jeudi, 10 janvier 2019 19:53

Un reportage de notre envoyé spécial au Sénégal

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A l’hôpital traditionnel de Keur Massar au Sénégal, la réussite des « médecins aux pieds nus »

Si en Europe certains patients recourent de plus en plus à des médecines alternatives, en Afrique la médecine traditionnelle est une réalité qu’illustre parfaitement l’existence depuis près de quarante ans de l’hôpital traditionnel de Keur Massar sur la route de Saint-Louis à vingt-cinq kilomètres de Dakar. Celui-ci est dirigée par Djibril Ba qui a bien voulu nous recevoir et nous le faire visiter.

Tout commence dans les années 80

L’histoire commence dans les années 1980 après qu’un peu plus tôt des recherches bactériologiques sur la lèpre avaient jeté un pont entre Sciences et Tradition faisant fi des préjugés occidentaux qui désignaient trop souvent des tradithérapeutes sous le nom de sorciers.

A l’origine du projet, une femme : Yvette Parès

En réalité ces médecines traditionnelles, dites « empiriques » sont une réalité du patrimoine thérapeutique de l’humanité aussi bien en Afrique qu’en Asie car elles recourent aux vertus des plantes. C’est ce qu’a très bien compris Yvette Parès, arrivée à Dakar en 1960. Ce chercheur en biologie et également médecin, professeur à l’université de Dakar, décédée en 2010, est parvenu la première à cultiver le bacille de la lèpre et c’est sa rencontre avec un grand-maître guérisseur peul, Padi Diallo, qui a profondément changé son regard sur la médecine occidentale. De là est née à Keur Massar la culture, la récolte, la préparation et la prescription de plantes africaines. Ainsi que nous l’indique Djibril Ba « Notre jardin botanique est le plus exotique du Sénégal et compte pas moins de quatre cents espèces de plantes différentes qui nous servent à la réalisation de nos traitements et alimentent notre pharmacopée traditionnelle ». 

80 % de la population sénégalaise

Cette médecine voit le nombre de ses adeptes augmenter de jour en jour au point d’être suivie par 80 % de la population Sénégalaise et l’an dernier l’hôpital a enregistré plus de mille cents malades venus en consultation dans le cadre de la prévention de la lèpre infantile, mais aussi la tuberculose, les hépatites, le palu et le sida. Sa pharmacie a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de neuf millions six-cent mille francs CFA et un chiffre beaucoup plus conséquent à travers ses expéditions régulières en France vers une pharmacie ouverte à Salles, non loin de Strasbourg. Avec Djibril Bal, vingt-six personnes s’activent au quotidien dans cet hôpital doté d’un budget annuel de fonctionnement de trente millions de francs CFA, géré par une ONG allemande ainsi que le Secours catholique. Il faut dire en effet que si Léopold Sédar Senghor (1906 – 2001) l’ancien président du Sénégal s’est beaucoup investi dans l’hôpital de Keur Massar ses successeurs n’ont pas montré le même empressement ce qui est très regrettable. Et ce, alors que des recherches conjointes sont conduites avec l’université de Dakar. L’hôpital doit donc compter sur des subventions privées.

Des occidentaux en stage à Keur Massar

Cette réalité de la médecine africaine à l’efficacité étonnante séduit chaque jour davantage des jeunes naturopathes et homéopathes français qui effectuent des séjours de plusieurs semaines à Keur Massar, à l’image d’Anne, une étudiante  bretonne en herboristerie que nous avons rencontrée : « Cela fait plus d’un mois et demi que je suis ici et j’ai énormément appris dans la préparation des plantes, la pharmacothérapie, et le rapport avec le patient très différent de ce que nous connaissons en Europe ». Le côté humain est sans doute en effet ce qui manque le plus dans nos sociétés occidentalisées ainsi que le sens de l’écoute et chaque médecin européen devrait se souvenir de ce que disait le philosophe allemand Goethe : « Je suis le produit de toutes les rencontres que j’ai faites dans la vie ».

Un gite et un professeur de philosophie …

Avec ses collègues Sénégalais et d’autres nationalités, Anne travaille une partie de la journée dans un laboratoire de l’hôpital où l’on fabrique des poudres, mélange de plusieurs plantes cultivées dans le jardin. Celles-ci soignent aussi bien les hémorroïdes que les herpès. On y réalise aussi des extraits alcoolisés à base de plantes dans la conception d’anti-douleurs et de lutte contre les infections. On y fabrique encore des savons dermatologiques. Pour accueillir ces stagiaires un gîte a été créé au cœur de l’hôpital grâce à une franco-suisse Geneviève Baumann qui après avoir vendu ses biens en Europe a consacré l’argent retiré à la réalisation et au fonctionnement du gite qui accueille de façon permanente quatre stagiaires chaque année. Ce professeur de philosophie à l’université de Laval au Québec à sans nul doute trouvé à Keur Massar un nouveau sens à sa vie.

Un nouveau puits

Quant à Djibril Bal il va devoir résoudre une autre difficulté, le creusement d’un nouveau puits depuis que le précédent s’est effondré et trouver les fonds nécessaires aux travaux. Un casse-tête de plus pour cet homme qui ne manque jamais de rappeler que « l’hôpital accomplit aussi et surtout une œuvre sociale, raison pour laque chaque produit est seulement vendu l’équivalent d’un euro cinquante. Nous sommes pour beaucoup de patients l’ultime recours quand ils ont épuisé tout le reste ».

Une expérience unique

Et si tout le monde connaît l’œuvre magnifique accomplit par Albert Schweitzer dans son hôpital de Lambaréné au Gabon dans les années 1920, un autre hôpital, traditionnel celui-là, au Sénégal, à Keur Massar,* et son expérience unique mérite aussi tous les encouragements car son efficacité est étonnante. Oui, à n’en pas douter les « médecins aux pieds nus » peuls, sérères, wolofs et autres ethnies contribuent, eux-aussi, à l’histoire universelle de la médecine.   

