques du Brexit.

Il est important, rajoute Michel Barnier, d'avoir une succession claire des choses, d'abord s'entendre sur le divorce et seulement ensuite parler de la relation future entre le Royaume Uni et l'UE. Cela n'est pas négociable, tout comme l'accès de Londres au marché unique est indissociable de la libre circulation des biens, des personnes, des capitaux et des services.

Sudonline

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Après la publication des listes des candidats à la députation, le constat semble unanime au sein de la coalition présidentielle Bby. Ou du moins, au niveau des alliés où c’est la déception totale dans la mesure où aucun parti allié n’a vu ses prétentions respectées, encore moins ses acquis consolidés en termes de sièges à l’Assemblée nationale.  Le vice-président de la Commission électorale de l’Afp, Aliou Badara Diouck, repris sur les ondes de la Rfm, laisse entendre que les progressistes sont largement en deçà de leurs attentes. Il en est de même au niveau d’Aj-Authentique, où les camarades de Landing Savané, à l’image du Dr Cheikh Lo, se sentent «humiliés». L’Union pour le renouveau démocratique (Urd) n’en dira pas moins, sinon qu’elle est « insultée et piétinée », selon le député Oumar Seck. Pour autant, aucune formation ne semble être dans la dynamique d’appeler à un vote-sanction. D’ailleurs, le porte-parole adjoint de l’Apr, Abdou Mbow qui s’en réjouit, appelle les partis alliés dans BBy à la raison.

ALIOU BADARA DIOUCK, VICE-PRESIDENT COMMISSION ELECTORALE AFP : «Même si Bby gagnait tous les départements, l’Afp n’aura pas plus de 6 députés»

En 2000, on était parti avec une coalition qu’on appelait Code 2000 And Defaraat Senegaal. L’Afp avait engrangé 17% des suffrages. Aux législatives de 2001, nous sommes partis seuls et nous avons réitéré le même score, 17% avec un groupe parlementaire. Depuis lors, tous les partis politiques vont à des élections sur la base de coalitions. J’ai écouté les analystes politiques qui spéculent sur ce que  l’Afp pèse aujourd’hui. Est-ce qu’ils se sont interrogés sur le poids des autres partis ? Est-ce qu’il y a un parti qui est allé aux élections seul, depuis 2000 ? Donc, c’est de la spéculation, tout simplement politique. Si l’Afp et la coalition Benno Siggil Sénégal n’avaient pas 13% à la présidentielle de 2012, je pense que sa position ne serait pas celle qu’elle occupe aujourd’hui au sein de la coalition Bby.  Nos aspirations sont simples. On a une philosophie de prendre ce qui nous appartient. Aux dernières législatures de 2012, du fait qu’on était sous la coalition Benno Siggil Sénégal, la coalition avait 21 députés. Sur les 21 députés, l’Afp avait les 13, le reste était réparti entre les alliés de l’Afp dans la coalition Benno Siggil Sénégal. On avait une grande coalition en 2012 où Rewmi figurait dans  Bby. Rewmi avait 10 postes qu’il a libérés aujourd’hui. On a créé 15 départements au niveau de la diaspora. Donc, si vous prenez les postes de Rewmi et les postes de la diaspora, ça fait 25. L’Afp n’a pas demandé plus qu’elle avait en 2012. Aujourd’hui, même si la coalition Bby gagnait l’ensemble des départements du Sénégal, l’Afp n’aurait pas plus de 6 députés.

DR CHEIKH LO, AND-JEF/A : «Il y a eu black-out concernant notre parti»

«Il faut dire d’abord que nous sommes totalement absents des listes. Ce qui, effectivement, révolte le parti. Nous avons tenu une réunion le samedi matin au niveau de notre Secrétariat exécutif parce que le président Landing Savané est hors du pays, pour apprécier la situation et calmer les uns et les autres. Parce que nos camarades qui sont à l’intérieur du pays sont mécontents. Nous avions des prétentions au niveau de Tambacounda avec Ibrahima Lo. C’est le cas à Kolda avec le Docteur Maturin Savané. Au Sud aussi, notamment à Bignona et à Ziguinchor où quoi que l’on dise, nous sommes présents et nous sommes bien représentés. Là aussi, il y a eu black-out concernant notre parti. Résultat : il y a un bouillonnement au niveau de ces différentes fédérations.

