mercredi, 11 février 2015 08:03

Front de Diffa: état d'urgence et forces en présence

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Le gouvernement a pris la décision, en conseil des ministres extraordinaire, de décréter l’état d’urgence dans toute la région de Diffa, mardi 10 février. Plusieurs interpellations ont eu lieu mardi. Côté militaire, les troupes de la coalition anti-Boko Haram se renforcent, alors que les jihadistes optent pour deux stratégies: l'attaque directe et l'opération kamikaze.

L'état d’urgence, dit-on, permettra à l’armée de remplir correctement sa mission : celle d’éradiquer le phénomène de Boko Haram dans cette région. Il accordera des pouvoirs supplémentaires aux forces sur le terrain. Il permettra aussi des perquisitions de domiciles de jours comme de nuit. Jusqu'alors, le groupe terroriste a mené des attaques directe en tirant des obus, mais a également utilisé des kamikaze infiltrés en ville, côté nigérien.
En rencontrant la presse mardi après-midi, le Premier ministre Brigi Rafini a déclaré que ce sont de jeunes Nigériens qui ont séjourné dans les camps d’entraînement de Boko Haram et qui sont revenus attaquer leur propre pays.La jeunesse de Diffa est en train de s’organiser, a-t-il ajouté, pour dénoncer tous les éléments de Boko Haram. Dans les quartiers, plusieurs interpellations ont d’ailleurs eu lieu mardi. En dehors du couvre-feu déjà opérationnel, les autorités régionales ont interdit toute circulation d’engins à deux roues. Presque tous les kamikazes utilisent ces motos pour perpétrer leurs attentats. Deux d’entre eux ont été tués mardi par les forces armées nigériennes dans la ville de Diffa.

« L’affrontement direct nous effraie moins »

Un homme qui escaladait le mur de la garnison de Diffa a été abattu par des soldats. Les forces de sécurité sont en alerte : elles confirment que deux attentats kamikazes ont secoué Diffa, dimanche et lundi. « Notre plus grand souci, c’est l’attentat, il est difficile de le prévenir. On ne connaît pas à l’avance les objectifs, l’affrontement direct nous effraie moins », a confié à RFI une source militaire à Diffa.

Les contrôles des véhicules à l’entrée de la ville sont renforcés, les coffres des voitures sont inspectés. Les soldats recherchent en particulier des explosifs. « Les villageois coopèrent plus qu’avant et nous donnent des renseignements maintenant qu’ils voient comment la menace se manifeste concrètement », a affirmé une autre source policière. Le gouverneur de Diffa a néanmoins encouragé la population à dénoncer les assaillants qui se cachent dans des maisons. Les suspects arrêtés sont transférés à Niamey. Le grand marché du mardi a été annulé hier à la demande des commerçants, dans une ville de Diffa qui se vide progressivement de sa population.

Mais que la population de Diffa se rassure, a indiqué pour sa part le ministre de l’Intérieur. Selon Hassoumi Massaoudou, Boko Haram ne prendra aucune ville du Niger. Pour soulager les soldats au front depuis plusieurs mois, le gouvernement vient de doubler leur indemnité de sujétion de 1 500 francs CFA par jour et monte donc à 3 000 francs pour toute la période de mobilisation.

5 000 hommes du côté de la coalition

L'armée nigérienne s'est déployée, aux côtés de l'armée tchadienne. Elle opère depuis le camp de la zone de défense 5. Côté nigérien les effectifs militaires sont estimés à 3 000 hommes. Les Tchadiens auraient quant à eux envoyés 2 000 hommes. En Face, côté Nigérian, Boko Haram pourrait aligner 5 à 700 hommes, d'après des sources locales.
Les forces armées nigériennes (FAN) ont également déployé leur artillerie.

Certains éléments des FAN avaient participé aux opérations dans le nord du Mali, et disposent donc d'une expérience au combat. Mais les hommes de Boko Haram, sont également aguerris, et manoeuvrent de manière efficace comme l'ont prouvé les récents combats à Fotokol côté camerounais. Au fil des attaques, les miliciens de Boko Haram ont récupéré des pièces d'artillerie, des blindés, et des pick-up, armés de mitrailleuses et parfois de bi-tube de 23 mm. Bien assez pour abattre un aéronef.

