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Intelligence, une faculté d'adaptation ? François MAUGIS – La Réunion.

Dans un éditorial récent, un journaliste semble craindre que l'intelligence artificielle devienne un jour autonome et donc, potentiellement hostile. Selon lui et certains spécialistes comme Elon MUSK, l'humanité tout entière pourrait être détruite par une sorte de « Terminator » indépendant de la volonté des humains. A l'heure des robots qui dirigent déjà beaucoup de choses comme la finance, ce vertigineux sujet a de quoi nous affoler. Mais si, comme je le crois, l'intelligence est une faculté d'adaptation, il faut sans-doute mettre un petit bémol à cet affolement.


Que peut faire et penser une machine ou un être supérieurement intelligent, résidant sur la planète Terre ?

Immanquablement il connaîtra à fond l'histoire de son support, de son biotope, autrement dit, de la maison qu'il habite. Il comprendra très vite la logique évolutive de cette maison vivante que certains nomment Gaïa. Il comprendra que ce qui fait le charme de cette maison, ce sont les grands équilibres de la vie, patiemment forgés par plus de trois milliards d'années d'évolution. Au sein de ce biotope, il détectera évidemment cette espèce animale très particulière : l'humanité, son génie mais aussi sa force destructrice.

Alors, effectivement, il pourra être tenté de détruire ce monstre à sept milliards de têtes qui menace la beauté, l'équilibre et l'harmonie de sa maison.

Mais ne nous emballons pas trop, car un danger encore plus grand nous menace. Nous sommes malheureusement parfaitement capable de faire ce travail nous-même, non par intelligence, mais par bêtise.

Terminator sera-t-il capable de nous raisonner ou trouvera-t-il plus judicieux de nous faire disparaître ?


D'autres, comme le très sérieux anthropologue Pascal PICQ, pensent qu'un jour, ce sont les grands singes qui risquent de nous contester notre place au soleil.
Sommes-nous vraiment en plein délire, ou ces extrapolations futuristes n'auraient–elle l'unique but, de nous faire réfléchir ?

François MAUGIS – La Réunion.
http://assee.free.fr

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Stephen McGown, ressortissant sud-africain enlevé par le groupe al-Qaïda au Maghreb islamique en 2011, est libre. Il avait été kidnappé dans un restaurant de Tombouctou, dans le nord du Mali, en même temps qu'un Néerlandais, Sjaak Rijke, libéré en 2015, et qu'un Suédois, Johan Gustafsson, libéré cette année au mois de juin.

« Notre compatriote Stephen McGown a été libéré le 29 juillet 2017. Nous sommes heureux qu'il soit libre », a déclaré la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, lors d'un point presse à Pretoria qui lui a souhaité « un excellent retour chez lui », sans apporter de précisions sur les circonstances de sa libération.

« Pas de rançons », assure le gouvernement

Elle a également soigneusement évité de répondre aux questions portant sur le versement d’une éventuelle rançon. « Le gouvernement sud-africain ne paie pas de rançons », a-t-elle martelé. « C’est pourquoi je veux surtout insister sur le travail que nous avons mené ces six dernières années : parler avec le gouvernement malien, entrer en contact avec les preneurs d’otages comme nous savons le faire. C’est ce que nous pouvons confirmer aujourd’hui. »

Le père de Stephen McGown s’est également exprimé. Soulagé, Malcom McGown assure que son fils est en bonne santé : « Quand je l’ai serré dans mes bras, il était aussi fort qu’auparavant. Je peux donc dire qu’il a été bien traité là-bas. Le gouvernement a travaillé depuis le début. Cela a pris du temps, mais nous y sommes. Et je suis heureux de dire que mon fils va bien, qu’il est en bonne santé, et que son esprit est aussi aiguisé que d’habitude. »

La femme de Stephen McGown, Catherine, a également pris la parole lors de ce point presse, pour raconter ses retrouvailles. « Il est arrivé, il m’a regardée et il m’a dit : "Oh ! Tes cheveux ont poussé !" Et je lui ai répondu : "En fait, tes cheveux sont encore plus longs que les miens maintenant ! », a-t-elle raconté, la voix chargée d’émotion. La mère Stephen McGown, elle, n'était pas présente. Son décès, un peu plus de deux mois avant la libération de l’otage sud-africain, avait marqué les esprits en Afrique du Sud.

