Le ministre du Budget Birima Managara a présidé hier, jeudi 15 janvier, l’ouverture de l’atelier de partage sur la Gestion budgétaire 2015, organisé par le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. L’objectif de cette rencontre est de partir des enseignements de 2014 aux fins  d’assurer une gestion rigoureuse et transparente des finances publiques pour la gestion 2015, dans le respect des règles et procédures légales et réglementaires en vigueur. A cette occasion, le ministre du Budget a précisé que le budget de l’année 2015 est un budget responsable.
 
«Le budget 2015 est un  budget responsable puisqu’il concilie: soutenabilité de la dette (avec allongement des maturités), maitrise de la masse salariale 31,5% du Pib intérieur au plafond Uemoa de 35 %), performance du système fiscal (avec 19,5 % des taux de pression fiscale, le meilleur dans l’Uemoa, rationalisation des dépenses courantes, et choix judicieux des investissements publics». C’est, en tout cas, la conviction du ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget, Birima  Mangara. Il présidait hier, jeudi 15 janvier, lors d’un atelier  de partage sur la Gestion budgétaire 2015.
 
L’objectif général de cette rencontre c’est de partir des enseignements de 2014 pour assurer une gestion rigoureuse, transparente des finances publiques pour la gestion 2015 dans le respect des règles et procédures légales et réglementaires en vigueur. Par ailleurs, Birima Mangara a souligné que budget 2015 est un budget de développement avec  des dépenses dédiées à l’investissement qui atteindront de nouveaux sommets avec 962 milliards de F Cfa, soit 20 milliards de plus comparativement à la loi de finance initiale 2014, avec une prépondérance pour les projets  du Plan Sénégal émergent (Pse).
 
Aussi, a-t-il ajouté que «le budget 2015 n’a pas oublié d’être un budget social. Et  cela se reflète dans les 48 milliards de F Cfa  consacrés aux dépenses sociales pour les ménages et le recrutement de 4902 agents dont 1000 pour le secteur de la santé». Poursuivant, il a rappelé que la loi de finance initiale pour l’année 2015 a été promulguée le 16 décembre 2014 et les crédits qu’elle a ouverts ont été mis en place par la  circulaire depuis le 6 janvier 2015.
 
Selon lui, les techniciens qui exécutent les lignes budgétaires  allouées à l’administration centrale doivent mener une réflexion sur les failles et les aspects qui constituent des sources de blocage dans l’exécution budgétaire. Ainsi invite-t-il à jeter les bases de la mise en place d’un cadre d’échange. Ce cadre doit permettre, a-t-il soutenu, de traiter les questions qui bloquent l’exécution efficace et efficiente du budget général et plus particulièrement les blocages liés au rejet de dossier de dépense.

Sudonline

vendredi, 16 janvier 2015 16:04

Après le feu, le Pds projette de marcher

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Les Libéraux comptent battre le macadam à Dakar la semaine prochaine. Ils veulent surtout protester contre la riposte de la police  qui a occasionné des blessés au siège de leur parti.

Mardi ou mercredi prochain, le Parti démocratique sénégalais (Pds) veut marcher dans des rues de Dakar. La décision a été prise hier, à l’issue de la réunion du Comité directeur. «Il y a beaucoup de marches cette semaine. Nous allons respecter le délai franc. Dès demain (aujourd’hui), nous allons déposer une déclaration d’une marche de protestation auprès de l’autorité», a déclaré le coordonnateur national du Pds. Oumar Sarr révèle que son mentor Abdoulaye Wade a été informé que des grenades ont été tirées sur la permanence du parti par les Forces de l’ordre, suite au feu allumé sur la Vdn par des militants libéraux. Par ailleurs, l’instance dirigeante de cette formation politique a décidé de «porter plainte contre l’Etat et contre X», informe le coordonnateur. «Un huissier a été commis. Il va boucler son travail. Nous allons porter plainte.»

Dans la même logique de dénonciation, les Libéraux envisagent de prendre langue avec toutes les organisations de défense des droits humains pour les sensibiliser davantage sur la situation du procès de Karim Wade.
Mécontents du sort qui lui a été réservé hier matin lors de son audience (lire plus haut), ses partisans ont brûlé des pneus sur la Vdn, à hauteur de leur siège. La riposte de la police ne s’est pas fait attendre. Des grenades lacrymogènes ont été tirées jusque dans les bureaux des Libéraux. Une quinzaine de douilles ont été d’ailleurs présentées à la presse. «Une fille blessée au genou est actuellement à l’hôpital général de Grand Yoff. Pour le reste, ce sont des blessés légers», a révélé Oumar Sarr. Pour veiller au grain, des gendarmes étaient déployés en masse dans le secteur, jusque tard dans la soirée. Pour autant, le Pds ne veut baisser les bras. Il compte protester contre ce qu’il appelle «l’utilisation des armes non conventionnelles dans une démocratie», par le pouvoir en place. Et pour commencer, les responsables se sont engagés à boycotter le procès de Karim Wade jusqu’à lundi.

lequotidien.sn

Suite à l’agression dont il a fait l’objet avant-hier, mercredi 14 janvier,  considérant que ses droits à la défense sont bafoués depuis plus de trois ans, et craignant aussi pour sa sécurité, Karim Wade entame une grève de la faim, depuis le soir de mercredi. Une diète forcée qui ne s’arrêtera  tant qu’il ne sera pas rétabli dans ses droits. L’ancien ministre d’Etat l’a fait savoir hier, jeudi 15 janvier, devant la barre, tout en tenant pour responsables le président de la Crei, Henri Grégoire Diop, et le président de la République, Macky Sall.
 