Les Tchadiens ont déployé leurs hélicoptères Mil-mi 24, les Nigériens, au moins un exemplaire. Le Niger a également acquis 2 Sukhoi 25, des bombardiers qui ont été vus en vols récemment à Niamey. L'armée de l'air française n'est pas loin au Tchad, mais également dans la capitale nigérienne avec des chasseurs bombardiers, des ravitailleurs et des drones. Si elle est capable de mener des tirs d'appuis à Niger, elle n'a pas été sollicitée à ce jour. Officiellement, la participation de l'armée française se limite aux renseignements et à l'aide à la coordination.

Rfi

Le témoin Iba Joseph Basse a déclaré hier, lors de son audition à  la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), que Black pearl finance a fait, sur quatre années, un chiffre d’affaires de 7 milliards. Selon l’administrateur provisoire de cette société attribuée à Karim Wade, la masse salariale s’élevait à 291 millions de F Cfa.

Iba Joseph Mamadou Mousta­pha Basse est passé hier à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Lors de son audition, l’administrateur provisoire de Black pearl finance a fait état de son rapport d’évaluation avec un chiffre d’affaires de 437 millions de francs en 2008. «En 2009, nous avons eu 852 millions. En 2012, nous étions à 56 millions. A priori, ce serait autour de 25 millions pour l’année 2014. Et sur quatre années, nous avons fait 7 milliards de chiffre d’affaires. Ce qui fait 1 milliard 800 en moyenne par an. Mais les charges ne sont pas cohérentes», a-t-il dit. Selon M. Basse, la masse salariale était estimée à 291 millions et cinq personnes en détenaient 280 millions. Interpellé sur les missions de la Commission d’administration provisoire, le témoin renseigne qu’il s’agissait d’empêcher les nouveaux transferts et de recenser les transferts financiers effectués. A la barre, il a confirmé qu’ils ont noté, dans leur rapport, une dette fiscale de 346 millions. A la question de savoir s’il ne trouve pas «bizarre», dans le cadre 3 Aig, qu’il y ait un intermédiaire pour l’obtention d’un marché public, M. Basse rétorque sans ambages : «Dans ce métier en principe, on n’a pas besoin d’intermédiaire. On a une compétence affirmée avec des références et on répond à un appel d’offres. Le métier de privatisation, ce sont des compétences juridiques, financières, de recherche de partenaires. Cela n’a rien à voir avec les compétences. Donc, le rôle d’un intermédiaire, dans ce cadre, m’étonne vraiment.»

lequotidien.sn

mardi, 10 février 2015 17:21

Argent planqué en Suisse : 300 Sénégalais épinglés

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Selon des documents obtenus par le journal français Le Monde, corroborés par une enquête de plusieurs mois à laquelle ont pris part plusieurs grands médias dont Ouestaf News, en collaboration avec le Consortium international du journalisme d’investigation (Ciji basé à Washington), des centaines de millions de dollars ouest africains sont planqués chez Hsbc en Suisse. Pour le Sénégal, la filiale suisse de cette banque anglaise a compté pas moins de 310 gros clients, pour un montant total qui dépasse les 188,5 millions de dollars, environ 94,250 milliards de francs Cfa.

La fuite des capitaux et le placement dans les banques étrangères d’énormes sommes d’argent portent un grand préjudice à l’économie des pays de la sous région. Du Sénégal au Nigeria en passant par la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Togo, la Mauritanie, la Sierra Leone, entre autres, aucun pays n’est épargné par ce phénomène. Selon des documents obtenus par le journal français Le Monde, corroborés par une enquête de plusieurs mois à laquelle ont pris part plusieurs grands médias dont Ouestaf News, en collaboration avec le Consortium international du journalisme d’investigation (Ciji basé à Washington), des centaines de millions de dollars ouest africains sont planqués chez Hsbc en Suisse, filiale de la banque privée anglaise Hsbc.

