L'intellectuel, le savant, l'homme d'expérience, doit se mettre en route , s'investir pour penser son pays et son avenir. On ne peut vivre avec des imaginaires, des approximations, des conjectures, il faut du sérieux, de la méthode et de l'organisation. Le Sénégal est un beau pays mais hélàs qui joue trop, qui ne travaille pas assez. Tout est dans le paraître, alors qu'il est urgent de travailler pour exister et se donner du sens.

Trop de choses freinent notre évolution, nous le savons tous mais nous n'y apportons pas les correctifs qu'il faut et par conséquent nous marquonsq le pas. La politique au Sénégal est un simulacre, il faut que le Président ait une seule préoccupation en tête, travailler sans se soucier de sa réelection, il doit former une équipe constituée de citoyenx vertueux, mus par une seule chose ; se mettre au service du pays et non d'un quelconque parti ou etnie ou confrérie.

Nous savons tout ça pourquioi ne pas révolutionner nos mentalités poour chacun puisse vivre dignement des fruits de son travail? Danser, lutter, chanter, corrompre, chanter les louanges, bluffer, ne sont pas à la base du développement; seul le travail rigoureusement encadré peut nous conduire sur le même chemin que le Japon et les autres pays. Pape cissoko ichrono

S'il est vrai que rien ne s'obtient sans effort, tout peut être tenté et accompli si existe la foi qui soulève les montagnes et si perdure la patience d'atteindre le bu fixé. Vaincre l'opposition de certains politiques et en convaincre d'autres s'avère être l'une des premières tâches pour baliser la voie du succès, car ce sont eux qui semblent être à la fois les obstacles et les maîtres du jeu qui pourraient empêcher ou rendre effective une telle rupture.
Je sais bien que l'on m'opposera un prétendu manque de réalisme et de pragmatisme politiques, parce que, directeur du Laboratoire de l'imaginaire, le rêveur d'un monde impossible Au contraire, la plongée dans l'imaginaire contribue à rendre davantage lus concret et plus ouvert au monde et à mieux percevoir la réalité des choses dans ce quelles ont de novateur, de créateur, d'original. Le monde n'est pas ce qu'il est, il est ce qu'il devient
Et je souhaite pour mon peuple que, dans moins de deux décennies, quand les mentalités auront favorablement évolué, que le président de la République de ce pays ne puisse bénéficier que d'un seul mandat et qu'il soit dégagé de toute charge dans un quelconque parti politique.
Pour en arriver là, il faut commencer dès maintenant le combat citoyen le plus utile, mais le plus exaltant, à engager par toutes les forces vives de la nation auxquelles je lance un vibrant appel.

L'auteur
Docteur d'Etat en Philosophie
Chercheur à l'IFAN Cheikh Anta Diop de Dakar
Editeur
Directeur du Laboratoire de l'imaginaire
LES OUVRAGES PARUS
Penda la Peule ou la légende du fleuve
Divination Marabout Destin
La symbolique de l'imaginaire
La divination par le sable
La philosophie africaine. Du pourquoi au comment
L'extraordinaire histoire d'El hadji Socé Ndiaye, époux de djine Maïmouna
Le maraboutage au Sénégal

vieux ndiaye et astou 

Parcours migratoire de vieux NDIAYE, Fils d'un Général de l'Armée Sénégalaise

L'Europe c'est un piège dit Vieux NDIAYE, ce n'était pas un calcul pour moi.
Fils d'un militaire haut gradé de l'armée, Vieux Ndiaye a parcouru pratiquement tout le Sénégal en compagnie de son père en mission à Bignona et au Sénégal Oriental.
Il garde en tête cette faculté qu'avait son père de l'emmener dans son village natal pour le relier à la vraie vie, les racines qu'on ne doit jamais oublier malgré les mutations de la ville et le statut professionnel. Le griot ( l'historien qui détenait les connaissances sur sa famille) de la famille venait chanter les louanges de sa famille et vieux Ndiaye observait et écoutait attentivement ce qu'il disait. C'est pourquoi aujourd'hui il parle de l'histoire de sa région comme personne : La bataille de Yang-YANG, l'empire de Djioloff et la bataille de Danki
Le Père Ibrahima Saer NDIAYE qui avait fait la grande école militaire de St CYR et résidait comme français avec son épouse.
Vieux NDIAYE me raconte que sa commune de Linguère avait le plus de généraux parmi ses natifs. En réalité l'histoire montre que le Damel du Cayor, côtoyait les colons français. De cette relation de confiance est née l'idée de scolariser les descendants des rois.
Ce père voyageur pour assurer des missions officielles a rencontré au Zaïre le CHE DIEWARA
Après la période des généraux de l'armée son fief a connu une rupture dans la formation intellectuelle, les jeunes se sont orienté l'informatique et autres profession en plus du fait que beaucoup sont partis et restés à l'étranger
Vieux Ndiaye a eu une vie très aisée au Sénégal du fait du statut professionnel de son Général de papa. Il avait aussi travaillé à son compte dans l'évènementiel et gagnait bien sa vie, aussi a fait des missions pour NESTLE et AIDE. Rien, ne le prédisposait à partir mais à présent qu'il est en EUROPE il a un autre regard que nous partageons avec lui.
L'Europe est un piège quand ion y met son pied on risque d'y rester pour diverses raisons...
Vieux Ndiaye quand on lui demande ce qu'il pense de l'EUROPE, il pense illico à l'Ordre et à la discipline.
Ensuite il était surpris de constater que le matin vers 5 h du matin on ne voyait que des noirs dans les transports, c'est bien la figure de l'immigration économique. Les Européens sont chez eux et vont au travail au lever du soleil.
Bref après l'Italie, Vieux NDIAYE immigre vers l'Espagne ou il constate que la notion d'intégration n'existe pas. Il y a les travailleurs immigrés séparés des travailleurs espagnols. La distinction est radicale
Une anecdote un jour il va dans un café qui se trouve à la frontière entre l'Italie et la Suisse et il nous raconte que le barman a feint de ne pas les voir, puis ils l'ont interpellé et il a refusé de les servir Il a fallu qu'ils appellent la police qui intime le barman de servir les clients ce qui sera fait mais vous n'imaginez pas la suite les tasses ont été jetés et idem pur l'argent. Honnêtes et plus intelligent ils ont posé la somme due sur la table pour quitter les lieux sans devoir un seul sous ce qui les évite d'être taxés de voleurs.
A l'étranger, en Espagne en particulier il était avec des gens qui ont eu beaucoup d'argent et très vite.
Mais avec son éducation et les enseignements de ses parents, il se dit je peux faire ce qu'ils font qui est en général illégal, mais que diront les parents. La vérité triomphe toujours et on a beau caché la famille si éloignée soit elle sera un jour au courant que cet argent est sale. Il a vite opté pour le travail en entreprise. Une grande boite FRUNICA qui fabrique des grandes machines quand on utilise dans des les chantiers de construction de grosses œuvres. Il gagne de l'expérience dans cette entreprise, il voit ce qu'est la qualité, la performance et ces outils qui soulagent l'homme.
Ce jeune intelligent, à l'esprit vif, issu d'une famille de haut rang avait initié aussi une activité délicate à savoir trouver de belles et bonnes voitures qu'il devait revendre au Pays ; Il prenait la route pour cela. Cette activité est épuisante et risquée surtout qu'il fallait traverser le Sahara. En plus vieux Ndiaye raconte que plus tu avances dans ta traversée de l'Espagne vers le Sénégal, la couleur de la peau devient un problème. Plus tu es noir plus tu es un problème pour les pays arabes traverses (le Maroc et la Mauritanie). Ce que dit Vieux en l'occurrence est un enseignement que l'on retrouve dans l'excellent ouvrage de T NDIAYE «Le Génocide voilé». Il nous dit que quand il aperçoit le drapeau tricolore du Sénégal son pays, il peut souffler et il savoure sa négritude. Cette critique il la fait aussi à nos fonctionnaires de police qui vont plus embêter le natif que le blanc.