«J’ai entamé une grève de la faim depuis hier soir, que j’entends poursuivre tant que mes droits ne sont pas rétablis», a déclaré Karim Meissa Wade hier, jeudi 15 janvier, à la barre de la Crei. Invité par le président de la Cour à venir poser des questions au témoin, Mathieu Bessang, ancien directeur de l’aviation civile, Karim Wade a rappelé à la Cour qu’il ne comptait pas poser de questions tant que ses conseils ne sont pas dans la salle. Qui plus est, il a fait part de sa grève de la faim qu’il a entamée depuis le mercredi 14 janvier.
 
Sur les raisons de la diète forcée, ‘’Wade fils’’ a estimé que «depuis plus de 3 ans, mes droits sont violés ainsi que les droits d’autres personnes». Mieux, il a expliqué à la Cour que sa sécurité est menacée et que «ce qui se passe dans cette Cour est extrêmement grave». Il en outre fait état de l’incident de la veille, à savoir l’agression dont il a été victime à l’intérieur du box des accusés.
 
S’adressant au juge Henry Grégoire Diop, Karim Wade a déclaré : «je vous tiens responsable de tout ce qui m’arrivera, vous et Macky Sall». L’ancien ministre d’Etat a dans la même veine demandé au juge s’il est à mesure d’assumer tout ce qui lui arrivera. Ce que Henry Grégoire Diop a répondu par l’affirmatif, tout en lui rappelant qu’il n’a jamais fait sortir ses avocats, mais plutôt un de ses avocats.
 
A noter par ailleurs que Karim Wade a tenu à demander pardon à Serigne Touba pour ce qui risque de lui arriver avec cette grève de la faim, mais aussi à ses parents et proches. Certains de ses proches ont fondu en larmes, suite à ses propos. D’ailleurs, d’autres parmi ceux-ci ont préféré sortir de la salle.

Sudonline

vendredi, 16 janvier 2015 15:47

Affaire Charlie Hebdo : Macky Sall boucle la polémique

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Après que l’opinion et les médias se sont écharpés sur la présence de Macky Sall à Paris et l’interdiction de vente de dernier numéro de Charlie Hebdo et du quotidien français Libération du mercredi qui a reproduit la Une du journal satirique français, le chef de l’Etat a tenu à dégonfler la polémique en précisant davantage les raisons qui l’ont poussé à participer à la Marche républicaine du dimanche. A Ouagadougou, le chef de l’Etat a tenu à tracer la frontière entre la liberté d’expression et la liberté de culte.

Il est rattrapé par la polémique. Présent lors de la Marche républicaine à Paris dimanche, Macky Sall faisait partie des «Charlie» indignés par l’attentat qui a décimé la rédaction du journal satirique.  Mais, il a été contraint de composer avec une partie de son opinion nationale qui a du mal à accepter sa présence dans les rues parisiennes à coté des caricatures du Prophète. En visite au Burkina-Faso, il s’est exprimé aussi au micro de Rfi sur l’interdiction de parution de Charlie Hebdo et de Libération. Depuis son voyage à Paris de dimanche dernier, Macky Sall ne s’était pas exprimé sur un sujet qui a suscité des réactions en chaîne. Il tient à relever les équivoques : «Le soutien à la France dans la lutte contre le terrorisme, il est resté constant et nous sommes pleinement dans ce combat avec la France. Mais, nous ne pouvons pas aussi au nom de la liberté de la presse en tout cas cautionner ou ne pas réagir face à ce qui pourrait être des sources de tensions sérieuses sur l’ensemble de la planète, parce qu’il faudrait savoir aussi que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.» Résumant le  pourquoi  de l’interdiction et sa cohérence avec son déplacement parisien, il dit: «Cela ne permet pas et cela ne facilite pas une coexistence pacifique. Voilà le sens de l’interdiction du journal qui ne remet pas en cause le soutien fraternel vivement exprimé à Paris le dimanche 11 janvier.» Macky Sall poursuit en invoquant des principes inviolables : «Donc, c’est dans la compréhension et la veillée commune que nous pourrons en tout cas respecter ces principes de liberté de presse, d’expression et d’opinion, mais aussi de liberté de culte. Ceux qui croient en leur religion, il ne faut pas aller chercher des difficultés à leur prophète ou à leur croyance».  

lequotidien.sn

 