Au Sénégal par exemple, pays où pourtant règne une relative stabilité politique et une certaines sécurité bancaire, la filiale suisse de Hsbc a compté pas moins de 310 gros clients, pour un montant total qui dépasse les 188,5 millions de dollars, environ 94,250 milliards de francs Cfa, selon les documents consultés par Ouestaf News. La liste de clients compte des hommes d’affaires ou chefs d’entreprise connus, à qui on ne peut rien reprocher, à côté des gens qui ont eu maille à partir avec la justice, à l’image du fameux Adel Korban, qui avait été au milieu des années 90 mêlé à une rocambolesque affaire de «fraude douanière» qui en son temps avait largement défrayé la chronique. Même l’icône de la musique sénégalaise, Youssou Ndour, n’a pas échappé à la tentation de placer un moment son argent en «lieu sûr» chez Hsbc. Interrogé dans le cadre de ce projet par le Consortium, il n’a pas jugé utile de répondre aux questions qui lui avaient étaient posées. A sa décharge, son compte a été fermé depuis. En Côte d’Ivoire, les clients sont au nombre de 382 qui détenaient au total plus de 190 millions de dollars. Parmi ces clients figure Patrick Thomas Klolou Bédié, le fils de l’ex-Président Henry Kona Bédié, qui a détenu au moins deux comptes entre 1992 et 2000. Interrogé dans le cadre de cette enquête, il a indiqué ne pas vouloir revenir sur des faits qu’il estime dépassés. «Je ne souhaite pas apporter des éléments de réponse à ces questions auxquelles j’ai largement répondu depuis plus d’une dizaine d’années, et notamment à la justice suisse en 2000», s’est-il contenté de dire en réponse à l’équipe de journalistes qui ont travaillé sur le projet.

La piste libano-syrienne
Mais en Côte d’ivoire comme au Sénégal, ce qui reste frappant, c’est le nombre de ressortissants libano-syriens dans ces deux pays à détenir des comptes chez Hsbc. Environ deux tiers des clients de Hsbc en provenance de ces deux pays ouest africains sont des Libano-syriens, parmi lesquels figurent des noms de famille connus dans le secteur industriel, manufacturier ou dans l’import-export.  Au total, ils sont plus de 220 sur 380 clients en Côte d’Ivoire et plus de 180 sur 310 au Sénégal, selon les documents de Hsbc. Nombre d’entre eux jouissent de la double nationalité, et parfois de la nationalité française. Curieusement, le Nigeria, connu pour ses nombreux milliardaires et leur frénésie à placer leur argent à l’étranger comptait 236 clients, soit moins de clients que le Sénégal et la Côte d’ivoire, mais pour des montants plus importants : 266 million de dollars. D’autres pays ouest africains comptent aussi des dizaines de ressortissants parmi les clients de Hsbc, mais avec des chiffres peu significatifs : ils sont en tout 68 clients au Mali et 34 au Ghana. Le Bénin en compte 20, la Mauritanie 21 et la Guinée Conakry 12. Certains pays sont moins touchés par le phénomène et le nombre de clients y est quasi négligeable : un seul client du Cap-Vert, deux du Niger, trois du Burkina et sept de la Gambie.

L’Afrique du Sud et le Maroc détiennent les plus gros contingents
Au plan continental, l’Afrique du Sud et le Maroc sont les deux pays africains avec le plus gros contingent de clients et des sommes qui se chiffrent en milliards de dollars : 1 787 clients pour l’Afrique du Sud (pour un montant de près de 3 milliards de dollars) et 1 068 clients pour le Maroc pour un montant qui dépasse le milliard et demi de dollars. Suit ensuite le Kenya avec 742 clients pour un montant de plus d’un demi-milliard de dollars. S’il est difficile de lier tous ces transactions et placements à des flux illicites de capitaux (blanchiment d’argent, évasion fiscale, etc.), la France avait en 2013 (sur la base de documents similaires) indiqué que plus de 98 % de ses ressortissants qui avaient leur nom dans ces comptes «pratiquaient l’évasion fiscale». Dans une synthèse réalisée par le Ciji, des liens ont été découverts entre certains des détenteurs de comptes et «les diamants du sang» ou encore le trafic de drogue ou d’armes.