Enlevé le 25 novembre 2011

Stephen McGown avait été enlevé par des hommes armés en même temps que le Néerlandais Sjaak Rijk et le Suédois Johan Gustafssone, le 25 novembre 2011, alors que les trois hommes se trouvaient sur la terrasse de leur hôtel de Tombouctou. Lors du rapt, un Allemand avait résisté et avait été abattu. L'enlèvement avait par la suite été revendiqué par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Néerlandais Sjaak Rijke avait été libéré le premier, en 2015, par les forces spéciales françaises. Le Suédois Johan Gustafsson avait pour sa part recouvré la liberté au mois de juin dernier, après plus de cinq ans de captivité. Il avait alors affirmé avoir été détenu avec Stephen McGown et indiqué que ce dernier était globalement en bonne santé.

Une vidéo du groupe de Iyad Ag Ghali

Le 31 juin, à la veille du sommet du G5 Sahel, le Sud-Africain qui vient de recouvrer la liberté faisait partie des six otages présentés dans une vidéo de la coalition terroriste dirigée par Iyad Ag Ghali, le « Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans », qui regroupe notamment Aqmi.

Assez maigre, les traits tirés, Stephen McGown paraissait alors assez affaibli et abattu psychologiquement. « Cela fait une dizaine de vidéos que je fais, je ne sais plus trop quoi dire », confiait-il, avant d'ajouter, après un moment d'hésitation : « Si quelqu'un, qui que ce soit, peut m'aider... »

Selon l'agence de presse Reuters citant les autorités sud-africaines, aucune rançon n'a été versée en échange de cette libération.

RFI

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En France, c'est la fin d’une époque à l'Assemblée nationale. La loi de « moralisation de la vie publique » va mettre fin à certains privilèges comme l’indemnité représentative de frais de mandats, qui permettait à l’élu de ne pas avoir besoin de justifier ses dépenses. Mais le bureau de l’Assemblée nationale a décidé d’aller encore plus loin mercredi 2 août 2017, en supprimant notamment le régime de retraite des parlementaires.

Jusqu'à présent, les députés bénéficiaient d’un régime spécial de retraites, certes réformé en 2010, mais qui permettait tout de même aux élus de toucher une retraite de près de 1 200 euros par mois après un mandat de seulement cinq ans. Un système très avantageux, auquel le bureau de l’Assemblée a décidé de mettre un terme mercredi 2 août, en validant l’alignement sur le droit commun de ce régime de retraite. Désormais, les conditions de retraite des députés seront celles de la fonction publique, un changement qui sera immédiat, mais pas rétroactif.

Cette suppression était une promesse de campagne du candidat Macron. Mais le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas limité le changement au seul régime de retraite, il a également validé l’alignement sur le droit commun de l’allocation chômage des députés. Autre modification : les avantages sur les transports dont bénéficiaient certains anciens parlementaires et leur conjoint sont supprimés, ce qui devrait permettre, selon la présidence de l’Assemblée, d’économiser 800 000 euros par an. Ces mesures font écho à celles présentées dans la loi de moralisation de la vie publique, une loi actuellement en débat au Parlement.

RFI

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Ces dernières semaines, plusieurs médias avaient annoncé le départ imminent du Brésilien Neymar vers le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Cette fois, le contrat mirobolant est en passe d'être signé. Neymar serait attendu vendredi 4 août à Paris.

Après plusieurs semaines de tractations et de rumeurs en tout genre, la star brésilienne Neymar va intégrer l'effectif du Paris Saint-Germain. L'attaquant de la Seleção, aura été le grand protagoniste du feuilleton des transferts de l'été, depuis que différents médias avaient annoncé que le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, était prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Une somme record après les 105 millions d'euros, hors bonus, dépensés à l'été 2016 pour le transfert de Paul Pogba de la Juventus Turin à Manchester United.

« Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? »

Mercredi 2 août, après un passage en Chine pour sa promotion et une escale à Dubaï, le joueur de 25 ans avait quitté l’entraînement au Barça et avait dit au revoir à ses anciens coéquipiers.