vieux ndiaye  gra

Tante Ndeye sène, Grand Ndiaye et Ndeye sow  et famille Ndiaye
Rupture, changement.
Ma rencontre avec mon épouse qui vit en France. Elle venait me voir en Espagne et moi quand je pouvais je faisais le voyage inverse. Cette situation ne pouvait durer. La famille s'est agrandie et la distance était un obstacle.

Vieux est un penseur, un historien qui a des valeurs, la foi, les traditions, etc, il se dit que cette distance doit être rompue, il décide de rejoindre sa belle et coquette épouse Astou NDIAYE la Lougatoise.
Il nous précise aussi que ses sœurs aussi sont en France et c'est une occasion aussi de reconstruire cette entité importante qu'est la famille.
Aujourd'hui Vieux NDIAYE a trouvé une activité salarié dans une collectivité territoriale dans le Val de MARNE et vit avec sa famille. Pour lui le lien familial est sacré, et il me dit quand on est en difficulté, il n'y a que la famille qui restera avec toi et c'est une réalité qu'il faut entendre.
La famille ça change tout. Il trouve que l'intégration en France est différente est différente et plus saine que ce qu'il a vécu en Italie et en Espagne. Quand on est en règle dans ce pays on peut aspirer à beaucoup de chose et il faut travailler dans ce sens.

Quand on a des enfants on doit s'en occuper, leur consacrer du temps pour mieux les accompagner dans la vie même si la vie est dure. On pense à cette formule Métro-Boulot–Dodo, non on doit veiller sur sa famille et savoir ce que chacun a fait pour
Il comprend que le système de vie en Europe est différent de celui de l'Afrique et que chacun doit gérer sa famille. C'est pourquoi il a décidé de rejoindre son épouse et sa fille pour la voir grandir. Et un couple c'est pour être ensemble, assumer, vivre et supporter l'existence ensemble.
Vieux Ndiaye nous enseigne que les gens sont semblables, mais celui qui te ressemble plus c'est celui qui a avec toi en commun une éducation, un modèle éducatif. Ce socle éducatif fait de vertus cardinales, le diom, le gore, le mandu, le yiw, le kersa, le travail, l'honnêteté, la foi,etc. ( Voir la philosophie morale des woloff de Assane SYLLA).
Au sujet du jom, le sage woloff dit « nit bu ça jom jogée dara desatu fa » si d'une personne le jom est parti, il ne lui reste rien. L'on comprend aussi pourquoi les colons que les ancêtres de Vieux NDIAYE connaissaient bien disaient « ces nègres se font remarquer par une certaine opinion qu'ils ont d'eux-mêmes, par une fierté exagérée qui prend sa source dans leur estime pour l'excellence de leur race et dans une tradition qu'ils conservent d'une très ancienne origine » Vieux est fier de lui et de sa race tout en respectant chaque personne différente et c'est en cela qu'il est ouvert au monde.

Le bon lien c'est le lien éducatif, celui-là est plus pérenne que le lien que tu peux nouer avec autrui.
Et nous voici entrain d'échanger sur le regard de Vieux NDIAYE sur son pays, le Sénégal.
Sans hésitation Vieux NDIAYE parle de son retour un jour, il dit haut que ce pays est son pays, ce beau pays où il fait bon vivre malgré tout. Il y a sa famille, ses amis, son histoire etc. Il n'hésite pas à dénoncer les leaders, les politiques qui passent plus de temps à faire de la politique qu'à servir et écouter le peuple en souffrance.
Il y a du potentiel dans son pays, il faut de la discipline, de l'organisation et des initiatives pour réussir. Il faut éviter la politique politicienne et se mettre au travail, seul le travail et le mérite paie.
Vieux NDIAYE au moment ou son pays et la France vont célébrer la mémoire des tirailleurs sénégalais tombés pour la France en AFRIQUE, veut saluer cette mémoire. Pour rappel c'est le 1er décembre 1944 que les tirailleurs étaient tombés au champ de bataille avec cette devise militaire «on nous tue, mais on ne nous déshonore pas». Les parents de Vieux NDIAYE et ses ancêtres de sang royal ont contribué à la défense militaire.
Il salue tout ceux qui le reconnaissent, il salue son beau-père que l'on appelle tous affectueusement grand Ndiaye qui a écouté et aidé beaucoup de jeunes étudiants et autres, sa belle mère Ndeye Sène, ses sœurs et sa famille en général ici et d('ailleurs. Une mention spéciale à sa mère et son papa ce grand serviteur de la nation, ce général de l'armée qui lui a ouvert les yeux sur le monde et sur lui-même.