Jean-Yves Duval, Directeur d’Ichrono

 

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

 

Miss Algérie : trop noire ou pas assez belle ? Le monde est divers : la beauté dépasse les couleurs accidentelles de peau.


«Il ne faut pas laisser la voie aux suprématistes, il faut résister par l'argumentation et les faits sinon ils vont imposer leurs fausses idées du Monde.  Ces miss qui dérangent le monde suprématiste ou la Bien-pensante : au Japon une métisse a été élue miss Ariana Miyamoto ; Alicia AYLIES, Corinne COMRAN et Sonia ROLLAND en France » Elles dérangent ces gens qui croient que le monde doit avoir une teinte une seule couleur Allez apprendre la géographie et l'humain pour comprendre. Arrêtez d'instaurer ou d'imposer un tribunal du gout ou de l'esthétique. Le monde est divers il faut le savoir. Je salue les medias de l'Algérie qui ont pris le sujet à bras le corps pour demander à l Etat et aux citoyens de parler de ces sujets et d'abandonner ce racisme enfoui qui fait du tort au pays. Dites à vos enfants de quelques couleurs de peau qu'ils sont ou elles sont qu'ils sont beaux et belles (roux, peau laiteuse, rose, noire foncé, noir simple, clair, métisse etc ) Ensemble nous apprendrons à nous respecter dans nos différence. Le monde est forcément divers et il est métisse qu'on le veuille/accepte ou pas.P B CISSOKO

Par Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè
Réponse de miss : Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».
© Glez


L'élection de la nouvelle Miss Algérie a déclenché, sur les réseaux sociaux, un flot de commentaires désobligeants. Racisme immémorial, « trolling » gratuit ou expression décalée de goûts légitimes ?
Les voies du goujat sont impénétrables. Depuis l'élection, ce 4 janvier, de Khadidja Benhamou au titre de Miss Algérie, Internet bruisse de commentaires venimeux qui naviguent entre relents racistes et dénonciation d'un niveau de beauté présumé insuffisant. Lorsqu'un internaute « mort de rire » présente l'élue comme un sosie de James Brown, est-ce la couleur de peau du chanteur qui constitue le problème ou ses traits masculins ? Certains posts ne recourent même pas à de tels sous-textes, comme celui de l'internaute « Crypto Negative » qui déclare « elle est noire, ça représente pas l'Algérie »
Pour autant, si le flot de goujateries est parfaitement grossier, il n'est pas exclusivement raciste. Il prend l'allure d'un « trolling », ce sport favori d'internautes qui trompent leur oisiveté en pourrissant les espaces de discussion numériques, dans le simple but d'alimenter la polémique.


« Trolling » VS solidarité


Bien sûr, le sacre national d'une Miss Adrar, originaire de cette région du sud-ouest de l'Algérie, ne pouvait manquer de réveiller les instincts de ceux qui projettent les bananes plus qu'ils ne les dégustent. Les ressortissants de cette région saharienne – où les peaux sont généralement plus mates – dénoncent régulièrement les discriminations dont ils disent être victimes.
La première bonne nouvelle est qu'ils ont désormais leur Miss Algérie. La seconde est que ces réactions effrontées auront eu le mérite de susciter un autre flot de contributions : une vague de compliments, de marques de solidarité et de dénonciation du racisme. Bon nombre d'éditorialistes ont emboîté le pas des internautes pour appeler à la promotion de l'africanité négligée de l'Algérie, dans la représentation politique comme dans les médias.


Miss France 2017, Miss France 2019, Miss Afrique... De nombreuses reines de beauté ont suscité des polémiques
Des Miss sous le feu des critiques


Plutôt anachroniques à l'ère du hashtag #MeToo, ces concours de beauté ne manquent jamais de susciter des polémiques aussi diverses que superflues. Miss France 2017, première Guyanaise à remporter cette écharpe, désola certains qui la considéraient d'abord comme originaire « d'un autre continent ». Les promoteurs du teint noir, eux, dénoncèrent une couverture du magazine Paris Match dont la photo de l'élue semblait retouchée pour éclaircir son épiderme.


La Tahitienne Miss France 2019, à nouveau bien éloignée de la métropole, vient, elle, de susciter la polémique en dévoilant son passé de... « ronde ». Et quand les trolls ne menacent pas les reines de beauté, ce sont les accidents : fin décembre, les cheveux de la nouvelle Miss Afrique, la Congolaise Dorcas Kasinde, prenaient littéralement feu sur scène...
Stoïque, quant à elle, la Miss Algérie injuriée a éteint le « feu » du web en employant une technique implacable. Elle a renvoyé les discourtois à leur Créateur : « Que Dieu leur montre le chemin ».


Autres faits


Si les reines de beauté peuvent l'objet de railleries, ce sont des quolibets racistes qu'a essuyé la Miss France élue le week-end dernier. Elle serait trop noire, au goût de certains...
Même si elle a inspiré des concours de beauté toujours considérés comme swag sur un continent africain qui ne rechigne pas au kitsch, l'élection de Miss France est à ce point désuète qu'elle ne pouvait que susciter des observations surannées. En particulier quand le teint de la lauréate est largement plus foncé que celui de la plus sombre des candidates du premier scrutin, en 1920.
Couronnée ce samedi à Montpellier, Alicia Aylies a déjà fait les frais de commentaires geignards. C'est la première fois que la prétendue « plus belle femme de France » est originaire de Guyane, région située en Amérique du Sud. Il n'en fallait pas plus pour qu'un internaute regrette, sur les réseaux sociaux, que Miss France 2017 vienne « d'un autre continent ».


