mercredi, 10 décembre 2014 20:56

Bûcheron, le pire métier à exercer en 2014

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Par Figaro Etudiant
(Flickr/CC/kcxd)
Le site internet américain de recherche d'emploi CareerCast dévoile son classement des meilleurs et pires métiers à exercer en 2014. Mieux vaut faire des mathématiques que devenir bûcheron, pompier ou journaliste de presse écrite.
Vous êtes étudiant, fraîchement diplômé et encore indécis quant à votre avenir? Ou lycéen, et incertain de ce qui vous passionne pour votre futur professionnel? Le site américain de recherche d'emploi CareerCast peut vous aider à trouver votre voie, ou du moins à identifier celles qui sont clairement à éviter, en dévoilant son classement de 200 métiers, du meilleur au pire de l'année 2014. Conclusion, mieux vaut s'orienter pour 2015 vers l'informatique, la médecine et les mathématiques que de vouloir devenir bûcheron, pompier, steward ou encore... journaliste.
En mélangeant plusieurs critères comme l'environnement de travail, qui contient des facteurs émotionnels et physiques, le revenu, les perspectives du métier (potentiel d'embauche, de croissance du secteur et le taux de chômage) ainsi que le stress inhérent à la fonction, CareerCast établit un score par métier. Le but est d'obtenir le score le moins élevé possible. Les métiers scientifiques sont omniprésents dans le top 10 des meilleurs métiers de 2014. Le «meilleur job de 2014» est d'ailleurs, selon CareerCast, tout simplement le métier de mathématicien. Revenu moyen élevé (82.000 euros selon CareerCast) et croissant, bonnes perspectives d'embauche et niveau de stress assez bas, le métier obtient le meilleur score avec 63 points. Il devance ainsi la fonction de professeur d'université, deuxième avec 73 grâce à de très fortes perspectives d'embauche d'ici 2022 et un environnement de travail très agréable. À noter qu'il n'est pas certain que ce métier obtienne la même place dans une étude française.
Les métiers de la santé portés par le vieillissement de la population
On trouve ensuite les métiers de statisticien (3e) et d'actuaire (4e), toujours dans le domaine des mathématiques. L'informatique est également bien représentée avec ingénieur en informatique (7e) et analyste de systèmes informatiques (8e). Le domaine de la santé est également très présent dans le top 10, avec les professions classiques de dentiste (6e) et orthophoniste (10e), mais également avec les professions liées au vieillissement de la population. Ainsi, le site CareerCast indique qu'il est judicieux de devenir audiologiste (le professionnel qui prévient, évalue et traite les troubles de l'audition, 5ème du classement) ou ergothérapeute (9e), une profession qui devrait connaître 29% de croissance d'ici 2022 selon le site américain. Tous ces métiers bénéficient de perspectives de croissance et d'embauche très favorables et de salaires moyens élevés, malgré des scores parfois moyens concernant l'environnement de travail et le stress de la fonction.
À l'autre bout du classement, certaines professions semblent en perdition. Les causes de leur chute, un secteur d'activité mal en point (c'est le cas pour les stewards et hôtesses de l'air ou les journalistes de presse écrite), des conditions de travail très mauvaises ou stressantes, le tout combiné à des salaires moyens en berne. On retrouve ainsi, dans les 10 pires métiers à exercer en 2014, les gardiens de prison, chefs cuisiniers, pompiers, chauffeurs de taxis et militaires, métier le plus stressant de 2014 selon CareerCast. L'environnement de travail, le stress et les perspectives d'embauche du métier de bûcheron ne bénéficient d'aucun bon point selon le site. Le score final obtenu de 739 points en fait le pire métier de 2014.

Nous venons de boucler un sondage intitulé « Priorités des Kaolackois» et remercions tous ceux qui ont participé à cette initiative citoyenne.
L'exercice consistait à répondre à la question : Quelle, selon vous la priorité de kaolack ?
Quatre possibilités de réponses étaient proposées (possibilité de soumettre deux réponses) :
 La salubrité publique
 La qualité des routes pour arriver à kaolack
 L'assainissement et la lutte contre les inondations
 La réhabilitation des infrastructures publiques
 Autres (à préciser par commentaire)
Avec plus de 84 % des voix, la salubrité publique arrive en tête des priorités des votants, suivis de la qualité des routes pour arriver à Kaolack.
Souhaitant que la politique publique soit adaptée aux besoins de la population, nous proposons dans ce premier article, 1er d'une série de 4, aborder la problématique du traitement des déchets de la ville de Kaolack.
Depuis toujours il est reproché à la Ville de Kaolack sa saleté et sa défaillance en assainissement.
Les pouvoirs publics et les politiques qui se sont succédés ont beau promis et nous ne doutons forcément pas de leur volonté, mais le résultat n'est pas à la hauteur de l'attente des Kaolackois.
Kaolack dégage malheureusement l'image d'une ville salle où la loi des déchets a vaincu terriblement celle de l'hygiène et la propreté publique.
Quelle que soit la valeur des ressources humaine et le potentiel de notre ville, la première image que nous montrons à un étranger c'est l'état d'entretien de nos infrastructures publiques. La considération première d'un visiteur envers nous sera à la hauteur de cette image.
Rien ne peut justifier l'insalubrité ! La saleté de Kaolack n'est pas une fatalité ! C'est un problème de Kaolack que seuls les Kaolackois pourront résoudre.
Nous proposons aux autorités de Kaolack de changer radicalement de politique de gestion des déchets selon le protocole suivant :