Il est arrivé en France, il a fait de brillantes études, il s'est marié, il a eu des enfants et il travaille.
Il rassemble, orchestre et déclenche une cadence, un mouvement, l'homme est toujours dans la pensée active, cet homme c'est Sam Boubou BA.
Venu en France en 1993, ie que 21 ans près il s'est présenté sur une liste aux élections municipales de 2014 et il a été élu. C'est un honneur pour lui, sa famille, ses amis et sa ville.
C'est aussi la démonstration que c'est possible pour chacun d'agir, de ne pas rester à la périphérie si on se donne les moyens et si on a une petite chance à booster.
Il est important de partir de loin pour comprendre un personnage. Sam est un citoyen actif, il a une suite dans ses idées. Sociable et partageur, il aime recevoir et les amis l'affublent de tous les noms qui ont tous une connotation avec un statut supérieur, Directeur, Président, Chef, et cela l'amuse et il en rigole , mais au fond c'est ce qui lui ressemble, voici un homme né pour être devant, un leader, un constructeur, un géant. J'ai voulu reprendre cet ancienne interview de 2004 ie d'il y a 10 ans pour comprendre le parcours de l'ami du frère Sam Boubou BA.
Sam Boubou BA intellectuel sénégalais vivant en France interview dans grioo.com pape CISSOKO 26/10/2004
M. BA est un intellectuel sénégalais actif vivant en France depuis longtemps.
Par ses activités, ses responsabilités dans les collectivités françaises, il nous a semblé important de l'interroger pour le découvrir plus amplement.
Je m'appelle Sam Boubou BA, je suis Sénégalais. Je suis marié et père de trois enfants. (2004)
(aujourd'hui 4 enfants). Son épouse une bonne française avec un esprit sain issu de la tradition paysanne qui est universelle, j'ai nommé Pascale Ba.
Je suis arrivé en France en septembre 1993.
Quel est votre parcours ?
je suis né à Dakar au Sénégal. J'ai passé mon enfance et une bonne partie de ma jeunesse à Pikine, la grande banlieue de Dakar.
Pikine est avant tout une excroissance de Dakar, considérée avant comme un village de déguerpis.
Cette ville créée en 1952 compte actuellement plus d'un million 500mille habitants et connaît une croissance démographique très rapide.
Pikine tire une bonne partie de son caractère, la crise sociale qui affecte le monde rural.
L'exode rural est la source principale de cette croissance qui se traduit qui se traduit par une invasion partielle de l'espace urbain par des flux de populations encore largement déterminées par des systèmes socio-culturels traditionnels.
Les problèmes d'emploi, de chômage y sont récurrents.
La ville de Pikine compte environ 300 associations de développement de quartiers dont la moitié est constituée de jeunes.
J'ai débuté mon apprentissage syndical en étant délégué de classe. Cette envie de revendiquer, d'être porte- parole ne m'a plus quitté.
J'ai tour à tour été secrétaire général des brevets de Techniciens du Sénégal, délégué dans la coordination des élèves et étudiants du Sénégal, des responsabilités qui m'ont emmené à négocier avec des ministres de la république en vue de satisfaire des plates formes revendicatives.
J'ai adhéré au mouvement populaire « Union de la Jeunesse Démocratique Alboury Ndiaye, UJDAN », avant de militer au Parti de l'Indépendance et du Travail ( PIT ) jusqu'en 1992, date à laquelle j'ai décidé de me consacrer exclusivement à l'association dénommée « Amicale des Jeunes de Wakhinane , AJW» que j'ai fondée avec d'autres jeunes deux ans auparavant.
Cette association est un mouvement populaire qui a pour objectif d'améliorer les conditions de vie des habitants de Wakhinane, par la formation et l'entraide, le renforcement du tissu social à partir des forces des habitants qui sont d'abord les principaux concernés et bénéficiaires.
Actuellement, l'AJW est devenue une association d'exemple, de référence au Sénégal. Sans l'aide extérieure, elle a formé des centaines de jeunes filles à la couture, elle a ouvert des classes d'alphabétisation, une école, elle appuie des habitants qui se constituent en Groupement d'Intérêt économique, elle a ouvert un centre de sensibilisation et d'informations sur les drogues etc. L'association a acheté il y a deux ans une maison qui est son complexe socio-éducatif dans lequel se déroulent ses activités.
Des ONG internationales viennent de partout pour visiter l'expérience. Même le Président CHIRAC s'y est rendu accompagné par son homologue Abdou DIOUF du Sénégal en présence de la mission française de coopération au Sénégal.

Sam Boubou Ba a collaboré avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO
Sam Boubou Ba a collaboré avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO

J'insiste sur cette étape de mon expérience parce qu'elle montre que le développement passe par la mobilisation de la population et la prise en compte de son propre destin.
Elle montre aussi que lorsque l'Afrique essaie de bâtir son action sur la solidarité et la vie associative, elle peut parvenir à des résultats probants.
Le prolongement de cette expérience en France m'a amené à collaborer avec la Société Africaine de Culture membre du groupe Culture de et Développement de l'UNESCO, un partenariat qui a abouti en 1996 à exposer publiquement à l'Unesco l'exemple de l'AJW, et à participer à la publication dans le cadre de la décennie Mondiale du développement culturel ( 1988 – 1997 ) d'un livre intitulé : « la Culture chemin de lutte contre la Pauvreté », qui rassemblait dix expériences de développement dans le monde.
En France, j'ai passé un Diplôme des Hautes Etudes en Pratiques Sociales, à l'Université de Rennes ; ensuite un Master DESS Pratiques Sociales du Développement à l'Institut d'Etudes du Développement Economique et Social ( IEDES ) à Paris 1 la Sorbonne.
Quelles sont les caractéristiques de ces deux diplômes et quels ont été vos sujets de réflexion ?
Le Diplôme des Hautes Etudes en Pratiques Sociales est une formation à la conduite de Recherche – Actions autour des pratiques sociales.
Son objectif est de donner des capacités d'observation et d'analyse des pratiques localisées en les resituant dans un contexte plus global ( politique, social, économique, du développement .. ) afin de favoriser l'accompagnement aux changements.
C'est une formation pluridisciplinaire car elle mobilise les apports théoriques et méthodologiques des sciences humaines et sociales dans leurs diversités.
Elle est aussi multi-référentielle car elle propose une lecture plurielle des approches et des modes de raisonnement.
Elle s'organise en trois étapes :
La démarche monographique
La construction de l'objet de recherche, les démarches d'investigation et recueil de données
L'écriture d'un mémoire
Parmi les sujets de réflexion, on peut noter:
L'apport des micros sociologies dans la recherche
Théories et pratiques de la recherche-action
Analyse de contenu, analyse de discours
Analyse des situations éducatives et animations pédagogiques
Evolution de l'emploi et du salariat
L'anthropologie dans la dynamique sociale
Anthropologie du développement
Approche « village », dynamiques locales et développement endogène
Financement populaire et solidarité mutualiste
Animation et conduite de réseaux
Développement social urbain et politique de la ville
Sociologie des organisations
Ce DESS – Master « Pratiques sociales du Développement » obtenu à l'IEDES est axé principalement sur les actions locales et sectorielles de Développement.
Il vise à doter aux étudiants l'acquisition d'outils et de moyens conceptuels, analytiques et méthodologiques qui leur permettent d'améliorer leurs pratiques sociales de développement, afin de les rendre à la fois plus compréhensibles et plus efficaces.
Parmi les sujets de réflexion, on peut noter :
La politique de la communauté européenne en matière de développement
L'évolution et l'utilisation des crédits de l'aide alimentaire programmée de l'UE
L'anthropologie des sociétés locales face au développement
L'organisation des relations financières et économiques internationales
Politiques et pratiques, actions décentralisées et pratiques citadines
Politiques et pratiques professionnelles du développement
L'apport des micros crédits au développement
Les approches socio- anthropologiques des sociétés urbaines
Travail et marchés du travail dans les pays en développement
Modèles de développement et sorties de l'ajustement structurel
Pratiques et politiques d'autogestion et d'autopromotion
Stratégies et pratiques d'insertion professionnelle