lequotidien.sn

 

Martina Stoessel, alias Violetta

" Cette série happe nos enfants  mais en même temps égayent les parents tellement les chansons sont belles en plus de l'envie qu'elles donnent aux enfants d'apprendre l'espagnol. La musique unit les diversité. On demandera aux parents d'être vigilants sur les amours qui se font et se défont, les coups bas , la vie c'est aussi des gens qui peuvent s'aimer longtemps malgré les divorces etc ."pape Ichrono

La série phénomène Violetta expliquée... aux parents  Par Fabien Morin

LE SCAN TÉLÉ - Elle vient de remplir ses six concerts au Zénith de Paris en 45 minutes. Sa série cartonne dans le monde entier. Mais qui est cette fameuse Violetta que les petites filles s'arrachent même chez nous ?
J'achète1/5Violetta. Le rêve des enfants, le cauchemar des parents? Un brin caricatural, mais pas si loin de la vérité quand même. En deux ans, Violetta est devenue le nouvel emblème de Disney Channel, une machine bien huilée à la Miley Cyrus et Selena Gomez, qui fait rêver toutes les petites filles et adolescentes du monde entier.
La série est un succès du Chili à la Turquie. Les billets de ses concerts s'arrachent à prix d'or. Le phénomène a débarqué en France et ne semble pas près de s'essouffler. La preuve: en plus des dix-huit dates de sa tournée dans l'Hexagone en 2015, la production vient d'en ajouter huit autres supplémentaires pour faire face à la demande. Les six concerts au Zénith de Paris ont affiché complet en 45 minutes seulement. Alors voilà ce qu'il vous faut savoir sur Violetta...
Les origines
Violetta est une serié télévisée... argentine. Oui, pas de scoop pour les fans. Mais l'information est de taille pour les novices. Dans Violetta, on parle et on chante en espagnol.
Mieux vaut le savoir dès maintenant avant de s'afficher en pensant bien faire au moment de pousser la chansonnette dans la langue de Shakespeare. Produite par Disney Channel, la série a été diffusée pour la première fois le 14 mai 2012 en Argentine. Elle a débarqué chez nous sur Disney Channel France cinq mois plus tard , puis sur NT1 le 13 octobre 2013.
Contrairement aux autres succès du même genre (Hannah Montana notamment...), la série est construite sur le modèle des telenovelas sud-américaines et chaque saison est composée de 80 épisodes de 40 minutes.
L'histoire

Au début de la série, Violetta est âgée de seize ans. C'est une jeune fille talentueuse, mais timide, qui a hérité de la voix de sa mère, une chanteuse très populaire décédée lorsque Violetta n'avait que cinq ans. De retour d'Europe, elle va réussir à être admise dans une célèbre école des arts de la scène à Bueno Aires.
Surprotégée par son père, elle décide de ne pas lui révéler la nouvelle. Amour, amitiés, secrets de familles vont alors rythmer son quotidien. Classique, mais efficace.
C'est LA star du programme, forcément. Avant même de décrocher le rôle-phare de la série, Martina Stoessel était déjà connue du public sud-américain. A 11 ans, elle figurait à l'affiche de plusieurs séries argentines (notamment Patito Feo). La jeune fille (âgée de 17 ans aujourd'hui) a été remarquée par Disney grâce à son père, producteur de Danse avec les stars au Paraguay.
Depuis qu'elle incarne la jeune Violetta Castillo, Martina Stoessel est devenue une star planétaire. Ses fans sont appelés les Tinistas. Et leur communauté ne cesse de s'agrandir. Ils sont près d'1,2 million à la suivre sur son Twitter...
Marketing
Violetta, c'est une série télévisée. Mais ce sont aussi des disques (vendus par millions), des concerts (aux quatre coins du monde) et de multiples gadgets et autres produits dérivés. Les ados (et leurs parents) dépensent sans compter.
Les prix des places de ses concerts au Zénith de Paris coûtent entre 40 et 99,40€ et ce tarif exorbitant n'a pourtant pas effrayé les fans. Et pour ceux qui n'ont pas obtenu le précieux sésame, des salles de cinéma restransmettent même le concert en direct...
En Bonus
Le générique de Violetta, En mi mundo, qui va donner envie à toute une génération d'ados de vouloir apprendre l'espagnol...
Tvmag.lefigaro

