Retiré de la vie politique depuis près d'un an, Jean-Louis Borloo s'est lancé dans un projet de fondation destinée à électrifier l'Afrique. François Hollande lui a fait une visite surprise.
Jean-Louis Borloo a présenté mardi sa fondation pour l'énergie en Afrique, en présence des présidents de l'Assemblée et du Sénat, du président du Medef, et avec surtout la visite surprise de François Hollande, venu apporter son soutien. Retiré de la vie politique depuis près d'un an , Jean-Louis Borloo s'est lancé depuis quelques mois dans un projet de fondation afin d'électrifier l'Afrique, continent où il se rend régulièrement.
Le relais de croissance pour l'Europe se trouve en Afrique », a lancé Jean-Louis Borloo lors d'une conférence de presse à l'hôtel Marigny, annexe de l'Élysée, dénonçant la situation « intenable » de l'Afrique en matière d'énergies. « C'est vital pour notre croissance, pour notre stabilité, et c'est un supplément d'âme pour l'Europe », a-t-il ajouté. « Il faut passer à l'acte!  » a-t-il exhorté.
Le président UMP du Sénat Gérard Larcher et celui de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), ainsi que la maire de Paris Anne Hidalgo, étaient présents, de même que Pierre Gattaz, le patron du Medef. En voisin, le chef de l'État a fait une visite surprise pour apporter « l'appui de la France » à l'initiative de Jean-Louis Borloo, saluant un projet « à la fois pour les Africains et pour le monde ». Il a ironisé sur la présence des présidents de l'Assemblée et du Sénat, qui se sont récemment affrontés : « des forces politiques que seul Jean-Louis Borloo pouvait réunir ». Il a par ailleurs indiqué que celui-ci était le « bienvenu à l'hôtel Marigny » où « il s'est installé ».
Borloo le « visionnaire »
Jean-Louis Borloo, ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, a remercié le président de la République pour les « efforts de la diplomatie française » sur son projet. « Il faut équiper l'Afrique à 100% », a-t-il encore insisté. Ce programme est prévu pour courir sur une dizaine d'années. « Quand on aura fini de vendre des machines outils aux Chinois, elle sera où la croissance européenne ? », a-t-il encore dit. Selon lui, il faut aller vite et lancer ce programme « avant le 30 juin » prochain, évoquant le sommet à venir en France sur le climat. « On sait tous que les sommets se gagnent avant, par des décisions concrètes », a-t-il argumenté, après avoir montré une carte du monde avec un continent africain plongé dans une quasi totale obscurité.
Anne Hidalgo a salué de son côté Jean-Louis Borloo le « visionnaire ». Egalement dans l'assistance, Henri Lopes, ambassadeur du Congo en France, et le cardinal guinéen Robert Sarah, collaborateur du pape François, à qui Jean-Louis Borloo a transmis un message pour le pape. Des députés étaient aussi présents : le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde, les UDI Yves Jégo, Chantal Jouanno et Philippe Vigier, mais aussi l'écologiste Brice Lalonde, l'ancien maire de Nancy André Rossinot, ou le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé. L'écrivain Erik Orsenna était aussi là.
Source AFP www.lesechos.fr

Le Paris Saint-Germain s’est qualifié pour les quarts de finale de la coupe d’Europe de football, ce 11 mars 2015 à Londres. Le PSG a décroché un match nul 2-2 après  prolongations qui lui a permis d’écarter Chelsea en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions. Les Parisiens ont pourtant joué durant 90 minutes à dix contre onze, après l’exclusion de leur attaquant Zlatan Ibrahimovic.

Le Paris Saint-Germain (PSG) a pris une sacrée revanche sur Chelsea, en huitième de finale retour de la Ligue des champions, ce 11 mars 2015 à Londres. Les Parisiens, qui avaient été éliminés la saison passée par les Londoniens, se sont qualifiés pour les quarts de finale de la coupe d’Europe de football, grâce à un match nul 2-2.

Ce score, le PSG l’a arraché en prolongation, grâce à un coup de tête de Thiago Silva (114e minute). Dix minutes plus tôt, le défenseur brésilien avait pourtant « offert » un penalty à Chelsea avec une faute de main dans sa surface de réparation. Le Belge Eden Hazard s’était chargé de redonner l’avantage au club anglais (2-1, 96e).