En ce moment vous travaillez pour une collectivité. Pourquoi avoir choisi ce secteur que vous connaissez fort bien ?
Depuis mon arrivée en France, j'ai toujours travaillé pour les collectivités locales.
Travailler dans les collectivités est pour moi une opportunité pour prolonger mon expérience de développement local acquise depuis le Sénégal. Donc, je me sens bien professionnellement dans les collectivement.
Respectivement, j'ai été animateur de quartiers, directeur de maison de quartiers , responsable de service de médiation, directeur de service enfance-jeunesse, chef de projet des politiques éducatives partenariales.
Ma mission d'animateur au sein d'une équipe de service jeunesse aux Mureaux consistait à participer à la conception et la réalisation d'activités d'animation en direction des 6- 11 et des 12 - 15 ans.
Ma mission de Directeur de Maison aux Mureaux ( 78130 ) consistait à :
Maintenir les contacts permanents avec la population d'une zone constituée de 5 quartiers, analyser les demandes exprimées par celles-ci.
Mettre en œuvre des animations dans ces quartiers : conception et réalisation, recrutement d'animateurs, élaboration de budget.
Créer des lieux de vie dans les quartiers par la mise en place de conseils d'animation intergénérationnels, et développer toutes les actions favorisant la présence de l'institution municipale dans ces quartiers.
Ma mission de responsable de service médiation à la ville de Limay ( 78520 ) couvrait toute la ville et consistait à écouter les habitants, à leur apporter un soutien psychologique en cas de besoin, à intervenir dans les processus de résolution de conflits entre les familles, les institutions scolaires et autres:
Encadrer une équipe de médiateurs municipaux
Favoriser la relation entre les enfants et leurs parents qui demandent de l'aide
Permettre aux parents de mieux s'investir et les soutenir dans leur fonction parentale
Faciliter la relation entre familles et institutions scolaires et non scolaires
Médiation entre familles pour désamorcer des crises ou réconcilier les personnes en conflit
Médiation auprès de l'école pour apporter des éclairages de la psychologie sous l'angle interculturel
Résolution de conflits entre familles et / ou institutions
Ma mission de Directeur du service Enfance – Jeunesse à Limay consistait à diriger la maison de la petite enfance ( crèche collective, halte garderie, crèche familiale ), le centre de loisirs maternel et primaire, la maison de la jeunesse et ses annexes.

En quoi consiste votre travail et qu'apportez-vous de plus à votre avis dans cette collectivité ?
Actuellement je travaille pour la ville de Bezons ( 95 ), 27000 habitants, en qualité d'Attaché chef de projets des politiques éducatives partenariales. Je suis chargé de mission référent pour la conception, la mise en œuvre, la coordination pédagogique et le suivi des politiques éducatives partenariales. Je suis également chargé de coordonner le contrat temps libre, d'initier et de suivre le contrat éducatif local, d'impulser la cohérence des contenus éducatifs des activités menées dans les centres de loisirs maternels et primaires et sur le temps du midi dans les écoles.
A mon avis, ce qu e je pourrai considérer comme un plus que j'apporte pour la ville de Bezons, c'est l'expérience de ma démarche de recherche action Participative que j'ai acquise par mon engagement dans les associations de développement de quartiers au Sénégal.
Par exemple, cette expérience m'a beaucoup aidé pour l'élaboration du diagnostic éducatif local, travail élaboré en concertation avec l'ensemble des acteurs éducatifs sur le territoire.

Mais, dans l'exercice de cette mission publique qui donnait satisfaction aux administrés de toutes origines qui en faisaient la demande, j'ai constaté que la plupart des directeurs d'école ne me signalaient que des cas d'enfants noirs et arabes ; alors que j'apprenais par d'autres circuits que des enfants blancs de ces écoles « posaient problème », ou qu'il existait des conflits entre les parents de ces enfants et les enseignants.
Pour ces cas je n'étais pas saisi du tout.
De surcroît, parmi ces directeurs d'écoles, il y avait des maire-adjoints.
C'est inadmissible !
A la fin du contrat de cette mission, j'ai adressé une lettre ouverte pour dénoncer ces pratiques discriminatoires qui consistent à faire des catégories.

