Le président sénégalais Macky Sall a posé la première pierre du nouveau pôle universitaire, à Diaminadio en banlieue de Dakar. Ce campus flambant neuf, qui s’inscrit dans le Plan Sénégal Emergent, un plan qui vise le développement économique du pays à l’horizon 2035, verra le jour dans 24 mois.

Les portes devraient ouvrir en octobre 2016 avec 40 hectares dédiés aux matières scientifiques et professionnelles : de l’économie, de l’aéronautique, de l’architecture. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, les disciplines seront alignées sur les besoins de l’économie du pays.

A terme, la deuxième université de Dakar accueillera 30 000 étudiants. Un nouveau campus qui permettra de désengorger celui du centre-ville. Car aujourd’hui, les amphithéâtres de l’Ucad sont saturés. Ils accueillent plus de 70 000 étudiants, l’équivalent d’une ville moyenne au Sénégal.

Diaminadio n’est pas le seul campus qui sortira de terre. Dans quelques semaines, Macky Sall a prévu de lancer les travaux d’une autre l’université, celle du Sine Saloum. Cette université sera dédiée, avant tout, à l’agriculture, et décentralisée dans une région rurale du Sénégal. Cet emplacement pose d'ailleurs question : certaines associations s’inquiètent du manque d’infrastructures telles que des routes ou des logements, nécessaires au bon fonctionnement d’un campus universitaire.

Avec un but de Thievy Bifouma et un autre de Fabrice Ondama N'Guessi lors de leur troisième match face au Burkina Faso à Ebibeyin ce dimanche 25 janvier, les Diables Rouges de Claude Le Roy sont qualifiés pour les quarts de finale (2-1). Le but burkinabè d’Aristide Bancé pour les Etalons n’a pas suffi.

De notre envoyé spécial à Ebibeyin,

Le Congo Brazzaville avait déjà inscrit une nouvelle page d’histoire grâce à une première victoire en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations contre le Gabon (1-0). De quoi mettre fin à quarante-et-une années de disette. Ce soir, dans le stade d’Ebibeyin, les Diables Rouges dirigés par le Français Claude Le Roy viennent de se qualifier pour les quarts de finale. Avec leur inattendue première place de groupe (4 points), ils pouvaient se contenter d'un nul face au Burkina Faso.

Mais pourquoi ne pas continuer à remplir les livres d’histoire ? C’est ce qu’on fait les Diables Rouges en ouvrant le score en deuxième période grâce à Thievy Bifouma, qui profite d’un centre de Doré Ferebory et qui tacle le ballon (57e). Son deuxième but lors de cette phase finale - le premier joueur à faire un doublé en Guinée équatoriale – restera certainement dans les têtes. Dès le début de la rencontre, Bifouma s’était montré très actif en décochant par exemple un tir à ras de terre qui frôlait le poteau de Germain Sanou (25e). Le Congo qui a remporté l’édition 1972, peut désormais se prendre à rêver. Une deuxième réalisation signée Fabrice Ondama N'Guessi en fin de rencontre a conforté les Diables Rouges (88e) alors que le Burkina s'était repris à y croire après l'égalisation d'Aristide Bancé, deux minutes auparavant.

Aristide Bancé pour l’honneur

Dernier du groupe A, les Etalons devaient l’emporter par au moins deux buts d’écart. Les finalistes de la CAN 2013 en Afrique du Sud n’ont jamais trouvé les ressources nécessaires pour inverser la tendance. Si les attaquants burkinabè ont multiplié les occasions lors des deux premiers matches sans parvenir à marquer le moindre but, ils n’ont pas eu beaucoup plus de chance pour cette troisième rencontre décisive. Jonathan Pitroipa a multiplié les hors-jeu pendant toute la première période.

Si à la 42e minute Préjuce Nakpulma s’est montré réellement dangereux sur une ouverture de Pitroipa en prenant de vitesse la défense centrale congolaise, le Burkina Faso n’a pas eu beaucoup d’occasions pour espérer rester dans la course aux quarts de finale. Aucun tir cadré pendant toute la rencontre. A la 85e minute Bertrand Traoré profite d’un moment de cafouillage pour pousser le ballon au fond des buts. Mais l’arbitre siffle une faute. A la 86e minute, Aristide Bancé devance la défense et égalise du plat du pied. Insuffisant pour continuer l’aventure, d'autant que le Congo reprend presqu'aussitôt ses distances. Les Etalons, qui avaient régalé leur public il y a deux ans en Afrique du Sud, repartent sans avoir pesé une seule fois dans ce groupe A qu'ils finissent à la dernière place (1 point).

Retrouvez le calendrier des matches, tous les joueurs et les villes où ont lieu les rencontresde la CAN 2015 sur afriquefoot.rfi.fr.
 