La relève de Sonia Rolland


On pourrait croire à une querelle de clochers purement géographique qui n'aurait un lien qu'accessoire avec la couleur de peau et ne remettrait guère en cause l'élection, en 1993, de la black guadeloupéenne Véronique de la Cruz ou celle, en 2000, de la métisse Sonia Rolland, candidate bourguignonne au sang rwandais.
Pourtant, semblant déjà oublier que la Guyane est l'une des régions les plus vastes de France et qu'elle prit, dès 1604, le nom de « France équinoxiale », une twittos [utilisateur de Twitter, ndlr] estime que l'élection de ce week-end porte atteinte à une identité française dès lors « traînée dans la boue »...
Trop ou pas assez foncée ?
Le clou raciste que cette internaute peinait à enfoncer, un homme politique – pour peu que ce titre puisse lui être accordé – se chargea de le planter allègrement. Militant d'extrême droite, candidat furtif à la présidentielle de 2017 et fameux président de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen glissa sans vergogne sur le terrain raciste.
Évoquant une « imposture cosmopolite » de nature à célébrer « le grand remplacement » – complot immigrationniste -, il affirme qu'il « convient que la demoiselle qui représente la France » soit « de race caucasoïde ».
Si les Miss ne brillent pas toujours par la finesse de leur esprit, Alicia Aylies a élégamment renvoyé dans les cordes les ségrégationnistes de la beauté. Sur la radio Europe 1, elle indiquait, lundi 19 décembre, que son élection au titre de Miss Guyane, l'année précédente, avait suscité l'indignation d'autres bougons qui avaient jugé, eux, qu'elle n'était « pas assez foncée de peau »...
6 sept. 2016 - La nouvelle Miss Japon est à moitié indienne et cela ne plait pas du tout à une partie du public qui a regardé l'élection.

Coup de tonnerre au Zaire et bientôt au Sénégal en février ou tout sera possible......P B C

"Un évènement sans précédent en Afrique centrale. Après trois reports depuis fin 2016, Félix Tshisekedi, candidat de

l'opposition, a été proclamé vainqueur

de l'élection présidentielle, ce mercredi, en République démocratique du Congo".
20 minutes  

 


COUP DE TONNERRE - Le candidat de l'opposition, Félix Tshisekedi, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle historique à un tour en République démocratique du Congo par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Mais l'un de ses adversaire dénonce un "putsch électoral" et le Quai d'Orsay juge les résultats "non conformes".


La rédaction de LCI


Un jour historique pour la RDC ? L'opposant Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). "Ayant obtenu 7.051.013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57 %, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix", a déclaré son président, Corneille Nangaa. Mais ce résultat peut encore faire l'objet de recours devant la Cour constitutionnelle.


Arrivé en deuxième position, son adversaire Martin Fayulu a assuré que "ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes". "C'est un véritable putsch électoral, c'est incompréhensible", a-t-il déclaré dans une interview à RFI. De son côté, le ministère des Affaires étrangères français a rapidement réagi jeudi matin, jugeant les résultats "non conformes". A l'inverse, la coalition au pouvoir, qui soutenait le candidat Emmanuel Ramazani Shadary, n'a pas contesté les résultats : "Nous sommes déçus par le mauvais score qui nous est attribué, mais nous prenons acte de la proclamation." Formellement, en tout cas, puisque le porte-parole du FCC n'a pas exclu de voir "le cas échéant, comment introduire des recours par des voies légales".
La RDC, plus grand pays d'Afrique sub-saharienne, vit une double situation historique. C'est la première fois qu'un opposant est proclamé vainqueur d'une élection présidentielle après les deux élections de Joseph Kabila en 2006 et 2011. C'était aussi la première fois que le président sortant acceptait de se retirer sous la pression de la Constitution et non des armes. Joseph Kabila ne pouvait pas briguer un troisième mandat.


Il devance son adversaire Martin Fayulu (collation d'opposition Lamuka) qui a obtenu 6 366 732 suffrages, ainsi qu'Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la coalition au pouvoir (FCC) qui n'a lui recueilli que 4 357 359 voix. Ce dernier était sous sanctions de l'Union européenne. Le taux de participation est estimé à un peu plus de 47 %.
La Cour constitutionnelle doit publier les résultats définitifs d'ici le 15 janvier, selon l'actuel calendrier électoral qui a pris trois jours de retard. La prestation de serment du nouveau président élu pour un mandat de cinq ans est prévue le 18 janvier selon ce même chronogramme.


Qui est Felix Tshisekedi ?


Félix Tshisekedi est le fils d'une figure majeure de l'histoire politique congolaise, Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Près de deux ans après le décès de Tshisekedi père, le corps repose toujours à Bruxelles, officiellement faute d'accord pour les obsèques entre son parti l'UDPS, la famille et le pouvoir.
Felix Tshisekedi a fait équipe pour sa campagne avec l'ex-président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, qui doit devenir en cas de victoire confirmée Premier ministre selon l'accord entre les deux hommes. Ces derniers jours, M. Tshisekedi avait aussi tendu la main au président Kabila.


https://www.lci.fr/international/rd-congo-l-opposant-felix-tshisekedi-proclame-vainqueur-de-l-election-presidentielle-dans-la-contestation-2109717

 

Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Lundi 7 janvier, un groupe de militaires a pris temporairement le contrôle de la radio nationale pour appeler au soulèvement et annoncer la formation d'un « Conseil national de restauration », et ce alors qu'Ali Bongo Ondimba poursuit sa convalescence au Maroc. Une tentative de coup d'État qui s'est soldée quelques heures plus tard par l'arrestation des commanditaires.


Tôt dans la matinée du lundi 7 janvier, un petit groupe de militaires – une dizaine selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement –, a fait irruption dans les locaux de la Radio Télévision gabonaise (RTG) pour diffuser un message sur les ondes de la radio d'État et annoncer la mise en place d'un « Conseil national de restauration » dont le but était de « sauver la démocratie, préserver l'intégrité du territoire national et la cohésion nationale ». Six employés de la RTG, des journalistes et des techniciens, étaient également présents sur place et ont été séquestrés.

« Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d'instrumentaliser et de chosifier la personne d'Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales », indiquait le communiqué, en faisant référence à la convalescence du président, dont sa dernière prise de parole depuis son hospitalisation remonte au 31 décembre, à l'occasion de son discours des vœux à la nation. Selon le communiqué des putschistes – qui a tourné en boucle une partie de la matinée sur les ondes de la RTG –, ce message de vœux n'a fait que « renforcer les doutes sur sa capacité à assumer ses fonctions de président ».


Qui sont les putschistes ?


Selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, les mutins étaient une dizaine à pénétrer dans les locaux de la radio. Plus tôt dans la journée, la présidence avait parlé de six militaires impliqués. Sur les images de l'allocution des militaires à la RTG, trois officiers coiffés des bérets verts de la Garde républicaine sont visibles, dont un certain lieutenant Kelly Ondo Obiang, commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine, qui a pris la parole pour lire le communiqué.


Se présentant comme le président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), formation jusqu'à présent inconnue, il a été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, dont il est sorti en 2015. Selon nos informations, l'homme était jusqu'à présent « un parfait inconnu », plus souvent mobilisé au sein de la garde d'honneur, unité de parade et non de combat.


« Gabon : qui est le lieutenant Kelly Ondo Obiang, instigateur présumé de la tentative de coup d'État ?
07 janvier 2019 à 12h04 | Par Mathieu Olivier


Mis à jour le 07 janvier 2019 à 13h57

Une capture d'écran de la vidéo dans laquelle le lieutenant Kelly Ondo Obiang appelle à la mise en place d'un "Conseil national de restauration" au Gabon, le 7 janvier 2019. © HANDOUT via Reuters TV
Principal protagoniste de la tentative avortée de coup d'État du 7 janvier à Libreville, le lieutenant Kelly Ondo Obiang est commandant adjoint de la garde d'honneur de la Garde républicaine.
Le lieutenant Kelly Ondo Obiang est l'un des commandants en second de la garde d'honneur de la Garde républicaine, l'unité de gendarmerie chargé de sécuriser la présidence de la République. Selon le communiqué lu lundi matin sur les ondes de Radio Gabon, il serait le principal instigateur de la tentative du coup d'État du 7 janvier.
Présent dans les locaux de Radio Gabon alors que le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale gabonaise y a donné l'assaut, Kelly Ondo Obiang est parvenu à échapper aux gendarmes et était toujours en fuite à l'heure où nous écrivions ces lignes (11h GMT). Quatre militaires ont en revanche été appréhendés lors du même assaut et mis aux arrêts, selon le gouvernement. Six autres personnes, des employés de Radio Gabon, étaient présents sur place.

« Parfait inconnu »


Selon nos informations, Kelly Ondo Obiang était jusqu'à ce jour « un parfait inconnu ». Connu « de vue » à la présidence, il y est décrit comme un « soldat de base » relativement discret. Il était régulièrement mobilisé au sein de la garde d'honneur, une unité de parade, et non de combat, regroupant des membres de chaque corps d'armée à l'occasion de cérémonies officielles.
Si les autorités gabonaises cherchent encore à compléter son profil, Kelly Ondo Obiang serait rattaché à l'unité d'intervention parachutiste de la garde républicaine. Il a notamment été formé en partie en Côte d'Ivoire, à l'École des forces armées (EFA) de Zambakro, à Yamoussoukro, où il a achevé une formation en 2015. Créée en 1963, l'EFA forme régulièrement des officiers venus de nombreux pays africains.

La situation rapidement « sous contrôle », selon le gouvernement


La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre. Les blindés des forces de sécurité gabonaises ont très rapidement bloqué l'accès au boulevard Triomphal, et pris le contrôle dès 7 heures (heure locale) des entrées de la RTG. Vers 9h00, la situation était « sous contrôle », selon la présidence.


Deux militaires impliqués dans la tentative de coup d'État avortée ont été abattus lors de l'assaut des hommes du Groupe d'intervention de la gendarmerie gabonaise, selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement. Les autres ont été arrêtés. Le lieutenant Kelly Ondo Obiang, qui était parvenu à s'échapper des locaux de la radio, a finalement été appréhendé à proximité du bâtiment et mis aux arrêts. Les mutins sont actuellement entendus par le procureur de la République. Au moment où nous écrivons ces lignes (18h00, heure locale) internet était toujours coupé au Gabon.


Des proches de Jean Ping cités dans le communiqué


Dénonçant la « confiscation du pouvoir par ceux qui le 31 août 2016 ont fait assassiner nos jeunes compatriotes », le lieutenant Ondo Obiang a cité une série de personnalités pour prendre part au « Conseil national de restauration ». Parmi celles-ci, on retrouve le général Jean Philippe Ntumpa Lebani – qui avait purgé une peine de prison pour une précédente tentative de coup d'État avortée en 2009 –, le colonel Rapontchombo, officier de l'armée de terre, ainsi que plusieurs acteurs de la société civile, réputés proches de Jean Ping, le syndicaliste Jean Rémy Yama et la chercheuse Laurence Ndong, Marcel Libama (Union nationale), l'avocate Paulette Oyane et Bertrand Zibi, ancien député qui a quitté le Parti démocratique gabonais (PDG) avant la dernière présidentielle.
Une liste qui interroge, puisque Jean Rémy Yama a expliqué à Jeune Afrique ne pas être au courant de l'action entreprise par le groupe de militaires, tandis que l'ancien député Bertrand Zibi est, lui, toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis août 2016.


Déby « indigné », l'UA et la France condamnent


L'Union africaine (UA) a été la première à réagir pour condamner fermement « la tentative de coup d'État intervenue ce matin au Gabon ».

« Je réaffirme le rejet par l'UA de tout changement anticonstitutionnel », a réagi sur Twitter Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine.