Ce que nous avons dit, lors de notre réunion, c’est que nous pensons que nous n’avons pas été pris en compte. Le président avait parlé de solidarité, d’équité et de justice. En 2012, nous avons été zappés. En son temps, nous étions dans la coalition de Benno Ak Tanor. On nous avait montré que c’est Tanor qui devait nous donner un député. Mais, cette fois-ci nous sommes dans la coalition Bby et par conséquent, c’est le président qui devait nous attribuer un poste, en tant que parti autonome, qui travaille à ses cotés nuit et jour. Donc, aujourd’hui, nous sommes en train de convaincre nos camarades. Nous savons que les choix sont difficiles. Mais, par rapport à la réunion de samedi, nous avons qu’en même retenu de rencontrer le président de la République. Nous avons aussi demandé à nos camarades de se calmer pour voir l’issue de cette rencontre, connaitre ses motivations et pourquoi nous avons été absents des listes. Donc, pour le moment, nous nous limitons à cela. Nous n’allons pas préjuger de la réponse».

OUMAR SECK, DEPUTE URD : «Nous estimons que Macky Sall nous a insultés et humiliés...»

«Il faut peut-être rappeler ce qui nous avait relié avec Bby et ce qui nous lie plus particulièrement à l’Apr et au président Macky Sall. Le président, dans un élan de générosité, est allé nuitamment rendre visite à notre Secrétaire général, et nous a reçus après au palais. Quand un président se rend nuitamment chez ton leader, pour l’honorer et lui demander de travailler pour le pays, la première chose à faire pour nous, c’est de rendre hommage à cet homme, l’accompagner et aller avec lui. C’est exactement que nous avons essayé de faire sans chercher à comprendre. C’est ça qui nous a allié à l’Apr et à Benno. Donc, entre 2016 et 2017, on a créé une coalition qui s’appelle Jappo Liguey Sunu Rew. Parce que vous savez que dans Benno, c’est des sous-coalitions. Notre sous-coalition est composée de 8 partis et de 2 grands mouvements. C’est fort de ça qu’on a décidé d’aller aux législatives dans le cadre de Benno.

Pour ce qui est de nos prétentions, je vous assure qu’au niveau de l’Urd, on est très humble, parce qu’on est conscient de nos forces et de nos faiblesses. En 1998, on a été très fort et on a été 3ième au niveau des élections. On a cassé la bipolarisation au niveau de l’hémicycle entre le Ps et le Pds. On a été le 3ième groupe parlementaire. Après 1998, on a traversé notre Waterloo. En 2012, on a eu 1 député sur la base du plus fort reste. Par l’alliance avec l’Apr, on est venu au moins avec un député. Pour ces élections, on avait exigé très peu. Ça veut dire 2 suppléants dans le cœur de notre parti, dans le département de Linguère et peut-être 4 ou 5 sur la liste nationale. Voila ce que nous avons proposé à Bby, espérant qu’au pire des cas, on aura le seul et l’unique poste de député qu’on avait.

Quand les listes sont sorties, on a vu une seule suppléante au niveau de la liste départementale de Linguère. Là, on avoue sincèrement que quel que soit le respect qu’on a pour le responsable de Benno qui avait demandé à ce qu’on lui donne carte blanche, cette carte blanche, il faut qu’il en assume toute la responsabilité. Nous, au niveau de l’Urd, on estime qu’il nous a insultés,  humiliés, piétinés. Parce qu’un parti, ce n’est pas des Dg, des Pca. Un parti, c’est d’être à l’Assemblée. Grâce à Dieu, on a toujours été à l’Assemblée. Qu’on se retrouve aujourd’hui, dans la 13ième législature, sans entendre la voie de l’Urd au niveau de l’hémicycle, ça nous fait très mal. On serait parti avec notre propre liste, on aurait eu au moins un seul député.  Dans les jours à venir, le parti se réunira pour en tirer toutes les conséquences. Mais, j’avoue sincèrement qu’autant Macky Sall nous avait honorés en rendant visite à Djibo Ka, autant il nous a humiliés et insultés. C’est plus qu’une déception, on a honte. Partout où le parti est présent et fort, c’est la désolation».

Sudonline

 

Obésité-Comment les inégalités sociales impactent notre état de santé- France-Sénégal et Monde


Le dernier rapport de la Drees sur la santé des Français, publié jeudi, dépeint un état de santé "globalement bon". Mais selon le niveau social, les inégalités restent fortes.