Groupe A

PosEquipeJPts
1 Congo 3 7
2 Guinée Equatoriale 3 5
3 Gabon 3 3
4 Burkina Faso 3 1

L’équipe de Guinée équatoriale, hôte de la CAN 2015, s’est qualifiée pour les quarts de finale du tournoi, ce 25 janvier à Bata. Les Equato-Guinéens ont battu 2-0 des Gabonais longtemps supérieurs et qui peuvent nourrir des regrets après leur élimination.

De notre envoyé spécial à Bata,

Que de regrets pour le Gabon ! La sélection gabonaise a été victime de son manque d’efficacité et d’une certaine naïveté face à la sélection équato-guinéenne, ce 25 janvier à Bata, au premier tour de la CAN 2015.

Les Panthères semblaient pourtant hermétiques à la pression durant ce derby décisif pour la qualification en quarts de finale du tournoi. Elles ont même nettement dominé ce choc du groupe A, que ce soit dans la possession du ballon, dans celui des passes effectuées et réussies ou dans celui des occasions de but créées.

Après un round d’observation, l’attaquant Frédéric Bulot déborde ainsi sur la gauche, centre vers l’avant-centre Pierre-Emerick Aubameyang dont le puissant coup de tête est dévié par Felipe Ovono, le gardien adverse (20e). Juste avant, le défenseur gabonais Bruno Ecuele Manga avait dégagé un ballon devant l’attaquant Raul Fabiani (18e).

A la 29e minute, c’est Bulot qui se présente devant Felipe Ovono grâce à un une-deux avec l’attaquant Malick Evouna, mais il perd son duel.

En deuxième période, les « Panthères » repartent à l’assaut avec la même agressivité, mais avec le coup de patte fatal. Des coups francs d’Aubameyang (47e) et de Bulot (50e) forcent Ovono à s’employer.

Un penalty qui va faire parler

Le « Nzalang Nacional » n’a quasiment pas été dangereux de la soirée. C’est donc un véritable coup de tonnerre lorsque Javier Balboa obtient un penalty à la 53e minute. Sur un une-deux, l’attaquant équato-guinéen s’enfonce dans la défense gabonaise. Lloyd Palun jaillit et tend la jambe. Le geste antisportif est là mais il n’y a pas de réel contact entre Palun et Balboa. Il n’empêche, ce dernier s’écroule, avant de se faire justice : 1-0.

Le public de l’Estadio de Bata s’embrase. A la 70e minute, le milieu de terrain Ellong Doualla force Didier Ovono, le gardien adverse, à plonger. Le portier des « Panthères » réalise ensuite une parade exceptionnelle avec son pied droit (77e). Les Gabonais sont groggy par le scénario de la rencontre. A la 86e minute, Ovono repousse une frappe d’Emilio Nsue Lopez, le capitaine de l’équipe de Guinée équatoriale. Ivan Edu, qui était entré en jeu, a suivi et pousse la balle au fond des filets : 2-0.

Les supporters du Nzalang chavirent de bonheur. Comme en 2012, ils verront leur équipe en quarts. Leur futur adversaire sera le premier du groupe B (Tunisie, Cap-Vert, RDC ou Zambie), le 31 janvier à Ebibeyin.

Retrouvez le calendrier des matches, tous les joueurs et les villes où ont lieu les rencontres de la CAN 2015 sur afriquefoot.rfi.fr.

lundi, 26 janvier 2015 07:46

Nigeria: Boko Haram s'empare de Monguno

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L’Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, a été le théâtre de violences ce dimanche 25 janvier au matin. L’armée est intervenue pour repousser une offensive des combattants de Boko Haram à Maiduguri. Le groupe islamiste s’est en revanche emparé de la localité de Monguno.

L'assaut avait commencé dans la nuit. Selon les habitants de Maiduguri joints dans la journée, des tirs à l'arme légère et lourde ont été entendus dans toute la ville dès 7h. Les résidents sont désormais sous un couvre-feu de l'armée et ont interdiction de sortir.

L'attaque a eu lieu par deux fronts : les assaillants de Boko Haram ont d'abord visé le faubourg de Njimtilo, à l'entrée de la ville ; parallèlement, d'autres combattants attaquaient au nord, dans le village de Monguno.

Les soldats de l'armée nigériane ont lancé un assaut pour repousser cette double attaque simultanée par une opération aérienne et terrestre. Un avion a notamment bombardé les positions de Boko Haram. Des hélicoptères ont survolé la région toute la région. Les militaires ont évacué une partie des habitants dès le matin, d'autres ont fui vers le sud, puis les soldats ont été soutenus par des membres d'une milice d'autodéfense locale et ont reçu des renforts. Les combats auraient fait au moins huit morts et vingt-sept blessés, en majorité des civils, selon des sources médicales.