Alors que les négociations diplomatiques prennent une nouvelle dimension, avec une rencontre au sommet prévue à Minsk, en Biélorussie, mercredi 11 février, les combats redoublent de violence dans le Donbass. Il semble que chaque camp tente de conquérir un peu plus de territoire avant l’annonce d’un nouveau cessez-le-feu. Militaires et civils attendent avec impatience les résultats des pourparlers.

Comme tous les Ukrainiens, le commandant de la garde nationale ukrainienne Andriy Balan retient son souffle en observant de loin les négociations de paix qui pourraient décider du sort du Donbass. En tant que militaire, il ne cache pas son désir de paix auprès de notre envoyé spécial à Kramatorsk, Sébastien Gobert.

« On espère que cela va déboucher sur quelque chose parce qu’on en a marre de cette guerre, explique-t-il. Peut-être que les nouvelles négociations vont permettre de trouver une solution à ce conflit parce qu’on ne peut pas résoudre ces problèmes avec les moyens militaires. »

Pour Andriy Balan, l’armée ukrainienne est une bonne armée, et relativement bien dirigée par le gouvernement de Kiev. Mais une des raisons de l’enlisement sanglant des derniers mois est évidente : « Nous nous battons contre la troisième armée du monde, l’armée russe et non contre les séparatistes de notre pays. »

L’Ukraine doit se battre sur trois fronts

Andriy Balan tient aussi à rappeler la complexité de cette guerre, qui se joue au moins sur trois fronts : « Le premier front c’est ici à l’Est, le deuxième front c’est la corruption dans notre gouvernement et le troisième front c’est les gens en Ukraine qui pensent que cette guerre ne les concerne pas. »

Comme des millions d’autres, Andriy Balan observera de très près les résultats des négociations diplomatiques. Lui et ses camarades n’ont qu’une seule envie désormais, rentrer à la maison, sains et saufs.

En attendant, les combats se poursuivent. Séparatistes pro-russes d'un côté, forces ukrainiennes de l'autre. Et dans les deux camps, le nombre de victimes ne cesse de croître. Une grande partie d'entre elles sont des civils. Et pour cause : les règles du droit international humanitaire, censées protéger les personnes qui ne participent pas aux combats, sont bafouées dans les deux camps, selon Nina Walch, chargée des crises à Amnesty International.

Un million de déplacés selon l’ONU

« Les deux camps utilisent des roquettes tirées au hasard et des obus de mortier non guidés, et cela dans des zones très densément peuplées, détaille-t-elle. Ils installent des soldats, de l’armement dans des zones résidentielles et ne prennent très clairement pas les précautions nécessaires qui sont quand même prescrites par le droit international militaire pour épargner les civils.  »

Les civils sont souvent coincés dans leurs villes ou villages, incapables de s’éloigner des combats tant ils sont pris entre deux feux. Une situation qui détériore considérablement les conditions humanitaires sur place. « Les habitants des zones visées passent leurs nuits dans les sous-sols ou dans des abris souterrains qui sont surpeuplés, raconte Nina Walch. Parce qu’ils cherchent à se protéger des bombardements et des tirs de roquettes qui sont incessants. Du coup, beaucoup d’entre eux n’ont pas accès aux services de base. C’est-à-dire, l’eau courante, il n’y a pas assez de nourriture, il n’y a pas de médicaments. » Selon l'ONU, 5 000 personnes auraient été tuées, 12 000 blessées et près d'un million de civils seraient en fuite, depuis le début du conflit.

Le ministre malien des Affaires étrangères, chef de la délégation malienne aux négociations d'Alger séjourne à partir de ce mardi dans la capitale algérienne pour un nouveau round décisif des discussions avec les groupes armés. Avec le ministre de la Communication, il a rencontré lundi 9 février la presse.