Certes, "l'espérance de vie des Français est élevée", et "la réduction de la mortalité se poursuit". Mais en décortiquant le rapport 2017 sur "L'État de la santé de la population en France", publié par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) et l'agence Santé publique France, les inégalités sont frappantes.


Selon le niveau social des Français, les statistiques du rapport varient fortement.

En clair : l'état global de santé des populations les plus défavorisées n'est pas le même que celui des classes supérieures.


Alimentation, conditions de travail ou encore environnement quotidien : le cadre de vie des Français les plus pauvres touche directement leur état de santé.
Plus de risque d'obésité pour les enfants d'ouvriers. Les données relevées en 2014 sur un panel d'enfants de CM2 montrent une corrélation entre situation socio-économique et risques de surpoids. 12,7% des enfants de cadres étaient en surpoids ou en obésité. C'est 20% pour les enfants d'employés, et le chiffre grimpe encore d'un point et demi pour les enfants d'ouvriers.


Un travail qui rend malade. Face aux maladies professionnelles, les ouvriers sont là-aussi défavorisés.

Plus exposés à la pénibilité du travail et aux environnements polluants, ils tombent plus facilement malade à cause de leur travail. Les statistiques sont sans appel : 72% des maladies professionnelles déclarées touchent des ouvriers. 23% seulement concernent des employés du régime général. Pour les maladies liées à l'amiante, dont le cancer du poumon, 92% des victimes travaillaient en tant qu'ouvriers.


Les Français les plus défavorisés sont aussi plus vulnérables face aux affections cardio-vasculaires : la mortalité liée à ces pathologies est 50% plus importante que pour les classes supérieures.


Une vie plus longue pour les plus aisés ?

Ces inégalités face aux différents troubles et pathologies qui touchent l'état de santé des Français induit un écart non négligeable entre les espérances de vie des différents groupes socio-économiques. A 35 ans, un cadre homme peut ainsi espérer vivre au moins six ans de plus qu'un ouvrier. C'est un peu plus de 3 ans pour une femme.
Enfin, le rapport pointe des disparités territoriales.

La mortalité prématurée est beaucoup plus importante en Outre-mer, avec 30% de décès avant 65 ans, contre 18,5% en métropole. Le nombre d'enfants mort-nés en Outre-mer représente plus du double des décès de nourrissons en France métropolitaine.
Les fontaines de sodas sont maintenant interdites par la loi

Un arrêté publié jeudi dans le Journal Officiel interdit définitivement les fontaines de boissons sucrées dans les restaurants ou les établissements scolaires.
Les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants ne pourront plus être mises à disposition à volonté, gratuitement ou pour un prix forfaitaire, dans les lieux de restauration publique et dans les établissements scolaires, au terme d'un arrêté publié jeudi au Journal Officiel.


Toutes les boissons sucrées concernées. L'arrêté, signé conjointement par les ministres de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation fixe la liste des catégories de boissons touchées par cette interdiction : elle comprend "les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d'eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse".


Restauration, écoles et hôtels. L'arrêté a été pris en accord avec la loi Santé de janvier 2016 afin de limiter les risques d'obésité, de surpoids et de diabète, notamment chez les jeunes. Les lieux visés incluent tous les lieux de restauration ouverts au publics, y compris la restauration collective et sociale, l'hôtellerie et les clubs de vacances.

Les fontaines de sodas commençaient notamment à se développer dans le milieu de la restauration rapide. L'interdiction entrera en vigueur au lendemain de la publication de l'arrêté. Une taxe sur les boissons sucrées existe en France depuis 2012.
L'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni a jugé que le mannequin qui y apparaît est "maladivement maigre".


La mannequin était trop maigre. Une publicité pour la marque de luxe française Yves Saint Laurent a été interdite par l'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni en raison de l'extrême minceur de la jeune femme sur le cliché.


"Maladivement maigre". Sur la photo en noir et blanc publiée dans le magazine Elle UK, on peut voir une femme allongée sur le sol, les mains dans les cheveux. La mannequin filiforme est vêtue d'une courte robe noire avec un décolleté plongeant.
A la suite de la parution du cliché, l'autorité britannique de surveillance de la publicité (ASA) a été saisie d'une plainte. L'institution a rendu sa décision d'interdiction, mercredi. L'ASA a considéré que la pose du mannequin et l'éclairage de la publicité attiraient particulièrement l'attention sur son buste où "l'on voit les côtes et les jambes du modèle qui apparaissent très maigres".