Communication
Il est essentiel de mener une véritable campagne de sensibilisation de la population Kaolackoise sur la thématique des déchets. Pour cela, la ville de Kaolack et toutes les instances concernées par la problématique doivent confier cette mission de communication pédagogique à des professionnels de l'ingénierie sociale avec un objectif ciblé : CHAQUE KAOLACKOIS DOIT ETRE CONSCIENT DE L'IMPACT DU DECHET QU'IL REJETTE SUR SA PROPRE VIE.
Notre ville dispose de personnes compétentes pour monter le cahier des charges de cette mission et encadrer le prestataire dans l'exercice de sa fonction.
L'appropriation est le fondement de la réussite de toute politique publique et il faut de la sensibilisation pour atteindre cet objectif.

La délégation du service publique de collecte et traitement des déchets (DSP)

Etant donné que la gestion en régie ne permet pas de résoudre la problématique de l'insalubrité, il est grand temps d'envisager de confier la mission de collecte et traitement des déchets à un autre organisme (société privé, association, syndicat d'assainissement...) par le biais d'une DSP.
Cette solution a l'avantage de pouvoir signer un contrat avec le prestataire avec un objectif défini par avance et qui sera contrôlé périodiquement par le service public l'organisme de contrôle désigné par le pouvoir public.
Nous pouvons attendre de meilleurs résultats étant donné que la rémunération du délégataire sera substantiellement liée au résultat de sa mission.
Il est important de préciser qu'il inutile et inefficace de faire appel à des Sociétés étrangères pour assurer cette prestation. Je veux parler de Veolia Propreté ou SUEZ ou toutes autres sociétés occidentales. Ces dernières ne seront là que pour faire du profit et bénéficier du potentiel de développement et de gain de croissance que regorgent les pays du sud. On devrait se poser la question : pourquoi la croissance de l'Afrique ne bénéficie pas aux africains ?
Faisons confiance à nos moyens. Il existe à Kaolack, les moyens humains et matériels nécessaires pour assurer cette mission. Nous pouvons donner l'exemple d'associations qui ont réussi avec des moyens très limités à assurer la propreté de leurs quartiers pendant un certain temps.
Si nous responsabilisons les citoyens, nous pouvons obtenir des résultats au-delà de nos espérances.

La valorisation de nos déchets

Essayons chers Kaolackois de transformer notre faiblesse en atout majeur. Oui Kaolack est sale aujourd'hui. Oui il fait chaud à Kaolack. La valorisation de ces deux réalités est bien possible
Nous donnerons en exemple ce qui a été fait en Afrique du Sud.
Thato Kgatlhanye a remporté le deuxième prix du concours des jeunes entrepreneurs africains, avec une idée solidaire : des cartables faits de plastique recyclé et équipés d'un petit panneau solaire. Cette création « Repurpose Schoolbag » est destinée aux enfants des zones rurales d'Afrique du Sud, se recharge sur le trajet de l'école et sur le seuil de la classe pendant les heures de cours. Quand la nuit tombe, l'énergie accumulée permet d'étudier ou tout simplement d'éclairer toute la famille.
Grâce à cette idée :
• La problématique des plastiques est en voie de résolution,
• Des enfants obtiennent des fournitures solidaires,
• Des emplois sont créés...
Notre avenir nous appartient à nous de le définir.

Moussa KEBE Ingénieur Environnement

AMODIAG Environnement – Agence Nord Picardie
9 avenue Marc Lefrancq
ZAC de Valenciennes Rouvignies
59121 PROUVY               

Nos compatriotes cherchent toujours de loin ou de près à partager leurs expertises pour le bien du Sénégal.

Pape CISSOKO

Mardi 9 décembre, le Sénat américain a rendu public un rapport très attendu sur la torture pratiquée par la CIA dans les années 2000, après les attentats du 11-Septembre. L’audit original de 6 000 pages restera secret. Mais sa version expurgée, longue de 500 pages tout de même, est à la disposition du public malgré les pressions exercées par l’Agence, qui a tenté d’empêcher sa publication.

Pendant plus d’une heure, ce mardi 9 décembre devant un Sénat américain bondé, la sénatrice Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement, a présenté les conclusions du rapport tant attendu sur la torture pratiquée par l'Agence centrale américaine de renseignement (CIA) dans les années 2000. Le Congrès avait tenté de repousser ce moment depuis trois mois. « Les actes de la CIA, voilà 10 ans, sont une tache qui salit nos valeurs et notre histoire, a lancé la démocrate face à ses pairs. La diffusion de ce rapport de 500 pages ne peut effacer cette tache, mais cela montre à notre peuple et au monde que les Etats-Unis sont assez matures pour reconnaître ce qui est mal, et sont assez confiants pour apprendre de leurs erreurs. »

Le public savait depuis des années que la CIA avait torturé des détenus, dans des prisons secrètes hors du territoire américain. Les simulacres de noyade, d’exécution, les détentions dans des cages, les privations de sommeil avaient été documentés. Les méthodes de l’agence, décrites dans ce rapport, étaient déjà dénoncées de longue date par d’anciens agents, des élus et des organisations de défense des droits de l’homme, rappelle notre correspondante Anne-Marie Capomaccio. Mais ce que ce texte (disponible ici en anglais) met véritablement en lumière, ce sont les manœuvres de la CIA pour garder le secret. Le mensonge a en effet été érigé en système : la presse et les élus ont été les cibles d’une désinformation constante sur les résultats des interrogatoires menés.