M CISSOKO Bakary ( pape)

Que de chemin parcouru depuis cette poignée de main historique entre Barack Obama et Raul Castro, le 10 décembre 2013 à Soweto. Mercredi 17 décembre, quelques jours après l'annonce de la participation de Cuba au prochain sommet des Amériques à Panama, Washington et La Havane ont échangé des prisonniers avant de parler simultanément d'un dégel de leurs relations, particulièrement tumultueuses depuis plus d'un demi-siècle. Ci-dessous, une quinzaine de petites histoires qui auront jalonné la relation entre ces deux pays si proches. Un homme incarne à lui seul cet affrontement complexe : Fidel Castro, surnommé « el loco » dès son enfance. A 87 ans, il est le grand absent de ce qui sera peut-être l'épilogue de sa propre histoire.

Fidel Castro, le pape et les jésuites. « Nous sommes tous Américains », a lancé Barack Obama en espagnol le jour du dégel. Cette phrase, qui restera dans les livres, ne s'adressait pas seulement aux Cubains et aux habitants des Amériques, mais aussi au pape argentin François, protagoniste du rapprochement entre La Havane et Washington. « [Son] exemple moral nous montre l'importance de rechercher un monde tel qu'il devrait être, plutôt que de se contenter du monde tel qu'il est », a indiqué Barack Obama. Simultanément, Raul Castro faisait une déclaration similaire. Et le tout, le jour de l'anniversaire du souverain pontife François, qui partage un point commun avec Castro, puisqu'il est jésuite. Après un passage chez les marxistes, le leader cubain s'est en effet retrouvé à l'école Dolores entre 1939 et 1942, puis au plus prestigieux lycée du pays, Belén de La Havane, entre 1942 à 1945. Castro fermera l'établissement en 1961 et ses prêtres jésuites seront expulsés.

Barack Obama et le révolutionnaire José Marti. « La liberté est le droit pour tout homme d'être honnête. » Cette phrase du discours de Barack Obama sur Cuba a fait mouche. Car il s'agit d'une citation de l'écrivain et homme politique cubain du XIXe siècle José Marti, précurseur du combat et de la pensée indépendantiste et révolutionnaire cubaine. Le poète fut le fondateur du Parti révolutionnaire cubain en 1891. José Marti est une figure de proue de la Constitution adoptée en 1976 à Cuba, où il est maintes fois mentionné. C'est en prison, après son assaut manqué contre la caserne de la Moncada à Santiago de Cuba en 1953, que Fidel Castro se plonge dans les écrits de Marti. Si ce n'est pas la première fois que l'actuel président américain se réfère à cet auteur, figure majeure de la littérature politique latino-américaine, cette citation-là fera date.

Le président cubain Raul Castro et le président des Etats-Unis Barack Obama se serrent la main, le 10 décembre 2013 lors d'un hommage rendu à Nelson Mandela à Soweto.AFP PHOTO / ROBERTO SCHMIDT

La United Fruit et le néo-colonialisme. Les Etats-Unis interviennent pour la première fois militairement sur le sol cubain en 1898. Leur arrivée débouche sur la guerre hispano-américaine puis sur la fin de l'empire colonial espagnol, avant l'essor de leur propre domination à Cuba. Pendant la première partie du XXe siècle, les intérêts américains se déploient partout, des télécommunications au pétrole. La multinationale United Fruit Company est l'incarnation de cette domination néo-coloniale. Elle inspirera l'expression « républiques bananières ». Fidel Castro acquiert définitivement la conviction que son peuple n'a jamais été libre pendant ses années de fac à La Havane. Dans sa lutte contre Batista, il écrira à son amante Celia : « Quand j'aurai gagné cette guerre, j'entamerai le vrai combat de la vie : la lutte contre les Etats-Unis. Là réside mon véritable destin. »

Le guérillero et les journalistes gringos. Fidel Castro doit une partie de sa légende à la presse américaine. En 1956, alors qu'il rentre de son exil mexicain clandestinement, les hommes de Batista l'attendent. Il est contraint de se réfugier dans la jungle avec à peine plus d'une quinzaine d'éléments, dont son frère Raul, Ernesto Guevara et Camilo Cienfuegos. « Personne ne survit dans la Sierra Maestra », juge Batista. Mais il survit, et des journalistes américains lui permettent rapidement de « sortir du bois ». Dès début 1957, la petite troupe fait la Une du New York Times. Herbert Matthews leur consacre trois articles. Puis les équipes de télévision d'Ed Murrow, pour CBS News, viennent à sa rencontre. Castro s'impose ainsi médiatiquement, au-delà de sa stratégie de harcèlement à l'encontre des troupes de La Havane, comme un leader alors que la guérilla fait rage en ville. Le pouvoir de Batista s'effondre le 31 décembre 1958. Edward Murrow interviewe Castro un mois après son retour triomphal à La Havane sur CBS.

Photographie murale d'Ernesto Guevara en compagnie de Raul Castro, dans un musée au Brésil en 1999.PHOTO/Vanderlei ALMEIDA

Castro et les nationalisations. En 1959, le diplomate Philip Wilson Bonsal est le premier ambassadeur américain à fouler de nouveau le sol cubain après la prise du pouvoir par Fidel Castro. Le 4 septembre, il fait part au nouveau maître de Cuba des inquiétudes américaines. Il est porteur d'un message : Washington est conscient de la surreprésentation des intérêts américains dans l'île, et est prêt à en discuter. Mais en juin 1960, La Havane commence à recevoir du pétrole brut venu d'URSS. Fidel Castro exige des compagnies pétrolières américaines qu'elles le raffinent. Ces dernières refusent. Le 29 juin, Castro les nationalise toutes. Quatre jours après, les Etats-Unis menacent de réduire leurs importations de sucre cubain. En réponse, Castro nationalise toutes les entreprises américaines de l'île. En mars 1968, il finit par nationaliser toutes les entreprises privées de Cuba. Bonsal était pourtant sorti rassuré de son entretien de 1959.