"Nous considérons de ce fait que le mannequin semble maladivement maigre sur cette image et concluons que cette publicité est irresponsable", a ajouté l'organisme de contrôle. La décision d'interdiction signifie que la publicité ne doit plus être publiée sous sa forme actuelle.
YSL se défend. L'ASA a précisé que YSL "avait indiqué être en désaccord avec la vision des plaignants sur le fait que le mannequin était maladivement maigre" mais n'a pas fourni de réponse détaillée.

Le magazine Elle UK, dans lequel la publicité a été publiée, a dit à l'ASA n'avoir aucun commentaire à faire sur la plainte.
L'apologie de l'anorexie en question.Début avril, dans une offensive contre les ravages de l'anorexie, les députés français ont voté l'interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris, au grand dam d'agences qui se disent victimes d'une "stigmatisation". Cette nouvelle mesure était intervenue en France au lendemain de la création d'un délit d'incitation à la maigreur excessive.


D'autres pays comme l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.
Une pathologie psychiatrique. L'anorexie mentale touche 30.000 à 40.000 personnes en France, des femmes à une écrasante majorité et compte parmi les pathologies psychiatriques présentant la plus forte mortalité.

http://www.europe1.fr/sante/comment-l

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Le président ivoirien Alassane Ouatarra ce dimanche 11 juin, le roi du Maroc Mohamed VI en milieu de semaine et Macky Sall ce lundi 12 juin : si l'actualité française se concentre sur les législatives, Emmanuel Macron engage lui ses relations avec différentes chefs d'Etat africains. Et c'était une volonté du président français qui souhaitait rencontrer son homologue sénégalais rapidement.

L'étape de Paris s'est ajoutée récemment pour Macky Sall. Ce rendez-vous, cette « prise de contact », comme l'appellent les deux parties, s'est greffée sur l'agenda du président sénégalais qui est actuellement en tournée en Europe. Paris est donc une escale entre Bruxelles et Berlin.

Visiblement, Emmanuel Macron, qui a pris ses fonctions il y a un mois, souhaitait que Macky Sall soit l'un des premiers chefs d'Etat africains salué car « le Sénégal est un partenaire privilégié » de la France, indique à Paris une source diplomatique. Les précédents présidents français ont tous salué, vanté la démocratie sénégalaise, Emmanuel Macron devrait visiblement faire la même chose. « Notre relation n'est pas nouvelle, cette rencontre est tout à fait normale », complète une source à la présidence sénégalaise.

Les deux chefs d'Etat ont d'ailleurs échangé dès la mi-mai, au téléphone et se sont visiblement accordés pour poursuivre la coopération bilatérale : la France reste le premier investisseur au Sénégal, la volonté de Dakar de créer l'Institut sénégalais du pétrole avec le soutien du groupe Total pourrait par exemple être évoquée. Les questions de sécurité devraient également être au menu de la rencontre; la France appuie en effet le Sénégal dans la formation de ses armées pour lutter contre le terrorisme.

RFI

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Le Sud-Africain Wayde van Niekerk a signé le samedi 10 juin à Kingston la meilleure performance mondiale de l'année sur 200 m avec un chrono de 19 sec 84/100e. Il s'agit d'un nouveau record personnel sur 200 m pour le champion olympique 2016 et détenteur du record du monde du 400 m. Van Niekerk s'est fixé pour objectif en 2017 de réussir le doublé 200/400 m aux Mondiaux de Londres en août prochain.

« Je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est fou. Il les a massacrés. Il peut descendre sous les 43 secondes. J’avais essayé, mais sans succès. Au couloir 8, il a fait une course contre le temps, loin de James et Merritt. » Le légendaire Michael Johnson qui tenait depuis près de 17 ans le record du monde du 400 m en est resté bouche bée. Son record est tombé devant son nez de commentateur pour la BBC.

Premier athlète à battre le record du monde du 400 m en finale des JO

A Rio lors de l’été 2016, Wayde van Niekerk, 24 ans, claque un 43’’03, et efface le record du monde de l’Américain obtenu lors des Mondiaux de Séville. Ce tour de piste au Brésil restera dans la légende pour sa première médaille d’or olympique. Il est le premier athlète depuis Lee Evans en 1968 à Mexico à battre le record du monde du 400 m en finale des JO. Un authentique exploit pour un champion qui a explosé au plus haut niveau en 2015 avec un titre de champion du monde sur 400m à Pékin.