La ville de Maiduguri, capitale de l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, est l'un des coeurs historiques des islamistes de Boko Haram, dont le mouvement y a été créé en 2002. C'est de là qu'il a lancé son insurrection en 2009. Avec son million d'habitants, elle est un carrefour stratégique pour l'organisation islamiste. Les habitants de la région craignaient depuis des mois une offensive de cette ampleur.

Si Maiduguri a été protégée cette fois, la prise de la localité de Monguno par le groupe islamiste est jugée très inquiétante par les autorités de l'Etat du Borno. Cette attaque est intervenue juste avant l'arrivée du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, à Lagos en fin de matinée, pour une visite consacrée à l'avenir politique du pays et à la lutte contre le terrorisme.

Rfi

vendredi, 23 janvier 2015 20:11

L'humanitaire française enlevée en Centrafrique est libre

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Claudia Priest, la Française en mission humanitaire enlevée lundi à Bangui, en Centrafrique, a été libérée, a annoncé ce vendredi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

«Notre compatriote Claudia Priest, qui avait été enlevée en début de semaine en République centrafricaine, est enfin libre. C'est un immense soulagement pour tous ceux qui ont oeuvré à ce dénouement heureux», a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dans son communiqué, Laurent Fabius remercie tous ceux qui ont permis ce dénouement, notamment les autorités religieuses, en particulier l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui est allé chercher lui-même l'otage française.

Selon les informations de RFI, l'ex-otage est actuellement à l'ambassade de France à Bangui. Laurent Fabius lui a d'ailleurs parlé au téléphone. L'un des collaborateurs du ministre a par ailleurs indiqué à RFI qu'elle se trouvait en bonne santé.

Claudia Priest a 67 ans, elle est éducatrice spécialisée. Elle a été enlevée lundi avec son collègue centrafricain par des membres des anti-balaka, combattants furieux depuis l'arrestation le week-end dernier par la mission des Nations unies en Centrafrique de l'un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona, alias « général Andjilo », qui est toujours détenu à Bangui.

Les anti-balaka demandaient sa libération en échange de celle de l'otage française. L'archevêque de Bangui a été très clair et a indiqué que le général Andjilo n'avait pas été relâché suite à cette libération.

Aucune information n'a pour le moment filtré sur de possibles contreparties. Aucune information non plus, pour le moment, sur le deuxième otage, le religieux centrafricain, enlevé avec Claudia Priest.

Rfi

 

Ly Abdoulaye

Cette contribution, une énième certes, propose un éclairage (un paradigme)
sur l'actualité du débat dont l'immigration, l'intégration voire l'assimilation sont l'objet. Elle n'envisage pas d'embrasser l'ensemble des questions que soulève ce problème, tant celui-ci englobe des situations différentes pour des raisons philosophique, politique, économique et culturelle. C'est pourquoi il sera question, dans cette réflexion, d'un regard posé sur l'immigration des populations des pays au sud du Sahara, en France et, notamment, celle en provenance du Sénégal.

La raison culturelle fondera l'argumentaire permettant de dégager une problématique du compromis face à ce qui peut être perçu, comme un dilemme de l'appartenance citoyenne. Autrement dit, comment le migrant peut-il concilier la nécessité de s'exiler donc de se transplanter et d'adopter des modes de fonctionnement du pays qui l'accueille et le devoir « sacré » de conserver (préserver) les valeurs et les principes qui l'identifient à son pays d'origine.

Aussi devrait-on évoquer les représentations socioculturelles des motivations de l'émigration, d'abord à l'intérieur de ces pays (exode rural)
du village à la ville, avant d'insister sur les chemins de l'Europe et enfin proposer une lecture des heurts et lueurs de l'adaptation de l'immigré, dans la société qui le reçoit.

Car se pose, pour nombre de familles africaines, la difficulté de s'insérer et de sauvegarder leur identité culturelle, dans la société française.
En effet les responsables de ces familles, issus de l'immigration, sont partagés dans le choix des valeurs, communautaires et/ou républicaines, à transmettre à leurs enfants nés en France et devenus français, pour la plupart. En outre, pour certains d'entre eux, il s'agit de limites objectives : insuffisances des savoirs de base (linguistique) pour appréhender les codes républicains ; d'où l'impréparation de leur progéniture à tirer le meilleur profit du système éducatif français. Pour d'autres, l'atavisme est tel qu'il empêche le dialogue culturel nécessaire au biculturalisme qui s'est instauré, de fait, tout au long des années où la France a fait massivement appel à la main-d'oeuvre africaine, en général et, subsaharienne, en particulier.

Endiguer le communautarisme, c'est construire une passerelle citoyenne, comme a su le réussir l'école républicaine, par le passé...