Fidel et le basket-ball. Surnommé très tôt « el loco » (« le fou »), Fidel Castro devient très jeune un homme robuste culminant à environ 1,90 mètre. De quoi créer une vocation pour le basket-ball, sport né aux Etats-Unis, qu'il pratique notamment dans ses années de lycée et qui l'accompagnera pendant tout son règne, notamment lors de voyages médiatiques dans le monde, où il ne lésine pas sur le lancer franc. Et ce, jusqu'à ses vieux jours. Son ancien garde du corps révèlera qu'il s'était fait bâtir son propre court de basket à l'abri des regards. Mais ce n'est pas la seule passion sportive originaire des Etats-Unis du « Lider Maximo » ; ce dernier est également très épris de baseball, comme le montrent de nombreux autres clichés.

Fidel Castro, en pleine partie de basketball avec des étudiants en agriculture, en 1970 à La Havane.AFP

La mystérieuse lune de miel de Castro à New York. Marié le 12 octobre 1948 avec une certaine Mirta Diaz-Balart, Fidel Castro se rend pour la première fois de sa vie à New York en lune de miel. Il y reste plus de trois mois et y retournera souvent. Il loue un appartement dans le Bronx et se met à apprendre l'anglais en mémorisant 200 mots par jours, ce qui lui resservira plus tard. Mais pour le journaliste Serge Raffy, auteur de Castro, l'infidèle, ce voyage est « un trou noir ». « Pendant trois mois, on ne sait pas ce qu'il a fait », expliquera-t-il à la télévision française. Mais il assure que très tôt dans sa vie d'adulte, Fidel Castro émarge au réseau « Caraïbes » des services secrets soviétiques, et émet l'hypothèse qu'il a pu être entraîné aux Etats-Unis.

Che Guevara et l'impact de l'image. En 1967, après l'exécution sommaire d'Ernesto Guevara au lendemain de sa capture en Bolivie, la CIA fait le choix d'exposer publiquement son corps. Les journalistes présents ce jour-là à l'hôpital de Vallegrande diffusent de nombreuses photos. L'objectif : prouver que le guérillero est bien mort. Au final, cette exposition macabre contribuera à faire du médecin argentin un martyr, une figure quasiment christique de la révolution. Le « Che », dans le monde et particulièrement en Amérique latine, est presque devenu un nouveau Jésus. C'est notamment pour éviter que l'image d'Oussama Ben Laden ne soit cultivée de la sorte que les Américains ont choisi de ne pas publier les photos qu'ils avaient prises après sa mort en 2011. Ils ont choisi de jeter son corps à la mer pour éviter que ne se crée un lieu de pèlerinage sur sa sépulture.

Photographies de la dépouille du docteur Ernesto Guevara prises le 10 octobre 1967 par le journaliste Marc Hutten.AFP PHOTO/ JAVIER SORIANO

Kennedy, Krouchtchev et le « fou » de La Havane. Le 27 octobre 1962, Fidel Castro charge l'ambassadeur soviétique à Cuba, Alexandr Ivanovich Alexeyev, de remettre une lettre à Nikita Krouchtchev pour lui signifier sa détermination sans faille dans la crise des missiles nucléaires alors en cours. Selon le diplomate, le leader cubain l'aurait réécrit dix fois, cherchant ses mots, comme l'a notamment relaté l'historien Tim Naftali sur National Geographic Channel. Au final, « Fidel disait en substance que si l'URSS devait recourir à l'arme nucléaire pour défendre le monde socialiste, même si cela impliquait de sacrifier Cuba, il était d'accord », affirme ce dernier. Khrouchtchev aurait dit, à la lecture de cette missive, que Fidel Castro était un « fou ». « A croire qu'il me demande de détruire le monde ! », se serait-il même écrié. Après avoir appris le retrait tactique opéré par le numéro 1 russe, Fidel Castro est furieux de voir John Kennedy ainsi sortir de la crise par la grande porte. Il traite Krouchtchev de « salaud », « d'ordure », brise le miroir de son bureau et part en retraite temporaire dans la Sierra Maestra. JFK promet à Krouchtchev qu'il n'envahira pas Cuba.

Le bureau de Fidel Castro au Hilton. Quelques années plus tôt, à son retour héroïque à La Havane, au moment d'installer ses quartiers dans la capitale au début de l'an 1959, le nouveau héros national, Fidel Castro, jette son dévolu sur la suite 2324 d'un gratte-ciel de 30 étages flambant neuf. Son nom : le Habana Hilton, projet phare du premier groupe hôtelier américain du même nom. Doté de 630 chambres, le palace a été inauguré quelques mois plus tôt, en mars 1958. Durant trois mois au début de l'année 1959 s'y dérouleront toutes les réunions, conférences et rencontres de la révolution cubaine, alors qu'aux autres étages, le service hôtelier continue. Les nationalisations des hôtels et des casinos américains mettront fin à la situation. Le Habana Hilton prend ensuite le nom de Habana Libre.

L'hôtel Habana Libre, photographié en 2008, à La Havane.AFP PHOTO/ADALBERTO ROQUE

Fidel et sa maîtresse de la CIA. Le Hilton sera le lieu d'une romance invraisemblable entre le nouveau numéro 1 cubain et une Allemande que la CIA chargera plus tard de tuer le « Lider Maximo ». Son nom : Marita Lorenz. Cette dernière rencontre Fidel Castro le 27 février 1959 lors d'une escale à Cuba. Elle a 19 ans. A peine deux semaines plus tard, elle habite sur l'île. Castro l'installe dans la chambre 2406 du Hilton de La Havane. Elle tombe enceinte et doit avorter, puis rejoint alors les anti-Castro en Floride, et finit par être recrutée par la CIA, via un certain Francisco Fiorini, alias Franck Fiorini Sturgis. On lui donne du poison à glisser dans la nourriture de Castro. De retour sur l'île en 1960, elle explique lui avoir avoué la vérité et lui aurait clamé son amour. Elle quitte à nouveau l'île et aurait revu Fidel Castro une dernière fois en 1981.