Un arbitrage polémique

Mais les Parisiens ont su réagir à chaque fois durant cette rencontre à l'ambiance électrique. Le premier coup dur est intervenu à la demi-heure de jeu, avec l’expulsion logique de Zlatan Ibrahimovic. L’attaquant suédois s’est rendu coupable d’un tacle brutal sur le Brésilien Oscar (31e).

L’arbitre de la rencontre, M. Björn Kuipers, a alors eu l’occasion de remettre les deux équipes sur un pied d’égalité numérique. L’attaquant de Chelsea Diego Costa s’en est pourtant sorti avec un simple avertissement (73e) malgré un tacle violent sur le défenseur Thiago Silva. Nerveux, le Brésilien naturalisé Espagnol a également projeté à terre le défenseur adverse Marquinhos (90e+1). Sans aucune conséquence.

Le coucou de David Luiz

Les Parisiens ont également manqué de nombreuses occasions de but. Surtout, Edinson Cavani qui a tiré sur le poteau, après avoir dribblé le gardien de but adverse Thibaut Courtois (57e). Le portier s’est ensuite interposé sur un centre-tir du milieu de terrain Javier Pastore (71e), puis en prolongation sur un coup franc puissant du demi-défensif David Luiz (101e) et sur un coup de tête de l’Argentin Ezequiel Lavezzi (113e).

Le PSG était donc au bord du gouffre lorsque Gary Cahill a ouvert le score grâce à une reprise de demi-volée puissante (81e). Mais David Luiz a remis les deux équipes à égalité parfaite après le match nul 1-1 à l’aller, grâce à un coup de tête magistral (86e, 1-1).

Le Brésilien a joué un vilain tour à son ancien club. José Mourinho, l’entraîneur de Chelsea, avait dit cet été que David Luiz, transféré au PSG, ne lui manquerait pas…

« Mon cycle à Chelsea est fini et le Paris SG m'a donné une grande occasion de poursuivre ma carrière, a réagi David Luiz au micro de la chaîne de télévision britannique Sky Sports. J'avais dit que je ne fêterais pas un éventuel but, mais l'émotion était trop forte. Je suis tellement heureux. [...] C'est superbe pour tout le monde, pour le club, pour la ville. [...] Je suis content de passer, mais le chemin est encore long. Il faut garder les pieds sur terre ».

L'Assemblée nationale examine une proposition de projet de loi sur la responsabilité civile des maisons-mères. Cette loi pourrait contraindre les grandes entreprises françaises à s'assurer que leurs sous-traitants respectent les droits fondamentaux. Ce projet de loi inquiète les grands groupes français.

On se souvient du tragique accident du Rana Plaza, en avril 2013, au Bangladesh à Dacca, où l'effondrement d'une usine textile avait causé la mort de plus de 1 000 personnes. Ce drame avait alors suscité un profond émoi et soulevé la responsabilité des grandes firmes internationales qui sous-traitent leurs confections dans les pays à bas coût. Une députée écologiste française s'était alors emparée du sujet, mais sa proposition de loi a été retoquée en commission et le texte a été réécrit par le groupe socialiste et porté par le député socialiste Bruno Le Roux, qui le défend désormais.

Un devoir de vigilance

Dans ce projet de loi, les entreprises françaises de plus de 5 000 salariés seraient responsables de leurs lointaines filiales, ou sous-traitants, à l'étranger. Selon les rapporteurs du texte, trop de groupes ne sont pas assez regardants sur les pratiques de certaines de leurs filiales. Ce manque de vigilance a déjà conduit à des désastres humains et écologiques. L'objectif principal de ce texte est d'instaurer une véritable obligation de vigilance des sociétés et des entreprises donneuses d'ordre à l'égard de leurs filiales, de leurs sous- traitants et de leurs fournisseurs. Si ces derniers ne respectent pas les droits fondamentaux, la responsabilité des maisons-mères françaises serait alors engagée.

Inquiétudes des entreprises françaises

Les sociétés concernées devront établir un plan de vigilance avec une cartographie des risques en fonction des pays concernés. Ce nouvel outil serait en quelque sorte une échelle de graduation des risques à partir de laquelle on pourrait mettre en place des mesures de prévention pour éviter les accidents corporels, environnementaux, empêcher les atteintes aux droits humains mais aussi la corruption. Si l'objectif est noble, puisqu'il entend protéger les salariés d'une économie mondialisée sauvage, il n'en demeure pas moins ambitieux, vaste et difficilement réalisable.