Durant ce feuilleton, Neymar est toujours resté muet sur son avenir, quand d’autres prenaient la parole à sa place. Le défenseur du Barça Gerard Piqué, avait lâché sur ESPN: « Tout le monde le veut, mais il faut qu'il se décide en fonction de ses priorités. Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? » Pour son dernier match sous le célèbre maillot « blaugrana », Neymar a remporté le premier classico de la saison face au Real Madrid (3-2).

« On attend, pour moi, c'est un joueur du Barça », avait martelé son entraîneur Ernesto Valverde. En réalité, le club catalan tremblait en coulisses alors que les rumeurs du départ de Neymar pour le PSG ne dégonflaient pas et qu'un certain fatalisme commençait même à poindre chez ses coéquipiers et dirigeants. La cote du Brésilien chez les supporters du Barça a largement dégringolé. Certains se sentent « trahis ».

La presse espagnole n’a pas été tendre avec lui. « Neymar part comme il est venu, d'embrouille en embrouille, et les poches pleines », estime El Pais, évoquant son transfert au Barça en 2011 qui a valu des poursuites en justice au joueur brésilien comme au club catalan.

Neymar « s'en va pour l'argent. Seulement pour l'argent », constate, amer, Sport, journal qui se consacre au Barça, dont la Une est barrée d'un énorme « Hasta nunca ! » (A jamais !).

Le FC Barcelone a même bloqué le paiement d’une prime de 26 millions d’euros à Neymar, dans l’attente de savoir si désormais le joueur le plus cher de l’histoire rejoignait le Paris SG. Dans le club de la capitale, Neymar devrait toucher 30 millions d’euros net par an de salaire (le double du Barça), sans compter la prime à la signature, l’argent des droits à l’image et les sponsors privés.

L'UEFA pourrait éplucher ce transfert record

Le président de la Ligue espagnole de football, Javier Tebas, avait annoncé dimanche 30 juillet à une radio qu'il allait saisir l'UEFA d'une plainte visant le Paris SG pour non-respect des règles de fair-play financier imposées aux clubs, dans le cadre d'un éventuel transfert de Neymar. L'organisation ne devrait pas agir avant le transfert officiel. « Le PSG ne peut avoir des comptes où les droits commerciaux du club dépassent ceux du Real Madrid ou du Barça... c'est impossible », avait déclaré Javier Tebas.

« Cela veut donc dire que le Qatar (propriétaire du club) injecte des fonds, en violant les règles de fair-play financier de l'UEFA et les règles en terme de concurrence de l'Union européenne et ça, on va le dénoncer », avait-t-il ajouté. « Il y a deux mois j'ai reçu à La Liga le président du PSG et je lui ai dit ce que nous allions faire et pour quelles raisons. Il s'est fâché et m'a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi. La Liga doit défendre nos clubs dans ces situations », a-t-il aussi déclaré au journal Mundo deportivo.

Selon le site internet de l'ESPN, le Barça souhaitait également que l'ICFC, l'instance disciplinaire qui doit faire respecter le fair-play financier et a déjà sanctionné le PSG en 2014, se penche sur le montage financier de ce nouveau transfert. L’UEFA avait déjà imposé au PSG une sanction de 60 millions d'euros et des restrictions en termes d'inscription de nouveaux joueurs même si cette deuxième sanction avait été levée un an plus tard.

Avec le Barça, Neymar a remporté entre autres deux titres de champions d’Espagne, trois Coupes du Roi et une Ligue des champions. Un titre européen que Paris rêve de gagner avec lui.

RFI

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Quatre jours après le scrutin de dimanche 30 juillet, les résultats définitifs des législatives ne sont toujours pas connus au Sénégal. Les commissions départementales terminent la compilation des résultats. La commission de Dakar a cependant livré ses résultats la nuit dernière : la coalition présidentielle remporte la capitale.

Les journaux sont arrivés en retard dans les kiosques de la capitale sénégalaise, ce jeudi. Les quotidiens voulaient tous titrer sur cette « bataille de Dakar ». Bataille qui, d'après les résultats provisoires rendus publics dans la nuit de mercredi à jeudi, a donc été remportée d'une courte tête par la coalition de Macky Sall.