Entre l'Amérique et l'Angola, Castro choisit l'Angola. Dans les années 1960 et 1970, Fidel Castro soutient moult mouvements révolutionnaires. Le renversement des gouvernements de Zanzibar, du Salvador, du Nicaragua et de toute l'Afrique centrale devient un objectif. Cuba apporte de l'aide au Vietnam, à la Libye, à l'Algérie, ou encore à la Syrie. En 1975, le secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger appelle à l'établissement de nouvelles relations cubano-américaines. A l'automne, le département d'Etat se dit même prêt à reprendre le dialogue officiel. Sauf que l'Angola s'enfonce dans la guerre civile. Le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) demande l'assistance militaire de Cuba dans sa lutte contre ses rivaux de l'Unita, soutenus par l'Afrique du Sud. Castro doit choisir entre son rapprochement avec Washington et le soutien au MPLA. Le 7 novembre, ses troupes débarquent en Angola. En janvier 1976, 15 000 Cubains se trouvent dans le pays. Avec l'aide de Moscou, ils repoussent les troupes sud-africaines et imposent le MPLA au pouvoir. Les espoirs d'un rapprochement avec les Etats-Unis sont douchés. Les troupes cubaines combattront ensuite en Ethiopie. En 1979, Fidel Castro prend finalement la tête du Mouvement des pays non-alignés à l'ONU.

Le Cubain Fidel Castro et l'Angolais Jose Eduardo Dos Santos à La Havane, le 16 décembre 1988.AFP PHOTO/RAFAEL PEREZ

La Chine applaudit des deux mains. Après les discours de Barack Obama et Raul Castro, mercredi, la Chine a tenu à « saluer et soutenir la normalisation » des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Pékin appelle Washington à lever « le plus tôt possible » l'embargo. « Nous allons continuer à appuyer les choix de Cuba dans son développement et dans ses ajustements en termes de politique économique », a affirmé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, ajoutant : « Quelles que soient les évolutions en cours, (notre soutien) ne changera pas. » Les liens économiques de premier plan construits en la Chine et Cuba trouvent leurs racines dans l'histoire, puisque les premiers travailleurs chinois arrivèrent massivement dans l'île dès le XIXe siècle. Les Sino-Cubains participeront largement au métissage local. Barrio Chino de La Habana est l'un des plus anciens et des plus étendus chinatowns d'Amérique latine.

Raul Castro, le « petit Chinois ». L'actuel président cubain Raul Castro était lui-même surnommé « le petit Chinois » par ses compagnons d'armes, compte tenu de sa petite taille, de ses traits et de sa faible pilosité. Une rumeur persistante laisse penser qu'il pourrait être le fruit d'une relation extra-conjugale de sa mère avec un métis. « A Cuba, il est de notoriété publique que Raul, enfant bâtard, est le fils d'un commandant de poste de garde de Biran (le village natal des frères Castro). Cet homme était surnommé " el Chino " (le Chinois), qui est aussi l'un des sobriquets de Raul », confie à L'Express Brian Latell, officier de la CIA à la retraite, spécialiste de Cuba et auteur d'une biographie de Raul, After Fidel. The Inside Story of Castro's Regime and Cuba's Next Leader.

Un seul perdant, la Russie ? L'Amérique latine est enthousiaste à la perspective d'un dégel entre les ennemis d'hier. « Je crois que c'est un moment qui marque un changement dans la civilisation », a déclaré la présidente brésilienne Dilma Rousseff lors du sommet du Mercosur. Même le successeur de Chavez au Venezuela, Nicolas Maduro, a souligné qu'il convenait de « saluer le geste du président Barack Obama, un geste courageux et nécessaire dans l'histoire, peut-être l'initiative la plus importante de sa présidence ». De fait, seuls les Russes restent à l'écart, se contenant d'espérer que « Washington reconnaîtra le peu de succès de ce type de pressions sur d’autres pays ».

 

Miami vue de la Kolkoz Tower, en 2006.© Kolkoz. Courtesy Galerie Emmanuel Perrotin.

Miami, le dernier enfant caché laissé par Castro

Sur quelque 50,5 millions d'Hispaniques présents sur le sol américain en 2010, les personnes d'origine cubaine étaient plus de 1,785 millions (3,5 %), selon le recensement national. Cela en fait le 3e contingent latino du pays derrière les personnes originaires du Mexique (63 %) et de Porto Rico (9,2 %), et plus d'un dixième de la population cubaine actuelle. La majeure partie des Cubano-Américains se trouvent en Floride (1,213 million), et tout particulièrement à Miami et sa banlieue. La cité balnéaire abrite un quartier surnommé « little Havana », poumon des exilés cubains. Un demi-million de Cubains ont accosté à Miami dans les quinze ans qui ont suivi la révolution, rappelle The Economist. Parmi eux : d'abord des partisans de Batista fuyant l'épuration conduite par Ernesto Guevara, puis des personnalités politiques, et ensuite quelques compagnons de route trahis par le tour marxiste que prend rapidement la révolution.

Mais principalement, l'exil se transforme en exode avec l'arrivée, dès 1959, de personnes inquiètes ou spoliées par la nouvelle donne économique de l'île (la première étape majeure étant la réforme agraire promulguée le 17 mai 1959). Quelque 400 000 Cubains supplémentaires arriveront au sud de la Floride à partir de 1980, après la prise d'assaut d'ambassades étrangères de La Havane par des Cubains demandant l'asile, une situation qui conduit le numéro 1 cubain à les inviter au départ. Dès septembre 1980, quelque 120 000 Cubains supplémentaires ont déjà débarqué à Miami lors d'un pont maritime. Castro profite de l'occasion pour envoyer sur le sol américain des détenus cubains de droit commun.

En Argentine, grâce à un accord de distribution signé entre France Médias Monde et le premier opérateur de câble local, un million et demi de foyers auront accès à l’antenne Monde de RFI en français et à la chaîne d’information française France 24.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Avec l’accord annoncé ce vendredi entre France Médias Monde et l’opérateur Cablevisión, un million et demi de foyers argentins recevront les programmes de France 24 et de Radio France internationale en français.

Pour RFI, dont les émissions en espagnol sont relayées par 37 radios locales partenaires, il s’agit d’un retour attendu par les auditeurs francophones, après une interruption de plusieurs années. Pour France 24, c’est la plus importante opération jamais réalisée en Amérique latine, qui lui permet de multiplier par deux ses abonnés dans la région.

La PDG de France Médias Monde, Marie-Christine Saragosse, a marqué l’importance de l’événement en se rendant à Buenos Aires.