Quant au regard des étrangers illettrés par rapport aux institutions :
Nombreux de ces étrangers estiment que l'institution publique les sert malgré elle.
Ils ne comprennent pas l'institution et l'institution ne les comprend pas non plus.
Ce qui laisse la place aux préjugés de toutes sortes, venant de partout.
Ils ont l'impression que l'institution cherche à affaiblir leur autorité parentale en leur imposant une alimentation contraire à leurs valeurs religieuses ( par le biais des enfants qui mangent à la cantine municipale ), en exerçant sur eux une violence symbolique par le verbe ( ex : incompréhension de l'essentiel du discours de l'enseignant qui pourtant, est censé transmettre un message important pour l'avenir de l'enfant ; les conditions de prise de parole de ces parents ne sont pas toujours rendues faciles etc ; On convoque souvent ces parents pour un appel à accusation ( lorsque ça ne va plus ) plutôt qu'un appel à contribution ( qui suppose un échange apaisé et constructif.).
Avant de vous quitter que pensez-vous de la situation en Afrique, vous qui êtes loin de votre continent et de votre pays ? Est-ce qu'on peut espérer s'en sortir ? Et comment ?
D'abord je voudrais préciser que tous les pays ont la possibilité de se développer, d'aller de l'avant, mais à leur manière, à leur rythme.
Cependant, la situation de l'Afrique est loin d'être ce qu'on aurait voulu qu'elle soit.
Malgré quelques évolutions positives :
Dans le domaine de la santé : nouveaux moyens de contraception, suivi médical de la grossesse même si c'est loin d'être généralisé. Des initiatives préventives d'informations et de sensibilisation sur les drogues, sur les maladies sexuellement transmissibles sont prises dans un peu partout en Afrique.
Dans le domaine de l'éducation : un progrès du taux de scolarisation grâce parfois à la solidarité communautaire de la diaspora, même si encore beaucoup reste à faire
Dans le domaine de l'entreprise: l'émergence du devoir et du droit entrepreneurial se confirme de plus en plus chez les jeunes du continent malgré toutes les difficultés d'entreprendre en Afrique
Des difficultés réelles qui handicapent le continent subsistent :
Rare sont les chefs d'Etat du continent qui mesurent les enjeux de l'unité africaine, les enjeux majeurs des actes internationaux. Il s'agit d'un constat grave qui donne le sentiment qu'ils manquent souvent à leur devoir fondamental vis à vis de l'Afrique en ce qui concerne la défense de ses intérêts.
Les distorsions institutionnelles et d'intérêts particuliers caractérisant les rapports entre la politique et l'économie handicapent la créativité. On constate souvent que le développement qui n'est d'autre qu'une finalité qui correspond à un projet humain, est prisonnier des considérations et des affinités politiques. Il faut donc séparer le temps politique du temps économique et faire du temps judiciaire un temps commun.
Aujourd'hui vous Président de l'ASI( Alternative Sénégalaise Internationale ) quelles sont buts et objectifs ? Pourquoi une association de plus ? Pensez-vous pouvoir influencer la réflexion et l'action en Afrique et au Sénégal en particulier ?

L'association ASI que nous avons créées le 5 juillet 2003 a pour objectifs de promouvoir le patrimoine culturel Africain, de maximiser ses apports pour l'Afrique d'aujourd'hui en général et le Sénégal en particulier.
L'ASI se préoccupe aussi des questions politiques, économiques et institutionnelles à l'échelle du Sénégal et de l'Afrique en général : la culture de la gestion financière, administrative saine ; la question des réformes et des initiatives de développement qui n'entraîne pas de changements profonds dans les pays ; la laicité et les dans nos pays ; la culture du mérité et de justice sociale dans nos ; la coopération inter nationale Nord – Sud et Sud-Sud etc.
Là aussi nous sommes guidés par notre détermination à atteindre nos objectifs. Un des atouts essentiels de l'ASI, c'est l'esprit d'égal à égal qui préside son fonctionnement.
Il n'y a ni paternité d'idées , ni ancienneté qui prévalent. Les prises de décision d'orientation sont largement partagées par les membres.
Je pense que l'ASI n'est pas qu'une association de plus. L'espace d'expression sur les questions qui la préoccupent est tellement vaste et les attentes de mobilisations autour de ces sujets sont fortes. Il suffit de sérieux pour atteindre les objectifs fixés
Je suis convaincu que les associations peuvent être les marches de l'escalier qui conduit au développement.
Même si influencer la réflexion et l'action en Afrique à partir des associations peut être jalonné d'obstacles et d'imprévues, je pense que des associations comme la nôtre peuvent et doivent tenter ce pari.
En votre qualité d'étranger, de sénégalais quel regard avez -vous sur la situation de l'emploi pour les non européens ?
A mon avis, la situation de l'emploi pour les non européens et particulièrement pour les migrants Africains est très difficile. Les restrictions à l'emploi sont importantes.
Si je prends le cas de la France que je connais le mieux, on a beaucoup de mal dans ce pays à confier à des postes de responsabilité, de direction à des Africains, même naturalisés.. Souvent, quel que soit leur compétence, ils sont sous la responsabilité de quelqu'un d'autre.
Il y a seulement une poignée d'entre eux qui sont à des postes de direction supérieure, pourtant les compétences existent et souvent les critères sont remplis.
Cette frilosité si je peux l'appeler ainsi pour être modéré, que l'on trouve à tous les niveaux dans la situation de l'emploi pour les étrangers, est une réelle difficulté pour les migrants africains ?
Vous êtes responsable dans votre collectivité est-ce que votre présence facilite les choses pour les demandeurs d'emplois issus de l'immigration ? Aussi, est-ce que votre présence change le regard de vos collègues européens sur les non européens ?
Je ne sais pas si ma présence au sein de la collectivité facilite les choses pour les demandeurs d'emplois issus de l'immigration, mais je sais que ma présence contribue à changer les regards de mes collègues européens sur les non Européens et particulièrement sur les Africains.
Nos compétences avérées ainsi que le rapport professionnel permettent de lever les préjugés et les méfiances que des collègues pouvaient avoir sur nous.
Vous avez beaucoup milité dans les associations, et vous aviez même crée un journal, voulez vous nous en parler ?
Effectivement, je milite beaucoup dans des associations en France. Une des plus importante dans la quelle j'ai milité et eu des responsabilités était « Renaissance Africaine ».
Elle se voulait cadre de réflexion et d'actions réunissant des Africains Elle avait pour ambition de faire connaître l'Afrique ( géographie, démographie, économie et société etc,), de donner la parole aux africains pour avoir leur point de vue sur des dossiers d'actualité, d'interroger les non africains sur la politique extérieure de leur gouvernement, de leur pays en direction de l'Afrique. Nous avions créé un journal pour donner un cadre à l'ensemble des expressions.
Malheureusement, l'association Renaissance Africaine n'existe plus, en tout cas pas à ma connaissance.
Les activités se sont arrêtées du jour au lendemain sans assemblée générale, sans explication aux membres adhérents, et pourtant l'association fonctionnait très bien et cristallisait beaucoup d'espoir.
Si les certaines personnes ne sont plus motivées pour participer volontairement et bénévolement à des projets associatifs, nous les comprenons sous ce rapport.
Si les gens sont de plus en plus réticents pour participer, pour jouer un rôle, c'est parce qu'ils craignent de perdre leur temps, d'être déçus, d'être manipulés, d'être utilisés par le groupe initiateur ou fondateur à des fins particuliers.