Ce projet de loi inquiète les patrons des grands groupes français. Il faut souligner que cette proposition de loi est inédite. Le texte va bien au-delà du droit du travail ; il englobe de nombreux volets tels que les atteintes aux droits de l'homme ou au droit de l'environnement. Un champ très large qui multiplie les risques pour les entreprises. Les dirigeants craignent que cette loi française soit un handicap de plus à la compétitivité de leurs entreprises. Ils dénoncent également des obligations mal définies.

En cas de manquement, les entreprises seront sanctionnées. Si un défaut de vigilance est avéré, même sans sinistre, un juge civil ou commercial pourra être saisi. L'entreprise pourra se voir condamnée soit au dédommagement du préjudice soit à une amende allant jusqu'à 10 millions d'euros, et non déductible d'impôt, accompagnée d'une publication de la sanction. Comme son nom l'indique, le projet de loi porte sur la responsabilité civile des sociétés mères, pas conséquent elles ne pourront pas être condamnées au pénal, ce que regrettent de nombreuses ONG.

jeudi, 12 mars 2015 16:53

Tunisie: rien ne va plus à Nida Tounes

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La première force politique du pays, vainqueur des dernières législatives, et fondée par l'actuel chef de l'Etat, Beji Caïd Essebsi, est au bord de l'implosion. En début de semaine, une soixantaine des 86 députés que compte la formation ont déclaré qu'ils ne reconnaissaient plus l'actuel comité exécutif du parti et ont appelé à un congrès national dès samedi prochain, 14 mars. Une crise qui couvait depuis bien longtemps.

L'élection de Beji Caïd Essebsi à la magistrature suprême a laissé un vide abyssal à la tête du parti. Car c'était lui, le ciment de Nida Tounes, cette coalition hétéroclite rassemblant aussi bien des personnalités de gauche que des hommes de droites, des proches de l'ancien régime que d’anciens opposants à Ben Ali. Un parti, surtout, qui a grandi très vite, mais n’a jamais tenu son premier congrès. Résultat, trois ans après sa création, Nida Tounes ne dispose d'aucune instance de direction claire, reconnue par tous.

« Les ambitions personnelles se révèlent. C'est une véritable guerre des chefs », confie un membre du parti qui préfère rester anonyme. Dimanche dernier, le parti devait justement élire son bureau politique mais le vote a été reporté en raison de dissensions internes. Et depuis, les ténors du parti s'invectivent par médias interposés.

A la tête des frondeurs, il y a Hafedh Caid Essebsi, le fils du chef de l’Etat, accusé par ses détracteurs de vouloir faire main basse sur le parti. Autre ligne de fracture qui alimente la bataille en cours : la stratégie vis-à-vis des islamistes d'Ennahda. Faut-il se réjouir de leur entrée au sein de la coalition au pouvoir ou bien s'opposer coûte que coûte à ce parti longtemps présenté comme l'ennemi à abattre ? Sur ce point aussi, Nida Tounes est divisé. Au point, selon certains, de menacer l'existence même du parti.

Mardi soir, le comité fondateur du parti a fixé une nouvelle date pour l'élection du bureau politique, le 22 mars, et promis l'organisation d'un congrès avant la fin du mois de juin. Plus tôt dans la journée, le chef de l'Etat avait reçu le directeur exécutif du parti pour lui demander de rechercher au plus vite un « consensus ».

Des centaines de soldats tchadiens mobilisés dans la lutte contre Boko Haram ont quitté le Nigeria, à la demande d’Abuja. Il s’agit des soldats qui ont libéré la ville carrefour de Dikwa il y a bientôt dix jours. Ils s’étaient déjà repliés sur Gambaru vendredi, mais ils ont traversé la frontière et se trouvent désormais au Cameroun.

Le mouvement porte sur environ deux régiments tchadiens, soit environ 2 500 soldats. C’est tout du moins ce que rapportent des sources militaires dans la région. Elles précisent que les éléments tchadiens sont actuellement entre Fotokol et Maltam. Ils se dirigent donc vers le sud.

Contactés par RFI, certains soldats tchadiens font part de leur frustration. Mais le carrefour stratégique de Dikwa au Nigeria n’a pas été abandonné pour autant : l’armée nigériane a pris le relais et y a installé des hommes.

D’autres sources militaires estiment donc que ce mouvement annonce sans doute une nouvelle offensive tchadienne en zone Boko Haram au Nigeria. Les soldats tchadiens pourraient, par exemple, longer la frontière camerounaise et se positionner à la hauteur de Bama et de Gwoza, deux districts nigérians au sud-est de l’Etat de Borno, où d’importants rassemblements d’insurgés ont été signalés et où des massacres ont été commis la semaine dernière.