« La nouveauté pour RFI, c'est le français. Et pour France 24, c'est le plus important contrat jamais signé en Amérique latine, un symbole de notre volonté d'être présent dans cette zone. Il y a une grosse attente concernant notre façon de traiter l'actualité mondiale et une montée de la langue espagnole », a justifié Marie-Christine Saragosse, à l’issue de la présentation de l’accord à l’ambassade de France.

Avec cet accord de diffusion sur le premier opérateur de câble d’Argentine, RFI et France 24 amorcent une nouvelle étape dans leur développement en Amérique latine.

dimanche, 21 décembre 2014 00:58

La FIFA va publier le rapport Garcia

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Au terme du comité exécutif de la FIFA à Marrakech en marge du Mondial des clubs, son président Joseph Blatter a annoncé lors d’une conférence de presse vendredi 19 décembre que le rapport Garcia sur l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 serait publié « sous une forme appropriée ». La date n’est pas encore connue.

De notre envoyé spécial à Marrakech,

La douceur de Marrakech n’y a rien fait. Installé dans un des plus beaux hôtels de la ville, le comité exécutif de la FIFA s’est déroulé pendant deux jours dans un contexte encore tendu. Et cela, toujours autour de l’attribution des Mondiaux 2018 en Russie et 2022 au Qatar.

La démission de Garcia fera-t-elle avancer le dossier ?

Mercredi 17 décembre, l'ancien procureur fédéral américain Michael J. Garcia, qui enquêtait depuis plus de deux ans sur les conditions d'attribution de ces épreuves à la Russie et au Qatar, avait annoncé sa démission de la FIFA. Un nouveau coup dur pour l'instance suprême du foot mondial qui reconnaît, à travers un communiqué, que ces derniers incidents sont « une barrière à la reconquête du public ». Dans un texte particulièrement dur, Garcia, 53 ans, qui doit son image « d'incorruptible » à sa longue carrière dans l'antiterrorisme et dans la lutte contre la criminalité financière, dénonçait un profond manque de transparence et d'envie de faire la lumière sur un dossier qui n'en finit pas de faire polémique depuis quatre ans.

La veille, la commission de recours de la FIFA lui avait infligé un camouflet en rejetant une procédure introduite par ses soins en appel. « A ma surprise, il s’est retiré de sa position mais le travail continue à la commission d’étique. Je le remercie pour le travail qu’il a fait pendant deux ans », commente Joseph Blatter. Auteur d'un rapport de 400 pages, Garcia fulminait depuis des semaines contre la synthèse de son enquête publiée par le président de la chambre de jugement de la commission d'éthique de la FIFA, Hans-Joachim Eckert. Ce dernier ne voyait pas pourquoi remettre en cause le processus de désignation de la Russie et du Qatar. Garcia réclamait la publication intégrale de son travail, remis début septembre. Mais il n'avait pas été écouté. Du moins, à cet instant.

Une publication « à certaines conditions »

Cette publication va finalement intervenir, mais « à certaines conditions », selon Joseph Blatter. A l’unanimité, alors que trois personnes du comité exécutif sont sous le coup d’une enquête, les 25 membres l'ont accepté dans la matinée après des discussions visiblement houleuses. Cependant, il va tout de même falloir attendre que la procédure d’enquête de la commission d’éthique soit terminée. Ce qui n’a pas empêché Joseph Blatter d’affirmer : « il faudrait un séisme pour revenir sur ces deux Mondiaux ». « Le comité exécutif a demandé à la chambre de jugement du comité d'éthique indépendant de publier le rapport sous une forme appropriée une fois que les procédures en cours concernant plusieurs personnes seront terminées », a-t-il expliqué.

Blatter qui n’a rien perdu de sa verve, a voulu montrer qu’il était encore le capitaine du navire, malgré les critiques de ces dernières semaines.  « Je suis le président de la FIFA et ce n’est pas le moment de baisser les bras. » Président en exercice depuis 1998, le Suisse, qui briguera un 5e mandat à la tête de cette puissante Fédération internationale, pensait-il vraiment en avoir fini avec ce dossier aux allures d'épée de Damoclès ? « J’ai confiance en moi. Après les fêtes je me prononcerai sur ma candidature », lance Blatter avant de souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année à l'assistance dans un large sourire.

« Un pas dans la bonne direction » pour Michel Platini

Le président de l'UEFA Michel Platini a estimé vendredi que la publication annoncée par la Fifa du rapport Garcia sur l'attribution des Mondiaux-2018 et 2022 à la Russie et au Qatar était « un pas dans la bonne direction ». « Il était important que le Comité exécutif décide de publier le rapport Garcia. Je me suis toujours battu pour davantage de transparence. Reste à espérer que le rapport puisse être publié dans les meilleurs délais. Il en va de la crédibilité de la FIFA », a jugé le dirigeant français dans un communiqué transmis à l'AFP.

Rfi

dimanche, 21 décembre 2014 00:55

Coupe du monde des clubs: le Real Madrid évidemment

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Le Real Madrid s’est imposé lors de la finale de la Coupe du monde des clubs de football à Marrakech contre les Argentins de San Lorenzo samedi 20 décembre (2-0). Sergio Ramos et Gareth Bale sont les deux buteurs d’une rencontre presqu'à sens unique.

De notre envoyé spécial à Marrakech,

Fervent admirateur San Lorenzo, les prières du Pape François, qui devait être confortablement installé devant un téléviseur au Vatican, n’y ont rien fait. Encore moins les milliers de fans argentins présents dans le Grand Stade de Marrakech. Il faut avouer que la tâche était compliquée pour le club argentin qui devait faire face au rouleau compresseur madrilène et sa ribambelle de stars. Carlo Ancelotti, le coach de la « Maison blanche », avait entre autres aligné les attaquants Gareth Bale, Karim Benzema et Cristiano Ronaldo.

C’est que le Real voulait finir en beauté une année 2014 incroyable. Les Merengues ont remporté la Ligue des champions, la Supercoupe d’Europe et la Coupe du Roi. Ce quatrième titre était presque acquis, mais il fallait tout de même jouer ce match. Carlo Ancelotti l'avait lui-même proclamé à l'issue de la demi-finale remportée haut la main (4-0) face aux Mexicains de Cruz Azul : « On mérite le titre mondial. » Le tout était de savoir comment le Real, qui reste sur 21 victoires consécutives, allait s’y prendre. Ecraser d’emblée les Argentins ou laisser un peu de suspense ?