L'obstination d'une sénatrice contre le système CIA

Le département de la Justice lui-même a posé des questions auxquelles l’agence a répondu par des mensonges, assure Mme Feinstein : « La CIA a procuré des informations inexactes au département de la Justice, alors que ses avocats se penchaient sur la légalité des techniques employées. La CIA a affirmé les choses suivantes : les méthodes coercitives n’étaient pas employées de manière répétitive ; des médecins devaient s’assurer que les interrogatoires ne causaient pas de graves blessures, et ils devaient pouvoir intervenir à tout moment pour arrêter la procédure. Aucune de ces affirmations n’a été de près ou de loin mise en pratique. »

Et l'élue démocrate d’insister : même la Maison Blanche, à l’époque du président républicain George W. Bush, n’a jamais su ce qu'il se passait vraiment. De quoi réaliser à quel point, pendant les cinq ans qu’aura duré l’enquête de la commission du Sénat, la CIA a tenté de l’empêcher de parvenir à ses fins. Au-delà des réactions provoquées par certaines informations contenues dans ce rapport, il faut donc retenir, d'abord, l’obstination de la sénatrice Feinstein, élue de Californie depuis 22 ans, qui a travaillé sans relâche, sous la pression, avec persévérance et courage, pour que tout ceci soit rendu public. Dianne Feinstein a même été menacée.

Dianne Feinstein, avec des journalistes au Capitol de Washington, le 9 décembre 2014.PHOTO / SAUL LOEB

« Torturer donne plus de mauvaises informations »

Modeste, Dianne Feinstein a souligné à plusieurs reprises que la publication de son travail a été rendue possible grâce à des institutions américaines fortes, et avec la bénédiction de la Maison Blanche. Barack Obama a lui-même dénoncé des méthodes « contraires » aux valeurs des Etats-Unis, qui ont « fortement terni la réputation de l'Amérique dans le monde ». Mais la détermination de la démocrate force l’admiration de ses pairs. Qu’ils aient soutenu, ou pas, la diffusion de cette enquête, la plupart des parlementaires américains saluent en effet cet exercice public de la démocratie. Il n'est en effet pas simple d'assumer de tels actes, d'autant que le rapport conclut, au sujet des méthodes brutales d'interrogatoires de la CIA, qu'elles n'ont pas été efficaces dans la « guerre contre le terrorisme ».

Un point accablant, sur lequel a insisté le sénateur républicain John McCain à la tribune du Sénat, juste après l’intervention de Dianne Feinstein. Très impliqué dans les dossiers de politique étrangère, l’ancien candidat à la présidence de 2008 avait soutenu, contrairement à la plupart des élus de son parti, la diffusion du texte. Et ce, en tant qu’élu, mais aussi en tant qu’ancien prisonnier de guerre blessé et torturé au Vietnam. « Je sais par expérience que torturer les prisonniers donne plus de mauvaises que de bonnes informations, a dit John McCain. Je sais qu’ils diront n’importe quoi, ce que les tortionnaires veulent entendre, s’ils pensent que cela va faire cesser leurs souffrances. »

« Le monde sait depuis longtemps que nous avons torturé »

Jason Wright est un ancien avocat militaire. Il défendait jusqu'au mois d'août dernier Khalid Sheikh Mohammed, qui a revendiqué la responsabilité morale des attaques du 11-Septembre, et qui a subi torture, supplice de la baignoire et mauvais traitements lors des programmes de restitution extraordinaires de la CIA. Selon l'avocat, ce rapport marque un tournant. « C'est la première tentative réelle du Congrès, qui exerce un pouvoir administratif sur les activités des agences de renseignement. Nous savons que le président Obama s'est élevé contre l'utilisation de la torture […] Mais maintenant, nous avons en plus le Congrès qui déclare, en tant que représentant du peuple, que c'est un véritable problème, et qu'on ne doit plus jamais y recourir. »

Pour John McCain, « plus que tout, je sais que la torture anéantit les principes qui nous différencient de nos ennemis, l’idée que même les prisonniers doivent bénéficier de droits élémentaires, qui sont protégés par les conventions internationales. Est-ce que la diffusion de ce rapport risque de provoquer une colère pouvant mener à des violences dans les pays musulmans ? Je pense que c’est possible. Mais le monde entier sait depuis longtemps que nous avons pratiqué la torture sur nos prisonniers, que nous avions des prisons secrètes. Les terroristes peuvent utiliser ce rapport sur la reconnaissance de la torture comme prétexte pour attaquer des Américains, mais franchement, ils n’ont pas besoin d’excuse pour cela. »

 
Sculture de l'artiste britannique Marc Quinn, à Basel, inspirée par une photo prise à la prison d'Abou Ghraib.AFP PHOTO/ FABRICE COFFRINI

« Ce ne sont pas des choix politiques, ce sont des crimes »