Frapper à partir du Cameroun, c’est frapper à partir d’un pays ami, ce qui n’est pas le cas de l’Etat de Borno, encore largement infesté par Boko Haram, a indiqué à RFI une source sécuritaire bien renseignée sur les opérations en cours dans la région.

Après le limogeage du juge municipal, du chef des services municipaux ainsi que de deux policiers et d’un employé de la ville qui avaient envoyé des courriers électroniques racistes, le chef de la police de Ferguson a démissionné mercredi.

Un rapport du ministère de la Justice diffusé la semaine dernière mettait en évidence des pratiques racistes systématiques dans cette ville qui a connu des émeutes raciales depuis la mort en août dernier du jeune Mike Brown, tué par un policier alors qu'il n'était pas armé. La violence policière contre les jeunes des quartiers noirs est devenue un débat national aux Etats-Unis.

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Le rapport sur les pratiques racistes des responsables de la ville de Ferguson était édifiant. Un comportement érigé en système à tous les niveaux de pouvoir, du chef de la police, qui vient de démissionner, au juge ou au directeur des services municipaux limogés... Des cadres qui ont couvert ou même encouragé des pratiques inacceptables, ce que les manifestants dénonçaient depuis le début de cette affaire.

Certes, le policier qui a tué Mike Brown ne sera pas jugé, mais la mort du jeune homme a finalement provoqué le séisme attendu. Ce n'est pas un officier qui porte la responsabilité, c'est encore plus grave, c'est un système qui avait été mis en place.

Vers une dissolution de toute la police de la ville ?

Dans la communauté noire, on attendait les conséquences de cette enquête. Ces limogeages sont un premier pas. Le ministre de la Justice n'exclut pas une dissolution de la police de Ferguson dans son ensemble.

La frustration à l'égard de l'administration Obama, jugée trop peu impliquée dans le dossier des violences policières, va peut-être s'estomper. Des dizaines de dossiers similaires et des enquêtes sont en cours aux quatre coins des Etats-Unis.

Le Premier ministre, Mohammed Boun Abdallah Dionne, et l’ensemble de son équipe gouvernementale, vont faire face à la 12ième Législature, aujourd’hui 12 mars, à 16h, pour répondre aux questions brûlantes du moment.  Cette rencontre avec les élus intervient dans un contexte particulier avec un secteur éducatif en ébullition, un climat politique délétère, un  secteur économique plombé.  Un face à face avec les députés qui cristallise les attentes, d’autant plus qu’un tel passage à l’Assemblée nationale a longtemps été chanté par le gouvernement, cela depuis l’avènement de Macky Sall au pouvoir.
 
Réclamé par une certaine frange de la population, promis par le chef de l’Etat, Macky Sall, et confirmé en outre par le Premier ministre (Pm), Mohammed Boun Abdallah Dionne, lors de sa Déclaration de politique générale, le passage du gouvernement devant l’Assemblée nationale pour répondre aux questions de l’heure sera effectif aujourd’hui, jeudi 12 mars. Le Pm et l’ensemble de son attelage gouvernemental feront face à la 12ième Législature à 16h, dans un contexte national plein de soubresauts dans biens des secteurs.
 
Le secteur éducatif en ébullition  
 
 En effet, Mohammed Boun Abdallah Dionne et son équipe feront probablement face à la lancinante question de l’école et de l’enseignement supérieur sénégalais qui sombrent à nouveau dans le cycle des grèves générales au grand dam des élèves et étudiants. Du moyen au supérieur, en passant évidemment par le secondaire, les enseignants sont en mouvement. Dans le moyen-secondaire, les syndicats du Grand Cadre, en grève depuis quelque temps, ont durci le ton en mettant en œuvre le 3ième plan d’action, qui a débuté le mardi 10  mars par un débrayage à partir de 9h, suivit d’une grève totale les autres jours, notamment le mercredi et le jeudi. Les enseignants réclament entre autres, l’application des accords signés avec le gouvernement, le traitement diligent des dossiers des enseignants, l’effectivité de la validation des années de volontariat, ainsi que celles de vacation et contractualisation.
 