L'union africaine condamne fermement la tentative de coup d'Etat


La France a elle aussi condamné « toute tentative de changement de régime extra-constitutionnel », tandis que le président tchadien Idriss Déby Itno a fait part de son « indignation », dans un communiqué publié lundi après-midi, dans lequel il a apporté « son soutien et celui de toute la communauté de la Cemac » à son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba, qui n'a pas encore commenté les événements.


https://www.jeuneafrique.com/700166/politique/gabon-qui-est-le-le-lieutenant-kelly-ondo-obiang-instigateur-presume-de-la-tentative-de-coup-detat/


L'acteur de Star Wars et Indiana Jones a pris la parole le 12 septembre 2018 au Sommet pour le climat de San Francisco en tant qu'ambassadeur de l'ONG Conservation International. Harrison Ford a dénoncé les dangers de l'inaction face au changement climatique et les ravages des climato-sceptiques et des anti-sciences.

Harrison Ford au pupitre du Sommet pour le climat le 12 septembre 2018.
©Global Climate Summit


Son nom n'est jamais mentionné. Mais c'est bel et bien le président américain Donald Trump qui était dans le viseur de Harrison Ford, lorsqu'il a pris la parole au pupitre du sommet sur le climat, qui s'est tenu du 12 au 14 septembre 2018 à San Francisco, en Californie. L'acteur y était invité en tant que vice-président de l'ONG Conservation International pour laquelle il oeuvre depuis plusieurs années. "Élisez des dirigeants qui croient en la science et qui comprennent l'importance de protéger la nature !, s'est-il emporté au micro.

Arrêtez bon sang le dénigrement de la science !

Arrêtez de donner le pouvoir aux gens qui ne croient pas à la science, ou pire encore qui font semblant de ne pas croire en la science pour servir leurs propres intérêts" s'est-il exclamé. L'acteur s'était livré à une charge similaire contre l'administration Trump en novembre 2017. "Aujourd'hui, la plus grande menace n'est pas le changement climatique, la pollution, les incendies ou les feux, c'est que nous avons aux manettes des choses les plus importantes des gens qui ne croient pas en la science" expliquait-il aux journalistes du Hollywood reporter.
Pour Harrison Ford, les effets du réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes convergent vers "la plus grande crise morale de notre temps"


Dans son discours de San Francisco, l'ancien Han Solo insiste toutefois sur l'importance vitale de la préservation de la nature. "Cette planète est la seule maison que nous connaîtrons jamais. Pour notre climat, pour notre sécurité, pour notre futur, nous avons besoin de la nature. Maintenant. Plus que jamais. La nature n'a pas besoin des gens. Mais les gens ont besoin de la nature" a-t-il martelé. "Car aujourd'hui, la destruction de la nature génère plus d'émissions de carbone que toutes les voitures et les camions dans le monde. On peut mettre des panneaux solaires sur toutes les maisons, on peut passer tous les véhicules à l'électrique ; mais tant que Sumatra brûle, nous aurons échoué.

Tant que la forêt amazonienne sera défrichée et brûlée, tant que les terres des populations indigènes seront spoliées, tant que les zones humides seront détruites, nos objectifs climatiques resteront hors de portée. Et nous n'aurons alors plus le temps de faire quoi que ce soit. Si on ne cesse pas la destruction de notre monde naturel, rien d'autre n'aura plus d'importance.

Pourquoi ? parce que restaurer les forêts, les mangroves, les zones humides et toutes ces zones denses en carbone représentent 30 % de ce qu'il faut faire pour éviter un réchauffement catastrophique. Leur préservation est la seule solution dont nous disposons actuellement pour stocker du carbone à l'échelle globale" a-t-il expliqué.


Sur la scène du Sommet pour le climat, Harrison Ford préconise l'inclusion de la sauvegarde de la nature dans tous les objectifs climatiques, et la mise en place d'un calendrier ambitieux pour atteindre les objectifs climatiques fixés durant l'Accord de Paris. "Nous devons investir dans les mangroves et les forêts tropicales de la même manière que nous investissons dans les énergies renouvelables, travailler à empêcher la destruction de ces écosystèmes, et poursuivre la recherche dans la reforestation, de la même manière que nous poursuivons la recherche sur la capture et le stockage de carbone". Et Indiana Jones de conclure : "Tous autant que nous sommes, riches ou pauvres, puissants ou faibles, nous allons tous subir les effets du changement climatique, de la destruction des écosystèmes et nous allons faire face à ce qui va rapidement devenir la plus grande crise morale de notre temps".


https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/harrison-ford-son-plaidoyer-pour-la-science_127608


On peut lire ceci sur les idées de Trump sur le climat


L'Américain Donald Trump est né le 14 juin 1946 à New York. Milliardaire, l'homme d'affaires a fait fortune dans la promotion immobilière et le divertissement télévisuel. Malgré son absence d'expérience politique, il a été élu président des Etats-Unis le 9 novembre 2016. Pendant la campagne, le Républicain a adopté des positions résolument climatosceptiques, affirmant que le réchauffement climatique est un "canular", fomenté "par les Chinois" pour casser "l'appareil industriel américain". Il expliquait vouloir faire sortir son pays de l'accord de Paris signé à l'issue de la COP21 s'il accédait à la Maison Blanche. L'élection passée, Trump semble adoucir sa position, expliquant le 22 novembre 2016 dans un entretien au New York Times qu'il "y a un lien" entre l'activité humaine et le changement climatique.
Où le travail de sape environnementale de l'administration du président américain Donald Trump s'arrêtera-t-il ?

Cette dernière a proposé, le 11 décembre 2018, une vaste réforme de la loi sur la qualité de l'eau, une promesse de Donald Trump aux agriculteurs et aux promoteurs qui dénonçaient des normes environnementales trop strictes. Mais las : cette nouvelle loi fédérale va réduire à une peau de chagrin le nombre de zones humides et de cours d'eau protégés par le Clean Water Act. Elle doit "annuler et remplacer" la loi précédente, mise en place en 2015 par l'administration Obama, et saluée par les défenseurs de l'environnement. Elle avait permis de limiter les rejets de pesticides ou de fertilisants sur de vastes zones humides, allant des grands fleuves aux marais situés dans des propriétés privées.