Le président sénégalais avait fait une priorité de la prise du fief de Khalifa Sall, le maire de la capitale sénégalaise, actuellement incarcéré. Depuis dimanche, les deux camps revendiquaient d'ailleurs la victoire, chacun publiant ses propres chiffres, affirmant de part et d’autre avoir remporté la majorité des suffrages sur la capitale avec des écarts serrés, revendiquant moins de 3 000 voix d'avance.

2754 voix d'avance

Au final, d'après les éléments diffusés par la commission locale de recensement des votes de Dakar, la coalition Benno bokk yakaar a 2 754 voix d'avance. Elle l'emporte donc avec 33,9% des suffrages, contre 33,1% pour Mànkoo Taxawu Senegaal, la coalition conduite par le maire de Dakar.

Moins de 1% des suffrages exprimés sépare les deux listes, donc. Un écart minime, qui va sans doute provoquer des remous. L'équipe de Khalifa Sall a déjà annoncé qu'elle souhaitait déposer des recours, et évoque depuis dimanche  ce qu’elle qualifie de « hold-up électoral ».

Pour Macky Sall, au contraire, cette prise de Dakar est une grande réussite, la cerise sur le gâteau, qui vient conclure et parfaire une victoire écrasante à l'échelle nationale.

RFI

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A l’instar des leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar qui ont crié victoire au soir du 30 juillet avec près de 7000 voix de différence, ceux de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal ont convoqué hier mercredi, une conférence de presse au siège du Grand Parti, avant de s’autoproclamer vainqueur et fustiger par la même occasion l’attitude de la CENA, du Conseil Constitutionnel mais aussi l’UA et l’UEMOA.

Avec les contestations qui se font de plus en plus vives, il plane comme un air de contentieux post-électoral. Par la voix de Dethié Fall, porte-parole du jour de Mankoo Taxawu Senegaal (MTS), les leaders de ladite coalition sont montés au créneau hier, mercredi, pour dénoncer d’abord des manquements criants notés dans l’organisation du scrutin.

Selon les dires du porte-parole du jour, «la coalition Mankoo Taxawu Senegaal condamne avec la dernière énergie le sabotage délibéré des élections, les graves manquements notés dans l’organisation du scrutin sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora». Ensuite, le vice-président de Rewmi s’en est pris à la CENA et au Conseil Constitutionnel qui, selon ses dires, ne servent que les causes du Président et de sa coalition au lieu de remplir les rôles qui leur sont assignés en toute impartialité.

Par sa voix, «Mankoo Taxawu Senegaal condamne la position partisane affichée de la CENA qui n’a été ni indépendante ni autonome pour garantir la fiabilité du processus électoral». Il a aussi dénoncé «le Conseil constitutionnel  interpellé pour un avis et qui rend une décision permettant au président de la République de violer la constitution à 48 h des élections».

Jean Paul Dias  a quant à lui fustigé l’attitude de l’Union Africaine (UA) et celle de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), deux institutions, continentale et sous-régionale, qui au lieu de cautionner des élections entachées d’irrégularités, devraient plutôt jouer la carte de la neutralité. «Je démens les affirmations de Catherine Samba Panza qui a été incapable d’organiser des élections crédibles étant à la tête de la République Centrafricaine» dit-il. Il lui dénie aussi le droit de «s’immiscer dans les élections sénégalaises et de cautionner des résultats incrédibles». Pour Jean Paul Dias «la déclaration de l’UA n’a aucune valeur».

«NOUS SOMMES PRETS A NOUS SACRIFIER»

Face aux couacs notés dans l’organisation des élections qu’ils considèrent comme étant une forfaiture, un forcing ou confiscation de la volonté populaire, les leaders de MTS se disent prêts à faire valoir leurs droits et même au prix de leur vie. «Face à ce forcing, Mankoo Taxawu Senegaal opposera une résistance idoine pour la défense des intérêts du peuple. Tous les pays qui ont sombré dans le chaos c’est à la suite d’élections mal organisées. Ce pays-là n’appartient pas à Macky Sall ni à son parti et encore moins à sa famille». Et de conclure «La coalition Mankoo Taxawu Senegal le dit encore une fois, nous sommes prêts à aller sur le terrain, nous sommes prêts à nous sacrifier pour que volonté populaire soit respectée», a martelé Dethié Fall, porte-parole du jour.