Au même moment, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) a décidé de suspendre sa grève, pendant une semaine, pour «démontrer sa bonne volonté et mener des négociations apaisées avec le gouvernement». Ainsi, prenant acte de l’engagement dûment notifié par le gouvernement de modifier les dispositions de la loi sur lesquelles il y a des points d’achoppement,  le Saes compte «mener les négociations jusqu’à la plénière prévue le vendredi 13 mars 2015 pour la satisfaction de ses revendications». Toutefois, la suspension des salaires du personnel enseignant et de recherches des universités de Dakar, Thiès, Saint louis, Bambey et Ziguinchor par les Recteurs n’est pas du goût dudit syndicat, qui a promis d’ester en justice contre les auteurs.
 
L’espace politique délétère
 
Par ailleurs, le gouvernement doit aussi faire face aux questions ayant attrait à l’espace politique en ébullition. Il s’agit, notamment du verdict tant attendu du procès contre Karim Wade et Cie, qualifié par d’aucuns comme un «procès politique» et pour d’autres, comme une réponse à la demande du peuple, à savoir la reddition des comptes. Les accrochages verbaux tous azimuts, fondés généralement sur des révélations attentatoires, des calomnies ou injures, marquent pour leur part le quotidien de la sphère politique. Des termes comme «prostitué politique», «vieux menteur», «imbécile» ou encore «esclave», qui sont devenus la mode, suffisent largement pour s’interroger sur la qualité des débats politiques au Sénégal. A cela s’ajoute la sortie de l’ambassadeur de France au Sénégal, Jean Félix Paganon, sur le procès qui cristallise toute l’attention nationale et même internationale. Les propos du diplômât français ont été diversement appréciés par la classe politique, même les «droits de l’hommiste» se sont mêlés à la danse.
 
La Suneor asphyxie la filière arachidière  
 
Une autre affaire, et pas des moindres, attend des réponses de la part des autorités gouvernementales, en l’occurrence la filière arachidière. En effet, ce secteur agricole connait de sérieux problèmes avec les difficultés que rencontre la Suneor.  La Suneor, censée jouer le rôle de locomotive de ladite filière, est sujette de polémique avec un mouvement d’humeur du personnel, qui est contre toute balkanisation de l’huilier. Cette situation de la société, peut-t-on dire, préoccupe fortement certains parlementaires. Cela, d’autant plus que des députés, en l’occurrence, Thierno Bocoum, Cheikh Diop Dionne, Abdou Khadre Mbodj, Khouraichi Niass, Hélène Tine, Seynabou Wade, etc, ont rencontré en fin février les syndicalistes pour s’imprégner des problèmes de la boîte.  
 
Des questions, parmi tant d’autres, qui attendent des réponses et des esquisses de solutions de la part du gouvernement. Cependant, le hic est que la séance plénière d’aujourd’hui ne consacre que 14 questions pour tout le gouvernement dans son ensemble, dont 10 pour le groupe parlementaire Bby, 3 au groupe libéral et démocratique, et 1 aux non-inscrits.

Le maire de Dakar n’est pas encore candidat à la Présidentielle, mais son mouvement de soutien l’a investi samedi. Le Mouvement and doolel Khalifa Sall ne compte pas que sur le Parti socialiste.

Des jeunes membres des 14 régions, membres du Mouvement doolel Khalifa (Mdk), ont désigné, samedi, le maire de Dakar comme leur candidat en 2017. Selon leur coordonnateur Babacar Diop ce mouvement ne mise pas seulement sur le Parti socialiste. «Il y a le Fsd/bj, le Pds, l’Afp et des jeunes qui n’ont jamais fait de la politique. Si tout ce beau monde a décidé de soutenir Khalifa Ababacar Sall, c’est parce que ce dernier a fini de convaincre l’écrasante majorité des Sénégalais», souligne-t-il. Aux yeux de Mdk, le maire de Dakar est «un candidat qui travaille beaucoup et qui parle peu». Leur souhait serait de voir le Parti socialiste l’investir à la prochaine Présidentielle parce que, constate M. Diop, «il est très difficile, aujourd’hui, de voir un homme politique de cette envergure dans l’opposition».  
«Khalifa n’est en rien comptable du bilan de Macky Sall»Pour lui, «Khalifa Sall est un citoyen avant d’être un militant du Ps». Ainsi, Mdk se démarque de tout parti politique et «ne se préoccupe pas des règles du Parti socialiste pour désigner» son leader comme leur candidat. «La candidature de Khalifa Sall est une demande sociale», estiment-ils. Babacar Diop et ses camarades rappellent, de toute façon, que le secrétaire général du Ps Ousmane Tanor Dieng avait déclaré en 2012 qu’il ne se représenterait plus à une élection présidentielle. Par conséquent, soulignent-ils, Khalifa Sall «n’a plus de rival aussi  bien au sein qu’en dehors du Ps». Le Mouvement and doolel Khalifa a tenu à préciser que le maire de Dakar «n’est en rien comptable du bilan de Macky Sall» parce qu’il «n’a été ni ministre ni député». Et le Ps non plus ne peut être comptable, selon eux, «que sur les bilans de ses ministres de l’Elevage et de l’Education».