 

DEFINITIONCLASSE SOUS

La mythomanie correspond à un trouble caractérisé par une tendance au mensonge et à la fabulation. Cette manie peut être source d'une grande difficulté à s'adapter socialement pour le malade.


Croire à ses mensonges


Le mythomane se crée une autre réalité. Il est souvent persuadé de la véracité des mensonges qu'il invente. Les enfants sont tous des mythomanes physiologiques : en effet, leur imagination et leur inexpérience leur font inventer des mondes imaginaires auxquels ils croient sincèrement. Chez les adultes, cela est en revanche pathologique. D'ailleurs, selon les spécialistes, les adultes mythomanes ont conservé une part d'esprit infantile.

Selon le cas et le degré de gravité de la pathologie, plusieurs traitements existent pour aider le patient : généralement, ils consistent en une prise en charge psychothérapeutique, parfois associée à une thérapie cognitive et comportementale.


Jean-Claude Romand, un célèbre mythomane


Un fait divers particulièrement célèbre illustre la mythomanie, celui de Jean-Claude Romand. Il a menti à ses proches pendant 18 ans sur sa vie réelle en s'inventant une profession de médecin et de chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Sur le point d'être découvert, il a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents en 1993.

Doit-on excuser les mythomanes ?
La mythomanie, une pathologie aussi angoissante que fascinante, et qui est loin d'avoir livré tous ses secrets. Explications.
Isabelle Taubes

Sommaire

• Mythomanie n'est pas vantardise
• Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?
• Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi
• Une partie de poker
• L'excitante jouissance du mensonge
• Authentique guérison ?

Jeanne ment... comme elle respire. Elle raconte des histoires rocambolesques, où elle apparaît tour à tour infirmière en Afrique, ou assistante d'un grand professeur de psychiatrie... Bref, la madone des démunis ! Quand on l'interroge sur ses parents, elle évoque, blasée, une riche famille qui a fait fortune dans l'industrie pharmaceutique. Mais elle n'a que mépris pour cet argent, s'empresse-t-elle de préciser. A l'instar de tous les individus atteints de mythomanie, Jeanne s'invente des origines prestigieuses et des actions héroïques.
Ses mensonges sont son oxygène. Elle a besoin d'eux pour exister. Jeanne ne peut s'empêcher de mentir.

C'est cet automatisme irrépressible, fonctionnant en roue libre, qui fait de la mythomanie une maladie grave, et des mythomanes, des êtres fascinants et angoissants. En effet, nous mentant sans la moindre gêne, aussi sûrs d'eux et souriants que s'ils disaient vrai, ils nous renvoient à la nature incertaine du langage. Non, les mots ne sont pas entièrement fiables ; l'autre a toujours la possibilité de me mentir, de me tromper sans que je m'en aperçoive : rien, a priori, ne distingue une vérité d'un mensonge.
Mythomanie n'est pas vantardise
A découvrir
Pourquoi mentez-vous ?

Tous. Tous les jours. Ou presque. On affabule, on arrange les choses. D'ailleurs, c'est parfois salutaire. Sans une légère dose d'hypocrisie, la vie serait bien compliquée... Pour connaître les motivations de vos petits mensonges (et de ceux des autres), répondez honnêtement – c'est possible ! – aux questions de ce test.
On connaît mal la mythomanie : les ouvrages qui l'abordent ne sont pas légions et rarement accessibles au grand public. Du coup, on emploie ce terme à tort pour désigner, par exemple, la vantardise de celui qui nous abreuve de ses imaginaires exploits sportifs, de ses inexistantes performances professionnelles. Ou la tendance de certains à embellir la réalité pour se rendre plus intéressants aux yeux des autres, plus aimables. Mais eux, contrairement au vrai mythomane, savent pertinemment qu'ils mentent et sont prêts à le reconnaître. Ce n'est pas le cas de Jeanne.


D'ailleurs, aucun spécialiste n'est en mesure d'évaluer le degré de lucidité du mythomane. Nous avons tous des fantasmes «mégalos» qui nous permettent de protéger notre narcissisme, notre amour propre, face aux coups durs. Dès qu'un échec nous met le moral au plus bas, immédiatement une issue s'offre à nous : l'imagination. Nous nous voyons en bienfaiteurs de l'humanité, sauvant des êtres en détresse, et suscitant l'admiration de tous, ou bien membres d'une riche famille, d'un clan plus intéressant que le nôtre. Ce sont précisément les images de nos scénarios mégalos les plus courants que véhiculent les affabulations des mythomanes.


Mais généralement, nous savons que nos fantasmes ne sont que des fantasmes, et nous les gardons pour nous (sauf, ponctuellement, quand nous avons envie de paraître, face à un personnage dont nous cherchons l'admiration). Ce n'est pas le cas du mythomane, qui, lui, les vit sans recul.


Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?


Jeanne réussit à s'attirer l'affection d'une vieille dame, Madeleine, fascinée par cette jeune femme qui prétend avoir tourné le dos à une existence aisée pour se consacrer aux êtres souffrants. Elle l'engage pour s'occuper de son petit-fils, Antoine. Lui aussi ment, mais pour mieux escroquer ses semblables, les soulager de leur argent et de leurs bijoux. Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ? Si le menteur « normal » – y compris l'escroc – trompe sciemment son interlocuteur, le mythomane se trompe d'abord lui-même : l'autre, en tant qu'individu, compte peu, il n'est que le réceptacle – certes, indispensable – de ses affabulations : même si ses thèmes de prédilection sont de nature à inspirer le respect, l'admiration, ses récits sont d'abord destinés à son propre usage. En fait, il se parle à lui-même.
Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi


Une vie de mythomane n'a rien de facile. Pour rester dans son monde fantasmatique, qui la protège de la dureté du réel, Jeanne doit en permanence briser les liens noués à la faveur de son errance mentale et géographique : partir, toujours partir. En effet, le pire, pour un mythomane, est d'être placé face à son mensonge et de perdre ainsi sa raison d'être. C'est pourquoi, lorsqu'il est découvert, le mythomane embraye immédiatement sur une nouvelle affabulation. Mais une part de son psychisme est entamé. Et c'est l'angoisse. De terribles crises d'angoisse, qui conduisent Jeanne tout droit à l'hôpital. Dont elle sort pour poursuivre ailleurs, autrement, la même existence.