Aujourd'hui, il s'agit de trouver de trouver des ressorts qui préviennent les logiques de confrontation et d'affrontement, en trouvant des réponses à des interrogations du type :

Comment convenir de l'exercice d'une responsabilité parentale qui ne marginalise pas les convictions du parent en situation d'immigré ?

Quelle médiation, culturelle, doit-on entreprendre sans saper les fondements de la laïcité de l'Etat républicain ?

Comment transmettre et veiller sur une citoyenneté du compromis ?

Abdoulaye LY est un Intellectuel sénégalais vivant en France,
Formateur et Educateur, ex CODESRIA centre de recherche

 

Article proposé par ce journaliste, citoyen du monde éclairé et pacifiste israélien- article partagé par modou du Luxembourg que nous remercions beaucoup en cette période où la réflexion, le combat des idées pour éclairer les gens doit continuer. Pape Cissoko ichrono
Les trois terroristes islamiques auraient été très fiers d'eux s'ils avaient vécu pour le voir.
En commettant deux attaques (assez banales selon les normes israéliennes) ils ont semé la panique dans toute la France, jeté des millions de personnes dans les rues, réuni plus de 40 chefs d'États à Paris. Ils ont modifié le paysage de la capitale française et d'autres villes de France en mobilisant des milliers de militaires et de policiers pour protéger des cibles potentielles juives et autres. Pendant plusieurs jours ils ont dominé les informations du monde entier.
Trois terroristes, agissant probablement seuls. Trois !!!
Pour d'autres terroristes islamiques potentiels d'Europe et d'Amérique, cela doit représenter un énorme succès. C'est une invitation pour des individus et des groupuscules à refaire la même chose, partout.
Le terrorisme signifie répandre la peur. Les trois de Paris ont à coup sûr réussi à le faire. Ils ont terrorisé la population française. Et si trois jeunes sans aucune compétence peuvent faire cela, imaginez ce que pourraient faire 30, ou 300 !
Franchement, je n'aime pas les énormes manifestations. J'ai participé dans ma vie à beaucoup de manifestations, peut-être plus de 500, mais toujours contre les pouvoirs en place. Je n'ai jamais participé à une manifestation à l'appel du gouvernement, même pour une bonne cause. Cela me rappelle trop l'ancienne Union soviétique, l'Italie fasciste et pire. Pas pour moi, merci.
Mais cette manifestation particulière fut aussi contre-productive. Non seulement elle a prouvé que le terrorisme est efficace, non seulement elle incite à des attaques similaires, mais elle porte aussi atteinte au vrai combat contre les fanatiques.
Pour mener un combat efficace, on doit se mettre dans la peau des fanatiques pour tenter de comprendre la dynamique qui pousse de jeunes musulmans nés sur place à commettre de tels actes. Qui sont-ils ? À quoi pensent-ils ? Quels sont leurs sentiments ? Dans quel environnement ont-ils grandi ? Que peut-on faire pour les faire changer ?
Après des décennies de désintérêt, c'est une rude tâche. Cela demande du temps et du travail, sans garantie de résultats. Il est beaucoup plus facile pour les politiques de défiler dans la rue devant les caméras.
Et qui marchait au premier rang, rayonnant comme un vainqueur ?
Notre irremplaçable Bibi.
Comment a-t-il fait pour arriver là ? Les faits se sont déroulés en un temps record. Il semble qu'il n'était absolument pas invité. Au contraire, le président François Hollande lui avait adressé un message explicite : je vous en prie, je vous en prie, ne venez pas. Cela ferait de la manifestation une expression de solidarité avec les Juifs, au lieu d'une protestation publique en faveur de la liberté de la presse et d'autres "valeurs républicaines". Nétanyahou vint malgré tout, escorté de deux ministres d'extrême droite.
Placé au second rang, il fit ce que font les Israéliens : il s'est poussé à côté d'un président noir placé devant lui pour se mettre au premier rang.