Quelques mois auparavant, le Sud-Africain était déjà entré dans l'histoire en signant un temps de 9'98 sur 100m au meeting de Bloemfontein. Il devenait ainsi le seul sprinter à courir le 100m en moins de 10 secondes, le 200m en moins de 20 secondes, et le 400m en moins de 44 secondes.

L’année 2016 restera comme une référence pour Wayde van Niekerk qui signe premier titre de champion d'Afrique en carrière sur le relais 4x100m devant son public à Durban. Toujours à Durban, Van Niekerk remporte son premier titre de champion d'Afrique en individuel sur 200m en dominant la finale. Van Niekerk est désigné porte-drapeau de la délégation sud-africaine pour les Jeux olympiques de Rio.

Coaché par une femme de 74 ans

Le week-end dernier, Wayde van Niekerk n’a évidemment pas pu voler la vedette à Usain Bolt lors du Racers Grand Prix de Kingston, pour la dernière sortie du sprinter jamaïcain devant son public. Mais Wayde van Niekerk a encore fait fort sur le 200m avec un nouveau record personnel en 19"84. Il obtient par la même occasion la meilleure performance mondiale de l’année sur la distance. Au Mondiaux de Londres en août prochain, il visera le doublé 200m-400m.

Le natif du Cap, né de deux parents qui pratiquaient le saut en hauteur, a été orienté sur le 400m par Anna-Sophia Botha, son entraîneur. Cette dernière souhaitait le protéger des pépins physiques, lui qui en a souvent connu. En octobre 2012, il intègre son groupe d’entraînement à l’université de Bloemfontein, où il étudie le marketing.

Depuis, la coach de 74 ans joue un rôle important dans sa carrière. « C’est une personne en qui j’ai la confiance la plus totale, racontait Wayde van Niekerk au Figaro. Au niveau de l’entraînement, elle sait parfaitement ce qu’elle fait. Je n’ai pas le moindre doute sur les plans qu’elle établit. Elle a des années et des années d’expérience. J’ai juste à écouter ce qu’elle me prodigue. » Anna-Sophia Botha, ancienne sprinteuse namibienne, a commencé sa carrière de coach en 1968 et s’est occupée notamment de Frankie Fredericks, champion du monde du 200 mètres 1993 et quadruple médaillé d'argent aux Jeux olympiques.

Usain Bolt comme modèle

Fan de football, Wayde van Niekerk, né prématuré et à qui les médecins prévoyaient le pire, a montré très tôt des dispositions pour le sprint. En 2010, il se classe 4e du 200m aux championnats du monde junior. Aujourd’hui, il avoue qu’il a encore du travail pour devenir la future grande star de l’athlétisme. Son modèle : Usain Bolt, le roi du sprint.

« Mon rêve est de parvenir à réaliser ce qu’il a réussi sur 100 m et 200 m, avoue-t-il. Il est une énorme source d’inspiration et de motivation pour m’améliorer, parce que je sais que c’est possible. Mon amour du sport fait que j’aime le 200m. Mon grand rêve, c’est de briller sur le 100 m et sur le 200m ».

Wayde van Niekerk qui avance avoir une relation d’amour-haine avec le 400m va désormais s’attacher à tenter d’abattre le mur des 43 secondes. « Avec tous ces dons, je suis béni et j’ai le ­désir d’aller au maximum de mes possibilités », lâche-t-il. Un nouveau record qui serait accueilli par certains avec enthousiasme et plein de suspicions par d’autres.

Rfi

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Les responsables de l’Alliance des forces de progrès (Afp) sont montés au créneau, ce samedi 10 juin, pour exprimer leur «désapprobation sans équivoque» des investitures dans les listes de la coalition BBY. Lors d’une conférence de presse, Alioune Badara Diouck, vice-président du comité électoral de l’Afp, a dénoncé la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale.

Vingt-quatre heures après la publication des listes de candidats retenues pour les législatives du 30 juillet prochain, l’Alliance des forces de progrès (Afp) sonne la contestation dans les rangs de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby). En conférence de presse organisée ce samedi 10 juin, le Comité électoral national de l’Alliance des forces de progrès a vivement exprimé sa «désapprobation, sans équivoque, par rapport aux résultats des investitures dans les listes de la Coalition BBY. Face aux journalistes, les camarades du président sortant de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, jugeant que ces investitures ne répondent pas aux principes d’équité et de transparence», ont  «condamné, avec la plus grande énergie», la procédure qui a abouti à la désignation des 165 personnalités retenues sur la liste de la coalition présidentielle.