Le ministre malien des Affaires étrangères arrive ce mardi à Alger pour un nouveau round des négociations. « Nous y allons dans un état d’esprit toujours confiant mais en même temps conscient de la gravité de la situation sur le terrain », affirme Abdulaye Diop.

Sur le projet d’accord proposé par la médiation, le chef de la diplomatie malienne note des avancées significatives. « Ce document préserve le respect de l’intégrité territoriale, le respect de la souveraineté nationale du pays, le respect du caractère laïc et républicain, de même que la forme unitaire de l’Etat malien », se réjouit le ministre.

En revanche sur d’autres points, il demandera que la copie soit revue. « La question des quotas visant que les institutions de la République doivent fonctionner sur la base de quotas attribués à différents groupes ethniques ou à différentes minorités. Aller dans le sens de quotas aujourd’hui, nous pensons créera une instabilité permanente pour le pays, déclare-t-il. Aussi, nous rejetons l’Azawad dans sa connotation politique et géographique qui considèrerait Tombouctou, Gao et Kidal comme une seule entité politique. »

Et pour donner un coup d’accélérateur à ce nouveau round des négociations d’Alger, le Premier ministre malien Modibo Keïta effectuera de son côté, ce mardi, un court séjour dans la capitale algérienne.

Le roi du Maroc Mohammed VI a été reçu ce lundi 9 février par François Hollande à l’Elysée. Cette rencontre relance les discussions entre les deux pays et met surtout officiellement fin à un froid diplomatique qui a duré un an. Une reprise des discussions qui intervient au moment où le quotidien français Le Monde publie une enquête sur les comptes privés de la famille royale marocaine.

Une heure pile pour officialiser le rétablissement de relations apaisées entre le Maroc et la France. Le roi Mohammed VI a été accueilli vers 17h par la sonnerie de la garde présidentielle. Court sourire courtois en direction des photographes. Puis le chef de l'Etat marocain s'est engouffré dans l'enceinte du palais de l'Elysée avec son homologue français, sans faire de déclaration.

C'est une visite importante, car les relations entre les deux pays n'étaient plus au beau fixe depuis un an. Au départ de cette brouille, une descente de police à la résidence de l'ambassadeur du Maroc en banlieue parisienne, en février 2014. Des policiers venus notifier au patron du renseignement marocain, Abdellatif Hammouchi, une demande d'audition de la justice française saisie par des ONG. Ces dernières avaient porté plainte contre lui pour « apologie de torture ». En réponse, Rabat suspendait sa coopération judiciaire avec Paris.

Une série d'incidents et de « couacs » diplomatiques sont aussi survenus, que les coups de fil de François Hollande au roi du Maroc ou les excuses de Laurent Fabius à son homologue n'étaient pas parvenus à faire oublier : fouille inopinée du chef de la diplomatie marocaine à l’aéroport, menaces reçues par un haut gradé dans sa chambre d’hôpital, placement du Maroc parmi les pays sous vigilance par le quai d’Orsay, ce qui avait entrainé l’annulation de milliers de séjours touristiques en quelques jours.

Fin janvier, pour permettre un réchauffement, la coopération judiciaire avait été rétablie à l'occasion d'une visite du ministre marocain de la Justice à Paris. Il faut dire que les attentats de Paris ont donné un coup d'accélérateur à la reprise des relations judiciaires et sécuritaires entre les deux pays. Le Maroc, qui lutte aussi contre les filières de recrutement jihadistes, est en effet un allié incontournable dans la région. Désormais, Rabat et Paris sont déterminés « à lutter ensemble contre le terrorisme ».

Le nouvel accord de coopération judiciaire conclu entre les gardes des Sceaux des deux pays favorise notamment les échanges de renseignements et d'informations. Mais d’autres rencontres sont programmées après ce tête-à-tête entre chefs d'Etat. Selon l'Elysée, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius devraient se rendre tout prochainement au Maroc pour poursuivre les discussions.

Au lendemain de la rencontre, ce mardi 10 février, la fermeté de Rabat a payé, commente en substance la presse marocaine. Le fait de freiner l’échange de renseignements dans la lutte antiterroriste a servi d'argument de poids pour renégocier les conditions des relations bilatérales. Pour les médias du pays, le Royaume ressort ainsi renforcé de ce bras de fer.