Aujourd’hui, certaines associations demandent des poursuites judiciaires contre les responsables, même si la plupart des experts estiment que cela est impossible. Barack Obama, qui a soutenu la publication de ce rapport explosif, avait fait de la fin des violations des droits de l'homme l'une de ses principales promesses de campagne en 2008. Mais ça ne suffit pas, estime Reed Brody, conseiller juridique de l'organisation Human Rights Watch : « Le président Obama a bien sûr mis fin à l'utilisation de ces techniques, mais il a traité la torture comme s'il s'agissait d'un choix politique regrettable, et non d'un crime. Il faudrait, avec ce rapport, que le gouvernement enquête et poursuive les hauts fonctionnaires de l'administration Bush qui en sont responsables. »

Reed Brody n’épargne personne, pas même Georges Bush,« qui a trouvé le waterboarding », dit-il. Le président américain a reconnu en 2010 avoir approuvé personnellement cette méthode. « Ce ne sont pas des choix politiques erronés, ce sont des crimes, plaide M. Brody. Et les Etats-Unis sont dans l'obligation de poursuivre ces crimes. Si le gouvernement américain ne lance pas d'enquête criminelle crédible, d'autres pays devront le faire. C'est ce qui est arrivé avec Pinochet, avec Hissène Habré au Sénégal. Quand on ne trouve pas justice dans son pays, il faut que les victimes puissent saisir des tribunaux, que ce soit français ou espagnol, où il y a d'ailleurs des enquêtes qui sont ouvertes pour les crimes de Guantanamo, Abou Ghraib et autres. »

« Certains secrets devraient le rester », juge-t-on en Pologne

Ce sont précisément ces « autres » lieux de détention qui risquent de créer le plus de vagues à l’international. Alliés de longue date, les Etats-Unis et la Pologne mènent des relations étroites sur le plan militaire. Dans ce pays, où la CIA aurait torturé plusieurs prisonniers dans une prison secrète en 2003, la volte-face américaine a de quoi inquiéter. Barack Obama a appelé en personne le Premier ministre polonais Ewa Kopacz dans la nuit de lundi à mardi pour l'informer. Diplomate, cette dernière a joué la carte de l'apaisement, affirmant qu’il n'y aurait pas d'impact négatif sur la relation bilatérale. En revanche, son ministre de la Défense s'est montré plus brut : « Certains secrets devraient le rester. Cette publication pourrait affaiblir la confiance accordée aux Etats-Unis par leurs alliés », a réagi Tomasz Siemoniak.

Officiellement, la Pologne n'a jamais admis avoir accueilli des prisons secrètes de la CIA, explique notre correspondant à Varsovie Damien Simonart. En juillet dernier, la Cour européenne des droits de l'homme l'a toutefois condamnée pour sa complicité dans les tortures subies sur son territoire par un Palestinien et un Saoudien entre 2002 et 2003. Pour faire la lumière sur cette histoire, le parquet polonais mène sa propre enquête depuis six ans. Son porte-parole a annoncé mardi qu'une demande serait formulée aux Etats-Unis pour recevoir l'intégralité du rapport du Sénat américain. Affaire à suivre.

mercredi, 10 décembre 2014 18:09

Top 20 RFI : Cheick Diabaté se rapproche du podium

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Grâce à un doublé avec Bordeaux, le Malien Cheick Diabaté remonte significativement dans notre Top 20 et se rapproche d'un podium toujours dominé par Abdoulaye Diaby, muet ce week-end. Avec un triplé, Eric Choupo-Moting intègre également ce classement et pointe, déjà, au septième rang.
Buts     Place     Joueur     Club/Nationalités     Joués     Moy.
11     1     Abdoulaye DIABY     Mouscron/France-Mali     18     0.61
9     2.     Frédéric GOUNONGBE     Westerlo/Bénin     10     0.9
9     3.     Luc CASTAIGNOS     Twente/Pays-Bas-Cap-Vert     15     0.6
8     4.     Demba BA     Besiktas/Sénégal     10     0.8
8     5.     Moussa MAAZOU     Maritimo/Niger     11     0.72
8     6     Cheick DIABATE     Bordeaux/Mali     13     0.62
8     7.     Bartholomew OGBECHE     Leeuwarden/Nigeria     14     0.57
8     7.     Eric Choupo-Moting     Schalke 04/Cameroun     14     0.57
7     9.     Diafra SAKHO     West Ham/Sénégal     9     0.78
7     9.     Papiss Cissé     Newcastle/Sénégal     9     0.78
7     11.     Seydou Dumbia     CSKA Moscou/Nigeria     13     0.54
7     12.     Saido BERAHINO     West Bromwich/Angleterre-Burundi     15     0.47
7     12.     Wilfried BONY     Swansea/Côte d'Ivoire     15     0.47
7     14.     Wissam BEN YEDDER     Toulouse/France-Tunisie     17     0.41
6     15.     Ahmed Hassan MAHGOUB     Rio Ave/ Egypte     8     0.75
6     16.     Islam SLIMANI     Sporting Lisbonne/Algérie     9     0.67
6     17.     Nabil Fekir     Lyon/France-Algérie     13     0.46
6     17.     Abiola DAUDA     Arnhem/Nigeria     13     0.46
6     19.     Paul-Georges Ntep     Rennes/Franco-Camerounais     16     0.37
6     20.     Franck Etoundi     Zürich/Cameroun     16     0.37

Nota Bene. Ce classement ne prend en compte que :

1) les joueurs évoluant dans les douze meilleurs championnats d'Europe (selon l'indice UEFA 2014-2015)
2) les sélectionnés ou sélectionnables par une équipe nationale A africaine. Ce qui inclut les joueurs binationaux.

mercredi, 10 décembre 2014 15:05

Ligue des champions: Monaco et la Juventus oui, Liverpool non

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Grâce à sa victoire 2-0 contre le Zénith St-Pétersbourg mardi 9 décembre, l’AS Monaco se qualifie pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, tout comme la Juventus Turin et Bâle. Grosse désillusion en revanche pour Liverpool, éliminé.