Une fois là, il se mit à adresser des signes aux gens des balcons le long du parcours. Il était rayonnant, comme un général romain à son défilé triomphal. On peut imaginer les sentiments de Hollande et des autres chefs d'États – qui affichaient une attitude solennelle et triste de circonstance – face à cette manifestation de culot.
Nétanyahou est venu à Paris dans le cadre de sa campagne électorale. En vétéran chevronné, il savait que trois jours à Paris, avec la visite de synagogues et des discours de fierté juive, valaient plus que trois semaines à domicile, à polémiquer.
Le sang des quatre Juifs assassinés dans le supermarché kascher n'était pas encore sec, que les dirigeants israéliens appelaient les Juifs de France à faire leurs bagages pour venir en Israël. Israël est, comme chacun sait, l'endroit le plus sûr au monde.
C'était là une réaction sioniste instinctive, presque automatique. Les Juifs sont en danger. Leur seul refuge sûr est Israël. Hâtez-vous de venir. Le jour suivant, les journaux israéliens annonçaient joyeusement qu'en 2015 plus de 10.000 Juifs français étaient près à venir vivre ici, poussés par un antisémitisme croissant.
Apparemment, il y a beaucoup d'antisémitisme en France et dans les autres pays d'Europe, mais probablement beaucoup moins que d'islamophobie. Mais la lutte entre Juifs et Arabes sur le sol français à peu de rapports avec l'antisémitisme. C'est un combat importé d'Afrique du Nord.
Quand la guerre de libération algérienne éclata en 1954, les Juifs de là-bas durent choisir leur camp. Presque tous choisirent de soutenir la puissance coloniale, la France, contre le peuple algérien.
Il y avait à cela des antécédents historiques. En 1870, le ministre français de la justice, Adolphe Crémieux, qui se trouvait être juif, accorda la citoyenneté française à tous les Juifs algériens, les mettant à part de leurs voisins musulmans.
Le Front de libération algérien (FLN) fit de gros efforts pour amener les Juifs locaux à prendre parti pour lui. Je le sais parce que j'étais quelque peu concerné. Leur organisation clandestine en France me demanda de créer un groupe de soutien israélien, afin de convaincre nos coreligionnaires algériens. Je fondai le "Comité israélien pour une Algérie libre" et éditai des documents qui furent utilisés par le FLN pour gagner les Juifs à leur cause.
En vain. Les Juifs locaux, fiers de leur citoyenneté française, apportèrent loyalement leur soutien aux colonialistes. À la fin, les Juifs jouèrent un rôle important dans l'OAS, le mouvement français extrémiste clandestin qui mena une lutte sanglante contre ceux qui combattaient pour la liberté. Il en résulta que tous les Juifs fuirent l'Algérie avec les Français lorsqu'arriva le jour du choix. Ils n'allèrent pas en Israël. Ils allèrent presque tous en France. (À la différence des Juifs marocains et tunisiens, dont beaucoup vinrent en Israël. En général, les plus pauvres et les moins éduqués choisirent Israël, tandis que l'élite d'éducation française alla en France et au Canada.)
Ce à quoi nous assistons maintenant est la poursuite de cette guerre sur le sol français entre Musulmans et Juifs algériens. Les Juifs "français" tués lors de l'attaque avaient tous les quatre des noms nord-africains et ils ont été enterrés en Israël.
Pas sans difficultés. Le gouvernement israélien a exercé de fortes pressions sur les quatre familles pour enterrer leurs fils ici. Elles voulaient les enterrer en France, près de chez eux. Après beaucoup de marchandage sur le prix des tombes, les familles ont fini par donner leur accord.
On a dit que les Israéliens aiment l'immigration mais qu'ils n'aiment pas les immigrants. Cela vaut certainement pour les nouveaux immigrants "français". Ces dernières années, des touristes "français" sont venus ici en grand nombre. Ils n'étaient souvent pas aimés. En particulier lorsqu'ils se mirent à rafler des appartements sur le front de mer de Tel Aviv en les laissant vides, comme une sorte d'assurance, tandis que les jeunes locaux ne pouvaient ni trouver ni se payer des appartements dans la région métropolitaine. Pratiquement tous ces touristes et immigrants "français" sont d'origine nord-africaine.