Sergio Ramos fait sauter le verrou argentin

Des supporters du Real Madrid lors du Mondial des clubs au Maroc.REUTERS/Youssef Boudlal

Alors que les choses étaient très bien engagées - Karim Benzema manque une reprise seul face au but (2e)-, le Real n’a pas tué le match aussi rapidement que l’on pouvait s’y attendre, malgré une grosse possession de balle. San Lorenzo donne du fil à retordre pendant plus de trente minutes en engrangeant par la même occasion de la confiance. Il faut  attendre une tête de Sergio Ramos sur un corner de Toni Kroos pour voir le premier but madrilène (36e). Le Real Madrid fait sauter le verrou argentin sur un coup de pied arrêté. Condamnés à un hypothétique exploit, les Argentins rentrent aux vestiaires sur le score de 1-0. Bien que lauréate de la prestigieuse Copa Libertadores, l’équipe de San Lorenzo ne peut guère compter que sur un miracle en seconde période. Pour couronner le tout, le Real qui est l’un des clubs les plus populaires au Maroc a le public avec lui.

La deuxième période commençe mal pour les Matadores avec un deuxième but signé Gareth Bale. Le Gallois idéalement servi par Isco dans la surface place une frappe du pied gauche (51e). Le premier ballon cadré de San Lorenzo n’arrive qu’à la 67e minute sur une frappe croisée à ras de terre de Mas. Bien insuffisant pour déstabiliser le Real.

Sous les yeux du fils du roi Mohamed VI et de trente-huit mille personnes, le club espagnol termine donc son année sur un nouveau titre. Après trois Coupes intercontinentales, dont la dernière en 2002, le Real Madrid empoche son premier Mondial des clubs. Seul bémol, Cristiano Ronaldo n'a pas marqué sur le sol marocain. Mais le Pape François devrait être tout de même admiratif.

La réaction de Karim Benzema

Karim Benzema qui n’a pas marqué face à San Lorenzo mais qui aurait pu ouvrir le score dès la deuxième minute s’est dit « heureux de remporter un nouveau trophée cette saison ». « Tous les titres acquis cette année ont une saveur particulière. Evidemment, c’est la Ligue des champions le plus important. Mais celui-là aussi parce que pour venir ici, il faut gagner la C1 et c’est difficile », commente l’international français. « Nous avons été très bien accueilli et on s’est senti comme à la maison », explique Benzema. Le Real Madrid est très populaire au Maroc et le Grand Stade de Marrakech avait choisi de soutenir les Madrilènes dans sa majorité. « C’était une très belle organisation », admet Benzema qui avoue vouloir se reposer pour repartir encore plus fort. « On joue à Madrid pour gagner des titres », lance l’ancien Lyonnais.

Rfi

dimanche, 21 décembre 2014 00:46

Guinée: des centaines de personnes saccagent un centre Ebola

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En Guinée, des centaines de personnes se sont violemment opposées, vendredi 19 décembre, à l'installation d'un centre Ebola à Kissidougou, en Guinée Forestière. Selon des sources sanitaires et sécuritaires, ils ont chassé le personnel, les officiels et saccagé ces installations gérées par Médecins sans frontières.

Pour Médecins sans frontières (MSF), la création de ce nouveau site répondait à une situation d'urgence. 38 cas d'Ebola venaient d'être détectés à Kissidougou en seulement trois jours. L'ONG avait donc décidé d'envoyer une équipe pour installer un centre de transit chargé d'accueillir les malades et de les transférer vers Guéckédou.

Mais les habitants ont violemment refusé, explique Gabriele Casini, chargé de communication de MSF Guinée : « Les gens ont peur qu’il y ait un centre, d’avoir plus de chance d’être contaminés. C’est-à-dire qu’ils ont peur d’avoir la maladie à côté d’eux. »

MSF appelle donc tous les acteurs de la crise à mieux expliquer l'intérêt de ces centres pour la population. « Il y a toujours un manque de sensibilisation. Il faut faire plus, affirme-t-il. C’est extrêmement important de se rendre dans un centre très tôt au début des symptômes. Et c’est dans l’intérêt des populations de pouvoir installer des centres de traitement. Les centres suivent toujours des règles de sécurité très strictes. Pour la population autour, il n’y a pas de risques de contamination. »

Selon Gabriele Casini, ce déficit de sensibilisation est une conséquence du retard pris par l'intervention humanitaire. Celle-ci a été déployée massivement depuis septembre, alors que MSF, explique-t-il, est arrivé dès le mois de mars.

Rfi

dimanche, 21 décembre 2014 00:44

Tunisie: deux hommes pour un siège de président

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Les Tunisiens élisent pour la première fois librement leur président, dimanche 21 décembre. Deux finalistes s’opposent après une campagne houleuse aux propos parfois incendiaires : le président sortant Moncef Marzouki, 69 ans, et l’ancien Premier ministre Beji Caïd Essebsi, 88 ans.

Avec notre envoyé spécial à Tunis,

Dans leur parcours, tout ou presque oppose les deux candidats. Sous Ben Ali, Moncef Marzouki, opposant de gauche et défenseur des droits de l’homme, exerçait sa profession de médecin en exil en France. Après le coup d’État de 1987, Beji Caïd Essebsi est déjà ancien ministre de l’Intérieur de Bourguiba et devient président du Parlement, avant de se tourner vers une carrière de diplomate.

Au lendemain de la révolution, les deux hommes font leur retour en politique. Beji Caïd Essebsi devient le Premier ministre de transition pour mener la Tunisie vers ses premières élections libres. Marzouki est président provisoire grâce à son alliance avec les islamistes d’Ennahda, vainqueurs des élections en 2011.

C’est à ce moment-là que Beji Caïd Essebsi fonde son parti Nidaa Tounes. Il devient en deux ans la première force d’opposition héritière du « bourguibisme » et remporte les législatives d’octobre. Le parti capitalise sur l’anti-islamisme, le bilan sécuritaire et économique très contesté d’Ennahda.

Ces deux trajectoires expliquent aujourd’hui les positionnements de chacun : Beji Caid Essebsi en rempart contre l’islamisme et Moncef Marzouki en garant des acquis de la révolution contre le retour de l’ancien régime.