L’AS Monaco a réalisé l’exploit. Non pas de se qualifier pour les huitièmes de finale, même si cela n'avait rien d'évident en début de saison, puisqu'un match nul suffisait aux joueurs de la Principauté pour passer ce premier tour. Non, l’exploit d’arracher une qualification et de terminer en tête (grâce au match nul 0-0 du Benfica contre le Bayer Leverkusen) de son groupe en marquant pour la première fois de la compétition deux buts (Abdennour à la 63e puis Fabinho à la 88e) dans un même match, eux qui n’en avaient inscrit que deux lors des cinq premières journées.

L’exploit, tout Anfield y a cru lorsque Steven Gerrard a failli, une nouvelle fois, se muer en héros du peuple rouge. Mais Liverpool s’est réveillé trop tard. Menés 1-0 sur sa pelouse par Bâle, alors que le vice-champion d’Angleterre devait impérativement s’imposer, puis réduits à 10 suite à l’expulsion de Markovic à la 60e, quinze minutes à peine après son entrée en jeu, les Reds ont égalisé sur un coup-franc magistral de leur capitaine (81e). Mais ça n’a pas suffi et ce sont les Suisses qui ont pu exulter.

Les supporteurs de la Juventus n’auront pas eu à vivre pareille désillusion. Alors que l’Olympiakos, avec son succès 4-2 face à Malmö, mettait la pression sur les Italiens (qui devaient décrocher un point pour se qualifier), les coéquipiers de Paul Pogba se sont contentés du minimum face au leader du groupe A, l’Atletico Madrid. Un nul, 0-0, assez insipide, mais qui permet aux deux champions (d’Espagne et d’Italie) de franchir ce premier tour alors que les Grecs disputeront les 16e de finale de la Ligue Europa.

Arsenal, malmené en Premier League, s’est bien repris sur la pelouse de Galatasaray. Avec deux doublés, de Podolski et Ramsey, les joueurs d’Arsène Wenger s’imposent largement 4-1, mais restent à la seconde place du groupe D. Grâce à son nul 1-1 contre Anderlecht, le Borussia Dortmund aura donc l’occasion de recevoir son adversaire au match retour des huitièmes de finale.

Les qualifiés pour les huitièmes de finale (mardi soir) :

Atletico Madrid
Juventus Turin
Real Madrid
Bâle
AS Monaco
Bayer Leverkusen
Borussia Dortmund
Arsenal

Les repêchés en Ligue Europa (mardi soir) :

Olympiakos
Liverpool
Zénith St-Pétersbourg
Anderlecht

Rfi

Le Parti démocratique vert rwandais, un parti d’opposition, a intenté une action contre l’Etat auprès de la Cour suprême pour non respect de la Constitution, et notamment de l’article 5 concernant les langues officielles du pays. Pour la formation politique, une mise de côté du français au profit de l’anglais pénaliserait une partie de la population.

Nouveaux billets de banque exclusivement en kinyarwanda et en anglais, documents administratifs non traduits en français. Selon Frank Habineza, le président du Parti démocratique vert rwandais, la langue de Molière tend à disparaître du quotidien des Rwandais, et est de moins en moins utilisée par les institutions étatiques, qui lui préfèrent souvent l’anglais.

Pour lui, cela est inconstitutionnel : « La Constitution dit que le Rwanda a trois langues officielles : le kinyarwanda, le français et l’anglais. Mais actuellement, la langue française est mise de côté. Nous avons beaucoup de gens au Rwanda qui ont eu une éducation en français, et donc ils ne peuvent pas jouir des mêmes droits que les autres citoyens. Donc, nous avons déposé un dossier à la Cour suprême pour qu’elle demande aux institutions de l’Etat de respecter la Constitution. »

Plus globalement, Frank Habineza estime que de nombreux Rwandais sont exclus du marché du travail à cause de leur mauvaise maîtrise de l’anglais. Et pour lui, ce problème linguistique a un impact sur le processus de réconciliation : « Lorsque les gens se plaignent et ne peuvent pas avoir du travail, ils se sentent comme des citoyens de seconde zone. Et donc, on ne peut pas se réconcilier correctement. Une fois que ce problème sera résolu, nous pourrons vraiment achever notre processus de réconciliation. »

Il revient maintenant à la Cour suprême de juger de la recevabilité de ce recours.

mercredi, 10 décembre 2014 14:49

France: ce que prévoit la loi Macron pour relancer l'activité

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La loi Macron, du nom du ministre de l'Economie, doit être présentée ce mercredi en conseil des ministres. Ce projet de loi est censé, selon le ministre, remédier aux trois maux de la France : la défiance, la complexité et le corporatisme. Les parlementaires vont donc s'emparer du texte pour le décortiquer.

Ce texte, c'est l'héritage laissé par Arnaud Montebourg après son départ de Bercy, mais c'est aussi le caillou dans la chaussure d’Emmanuel Macron qui est attendu au tournant par sa majorité. Imaginé par son prédécesseur afin de redonner 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français, le nouveau ministre de l'Economie s'est emparé du texte pour le modifier. Du pouvoir d'achat, on est ainsi passé à la croissance et l'activité.