Quand on leur demande ce qui les pousse à venir en Israël, ils répondent de façon unanime : l'antisémitisme. Ce n'est pas un phénomène nouveau. En réalité, la grande majorité des Israéliens, eux-mêmes ou leurs parents ou leurs grand-parents, ont été conduits à venir ici par l'antisémitisme
Les deux termes – antisémitisme et sionisme – sont apparus à peu près en même temps, vers la fin du 19e siècle. Theodor Hertzl, le fondateur du mouvement sioniste, en a conçu l'idée lorsqu'il travaillait en France comme correspondant étranger d'un journal de Vienne pendant l'affaire Dreyfus, lorsqu'un antisémitisme virulent en France atteignit de nouveaux sommets. (Antisémitisme, cela va de soi, n'est pas le mot qui convient. Les Arabes sont des sémites, eux aussi. Mais le mot est en général employé pour désigner seulement ceux qui ont la haine des Juifs.)
Plus tard, Herzl courtisa les dirigeants ouvertement antisémites de Russie et d'ailleurs, les appelant à l'aide et promettant de les délivrer des Juifs. C'est aussi ce qu'ont fait ses successeurs. En 1939, l'Irgoun clandestin projeta une invasion de la Palestine avec l'aide de généraux profondément antisémites de l'armée polonaise. On peut se demander si l'État d'Israël aurait pu voir le jour en 1948 s'il n'y avait pas eu l'Holocauste. Récemment, un million et demi de Juifs russes ont été poussés en Israël par l'antisémitisme.
Le sionisme est né à la fin du 19e siècle en réponse directe au défi de l'antisémitisme. Après la révolution française, la nouvelle idée nationale s'est emparée de toutes les nations européennes, grandes et petites, et les mouvements nationaux étaient dans leur ensemble plus ou moins anti-sémites.
La croyance fondamentale du sionisme est que les Juifs ne peuvent vivre nulle part ailleurs que dans un État juif, parce que la victoire de l'antisémitisme est partout inéluctable. Laissez les Juifs d'Amérique se réjouir de leur liberté et de leur prospérité – tôt ou tard cela aura une fin. Ils sont condamnés comme les Juifs de partout en dehors d'Israël.
La nouvelle atrocité de Paris ne fait que confirmer cette croyance fondamentale. Il y a eu très peu de commisération en Israël. Plutôt, un sentiment inavoué de triomphe. La réaction instinctive des Israéliens ordinaires est : "On vous l'avait dit !" et aussi : "Venez vite, avant qu'il ne soit trop tard !"
J'ai souvent tenté d'expliquer à mes amis arabes : les antisémites sont les plus grands ennemis du peuple palestinien. Les antisémites ont aidé à pousser les Juifs vers la Palestine, et ils sont aujourd'hui en train refaire la même chose. Et certains des nouveaux immigrants vont à coup sûr s'installer au-delà de la Ligne Verte dans les territoires palestiniens occupés, sur des terres arabes spoliées.
Le fait qu'Israël tire profit de l'attentat de Paris a conduit des médias arabes à penser que toute l'affaire n'est en réalité qu'une opération "sous fausse bannière" ("false flag" en anglais). Donc, dans le cas présent, les auteurs arabes étaient en réalité manipulés par le Mossad israélien.
Après un crime, la première question qui vient à l'esprit est "cui bono", à qui ça profite ? Il est évident que le seul à sortir vainqueur de cette atrocité est Israël. Mais en tirer la conclusion qu'Israël est derrière les Jihadistes est une pure absurdité.
Il est simplement de fait que l'ensemble du Jihadisme islamique sur le territoire européen ne nuit qu'aux Musulmans. Les fanatiques de toute espèce viennent généralement en aide à leurs pires ennemis. Les trois musulmans qui ont perpétré les atrocités de Paris ont certainement rendu un grand service à Benjamin Nétanyahou.
Article écrit en hébreu et en anglais, publié sur le site de Gush Shalom le 17 janvier 2014 – Traduit de l'anglais « Waving in the first Row » pour l'AFPS : FL/SW