Si le mythomane ne supporte pas la réalité telle qu'elle est, c'est d'abord qu'il ne se supporte pas lui-même tel qu'il est. Nous sommes là face à une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi. « Tout mensonge emporte avec lui un désir, explique le psychanalyste Juan David Nasio en préface de l'ouvrage de Paul Ekman Pourquoi les enfants mentent (Rivages « Psychanalyse », 1991). Celui du mythomane est d'être reconnu... pour ce qu'il n'est pas. » Comme s'il lui fallait se dépeindre sous les traits d'un autre pour s'accorder le droit d'exister.


Une partie de poker


A l'inverse de ce que prétendait le grand psychiatre Ernest Dupré, la mythomanie n'est pas innée. C'est vers 3, 4 ans que les enfants commencent à s'essayer au mensonge : ils maîtrisent alors suffisamment bien le langage et ont désormais compris que les adultes ne savent pas tout ; on peut donc tenter de les tromper. Pour éviter une punition, obtenir une chose refusée...
C'est ainsi que naît le mensonge, celui, banal, dont nous ferons tous plus ou moins usage durant notre vie. Mais le mythomane, lui, par une sorte de décision de l'inconscient et pour éviter les frustrations, s'enfermera dans un univers factice. En fait, pour lui, le réel et la fiction sont équivalents. Le psychiatre Michel Neyraut compare d'ailleurs son existence à une partie de poker, dans laquelle le mythomane ne connaîtrait même pas son jeu. Il abat ses cartes, ses affabulations, « et si personne ne s'est récrié, c'est peut-être que cette carte était la bonne. Au fond, toute carte peut être la bonne ». Il y a une « jouissance » particulière dans la mythomanie : se faire croire à soi-même que tous les désirs sont possibles.


L'excitante jouissance du mensonge


Les mythomanes se recrutent dans tous les milieux. On observe qu'ils ont souvent eu des parents manipulateurs ou, à l'inverse, très crédules. Et qu'ils ont généralement très tôt souffert d'un manque de soutien psychologique – un père ou une mère absent(e), ou trop préoccupé(e) par ses problèmes ou un autre de ses enfants. D'où une précoce et intense solitude intérieure, qui les poursuit et que leur vie imaginaire s'efforce de combler. Mais l'attitude des parents n'est pas seule en cause : bien qu'aimé, le jeune mythomane a été insatisfait de son sort ; il aurait voulu avoir plus d'amour, des parents plus prestigieux.


Les psychothérapies qui viennent à bout des symptômes névrotiques sont rarement aussi efficaces concernant la mythomanie. Pour une bonne raison : si le mythomane est amené à en suivre une, c'est presque toujours à la demande de son entourage, inquiet pour lui, fatigué de ses frasques, de ses errances. Or, pour qu'une thérapie fonctionne, il est nécessaire que la personne qui présente des symptômes soit demandeuse. Lorsqu'il est pris d'angoisse – c'est-à-dire quand sa machine à fabuler se grippe –, le mythomane peut être tenté d'entamer un travail sur lui-même Mais dès que l'angoisse s'apaise, il part. Dans son inconscient, il préfère l'excitante jouissance du mensonge au plaisir tranquille de la réalité ordinaire. De plus, une thérapie est une rencontre avec la vérité, perspective plutôt inintéressante pour un être qui fuit le vrai.


Authentique guérison ?


Le mythomane est pourtant un habitué des services psychiatriques des hôpitaux. A cause de ses crises d'angoisse, qui l'y amènent en urgence, mais aussi parce qu'il arrive que ses mensonges le mettent en difficulté avec la loi et qu'il soit déclaré irresponsable. On le soigne alors avec des médicaments qui l'abrutissent. « Quand elle est à l'hôpital, ma fille a enfin l'air d'une personne normale. Parce qu'elle ne dit rien », explique, dans le film, la mère de Jeanne. Oui, la mythomanie peut faire place au mutisme, mais ne débouche pour ainsi dire jamais sur une authentique guérison. Difficile dans ces conditions de conseiller l'entourage d'un mythomane quant à l'attitude à adopter. Le suivre systématiquement dans ses mensonges, pour ne pas le heurter, ne l'aide pas : cela contribue à l'enfermer dans son monde imaginaire. Les dénoncer pour le forcer à accepter la réalité est inefficace : il a trop besoin de la fuir, c'est pour lui une question de survie. On reste donc très démuni devant cette pathologie – heureusement rare. En fait, face à la mythomanie d'un proche, il appartient à chacun d'« inventer » l'attitude adéquate. Sans hésiter à se faire conseiller par un psychiatre.


http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-

Lettre ouverte à Mr Macky Sall président de la république sortant et candidat aux présidentielles du 24 Février 2019 par Abdou Ndiaye
Esprit libre.
Merci à Bamba FALL pour le partage

Objet : " LES SÉNÉGALAIS DANS LE CŒUR "

Monsieur le président sortant et candidat aux prochaines élections .

Vous avez choisi la date du 11 décembre correspondant au 57e anniversaire de votre naissance pour réunir vos proches et sympathisants pour organiser une cérémonie de dédicace de votre livre de récit autobiographique " le Sénégal au cœur "
Monsieur le président j'aurais choisi le titre " le SÉNÉGAL DANS LE CŒUR " à la place et pour qui sait bien lire et analyser comprend aisément la touche d'une cellule de communication d'une culture occidentale ou occidentalisée derrière cette tentative de dernière chance de vous faire rentrer davantage dans le cœur des sénégalais.