Alioune Badara Diouck, vice-président du comité électoral de l’Afp, et compagnie qui se prononçaient pour la première fois sur cette question des investitures à l’issue d’une réunion d’évaluation ont indiqué avoir «relevé et déploré la rupture de la chaîne de concertation, au moment de la phase finale». «Il est difficilement compréhensible qu’un candidat, unanimement désigné par l’ensemble des composantes de Bby, comme par exemple à Malem Hodar en la personne du député sortant Cheikh Ndiaye, soit remplacé au dernier moment par un candidat d’un autre parti, décision qui n’a fait l’objet d’aucune consultation. Bien d’autres cas ont été identifiés», dénonce le porte-parole du jour du comité électoral de l’Afp.

«Le Comité électoral national regrette avec la plus grande fermeté le procédé utilisé, lors du dépôt des listes, avec une omerta organisée pour hypothéquer les intérêts d’un allié constant et crédible qui, dès le 10 mars 2014, a décidé, souverainement, de soutenir le président Macky Sall, si les données restaient en l’état», a ajouté encore Alioune Badara Diouck lors de cette rencontre avec les journalistes à la permanence nationale de l’Afp. Et de conclure : «Les instances compétentes poursuivront la réflexion engagée, à partir de ce jour, pour gérer cette situation avec la rigueur qui caractérise le Parti, en toutes circonstances».

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Le président de Bby a fait son choix dans la région de Kolda et tous les éléments investis sont de l’Apr. A Kolda département, Sana Kandé et Coumba Baldé auront la redoutable tâche de faire face à l’opposition. Aucun autre responsable du Fouladou ne figure sur la liste nationale de BBY. Chez les alliés, la déception est grande et la « gourmandise » de l’Apr est dénoncée hors micro. Mais le combat sera rude avec la coalition Gagnante conduite par Fabouly Gaye dans le département.

C’est au sein du parti même du président de la République que les réactions d’hostilité ont été les plus sévères et une des responsables, Mame Coumba Cissé, est allée jusqu’à geler toutes ses activités au sein de l’Apr. Les partisans de MameBoye Diao aussi ne sont pas contents. Ils ont sorti un communiqué pour demander à leur leader de venir discuter avec sa base. En attendant cette rencontre, toute activité politique est suspendue du côté de cette sensibilité. La base de Sanoussy Diakhité, DG Onfp, aussi est vite sortie de ses gonds pour dénoncer le choix de Bby. Des séances nocturnes sont organisées pour limiter les dégâts.

 Chez les alliés aussi, ca sent le soufre. Les camarades de Landing Savané ont pris une résolution pour demander le départ de leur formation de la coalition dans une rencontre tenue aussitôt après la publication des listes, a indiqué le chargé de communication de la section Aj koldoise. « Nous avons constaté avec regret qu’aucun membre de AJ/PADS/A ne figure sur la liste nationale ni sur une liste départementale. Donc, nous pensons qu’il est grand temps de quitter cette coalition pour que notre parti puisse prendre son destin en main », poursuit Sassoum Leye Kouyaté. Pis, « A Kolda, ce sont tous les alliés qui sont zappés » pour choisir « deux inconnus de l’Apr qui ne peuvent pas être soutenus par notre formation politique». Et M Kouyaté de poursuivre : « Nous disons non ! Nous allons nous démarquer dès maintenant. Nous allons combattre cette liste de Bennoo Bokk Yaakaar par tous les moyens».

Kolda département n’a eu droit qu’à deux représentants sur la liste départementale. Aucun responsable n’a été choisi sur la liste nationale. Macky Sall a oublié le Fouladou sur cette liste. Mamadou Malado Diallo, un des  premiers responsables apéristes, reconnait une petite déception mais plaide pour l’unité autour de la liste. « Il faut comprendre le président. Il est difficile de faire un choix. Nous sommes tous méritants. Il faudra se battre pour gagner et poursuivre à gérer le pays. D’autres choses vont arriver ».