Les enjeux de ce vote historique

Le premier enjeu du scrutin sera que son résultat soit accepté. Distancé de six points par son rival au premier tour, Moncef Marzouki accusait pendant la campagne son rival de préparer des fraudes et s’est vu rappeler à l’ordre par la commission électorale. Quelle que soit l’issue du vote, ce sera de toute façon au parti de Beji Caïd Essebsi, vainqueur des législatives en octobre, de former le futur gouvernement. Pour cela, Nidaa Tounes, dont la victoire n’a pas été suffisamment large pour gouverner seul, devra s’allier avec d’autres partis pour trouver une coalition et obtenir une majorité parlementaire.

Dans la nouvelle Constitution adoptée en janvier 2014, les pouvoirs du président de la République sont volontairement limités pour éviter tout retour à la dictature d’un seul homme après 23 ans de « benalisme ». Pour autant, l’élection pour la première fois du président au suffrage universel direct confère une onction et une légitimité nouvelle à la fonction. Une fois au pouvoir, le président devra ensuite répondre à deux urgences : la montée du jihadisme et une économie toujours plombée par un taux de chômage très élevé.

Rfi

La progression du diabète et de l’hypertension artérielle dans nos pays, inquiète les laboratoires Sanofi qui entreprennent en guise de réponse, de promouvoir les cliniques du diabète et de l’hypertension, pour renforcer le diagnostic à la base, afin de réduire la mortalité liée à ces deux pathologies.   

Les indicateurs, relatifs au diabète et à l’hypertension au Sénégal, sont très préoccupants. Si l’on en croit les prévisions de l’Organi­sation mondiale de la santé (Oms), les chiffres de la prévalence du diabète et de l’hypertension vont doubler dans nos pays, dans les prochaines années. Il est donc important, de promouvoir la prévention pour faire face à ces deux pathologies qui constituent de vrais problèmes de santé publique.

C’est en ce sens que les laboratoires Sanofi / Afrique de l’Ouest développent un programme de renforcement de la prévention dans nos pays, en misant plus sur le diabète et l’hypertension artérielle. Ainsi au Sénégal, après l’hôpital Maguilène Sengor de Yoff, Matlaboul Fawzény de Touba et Saint-Jean de Dieu de Thiès, les laboratoires Sanofi ont installé depuis hier, de nouvelles cliniques du diabète et de l’hypertension au centre de santé Abdoul Aziz Sy Dabakh des Parcelles Assainies et à celui de Popenguine.
Selon Dr Mor Diop, directeur des Laboratoire Sanofi pour le Sénégal, ces deux choix ont été faits sur la base d’une évaluation géographique et d’un besoin exprimé, avec les conseils du centre Marc Sankalé (centre de traitement du diabète) et avec l’appui du ministère de la Santé qui intervient dans les choix stratégiques pour l’installation de ces cliniques du diabète. «Nous sommes ici au centre de santé Abdoul Aziz Dabakh des Parcelles Assainies, parce qu’il y a déjà quelqu’un qui s’occupe du diabète, il suffit juste de l’aider avec du matériel, pour relever le plateau technique et aussi l’accompagner en formation, pour qu’il puisse bénéficier de tous les atouts pour pouvoir accompagner les malades. Cela dit, les Parcelles sont une zone très peuplée et vu qu’on veut se rapprocher davantage des populations pour leur faciliter le suivi, il était important d’y installer cet outil», indique Dr Diop.
Se disant satisfait des résultats obtenus précédemment avec les premières cliniques du diabète et de l’hypertension, Dr Mor Diop annonce le relèvement prochain, du plateau technique des hôpitaux concernés, comme ça faisait partie des conditions. Pour lui, le matériel supplémentaire qui va être déployé va aider à la prise en charge des patients hypertendus, vu que le premier matériel mis à disposition servait plus pour les diabétiques.
Venu assister à cette cérémonie de remise des cliniques au centre de santé Abdoul Aziz Dabakh des Parcelles Assainies, tout comme le Directeur général de la Santé, le coordonnateur de l’Association de soutien aux diabétiques (Assad), Baye Oumar Guèye, a magnifié le geste, tout en encourageant de telles initiatives, car devant permettre de renforcer le diagnostic à la base, d’entamer les traitements de façon précoce et d’assurer le suivi pour réduire le taux de mortalité.

lequotidien.sn

Erigé en collectivité locale, à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation, le département de Sédhiou reste très mal loti en termes d’infrastructures. C’est du moins la  ferme conviction de Balla Moussa Daffé lors du débat d’orientation du budget 2015 du Conseil départemental la semaine dernière.

L’ancien maire se dit, en effet, préoccupé par le fonctionnement de la commune qui  fait face à «d’énormes défis» et qui ne dispose «pas suffisamment» de ressources parce que n’ayant «pas de recettes fiscales propres», L’ancien député libéral qui roule désormais pour Macky Sall fait remarquer que le soutien de partenaires étrangers, notamment la Belgique, est,  pour l’heure, «à l’état de promesses» et que la réalisation peut se faire «dans trois ans ou plus». C’est pourquoi le conseiller départemental sollicite l’assistance de l’Etat à la hauteur de l’appui au défunt Conseil régional, sinon plus pour combler le gap qui est «si profond». 

Pour lui, le Conseil départemental ne peut, pour le moment, compter «que sur les dotations budgétaires de l’Etat et les fonds d’équipement des collectivités locales appelés fonds de concours». Balla Moussa Daffé d’ajouter : «Quand on n’a même pas de siège, de véhicules et avec un personnel pléthorique de 55 personnes transférées de la région, on ne peut pas nous demander de privilégier le budget d’investissement par rapport au budget de fonctionnement. Ce n’est pas possible dans la situation actuelle. On a une tare congénitale, déjà. Il faut que l’Etat aille plus loin. C’est lui qui nous a créés (le Conseil départemental) ; il faut qu’il nous accompagne, Sédhiou, voire la Casamance doit bénéficier d’une discrimination positive.»
Un plaidoyer de M. Daffé bien accueilli par ses collègues, tout comme celui du président du Conseil départemental, Boubacar Wilhembo Biaye, qui revendique un «Plan Marshall» pour le redressement de Sédhiou. Il s’agira, selon lui, d’un «plan spécial pour réduire l’écart astronomique qui sépare  Sédhiou des autres régions et départements du pays».

lequotidien.sn 

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