Vous avez organisé une grande manifestation culturelle à « Grand place à paris » Voulez nous en parler ?

Le 24 avril 2004, l'ASI a organisé une manifestation culturelle autour du thème intitulé : « Quels apports dans l'œuvre de Cheikh Hamidou Kane pour le Sénégal d'aujourd'hui ? »
Cette manifestation dont le but était justement de valoriser notre patrimoine culturel, de voir à travers l'œuvre de l'auteur, quels apports possibles, quels questionnements critiques en référence aux réalités africaines.

Trois conférenciers se sont exprimés respectivement sur les thèmes suivants :

Dr Moussa Samb : Multipolarité de l'œuvre de Cheikh Hamidou Kane ; pont entre culture et développement.

Dr Ndongo Mbaye : Les aspects philosophiques et politiques de l'œuvre de cheikh Hamidou Kane à travers le prisme de l'aventure ambiguë.

Amadou Elimane Kane : la poétique dans l'œuvre de Cheikh Hamidou à travers les poèmes d'Elimane Kane.
Cet événement qui a réuni plus de 100 personnes de tous horizons, a engendré un succès retentissant. Il a permis dans la diversité des expressions des participants d'analyser la place et le rôle de l'Afrique dans le monde et réaffirmer la position qui devrait être la sienne.
Mr BA Etes-vous un sénégalais heureux en France, qu'avez-vous envie de faire passer comme message ?
Vous savez, notre modestie, notre humilité et notre humanisme resserrent la joie qu'on peut avoir dans ce monde, lorsqu'on voit tout ce qui se passe autour de nous comme violences et injustice qui nous font mal et nous désolent..
Je dirai que j'arrive à m'en sortir en France, ce que je souhaite particulièrement à tous mes compatriotes africains avec qui je reste solidaire.