CHERIF LEHEIB AIDARA ZAPPE

 Parmi les oubliés, on note les alliés les plus remarqués sur le terrain de l’animation politique au Fouladou dont le mouvement Bamtaare Senegal du chef religieux Cherif Leheib Aidara. Nombreux sont ceux qui le voyait sur les listes au vu du travail abattu  pour soutenir le président. Les responsables venues nombreuses chez lui à l’annonce des listes ont été vite calmées par le chef religieux. Il a même tenu à ce que des prières soient faites pour le chef de l’Etat, à l’occasion de la conférence religieuse des femmes de Bamtaaré tenue ce dimanche. Cherif Aidara réitère ainsi son soutien sans condition au président Sall et on apport durant la campagne sera déterminant pour la liste BBY au foulaodu mais aussi dans le Balantacounda.

WATTU SENEGAAL DERRIERE FABOULY GAYE

Le choix du patron de l’Apr est tombé pour Kolda département sur Sana Kandé, un géomètre militant des premières heures de l’Apr, ainsi que Madame Coumba Baldé, agent de développement qui a travaillé plusieurs années au sein des ONG. Ce couple aura la lourde tâche de faire face à la liste Gagnante conduite par Fabouly Gaye. Difficile de faire un pronostic entre ces deux listes. Pour cette coalition gagnante, l’absence de Koldois dans la liste nationale a fait jaser. Mais l’espoir de gagner le département a vite aidé à calmer les ardeurs. Rares sont ceux qui doutent dans ce camp de la victoire.

MEDINA YERO FOULAH : MOUSSA SABALY CONTRE AMADOU BALDE

Le même duel va avoir lieu dans le département de Médina Yéro Foulah. Le choix le plus contesté du patron de Bby est celui sur la personne du président du Conseil départemental Moussa Sabaly, par ailleurs conseiller économique et social. Le patron des cotonculteurs est fortement contesté par les partisans du maire de Pata Aliou Baldé, autre militant de l’Apr qui a eu à rempiler à la tête de sa municipalité sans battre campagne. Un accord avait été trouvé dans ce département par les différents responsables pour lui permettre de diriger la liste. Un accord très vite dénoncé par Sabaly qui au finish a été choisi. Mais la clé de la victoire du Bby dépend, selon les différents observateurs de l’engagement de Aliou Baldé, maire de Pata, très populaire dans le Sofagnama et le Jimara. Bby a ici aussi comme adversaire de taille Amadou Baldé de la coalition gagnante. Ancien maire de Médina Yéro Foulah, Amadou Baldé risque de faire regretter au président Macky Sall son choix. Au sein de la coalition gagnante cependant, les partisans de Mamadou Diop Decroix de Aj/Pads avaient dénoncé leur mise à l’écart. Mais les responsables ont sitôt clamé les ardeurs  des partisans.

A côté de ces listes favorites, on retrouve celle de Dental Sénégal Actions patriotiques conduite par le secrétaire général de la Crande muraille verte Mamadou Seydi, la seule tête de liste nationale originaire du Fouladou. Un allié qui a vite compris qu’avec l’Apr, Il faut souvent cultiver sa petite parcelle. Sa liste est présente dans 12 départements du pays. D’autres listes sont également présentes au Fouladou. Notamment, celle dirigée par Khalifa Sall avec comme tête de liste Aliou Touré de Rewmi, la coalition de l’ancien Premier ministre A Mbaye conduite par Abdoulaye Thiam Diawara ainsi que les écologistes qui vont être dirigées par Dicory Baldé.

Sudonline

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Jean-Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Henri Guaino : on compte par dizaines les noms des ténors du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR) qui n’ont même pas passé le premier tour des législatives. Tour d’horizon de ces personnalités reléguées au second plan de la vie politique française, alors qu’ils en étaient les principaux artisans depuis des années.

La droite prend l’eau

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate centriste aux primaires de la droite et du centre fin 2016, est en ballottage défavorable face à un candidat LREM dans la 2e circonscription de Paris. Battue de 20 points, avec 18,13% des suffrages exprimés, NKM n’est pas la seule personnalité politique à avoir tenté sa chance dans la course à l’Elysée et à n’être pas assurée de faire partie de la nouvelle l’Assemblée.

L’ancienne ministre de l’Ecologie peut toutefois se satisfaire d’avoir écrasé Henri Guaino : la plume très droitière de Nicolas Sarkozy est balayée dans la même circonscription, avec moins de 5% des votes exprimés. Dimanche, Henri Guaino a annoncé son retrait de la vie politique, non sans ressentiment vis-à-vis de son électorat qu’il qualifie de « bobo » ou encore de « pétainiste ».