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La section Sénégal de la Société internationale pour les droits de l’Homme (Sidh/Sénégal) estime que l’enseignement public sénégalais est «malade  des grèves cycliques».

Dans un communiqué intitulé : «Il faut sauver le droit à une éducation de qualité pour tous, dans un système public performant», le Bureau exécutif de cette organisation demande aux autorités étatiques, de faire les efforts nécessaires pour satisfaire les «revendications légitimes» des enseignants, des étudiants et élèves par le respect de ses engagements.

Selon les membres de ladite structure, le droit à l’éducation exige à l’Etat, de faire en sorte que l’école publique, outil pour asseoir l’égalité des chances, reste le creuset de réalisation des rêves des communautés modestes. «Tous les acteurs doivent faire face aux défis à relever tels que les effectifs pléthoriques, les abris provisoires, la déperdition scolaire à éradiquer, la qualité de l’enseignement à relever pour se rapprocher des Objectifs du millénaire pour le développement», lit-on.
Pour Me Ousseynou Faye, président de la Sidh/Sénégal, les enseignants, quelle que soit la légitimité ou la légalité de leurs revendications, doivent prendre en compte l’intérêt national et à ne point perdre de vue le caractère éthique qui, dit-il, doit guider leurs actions. En outre, Me Ousseynou Faye et ses camarades ont constaté que le secteur de l’éducation rencontre, depuis plus d’une décennie, des problèmes liés : au non-respect par le gouvernement, des accords signés avec les syndicats d’enseignants, au non-paiement des bourses des étudiants, au manque de professeurs pour les  élèves, etc.

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Les acteurs de la presse se mobilisent et comptent mettre la pression sur les députés en vue de l’adoption du code de la presse, qui traîne encore. Des recommandations fortes seront adressées aux décideurs, dans les jours à venir, pour faire avancer le projet.

C’est devenu un secret de polichinelle. Le principal point qui retarde l’adoption par les élus du Peuple, du projet de loi portant code de la presse, est la dépénalisation des délits de presse ou la «déprisionnalisation» des journalistes. Cet article constitue le facteur bloquant dans la validation du code, selon Mamadou Thior, chargé de communication du Cored. «C’est ce qui fait que depuis cinq ans, sous le président Abdoulaye Wade et aujourd’hui sous Macky Sall, les députés refusent carrément de voter à l’Assemblée, le projet de code de la presse», a dit M. Thior. Il affirme que dans ce code, fort de 280 articles, un seul point, notamment celui sur la dépénalisation, pose problème. «Malheureusement, il faut le dire, la majorité de nos députés n’ont même pas pris le temps de lire le texte qui est un bon texte», a regretté le chargé de communication du Cored, en marge du séminaire sur la relecture du code de la presse.

Cependant, les acteurs de la presse ne comptent pas se laisser faire. Ils promettent de faire bouger les lignes en faisant des recommandations fortes au sortir du séminaire. «Nous essayerons de tendre la perche aux députés, nous irons aussi vers le gouvernement car en réalité, c’est lui qui a initié ce Code sous le régime de Wade. Mieux, nous allons leur faire comprendre qu’il n’y a pas lieu de se focaliser sur cette question de la dépénalisation des délits de presse, parce que c’est une question mineure qui est réglée avec la création du Cored et toutes les sanctions prévues dans ce code», a dit Mamadou Thior.
Il indique, en outre, que le code de la presse ne dispense pas le journaliste de sanction, bien au contraire. «Quand le journaliste commet une faute, il y a le tribunal des pairs, qui va sanctionner sévèrement et on peut même radier le journaliste. Et on sait qu’il n’y a pas pire sanction que celle là», a-t-il expliqué.
Les pays «moins démocrates», comme la Sierra Léone, le Togo, le Niger, ont dépénalisé les délits de presse au moment où le Sénégal, pays démocratique, reste à la traîne sur cette question. Et le refus des députés de voter ce code constitue, selon lui, un retard pour le Sénégal, étant donné que la presse constitue un baromètre important du niveau de démocratie d’un pays.

lequotidien.sn

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