La renégociation de la coopération judiciaire sonne comme une réparation aux affronts successifs subis par les officiels marocains en France. Et vu de Rabat, la brouille aura aussi été l’occasion de réformer l’action diplomatique du Maroc, en affirmant vouloir s’affranchir d’une certaine tutelle française, alors que Rabat oriente de plus en plus sa diplomatie économique vers le continent africain.

Que faire si la diplomatie échoue en Ukraine, c’est la question à laquelle le président des Etats-Unis et la chancelière allemande sont confrontés. Angela Merkel a pris la direction de Washington pour s'entretenir de ce dossier sensible avec Barack Obama. Elle est venue défendre la solution diplomatique portée également par Paris pour résoudre la crise ukrainienne.
 

Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio

Barack Obama et Angela Merkel ne sont manifestement pas à l’aise face à la question des livraisons d’armes à Kiev. Le président des Etats-Unis et la chancelière allemande ont répété sur tous les tons qu’il fallait donner une chance à la diplomatie dans la crise ukrainienne. Et continuer, si besoin, d’augmenter la pression sur Moscou en appliquant de nouvelles sanctions économiques.

Des livraisons d’armes ne sont toutefois pas totalement exclues, si la diplomatie échoue. « Mon équipe travaille sur toutes les hypothèses », explique Barack Obama, précisant qu’il n’envisage pas une offensive de l’armée ukrainienne contre une armée russe beaucoup plus puissante. « C’est plutôt dans l’objectif de voir ce que nous pouvons faire pour aider l’Ukraine à renforcer sa défense face à l’agression séparatiste. Mais je veux souligner le fait qu’aucune décision n’a encore été prise ».

Si livraisons d’armes il y a, il s’agirait d’armes défensives, ce que demande le président Porochenko sur tous les tons. Une requête soutenue au Congrès américain. Mais le président des Etats-Unis refuse de parler d’ultimatum. C’est, dit-il, « une situation évolutive que nous étudions jour après jour ».

Barack Obama et Angela Merkel enfin ont consacré une large partie de cette conférence de presse à montrer une entente parfaite sur la stratégie à adopter face à la crise en Ukraine. Il s’agissait de démentir les divergences que les observateurs ont cru déceler ces derniers jours.

Niger: des cellules dormantes de Boko Haram dans le sud-estCe sont des éléments dormants de Boko Haram à Diffa et Bosso qui ont attaqué les premiers les soldats nigériens, vendredi 6 février 2015. La nébuleuse islamiste a en effet recruté en masse dans la région de Diffa, et nombre de ses membres ont infiltré les camps de réfugiés.

En trois ans d’existence dans le lit du lac Tchad, Boko Haram a eu largement le temps de s’installer, de s’armer, et de recruter parmi les jeunes dans l’extrême sud-est du Niger, sur plus de 400 km le long de la frontière dans cette région de Diffa. De Menestroa à Bosso, de Mamouri à Nguigmi, Boko Haram a recruté des adeptes issus des écoles coraniques pour servir d’abord de ravitailleurs, en carburant, armes et munitions par exemple, et ensuite en combattants le temps venu. Au nom de l’islam, ces « fous de Dieu » sont prêts à tout, pourvu qu’une fois morts, ils accèdent au paradis.

Ce sont ces cellules dormantes, aujourd’hui planquées dans cette région, qui ont engagé les premiers combats contre les soldats nigériens à Bosso et Diffa. A Bosso, les membres de cette cellule sont rentrés au Niger dans le lot de réfugiés qui fuyaient Boko Haram. C’est du camp de réfugiés situé juste en face du camp de la gendarmerie nationale que les premiers éléments de Boko Haram ont fait irruption, vendredi 6 février, pour attaquer les forces de l'ordre. Selon un général tchadien, plus de 200 corps d’islamistes en décomposition sont visibles dans les vallées de Bosso et Mamouri.