Afin de redynamiser l'économie française, Emmanuel Macron souhaite modifier la réglementation du travail dominical et passer de 5 à 12 ouvertures de magasins par an. Autre proposition, la libéralisation des professions réglementées : huissiers, notaires, commissaires-priseurs. Ils devront revoir leurs tarifs pour faire jouer la concurrence. Troisième point : accélérer la libéralisation des transports en autocar, ce qui selon le ministre pourrait créer de l'emploi.

« Tout le monde a conscience de l’urgence de la situation économique, tout le monde a conscience que nous avons besoin de plus de vitalité, que tout le monde a besoin que cela marche mieux en France, a justifié Emmanuel Macron. Les commentaires que j’entends avant que la loi soit déposée sont des commentaires de principe, de posture. C’est la responsabilité de la gauche au gouvernement de conduire des réformes qui sont des réformes justes et efficaces. Sur le travail le dimanche, il y a des zones où l’activité, le tourisme, justifient qu’on ouvre le dimanche ou en soirée parce que ça va créer des emplois et donc là nous allons le faire. »

Déjà contesté

Le projet prévoit également une simplification des procédures prud'homales pour en réduire les délais. Le ministre souhaite également que l'épargne salariale se généralise dans les entreprises.

Le projet de loi est déjà contesté aussi bien par la majorité que par les intéressés. Les professions libérales demandent son retrait pur et simple. En signe de protestation, une grande mobilisation est prévue début janvier au moment même de la discussion au Parlement.

Détenu durant plus de trois ans par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avant d’être libéré hier, Serge Lazarevic, 51 ans, a mis le pied sur le sol français, ce mercredi 10 décembre. A sa descente d’avion, à l’aéroport de Villacoublay, près de Paris, il a été accueilli par le président français François Hollande et par ses proches.

Avec nos envoyés spéciaux à l'aéroport de Villacoublay,

C’est l’image de ce petit matin : un sourire. Et quel sourire, celui de Serge Lazarevic radieux, qui descend de l’avion de la présidence, puis enlace tendrement sa maman, sa sœur. Un instant fort, intense. L’ex-otage visiblement en forme du haut de ses presque deux mètres, même s’il a perdu du poids. Le crâne rasé, petit bouc poivre et sel, pantalon de toile et gros manteau, car il fait frais ici. Une belle image, celle d’un homme solide visiblement serein, loin très loin des images de la dernière vidéo diffusée il y a trois semaines.

Serge Lazarevic était le dernier otage français dans le monde. Libéré mardi, au Mali, après trois ans passés aux mains du groupe terroriste Aqmi, il a fait une brève escale à Niamey, au Niger, hier soir avant de s’envoler pour la France. Il a atterri ce mercredi matin, à 7h45 (heure de Paris) à l’aéroport de Villacoublay, près de Paris.

Examens médicaux et débriefings au programme

A sa descente d’avion, Serge Lazarevic a été accueilli par le président François Hollande - qui est venu accueillir à Villacoublay tous les otages libérés depuis qu’il a accédé à la tête de l’Etat -, mais aussi par sa famille. Sa fille, Diane, était déjà dans l’avion avec lui, puisqu’elle s’était rendue à Niamey hier. Le directeur et un employé du centre de crise du gouvernement étaient aussi à bord, ainsi qu’un médecin urgentiste qui a pu faire un premier examen médical.

Le premier examen est rassurant, nous dit-on, mais il sera prolongé dans la matinée de ce mercredi, inévitablement, par des examens médicaux dans un hôpital militaire de la région parisienne. Ensuite comme tous les otages après leur libération, Serge Lazarevic va être débriefé dans les jours qui viennent en un lieu discret par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français. Ce débriefing est donc une étape obligée et même une étape essentielle, car ces fameux débriefings, encore appelés RETEX dans le jargon des services secrets, permettent d'en savoir plus sur les preneurs d'otages.

Ces entretiens se font selon une procédure bien rôdée et généralement en deux étapes : La première a lieu le plus rapidement possible, dans le cas de Serge Lazarevic peut être même a-t-elle eu lieu la nuit dernière lors du vol retour. Il s'agit à ce moment-là de s'appuyer sur la mémoire et les émotions immédiates avant que les souvenirs ne s'estompent. La seconde phase a lieu après le retour en France, elle se déroule généralement, dans l'une des bases de la DGSE près d'Orléans. Les hommes du renseignement vont alors demander à Serge Lazarevic un maximum de détails : sur ces conditions de vie, ses lieux de détentions, sur le comportement de ses ravisseurs. Ils vont chercher à savoir s’il y a notamment des dissensions entre eux, et de quel matériel ils disposent. Chaque détail à son importance, car ces débriefings ou Retex ont un objectif opérationnel. Il s'agit pour les services secrets de parfaire leur connaissance du terrain et de reconstituer précisément les modes opératoires des ravisseurs.