Sudonline

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Fin du suspense ! La coalition Benno Bokk Yaakaar a été déclarée vainqueur des élections législatives du 30 juillet dernier, dans le département de Dakar. Après 72 heures d’attente, d’angoisses, des controverses, de résultats publiés par chaque camp, la commission départementale de recensement des votes a livré  son verdict tard dans la soirée d’hier, mercredi 2 août (à 4h 45). 

Elle a déclaré Amadou Bâ et compagnie, vainqueurs de ce scrutin avec un total de 114.603 voix, contre 111.849 à la coalition Mankoo Taxawu Senegaal dirigée par Khalifa Ababacar Sall, maire de la capitale sénégalaise, actuellement en prison. Soit une différence de 2754 voix. La coalition Gagnante Wattu Senegaal est arrivée 3ème avec 53.979 voix.

Les éventuelles contestations vont se poursuivre avant que le Conseil constitutionnel ne publie les résultats définitifs et irrévocables.

La coalition Benno Bokk Yaakaar avait misé sur le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ (tête de liste), Marie Thérèse Aida Seck, Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Sarr, par ailleurs, maire de Yoff, Marie Pierre Faye, Jean Baptiste Diouf (maire PS de Grand Dakar), Juliette Zingua (PS), Santi Sène Agne (maire AFP de Sicap Liberté). Les suppléants sont Alioune Badara Diouf, Mame Fall, Moussa Saleh, Diago Diagne, Abibatou Mountaga Tall, Ndèye Boumy Ndiaye, Amath Thiam.

A noter que Dakar était le seul département sur 45, à n’avoir pas livré son verdict. Au finish, BBY s’adjuge de 42 départements et perd ceux de Saraya, Kédougou et Mbacké, comme l’avait déjà annoncé le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.     

Sudonline

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Pouvoir et Opposition sont à couteaux tirés à Touba. Pendant que des responsables de la coalition Benno Bokk Yaakaar, demandent une annulation du vote, la coalition Gagnante Wattu Senegaal, réfute idée de report.

La coalition Benno Bokk Yaakaar de Touba compte saisir la justice pour réclamer l’annulation du scrutin dans la commune de Touba Mosquée. Selon un des responsables de cette coalition dans le département de Mbacké, Moustapha Cissé Lô qui faisait face à la presse hier, lundi 31 juillet, «il n’y a pas de vote dans la commune de Touba Mosquée ». Selon le vice-président de l’Assemblée nationale, parmi les 568 bureaux que compte la localité, le vote n’a été effectif que sur 363 bureaux où la majeure partie des inscrits n’ont pas rempli leur devoir citoyen. Par conséquent soutient Moustapha Cissé Lô, «on ne peut pas parler d’une victoire de la coalition Gagnante Wattu Senegaal dans la mesure où tous les inscrits des 220 bureaux restants ont été privés de vote». 

Il reste par ailleurs convaincu que c’est la coalition Benno Bokk Yaakaar qui a remporté les cinq sièges en lice dans le département car étant plébiscité dans les villages environnants de Touba. Convaincu de la responsabilité de la tête de liste de la coalition Gagnante, Cheikh Mbacké Bara Doly de son frère Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, et de Assane Mbacké, dans le saccage de l’université Baye Lahat, Moustapha Cissé Lô, demande à l’Etat du Sénégal de prendre ses responsabilités et de sanctionner les fautifs. 

Le député Oumar Sarr est aussi pour l’annulation du scrutin car à son avis, «au minimum 140.000 électeurs de Touba ont été privés de vote».

Madické Niang appose son véto

Le responsable libéral Madické Niang qui a tenu une conférence de presse lui également en compagnie des investis de la coalition Gagnante Wattu Sénégal a trouvé la requête de Moustapha Cissé Lô, «absurde». Il soutient qu’au début des couacs, les responsables de la coalition Gagnante avait souhaité le report du scrutin. Une demande qui est restée sans suite. Madické Niang ajoute par ailleurs, que même si les élections sont reprises, la coalition Gagnante Wattu Senegaal, sortira vainqueur à Touba. Face à des militants acquis à leur cause, le responsable libéral a aussi estimé que les personnes incriminées dans le saccage du centre Abdou Lahat Mbacké ne sont pas mêlées aux événements car dit-il, «ils étaient absents des lieux au moment de l’attaque».  