Autre personnalité de la droite mise en difficulté dans ces législatives : Eric Woerth. L’ancien ministre du Budget de Nicolas Sarkozy arrive deuxième avec près de 7 points de retard sur la candidate LREM dans la 4e circonscription du Val d’Oise (nord-est de Paris). Ballottage défavorable pour Les Républicains aussi du côté de la 8e circonscription des Hauts-de-Seine (ouest de Paris) : le directeur de campagne d’Alain Juppé pendant la primaire de la droite et du centre, Gilles Boyer, arrive deuxième, et n’atteint même pas la moitié du score de son principal opposant, candidat pour LREM.

Les troupes des Républicains et des centristes de l’UDI, qui représentaient 226 députés dans l’Assemblée actuelle, pourraient être deux fois nombreux dans le palais Bourbon version 2017. Pour l’heure cependant, il reste encore de nombreux candidats LR-UDI dans la course, et leur groupe parlementaire pourrait constituer le « premier parti d’opposition » à LREM, comme s’en réjouit avec retenue l’ancienne porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, Florence Portelli, auprès du journal Le Monde.

La gauche coule

Aucun parti n’est épargné, mais les premières victimes de la vague macroniste sont les socialistes, qui pourraient voir les effectifs de leur groupe parlementaire divisés par dix, passant de 284 sièges à moins d’une trentaine.

Les grands noms du parti de la rue de Solférino en ont pris pour leur grade. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, candidat dans la 16e circonscription de Paris n’est ainsi même pas qualifié pour le second tour. Idem pour le candidat investi par la primaire socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, dont les 22,6% ne lui permettent pas de participer au prochain round.

Dans certains départements, la déroute est complète. Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, où le PS possédait huit des douze sièges de députés, les socialistes sont tous éliminés au premier tour, notamment au profit des candidats de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (extrême gauche) et de LREM.

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Le naufrage est total également pour les anciens ministres de François Hollande. Si Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale) peut s’estimer heureuse d’être en ballottage défavorable (deuxième derrière le candidat LREM avec 16,54% des voix dans sa circonscription de Villeurbanne, près de Lyon, dans le sud-est), beaucoup de ses anciens collègues ont pour leur part sombré :

•        Mathias Fekel, ex-Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur puis ministre de l’Intérieur pendant la fin du quinquennat Hollande (troisième dans la 2e circonscription du Lot-et-Garonne, sud-ouest)

•        Aurélie Filippetti, ex-ministre de la Culture devenue frondeuse (troisième dans la 1recirconscription de Moselle, nord-est)

•        François Lamy, ex-ministre délégué à la Ville (troisième dans la 1re circonscription du Nord) – qui a d’ailleurs fait preuve de son amertume sur Twitter, reprochant au gouvernement Hollande, dont il était membre, sa politique au cours du quinquennat

•        Christian Eckert, ex-secrétaire d’Etat au Budget (quatrième dans la 3e circonscription de Meurthe-et-Moselle, nord-est)

•        Pascale Boistard, ex-secrétaire d’Etat aux Personnes âgées (cinquième dans la 1recirconscription de la Somme, nord)

•        Kader Arif, ex-ministre des Anciens Combattants (cinquième dans la 10e circonscription de Haute-Garonne, sud-ouest)

Outre La République en Marche, c’est souvent la France insoumise qui a damé le pion aux socialistes. C’est notamment le cas à Marseille, où le député sortant Patrick Mennucci a été éliminé dès le premier tour, battu notamment par le leader de LFI lui-même, Jean-Luc Mélenchon.

Et sur les ruines du quinquennat Hollande, les écologistes n’ont pas non plus trouvé de quoi reconstruire. Pour preuve, les anciennes ministres du Logement écologistes Cécile Duflot (mai 2012-mars 2014) et Emmanuelle Cosse (février 2016-mai 2017) ont aussi été éliminées dès le premier tout, respectivement dans la 6e circonscription de Paris et dans la 3e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Le minimum de 400 sièges annoncés pour La République en Marche (LREM), le parti du président de la République Emmanuel Macron, signifie une chose : l’hémicycle a été vidé de bon nombre de ses habitués, en tête desquels les grands noms du PS et de LR. Si Les Républicains, alliés au centriste de l’UDI s’en sortent mieux que le PS (21,56% des votes exprimés contre 9,51%), les deux partis sont en passe de réaliser leur plus faible score depuis leur création.

RFI

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