Hollande : « N'allez pas là où vous pouvez être enlevés »

« A tous nos compatriotes qui peuvent se trouver sur des zones que l’on dit "à risque", faites en sorte de ne pas aller là où vous pouvez être enlevés. Nous sommes dans un monde dangereux, a lancé François Hollande devant la presse. Il y a des régions où il ne doit pas être accepté d’aller en voyages. Ce sont des règles. On sait maintenant les risques qui sont encourus. »

« C’est, pour un président de la République, une épreuve que de vivre des prises d’otages, comme pour les Français d’apprendre qu’un de leurs compatriotes a été enlevé, a poursuivi le chef de l’Etat. Et c’est une joie extraordinaire de pouvoir assister à une arrivée comme celle que vous avez eue, monsieur Lazarevic, cette joie que vous nous avez exprimée de retrouver les vôtres, de retrouver votre fille, votre mère, votre sœur, votre fils, tous vos amis. Et je veux maintenant vous dire, faites en sorte de témoigner de tout ce que vous avez vécu parce que c’est, pour les Français aussi, une fierté que de savoir qu’un des leurs a pu pendant trois ans résister à tout… »

L'ex-otage a pris la suite du président de la République devant les médias présents à Villacoublay : « Etre otage, c’est un peu compliqué, ce n’est pas très simple, mais la vie est belle de retrouver la liberté. Je ne savais pas avant ce que c’était la liberté, j’avais oublié ce que c’était la liberté. Et n’oubliez jamais qu’être un homme libre, c’est faire attention à soi, partout où vous allez comme l’a dit Monsieur le président. Faites attention parce que la liberté, c’est plus cher que tout. Quand on est pris, quand on est malmené, quand on est perdu, quand on est au bord de la mort, on pense plus à la vie. »

Et Serge Lazarevic de conclure : « Je vous remercie tous d’être là et je dis encore merci au peuple français, et merci au gouvernement qui a tout fait pour nous libérer [lui et Philippe Verdon, tué l’année dernière]. Je vous remercie tous. Vive la liberté. »

7H47. La porte de l'avion s'ouvre et Serge Lazarevic pose le pied sur le sol français. Avec ce sourire immense, une sérénité impressionnante.
Retour sur l'arrivée de Serge Lazarevic en France 10/12/2014 - par Guillaume Thibault écouter

Plus d'informations à venir.

 

L'ex-otage à la sortie de l'avion qui l'a ramené en France, le 10 décembre à Villacoublay.AFP PHOTO / MARTIN BUREAU

Espoir dans l’enquête sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon

Cette libération renvoie à l'assassinat de nos deux confrères de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) près de Kidal, dans le nord du Mali, le 2 novembre 2013. Depuis l’enquête est difficile, mais pour l'association « Les amis de Ghislaine Dupont » le fait que la France n’ait plus d’otages dans la région est un espoir pour enfin connaître la vérité.

Nous posons la question : est-ce que cette libération va avoir des conséquences sur l’enquête ? Est-ce que ça va faciliter le travail des juges ? Est-ce que les autorités vont avoir davantage les coudées franches, la possibilité d’agir peut-être de manière plus rapide, plus radicale ? C’est ce que l’on espère aujourd’hui.

Pierre-Yves Schneidersecrétaire général et porte-parole de l'association «Les amis de Ghislaine Dupont» 10/12/2014 - par Sébastien Nemeth

Rfi

mercredi, 10 décembre 2014 14:38

Libération de Serge Lazarevic: la contrepartie qui dérange

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Si les députés français ont largement salué la libération de Serge Lazarevic, ce mardi 9 décembre, certains ont tout de même regretté qu’elle ait été conditionnée par celle de terroristes liés à Aqmi. Au Mali, les associations de défense des droits de l’homme s’indignent également de la libération de jihadistes comme monnaie d’échange.

La guerre, le terrorisme, ces sujets-là font toujours consensus dans la classe politique française. Ce mardi, après l'annonce de la libération l'otage français Serge Lazarevic, il y avait à l'Assemblée comme un parfum d'unité nationale, mais avec tout de même quelques fausses notes.

Pierre Lellouche (UMP) :
« Je suis extrêmement en colère contre cette bande de cafards terroristes qui s’en prennent à des civils pour s’arroger le droit de les enterrer vivants quelque part dans le désert pendant trois ans. C’est insupportable. Nos soldats font un boulot formidable. Je suis en soutien complet du gouvernement sur cette affaire. »

Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) :
« La responsabilité d’un gouvernement, c’est de récupérer des Français qui sont pris en otages. C’est le devoir de la France de ne jamais laisser tomber un de ses citoyens de par le monde. Tout le reste appartient au secret. »

Noël Mamère (Europe Ecologie-Les Verts) :
« Si on échange des prisonniers, ça veut dire qu’on donne une caution à ceux qui ont pris en otages des Français. Ça veut dire qu’on donne une caution à l’islamisme radical et à sa variante terroriste. Je ne sais pas quelle est la meilleure voie. »

Alain Marsaud (UMP) :
« Je ne me sens pas capable de dire ce qui est bien et ce qui n’est pas bien dans cette affaire. En plus, il ne s’agit pas de n’importe quels preneurs d’otages. Il s’agit de gens extrêmement violents qui ont assassinés et qui se retrouvent en liberté. C’est invraisemblable que le gouvernement français, qui est en position de force par rapport au gouvernement malien, dans la mesure où il intervient militairement, a pesé de tout son poids pour obtenir ces libérations en contrepartie de celle de notre otage. Réjouissons-nous tout de même de voir notre compatriote libéré. »

Indignation au Mali

Les associations maliennes des droits de l’homme saluent la fin de la captivité de Serge Lazarevic. Mais elles s’indignent de la libération, selon elles, de quatre prisonniers liés à al-Qaïda au Maghreb islamique, accusés de violations des droits humains et qui ont servi de monnaie d’échange.