SACCAGE DU PLUS GRAND CENTRE DE VOTE DE TOUBA :Les prévenus relaxés

La tête de liste départementale de la coalition Gagnante Wattu Senegaal, Cheikh Mbacké Bara Dolly, son frère Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly et le marabout Serigne Assane Mbacké, tous arrêtés dans le cadre du saccage du centre de vote université Darou Khoudoss ont été relaxés. Cheikh Mbacké Bara Dolly, interrogé par les journalistes a dit qu’aucune poursuite ne leur a été notifiée au sortir de leur garde à vue. Accompagnés de leurs militants, ils ont sillonné les artères de la commune de Mbacké pour fêter leur victoire.

MBACKE PLEBISCITE WADE :La coalition Gagnante Wattu arrive en tête avec 8835 voix

Selon les premières tendances globales obtenues, la coalition gagnante Wattu Sénégal, arrive en tête dans la commune de Mbacké. Elle remporte la majorité des suffrages avec 8835 voix contre 7454 pour la coalition BBY. 19471 personnes ont voté parmi les 36.656 inscrits de la commune. A signaler qu’à Sadio, une commune à quelques kilomètres de Touba, c’est la coalition BBY qui rafle la mise. Elle a obtenu 3263 voix contre 625 pour la coalition gagnante.        

 

Fatou NDIAYE (Envoyée spéciale)

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Alors que Mahammed Boun Abdallah Dionne, a annoncé que «Benno Bokk Yaakaar a remporté 42 départements sur les 45 et n’a perdu que Saraya, Kédougou et probablement Mbacké»,  et que la tête de liste de la même coalition à Dakar, Amadou Bâ et ses co-investis se sont déclarés vainqueurs dans le département, du côté de Manko Taxawu Senegaal, on soutient mordicus que la capitale sénégalaise est restée dans le giron de Khalifa Sall. C’est qu’ont fait savoir hier, Bamba Fall et Cie, lors d’un point de presse.

«Je n’ai pas encore l’ensemble des résultats à ma disposition. Toutefois, la presque totalité du vote des communes a été remportée par Mankoo Taxawu Senegaal. Et même si nous sommes au coude à coude quelques parts, la différence s’est faite au  niveau du surplus de voix que nous avons. Il n’y a pas de doute dessus», a déclaré M. Fall. Il a cité pêle-mêle, les Parcelles Assainies dont Amadou Bâ est pourtant donné  vainqueur devant Moussa Sy, Grand-Yoff, fief de Khalifa Ababacar Sall et la Médina où il a battu des ministres, des directeurs généraux etc.  Sur un ton menaçant le maire de la Médina prévient : «nous savons que l’Etat est en train de tout faire pour perturber, manigancer pour confisquer notre victoire. Mais nous n’allons jamais l’accepter. S’ils tiennent à confisquer notre victoire, ils sauront de quoi, nous sommes capables».

A Touba Commune également, les coalitions Benno Bokk Yaakaar et Gagnante Wattu Senegaal sont à couteaux tirés (voir par ailleurs). En attendant la publication officielle des résultats par la commission nationale des élections et leur confirmation par le Conseil Constitutionnel, les trois coalitions continuent à se crêper le chignon. Les contestations fussent tous azimuts.

Sudonline

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Une étude bouleverse les idées reçues sur les mineurs africains qui migrent en Europe


Selon le réseau Reach, la majorité des jeunes migrants ont pris leur décision seuls, pour fuir des violences et avec l'objectif initial de rejoindre un pays voisin.


Le Monde.fr avec AFP


Un groupe de migrants est secouru par un navire espagnol au sud de Motril, près de Grenade (Espagne), le 23 juillet 2017. CREDITS : JORGE GUERRERO/AFP


Des violences domestiques invoquées comme premier facteur d'exil, un parcours migratoire décidé seul, une destination finale pas forcément voulue au départ... Une étude bouleverse les idées reçues sur les raisons conduisant les mineurs africains à rejoindre l'Europe. Alors que 93 % des 12 000 mineurs arrivés en Italie depuis l'Afrique au premier semestre 2017 ont voyagé seuls, le réseau Reach (porté par le centre de recherche suisse Impact et l'ONG française Acted) détaille leurs profils, motivations et expériences migratoires.