 

Les Cafés itinérants de Bes Du Niakk/Paris : le Sénégal en palabre euleuk moy dakh

Ce dimanche 18 janvier 2015, Champigny aura été le prologue d'une animation politique qui a déjà tenu toutes ses promesses. Devant un parterre de membres, sympathisants et autres adhérents de partis politiques d'opposition, le concept de « cafés itinérants » a tenu sa séance inaugurale sous la direction du président du parti Bes Du Niak Monsieur Mansour Sy Jamil. Dans un tour d'horizon de l'actualité politique récente, il est revenu sur le bilan des élections municipales, son rapport avec le président de la République Monsieur Macky Sall et la nature de leur compagnonnage politique. Sur les enjeux de pouvoir au sein de Benno Bokk Yakar, Il précisera qu'il fallait faire la distinction entre les partis alliés de l'Alliance Pour la République (APR) qui sont dans la coalition Macky 2012 qui pèsent 26% et les partis ralliés de l'APR qui comme Bès Du Niak ont obtenu un score cumulé de 39% au cours de l'élection présidentielle de 2012. Pour lui, on ne peut pas comprendre les enjeux actuels autour du pouvoir de Macky Sall avec ses alliés (PS, AFP, ...) sans faire ce décryptage des scores de l'élection présidentielle de 2012. Revenant sur la politique étrangère du Sénégal par rapport à la France, il dira que la nature des relations dont les contours doivent beaucoup à la visite de Macky à Sarkozy au lendemain de son élection à la tête du Sénégal impacte sur les enjeux de pouvoir notamment la position de force du parti socialiste Sénégalais dans l'attelage du pouvoir de Macky Sall. Abordant la question du jour objet de ce premier « café itinérant », il dira que l'horizon ce n'est pas 2017 pour lui mais ce sont les préoccupations des Sénégalais en 2015. Cette esquisse lui a permis de faire la transition pour aborder les chantiers sociaux et les questions de développement qui occupent son agenda politique en ce moment et auxquels il donne priorité sur les questions de vie politique. Il n'a pas manqué de souligner le travail académique et universitaire réalisé par des cadres de Bes Du Niak pour la structuration idéologique du parti dont les conclusions seront bientôt présentées. Interpelés par un membre du PDS sur la situation dramatique de la justice sous commande du pouvoir exécutif, il souligne d'abord l'impertinence d'une telle question venant d'un parti qui vient de passer douze ans au pouvoir sans avoir réformé dans ce sens. Cependant, il dit partager les propositions de Serigne Dame Dieng pour une élection du corps judiciaire au Sénégal pour lui accorder une indépendance en l'émancipant de l'obligation de rendre la pareille suite à une nomination. Intervenant sur cette question, Saliou Gomis fait remarquer que les notions de démocratie et de justice parfaites sont à relativiser et à mesurer à l'aune de la perfection du comportement humain. Donc il n'y a pas de justice parfaite en démocratie. Et que même dans les grandes démocraties où le corps de justice est élu, le pouvoir et les lobbies exercent une influence qui agit toujours sur la nature du vote. Et que dans tous les cas on peut se retrouver dans des cas où les influences liées à ces lobbies sont plus dommageables que l'influence de la nomination. La neutralité et la sincérité d'un tel vote dans le cas du Sénégal dépendra des rapports de forces électoraux au moment du vote. Par exemple le résultat d'untel vote aurait été plus biaisé sous Wade que sous Macky Sall car le pouvoir libéral disposait de plus de réseaux et de marge électorale pour s'émanciper de l'opposition. Monsieur Demba Badji est revenu sur la question de l'excision à la suite de Madame Diop pour souligner que sa géographie épousait les contours des zones islamisées en Casamance. D'où la propension de ces peuples à vouloir utiliser des arguments islamiques pour justifier l'excision. C'est d'ailleurs ce discours que tiennent ses amis Soninkés en France. Serigne Mansour Sy fait savoir dans sa réponse sa disponibilité à débattre de la question avec toute autorité religieuse et souligne l'absence de textes religieux canoniques sur la question de l'excision. Il existe que trois hadiths apocryphes sur le sujet dira t il. C'est une pratique barbare qui n'a aucune justification religieuse. Il relate sa confrontation sur le sujet avec samba Diouldé Thiam. En appui à sa position sur le sujet, il fait remarquer que les deux plus grandes familles religieuses au Sénégal, les MBacké de Touba et Sy de Tivaoune ne pratiquent pas l'excision. Il dira que les pays où cette pratique est répandue sont le Soudan, l'Egypte, L'Erythrée, la Somalie, l'Ethiopie. Toujours en appui à l'idée de caractère culturel de la pratique, il fait remarquer qu'en Egypte les filles sont excisées à plus de 85% de manière indiscriminée quelque soit la religion (copte ou musulman). Le Président Mansour Sy a conclut la séance par un rappel des troupes tout en invitant toutes les couches du lanterneau politique sénégalais. Pour lui l'avenir est au Bes Du Niakk car un parti de jeunes et de femmes mais aussi une manière nouvelle de faire la politique.
Mbengue chargé de communication Bes Du Niakk/Paris

vendredi, 23 janvier 2015 09:05

Non candidature en 2017 : Rififi à l’AFP

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La cérémonie de présentation des vœux de l’Alliance nationale des cadres pour le progrès (Ancp) à Moustapha Niasse hier, a viré au cauchemar. Certains de ses lieutenants n’ont pas digéré le limogeage de  Malick Guèye de son poste de conseiller technique du président de l’Assemblée nationale.

«Niasse dégage !», «Vous êtes vieux», «le parti appartient aux jeunes», «Je suis Malick Guèye». Ces slogans ont été partout chantés par des jeunes de l’Afp qui se sont invités à la «fête», même si certains d’entre eux ont été bloqués à la porte. Et c’est le moindre mal pour Niasse qui verra et entendra d’autres vertes et des pas mûres. Des huées qui se confondent au discours. S’ensuivent alors des affrontements entre pro et anti Appel du 10 mars, où Moustapha Niasse a décidé de ne pas se présenter ou présenter un quelconque candidat contre Macky Sall à la prochaine Présidentielle.

Dès l’arrivée du secrétaire général de l’Afp, la tension était palpable. «Moustapha Niasse veut tuer le parti et se fondre dans le parti au pouvoir. Nous ne l’accepterons pas. La vocation d’un parti politique est la conquête du pouvoir», tempête Momath Thiam responsable des jeunes progressistes de Yeumbeul. Hué par les jeunes de son parti, Niasse n’a pas avalé la pilule sans réagir. «Personne ne peut détruire l’Afp. Je ne suis plus à la quête d’une maison ou d’un véhicule. Dieu m’a aidé. J’ai signé un accord avec Macky Sall. Je le dis haut et fort : Aucun imbécile, aucun salopard, ne peut détruire mon compagnonnage avec Macky Sall», promet-il.