jeudi, 15 janvier 2015 18:01

Qu'est-ce que le jihad ? par Bernard Rougier

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L'« État islamique » (ou Daesh) réunit et radicalise deux conceptions du jihad : 
l'islam privatisé d'Abdallah Azzam, 
et le jihad mondialisé d'Oussama Ben Laden.
Avant d'être un appel à la lutte contre un ennemi extérieur à l'islam, le jihad – « combat sacré dans la voie de Dieu » – a d'abord été la principale arme conceptuelle utilisée par les docteurs de la loi contre le pouvoir califal à partir du 8e siècle. La question était alors de savoir qui pouvait prétendre parler au nom de la collectivité des croyants. Après leur accession au pouvoir en 750, les Abbassides considéraient qu'ils étaient les dépositaires exclusifs de la légitimité religieuse. À ce titre, il leur incombait de déclarer la guerre et de définir l'ennemi.
À la même période, des savants religieux construisirent la notion de « communauté des croyants » (oumma) pour exciper du droit de parler, eux aussi, au nom de la religion. Ces « oulémas » (docteurs de la loi) se mirent à compiler les paroles, actes et attitudes du Prophète (hadith) pour constituer une tradition (sunna) élevée par eux à la même dignité que le Coran. La loi religieuse (charî'a) était désormais composée d'une nouvelle couche de normes, tirée de l'exemplarité du Prophète, à laquelle s'ajoutera celle de ses compagnons et de leurs épigones.
La notion de jihad militaire souda cette conception de la communauté. Une partie des oulémas en vint à concevoir le « combat sacré dans la voie de Dieu » comme une attribution organique de la oumma. Selon eux, ce combat constituait un devoir communautaire et non une prérogative laissée à l'arbitraire du pouvoir politique. Les dirigeants politiques ne devaient pas entraver sa mise à exécution, car, face au jihad, princes et croyants étaient placés sur un pied d'égalité.
Une tradition minoritaire
Les oulémas du châm (Grande Syrie géographique) ont joué un rôle privilégié dans la mise en avant d'une conception armée du jihad. Victorieux de l'Empire sassanide à l'est, les soldats de l'islam piétinaient face à Byzance, et durent admettre plusieurs défaites militaires, au sol comme sur les mers. Une théologie militaire vit le jour dans cette atmosphère de veillée d'armes, avec des villes-garnisons (ribât) établies aux avant-postes. Alors que les oulémas de Médine et d'Irak ne voyaient dans le jihad qu'une action à caractère surérogatoire, les oulémas du châm multipliaient les témoignages prêtés au Prophète et à ses compagnons sur le caractère sacré du jihad militaire en tant que « devoir individuel ». Quitter sa résidence pour prendre la défense de l'islam était comparable à la hijra de Mohammed lorsqu'il quitta La Mecque pour Médine en 622. Cette tradition, certes minoritaire, n'a jamais disparu dans l'histoire de l'islam. En 1300, Ibn Taymiyya en fit usage contre les Mongols, dont la conversion à l'islam était jugée superficielle et inauthentique. Au 20e siècle, ce précédent inspira dans les années 1960 un intellectuel islamiste égyptien, Sayyid Qotb, issu du mouvement islamiste des Frères musulmans. Celui-ci considérait que le jihad devait prendre pour cible les dirigeants musulmans qui, à l'instar des Mongols vitupérés par Ibn Taymiyya, « ne gouvernaient pas selon la Loi de Dieu ». Il fut pendu par Gamal Abdel Nasser en 1966, mais ses disciples parvinrent à assassiner Anouar el-Sadate en 1981.
Un volontariat international
L'échec du jihad interne en Égypte et en Syrie entraîna dans les années 1980 une version « externe » du jihad qui se voulait conforme à l'origine historique du concept. Celle-ci fut développée par un théoricien d'origine palestinienne, Abdallah Azzam, peu après l'invasion de l'Afghanistan par l'armée soviétique en 1979. Porteur d'une vision apprise durant ses études de jurisprudence islamique, A. Azzam a voulu mobiliser les sociétés musulmanes pour la libération d'un « territoire islamique » agressé par une puissance impie. À la prise du pouvoir dans un État se substituait la défense des « frontières de l'Islam » contre un ennemi extérieur. S'installer à Peshawar, à quelques kilomètres de la frontière pakistano-afghane, était une façon de revaloriser la tradition des ribât et de mettre en avant un islam de combat. L'oumma en armes devait alors s'incarner dans des brigades islamiques de volontaires internationaux venus prêter main-forte à leurs frères afghans. A. Azzam reprit ainsi à son compte la tradition minoritaire de ses lointains prédécesseurs, les oulémas du châm, en privatisant le jihad.
À l'encontre de la doctrine classique selon laquelle son usage devait relever de la seule compétence du pouvoir politique, des individus s'attribuaient le droit de le proclamer, en lieu et place de chefs d'État musulmans peu soucieux de défendre leur foi. Influencé par A. Azzam, Oussama Ben Laden considéra en 1996 que la oumma devait répondre par un jihad permanent à l'agression multiforme de l'Occident. Les intérêts de celui-ci pouvaient être attaqués en tout lieu et à tout moment par une avant-garde incarnée par l'organisation d'al-Qaïda. D'abord privatisé par A. Azzam, le jihad devenait ainsi déterritorialisé et mondialisé par O. Ben Laden.
Avec la proclamation de « l'État islamique en Irak et au Levant » (« da'ich » selon l'acronyme arabe) en avril 2013, les deux conceptions du jihad, celles de S. Qotb, d'une part, et celle de A. Azzam, puis de O. Ben Laden, d'autre part, se rejoignent dans une nouvelle radicalité. Proclamé par « al-Qaïda aux pays des deux fleuves » en 2006 à l'encontre des troupes américaines en Irak, le jihad acquiert une base territoriale dans l'espace irako-syrien avec « l'État islamique ». Il vise alors, outre les Occidentaux, les Arabes chiites, chrétiens ou yézidites, de même que les « faux musulmans » – ceux qui, nombreux, refusent de prêter allégeance au nouveau calife.
http://www.scienceshumaines.com
Bernard Rougier ; Docteur en science politique et arabisant, chercheur à l'Institut français du Proche-Orient (IFPO, Amman, Jordanie), il a écrit Le Jihad au quotidien, 
Puf, 2004, 
et dirigé Qu'est-ce que le salafisme ?, Puf, 2008.

La baisse des prix des carburants a impacté ceux des services de transport, qui ont connu durant le mois de décembre 2014, un repli de 0,8%, selon le dernier Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Le fléchissement des prix des carburants a entrainé un léger recule de ceux des services de transport. Grâce à la réduction des prix produits pétroliers, ceux des services de transport, d’après le dernier Indice harmonisé des prix à la consommation (Ihpc) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), ont enregistré un léger repli de 0,8% durant le mois de décembre 2014. La baisse notée dans les services de transport a, en fait, contribué au recul de l’Ihpc du mois de décembre 2014, estimé à 0,1%. «Le repli des prix des services de ‘’transport’’ de 0,8% résulte de celui des prix des carburants et des lubrifiants, à la suite de la révision à la baisse des prix des produits pétroliers. Comparés à la période correspondante de l’année précédente, les prix de la fonction ont été minorés de 0,4%», expliquent les experts de l’Ansd dans la publication.

Pour rappel, les produits pétroliers blancs ont connu une baisse de l’ordre de 100 francs Cfa. Une baisse que, aux yeux du ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Mme Maïmouna Ndoye Seck, le Sénégal n’a jamais connue. Invitée à la télévision nationale Rts dans l’émission «Point de vue», l’avant-dernier week-end, le ministre avait rappelé que «cette baisse était accompagnée de la revalorisation de certaines marges des opérateurs qui ont stagné depuis 2006, 2007 de l’ordre de 13 francs, pour donner une idée de l’effort qui a été fait au profit des consommateurs, des opérateurs. En termes d’impact, c’est environ 10 milliards de francs Cfa qui retournent aux consommateurs, toutes les quatre semaines. Ce qui fait près de 125 milliards de francs Cfa l’année».
La baisse des carburants fait suite au fléchissement des cours du pétrole noté sur le marché international.

lequotidien.sn

jeudi, 15 janvier 2015 10:19

Immigration: les républicains défient Obama

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Première passe d’armes entre la Chambre des représentants et la Maison Blanche sur l’immigration. Les républicains, majoritaires à la Chambre, tiennent leurs promesses de campagne. Ils ont voté mercredi un texte de loi qui revient largement sur la régularisation des immigrés sans papiers annoncée par Barack Obama en fin d’année.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Dans le texte voté par la Chambre des représentants, la disposition la plus symbolique est un retour en arrière pour ceux que l’on appelle aux Etats-Unis les « Rêveurs », c'est-à-dire les sans-papiers arrivés dans le pays alors qu’ils étaient enfants, et qui poursuivent aujourd’hui des études. Si la loi passe, ils seront à nouveau expulsables.