Monsieur le président , tout en vous souhaitant avec un léger retard un très joyeux anniversaire , je vous signale que vous avez été mal conseillé de sortir un livre à résonance autobiographique à la veille des élections présidentielles car ni le contexte ni le contenu ne s'y adaptent .


Vous auriez gagné à vous limiter strictement et objectivement à votre parcours politique et peut être votre cursus scolaire sans essayer de répondre à des provocations antérieures et sans porter de jugements de valeurs personnels et vous montrer en exemple pour cette jeunesse sur qui repose l'élection du prochain président sénégalais, si vous teniez vraiment à prendre votre plume.


Monsieur le président les quelques passages repris par la presse et par vous même de votre livre montrent un déphasage avec notre culture car vous êtes sensé savoir qu'un livre autobiographique objectif dans la culture sénégalaise heurte inéluctablement car notre culture est loin d'accepter le dévoilement de certains faits même avec le temps car la personnalité dans notre culture se forge justement dans ce "mythe " autour d'une personne qui avait fait dire à jean Paul Sartre que "la mort transforme la vie en destin " .
Une décontextualisation de culture s'est dressée devant vous face à ceux qui vous ont conseillé même si un relativisme culturel pourrait vous accorder peut être des circonstances atténuantes et il aurait été mieux adapté dans un contexte temporel post présidentiel c'est à dire après avoir quitté le palais avec un esprit beaucoup plus objectif libre et dénudé de tout intérêt intellectuel.


Les quelques passages mis à la disposition des sénégalais font ressentir parfois des règlements de compte surtout sur le passage par rapport à l'offense de votre prédécesseur Me Abdoulaye Wade que beaucoup de citoyens comme moi ont déploré et condamné avec la dernière énergie à l'époque.


Mais monsieur Sall , je me permet ici de vous appeler par votre nom car cette attaque et contre attaque de votre part sont personnelles mais dans votre réponse à votre mentor Abdoulaye Wade , vous remettez en relief le fameux problème de stratification sociale de nos sociétés qui, a mon avis en 2018 ,devrait être dépassée pour laisser place à une société socialement égalitaire pour un Sénégal uni et juste: Aucun citoyen n'est ni socialement mieux ni socialement supérieur à l'autre et j'y crois fermement.
Monsieur le président votre cellule de communication est entrain de copier des modèles qui sont en total déphasage à nos réalités ethno anthropologiques évolutives.


Monsieur le président je profite de mon avant dernière correspondance avant les élections pour vous dire que j'irais à contre courant de la manière dont vous avez organisé votre investiture pour les raisons suivantes :
Le lieu choisi n'était pas le lieu adapté car le stade omnisports Dakar Arena qui a coûté 66 milliards de francs au contribuable sénégalais ne devait pas accueillir comme premier événement d'envergure une manifestation politique privée car n'étant pas sa vocation première. Certes il est de votre droit mais sur un point de vue éthique ce n'est pas acceptable.


La ville de Dakar a été bloquée pendant plusieurs heures et à causé d'énormes préjudices aux citoyens qui vaquaient tranquillement à leurs occupations.


Les présidents présents à cette cérémonie ont fait l'objet de beaucoup de critiques et cet acte peut être qualifié d'ingérence politique et ceci ne va pas à votre avantage monsieur le président.
Aujourd'hui beaucoup de militants de votre coalition se vantent d'avoir rempli arena dakar mais ils oublient vite que cette salle ne fait que 15.000 places et il faudrait remplir quatre fois la salle pour avoir l'électorat d'un seul député et en plus une logique voudrait un travail plus scientifique qui aurait consisté à voir si cette population correspond à un échantillon de la population sénégalaise et aussi et surtout si elle correspond à un bon échantillonnage du fichier électoral.


Monsieur le président sans me tromper je puis vous affirmer que si vous manquez le rendez vous avec la jeunesse de la tranche d'âge 18-25 ans même aller au deuxième tour pourrait vous être objectivement compliqué pour votre coalition.


Les motivations de vote de cette jeunesse sont très complexes et dépendront de plusieurs facteurs qui a mon avis ne sont nullement pris en compte dans vos démarches jusqu'ici.
La jeunesse de militants dans les autres investitures que j'ai eu à voir avec un œil très observateur témoigne d'un élection difficilement prévisible et statistiquement complexe.
Monsieur le président rapprochez vous davantage des populations et cassez cette barrière communicative qui est entrain de détruire votre image.
A ce stade une communication directe est d'une priorité absolue à deux mois du choix électoral.
Ne sous estimez jamais des conseils dépourvus de tout intérêt et croyez en esprit libre aucun candidat ne vaut mieux que l'autre et je terminerais par paraphraser mon ami pape ale
" Sénégal mo niou nior "

Bon courage cher président sortant et candidat.

par Abdou Ndiaye
Esprit libre.

lundi, 31 décembre 2018 21:52

Des paroles, toujours des paroles, rien que des paroles !

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Le Président de la république dans son message à la nation se contente de commenter des actions et des résultats insignifiants comme le spectateur passif qu’il est depuis 7 ans sur la scène. Macky SALL a tout raté en 7 ans, fragilisé le pays, les institutions, angoissé les Sénégalais par ses dérives autoritaires.

Et que dire de la suffisance parfaitement déplacée dont Macky Sall fait preuve lorsqu’il évoque les perspectives économiques.

Le président poursuit jusqu’à l’indécence son entreprise d’autosatisfaction. Comme si des mots avaient le pouvoir de faire mentir la vérité. Et la vérité oblige à dire qu’au vu de son bilan calamiteux, Macky SALL restera comme le plus mauvais président de la République. Une position qu’il s’emploie manifestement à conforter au regard de la manière dont il entame l’élection présidentielle de février prochain. J’invite les citoyens sénégalais de mettre fin au soir du 24 février aux tâtonnements, à l’immobilisme et l’incompétence.

 

Ibrahima Thiam, Président du mouvement un Autre Avenir

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