Ce sont toujours les mêmes cellules dormantes, à Diffa cette fois-ci, qui sont sorties de leurs cachettes des quartiers, celui de Diffa Koura notamment (mais pas uniquement), pour attaquer la prison civile entre autres. Des fouilles méthodiques s’avèrent nécessaires dans certains camps de réfugiés de Bosso et Diffa, précise une source sécuritaire. Coupés de leurs camarades, bloqués de l’autre côté du Koumadougou Yobé - le fleuve qui sert de frontière avec le Nigeria voisin -, ces cellules dormantes pourraient être amenées à utiliser des bombes artisanales et des kamikazes, pour créer la psychose au sein de la population.

Rfi

Dans la capitale économique ivoirienne, lundi 9 février, ils étaient des centaines de milliers, peut-être un million, à attendre le retour de leurs héros. Les Elephants, sacrés champions d'Afrique 2015 de football la veille au terme d'une séance de tirs au but épique contre le Ghana, ainsi que leur sélectionneur Hervé Renard, sont entrés triomphalement à Abidjan et ont présenté leur trophée devant un stade Houphouët-Boigny plein comme un œuf.

Désormais double vainqueur de la CAN, Hervé Renard savoure le bain de foule. Son retour à Abidjan et l'ovation réservée par le stade Houphouët-Boigny lui rappelle le triomphe qu'il avait obtenu avec l'équipe de Zambie, dans des circonstances similaires, il y a trois ans. « J’ai eu la chance de vivre ce même moment en 2012, c’est quelque chose de fantastique, d’indescriptible, explique le Français au micro de RFI. Voilà, je crois qu’ils l’ont ressenti, c’est tout un pays qui est en liesse, c’est toute une nation qui est fière de ses couleurs. »

Le sélectionneur Hervé Renard et le président Alassane Ouattara, le 9 février 2015 à Abidjan. AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le président Ouattara a accueilli l'ancien entraineur de Sochaux et ses ouailles en grande pompe. Conscient de l'enjeu politique que revêt le sport, et particulièrement le football, Hervé Renard commente : « On oublie tout, on oublie les conflits, on oublie d’où on vient, qui on est. On est tous sur le même point d’égalité pour fêter la victoire des Eléphants et de la Côte d’Ivoire. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’aujourd’hui, c’est le plus beau jour ; le lendemain, c’est toujours le plus beau jour. Après, ça s’estompe petit à petit, mais aujourd’hui, il faut vraiment savourer, il faut tout oublier, ne penser qu’à la victoire, qu’à la joie et après on verra bien ce qu’il se passera. »

Lors des tirs au but en finale de la CAN face au Ghana, dimanche soir, l'Ivoirien Gervinho, qui évolue à la Roma en Italie, n'avait pas pu regarder le spectacle intégralement, découragé par le début chaotique de son équipe lors de la séance (deux tirs ratés). Il était alors assis sur une chaise à attendre que cela se termine, à côté du banc de touche, dos au but le regard vide. Au lendemain de ce moment éprouvant à l'issue miraculeuse, il décrit la sensation incroyable qu'il a ressentie en traversant Abidjan jusqu'au centre-ville : « A chaque carrefour, il y avait toujours une foule qui sautait. C’est impressionnant, je n’ai jamais vécu ça. J’ai vécu ça d’une autre façon à Lille, mais là c’est un autre monde de pouvoir vivre ça. Gagner un trophée pour son pays, je pense que c’est extraordinaire. »

A droite, Gervinho après la victoire ivoirienne à Bata, le 8 février 2015. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Le président ivoirien a dit qu’une équipe comme celle-là pouvait aller en quart de finale de la Coupe du monde, fait remarquer RFI à Gervinho. Celui-ci de répondre : « C’est impressionnant d’entendre un président dire ça de ses joueurs. On est contents. Comme je le dis, on revient de très loin, on a fait un long chemin, ça n’a pas était facile pour nous depuis le début. Voilà, on partait dans cette compétition en n'étant... pas favori je dirais, mais on a prouvé que l’on reste toujours la Côte d’Ivoire. Quels que soient les joueurs qui étaient avec nous, on pouvait faire quelque chose. »

Rfi

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