25 élus conservateurs ont refusé de soutenir le texte, craignant les foudres de la communauté latino-américaine, et il est vraisemblable que cette loi en l’état ne sera pas votée au Sénat.

La Maison Blanche prend toutefois cette alerte très au sérieux. La conseillère de Barack Obama sur ce dossier a immédiatement rappelé que le président opposerait son veto à toute mesure revenant sur la régularisation des immigrés.

Le bras de fer risque à présent de se porter sur le budget du département de la sécurité intérieure, en charge de ce dossier. Le ministère n’est financé que pour six semaines. Certains de ses services risquent d’être en chômage technique au mois de mars, ce qui est malencontreux après les attentats de Paris, alors qu’on ne parle au Congrès que de la sécurité du territoire.

La mise en œuvre de programme comme le Plan Sénégal émergent (Pse) ou de réformes comme l’Acte 3 de la décentralisation, a amené la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor à faire sa mutation. Cette année, trois nouvelles directions ont été créées.

C’est dans une Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (Dcpt) en pleine mutation que le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget a effectué une visite hier. Selon le directeur de la Comptabilité publique et du Trésor, Abdoulaye Dieng, «la Dcpt entame des mutations fortes pour marquer de son empreinte la marche du pays vers le développement, à travers des réformes hardies et réalistes». Il s’agit de l’érection de trois nouvelles structures que sont la Direction du secteur public local, la Direction de l’informatique et l’Agence comptable chargée des grands projets. La création de ces nouvelles structures qui obéit à l’objectif d’apporter des réponses aux politiques publiques, donne une place de choix à l’Acte 3 de la décentralisation et au Plan Sénégal émergent (Pse). «Nous avons contribué à l’élaboration de l’Acte 3 de la décentralisation, mais nous sommes plus attendues dans la mise en œuvre, puisque le Trésor public est le service chargé de l’exécution financière et comptable des collectivités locales», explique M. Dieng, qui informe que les services du Trésor ont déjà fait beaucoup d’efforts pour faciliter la mise en œuvre de cette réforme durant la période transitoire, entre le moment où les conseils ont été installés et la fin de la gestion. «Nous avons accompagné les nouveaux élus pour mettre en place les opérations et les exécuter. Ce n’était pas évident et il fallait faire preuve de beaucoup d’ingéniosité», dit-il. De la même façon, l’objectif de la création de l’Agence comptable des grands projets,  «est de décongestionner l’exécution du budget au niveau de la Trésorerie générale de manière à rendre avec beaucoup plus de célérité, les services attendus dans la mise en place des grands projets», ajoute le directeur de la Comptabilité publique et du Trésor. La visite du ministre a débuté à la Trésorerie paierie de l’étranger avant de se poursuivre à la perception de Dakar port et de s’achever dans les bureaux de l’avenue William Ponty. Selon le directeur de la comptabilité publique et du Trésor, ce bureau est un pion essentiel dans le dispositif de recouvrement de l’Etat et reste «une mamelle nourricière». A preuve, le bureau recouvre en moyenne chaque année 500 milliards de francs Cfa en collaboration avec la Douane. «Nous sommes conscient de notre responsabilité d’acteurs essentiels de l’exécution budgétaire car jouant un rôle prépondérant d’une part par notre mission de recouvrement des recettes et paiement des dépenses, par notre rôle de banquier de l’Etat d’autre part. Et enfin par la tenue de la comptabilité de l’Etat et la restitution des informations financières et comptables», précise M. Dieng. Conscient des enjeux qui attendent ce démembrement de son département, le ministre délégué en charge du Budget, Birima Mangara a salué les performances  de ce département qui est «un maillon important de l’administration financière avec la Douane et les Impôts». Il a annoncé que des moyens seront octroyés «à l’aune des objectifs assignés» à cette Direction.

le quotidien.sn

La Tunisie célébrait mercredi le 4e anniversaire de sa révolution, le 14 janvier marquant la date du départ de Ben Ali. Une cérémonie officielle s'est tenue au palais présidentiel, mais elle a été marquée par la colère des familles des victimes de la révolution (plus de 300 morts et des centaines de blessés).

Elles réclament la vérité sur la mort de leurs proches. Les festivités ont même été interrompues.

Il venait de promettre d’être « la voix des sans voix », mais à peine terminé son discours, le chef de l’Etat nouvellement élu, Beji Caïd Essebsi, est interrompu par les protestations d’hommes et de femmes qui demandent « fidélité aux martyrs ». Des Tunisiens déçus que les noms de leurs proches décédés pendant la révolution ne figurent pas en haut de la liste de remise de médailles de la République.

Au milieu des pleurs, et des cris de colère, Nabil s’accroche au portrait de son frère, victime de la révolution : « On est fâché du fait qu’il ne parle pas des gens comme mon frère. Ça fait quatre années et on ne voit rien du tout. C’est très long », regrette-t-il. Nabil reproche aux autorités de n’avoir rien fait pour accélérer les procès des martyrs. L’argent reçu ces dernières années en compensation ne remplacera pas « la vérité », dit-il.

« Tous les martyrs seront décorés »

Malgré la tension, le conseiller politique du président, Mohsen Marzouk, assure ne pas être surpris : « Pendant les quatre dernières années, les gouvernements qui étaient en place et le président de la République n’ont rien fait pour les conséquences économiques, sociales et juridiques des familles des martyrs, souligne-t-il. On a entendu le message et on va tout faire pour essayer de trouver les solutions là où les autres n’ont pas réussi à trouver des solutions. »

« Tous les martyrs sont dans nos esprits et seront décorés. Ce que vous faites n'est donc pas nécessaire », a commenté Beji Caïd Essebsi, avant de quitter la scène.

Logements sociaux

A noter que le chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaa, a remis hier les clés de six logements sociaux à des blessés de la révolution.

Rfi

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