Maître Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme :
« Si c’est un succès pour la diplomatie française, pour nous, c’est une grave violation des droits des victimes maliennes. Parce que c’est nous qui souffrons au Mali. Et s’il faut échanger un terroriste malien contre un otage français, ça voudra dire que nous n’avons plus notre raison d’être et que le gouvernement ne défend pas les populations. »

En août dernier, les associations de défense des droits de l’homme avaient déjà dénoncé la libération de Ouka Ouka, chef du tribunal islamique de Tombouctou pendant la période d’occupation du nord par les groupes jihadistes. Qu’il s’agisse de libérer des otages ou de négocier la paix dans le Nord avec les groupes rebelles, les associations estiment que les autorités maliennes doivent faire de la lutte contre l’impunité leur priorité.

D'ailleurs, l’un des prisonniers libérés, Mohamed Ali Ag Wadossene, avait récemment tué un gardien de la prison de Bamako où il était retenu et d’où il s’était évadé avant d’être repris. Le frère de ce gardien, au micro de RFI, ne cache pas sa colère.

Sidi SOFARA, frère d'une victime de Mohamed Ali Ag Wadossene : « J’ai été littéralement foudroyé par l’annonce de cette nouvelle qui est une indignation sans égale, sans précédent. Si les autorités maliennes ont accepté ça, moi je me demande : la dignité malienne, elle est comment maintenant ? Un Français vaut mieux donc qu’un Malien ? Ces autorités, est-ce qu’elles sont directement concernées ? […] Et si c’était leur frère, est-ce qu’elles allaient accepter d’échanger l’assassin contre un Français ? Quel est le poids que pèse un Français par rapport au Malien ? C’est une indignation terrible. Je suis bouleversé. Je suis littéralement déçu. Je ne sais plus que faire. »

mercredi, 10 décembre 2014 14:36

Prix de l’eau : Une hausse pas encore à l’ordre du jour

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Ces derniers jours, un journal de la place a fait état d’une éventuelle hausse du prix de l’eau. Interpellé hier sur la question par les députés, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, qui était à l’Assemblée nationale pour l’examen de son budget 2015, a précisé qu’une hausse du prix de l’eau n’est pas encore à l’ordre du jour. Selon Mansour Faye, l’Etat s’attelle plutôt à améliorer la qualité d’approvisionnement en eau.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a assuré hier lors de l’examen de son budget 2015 que l’Etat n’est pas dans les dispositions de revoir à la hausse le prix de l’eau comme annoncé par un journal de la place la semaine dernière. Selon Mansour Faye, les difficultés d’accès à la qualité de l’eau potable dans certaines zones urbaines mobilisent pour le moment les efforts de l’Etat. «Dans le contexte actuel, il n’est pas question d’augmenter ni de changer les prix, que cela soit dans les zones urbaines ou dans les zones enfermées. Dans leur grande majorité, elles présentent des difficultés d’approvisionnement en eau. Donc, ce qui nous intéresse le plus, c’est de nous atteler à améliorer davantage la qualité des services par rapport au Programme de sécurisation en eau de Dakar et aussi finaliser tous les travaux entrant dans cette dynamique et ayant des retards au niveau des autres centres urbains», a déclaré Mansour Faye pour rassurer les représentants du Peuple, tout en soulignant les disparités qui existent concernant le prix de l’eau en zone rurale et en milieu urbain. En conséquence, il précise que le prix de l’eau n’a pas changé depuis 2003.

Cependant le ministre fait remarquer la problématique de la situation financière de la Sones et de l’Onas qui vivent, selon lui, «une dégradation continue de leurs capacités d’autofinancement et d’endettement» vis-à-vis des partenaires financiers qui mobilisent à 90% les portefeuilles d’investissement de ces structures.
Interpellé par les députés originaires du monde rural sur la mauvaise qualité de l’eau servie aux populations de ces zones, M. Faye annonce un programme de 300 forages pour les venir en aide. En théorie, ce plan d’hydraulique rurale va drainer 300 systèmes multi villages, c’est-à-dire 300 ouvrages de captage, 300 châteaux d’eau et 300 réseaux de distribution. «C’est un programme initié depuis 2013 et qui va permettre en 2015 la réalisation de 93 ouvrages de captage, 47 châteaux d’eau 16 résolvables au sol, sans oublier la densification et l’extension des zones des réseaux de distribution», explique le ministre. L’objectif avec la mise en place d’un tel programme est de chercher à accroître le taux d’accès à l’eau en milieu rural qui était de 81,1% en 2013, 84,1% en 2014 et à plus 87% en 2015. Pour son exécution, 47% des interventions seront concentrées dans la zone sud, 30% en zone centre et 26% au niveau de la zone Nord.
S’agissant de l’hydraulique urbaine, les programmes d’investissement de la Sones se chiffrent à l’horizon 2020 à 373 milliards de francs Cfa. Mansour Faye signale la réception de 17 centres urbains en 2015 ainsi que l’achèvement de tous les travaux en cours dans la même année. «Les travaux au niveau de Thiès seront terminés et les 5 000 m3 d’eau prévus par jour seront disponibles», annonce-t-il. Dans la même veine, il indique que les travaux des 21 forages qui concernent Dakar seront achevés en décembre 2015 pour les 14 et en décembre de la même année pour les 7 autres.

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