D'après cette étude portant sur 720 d'entre eux, les mineurs ouest-africains qui ont utilisé la « route centrale méditerranéenne », via la Libye, ont pris leur décision seuls, sans en informer leurs familles. Presque tous de sexe masculin et âgés de 16-17 ans, 75 % d'entre eux ont choisi de migrer « individuellement ». Dans 11 % des cas seulement, cette décision a été prise de manière concertée avec leur famille, « contrairement à ce que la littérature sur les migrations suggère », pointe l'étude.


Lire aussi : Nigeria : au port de Calabar, avec ces migrants africains qui ne rêvent pas d'Europe


Dans sept cas sur dix, leur départ est lié à des violences, conflits ou exploitations, dont les plus fréquents survenus « à la maison ». Les enfants gambiens invoquent ainsi les « violences domestiques » comme premier facteur d'exil (47 %), quand les Guinéens mentionnent des « persécutions politiques ou religieuses » (31 %). La crainte d'un mariage forcé est le motif avancé par deux filles sur cinq, souligne le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), partenaire de cette étude.


« Il y a beaucoup plus de raisons qui poussent les enfants à fuir leur pays que de raisons qui les attirent en Europe, ce qui est très loin du discours entendu ici », observe Sarah Crowe, porte-parole de l'Unicef, interrogée par l'Agence France-Presse (AFP).


La Libye attractive


Autre surprise, moins de la moitié des adolescents interrogés en Italie (46 %) sont « partis de chez eux dans le but de rejoindre l'Europe », note l'étude.

La majorité d'entre eux avaient choisi de vivre dans un pays voisin du leur (Mali, Sénégal, Burkina Faso...) et, surtout, de migrer en Afrique du Nord, en Algérie et principalement en Libye.
« L'Europe n'est pas vraiment la destination finale », analyse Giulia Serio, qui a mené les entretiens en Italie pour le réseau Reach et se surprend de « l'attractivité de la Libye », vue comme un pays « d'opportunités professionnelles ». « Dans la plupart des cas, les mineurs n'étaient pas au courant de la situation de risque en Libye », qui a sombré dans le chaos depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011, ajoute-t-elle.


Alors que 98 % d'entre eux y ont passé plus d'un mois, tous « ont uniformément parlé de leur séjour en Libye comme de l'étape la plus traumatisante de leur voyage », marquée notamment par des privations de nourriture, note le rapport. Quelque 69 % des jeunes affirment être restés dans ce pays contre leur volonté, 46 % y avoir été kidnappés ou emprisonnés contre rançon, et 23 % y avoir été arrêtés. « Les besoins psychologiques sont énormes pour ces jeunes dans les centres d'accueil, après les tortures dont ils ont été victimes », note Giulia Serio.


Leur parcours migratoire a duré en moyenne un an et deux mois, selon l'étude. Beaucoup ont travaillé en cours de route pour payer la suite de leur voyage.


Faire des études


Le rapport s'est également penché sur la situation des migrants mineurs isolés en Grèce, où 130 d'entre eux ont été interrogés. Venus de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan ou du Pakistan par « la route méditerranéenne orientale », via la Turquie, leurs parcours diffèrent de ceux des Africains.


Quelque 90 % d'entre eux sont arrivés en famille en Europe, au terme d'un voyage qui en moyenne avait duré d'un à trois mois au printemps 2016. Les raisons migratoires invoquées sont très majoritairement « la guerre », un « conflit » ou des « raisons politiques ». Seuls 2 000 des quelque 20 000 mineurs actuellement recensés en Grèce sont isolés.
Dans leur cas, hors séparations intervenues en chemin, « il y a souvent une organisation familiale derrière ce voyage, vu comme une opportunité pour qu'un des enfants fasse des études quand ce n'est pas possible dans le pays d'origine », explique Vincent Annoni, coordinateur de Reach, interrogé par l'AFP. Un vœu hélas difficile à réaliser une fois sur place, regrette Sarah Crowe.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/27/une-etude-bouleverse-les-idees-recues-sur-les-mineurs-africains-qui-migrent-en-europe_5165802_3212.html#rF6iQ5h6MyL0tRxd.99

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/27/une-etude-bouleverse-les-idees-recues-sur-les-mineurs-africains-qui-migrent-en-europe_5165802_3212.html

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