«Amenez le candidat que vous voulez, mais je ne vais pas le soutenir»
Le brouhaha interrompt son discours. Mais Niasse poursuit : «Cette manifestation n’est pas celle du parti, mais celle de l’Ancp. Ceux qui veulent être candidats n’ont qu’à se manifester.» Selon le chef de fil des progressistes, deux décisions ont été prises le 10 mars dernier. «Le premier est connu, le second je le dis tout de suite : Amenez le candidat que vous voulez, mais, billahi, je ne vais pas le soutenir ; que ce soit clair !», réaffirme-t-il. Il est d’avis que l’Afp n’appartient à personne, mais à ses militants. «La décision du parti va être respectée. Ce n’est pas à mon âge que j’ai un souci de carrière. J’ai fais mon temps», a-t-il dit. Le concert de huées ne lui a pas permis de terminer son discours, dans une rencontre qui s’est très mal terminée. Et c’était devant les responsables de l’Apr comme Augustin Tine, Oumar Youm, Aminata Touré, entre autres.

Malick Gackou contre l’Appel du 10 mars : «L’AFP n’est pas à vendre»

Malick Gackou contre l’Appel du 10 mars : «L’AFP n’est pas à vendre»

Jusqu’ici Malick Gackou est resté discret sur les décisions prises par Moustapha Niasse. Mais la fronde au sein de l’Afp l’a fait sortir de sa réserve.

Les proches de Niasse l’accusaient d’être derrière ces jeunes. Et l’encore numéro 2 du parti s’est dévoilé. «Ce qui est sûr, c’est que l’Afp n’est pas à vendre. Le parti n’a pas de prix», prévient-il, appelant les jeunes à ne «pas mettre de l’huile sur le feu». C’est clair, il se démarque de la ligne du secrétaire général, qui a choisi de se ranger derrière Macky Sall pour la prochaine Présidentielle. «Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour donner à notre parti un avenir. Nous avons chanté, en 1999, le chant de l’espoir. Nous dirons haut et fort les perspectives du parti», promet Gackou.

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Les usagers des centres de santé de Dakar peuvent d’ores et déjà nourrir des inquiétudes. Beaucoup d’entre ces centres peinent en effet, à prendre en charge leurs factures d’eau et d’électricité, antérieurement gérées par la ville de Dakar. Ce qui laisse entrevoir des difficultés majeures pouvant même aboutir à la fermeture de ces structures médicales.

«L’Acte 3 de la Décentralisation et ses dégâts collatéraux.» L’on serait tenté de résumer ainsi les frustrations des travailleurs des collectivités locales, mais également les conséquences sanitaires que cette réforme peut avoir sur l’offre de soins à Dakar. Déjà, des médecins du Samu municipal étaient en grève depuis lundi, conformément au mot d’ordre de grève générale des travailleurs des collectivités locales, sur l’ensemble du territoire national, pour réclamer l’application des textes régissant la Fonction publique locale, mais ce mouvement d’humeur des médecins n’est rien par rapport à ce qui risque d’arriver aux centres de santé de Dakar. Du moins certains d’entre eux qui dépendaient en grande partie du soutien de la mairie de Dakar. En effet, les factures d’eau et d’électricité de plusieurs centres de santé étaient réglées à partir de la mairie de Dakar.

Mais avec la nouvelle réforme, Khalifa Sall n’a plus les moyens de le faire. Du coup, ces factures reviennent aux mairies qui abritent les centres de santé concernés dans leur circonscription. Seulement, voilà deux ou trois mois que ces maires se plaignent de factures élevées au point même de les rejeter entre les mains des centres de santé, demandant aux comités de santé de trouver les moyens de les payer.
Une source médicale contactée par Le Quotidien a estimé ces factures entre 1 et 2 millions de francs, pour des centres de santé qui n’arrivent pas à faire des recettes au-delà de 3 millions par mois. Et c’est avec ces mêmes recettes que les Agents de santé communautaires (Asc) sont payés. Ce qui explique l’étonnement et surtout l’inquiétude de notre interlocuteur : «Comment voulez-vous que les centres de santé paient des factures d’eau et d’électricité de 1 ou 2 millions de francs ? A coup sûr, ces centres vont vers des difficultés majeures, parce que les mairies se sont désengagées.»
En réalité, affirme Dr Mbaye Paye, secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), les conditions sont réunies aujourd’hui, pour que ces centres de santé disparaissent. Il ne met pas de gants et rappelle que cette situation était connue par les concepteurs de la réforme, qui n’ont pas voulu, malgré tout, anticiper pour trouver des solutions à ce «gros problème».
Les maires, eux, se sont signalés dès le début, en estimant n’avoir pas les moyens de prendre en charge les factures d’eau et d’électricité des centres de santé de leur circonscription. Certains d’entre eux ont même demandé à ce que ces centres de santé soient redéployés à la ville de Dakar qui pourrait trouver des solutions.

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